Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 janvier 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Jean-Louis Bourlanges est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump a-t-il contraint Emmanuel Macron d'augmenter le prix des médicaments ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la réalité sur la fixation des prix des médicaments en France ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel mot mettriez-vous sur Donald Trump après l'opération au Venezuela ?

  • 16:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous sidère le plus dans cette opération : la rupture du droit international ou la prédation pétrolière ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron parle d'indépendance stratégique européenne. Partagez-vous cette analyse ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Faut-il un saut fédéral en Europe face aux prédateurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Louis AugriFait
    « Donald Trump a-t-il contraint Emmanuel Macron d'augmenter le prix des médicaments ? »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Jean-Louis Bourlanche. Grand plaisir de vous avoir dans toutes les politiques en direct ce soir. Ancien président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale grand européen.

On a évidemment besoin de votre regard sur cette nouvelle semaine sidérante qui nous a fait basculer dans un nouvel ordre mondial. Mais d'abord c'est l'heure du vrai ou faux votre rendez-vous quotidien avec les vérificateurs de de France info. Bonsoir Louis.

Bonsoir. Ravi de vous retrouver ce soir. Cette question.

Donald Trump a-t-il contraint Emmanuel Macron d'augmenter le prix des médicaments ? Vous voulez revenir sur les déclarations pour le moins déconcertante du président américain, le locataire de la Maison Blanche qui a raillé publiquement le président français allant jusqu'à imiter son accent ? Écoutez-le.

Emmanuel m'a dit "Donald, tu as un accord. J'aimerais augmenter mes prix des médicaments sur ordonnance de 200 % ou peu importe. [rires] Ce serait un tel honneur.

Tout ce que tu veux Donald, s'il te plaît, ne le dis pas à la population, je t'en supplie. Voilà pour ces propos un peu lunaires he pour le moins c'est moqueur. Louis, ce matin, la porte-parole du gouvernement, c'est c'est très sérieux.

Mot Brjon a été interrogé sur cette question du près des des médicaments. Exactement. Parce qu'il faut dire que depuis cette intervention lunaire de Donald Trump, elle a fait un petit peu le le tour des réseaux globalement depuis de jours et effectivement ce matin, c'est Mot Brégon qui a réagi sur nos antennes.

C'est absurde et je n'en dirai pas plus sans quoi je serai là encore. En tout cas, vous pourriez le dire dans la diplomatie du commentaire. Donc je n'ai pas plus de commentaires à faire sur ce genre de déclaration.

C'est humiliant. Voilà, c'est je n'ai pas plus de commentaires à faire. Ce ce que je peux ce que je peux dire c'est que tout ça a été évidemment euh si c'est nécessaire de le préciser pour vos auditeurs, bien loin de la réalité.

Voilà Bron qui nous dit que ce que raconte Donald Trump est bien loin de la réalité. Alors que s'est-il réellement passé ? On a demandé quelques précisions à l'Élysée qui nous dit ça.

Cela n'a aucun sens car ce n'est pas le président de la République qui décide du prix des médicaments. Il suffit de se rendre en pharmacie comme le font des millions de Français chaque jour pour voir que le prix des médicaments est globalement resté stable au cours des derniers mois. Alors, est-ce que Donald Trump a inventé toute pièce cette conversation avec Emmanuel Macron ?

On ne sait pas. Mais ce qui est sûr, c'est que le prix des médicaments, c'est vraiment un vrai combat pour lui. Ils sont plus chers, bien plus chers aux États-Unis qu'ailleurs et ça, il veut que ça change.

Et lui, il part d'un principe tout simple. En fait, si les pays européens jouent le jeu et augmentent leur prix, les laboratoires pharmaceutiques vont pouvoir s'y retrouver économiquement et faire baisser le prix pour les médicaments américains. C'est c'est assez logique économique mais sur le fond, est-ce que le président français a un rôle, une influence sur le la fixation des prix des médicaments ?

