Moratoire du PS sur la Nupes : "On ne pourra pas revenir en arrière"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Michel Val nous accompagner pendant cette première demi-heure élu de la charante maritime membre du groupe socialiste écologiste et républicain et membre de la commission des affaires étrangères et on va bien sûr longuement parler pendant cette demi-heure de la situation en Israël d'abord on l'a vu dans le journal hier avait lieu un débat à l'Assemblée nationale il aura lieu au Sénat cet après-midi on va en parler Élisabeth borne qui a dit demander une trêve humanitaire qui pourrait conduire à un cesser le feu les populations ne doivent pas payer pour les crimes des terroristes c'est le message que vous attendiez de la première ministre oui et c'est un message que nous aurions attendu plus tôt euh dans la mesure où la première séance de question au gouvernement qui a suivi le déclenchement de de l'attaque terroriste a donné lieu quand même à une déclaration de la part de la première- ministre étonnamment parce que j'aurais pensé que la position traditionnelle française aurait été adoptée plus vite qui n'a pas été celle-ci hein qui a été uniquement à destination de d'Israël pour vous je veux pas employer ces termes là moi je je je je laisse ça à ceux qui ont pas envie de mettre de la complexité dans les dans les explication c'est une situation qui qui réclame deux choses c'estd que vous ne pouvez pas parler vous ne pouvez pas développer le sujet si vous ne posez pas certains principes et et la reconnaissance de certains actes d'entré de jeu et une fois que vous l'avez fait vous ne pouvez pas pour autant être dans le simplisme et il faut un peu comme dans une équation si vous vous trompez au départ sur le développement de C certains facteurs vous pouvez pas développer l'équation mais une fois que vous l'avez fait ben vous pouvez aller dans le détail donc pour dire les choses pro anti et cetera c'est c'est c'est pas comme ça que je l'aborderai c'était en tout cas émiplégique voilà parce qu'il faut poser d'entrée de jeu je vais peut-être enfoncer une porte ouverte mais visiblement ça n'est pas évident pour tout le monde on l' vu encore hier soir à l'Assemblée nationale où c'est trop évident pour certains je vais y revenir il y a la question de la qualification terroriste de de de l'attaque du Hamas il y a la qualification de crime de guerre de manière assez évidente en tout cas on peut dire qu'on a pas de doute sur le fait que les enquêtes vont établir que c'est un crime de guerre parce que ce n'est pas à l'opinion d'établir ce qui est un crime de guerre ou ce qui est un crime contre l'humanité et ensuite il y a la question du crime contre l'humanité qui répond à une définition bien précise qui pourrait être établi également une fois que vous avez posé ça que vous avez posé le droit à un état de se défendre puisque c'est également un des aspects fondamentaux du droit international mais que quand vous dites ça forcément vous incluez normalement vous incluez ce qui pose sujet sur la déclaration de la présidente de l'Assemblée nationale le fait qu'on ne se défend pas n'importe comment qu'il y a aussi un droit de la guerre une fois que vous avez posé tout ça vous pouvez rentrer dans les explications et dans la complexité que l'époque de manière générale n'aime pas et et vous dites que y brune Pilet elle est allé trop loin sur le droit d'Israël à se défendre sans préciser qu'il fallait qu'Israël quand on fait de la diplomatie parlementaire du droit de Guer alors là aussi je vais poser des choses c'estàd que avant d'évoquer la situation de de l'analyse sur le voyage de Madame euh la présidente de l'Assemblée nationale il faut poser le fait que la foule que désigne Jean-Luc Mélenchon n'est pas plus la France que Jean-Luc Mélenchon n'est la République à lui tout seul on n'est pas la France à soit tout seul quand on est une foule et on n'est pas la République à soit tout seul on va pas revenir sur sur cet épisode là une fois qu'on a dit ça on a le droit d'avoir une opinion comment dire qui n'est pas binaire sur le voyage de madame la présidente de l'Assemblée nationale et probablement que le faire avant la visite du président de la publique le faire de manière également émiplégique avec avec les parlementaires avec