Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud - On n’est pas couché 21 janvier 2012 #ONPC
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 39 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:25OuverteRéponse partielle
Pourquoi votre candidature est utile face à Mélenchon ou Poutou ?
- 2:37RelanceRéponse partielle
Pourquoi votre candidature est utile face à Mélenchon ou Poutou ?
- 4:02RelanceÉludée
Pourquoi votre candidature est utile face à Mélenchon ou Poutou ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Quelle est la différence avec Philippe Poutou ?
- 5:04OuverteRéponse partielle
Pourquoi les Français ne votent-ils pas pour vous ?
- 8:19RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous présentez-vous si vous ne croyez pas aux élections ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Locuteur 8Fait
« aujourd'hui, avec sa politique, il prive des millions de familles à manger correctement. »
- 3:26Locuteur 8Fait
« aucun gouvernement ne peut changer le sort des travailleurs parce que les gouvernements de gauche, de droite se sont succédés et ils ont toujours laissé les patrons faire ce qu'ils voulaient. »
- 3:50Locuteur 8Fait
« je pense que le capitalisme est en faillite et cette crise le montre. »
- 16:12Locuteur 8Promesse
« il faut imposer l’interdiction des licenciements. »
- 16:33Locuteur 8Promesse
« ces grands groupes, il faut les empêcher de fermer des usines, il faut interdire les licenciements. »
- 19:23Locuteur 8Promesse
« il faut exproprier les banquiers. »
- 19:28Locuteur 8Promesse
« sans indemnité, on exproprie sans indemnité. »
- 37:59Locuteur 4Fait
« des propositions concrètes. »
- 38:23Locuteur 4Promesse
« comment relocaliser un million d’emplois ? »
- 38:28Locuteur 4Fait
« une indignation qui est légitime. »
- 38:23Locuteur 4Promesse
« Comment relocaliser un million d'emplois ? »
- 39:34Locuteur 4Promesse
« On peut interdire les licenciements demain matin. »
- 39:58Locuteur 4Promesse
« Je serais le candidat du protectionnisme. »
- 40:21Locuteur 4Promesse
« L'euro, on en sort avec vous, alors ? »
- 40:29Locuteur 4Fait
« La Chine, qui a dévalué sa monnaie de 50%, qui fait travailler des femmes et des hommes dans des camps de travail, 12 heures par jour, un dortoir pour les femmes, un dortoir pour les hommes, 50 euros par mois, des miradors autour, des gardes. »
- 41:54Locuteur 4Fait
« Avec la Banque Centrale Européenne, les États ne peuvent plus emprunter à taux zéro à la Banque Centrale. »
- 42:44Locuteur 4Chiffre
« On va vous prêter à 6%, 7%, 11% en Portugal, 28% en Grèce. »
- 43:55Locuteur 4Promesse
« Parce qu'on va sortir de l'euro, justement, pour échapper à cette tutelle des marchés financiers. »
- 44:03Locuteur 4Promesse
« On va financer notre dette, rembourser notre dette, par des financements directs de la Banque de France à 0% et on n'aura pas à payer des taux d'intérêt. »
- 45:00Locuteur 4Promesse
« Si on sort de l'euro, justement, on ne sera plus prisonnier de la Banque Centrale Européenne. »
- 47:05Locuteur 4Promesse
« C'est relocaliser un million d'emplois en se protégeant, en baissant l'impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent en France. »
- 47:10Locuteur 4Promesse
« Je propose la division par deux de l'impôt sur les sociétés uniquement pour les entreprises qui investissent ce bénéfice en France, pas qu'ils le distribuent aux actionnaires. »
- 47:24Locuteur 4Promesse
« Je propose le contrôle des banques, c'est-à-dire qu'on sépare les banques de dépôt, les banques d'affaires. »
Temps de parole
- Locuteur 826 %
- Locuteur 424 %
- Présentateur16 %
- Nicolas Dupont-Aignan11 %
- Locuteur 910 %
- ?8 %
- Locuteur 34 %
≈ 27,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci
d'avoir accepté notre invitation. Vous aurez le droit, vous, à 15 minutes.
C
'est ainsi que l'équité du service public sur France 2, en tout cas, en a décidé. Je vous rappelle, parce que certains politiques s'inquiètent, que quand nous parlons, le compteur ne tourne pas. Donc vous pouvez prendre votre temps et bien profiter de vos 15 minutes pour répondre aux questions de Natacha et Audrey. Mais on parlait du Fouquet's avec Éric Brunet. Je crois que ce n
'est
pas loin du Fouquet's, vous, que vous avez, il n
'y
a pas longtemps, réuni vos militants et annoncé votre candidature.
C
'était simplement pour me rendre au plus près des journalistes qui avaient du mal à passer le périphérique, effectivement, et aller du côté de notre siège qui se situe en Seine-Saint-Denis. Donc ce
sont les journalistes
qui sont bling-bling, en fait.
Et bon, donc voilà, je voulais aller au plus près d'eux. Mais vous voyez, sur cette discussion, moi, ce que je reproche à Nicolas Sarkozy, ce n
'est
pas tant les restaurants où lui va manger, même si les plats sont à 100, 200 euros. Enfin, je ne sais pas, je n'y suis jamais allée. C'est plutôt le fait qu'aujourd'hui, avec sa politique, il prive des millions de familles à manger correctement. Voilà. –
Évidemment, c'est tout autre chose, un débat qu'on va aborder. Votre candidature est officielle. Vous dites que vous aurez les 500 signatures. D'ailleurs, depuis 1974, Lutte Ouvrière a toujours eu,
j
'allais dire un candidat, en tout cas une candidate à la présidentielle. Ça a été Arlette Laguillet six fois, avec le plus mauvais score, je crois, la dernière fois, en 2007. Donc finalement, vous êtes plutôt tranquille, vous, par rapport à Philippe Poutou, qui a bien du mal, par rapport à Olivier Besancenot. Vous n'avez pas un score trop haut à atteindre.
– Moi,
je suis surtout tranquille, parce que je n'ai plus qu'à mettre mes pas dans ce d'Arlette Laguillet. Je crois qu'elle a vraiment ouvert la voie. Elle a incarné une politique pour le monde du travail. Et je crois que tous ceux qui seront curieux de ce que j'ai à dire entendront la même politique. D'ailleurs, je commence mes discours par travailleuse, travailleur.
– Vous aussi ?
– Absolument.
–
Travailleur,
travailleuse.
– Parce que, vous savez, moi, je n
'ai
pas de politique à proposer pour Mme Bettencourt, Bolloré, Dassault ou Lagardère. Ils ont leur personnel politique pour ça. Non, moi, la politique que je propose, c'est pour les travailleurs, pour les exploiter, pour ceux qui sont licenciés aujourd'hui, tous les jours.
– Alors, évidemment, en tant que, pardon, petite candidate, c'est ainsi qu'on vous appelle, vous et quelques autres. La première question qui vient à l'esprit,
et
on l'a posée à chaque fois, on nous en veut, mais on l'a posée à Corinne Lepage l'autre jour. Bon, elle,
c
'était par rapport aux écolos. Vous, c'est par rapport, justement, à Philippe Poutou ou même par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Est-ce qu'il est utile qu'il y ait autant de candidatures, on va dire,
à
l'extrême gauche ou à la gauche de la gauche ? J'ai l'impression, moi, que Jean-Luc Mélenchon, il fait le travail. C
'est
-à
-dire
qu'il n'est plus au Parti Socialiste. On peut considérer que c'est un candidat anticapitaliste. Alors, pourquoi votre candidature est utile ? Et si elle l
'est,
alors pourquoi celle de Philippe Poutou l'est aussi ? Est-ce qu'au moins Poutou et vous, vous n'auriez pas pu vous entendre
? –
Alors, vous, vous considérez que Jean-Luc Mélenchon est anticapitaliste. Vous considérez qu'il est à l'extrême gauche. Lui-même ne se considère pas comme cela. D'ailleurs, il l'a dit. Vous savez, moi, je ne me présente pas du tout sur le même terrain que Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon défend un programme de gouvernement. Il sait d'ailleurs ce que ça veut dire parce qu'en effet, il a été ministre. Et moi, je défends un programme pour les luttes. Je suis convaincue qu'aucun gouvernement ne peut changer le sort des travailleurs parce que les gouvernements de gauche, de droite se sont succédés et ils ont toujours laissé les patrons faire ce qu'ils voulaient. Toujours.
Donc, moi, c'est un programme de lutte. Par ailleurs, j'ai bien entendu Jean-Luc Mélenchon nous expliquer que son modèle politique, c'était François Mitterrand. Nous,
nous
l'avons toujours combattu. Et je crois que François Mitterrand a fait beaucoup de mal aux travailleurs, à la classe ouvrière. Et dernière chose, écoutez-moi, je suis une candidate communiste. Je pense que le capitalisme est en faillite et cette crise le montre. Pas Jean-Luc Mélenchon. Alors, vous voyez, ça fait quand même beaucoup, beaucoup de différence. Et je ne me sens pas du tout représentée par Jean-Luc Mélenchon.
Alors,
Mélenchon, OK, on le met de côté. Mais alors, Poutou, alors, là, vous êtes
trotskiste, l'un et l'autre.
Alors, c'est vrai que le NPA, vous savez, ne se revendique plus de Trotsky et ni même du communisme.
Mais
c'est vrai que le NPA, c'est le parti le plus proche de lutte ouvrière.
