"Maldoror" de Julien Gosselin : ausculter la violence humaine
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est un spectacle qui tourne autour de différents textes de Roberto Bolagno, un auteur chilien et de l'autre Amont les Champs de Malor. On suit le parcours de plusieurs personnes sur 20 30 ans au Chili qui a affronté le mal, rencontré le mal et on enquête dessus. C'est des jeunes, un groupe de jeunes poètes qui veulent faire de l'art ensemble, de la poésie ensemble.
Il va donc y avoir le le code d'état militaire en 73 et donc tout ce tout ce chemin comme ça de rêve et puis de brisure. Alors c'est quoi une écriture de qualité ? Et bien ce que ça a toujours été savoir sauter dans le vide, savoir mettre la tête dans le futur, savoir que la littérature fondamentalement est un métier dangereux.
Le dispositif habituel dans le travail de Julien Goselin qui est celui donc des caméras sur scène. Donc les acteurs ont évolue plus ou moins cachés du public avec des caméras et donc les scènes sont retransmises sur des écrans géants au-dessus. Pendant la deuxième partie, les spectateurs sont invités à venir sur scène avec nous.
Il y a une vérité de tous ces gens comme ça. Il s'agit des rues euh de Santiago, de Conception. Et moi, c'est quelque chose qui m'électrice quand même de jouer parmi les gens, les gens aussi près.
Il quelque chose que je trouve très beau, très vivant. Et de même que le cœur d'un requin mort depuis 1 heure palpite encore sur le pont avec une vitalité tenace. Ainsi, nos entrailles se remuent de font en comble longtemps après l'attouchement.
Tant l'homme inspire de l'horreur à son propre semblable. par rapport aux questions du mal dans le spectacle, on pose ces questions là parce qu'on [musique] pense que tout le monde se les pose. Ce sont les bases de notre monde.
Ça reste du théâtre donc il y a un rapport à la catarcis qui est quand même très fort. Ça fait du bien de parler de ça aussi d'une certaine manière. Ça passe beaucoup par le texte.
Donc relire et relire Bolagno, lire l'autreamont ce qui est pas évident. Moi, je trouve ça fulgurant, exceptionnel et à la fois très éprouvant, opaque. Et en même temps, on sent et pour moi, c'est aussi le mouvement du spectacle qui est et qui reste une énigme.
C'est aussi, je trouve, le chemin des champs de mal d'Aurore, une fougue, une quête assérée vers quelque chose. On sait pas exactement où ça va mais en tout cas on plonge et on plonge sans retenu.