Alors, ce qui est sûr, c'est que c'est pas le gouvernement tout seul qui décide du prix des des médicaments. C'est bien plus régulé d'ailleurs en Europe qu'aux États-Unis. En France, c'est très clair pour les médicaments remboursés par la sécurité sociale, c'est le comité économique des produits de santé, le CEPS, qui est chargé de négocier les prix avec les laboratoires pharmaceutiques pour tel ou tel médicament.

Alors, le CEPS, ça reste un organisme d'État et le ministère de la santé a un œil là-dessus, mais les hausses des prix sont encadrées, elles doivent être justifié, notamment en répondant à des critères d'efficacité de ces médicaments. En gros, on peut pas faire n'importe quoi, on peut pas augmenter les prix de 200 % d'un coup de baguette magique. Donald Trump là-dessus, il exagère un petit peu comme d'habitude.

Donc, intervention ou pas d'Emmanuel Macron ? Pourtant, les les prix des médicaments vont peut-être augmenter. Oui, tout simplement parce qu'il faut préciser quand même quelque chose, c'est que l'industrie pharmaceutique réalise quand même près de la moitié de son chiffre d'affaires aux États-Unis.

Donc, elle est bien obligée de prendre au sérieux toutes ces menaces de hausse des tarifs douigners de Donald Trump. D'ailleurs, certains laboratoires comme Pfizer ont déjà annoncé revoir leur prix aux États-Unis à la baisse sous la pression de la Maison Blanche. Et on a discuté avec plusieurs économistes de la santé qui nous disent que dans ce contexte, une hausse des prix en Europe reste quand même probable.

On peut imaginer effectivement que le prix de certains médicaments, alors les nouveaux médicaments, les médicaments les plus innovants, ça concernera pas évidemment tous les médicaments qui sont sur le marché. Les laboratoires aillent dans le sens de Trump, les grandes pharmaceutiques et poussent à des augmentations de prix, mais ça sera pas 200 % et ça sera pas promis par Macron, hein, c'est toujours pareil. Donc comme de comme d'habitude Donald Trump il caricature, il fait croire que tout se joue avec un coup de téléphone avec Emmanuel Macron mais ce qui est sûr c'est qu'il pousse pour que les prix augmentent en Europe et à la fin c'est possible qu'il finisse par y arriver.

Merci Louis Augri le vrai ou faux l'émission autour de Julien Pain c'est tous les samedis à midi. Merci à vous. Euh un mot sur la forme.

Il va falloir qu'on s'habitue à à ces humiliations régulières euh de Donald Trump vis-à-vis du chef de l'État qui émite son accent humiliar la guerre au président des États-Unis chaque fois qu'il ment et chaque fois qu'il nous insulte parce qu'on sera en guerre permanente et on a quand même pas les moyens de soutenir une guerre permanente même une guerre tout court avec les avec les États-Unis. Mais effectivement, moi je suis de ceux qui qui qui considèrent que tout cela est absolument affligeant de voir un chef d'état qui se conduit de la sorte, qui dit absolument n'importe quoi sur tous les sujets, qui change de discours, qui manipule la la vérité, qui insulte ses interlocuteurs, pas seulement monsieur Zelinski, mais notamment monsieur Zelinski, c'est une sorte de dégradation, de déchéance de ce qu'est ce que doit être un homme d'état. américain, c'est vous pensez bien que c'est pas quelqu'un comme Roosevelt, comme Kennedy, comme qui qui et même comme Clinton ou qui aurait pu se conduire de la sorte.