Il est trop bobo, alors, Philippe
Poutou. Sans aucun doute. Mais, mais, vous savez, d'abord, moi, je ne
suis
pas pour le parti unique,
ni
à l'extrême-gauche, ni à gauche. Et je pense que toutes les différences doivent se faire entendre. Et il y a quand même encore une différence de taille, là, avec Philippe Poutou.
Alors, laquelle ?
C'est que, justement, lui, il ne veut pas se revendiquer du communisme. Le NPA a justement été créé pour se détacher de cette filiation. Et nous, nous y tenons. Nous y tenons parce qu'aujourd'hui, quand même, cette économie capitaliste, elle fait des ravages. Elle fait des ravages et des dégâts infinis. Et on voit son injustice, son irrationnalité tous les jours. Et je crois que c'est quand même vital, justement, de faire le bilan de cette économie et de se dire qu'il faut la changer de fond en comble, la réorganiser sur d'autres bases. Mais en même temps, Nathalie,
c
'était quand même bien pratique de faire l'union de la gauche, ne serait-ce que pour vous faire élire conseillère municipale à voix en volant. Donc, ce qu'on comprend mal, c'est que vous arrivez à faire l'union de la gauche pour un scrutin,
je
dirais, pas forcément majeur comme celui d'accéder au poste de conseiller municipal à voix en volant. Mais pour des scrutins aussi importants que la présidentielle, là, c'est plus possible de faire l'union. Justement,
vous avez l'explication. C'est simplement que nous n'avons pas fait d'accord de partie à partie localement. Et dans la ville où moi, j'habite la moitié de mon temps, si je peux dire, à Vaud-en-Velin, dans la région lyonnaise, eh bien, il y avait effectivement des militants communistes qui tenaient la municipalité et qui la tenaient en faveur des classes défavorisées. Et nous étions solidaires de ce qu'ils faisaient, de
leurs
efforts. Et c'est pour cela que nous avons pu effectivement faire un accord et que je suis effectivement élue dans cette majorité. Ça ne tient pas plutôt
au
fait que vous faites un accord quand vous savez que vous avez une possibilité d'être élue ?
Non, sinon, vous savez, nous aurions beaucoup plus d'élus que cela. Non, nous faisons un accord, là, localement, en l'occurrence, et dans les villes où c'était possible, justement parce que nous tenons à être solidaires aussi d'un certain nombre de choses que des militants, et en particulier ceux du Parti communiste, font au jour le jour.
Et
là, on vous entend, effectivement, parler de votre programme « Lutte contre le capitalisme », etc. Vous parliez de Nicolas Sarkozy. Mais au bout de 40 ans, des mêmes propositions, vous-même vous dites « Je rentre dans les pas d'Arlette Laguillé
»,
les mêmes slogans, le même programme depuis 40 ans qui fait systématiquement 2% aux élections. À quel moment vous vous dites « Bon, il y a peut-être un truc qu'il faut changer, c'est peut-être pas la bonne méthode » ou alors c'est vraiment, on parlait de posture tout à l'heure,
c
'est vraiment, voilà, juste pour faire du bruit, quoi.
–
Écoutez, je vous remercie pour le bruit. Non mais écoutez, moi j'entends depuis 40 ans la droite dire la même chose, défendre la même chose. Regardez cette
discussion. – Elle a
un petit peu plus de réussite que Lutte ouvrière, la droite, quand même, depuis 40 ans. En termes électoraux, en tout cas.
–
Pour combattre le chômage,
vous
trouvez qu'ils ont plus de réussite
? – Mais en tout cas, elle convainc plus de Français. – Est-ce que vous
pensez que ceux qui sont au pouvoir et qui se succèdent, gauche, droite, vous trouvez qu'ils peuvent afficher un bilan positif pour
les travailleurs, pour le chômage ? – Pourquoi les Français continuent à voter
pour eux et pas pour vous ? – Eh
bien
écoutez, moi je crois que, vous savez, entre ce qu'on vit et les élections, eh bien oui, les choses ne se traduisent pas toujours de cette façon-là. Mais je peux vous dire que, comment dire, vous me dites, ça fait 40 ans qu'on répète la même chose. C'est vrai. Mais moi, quand j'entends cette histoire du coût du travail, que les travailleurs coûtent trop cher, que, encore une fois, c'est à cause des travailleurs, ils ne travaillent pas assez, ils coûtent trop cher, ils abusent sur la sécu, je trouve ça insupportable. Mais c'est des idées qu'on entend depuis déjà des dizaines d'années, depuis déjà des dizaines d'années. Eh bien, qu'est-ce que vous voulez ?
Oui, moi je pense qu'il va falloir, non seulement combattre ces idées, mais surtout combattre la politique qui en découle, cette politique d'exploitation au quotidien, cette politique de licenciement à tout va, auquel on est confrontés aujourd'hui, tous les travailleurs.
Et moi je pense que ça, ça ne passe pas effectivement
par les élections, oui,
ça passe par les luttes. – Il y a deux
paradoxes quand on vous écoute. Premier paradoxe, nous vivons une crise économique majeure.
Alors,
il suffit de regarder les informations, vous voyez les ouvrières de Le Jabi pleurer devant la perte de leur travail. Et c'est vrai qu'on est pris vraiment de compassion, d'émotion quand on voit ça.
– Pas de compassion, non, de
révolte, de révolte.
– Et de révolte aussi, de colère, je
suis entièrement d'accord avec vous. Sauf que justement, cette crise devrait vous donner raison, et pourtant,
vous
êtes totalement inaudible. Pourquoi ? Et deuxième paradoxe, vous nous expliquez que vous ne croyez pas aux élections. En gros, on a envie de vous demander, donc, vous vous présentez à une élection que vous récusez, puisque vous expliquez que, de toute façon, votre politique doit se faire dans la rue, vous êtes pour la révolution, donc qu'est-ce que vous faites à vous présenter à une élection ? Mettez à bas la République immédiatement. – Alors,
peut-être,
je
commence par le début, hein, pourquoi ? Vous savez, vous me dites pourquoi il n'y
a
pas de réaction. Eh bien, moi,
je
vous dis, méfiez-vous. Les réactions, elles vont venir, justement. Parce que, je peux vous dire que la matière explosive, elle s'accumule. Elle s'accumule, effectivement, chez les ouvrières de Lejabi, qui ont trimé toute leur vie pour un SMIC. Elles ont appuyé sur la pédale avec le chronomètre derrière, comme elles l'ont dit, comme elles l'ont dénoncé. Et aujourd'hui, elles se retrouvent mises à la porte, à devoir aller à Pôle emploi. Mais ça, c'est vrai aussi, vous savez, chez les travailleurs de Petroplus, la raffinerie qui est près de Rouen. C'est vrai pour les ouvrières de Sodi Médical, près de Troyes. C'est vrai, auprès
des travailleurs
aussi, d'un groupe Merck. Pareil, 250 licenciements, une fermeture d'entreprise, un groupe multimilliardaire que je suis allée soutenir cette semaine. Qu
'avez-vous à leur offrir ? Je vous garantis que la révolte... Concrètement, ce que vous leur proposez à ces gens ?
Mais vous savez, c'est le patronat qui va acculer les travailleurs à se battre et à se défendre. Et cette révolte, eh bien oui, elle est en train de s'accumuler. Aujourd'hui, c'est une rage qui est impuissante, certes. Eh bien, écoutez, moi, je milite pour que ça devienne... Ça se transforme en conscience que les travailleurs, collectivement, ils peuvent peser, qu'ils peuvent se défendre, qu'ils peuvent inverser le rapport de
force. Et donc, le monde, selon Nathalie Artaud, ressemblera à quoi ? Eh bien, écoutez, d
'abord, permettez-moi de prendre le contre-pied de tout ce qu'on entend en permanence. Et vous me dites, mais c'est les autres qui tiennent le haut du pavé. Oui, c'est vrai. Mais écoutez, c
'est
en permanence qu'on nous prêche la résignation, qu'on nous explique que c'est la crise, qu'il n
'y a
plus d'argent dans les caisses, qu'on ne peut rien faire, qu'il faut accepter notre sort. Et ça, vous savez, c'est depuis le biberon. Depuis le biberon, on nous explique que les injustices ont toujours existé, qu'il y a toujours eu des riches, qu'il y a toujours eu des pauvres, et même qu'on nous explique que c'est dans la nature humaine. Comme s'il y avait un petit gêne de l'égoïsme. Enfin bon, alors, écoutez, tout ça, oui, c'est des pressions permanentes, c'est facteur de démoralisation. Alors, c'est bien difficile de s'en dégager. Mais moi, c'est mon programme, je milite
effectivement contre cela. Dans le
pays de la révolution de 1789, dans le pays des jacqueries, c'est quand même assez étonnant si la situation est celle que vous décrivez, qu'il n'y ait pas un peu plus de révolte. Moi, je pense que la révolte, elle est déjà là. Elle est déjà là dans l'action de salariés, souvent des actions
désespérées, des actions de
sabotage, des actions de séquestration. Les manifestations, quand on voit que 2 millions, 3 millions de personnes descendent dans les rues pour manifester, il se passe quelque chose dans ce pays aujourd'hui. Et je ne crois pas, comme vous le disiez, que la révolte soit impuissante. Je pense que la révolte, elle est là, qu'un bulletin de vote, c'est quand même un sacré outil pour exprimer sa révolte, et que la révolte, elle s'exprime à travers les intentions de vote, à défaut de vote réel pour le moment, pour Marine Le Pen.
