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InterviewLCP (sur YouTube)· 23 juin 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis | LCP, Lundi C'est Politique - 23/06/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Nathan, une fumée blanche ou noire de ce conclave ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez à un accord possible ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quelle que soit la réponse, vous plaidez pour le dépôt d'une motion de censure ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Le RN a une autre stratégie, ils disent qu'ils vont pas censurer le Gouvernement tout de suite, ils attendent le budget.

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous aurez assez de signataires LFI ?

  • 17:00RelanceRéponse directe

    Si ce conclave est un échec, est-ce que vous direz aux socialistes qu'ils se sont faits avoir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Eric CoquerelFait
    « Non. Ni possible, ni souhaitable. Je pense qu'on n'aura pas d'accord. »
  • 6:00Eric CoquerelFait
    « Ce que j'ai vu, le patronat vit avec quasiment rien dans la besace un échange quelque chose qui, pour les candidats des syndicats, serait déjà recule. »
  • 11:00Eric CoquerelPromesse
    « J'espère. C'est ce qu'on va proposer. Je vous le dis, on va écrire dès ce soir aux trois groupes. »
  • 17:00Eric CoquerelFait
    « On l'a déjà dit. Là, mon objectif est de faire en sorte qu'ils votent la censure et qu'on arrive à censurer ce Gouvernement. »
  • 24:00Eric CoquerelFait
    « Ce que le MEDEF mis sur la table, c'est du réchauffé. »
  • 32:00Eric CoquerelChiffre
    « Oui. Pour la première fois, il y a une hypothèse retenue, mais une chose n'est pas possible de changer, les retraites, par rapport au PIB n'augmentent pas. »
  • 36:00Eric CoquerelFait
    « On revient à 62 ans En Islande, ils gagnaient plusieurs milliards. C'est facile de revenir à 62 ans et si on relance l'activité et qu'on remet l'argent moins du côté revenu du capital mais côté revenu du travail, et qu'on arrête de diaboliser ce qu'on appelle le salaire socialisé, les charges, les cotisations, on peut revenir à une retraite à 62 ans. »
  • 44:00Eric CoquerelFait
    « On est adversaire du régime iranien. »
  • 48:00Eric CoquerelFait
    « Une méthode qui veut qu'un texte soit passé en force à l'assemblée, à chaque fois on évite de voter. »
  • 56:00Eric CoquerelFait
    « Tous les climats aux sceptiques d'extrême droite. Ils font des petits dans la droite républicaine. »
  • 1:00:00Eric CoquerelPromesse
    « J'irai en tant que membre de la commission des finances. »
  • 1:04:00Eric CoquerelFait
    « C'est une manière de gagner du temps. Il espère qu'à la rentrée, ils vont réussir à trouver une situation. »
  • 1:08:00Eric CoquerelFait
    « Je pense que le RN doit être considéré, ces députés doivent pouvoir assumer leur travail de député. »
  • 1:12:00Eric CoquerelFait
    « Monsieur Wauquiez, on est ciblé. Il fait un genre de règlement de compte basé sur des attaques calomnieuses. »
  • 1:16:00Eric CoquerelFait
    « Dans la population, non. Au niveau de Jean-Luc Mélenchon, ... oui. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Eric Coquerel, président de la commission des finances nationales, sera notre invité ce soir. Tous les regards sont de nouveau tourné vers le conclave lancé par François Bayrou qui doit normalement aboutir à une conclusion. La suite, très probablement une motion de censure contre le Gouvernement car la gauche de revenir à 62 ans voire 60.

Bonsoir et merci de votre fidélité. - Bonsoir. - Je suis pas seul pour vous interroger ce soir.

Elsa de LCP, Bérangère de franceinfo, Hugo au Perchoir, la chaîne Twitch sur LCP. Hugo vous posera des questions via sa communauté. Nous allons parler du budget 2026, François Bayrou doit donner des indications sur les coupes budgétaires d'ici mi-juillet, nous évoquons la situation internationale, Israel et Iran.

Nous parlerons économie. L'économie française peut-elle tenir le coup dans le contexte budgétaire actuel ? Nous allons d'abord retrouver Marco Pommier, bonsoir Marco.

Nathan une fumée blanche ou noire de ce conclave. Accord ou pas accord ? - Toujours pas de fumée blanche.

On n'en est même très loin selon une négociatrice de la CFTC. Les échanges se poursuivent dans une ambiance très tendue. La réunion a débuté à 15 heures.

A 17h30, elle a été suspendue pendant une heure. Pourquoi ça bloque ? Car le MEDEF et la CPME sont venus en début d'après-midi avec leurs propres propositions au lieu de repartir du texte commun, du texte paritaire, issu des discussions de ce conclave.

Pour les syndicats, c'est une provocation. - Juste avant la fin, d'organiser des nouvelles propositions qui sortent de nulle part et de faire une mise en scène pour torpiller une négociation, c'est inacceptable. - Des propositions jugées réchauffées, vous l'avez entendu.

Le patronat a proposé de baisser l'âge de départ à 66 ans et demi avec un taux plein. Ces 66 ans et demi seraient indexés sur la moyenne de vie. Ca ne convainc pas les autres négociateurs.

Certains veulent rétablir les critères de pénibilité pour permettre plus de reconversion ou de formation. Ca ne permettrait pas de partir plus tôt à la retraite. C'est une ligne rouge de la CFDT.

L'âge de départ resterait fixé à 64 ans. - Merci. On vous retrouve au cours de cette émission s'il y a du neuf.

François Bayrou avait donné trois mois au syndicat et au patronat pour trouver des solutions. Est-ce que vous pensez à un accord possible ? - Non.

