Interview de la sénatrice Christiane Kammermann
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Applaudissements] [Musique] c'est pas compliqué euh j'aipousé un suisse qui était un très grand opthalmologue Suisse le bras droit du professeur à Genève qui a découvert la grève de la cornée et ce ce voilà mon mari était un excellent ophthalmologue très grand chirurgien et il a demandé à être on lui a demandé s'il vouleit bien venir au Moyen-Orient parce qu'au Moyen-Orient il y avait pas beaucoup de de de bons ophtalmologues alors c'était juste avant la guerre du Liban nous venions de nous marier nous avions un bébé un enfant déjà j'en ai eu C et mon mari a a réfléchi il a trouvé que c'était très intéressant dans ma famille tout le monde était contre parce que mon père pensait qu' Liban ça n'irait pas il disait quand on est à Genève et qu'on a un poste important et agréable et très très enfin très instructif il faisait un très bon travail on ne va pas au lib finalement euh il a dit oui moi j'y vais et moi j'ai dit je suis mon mari hein moi je suis de la génération suis son mari voilà alors on l'a suivi nous sommes arrivés au alors pour faire vous faire vite les choses au début j'ai eu un petit peu de mal à m'adapter à ce pays qui est un très beau pays que j'ai aimé par la suite mais au début c'était des habitudes que je n'avais pas c'était un genre de vie que nous n'avions pas donc il a fallu s'adapter loin moi j'étais très jeune parce que je me suis marié à 19 ans et donc j'avais du mal à m'adapter à ce pays loin de la famille loin du pays et cetera mais je l'ai fait mon père est venu il connaissait l' ambassadeur de France bien c'était un ami qui lui a dit il faut que votre fille nous aide surtout qu'il y avait des bruits de bottes ça veut dire les bruits de bottes ça des bruits de guerre donc il fallait il fallait aider les Français et c'est ce que j'ai fait en 1973 les bombardements ont commencé au Liban et et et vraiment très fort parce que nous habitions le rondpoint de l'aéroport et là il y avait les tempamp palestinien et et nous étions là donc on avait les les bombardements et cetera c'était affreux donc on a fui on est allé dans un autre quartier de rasmillet un peu en dehors de de de Berouth mais à Beyrouth enfin tout tout près frontière et nous sommes installé là et les bombardements nous ont suivi ça ça a duré c'était tous les jours que Dieu a créé on avait des bombardements à ce moment-là donc on m'a demandé de rentrer à la bienfaisance française et je suis devenue présidente de la bienfaisance et petit à petit 75 vous savez la guerre au Liban effroyable si vous voulez la guerre d'halep c'est la guerre qu' a eu au Liban la même chose c'était épouvantable donc je me suis occupée de la bienfaisance très vite j'en ai été président et donc euh c'était très important parce qu'il y avait énormément de misère il y avait énormément de blessés il y avait énormément de personnes sans argent sans nourriture blessé et cetera et puis on m'a demandé de faire partie de l'Union des Français du Liban c'était une association qui était locale qui n'était pas enregistré à Paris alors très vite je me suis aperçue que ça m'intéressait pas beaucoup parce que c'était vraiment libanais et moi je voulais travailler pour la France alors bon le temps a passé j'ai continué la bienfaisance et puis un bonjour on m'a demandé de me présenter au Conseil Supérieur les Français de l'étranger ce qui maintenant on les appelle les conseillers mais moi c'était le les Français le Conseil supérieur des Français de l'étranger j'ai été élu j'ai été élu et me voit làbas parti à Paris pour le Conseil supérieur et à Paris j'ai fait partie tout de suite d'un tas de chose aussi et là on m'a demandé de venir quatre fois par an pour assister aux réunion pour rapporter les les besoins des Français de l'étranger à Paris et là il y avait de quoi faire et et de quoi dire avec cette guerre qui était pouventable et ça tout le monde l'a vu tout le monde l'a su tout le monde a entendu et tout le monde voilà et et donc j'ai en même temps que j'étais délégué au Conseil Supérieur je me suis aperçu que l'Union des Français de l'étranger qui est une association officielle en France inscrite au en France d'une façon officielle n'existait pas au Liban alors je l'ai créé j'ai créé la section Liban et ça a été une explosion 3 mois après j'avais entre 3 et 400 membres et j'ai quitté avec 2300 m plus grande section au monde mais si vous voulez pourquoi ça a eu tellement de succès d'abord parce qu'on travaillit beaucoup j'avais créé ça vous intéresse ah oui oui ou j'ai créé un système c'està-dire des chefs de routage dans tous les quartiers du Liban partout dans toutes les villes des chef de routage chacun avait un quartier et chaque Français francolibanais il y avait beaucoup de franco-libanais pas beaucoup de Français d'origine avec la guerre était parti mais les les franc libanais il y en avaient et donc ils étaient dans chaque quartier ils rendaient visite aux Français il se je leur donnais les listes que j'avais en tant qu'officiel j'avais les listes et j'avais le droit d'aller voir les Français donc je l'ai communiqué à à mes à mes m