La révolte, elle est canalisée par l'appel d'air que suscite Marine Le Pen aujourd'hui, et le fait que le monde ouvrier se retrouve dans le discours, dans le programme de Marine Le Pen, en tout cas une partie, une bonne partie du monde ouvrier, qui a déserté la gauche, qui a déserté la gauche de la gauche. Donc à ces gens-là, comment vous pouvez leur expliquer que la révolte, elle est là, et que finalement, bon, à la limite, ce
n'est
même pas la peine de voter
? Eux,
ils ont décidé d'utiliser leur bulletin de vote en le portant sur le nom de Marine Le Pen.
Vous
savez, les travailleurs que j'ai rencontrés qui luttent, je peux vous dire qu'ils ne regardent pas du côté de Marine Le Pen, parce qu'eux, ils savent qui est responsable de leur situation. Ils savent que les responsables de leur situation, c'est un patronat qui n'en a que pour son profit, qui veut dans cette crise sauver ses dividendes, sauver son pouvoir, sauver sa fortune, et qui est prêt pour ça à mettre à la rue, à mettre sur le carreau les travailleurs. Ils connaissent très bien les responsables de la situation, c'est-à-dire les licencieurs, le patronat. Et eux, justement, ils ne se laissent pas prendre à ce piège de dire
que le responsable de leur situation... Ardeneur, Nathalie, tout ça, vous l
'avez déjà
dit.
Ils ne se laissent pas prendre au piège de dire que le responsable, eh bien, c'est le travailleur immigré, que le responsable, c'est le travailleur chinois, ou que c'est le travailleur indien. Ils en sont tout à fait conscients, vous comprenez, quand le groupe R100 décide de liquider par rue vendue les salariés du groupe, mais également tous ceux, les imprimeurs, eh bien, ils savent que c'est le groupe qui a décidé de faire plus de profits et de se débarrasser. Donc, si vous voulez, eux, là-dessus, je n'ai aucun doute. Ils savent très bien que Marine Le Pen ne les représente pas. Marine Le Pen n'a rien à dire contre l'exploitation. Elle n'a rien à dire contre le patronat.
Alors, évidemment, c'est un rideau de fumée qu'elle déploie. Et d'ailleurs... C
'est un rideau
de fumée qui était au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002, quand même.
C
'est pas rien. C'est-à
-dire
la
démocratie, le vote, les scrutins, c'est pas rien. Je n'ai
pas dit que c'était rien. Mais moi, ce que je pense fondamentalement, c'est que tout le monde lui sert la soupe à Marine Le Pen. À gauche, comme à droite. Écoutez, on est dans une crise
qui
a éclaté en septembre 2008, dont tout le monde a dit, et d'ailleurs c'était plus que visible, que les responsables étaient les banquiers, que les responsables étaient les spéculateurs, que c'était des irresponsables. D'ailleurs, dans un moment d'affolement, Sarkozy a même expliqué qu'il allait les
mettre au bas, les
moraliser le capitalisme, etc. Vous vous souvenez de tout ça ? Eh bien, on a l'impression que tout ça,
c
'est oublié. Ah non, alors là, ils ne sont plus responsables de rien. Non, maintenant, les responsables, effectivement, il faut les chercher à l'étranger, il faut se protéger. Eh bien, écoutez, voilà le problème qu'il y a aujourd'hui. S'il y avait plus, effectivement, de gens, y compris à gauche, qui montrent les véritables responsables, je peux vous dire que oui, Marine Le Pen n'en serait pas où elle en est aujourd'hui. Mais
vous savez
que
le
constat que vous dressez, parce que vous êtes toujours dans le constat depuis tout à l'heure, le constat, beaucoup de candidats peuvent le partager, beaucoup de gens ici le partagent. Nous sommes d'accord sur la responsabilité des banques, nous sommes d'accord sur la folie du capitalisme actuel, sur la folie du capitalisme financier. Nous partageons ça, et je pense même que tout à l'heure, Nicolas Dupont-Aignan va être là, il va nous tenir un discours qui sera virulent,
comme
est votre discours, ce sera le même. La seule différence, c'est moi, je suis allée sur votre blog, j'ai regardé ce que vous proposiez,
j
'ai regardé même votre discours, vos voeux, et dans vos voeux, justement, il y a exactement ce que vous venez de nous faire depuis 10 minutes, puisque vous avez utilisé 10 minutes de votre temps de parole, c'est-à-dire une incantation contre les banquiers, contre les riches, dont on ne sait jamais exactement à quel niveau commencent les riches, un soutien à la grève des agents de sûreté qui ont empêché des milliers de Français, pas forcément très riches, de partir en vacances, etc., mais un soutien inconditionnel, et à part ça, comme j'essayais de vous le faire dire tout à l'heure, mais ce que vous proposez, parce qu'en fait, en ne proposant rien, vous empêchez justement les ouvriers que vous prétendez défendre de dire, mais cette solution-là, et capitaliser des voies qui ne serviront à rien, puisque justement, vous ne voulez pas proposer
de solution. – Alors là, je vous remercie, effectivement, on
va
pouvoir passer à ce que je propose. Eh bien moi, je crois que face à l'hémorragie des licenciements et des fermetures d'entreprises, à cette hémorragie-là, il ne faut pas proposer ce que le petit cinéma que Sarkozy a fait. Il faut imposer l'interdiction des licenciements. Il faut contraindre aujourd'hui tous ces grands groupes, et c'est des grands groupes qui ferment. Écoutez, à Petroplus,
c'est Chelle qui est responsable. – C'est PME, vous le savez.
– Continental, Fralib, c'est Unilever, mais on peut faire la liste PSA, qui est en train d'organiser la fermeture d'Aulnay-sous-Bois, c'est des grands groupes. Eh bien moi, je dis que ces grands groupes, il faut les empêcher de fermer des usines, il faut interdire les licenciements. – Et à côté de ça, vous êtes contre le produit français,
par exemple, qui pourrait sauver les emplois.
– Cette mesure-là, vous savez, elle ne vous convient pas à vous, mais je peux vous garantir qu'elle convient à tous les travailleurs qui aujourd'hui sont confrontés aux fermetures d'entreprises. –
Les
ouvrières de le Jamy,
c
'est ça, interdiction des licenciements, c'est ça leur revendication, et elles ont mille fois raison. C'est une hémorragie, eh bien il faut mettre un garrot. Vous comprenez ces grands groupes, ils peuvent trouver de quoi financer tous ces salaires, ils peuvent garantir ces emplois. Pourquoi peuvent-ils le faire ? Parce qu'ils trouvent de quoi garantir les dividendes des actionnaires. Là-dessus, il n'y a pas de problème. Il y a toujours de
l
'argent. Il y a toujours de l'argent, y compris pour
leurs opérations de rachat, etc. – Les groupes du 440, qui en effet, ont touché
des dividendes,
enfin ont versé des
millions de dividendes à leurs actionnaires, avec justement des entreprises qui n'ont pas forcément d'actionnaires, qui sont tributaires justement de la sous-traitance des grandes boîtes. Ces petites entreprises-là, vous pouvez leur interdire le licenciement, elles mettront la clé sous la porte. Et je vous faisais remarquer que vous vous étiez prononcée contre le produire français. L'usine Le Jabi,
si
elle avait bénéficié justement d'un label production française qui limite un petit peu le fait qu'on peut produire pour beaucoup moins cher ailleurs dans le monde exactement la lingerie que produit Le Jabi, peut-être que ça aurait aidé un tout petit peu. C'est-à-dire, il faut attendre quoi ? Que le travailleur chinois se révolte
lui aussi
? –
Moi, je ne sais pas surtout combien de décennies et de siècles il faudra attendre pour votre produire français, parce que c
'est
les patrons qui décident et c'est eux qui s'en vont. Alors moi, ce que je dis, c'est que les patrons, il faut les contraindre aujourd'hui à ne pas fermer les usines. Et vous me parlez, toujours vous vous cachez derrière les petits patrons pour justement jamais accepter cette décision-là qu'il faut commencer par imposer aux plus gros. Et par ailleurs, les petits dont vous parlez, dans les petits, il y a de tout. Il y a absolument de tout. Et il y a beaucoup de PME dont la très grande majorité, 90%, dépendent des grands groupes. Eh bien, moi, je suis pour, y compris, qu'on aille chercher dans ces grands groupes l'argent pour maintenir ces PME.
Quant aux petits artisans et aux petits commerçants, je peux vous garantir que si cette loi a été prise, eh bien, il pousserait un ouf de soulagement. Parce que combien de petits commerçants et de petits artisans savent pertinemment qu'ils sont les victimes aussi de ces fermetures d'entreprises ? Et c'est les premiers à manifester leur solidarité avec les travailleurs qui se battent. Donc oui, moi, je dis interdiction des licenciements, mais il n
'y a
pas que cette proposition
-là. Pour les banques,
alors, par exemple, parlant des banques, vous proposez donc la fusion de toutes les banques en une seule ?
Écoutez, moi, je crois qu'ils ont fait preuve de leur irresponsabilité, que depuis le début, finalement, au lieu de les mettre en justice, leur demander des comptes, on les inonde de milliards, on leur fait des chèques en blanc, ils continuent de
spéculer. La fusion de toutes les banques en une seule, ça va faire des licenciements dans les banques. Moi, je
dis qu'il faut exproprier les banquiers. Et quand on expropie, on indemnitique ou pas ? Sans indemnité, on exproprie sans indemnité.
Je vais
vous dire, là, je pense que, franchement, on ne doit rien, absolument rien aux banquiers. Alors là, c'est une chose qui est claire. Non, c'est plutôt eux qui nous doivent, beaucoup de choses. C'est y compris eux qui sont responsables de cette crise et donc des dégâts qu'ils ont creusés. Donc expropriation sans indemnité ni rachat, on fusionne effectivement en un seul établissement de crédit.