lesquels elle y est allée je veux dire elle est pas allée avec les les plus nuancés pour le le le dire de manière ophimistique et notamment meer Habib on on pourrait revenir si si vous voulez et bien et bien non je trouve que cette diplomatie parlementaire elle a pas fait preuve de beaucoup de diplomatie c'est le droit de la présidente de séparation des pouvoirs elle a le droit de le faire mais on peut aussi avoir une opinion sur l'opportunité on va évidemment revenir sur les les réactions de la France insoumise mais du coup ellisabeth borne il y aura un débat au Sénat cet après-midi qu'est-ce que vous attendez de plus de la PR le le le discours qui a été prononcé par la première ministre hier à l'Assemblée nationale est un discours qu'elle aurait pu prononcer d'entrée de jeu dès dès le déclenchement des hostilités dès qu'on a pu comprendre ce qui se passait à peu près dans les grandes lignes et donc sur le discours d'hier soir très franchement là pour le coup il y a une position qui est un peu moins probablement mu par l'affect immédiat et qui est la position tradition de de la France avec en plus un une pesée au trébucher sur la qualification de de ce qui s'est passé je je trouve que la première ministre a dit tout ce qu'il fallait dire elle n'est pas allé au-delà de ce qu'il aurait fallu dire quel va être le message du Parti socialiste c'est Patrick hanner votre président de groupe qui prendra la parole qu'est-ce que vous avez envie de dire le le le message il est pareillement je connu d'avance quand on on essaie de se placer dans une perspective de long terme c'est les les deux états dans les limites antérieures à 67 c'est la position traditionnelle de de la France mais s'ajoute à cela et c'est là qu'il y aura probablement des nuances entre les différentes expressions politiques comme hier à l'Assemblée nationale la conclusion qu'on en tire par rapport à l'état de l'opinion en France et et par rapport à la façon dont on va faire en sorte de ne pas importer ce conflit sachant qu'il y a des des des familles politiques et je ne dis pas que l fill parce que dans tout le monde est focalisé sur sur LFI et et il est normal de mettre les choses au carré parce que ce qui se passe est inadmissible mais il y a des familles politiques qui souhaitent en leur fort intérieur le le le le comment dire que le feu soit attisé par une importation du conflit vous pensez à qui écoutez franchement le discours de Marine Le Pen hier soir qui vous vous vous le liriez sur le papier vous sauriez pas que c'est c'est le discours de Marine Le Pen c'est trop gros c'est qu' un parti qui a été fondé par une personne condamnée à plusieurs reprises un parti dont la réussite entre guillemets a été de faire converger les différentes chapelles de l'extrême droite française au Front national euh qui pour moi est tout pour moi le rassemblement nationale est la continuité du frond national au frond national c'était la rencontre entre les catotrad les anti les pro-arabes anti-israéliens pour des raisons d'antisémitisme les pro-israéliens pour des raisons de de d'islamophobie ou les païen hein qui quasiment faisait des rites païens au moment des solstices donc cette convergence là fait qu'aujourdhui Marine Le Pen elle change tout simplement d'ennemis à désigner et PE luich chaud si aujourd'hui ils doivent être copains avec Israël pour désigner les les musulmans de de France ou d'ailleurs ça leur va ils ont besoin d'avoir quelqu'un contre et donc le discours de Marine Le Pen était tellement aux antipode de de ce qui est la matrice du rassemblement national que çaen était ridicule on va évidemment revenir sur ce qui s'est passé hier à l'Assemblée et sur les positions de la France insoumise mais d'abord l'événement d'aujourd'hui c'est cette visite d'Emmanuel Macron en Israël le chef de l'État qui a atterri ce matin à TelAviv on va en parler d'abord avec nos partenaires de la presse régionale Luc Chaillot bonjour merci d'être avec nous journaliste international au group bras les journaux régionaux de l'Est de la France Emmanuel Macron et donc en Israël qu'est-ce qu'on sait de ce voyage bonjour eu bien écoutez c'est un voyage à haut risque hein sur le plan politique et et diplomatique qu'Emmanuel Macron effectue parce qu'il a placé la barre très haut en terme