Non, c'est c'est il y a vraiment une dimension chez chez Trump qui est la dimension d'Ubu de Perub qui dit n'importe quoi etement qui est conforté dans l'idéodium et de faire n'importe quoi parce qu'il a la puissance et ce qui ce qui nous gêne c'est qu'il a une immense puissance qu'il est à la tête du premier pays du monde en terme de force et que ça l'autorise lui à dire et à faire n'importe quoi au mépris de tout et c'est extrêmement humiliant pour l'ensemble de la planète. Alors, on va revenir sur Donald Trump, sur sa méthode, sur le raid militaire au Venezuela, sur la question du du pétrole notamment et l'arrestation de Nicolas Maduro le président vénéuien. Je voudrais vous montrer d'abord sur Trump les trois des news magazines qui sont sortis ce matin.

Marianne qui titre, vous le voyez au milieu, le prédateur, l'OPS, le hors la loi et le point à qui le tour. Vous Jean-Louis Borlange, quel mot vous mettrez sur Donald Trump ? Est-ce que vous reprendriez l'un de ces termes ?

Comment vous qualifiez ce qu'il a fait cette opération militaire et la capture de Nicolas Maduros ? C'était la semaine dernière. Je crois que les trois sont justes.

Les trois les trois c'est évidemment hors la loi simplement c'est une une ultime rupture de d'un du droit international dont la plupart des dirigeants de la planète à l'exception de quelques dirigeants européens comme le nôtre comme les Allemands comme le le Britanniques, comme la la plupart des dirigeants se fichent maintenant du droit international comme de leur premier col marin. C'est ce qui vous sidère le plus, la rupture dans l'ordre international et du droit ou le fait même qu'il n'ait pas pensé à changer de régime pour euh aller vers un euh une transition démocratique au Venezuela ? Le mot n'est pas prononcé.

Le fait même qu'il décide ouvertement d'assumer de prendre la main sur le pétrole, qu'est-ce qui vous sidère le plus dans ce qui s'est passé samedi dernier ? De deal puisque c'est on a l'habitude de parler de à propos du président Trump, il est assez simple avec madame Rodriguez qui paraît d'ailleurs euh avoir de la source en terme de diplomatie et de et et et de souplesse, mais c'est de dire je vous prends le pétrole et je vous laisse la dictature. C'est-à-dire le pire des choses, la pire des choses, la prédation d'un côté et le maintien de ce régime qui n'est pas qui n'est pas atteint.

Parce que c'est là où j'avais une indépendamment de la question du droit international une légère réserve à l'égard de la la déclaration du président Macron qui dans un premier temps n'a pas condamné he c'est un dictateur. Non mais oui ça c'est le international mais c'est un dictateur de moins. Mais ce n'est pas une dictature de moins.

La dictature demeure. On on change. On alors on verra.

C'est pas évident que madame Rodriguez et c'est et le groupe qui qui le constitue enfin ce sont quand même des gens qui qui savent ce que c'est que diriger de façon par la violence un pays que ceux qui entourent euh la l'actuelle vice-présidente et successeur euh quasi officiel de monsieur Madurau. Euh est-ce que finalement Emmanuel Macron explique qu'il y avait un partage des tâches à Jean-Noel Barre de dire euh de contester les la méthode et à lui d'essayer de pas trop énerver Trump pour réussir à faire pousser nos pions enfin les pions des Ukrain ? chose qui est évidente, c'est que le KOC n'a pas sorti, monsieur Barreau n'a pas sorti se communiquer, le KOC n'a pas sorti se communiquer sans qu'il y a eu l'aval de l'Élysée.

Ça c'est inimaginable mais c'est un peu c'est un peu colossal finesse quoi. Moi je moi je joue le good cop, vous vous jouez le bas de Cop ou l'inverse. Est-ce que finalement ma question c'est pas temps sur cette méthode là, c'est est-ce que finalement on on n'est pas contraint de faire ça ?

Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Donald Trump fait un certain nombre de On peut considérer que nous faire des unes en disant c'est honteux le prédateur je sais pas quoi. Mais si si s'il envah Groenland demain ou si l' tente de l'acheter si tenté qu'il soit à vendre, est-ce qu'on n'est pas complètement impuissant ?