Mais on garde tous les employés de banque.
Mais évidemment, évidemment, on garde tous les employés de banque qui sont bien utiles. D'ailleurs, c'est les seuls à faire leur boulot.
Éric Brunet, à qui je voudrais quand même accorder une question à notre invité.
Je
vais lui donner une espèce de soutien dont elle se passerait bien.
C
'est embêtant. Je voudrais juste dire un truc. Beaucoup de gens qui sont en train de nous regarder croisent assez rarement dans leur quotidien lutte ouvrière, le combat de lutte ouvrière, etc. Et puis même vous, Nathalie...
Si vous allez les
genoux au Fouquet, j'en conviens.
Mais si
vous allez dans les usines,
dans les entreprises, vous nous croisez
beaucoup plus souvent.
OK. Un point pour vous. Je voudrais juste dire un truc.
C
'est que des Nathalie
Arthauds,
il n'y
en
a pratiquement nulle part au monde. Ce que je veux dire, c'est que moi qui adore l'opinion, je suis admiratif de l'incroyable palette de ce que nous avons en France. Il ne faut surtout pas qu'on devienne un monde bipolaire ou tripolaire comme dans le monde anglo-saxon. Où il y a 2-3 parties qui se tirent la bourre à chaque élection. Regardez l'incroyable nuance que vous avez relevée tout à l'heure à la gauche de la gauche.
Vous
avez vu la diversité, la complexité. Non mais c'est juste exceptionnel. Il n'y
a
pas un seul pays. Sur les 194 pays reconnus à l'ONU, où on va de Nathalie Arthaud jusqu'à Marine Le Pen. Il n
'y
en a pas un seul.
Elle n'est pas d'accord. Mais non, peut-être pas.
Coco Rico.
Moi
j'adore l'opinion, je trouve ça exactement. Il y a une théorie de
10 là-dedans qui était en fait de dire que, par exemple, aux dernières élections et en 2002, nous avions à peu près 5 candidats classés à l'extrême gauche.
Ce
qui en effet est une spécificité française. Tout le problème, et c'est ce qu'Audrey soulignait tout à l'heure, c'est que c'est bien beau d'avoir des candidats trotskistes, des candidats qui se
réclament
du
communisme.
Mais si,
je suis totalement pour la
pluralité, mais je suis pour aussi qu'on propose quelque chose aux ouvriers et qu'on leur donne justement le choix. Alors là,
en
Tunisie,
il
y
a
eu des élections, il y a deux mois et demi, il y avait 100 partis politiques. 100.
Mais justement, la France n'a pas le monopole du
pluralisme. Nathalie Arthaud, vous gagneriez les élections demain.
Que
faites-vous
?
Mais elle
sait qu'elle ne
va
pas les gagner, alors...
Vous faites une constituante ?
Quel
type
de pouvoir vous mettez en place ?
Mais ce
n
'est
pas une
vague, c'était... Quelles institutions ? Non, mais
c'est vrai, c'était un fait. C'est aussi parce que vous savez
que vous n'avez pas
les gagner, vous pouvez faire ces propositions
-là. Oui, mais c'est quoi
le système rêvé,
alors ? Attendez, d'ailleurs, c'est comme Marine
Le Pen, d'ailleurs, et on lui en parlera quand elle viendra, parce qu'elle sait, elle aussi, qu'elle ne pourra pas gagner au deuxième tour, à l'inverse de François Bayrou, qui, si lui, est au deuxième tour, pourra gagner.
Ça me fait d'ailleurs penser que je n
'ai
pas répondu à la deuxième question de Mme Polony, quand elle a expliqué pourquoi, effectivement, nous qui pensons que les élections ne peuvent pas changer le sort des travailleurs, nous nous présentons. Ce n
'est
pas pour vous embêter, je vous rassure tous, là, j
'ai l'impression
de beaucoup vous embêter,
mais c'est pas vrai que vous
vous
embêtez.
Dire que ça suffit, de pouvoir dire notre révolte, de pouvoir dire tout le mal qu'on pense de cette organisation, de cette société, ça, on ne peut pas nous l'enlever. Et je peux vous dire qu'il
y a
eu des luttes importantes, justement, pour obtenir le droit de vote. Alors moi, je veux aussi pouvoir m'exprimer dans cette élection. Je dirais dans cette élection, certes, qu'il ne suffit pas de mettre son bulletin dans l'urne pour changer les choses, mais qu
'il
va falloir renouer avec des luttes puissantes. Vous savez, ça, c'est la grande leçon du mouvement ouvrier. Et tous les travailleurs, vous savez, la connaissent, cette leçon. C'est qu'ils n'ont jamais rien obtenu par les élections. Tout ce qu'ils ont obtenu, ils l'ont arraché. Ils
l'ont arraché au
patronat par leur lutte et par leur mobilisation.
Et bien moi, je me présente par leur
lutte et par leur mobilisation. Et vous saviez mieux que moi comment les congés payés ont été obtenus. Et moi, je suis convaincue que l'interdiction des licenciements, ce serait une avancée de ce type-là, des congés payés, un progrès du même type. Et que ce progrès-là, on peut effectivement l'arracher par notre mobilisation collective. Alors oui, moi, je prendrai la parole dans cette élection pour le dire. Et aussi pour témoigner, parce que moi, je ne réfute pas ce terme-là. Mais vous savez, je ne serai pas la seule candidature de témoignage, comme vous dites. On peut en citer bien d'autres à droite. Moi, d'ailleurs, je ne vois pas leur différence.
Vous, vu de la droite, vous ne voyez pas de différence à la gauche
de la gauche.
Moi, vu de gauche, je ne vois pas de différence dans toutes ces
congés de droite.
Ça
fait du bien, Audrey Pulvar, vous dites qu'elle est droite. Non, je
parlais... J
'identifiais plutôt
deux
autres. J'étais contente, Audrey. J'ai
entendu que Jean-Luc Mélenchon était quasiment le candidat du Grand Capital. Donc c'est vrai que là, pour le coup, je suis très
d'avance. Mais dans
cette élection, je finis, je serai effectivement la seule candidate communiste. Voilà. Pour
la dictature du prolétariat, si vous preniez
le
pouvoir. Mais aujourd'hui, c'est la dictature des marchés
financiers. Vous la trouvez belle, cette dictature
des marchés
financiers
? Ces grands
capitalistes, c'est les nouveaux rois, c'est les rois modernes. Ils ont un droit de vie ou de mort sur les entreprises. Et dans leurs mains, ils ont l'avenir de dizaines de milliers de familles qu'ils mettent au chômage et donc dans la misère dans cette période-là. Alors moi, cette dictature-là, je peux vous dire que je la combattrai jusqu'au bout. Allez,
il vous reste trois secondes. Merci, Nathalie Arthaud. Ces trois secondes, vous allez les utiliser pour expliquer votre choix de la semaine parmi les dessins qu'on vous a proposés. On a demandé à tous nos invités de choisir un dessin dans la presse satirique et presse quotidienne, d'ailleurs. Vous avez pris,
vous,
un dessin dans le magazine Politis, signé Aurel. On voit le ministre de l'Éducation, Luc Châtel, qui évoque la suppression de la cinquième semaine. On réfléchit également au retour du fouet, dit-il, pour stimuler la productivité des fouets français.
Ça plaira, Natacha Polony.
Les fouets français.
Le message que vous vouliez faire passer, c'est ?
J'aime bien le premier degré et je crois que c'est vraiment la politique que le gouvernement en tête veut nous imposer. Voilà, qu'on soit avertis tous.
Richard Anconina, en tant que supporter du Paris Saint-Germain, a choisi ce dessin publié par l'équipe. Polé, Platini, Maradona, Zidane au Paris Saint-Germain. Presque pas vrai. On voit l'émir du Qatar qui dit, les Beatles, Liverpool ne veut pas les libérer. Pourquoi ce choix-là, Richard Anconina ?
Parce que ce qui se passe en ce moment, c'est un peu n'importe quoi.
Au PSG
? Au PSG, voilà. C'est
votre
préoccupation du moment. Non. Non. Il
n'a pas voulu rentrer dans le débat, c'est tout. On m'a demandé de
choisir un dessin, j'ai joué le jeu, donc ce n
'est
pas la peine de mettre tout un truc. Écoutez, j'ai choisi le moins pire, qui me paraissait le moins pire, à commenter. Et là, je me trouve dans une situation où je suis obligé d'être. Alors écoutez, je connais les Beatles et je connais les Liverpool. Et le reste... Merci pour ce choix,
Richard.
J'aime le beau jeu. C'est bien, c'est bien, il y
a
du beau jeu au PSG, ils vont gagner le chantier là
!
Bruno Solon lui a choisi la visite prochaine, on nous l'a annoncé, c'était en JDD dimanche dernier, de Nicolas Sarkozy et Carla, chez les pandas. Ils devraient aller au zoo de Beauval pour voir les pandas. Et on voit un des deux pandas qui dit « Sois gentil, eux aussi ils sont en voie de disparition ». Pourquoi
ce
choix ? Parce que je crois que je suis arrivé un petit peu en retard et c'est un des derniers dessins qui est resté. Et indépendant de ça, j'aime beaucoup Vosniak, c'est un dessinateur,
j'aime bien
son trait. Et c'est marrant parce que pour moi, c'est la vérité qui sort de la bouche des enfants.
Je
crois que les pandas, en fait, c'est les jouets préférés des enfants,
c
'est les nuances préférées des enfants. Et voilà, ils ont raison de me dire qu'il y
a
de fortes chances que
ton
bouquin, ça soit un poster qui nous fasse rire après le bousiné. Je sais très bien que
je te porte de toute cette loi, si j'ai que moi.