d'objectif il avait dit encore vendredi dernier qu'il voulait essayer d'obtenir des choses utiles sa visite s'annonce aussi périeuse dans un contexte très qui est très inflammable avec une situation politique intérieure potentiellement explosive la question en fait du du du conflit israëlo-palestinien est très sensible en France où je le rappelle la France compte à la fois la première communauté juive et la première communauté musulmane en Europe et d'ailleurs le le le chef de l'État l'avait dit jeudi dernier devant des jeunes le risque c'est que le conflit s'importe chez nous et qu'on se divise euh Emmanuel Macron va arriver à téaviv avec une proposition de trêve humanitaire et l'espoir d'obtenir un cesser le feu qui permettrait de faciliter la libération des otages qui sont détenus par le Hamas tout en apportant évidemment un répi aux civiles de Gaza mais on le sait Israël et les États-Unis ne sont pas d'accord avec cette proposition et il ils demande d'abord la libération des otages avant tout cesser le feu et puis euh évidemment Emmanuel Macron va essayer de convaincre les pays de la région d'éviter une escalade et un risque de propagation de la guerre et notamment au sud du Liban il se pourrait d'ailleurs que Emmanuel Macron poursuivre sa visite au Proche-Orient avec une étape au Liban mais ce n'est pas confirmé pour l'instant euh son autre objectif c'est évidemment à plus long terme d'obtenir un consensus international qui conduirait à une reprise du processus de paix en vue de la création d'un État palestinien à côté de celui d'Israël cette solution à deux états euh est soutenue de long de longue date par la France euh l'Élysée disait hier soir la France veut ouvrir une perspective politique pour la seule solution possible celle de deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité et l'Élysée a également demandé un arrêt des colonisations toutefois ce ce évidemment cette solution à deux état paraît de de plus en plus difficile de plus en plus difficile euh parce que on assiste évidemment à une accélération de la colonisation don les teritoires occupés et qui qui et des expulsions forcé de Bédoin par les colons et l'armée israélienne il se sont multiplié depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre donc le ce plan de paix dont rêve Emmanuel Macron semble très lointain au moment où les les r d'Israéliens redoupent sur la bande de Gaza en attendant une offensive terrestre qui paraît inévitable et lu vous question just monsieur le sénateur oui monsieur le sénateur j'avais une question pour vous est-ce que cette visite d'Emmanuel Macron euh arrive au bon moment et est-ce qu'elle peut faire avancer les choses d'abord Emmanuel Macron est obligé d'y aller si on raisonne encore en Auton noir comme je le faisais tout à l'heure il est obligé d'y aller euh on a un nombre de victimes françaises qui est le plus important depuis l'attentat de Nice donc il est bien évident que le Président de la République doit y aller il n'y a pas de de sujet là-dessus il est important qu'il y aille avant l'offensive terrestre si offensive terrestre il doit y avoir et visiblement c'est ce qui est préparé par les frappes qui sont quand même d'une ampleur euh d'une ampleur euh qui qui pose enfin comment dire qu' doit tous nous interroger en tout cas nous nous interpeller donc c'est bien qu'il y aille avant euh c'est pas terrible qu' ne se soit pas coordonné dans la majorité qu'il y aille après la présidente de l'Assemblée nationale parce que si elle avait préparé le terrain ça se serait vu hein si ça avait été une visite de de préparation et pardon pour l'expression de de déminage ça n'a visiblement pas été le cas après quel est le bon moment je crois avec une mensuéude que je n'ai pas d'habitude pour Emmanuel Macron qui quand même pour l'instant ona pas marqué l'histoire par sa politique diplomatique je crois qu'il y a pas de moment précis qui soit meilleur qu'un autre on va quand même pas faire la course à l'échalotte pour se dire il faut y aller avant les Allemands il faut y aller avant les Américains tout le monde doit jouer dans ce dans ce concert là un rôle un rôle le plus intelligent le plus intelligent possible ce qui serait important c'est que Emmanuel Macron puisse montrer qu'en plus du contact avec le les autorités