Si, on est ça je suis je suis d'accord avec vous. Je suis euh j'ai j'ai pour ça que j'ai peine à venir sur des plateaux comme le vôtre parce que j'ai un discours, je je porte une parole extraordinairement pessimiste. Euh je crois vous savez à un moment quand on monsieur Chesson était ministre étrangère, on avait dit si la Tchécoslovaquie est envahie, qu'est-ce que vous qu'est-ce qu'on fera ?

Qu'est-ce qu'on fera ? et il avait répondu cette phrase qui avait choqué rien comme d'habitude. Là, c'est vrai que nous n'avons pas nous sommes le club des deux de trèfle, c'est-à-dire le club des tr mauvaise main au poker.

Le Oui, on a on l'Europe est un un de de trèfle vis-à-vis des États-Unis. Nous nous avons un un de de trèfle vis-à-vis de l'Europe et le le gouvernement a un de trèfle vis-à-vis de l'Assemblée nationale. Donc on on a on bour vraiment on est 450 millions de citoyens européens.

C'est un immense marché. C'est le premier déboucher pour les géants du numérique américain qui ont besoin de nous. On va écouter un extrait du discours aux ambassadeurs du chef de l'État Emmanuel Macron qui est moins pessimiste que vous.

On est peut-être plus fort que l'on le croit. pessimiste qui l'a caractérisé c'est nous ne sommes pas là pour nous lamenter sur l'état du monde ou pour le commenter. Nous sommes là pour agir et il y a un chemin d'action dans le monde tel qu'il est en train de se jouer et nous avons énormément d'atout celui-ci parce que nous avons continué de nous réarmer bien avant les autres parce que nous avons une indépendance stratégique militaire bien supérieure à beaucoup et que c'est une force.

Vous ne partagez pas cette analyse ? Je partage le discours. Je trouve que ce que dit le président Macron sur la nécessité de l'indépendance et de la souveraineté européenne, sur le renforcement des moyens militaires, sur la nécessité d'une cohésion plus grande, il trace évidemment la voix mais je pense qu'il est comme on dit en bon latin Vox Clam déserto.

La voix qui parle dans le désert, c'est l'incantation. Et oui, il n'a il n'a pas les moyens on n' pas les moyens financiers du d'une d'un véritable redressement militaire. Ça c'est le problème du pays, du Parlement, de cette incapacité à faire des économies, à faire des budget de la défense va être va être sanctuarisé.

Donc les le budget de la défense va être sanctuarisé. Sanctuarisé pour l'instant, il y a pas de budget. On verra.

Non mais c'est pas c'est pas simple. Non mais écoutez, on a annoncé les monsieur Poutine aujourd'hui a mis 40 % de son PIB au service de la guerre. Il a un PIB qui est 10 fois inférieur à celui des Européens mais comme il met 40 % il finit par faire par dépenser plus que nous.

Nous on n'arrive pas sans grincement cri et grincement et pleure à à passer à atteindre 3 % 2 et demi alors que notre notre budget social représente 33 % du PIB. Donc là justement ce devrait-elle être de prendre deux points sur le budget social pour le mettre sur on va pas dire que le fait de passer de 33 % à 31 % euh à affecté à à à la défense la fin de l'état les for militaires en commun. Mais est-ce que dans le moment difficile pour l'Europe que vous dénoncez, que vous soulignez, est-ce qu'il est pas le temps d'un saut fédéral vous l'européen ?

Est-ce que quand on est 27 face à des prédateurs qui ont un agenda impérialiste, c'est c'est le mot, il ne faut pas se dire bah écoutez, mettons en commun, intégrons davantage, faisons de la politique à 27 sans passer par chaque état. Moi, j'ai toujours été partisan euh d'institutions communes fortes. Euh simplement les institutions communes qui ont été créées autour de la Commiss autour de de l'Union européenne sont des institutions tournées vers la fabrication de la règle de droit et la répartition d'un certain nombre de moyens financiers.