Sarah Martin s
'a
choisi. Elle aussi a un dessin, non pas par obligation, mais par défaut, puisque le sien avait déjà été pris, je crois, par Éric Brunet. Mais vous êtes rabattue sur celui de l'excellent dessinateur.
Pour en
négocier, j'ai perdu.
La galanterie
n'a pas été de mon pété.
C'est un joli
dessin de Cardon quand même. Un naufrage, les grandes intuitions. Et on voit Nicolas Sarkozy en train de préparer un radeau.
Oui, parce qu'effectivement, ce dessin presque se passe de commentaires. Mais à la limite, on parlait du Costa Concordia et on s'indignait surtout des mesures de sauvetage qui n'avaient pas été très efficaces. Voilà, je trouve que ça m'inquiète aussi, quoi, si c'est des mesures de
sauvetage. On peut avoir le parallèle
en politique. Très bien, c'est un bon choix,
cher Sarah. J'ai fait
ce que j'ai pu. C'est pas mal. Yvon Attal, lui, il
n
'a pas pu choisir entre deux dessins. Vous avez
pris deux dessins, carrément. Alors le
premier... Ils vont de pair, quoi.
Oui, oui, alors
on va lire les deux. Le premier, c'est Eva Jolie qui veut que Kipour et l'Aïd El-Kébir soient déclarés jour férié. On voit un mouton qui dit que
c
'est pas cette année que je vais voter écolo. Et on voit... Alors c'est quoi ? J'arrive pas à distinguer ce qu'il a sur la tête. Un chapeau.
Un chapeau des... Je crémule comment ça fait.
Moi non plus, en tout cas. Et l'autre dessin, c'est Eva Jolie qui tombe de se rattraper et qui dit « Et un jour férié pour les athées ». Bon, le premier a été signé « Luz », le deuxième dessin « Honoré ». Pourquoi ces deux choix-là
?
Non, parce qu'en fait, moi je fais Kipour depuis que je suis tout petit. Et depuis tout petit, je me suis toujours demandé pourquoi il fallait mentir. Quant à l'école, je manquais ce jour-là à l'école. Il fallait dire pour des raisons familiales et des machins, etc. Et c'est vrai que depuis tout petit, je me pose cette question. Pourquoi il faut mentir ? Pourquoi il faut être hypocrite, etc. Et le deuxième dessin pour dire que bon, on ne va pas rentrer là-dedans. On ment et puis c'est comme ça. On ne peut pas...
Vous
allez être rassurés, Richard Anconina. Il n'y a pas que vous qui avez pris un dessin sur le foot. Regardez par exemple Thomas Oliveres qui a choisi « Cantona candidat, ni gauche ni droite, avant centre ».
Moi,
j'ai été fan du footballeur.
Et
c'est vrai que je trouve...
Et vous
aviez 12 ans.
Oui, mais on renvoie les images, on les revoit. Et c'est vrai que ça a été un grand footballeur. Et il parle beaucoup avec des métaphores. Donc si jamais il a les 500 signatures, j'ai hâte de lire son programme.
Je
crois qu'il ne
veut
pas vraiment être candidat. Il veut juste mettre le logement au cœur de la campagne électorale. Éric Brunet a choisi un dessin signé « Potus » publié par le Canard Enchaîné. On y revient. Nationalisons le fouquette.
Alors,
j'ai l'impression que ça ne va pas tellement marcher. J'ai pris ce dessin parce que c'est un des seuls que je ne trouvais pas drôle. Et j'ai l'impression que c'est le dessin qu'on voit tous les jours depuis 5 ans. C'est pour ça que je l'ai pris. Voilà, c'est la sérénate
du fouquette. Non, mais
franchement, est-ce que... Attends, Bruno, est-ce que tu trouves marrant un dessin ?
Tu
le
dis,
ton canard,
et
tu le dis. Oh, nationalisons le fouquette.
Non, ce n'est pas le meilleur dessin. C'est à chier.
Audrey
Pulvar a choisi. C'est par
rapport à ces nouvelles mesures, ce
nom social, etc. Oui, c'est pas l'explicité, c'est trop tard, on n'est pas sûr suivant. Audrey Pulvar a choisi. Je rejoins la
suite, on ne
fait
pas. On y reviendra tout à l'heure. Audrey Pulvar a choisi une caricature de Rachida Dati, signée Luz. On voit Rachida qui dit, si l'UMP me fait chier, je pars chez Bayrou. Oh non, pitié, lui dit François
Bayrou.
C'est drôle.
Je
fais partie de ceux qui disent et répètent chaque semaine dans cette émission que Rachida Dati est loin d'être enterrée, que ce n'est pas parce qu'elle n
'a
pas obtenu ce qu'elle voulait à Paris, quoique une circonscription lui semble réservée aux grandes dames de M. Goujon. C'est pas parce qu'elle n'a pas obtenu ce qu'elle voulait que ce n
'est
pas une menace et je crois que Nicolas Sarkozy la prend très au sérieux, que beaucoup de gens à l'UMP redoutent les talons aiguilles de Rachida Dati. Elle
n'est pas
hors-piste pour l
'instant. Pas du tout. Le coup de talons aiguilles de Rachida Dati dans les parties, c'est assez redouté par les mâles de lui.
Natacha Polony a choisi ce dessin, signé Le Fred Touron dans le canard enchaîné. Hollande, marchand de rêve à la Martinique. C'est quoi l'espérance lucide, dit un martiniquais ? Ça veut dire « te fais pas d'illusions », répond un autre.
J'adore le slogan « l'espérance lucide ». C'est le genre d'oxymore, on attend la crise joyeuse, la mondialisation festive, c'est le bonheur. J'ai trouvé ça d'autant plus drôle que je me souvenais que le voyage en Martinique ou en Guadeloupe, d'ailleurs je ne sais plus, n'avait pas été très réussi pour Édouard Balladur. On dit que Hollande se balladurise. Et si vous vous souvenez bien, c'est peut-être pour ça qu'Hollande est restée très sobre en allant aux Antilles. C'est qu'il avait très très peur qu'on lui ressorte les images de Doudou aux Antilles, ça l'avait flingué,
c
'était terrible.
Avant qu'on montre mon choix,
j
'aimerais quand même vous dire que, pardon, il y
en
avait des très drôles. La preuve, je crois vraiment que
celui
-ci...
La
résistante birmane, et on la voit, parce qu'Alain Juppé l'a décoré de la Légion d'honneur, et on la voit dire à Alain Juppé, chouette comme Stone et Chardin. Moi, je trouve ça formidable.
C'est parce qu'elle ne savait pas que c'est pas seulement comme Stone et Chardin, c'est aussi comme Éric Brunet. Ah
ben oui, c'est vrai, vous avez eu la Légion de...
Vous avez été récompensé avant la sortie du livre.
Je crois que l'honneur, c'est de la
refuser maintenant, la médaille. Ne dites pas ça, c'est très discourtois et c'est pas vrai. Je veux bien m'en expliquer, si vous me posez la question...
Non mais justement, c'est pas
discourtois, je dis avant la sortie
du livre. Oui,
parce qu'il y a une soi-disant enquête administrative, ça dure un an, moi, on me l'a proposé en octobre 2010, pour d'autres raisons, ma vie ne commence pas maintenant, et bien après, j'ai entrepris de faire ce livre. Alors malheureusement, je savais que j'allais l'avoir, puisque ça me fait marrer d'ailleurs, il
y a
des gens qui refusent la Légion d'honneur, comment peut-on la refuser ? Moi, j'ai écrit au moins une dizaine de lettres commandées à la chancellerie de la Légion d'honneur. Donc quand on m'a dit, le 2 janvier, vous l'avez, je le savais déjà. Il y
a
des gens qui prennent des postures et qui la refusent. Non, je l'avais dit. Le seul problème, c'est que mon bouquin sortait le 4 janvier. Donc on s'est bien moqué de moi. Malheureusement, je vous demande de me croire.
C
'est de bonne guerre !
Non, c'est une coïncidence !
Vous n'êtes pas en coin, il faut passer par Éric Wehr pour accélérer la procédure. C'est pas la peine d'envoyer du courant.
Je l'ai eu, je l'ai eu pour de vraies raisons. Il se trouve que je fais une petite émission sur France 3 Paris, très modeste, qu'on ne voit jamais à Paris.
Une
émission culturelle.
Oui.
Et qui est multidiffusée sur TV 5 Mondes. C'est vrai ou pas, Solo ? Ça, tu peux au
moins dire ça. Oui, oui, oui. Très bien, mais... Et qui est multidiffusée sur TV 5 Mondes. De
quelle
droite ? On la voit quand on est à l'étranger. Oui,
tout à fait. Et donc c'est à ce titre-là qu'un ministre qui est devenu ministre des Français de l'étranger m'a proposé la Légion d'honneur.
Et j'ai accepté. Lequel, David Bouillet
? Non ! Celui qui va remplacer expel Édouard Coursier. Parce que là,
il
ne faut
pas la ramener. Il
ne
faut
pas la ramener.
Ne ratez pas la fin de l'émission, il sera dans le fauteuil. Éric Brunet, on va remercier Nathalie Arthaud d
'avoir accepté de jouer les jeux, de l'équité et du temps de parole. Merci à vous. Et bonne chance pour cette campagne électorale. Bonsoir.