compatriotes et il y avait une visite faite dans toutes les familles pour apporter la voix de France car nous avons nous avons un journal qui est très intéressant on apporait la voix de France nous-même on prenit la cotisation si les personnes ne pouvaient pas payer on les aidait avec ce que nous gagnons avec nos interventions nos nos fêtes et cetera malgré la guerre n c'est des fêes parce que dès qu'il y avait un calme hop on faisait quelque chose pour réagir et continuer à vivre donc euh c'était très utile parce que les chefs de routage rendaient visite aux familles questionnaient les familles il devenaient des amis et c'était le petit café libanais les petits gâteaux les petits bonbons je sais pas quoi et tout le monde était heureux de ces rencontres et ça fait notre succès parce que ces gens-là avaient vraiment besoin d' contact avec la France d'être rassuré de savoir que notre pays était là pour rapatrier s'il y en avait besoin d'ailleurs il y a eu beaucoup de rapat j'ai fait beaucoup de rapatriment avec le consul général et et voilà comment ça s'est passé et petit à petit petit à petit avec les années je suis parti avec 2300 entre 2300 et 500 membres inscrits à Paris avec cotisation payée première section au monde donc on a fait beaucoup de choses mais je pense que ce succès est dû aussi à la guerre dans le sens que il fallait absolument travailler et et et faire le plus de bien possible et rassurer la population il y avait pas de quoi rassurer parce que c'était terrible mais bon et en même temps moi j'avais j'étais très lié au consul général en tout bien tout honneur pour travailler avec lui pour aller quelquefois ramasser les Français par terre et les accompagner à leur dernière demeure seul on allait les enterrer seul et voilà je je pourrais vous raconter pendant des heures mais c'est pas le moment parce qu'on a d'autres choses à faire et donc donc un jour on m'a dit mais il faut penser au Sénat et et ma foi ça quand même été très Durre la vie au Liban pour moi parce que la guerre a duré 20 ans pratiquement donc 20 ans de souffrance de difficulté de souffrance personneles j'ai eu mes souffrances personnelles très importantes en famille et et donc mon mari commencait à vieillir il avait eu aussi il avait eu un un trajet extraordinaire il opérait importe quoi heureusement il avait fait la chirurgie générale avant de faireoptalmologie donc il a pu aider à l'hôpital du Sacré cœur où nous Habs à côté donc les blessés qui arrivaient les médecins étaient partis et on appel le docteur camerman et h le docteur camerman venait opéit et c'était notre vie donc quand on m'a parlé du Sénat je me suis dit un jour il faut repartir donc c'est l'occasion de repartir c'était un petit peu douloureux pour tout le monde parce qu'on était quand même très habitué on a beaucoup d'amis on a fait beaucoup de choses voilà et moi je continue à travailler beaucoup à Paris avec le Conseil supérieur pour aider les Français du Liban et ça marchait les écoles la CFE dont je faisais partie complètement conseil d'administration le CEFR pour rapatrier les gens j'étais dans le procès d'administration tout ça c'était bien parce qu'on obtenait beaucoup de choses et donc j'ai accepté puis j'ai été élu tout de suite la première fois première de mon group la deuxième fois première de mon group euh je dis pas comme ça pour me vanter hein mais voilà euh et et euh et ma fois je me suis trouvée devant une situation très agréable parce que le le Sénat c'est merveilleux d'abord les locaux sont splendides on est on est ébloui par par le Sénat par le le jarnal du Luxembourg par tout ça qui est porté en c'est immense et j'ai deux assistantes qui sont adorables toutes les deux au début fallu se frotter un petit peu parce que bon il il faut apprendre à se connaître mais ça ça a été très vite elles sont très bien elles sont très gentilles elles ont plein de cœur parce que pour moi le cœur prime si on n pas le cœur ça vaut rien si on nécoute pas ça vaut rien donc c'était important et j'ai obtenu ça malheureusement mon mari est donc est malade et d'une maladie d'Alzheimer qui est épouvantable alors travailler au Sénat avec un mari qui a alheimer et dont on veut s'occuper et nous étions un très très bon ménage très heureux on s'est toujours aimé et donc il y a jamais de problème entre nous majeur il y a eu des problèmes de de de senté dans dans ma famille mais ça ça n'avait rien à voir avec notre avec nous deux au contraire et et voilà le Sénat a été pour moi j'ai tout de suite fait partie de la commission sociale pour continuer à faire du social continuer à aider continuer à améliorer et puis un beau jour j'ai dit mais moi j'en ai assez du social ça fait 20 ans auement j'étais dans la commission sociale au Conseil Supérieur je vais au Sénat je me mets dans la commission sociale au bout de quelques temps parce que ça fait 1 ans que je suis sénateur et j'ai dit non moi je veux aller dans la commission de la défense des armées et des Affaires étrangères ce qui m'intéressait aussi énormément et ça a été accepté donc je suis dans la Commission des armées de la défense des Affaires étrangères alors c'est passionnant parce que nous avons un