israéliennes et et l'opposition aussi ce qui est une bonne chose parce qu'en Israël les oppositions les majorités se font se défond c'est un régime très parlementaire euh mais qui qu'il est un contact si possible le plus concret possible avec l'Autorité palestinienne merci lu on va évidemment continuer nous à parler de ces sujets merci c'est dans les journaux du groupe hbra Luc évidemment à lire on regarde une des unes du groupe ébrra celle du dauphinet Macron en Israël mission impossible c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Luc Chaillot d'avoir été avec nous on continue à parler de ces sujets Quentin calmé nous [Musique] rejoint Bontin bonjour Quentin on a parlé de la visite d'Emmanuel Macron en Israël d'importants enjeux oui enfin c'est ça effectivement on évoquait avec Luc Chaillot hein le fait que effectivement c'est un déplacement sur de jours avec sans doute la visite d'un autre État alors Luc évoquait la piste du Liban on parle aussi de l'Égypte il faut dire effectivement qu'il y a une forme de pression vous disait le chef d'État était obligé d'y aller aussi parce qu'il y a eu ces visites d'État d'autres chefs d'État ou de gouvernement occidentaux en Israël on a vu bien bien sûr Joe Biden se rendre en Israël on a vu aussi le premier ministre britannique Richi sunac le chanelier allemand Olaf Scholz et même la présidente du Conseil italien c'était samedi Georgia melony il était donc en fait logique on le comprend qu'Emmanuel Macron et bien ajoute son nom à cette liste de personnalité venu soutenir l'État hébreux il faut dire aussi monsieur valet que il y avait certains responsables politiques qui appelaient le président de la République à se rendre sur place à notre micro jeudi c'était le cas de Roger carucci sénateur LR et président du groupe d'amitié France Israël au Sénat il avait exhorté le chef de l'État à se rendre sur place d'ailleurs regrettant que l'Élysée attende il avait dit c'est dommage parce que c'est maintenant qu'il faut y aller c'est maintenant qu'il faut faire pression sur tous les acteurs pour que les choses se calment ce n'est pas après Emmanuel Macron il avait mis des conditions au fait de se rendre dans cette région voilà c'est cela c'est ce qu'on avait compris depuis la semaine dernière l'Élysée avait assuré que la visite pourrait effectivement se faire dans les prochains jours mais avec des conditions il l'avait dit lors d'un dépl en Albanie écoutez le chef de l'État c'était mardi dernier le 17 octobre pour ma part je me rendrai dans la région dès que je considérerai que nous avons un agenda utile et des actions très concrètes à y conduire je vais continuer les consultations les discussions mais ma volonté c'est de pouvoir m'y déplacer quand nous pourrons obtenir un accord concret soit sur la nonescalade soit sur les questions humanitaires parmi les questions humanitaires un dossier majeur celui des otages la France est toujours sans nouvelle de SEP ressortissants qui pourrai faire partie des otages sur les 220 qui a dénombré l'armée israélienne on verra donc le message politique qu'envoie également Emmanuel Macron sur la situation très critique des civils à Gaza Emmanuel Macron il se revendique d'une position d'équilibre dans ce dossier entre soutien au droit d'Israël à se défendre et appelle au respect du international voilà vous avez commencé à l'évoquer sur ce plateau mais effectivement la position de la France a été rappelée notamment mercredi en audition au Sénat Catherine colon la chef de la diplomatie française a lancé d'abord un appel à la responsabilité pour éviter l'escalade et un embrasement régional puis à la rappeler et bien la position de la France he qui est constante depuis 40 50 ans il faudra prendre en compte le droit absolu d'Israël à la sécurité a-t-elle dit tout comme le droit des Palestiniens à disposer d'un état nous ne changeons pas de conviction et que c'est la paix qui apportera à la sécurité qu'il faut se diriger vers une solution à deux états où Chac chacun pourra vivre en paix et en sécurité écoutez également ellisabeth borne cette fois-ci c'était à l'Assemblée nationale lors du débat avec tous les groupes politiques vous parlez de sa position on va la réécouter si le terrorisme doit être combattu la réponse des démocraties doit être juste même dans