Ce n'est pas du tout un système qui est adapté à une logique de puissance. Donc, on a on a ce problème-là. Euh si si comment organiser quelque chose, vous allez pas envoyer, on va être on va être battu au mercur à la majorité qualifiée, mais vous n'imaginez pas qu'on va envoyer des troupes se faire tuer où que ce soit à la majorité qualifiée en temps dans la minorité.

Donc le système ne marchera pas. Deuxièmement de 2è problème 2è problème euh le le le territoire le territoire de la résistance à Poutine et n'est pas le même que celui de l'Union européenne. Nous avons tous les pays du centre balcanique qui sont très très pénétrés par à commencer par la Hongrie, la Slovaquie, mais d'autres enfin dans les Balkans, la Bulgarie et cetera qui sont très pénétrés par la propagande russe et nous avons des vaillants qui sont extérieurs à l'Union européenne à commencer évidemment par le Royaume-Uni mais également la Norvège et puis la Suède qui n'a jamais été considérée comme le plus ardent des États européens est aussi très vigilant.

Donc on a il y a un problème de territoire donc il faut à mon avis l'idée de l'Europe des de la coalition des volontaires est une très bonne idée mais il faut pas ce qui a été un peu la tendance cette semaine que ça se d ça se dit si on met même les américains alors on accueille le on accueille par des cher un tel cher un tel les émissaires américains. Alors là on sait plus du tout où on est. Il faut que ce soit quelque chose de resserré, de tourner autour du Royaume-Uni, du de la de l'Allemagne, de l'Allemagne fédérale Allemagne, de la Pologne de évidemment de la France et qu'on se donne des moyens de planification et de programmation qui effectivement une certaine un certain doublonnage comme on dit avec le temps.

Le premier défi ça va être le Groenland puisque il faut toujours manifestement croire ce que dit Donald Trump dans 2 mois. Il va sans doute essayer de faire un deal soit par un un référendum avec les 50000 ner grenandais, soit peut-être par un système d'achat. Enfin, ça reste assez flou mais enfin une transaction, quelque chose qui lui permettrait d'être beaucoup plus présent militairement dans la région.

Que doit faire l'Europe ? Je d'abord il faut voir le le la configuration exacte de la manœuvre Trumpiste. Moi, je suis de ceux mais on peut se tromper parce qu'avec Trump tout est possible.

Euh ça change du jour au lendemain, mais je suis de ceux qui pensent, ce qu'a dit je crois monsieur Roubio à monsieur Barreau, qu'il n'y aura pas euh que ils vont pas se passer sur une offensive militaire qui serait absolument dramatique contre un pays de l'OTAN. Enfin, ça serait vraiment dramatique. Je crois qu'ils n'en ont pas besoin.

En revanche, il me semble que les rapports, ceux qui ont vu le feuilleton que nous avons tous aimé Borgen savent que les que les rapports entre le Grenland et le Danemark ont toujours été assez tendus notamment et ça c'est un truc qui qui est compliqué pour Trump. sur la question de la protection écologique. Enfin, c'est 50000 57000 habitants du Groenland, si on organise l'indépendance et ça je crois quand même si les Américains savent avec des manipulations et cetera, ils peuvent soutenir qui demanderit qui demanderait une indépendance un scénario, il faut le faire beaucoup plus fin que que ce que j'ai décrit là, mais qui demanderait un référendum d'indépendance en disant on veut un statut d'association man avoir une zone d'influence et à partir où le à partir du moment où le Greenland a rompu ses liens avec le Danemark, le problème se pose tout à fait différemment pour nous parce que on on c'est plus c'est déjà assez peu européen et ça n'est plus du tout.

Ce que vous nous dites, c'est qu'on ira jamais se battre pour le Groenland. Non mais écoutez là, il faut quand même être sérieux. On va pas c'est c'est la sur qui rugissé.