ministre des Affaires étrangères qui est remarquable Ron et avec lui il vient très souvent nous voir il nous fait part de la situation exacte bien sûr c'est confidentiel tout ce que nous savons tout ce que nous entendons il y a des choses que je peux vous dire quand même c'est que la France est en grand danger que la France est menacée d'attentat tout le temps que le service des renseignements est on a de la chance est remarquable remarquable il y a déjà beaucoup il y a déjà eu beaucoup d'attentats qui ont été évités à cause des renseignements sinon je sais pas où on serait et que daesh et les islamistes comme daesh il y a beaucoupislamist il y a beaucoup de de musulmans qui sont très bien que nous reconnaissons et que nous aimons et il y en a en France d'excellents mais il y a daesh qui veut nous couper la tête elle a coupé la tête des chrétiens ils en veulent le chrétien et surtout ils en et aussi ils en veulent à la culture alors qui dit culture c'est bon à abattre les écoles si bien que on a demandé aux parents des é d'accompagner jusquen classe les enfants pour pour ne pas voir la responsabilité des enfants dans le trajet alors on les accompagne dans les classes et puis les universités c'est extrêmement dangereux aussi ils en veulent aussi aux universités au LOU d'ailleurs il a une petite tenttive heureusement minime qui a tout de suite été arrê mais je veux dire voil le Louvre la sa chapelle si vous connaissez Paris c'est une merveille de notre pays notreame de Paris les musées l'arc de triomphehe la tour et FA et cetera et cetera tout ce qui est culture et la chrétienté ça c'est à abattre donc nous vivons dans cette atmosphère bien sûr nous qui sommes dans la Commission on est plus informé que n'importe qui donc on a davantage peur et on est on est il y a des choses qu'on peut pas dire bien entendu et voilà voilà la la vie alors nous avons naturellement nous sommes très souvent dans l'hémicycle nous nous devons naturellement penser à avoir faire des lois et des amendements et être très présent et et discuter et écouter aussi nous avons le gouvernement qui est toujours là quand il y a des questions au Gouvernement je vous engage à regarder la télévision et vous verrez que vous vous suivrez vous le faites peut-êtrecp oui puis je leur ai montré avant que vous veniez sur Youtube je leur ai montré vos Inter intervention au Sénat avec gerérard larch oui avec Gérard larch et moi je suis juste derrière le gouvernement oui on a comme ça ah vous m'avez vu oui oui je suis là je suis là je suis juste derrière et j'ai observé malheureusement quelquefois que les femmes du gouvernement sont pas très pr voilà sans le vouloir j'entends leur conversation je suis juste comme ça alors j'entends ce qu'elles disent et c'est pas toujours très intéressant c'est pas toujours dans le contexte dans lequel nous travaillons mais il y en a quand même qui sont très bien et et je vous dis le ministre de est remarable alors madame le sénateur nous avons eu le grand plaisir d'accueillir Gérard larch au LCÉE je vous montrerai un écrit qu'il qu'il m'a envoyé après on va peut-être passer alors si je peux seulement vous dire que Gérard larch c'est un merveilleux président du Sénat il est est honnête il est droit il est gentil il est humain dès qu'il voit quelqu'un de malheureux il s'en occupe il nous embrasse il nous aime et nous aussi on l'aime enfin vraiment on travaille avec un je suis sa cousine de Normandie c'est vrai vous avez une parenté non c'est vrai je pense qu'on a on a pas cherché on a on a trouvé des oui il faut que je creuse un petit peu mais je pense que benah écoutez vous avez un merveilleux cousin et je vous assure on l'aime nous on l'aime on est voilà voilà merci beaucoupoulez chose ou on voudrait bien mais je crois que le temps question la deuxième question oui la deuxème question c'est quels sont vos engagements en tant que sénatrice euh mais je crois que on a déjà un peu répondu quand même les engagements c'estàdire que moi je suis bon je sais pas s'il faut parler ici vous vous ENL vous voulez pas je suis un personnage de droite pas de gauche mais je suis surtout goiste parce que ma famille estiste maman pour la petite histoire é une amie du général elle sortait avec luiétait la famille de la famille ma mère très li voilà j'ai maison qui était à londr le prier jour avec le général et on parle danses mémoires d'ailleurs Pier donc j'ai étélevé dans ce milieuisme et nous dans notre famille nous avons beaucoup admiré le général parce que c'était un homme merveilleux aussi qui aimait la France qui était complètement intègre et pour la petite histoire je vais vous raconter qu'à l'Élysée quand il avait sa famille à déjeuner ou à dîner il payait lui-même le repas de sa poche il ne voulait pas que ce soit la France qui paye son les repas de sa famille vous savez moi je personne qui F ça par les temp quiouit voilà c'était remarquable voyez ça c'est bon alors moi j'ai été élevé dans ce milieu tout naturellement bon je me suis mis à aimer cette cette mentalité cette cette bonne éducation avec beaucoup de simplicité beaucoup de dévouement aussi beaucoup de dévouement voilà ça vous va très bien parfait merci