les combats les plus dures les plus âpres nous ne devons jamais perdre de vue ce qui fait n de nous des démocraties nos valeurs le respect de l'État de droit comme le droit international humanitaire notre amitié et notre solidarité avec le peuple israélien nous oblige à formuler cet appel Israël ne doit pas tomber dans le piège du Hamas plusieurs milliers de Palestiniens sont morts à Gaza dont de nombreux enfants les 2 millions d'habitants de Gaza sont dans une situation d'une extrême gravité ces milliers de VI fauchés nous ne les oublions pas je ne les oublie pas voilà on verra maintenant comment le message du chef de l'État et bien est porté dans la journée d'aujourd'hui et demain et si au-delà de l'aspect symbolique sa visite se solde par des des avancées à la fois humanitaires ou diplomatiques ouais Michel Valet et manuel Macron qui veut appeler à la reprise d'un véritable processus de paix est-ce que c'est le moment on entend Benjamin netanahou il veut venger l'attaque dont a été victime Israël alors pour le coup ça c'est trop ça ça arrive tard c'est-à-dire que bah je vous renvoie au au rapport qui a fait suite à la visite de la délégation du Sénat l'année dernière en Israël et et en Palestine où le le rapport analyse qui était de la commission des affaires étrangères analyse l'année dernière la fragilité de la situation et pour autant la nécessité de trouver des moyens de de de réaccrocher de de remettre dans le mécanisme tous ceux qui qui doivent l'être pour poursuivre le le le travail vers la solution euh à deux états euh le problème c'est que la diplomatie française et les les chancelleries européennes de manière régionale les Américains pour d'autres raisons ont laissé filer depuis plusieurs années et puis on pensait finalement que tant que le problème ne n'était pas dans une actualité la plus brûlante et bien on ne voyait pas les 2 millions de personnes à Gaza qui sont quand même dans une situation où le terme de prison à ciel ouvert qui a été réemployé par Dominique de Villepin je je renvoie tout le monde vers l'interview de Dominique de Villepin l'entretien sur France interre et puis Vedrine ces derniers temps et Jean-Louis bourlange hier voyez j'en mets pour tout le monde au centre à droite à gauche sur ce sujet-là enfin je je veux dire le le cette question humanitaire elle est elle est fondamentale mais on l'a laissé filer parce queon a eu le sentiment que l'agenda international était autre donc Emmanuel Macron a raison mais on arrive aussi après plusieurs années où on ne s'est plus préoccupé dans les exécutives de se de de réaccrocher de réenclencher la question des des deux états et quand les États-Unis eux-mêmes ont pour priorité de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem si vous voulez c'est oui ça n' pas été modifié derrière comme beaucoup de choses avec Biden cétait pas vraiment l'état d'esprit mais les les États-Unis juste un mot puisque vous en parl qui rejetteent les appels au CC lefeu pour le coup et qui disent qu'une trêve bénéficierait au Hamas ils ont toi c'est très compliqué parce que hier c'était un des sujets c'est à peu près le seul angle que Mathilde Panau a trouvé pour pour cogner sur le sur le gouvernement de dire vous n'avez pas prononcé cesser le feu en fait c'était une façon de répondre coup pour coup sur l'accusation tout tout à fait fondé et fondamental sur le fait qu'il n'avait pas prononcé le terme de terrorisme s'agissant du du Hamas donc on parle de trêve humanitaire à ce stade ce sont les mots de la première- ministre mais enfin si on fait une trêve c'est pour pouvoir enclencher ensuite on va pas arriver alors que Israël a vécu probablement le plus grand traumatisme depuis la la Seconde Guerre mondiale on peut pas arriver en leur disant vous savez quoi on va commencer par inesser le feu la diplomatie c'est aussi de la psychologie et parfois de la psychologie interpersonnelle avec avec certains gouvernements et en l'occurrence avec Israël dont il m'importe de dire parce qu'on parlait de poser les termes dans l'équation que c'est un gouvernement qui gouverne avec l'extrême droite faut faut aussi le dire mais il existe en Israël des formations politiques qui ne sont pas extrémistes il y a notamment une gauche travailliste israélienne donc c'est important de ne