Qu'est-ce que vous allez vous voulez ce Mais le problème militaire en plus ce qui est très mensongé dans tout ça, c'est là où c'est quand même intéressant. Qu'est-ce que cherche euh dans le Grenland monsieur monsieur Trump ? De même, qu'est-ce qu'il cherche au Venezuela ?

Au Venezuela, on dit c'est le pétrole mais ce pétrole il est pas très commode et cetera. Au Grenland, qu'on ne me dise pas que c'est la sécurité, le non seulement les Américains ont une formidable base, mais ils en avaient cin ou six. Il y a 30 ans, c'est eux qui les ont débanté.

Ils font ceux qui veulent au Glande alors ceux qui cherchent. Alors évidemment les ressources les ressources minières. Alors, c'est là où il rentre un peu en conflit avec les indépendantistes autonomistes euh écologistes de Mais mais même je crois que c'est pas très important.

En réalité, je crois que toujours ce que cherche Trump, c'est une satisfaction égotique, une satisfaction narcisire américain comme c'est picrocolin. Voyez le d'en rabler la la volonté qui dit nous irons jusqu'à très vous pensez que cette fameuse doctrine Don R d'ailleurs on a retrouvé un titre on va le voir s'afficher du New York Post he qui ça vient d'un voilà de de ce journal au départ he ça date de d'il y a un an cette cette contraction entre la doctrine Monro et Donald c'est uniquement c'est pas la même doctrine he bien sûr alors et décrivez-la nous comment vous la comprenez écoutez le le président Monro en 1823 a a émis une doctrine très précise disant "On a rien à faire des Européens en Amérique." Pourquoi ?

Parce que c'était une puissance colonisé. Les États-Unis qui s'était rebellé et qui s'était émancipé du colonialiste anglais. Et ils estimaient que l'ensemble des peuples américains avaient le droit eux aussi à l'émancipation par rapport à des colon des des euh des colonisateurs qui étaient pour l'essentiel les Espagnols et les Portugais.

C'est donc une une sorte de de de d'appel à l'indépendance de ces pays par rapport à une puissance colonisatrice. C'est ça. Alors là, on n'est pas du tout avec dans la l'aspect donne de la doctrine d'Onro.

L'aspect donne, c'est pas du tout ça. C'est je m'installe, je me fiche d'ailleurs du régime qui qui vous gouvernera. Ce que je veux c'est mettre la main mettre la main sur un certain nombre de richesses.

Ça s'appelle comment ça ? C'est quoi ? C'est c'est l'impérialisme, c'est la recolonisation.

C'est quoi ? C'est une c'est c'est là il faut voir ce qu'il y a dans la tête de c'est difficile savoir ce qu'il y a dans la tête de de de Trump mais il me semble qu'il y a une sorte maga, c'est aussi Maza, c'est-à-dire mec America smallen, c'est-à-dire c'est l'abandon d'une hégémonie mondiale. Regardez dans la NSS20, le fameux documenté, il y a presque rien. se concentrer quand même sur les territoires qui sont dans le continum pour lui des États-Unis.

C'est Canada de caractère néolithique, vous savez, c'est une conception. Il y a deux conceptions de la puissance. sa conception à l'anglaise, navale et cetera avec des points d'appui et puis la conception traditionnelle romaine néolithique où on occupe des territoire.

Alors lui, il est dans une sorte de contrôle néoliptique d'un territoire depuis la Terre de feu jusqu'au Grenlande. Et euh mais en revanche euh il il bazarde complètement sa relation avec l'Europe de façon même très franchement irresponsable même pour ses intérêts à lui. Ça lui donne une grande satisfaction d'humilier les Allemands, les Français, les anglais.

Ça c'est ça un plaisir. Enfin, il faut résister à ces tentations dans la vie. Oui.

Puis il y a les m term qui arrivent. On verra par ailleurs sur la Chine, on sait pas du tout comment il va faire et et et il se donne ce et il se replie donc sur une espèce d'Amérique. L'Amérique est à la fois élargi dans ses assises et rétréci dans son hégémonie.