On
va accorder à notre second invité politique de la semaine, maire de la ville d'honneur, député de l'Essonne. Il est aussi président du parti Debout la République, candidat déclaré à la présidentielle, ancien membre du RPR et de l'UMP. Il a fondé son propre parti gaulliste pour marquer sa différence avec la droite actuelle. Il a déjà tenté de se présenter en 2007, mais il n'avait pas les 500 signatures. Là, il paraît qu'il les aura. Il publiera son programme en mars aux éditions du Rocher. Retrouvons nos couleurs. Voici Nicolas Dupont-Aignan.
Ils
vous sont appartis. On vous a reçu dans cette émission il n
'y a
pas si longtemps. Mais il se trouve qu'on repart à zéro. C'est comme ça à partir du 1er janvier, puisqu'on entre en campagne électorale. Avant d'utiliser votre temps de parole,
j
'aimerais savoir si Yvan Attal, ça vous intéresse de voir défiler comme ça tous les candidats
politiques ? Bien sûr, il
y en a d'autres 15 minutes. C'est bon comme ça.
Vous, Bruno Solo ? Oui, bien sûr, ça me passionne, moi, la politique.
Bon,
Sarah, Martin ? Pareil. Richard, Ocolina
?
C'était très plaisir. J'aurais aimé qu'il y ait un peu plus de temps entre les deux pour que je puisse me moucher. Parce que là, j'en peux plus. Retrouvons nos couleurs. Mouchez-vous tranquillement, Richard. Libérons la France.
Je vous conseille d'arrêter
de parler, là, quand il est mouché. Vous avez une dimension de son nez, je vous assure que c'est impressionnant. Quand il se mouchait sur le plateau...
Je viens de moucher, vous tranquille. Je veux bien qu
'on enchaîne les politiques, mais il
faut que je me mouche.
Je vous demande de se moucher.
Richard, il y a des caméras partout, ici.
Merci, en tout cas, de revenir nous voir, Nicolas Dupont-Aignan. Je sais qu'à chaque fois, vous vous plaignez des médias. Là, je ne
vais
pas me plaindre. Chez nous, franchement. Ah, franchement. D'ailleurs, je me demande même ce qu
'on
va vous poser comme question. On vous avait déjà tout posé la dernière fois. Sauf qu'on attend, finalement, votre programme. Il paraît que vous avez encore des choses à nous dire. Qu'est-ce qu'on pourra découvrir ? Je ne
vais
pas mentir, je n'ai pas encore l'exemplaire du livre.
C
'est une fausse couverture parce qu'il n'est pas encore... Qu'est
-ce
que tu étais étonné, d'ailleurs ?
Il n'est pas encore en librairie.
À l'intérieur, je peux vous dire, c'est à la recherche du temps perdu. Non, sérieusement, qu'est
-ce
qu
'on
va trouver dans votre programme qu'on ne connaît pas déjà
?
Ah, des propositions concrètes. Très concrètes.
Mais encore.
Mais encore.
Comment on
peut sortir notre pays de la crise
? Pourquoi
on n'est pas condamné à subir ce qu'on vit aujourd'hui ? C'est-à-dire cette espèce d'impuissance totale des hommes politiques. Pourquoi on continuerait comme ça ? Et quelles sont les solutions ? Voilà. Donc je propose des points concrets sur l'économie. Comment relocaliser un million d'emplois ? Voilà. J'explique. Parce que j'ai entendu Nathalie Arthaud tout à l'heure. Une indignation qui est légitime. Mais comment on fait après ? Et ce bouquin va
donner un note d'emploi. Parce que vous, à la différence d
'ailleurs, vous voulez gouverner, évidemment.
Ben, écoutez, quand je me suis présenté aux élections dans ma mairie, c'est parce que je voulais être maire et que j'avais envie de faire quelque chose pour ma ville. Si j'étais député, c'est parce que je m'intéresse à mon pays. Et si je suis candidat à la présidentielle, c'est pas pour faire des ronds dans l'eau. Je vous aime beaucoup, mais il y a d'autres choses à faire dans la vie. Donc, si je suis là, c'est parce que
je
souffre de voir mon pays comme ça. Je suis absolument convaincu qu'on peut faire mieux. Comment un pays qui est sorti de la guerre,
où
tout était détruit, qui a réussi à se reconstruire, qui a donné une dignité aux femmes et aux hommes qui l'ont reconstruit, qui a donné un avenir à nos enfants, et nous, là, on devrait s'écraser, on devrait rien faire, on nous dit toujours, on peut rien faire. Ben voilà. Donc, j'ai un mode d'emploi, avec des propositions très concrètes sur l'emploi, notamment, parce que c'est la question clé. Si on ne relocalise pas un million d'emplois dans les 5 ans qui viennent, eh bien,
c
'est toute notre civilisation, j'emploie ce grand mot, qui va s'effondrer. On va devenir, ben quoi, des clochards ?
Vous,
vous ne voulez pas interdire
les
licenciements ?
Ben, on peut interdire les licenciements demain matin. Très bien. Mais si toutes les entreprises s'en vont, on fera comment ? Non, moi, je veux, au contraire, qu'on protège la France, qu'on protège l'Europe. Je veux que la mondialisation ne soit pas un nivellement par le bas, mais qu'elle élève. Et ça, ça veut dire avoir le courage, ce que n'ont pas les autres, parce que sinon, je ne serais pas candidat, le courage de mettre en œuvre le protectionnisme. Je serais le candidat du protectionnisme. Et on peut avoir un protectionnisme intelligent. Le made in France ? Pas le made in France pour dire le made in France. C'est sympa de dire HT français quand on a signé
tous
les traités
qui
délocalisent, qui ont favorisé les délocalisations. C'est ce que fait François Bayrou. Alors, tout à coup, ils découvrent qu'il faut acheter français. Bravo, ça fait 10 ans, je le dis. Mais comment on fait
pour
qu
'on
produise français ? Et là, j'ai des recettes. L'euro, on en sort avec vous, alors ? Bien sûr, c'est un des éléments de ce protectionnisme, parce qu'aujourd'hui, il
y a
un protectionnisme monétaire que font les autres. La Chine, qui a dévalué sa monnaie de 50%, qui fait travailler des femmes et des hommes dans des camps de travail,
12
heures par jour, un dortoir pour les femmes, un dortoir pour les hommes, 50 euros par mois, des miradors autour, des gardes. Et nos entreprises occidentales, européennes et américaines vont faire produire les objets que nous consommons là-bas, et on dit bravo, et c'est moi qui serai, allez, ringard, parce que je refuse ça.
Mais
on peut faire du protectionnisme sans sortir de l'euro.
On
peut faire du protectionnisme
sans sortir de l'euro,
mais si on fait les deux ensemble, on gagnera au moins 10 à 15% sur la valeur de la monnaie, et en plus, on fera du protectionnisme ciblé sur les produits qui sont fabriqués à partir de l'esclavage humain. Moi, je ne
suis
pas pour le protectionnisme vis-à-vis des produits fabriqués en Allemagne, en Italie, là où il y a le même standard de vie. Il faut de la concurrence. En revanche, je ne supporte plus cette classe politique qui abandonne face à cette concurrence déloyale qui aboutit à une hémorragie insupportable. Qu'on comprenne bien, on revient au franc, donc, avec vous. Oui, on revient à l'euro-franc. C'est
-à-dire, c
'est
quoi la différence
? La différence, c'est qu'on garde un système monétaire européen qui coordonne les monnaies. Pourquoi
? Parce
que, un, on va doper les exportations, on va avoir davantage envie de produire en France, et puis, surtout, on va sortir de la dictature des marchés financiers. Avec la Banque Centrale Européenne, les États ne peuvent plus emprunter à taux zéro à la Banque Centrale. La Banque Centrale prête à 1% aux banques privées, mais impose des taux d'intérêt confiscatoires aux États. M. Draghi, vous savez, le nouveau président de la Banque Centrale Européenne, qui est le petit télégraphiste de la Banque Goldman Sachs. Parce que c'est quand même extravagant qu'on a mis à la tête de la Banque Centrale Européenne celui qui a été vice-président pour Goldman Sachs de l'endettement des États. Eh bien, qu
'est
-ce qu'il a fait à Noël ? Dans le silence assourdissant des chefs d'État. Tiens, c'est curieux, on ne les a pas entendus.
Il
a financé pour 500 milliards d'euros les banques privées à 1%, c'est-à-dire de l'argent quasi grand, gratuit. Et au même moment, on dit aux Italiens, aux Grecs, aux Portugais, aux Français, vous êtes des profiteurs, vous ne travaillez pas assez, vous êtes des nuls, et on va vous prêter à 6%, 7%, 11% en Portugal, 28% en Grèce. Ça veut dire
que
d'un côté, les facilités pour les banques, de l'autre, on écrase les peuples. Et
ça, cette Europe-là, elle va nous mener
à une tragédie politique et sociale.
On nous
fera remarquer à juste titre que le grand risque d'une sortie de l'euro, c'est un renchérissement de la dette dû à une dévaluation de l'euro. Or, vous avez été le premier à souligner que le problème de la dette française, c'est qu'elle est détenue en grande partie par l'étranger, puisque l'instance qui est censée justement gérer cette dette a fait exprès de la faire détenir par des étrangers, alors que le Japon, par exemple, qui est beaucoup plus endetté que nous, en fait, ce sont les Japonais qui détiennent leur dette, donc il
y
a moins de risques. Donc, on risque de voir une dette exploser.