pas mettre tout le monde dans le même sac de parler à tout le monde mais là parler à des gouvernants israéliens en leur expliquant on va commencer par le cesser le feu je comprends qu'il y ait qu'il puisse y avoir une différence d'approche entre pays occidentaux à notre micro Roger carucci la semaine dernière évoquer une autre difficulté c'est celle de négocier avec le Hamas puisque et bien ce sont eux qui sont les représentants d'une politique principaux à Gaza comment est-ce qu'on peut négocier une solution à deux états avec un interlocuteur qui est sur la liste des des entités terroriste mais ça c'est le piège dans lequel on se trouve par manque de travail euh sur la région c'est que normalement ce n'est pas avec le Hamas qu'on devrait discuter ce sont avec des gens ce sont avec des gens qui ont renoncé au terrorisme il y a plusieurs dizaines d'années pour rentrer dans un processus politique mais bon on a tellement pris de haut le fatal Autorité palestinienne qui elle-même n'a probablement pas fait le nécessaire pour apparaître comme un acteur légitime que les choses se sont déporté il y a le Hamas et le Djihad islamique parce que si quand bien même on se mettrait je ne veux pas le prononcer on peut pas discutter avec des teroristes ou avec le Hamas on peut chercher des portes d'entrée avec des gens qui peuvent peut-être essayer de leur expliquer que ils ont un intérêt d'une manière ou d'une autre à à à baisser l'intensité des choses vous avez à côté du Hamas le jihad islamque don depuis début de la crise on voit que même en 6 Jord le Hamas sort presque renforcé avec des manifestations qui en 6 Jordanie voilà célèbre le Hamas ou mais il faut pas comment dire non seulement il faut pas s'en on peut le regretter profondément après il y a l'explication il ne faut pas s'en étonnner puis il faut un peu se décentrer de notre côté un peu européocentré de d'occidentaux vous avez sur l'Ukraine par exemple le nombre de pays qui ne soutiennent pas l'Ukraine on on essaie de ne pas le voir en Europe seulement quand on regarde les votes à l'Assemblée générale des Nations unies il faut comprendre qu'on parle à une partie du monde qui n'a plus exactement le même système de de pensée la communauté internationale c'est un but mais elle n'est pas vraiment existante en ce moment donc il faut acter ce que vous venez de dire pour comprendre comment discuter avec qui discuter et quand même rien d'étonnant à ce que vous ayez des des des pays arabes ou de culture arabo-musulmane dans lesquels il y a un soutien à la Palestine qui qui qui est très très fort et et discuter avec le Hamas notamment sur la question des otages ça reste Mo j'ai pas dit discuter avec le c'est une question c'est une question que je vais vous poser c'est c'est la priorité d'Emmanuel Macron c'est la libération des otages est-ce que pour cela il faut discuter avec le Hamas euh on on ne peut pas dire euh on ne peut pas avoir une un discours public consistant à dire qu'on négocie avec des terroristes donc on passe par le Qatar donc on passe par des personnes qui peuvent parler et expliquer que c'est quand même dans leur intérêt euh d'essayer de lâcher du l'est ce qui est certain c'est qu'un gouvernement doit toujours tout faire pour libérer seses ses nationaux et ses otages et il est normal que le Président de la République en fasse une priorité en revanche il ne va pas revenir dans son avion dans 48 he avec avec les otages le le la vie n'est pas une série télévisée et et et ni la ni la simplicité des chaînes d'infonue à propos du débat au Parlement qui se joue cet après-midi au Sénat on avait vu une initiative de la droite sénatoriale qui voulait proposer une résolution avec d'autres gr group politique afin d'avoir un message clair et même un vote au sein du Sénat notamment pour condamner le Hamas c'est pas la solution qui a été retenue par le gouvernement avec ce débat l'article 50-1 et donc sans votes la droite sénatoriale le regrette qu'est-ce que vous pensez de cette séquence d'ailleurs vous vous étiez pas associé vous à cette résolution la gauche je je vais vous donner une opinion qui est tout à fait personnelle parce que je je je ne sais pas mais je devine quel serait l'opinion de mon groupe sur le sujet je trouve bien qu'il y ait un débat c'est c'est d'ailleurs la