Il faut qu'on évoque pour terminer le mercur mer. Est-ce qu'on pouvait faire autrement que de voter non vu l'état de l'opinion, l'état des forces politiques ? Non mais moi je je suis particulier sur ce point.

J'ai toujours été quand j'étais à l'assemblée pour le CTA pour le Mercosur je crois que c'est un bien sûr c'est pas un un un traité parfait il y a des choses aussi était plutôt pour justement alors là là on a on a vraiment une gestion du président de la République qui est incompréhensible parce que il était fondamentalement pour ensuite euh c'est en janvier dernier il a fait des déclarations notamment à l'occasion de son voyage en Argentine où il a marqué sa détermination à être contre tous les agrég agriculteurs sont dit ça y est, il est contre, on va on va on va puis maintenant euh alors il il est à nouveau il a été euh il a été mais au nom de la puissance favorable plus hostile puis maintenant il sait plus où il en est. Mélonie a été beaucoup plus nette. On dit que Mélanie était contre, elle a jamais été contre.

Non, elle a été pour avec elle a été pour pendant longtemps et elle a fait ce qu'il faut faire. Et c'est ça qui est important. C'est ce qu'a dit d'ailleurs monsieur Rousseau de la FNSEA cet après-midi.

Le problème c'est d'agir sur la réforme de la Pâque. Ce qu'a obtenu madame Mélodie c'est une Oui. Mais c'est une augmentation globale et ça c'est un succès.

Globale du budget marché le commerce extérieur italien n'est pas exactement le même que le nôtre. Non mais dans leadre et nous on a une agriculture qui est dans l'opinion chez les partis politiques partout qui est beaucoup plus prante. Je vais vous dire deux choses.

D'abord un fait fondamental nous notre notre balance agricole est excédentaire à l'égard du reste du monde. Notre balance agricole est déficitaire à l'égard de nos partenaires européens. Ça fait quand ça devrait quand même faire réfléchir à l'idée que c'est pas forcément la la bonne initiative de se maintenir sur le sur le sur le marché européen.

Et puis deuxièmement, je vais vous dire, moi je suis pas très très bon en Talmud, mais j'ai j'ai lu quelque part un remarque sur une analyse du Talmud qui me paraît très juste. Il paraît que le Talmu écrit dit quand quelqu'un est condamné à l'unanimité, il faut immédiatement le libérer parce que ça veut dire qu'il n'a pas été en mesure de faire valoir ses droits à la défense. Bah, c'est exactement ce qui s'est passé sur le Mercossû.

Le débat n'a jamais eu lieu. On a on a débattu sur des aspects particuliers, sur des protestations, mais le président de la République, les gouvernements successifs, le parlement ne se sont pas saisis de ce débat, n'ont pas montré ce que les autres pays l'échec de qui ? D'un mot, c'est l'échec de qui ? toute la classe polique, c'est confiscation général, c'est un échec général parce que on est terrorisé par euh euh alors à juste titre, oui, ben parce que les agriculteurs sont vraiment en situation très difficile et on n' pas voulu poser clairement les problèmes agricoles et on s'est donc réfugié dans un bouqu émiss on s'est jeté sur ce bouc émissaire qui était ce malheureux mer qui reste un très bon traité et ce qui se passe en Amérique latine le montre ce qui se passe avec l'Amérique latine vis-à-vis des États-Unis et vis-à-vis de la Chine.

Les États-Unis se ferment, l'Amérique latine s'ouvre à nous, il faut y aller. C'est dit. Merci.

Merci beaucoup Jean-Louis Bourlange. Pessimiste mais pas désespéré, j'ai envie de dire. Merci à vous Nathalie Saintcric.

On va relire le Talmud. [rires] Allez, merci à vous de nous avoir suivi tout de suite la météo. Suivi des informé.

Excellente soirée à demain.