Alors, deux choses. D'abord, j'étais le premier à dire que France Trésor, qui
est
l'organisme qui gère la dette de la France, a son comité stratégique, c'est quand même extravagant, des banquiers internationaux, de toutes les nationalités, ça veut dire qu'on a confié la gestion de la dette de la France à ceux qui en profitent. C'est le plus grand conflit d'intérêt du siècle. Silence radio. Premier point. Deuxième point,
pas
du tout, parce qu'on va sortir de l'euro, justement, pour échapper à cette tutelle des marchés financiers. Et très vite, on va financer notre dette, rembourser notre dette, par des financements directs de la Banque de France
à
0%, et on n'aura pas à payer des taux d'intérêt. On va échapper à ce piège.
Et pourquoi ils gardent l'euro, à votre avis ? Alors,
la dette, elle sera encore libellée en euros.
Oui.
L'argent
qu'on doit au marché sera encore libellé
en euros.
Un peu plus
cher, oui. Un peu plus
cher. Vous
avez raison. Nous avons besoin
de ces marchés financiers pour financer notre protection sociale, pour financer les salaires des fonctionnaires, puisque la France est, vous le savez mieux que nous tous ici, en déficit primaire.
Elle
n'est pas capable aujourd'hui de payer les salaires de ses fonctionnaires. Elle n'est pas capable aujourd'hui de financer le déficit de la sécurité sociale. Elle n
'est
pas capable aujourd'hui de faire face à ses engagements sans passer par les marchés financiers. Or, cette dette, elle existera encore. Elle sera libellée en euros. Et nous, nous aurons une monnaie qui sera dévaluée par rapport à l'euro aujourd'hui. Donc, forcément, on sera dans une situation de faiblesse et de déficit important.
C
'est totalement l'inverse. Parce que si on sort de l'euro, justement, on ne sera plus prisonnier de la Banque Centrale Européenne qui, vous le savez, n'a pas le droit de prêter directement aux États. Et donc, on pourra se refinancer auprès de la Banque de France à 0% sans passer par les marchés financiers. Quand
M. Draghi
finance, donne 500 milliards d'euros aux banques, ce n
'est
pas de la planche à billets. Simplement, la planche à billets, elle fonctionne par les banques privées. Moi, je veux revenir à ce que la France a mis mille ans à conquérir.
Les
rois, Napoléon et la République. La Banque Centrale, c'est la banque de tous les Français. Il n'y a aucune raison de laisser ce privilège à des banquiers privés qui rémunèrent des traders de manière folle, qui favorisent les délocalisations, qui ont créé la pire bulle spéculative de tous les temps et qui ont créé de
l
'inflation. Donc, au contraire, je vais libérer le pays de cette soumission au marché financier. Alors, vous avez raison sur un point, et je le dis, ce n
'est
pas la solution miracle.
Nous
devons équilibrer nos comptes.
C
'est évident. Mais comment on va équilibrer nos comptes ? Vous savez, j
'ai
une anecdote. J'ai reçu, je suis maire d'une ville et c'est peut-être pourquoi j'ai encore un peu les pieds sur terre. J'ai reçu, il n
'y a
pas longtemps, un ménage sur-endetté. Ils ont tous les deux perdu leur boulot. J'aurais pu leur dire, comme nous disent, en fait, le gouvernement ou M. Hollande,
c
'est pareil, en fait, ils font la même politique. J'aurais pu leur dire,
bon,
il faut que vous réduisez votre train de vie, vous allez quitter votre logement, vous allez supprimer vos dépenses, vous allez vendre votre voiture, vous allez vivre sous un pont, votre budget sera équilibré. Voilà. Vous touchez 200-300 euros, vous allez équilibrer votre budget. Ça, c'est ce qu'on propose aux Français aujourd'hui.
On
leur dit, c'est de votre faute, souffrez. Moi, je dis autre chose. Je dis que le premier devoir que j'ai à chaque fois que je reçois quelqu'un qui est dans cette situation,
c
'est de lui dire, qu'est-ce que je peux faire pour vous retrouver un boulot ou même un petit boulot pour que vous puissiez financer vos charges ? Certes, il
faut
arrêter les gaspillages, il y en a, mais il faut vous redonner la capacité de croître. Et c'est là où on en vient sur le projet économique que je vais présenter aux Français, qui est original, différent des autres. C'est ce projet économique, c'est relocaliser un million d'emplois en se protégeant, en baissant l'impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent en France. Je propose la division par deux de l'impôt sur les sociétés uniquement pour les entreprises qui investissent ce bénéfice en France, pas qu'ils le distribuent aux actionnaires. Je propose
le contrôle des banques. C'est assez franc, j'ai une
proposition de dernier mot.
Je propose le contrôle des banques, c'est-à-dire qu'on sépare les banques de dépôt, les banques d'affaires. Quand on dépose de l'argent dans une banque, un artisan, un commerçant, il n
'y a
aucune raison que cet argent aille sur les marchés financiers. Il doit servir à l'économie réelle. Ce
qui est terrible aujourd'hui, c'est qu'il ne développe pas les économies
réelles.
Vous
proposez aussi, Nicolas Dupont-Aignan,
des nationalisations. Par exemple,
vous
proposez de renationaliser les autoroutes, la Poste, EDF, GDF. Ça coûte beaucoup d'argent, tout ça.
Ou même les contrôleurs dans les aéroports. Oui,
parce qu'on est tous pour le service public. Vous avez raison. Tout le monde se désole de voir le service public partir à volo. Ça a été voté, par exemple, par les gouvernements de droite et de gauche à travers les traités européens. Mais ça coûte de l'argent de renationaliser tout ça. Où
est-ce que vous trouvez
cet argent ?
D'abord, deux choses. Aujourd'hui, ces entreprises, elles prennent l'argent où ? Elles raquettent les Français.
Quand
vous pensez qu'EDF
a
pris les factures d'électricité des Français les plus pauvres pour acheter pour 15 milliards d'euros de centrales nucléaires en Angleterre, qui sont pourries, vous trouvez que c'est digne d'une entreprise publique ? Est-ce que vous croyez normal que sur les routes de France, on soit obligé de payer pour nourrir des entreprises que je ne citerai pas ? Je suis désolé. C'est normal qu'il
y ait
un péage pour payer la construction d'une autoroute. Parce que moi, je ne
vais
pas être démagogique,
je
ne
vais
pas vous dire demain, il n'y
aura
plus d'autoroute de péage en France. En revanche, j'estime que quand l'autoroute est amortie, la liberté de se déplacer en France fait qu'on ne doit pas rétablir l'octroi d'ancien régime. C'est scandaleux. Alors l'argent, je vais vous le dire, le programme de nationalisation,
c
'est-à-dire de réappropriation par la nation
de
biens publics
qui
doivent servir tous les Français. Ça coûte moins cher que l'aide qu'on a donnée aux banques en Grèce. Les Français ont payé 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros,
pour
aider des banques en Grèce, pour sauver une monnaie qui n'est pas sauvable dans ce pays.
C
'est délirant. Alors je propose, oui, que les biens publics appartiennent à la nation et soient gouvernés de manière plus juste. Et qu'en revanche, on libère l'initiative privée pour les artisans, les commerçants. Parce qu'il n'y
a
aucune raison de créer des monopoles privés. Voilà. C'est mon côté gaulliste. Audrey,
et après on revient à Natacha. Vous proposez, entre autres, vous parliez de protectionnisme tout à l'heure, des zones régionales homogènes de libre-échange. Parce que vous estimez qu'on ne peut pas faire cohabiter, ou en tout cas, mettre dans le même ensemble des économies qui n'ont pas les mêmes fondamentaux, par exemple, le coût du travail, etc. Donc vous voulez des zones, par exemple, je lis votre programme, il faut l'appliquer en distinguant, par exemple, les pays de l'Est en Europe où les salaires peuvent être dix fois plus bas qu'en France.
Est-ce que ça veut dire qu'au sein de ces zones qui seront donc des espaces protégés, on interdit les délocalisations vers les zones plus favorables aux entreprises et moins favorables aux salariés ? Est-ce qu'on interdit les importations de biens produits dans les zones plus pauvres ?
Moi, je ne crois pas à l'interdiction.
Je
crois à l'incitation. Et ce que je veux, c'est qu'un chef d'entreprise, j'ai visité beaucoup d'entreprises qui délocalisaient, et tous ont dit la même chose. Quand on a un salaire en Roumanie qui est dix fois moins élevé qu'un salaire en France, s'il
n
'y a pas une écluse pour le produit qui revient de Roumanie, eh
bien,
on va tous partir là-bas. L'industrie automobile française a délocalisé la moitié de sa production en cinq ans.
Moi,
je veux bien, si on continue comme ça, on sera un désert industriel. Ça
veut dire qu'il n'y aura plus rien. On n'est pas encore.
On a perdu un million d'emplois industriels. Si on en perd un autre, il n
'y
a plus rien. La sécurité sociale, les retraites,
vous
pouvez dire adieu. Et ce qui me met hors de moi, et c'est pour ça que je suis candidat, il faut bien le comprendre, c'est de voir la classe politique passer sa vie, aller visiter des usines.
Il y
a plus de caméras dans les usines que d'ouvriers, d'ailleurs, quand ils viennent, et qu
'ils
vont faire du cinéma là-dessus. C'est insupportable. De même, j'entendais Nathalie Arthaud, parce que je passe après, c'est facile, mais elle disait les travailleurs, mais il
n'y
a plus de travailleurs avec des chômeurs. C
'est
pour ça qu
'ils
ne se révoltent pas. Parce que quand vous êtes condamnés à la misère, qu'est-ce que vous faites ? Moi, j'ai rencontré des ouvrières dans les Vosges, qui me disaient 52 ans,
on
est jetés comme des chiens. Mais jusqu'à 62 ans, on va être au RSA. Et après 62 ans, notre retraite, elle va être de 500 euros. Alors c'est ça, la mondialisation qu'ils aiment tant. On peut inverser le cercle. Et on peut favoriser ainsi l'élévation du niveau de vie en Roumanie, en Chine, parce que la Chine aura intérêt à
se
développer son niveau de consommation et son niveau intérieur. Mais ce n
'est
pas moi qui l'ai dit.