première ministre l'a dit hier soir à l'Assemblée c'est pour ça que je je je pense que les choses sont moins moins tranchées que ça il est important qu'il y ait un débat pour que chaque formation politique puisse dire quel est son positionnement et qu'on ne se contente pas des tweets il a un moment où c'est bien que les formations politiques qui représentent les Français et la nation puissent dire quel est le positionnement des un ça aurait pas été plus fort avec un vote non mais vous savez le discours le discours des différents partis des groupe politique ce soir au Sénat ne laissera pas d'ambigué sur ce qu'aurait pu être un vote justement puisque vous parlez évidemment on va revenir sur ce tweet de Jean-Luc Mélenchon qui a fait beaucoup réagir à la classe politique sur la vie brune pivé vous nous avez dit ce que vous pensez de la visite de y brun pivé mais lui il dit Madame brun pivé campe à Tel Aviv pour encourager le massacre pas au nom du peuple français c'est inadmissible c'est inadmissible d'abord sur la captation sur l'idée que que Mélenchon a lui tout seul je l'appelle Mélenchon parce que comme il a l'habitude d'appeler les gens uniquement par leur nom de famille c'était une tradition révolutionnaire c'est c'est vrai mais je pense que mélanchant aussi en tête peut-être symboliquement mais qu' à l'époque de la révolution on tranché les têtes donc non on peut pas faire disparaître du champ politique comme ça les gens qui ne vous reviennent pas c'est pas comme ça que ça marche et non on ne veut pas réduire la France à soit tout seul je c'est pas parce qu'on est à deux doigts d'être au second tour de la présidentielle qu'on représente la France ça soit tout seul donc c'est est-ce qu'il y a de l'antisémitisme dans ce tweet et bien s'il n'y en a pas et si l'inconscient a parlé ou si sa langue à forché ce que je ne crois pas je pense que les mots sont choisis oui bien sûr à mais comme avec le le rappeur là don je ne comprends pas que que que mes camarades écologistes et persisté au fait de d'inviter un Tyam don on soit pas sûr qu'il est clair sur sur le terme de rescapé enfin tout ça est totalement ubesque en tout cas s'il ne l'est pas on peut toujours derrière dire ce n'est pas mon intention je change volontiers le mot et ça ne change rien au fait que je condamne la visite ou je critique la visite bon voilà oui parce que la police des mot si vous voulez la police des mots je pense que comme on dit au Québec Jean-Luc Mélenchon pourrait se garder une petite gêne est-ce que parce qu'il a parce qu'il la pratique est-ce que du coup le PS doit aller plus loin qu'une simple suspension et qu'un simple moratoire est-ce qu'il faut rompre avec la France insoumise avec mench alors je ne suis pas dans les instances nationales du Parti socialiste je suis adhérant du Parti socialiste et je le suis depuis bien des années et je ne suis jamais euh aller voir ailleurs et c'est mon parti politique néanmoins je suis pas dans les instances nationales donc je vais vous dire deux choses un je constate qu'elle a été le vote unanime de l'ensemble des des des des des forces structurées au sein du parti socialist euh oui enfin la résolution la résolution a été a été a été travaillée et elle elle donc elle a été adoptée il y a un vote elle s'impose il est pas interdit de penser que le moratoire ne reviendra jamais à la situation hantée et je le souhaite que ça ne revienne pas à la situation hantée ça suffit non mais ça suffit on peut pas être mélangé à ça déjà que quand on avait parfois des candidatures au législatif ou dans certaines élections locales où il y avait le NPA qui d'une manière ou d'une autre soutenait quoi on a pu avoir au moment des municipal le NPA qui moi j'ai toujours considéré que les trotskistes n'étaient pas des gens qui qui privilégient la démocratie bah là sur le soutien non pas à la Palestine sur le soutien à à l'initiative du Hamas il faut il faut avoir rompre si c'est pas déjà fait mais il faut avoir une position ultra claire donc on avance il y a cette question de moratoire mais on on ne pourra pas revenir en arrière enfin c'est c'est la gauche républicaine ce n'est pas ça merci Michel Valy merci beaucoup d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure merci qutin merci à tout à l'heure dans le club
Mickaël Vallet