Il
y
a
des grands économistes qui l
'ont
écrit Maurice Allais, le seul prix Nobel français.
Mais regardez par exemple l'exemple de l'EUJABY, dont on
parle
beaucoup cette semaine. Depuis 8, 9 ans, 10 ans, il
y
a
eu
3 grands plans sociaux à l'EUJABY.
Il
y a
eu
quasiment 800 emplois qui ont été supprimés. Des sites ont été fermés. Et l'EUJABY, là, aujourd'hui, produit déjà 80, 10% de sa production à l'étranger et non pas en France.
Et
cette externalisation va continuer. LeJABY était dans une situation où
elle
pouvait être reprise pour 1 euro symbolique par des investisseurs. Quel projet est retenu ? Un projet qui poursuit les délocalisations, qui poursuit les suppressions d'emplois. Mais ça veut dire aussi qu'il n'y a pas eu aujourd'hui d'investisseurs assez intéressés par le projet de LeJABY pour relocaliser
l'emploi en France. Non, mais
moi, je suis ravi. Ça ne prend pas mon temps de parole. À qui la faute ? À celui qui, parce que les règles sont comme ça, va aller à l'extérieur ou aux hommes politiques, aux dirigeants français qui ont mis en place un système qui pousse les entreprises à partir ? La responsabilité d'un homme politique, c'est de dire à un moment, je change la règle du jeu. Ils ne veulent pas changer la règle du jeu. Je vais vous dire, ils ne veulent pas la changer. Parce qu'en vérité, ceux qui commandent aujourd'hui l'État, ceux qui sont les vrais maîtres, ce sont les banques et les entreprises multinationales. Et les hommes politiques sont devenus des pantins.
Et
que feriez-vous
?
Je l'ai dit, sortir de l'euro pour avoir une monnaie moins chère, des droits de douane sélectifs, des quotas, l'Argentine l'a fait, le Brésil l'a fait, la Chine le fait tous les jours, les États-Unis commencent à le faire. Pourquoi l'Europe, la France, serait le seul pays à crever la bouche ouverte sans rien dire ? Natacha
Polanyi. Monsieur le
Ponteignan, moi j'ai une question qui va vous paraître après tout votre programme bassement politicienne mais qui me
semble
quand même assez importante.
Et il vous reste
3 minutes. Oui,
il faut que
je la laisse parler.
Parce qu
'on vous écoute, vous nous avez égrené des propositions à un vrai programme, vous parlez aussi d'une taxe Tobin, d'économie participative et du coup j'imagine que les gens qui nous regardent doivent se demander où vous vous situez sur les chiquets politiques. Première question. Mais surtout,
moi
je me souviens par exemple qu'un homme politique qui à une époque était assez proche de ce que vous proposez là, Jean-Pierre Chevènement, disait au-dessus de la droite, au-dessus de la gauche, il y a la République. Donc, vous êtes à gauche, vous êtes à droite, vous êtes au-dessus sur la République et en cas de deuxième tour, avec tout ce que vous avez dit sur la politique actuelle, sur Nicolas Sarkozy, vous allez vous rallier à Nicolas Sarkozy ou vous ferez quoi ?
D'abord, quand un pays est menacé dans sa survie, la survie de son économie,
c
'est-à-dire de son modèle social, c'est-à-dire la façon de vivre ensemble.
Pour
moi, il n
'y
a plus de droite, il
n'y
a plus de gauche. Il y a l'intérêt national et il
y
a le reste. Il y
a
la politique haérie, cette politique haérie si médiocre qui tourne à vide, c
'est
les vélos d'appartement, ils font tous du vélo d'appartement, leur politique n'a pas de prise sur la réalité. Voilà pourquoi les Français s
'en
désintéressent. Et puis, il y a la capacité un jour à trouver un leader politique qui va mener la bonne politique pour sortir le pays de la mélasse. Pour ne
pas
employer un mot plus vulgaire. Voilà, moi, ce que j'ai envie de faire pour mon pays.
C
'est tout. C'est très simple.
Oui, mais actuellement, vous gouverneriez avec qui ?
Si vous êtes élu, vous
gouvernez avec
qui ? Rassurez
-vous, si j'étais élu, on ne manquerait pas de gens pour gouverner parce que dans ces cas-là, il
n'y a pas de problème. On est d'accord.
Je refuse, je refuse de toutes mes forces, mais sinon, je n'aurais pas le courage de faire tout ce que je fais. Je refuse ce faux jeu, cette espèce de duel de l'impuissance, le pansement rose, le pansement bleu.
Est-ce
que
vous pourriez appeler
à voter Marine Le Pen au cas où elle serait au deuxième tour ? Puisqu'au fond,
il
y a des idées qui se ressemblent de la sortie de l'euro et d'autres, même si effectivement, on n
'avait
pas les
mêmes... Il y a des gens à gauche
qui proposent la sortie de l'euro, qui proposent le protectionnisme. Oui,
mais
ils ne
seront pas forcément au deuxième tour. Alors que... Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas le français. C'est le drame. Elle a
des chances, il y
a
un risque, vous prenez
ça comme vous voulez, qu'elle
soit au deuxième tour. Est-ce que vous êtes capable de dire « j'appellerais à voter
Marine Le Pen ».
C'est le piège que je refuse, je vais vous dire pourquoi, parce que je suis un gaulliste social, je crois à la patrie
et
je trouve détestable qu'à chaque fois que je dis « j'aime la patrie, j'aime la France », on me dit « ah, Le Pen
».
Marine Le Pen propose des solutions,
elle
a changé d'ailleurs, elle a rejoint des solutions que je propose depuis 20 ans et que c
'est
vraiment un gars. Pour autant, elle est prisonnière du Front National. Et moi, je vais vous dire, on redressera la France en rassemblant les Français et en ne désignant pas des boucs émissaires de ceci, de cela. Donc, moi je suis convaincu que c'est plutôt quelqu'un comme moi qui redressera la France en rassemblant les gens sur un patriotisme tranquille, éclairé,
plutôt des discours.
Mais c'est normal. J'ai eu 11 secondes sur TF1.
Ça
rime. 11 secondes
! Comment
voulez-vous que les Français me connaissent ?
Qui
tenait le chronomètre ? Est-ce qu'un jour dans notre vie politique, on n
'a
pas le droit de connaître des nouvelles personnalités ? Je ne me prends pas pour Jeanne d'Arc ni pour De Gaulle, rassurez-vous. Mais si Jeanne d'Arc avait écouté les sondages avant d'aller voir le roi de France, si on
avait
entendu
qu'elle soit
invitée... Mais est-ce que notre pays est condamné à avoir le même cirque,
les mêmes hommes, les mêmes réseaux ? C
'est quand même dommage que vous n'arriviez même pas
à vaincre
ne serait
-ce que les Républicains de Gauche. Mais ils vont revivre. Certains
qui sont chez Montebourg, certains qui sont chez Mélenchon, ils sont très proches. Pourquoi
on ne va pas se faire passionner ? L'élection n'a pas du mieux,
Mme Polony. Laisser l'élection se faire. Quand M. Montebourg a commencé à 1% à la primaire socialiste, il est arrivé à 17%, que je sache. Et s'il n'avait pas été mis à 1% comme je suis mis à 1%, il aurait peut-être gagné. Les Français volent des gens neufs, ils volent une politique nouvelle. Ils n'en peuvent plus de cette bande de nuls. Voilà ce que je pense. En
tout cas, j'en suis convaincu.
On sort du
pansement rose et du pansement bleu si jamais vous n'étiez pas au deuxième tour.
Ça peut arriver.
Tout peut arriver. Tout est possible,
comme dirait
quelqu'un.
En
cas de deuxième tour, Bayrou, Le Pen. On sort du pansement rose et bleu, comme vous disiez tout à l'heure. Est-ce que vous appelez à voter François Bayrou ? Est-ce
que vous ne donnez aucune conscience de vote ? Je ne vous répondrai pas jusqu'au
soir du premier tour parce que si je suis candidat, ce n
'est
pas pour être le rabatteur d'un camp ou d'un autre. Ça ne m'intéresse pas. Je préfère faire autre chose.
Il y a d'autres choses à faire dans la vie. Si je le suis, c'est parce que je veux que les
Français se disent. Il me reste 18 secondes. Tiens, il y
a
un mec différent qui propose quelque chose qui est peut-être raisonnable. Si
je
réussis ça, j'aurais fait mon devoir pour mon pays. Juste oui ou non, est-ce que vous prononcerez ? Mais je ne me prononcerez pas. Vous avez bien vu, je ne voulais pas répondre à la
question.
Vous n'avez pas dit pour qui, mais par exemple,
Nathalie Arthaud, on sait qu'elle ne se
prononcera pas
de toute
façon.
Elle n'appellera pas voter pour l'un ou l'autre. On en
sera. Qui ce sera ? Où je serai ? On verra. Laissez les Français juger où vous allez être chez un coulisse dans quelques secondes.
On
est
maintenant obligés. Tout l'heure aux éditions du Rocher. Merci Nicolas Dupoignan. Je ne commence pas là.
Bon, allez, salut.
Nicolas Dupont-Aignan