Ni possible, ni souhaitable. Je pense qu'on n'aura pas d'accord. Ce que j'ai vu, le patronat vit avec quasiment rien dans la besace un échange quelque chose qui, pour les candidats des syndicats, serait déjà recule.

Ils veulent valider cette réforme. En échange, ils auraient certaines choses mais presque rien. C'est pour ça que je pense que ni la CFDT ni les autres entreprises accepteront de repartir... - Pour vous c'est un échec ? - Je pense qu'il n'y aura rien.

Je pense que si nous arrivons à une négociation, ça ne réglera pas le problème car nous gagnerons si peu. Je ne me mêle pas de la vie des syndicats. - Vous pensez que ce sera gênant pour les syndicats ? - Oui, ce sera gênant pour eux.

La force du mouvement syndical c'est son unité. Si elles y arrivaient en échange de quelques miettes, ce serait gênant. Mais je pense que les syndicats ne vont pas accepter ça et que la mascarade va cesser.

La mascarade c'était pour éviter la censure. - Quelle que soit la réponse, vous plaidez pour le dépôt d'une motion de censure. Est-ce que vous pensez que toute la gauche, le NFP, sera derrière ? - J'espère.

C'est ce qu'on va proposer. Je vous le dis, on va écrire dès ce soir aux trois groupes. On l'a déjà fait.

Pour demander de signer ensemble une motion de censure pour mettre fin à cette abrogation de la réforme des retraites. Cette réforme a été majoritaire dans un texte qui n'entraînait pas de changement. Le texte a été très largement majoritaire dans la niche du groupe GDR.

On va le proposer. A ce stade, je crois qu'il faut le faire. Je crois qu'il vont accepter de voter cette motion de censure.

Tous les groupes de gauches. Même les socialistes. Certains sont actuellement contre, notamment monsieur Hollande, qui s'est dépêché d'être à la quille du Gouvernement Bayrou, peut-être que quelques-uns ne le feront pas, comme lui mais c'est tellement gros ce qui se passe. - Le RN a une autre stratégie, ils disent qu'ils vont pas censurer le Gouvernement tout de suite, ils attendent le budget.

C'est une logique aussi. - Ce n'est pas très logique. Leurs électeurs vont quand même regarder ça avec des mauvais yeux. - Vous pourriez faire changer le point maintenant ? - Je pense que la pression va être... on les a pas vus beaucoup dans les mobilisations.

Mais je sens opposer. Tout d'un coup, elle passe tel quel, sans rien échange et c'est ce qui se Gouvernement. Peut-être qu'ils vont le faire pour des raisons de crainte de dissolution.

Je ne crois pas que ce soit ça. Mais Madame Le Pen ne peut pas se représenter, peut-être que ça jouera. - Vous aurez assez de signataires LFI ? - Il nous en manque 14 cette semaine.

On peut y aller seuls la semaine prochaine car nous retrouvons notre quota. Mais je n'imagine pas de seconde comme l'on ne trouve pas les 14 dans les autres groupes. - Même chez le groupe LIOT ? - Oui. - Est-ce que vous, vous attendez que le Parti socialiste dépose motion ? - On va proposer dès ce soir de poser une censure motion de censure.

On pourra parler du bilan du Gouvernement sur l'électricité, ce sera principalement là-dessus. - Si ce conclave est un échec, est-ce que vous direz aux socialistes qu'ils se sont faits avoir ? Qu'ils vous ont fait perdre du temps ? - On l'a déjà dit.

Là, mon objectif est de faire en sorte qu'ils votent la censure et qu'on arrive à censurer ce Gouvernement. A chaque fois que j'ai eu un objectif de censure, on va jusqu'au bout pour essayer de censurer le Gouvernement. On passera peut-être après on rappelle que le PS a largement participé à cette mascarade. - C'est quoi pour vous, l'étape d'après ?

On sait que le président de la République va retrouver son pouvoir de dissolution. Vous le souhaitez ? - Oui.

Je pense que s'il y a motion de censure, ils trouveront une alternative à Monsieur Bayrou. Je pense qu'il va essayer de chercher ça. J'ai cru comprendre en lisant la presse que même chez les macronistes, le fait que Monsieur Bayrou soit censuré, personne ne pleurerait vraiment.

La solution alternative, je pense que ça ira au budget. S'il y a une motion de censure budget, quel que soit le Gouvernement, je pense qu'il y a une chance de dissolution. Je dis chance car le peuple est toujours la solution.

On ne peut pas rester dans la situation où un Gouvernement illégitime minoritaire a été mis en place grâce a Emmanuel Macron. - Peut-être que les choses changeront, peut-être que le RN gagnera les députés... - Peut-être qu'on aura plus de voix.

A 19h55 dans les sondages de juillet, tous les médias donnaient le RN en tête. - Vous souhaitez la démission du président de la République ? - Ce serait une suite logique.

C'est lui le responsable de tout ça. Il a perdu deux fois les élections européennes. Il a perdu au bilan économique.

Il a mis le pays dans cette situation en ne respectant pas le suffrage universel. Il devra être remis en question. Sa gestion de la crise internationale,... - C'est souvent ce qui sert de fusible. - Vu l'engagement de François Bayrou dans ce conclave, si sèche, ce n'est pas son départ que vous demandez tout de suite ? - Bien sûr.

Si on veut censurer le Gouvernement, c'est un départ, c'est évident. - Vous souhaitez sa démission ? - Même spontanée, oui. - Soit il faut des amendements inspirés par le RN, selon lui.

Ce Gouvernement va dans le mur. Il faut arrêter avec ça. - Vous ne reconnaissez pas une certaine vertu au process au conclave qui est salué par les syndicats ?

Certains syndicats, sur le fait qu'au débat, avant c'était un terrain neutre, au ministère. Est-ce que sur la méthode, il n'y a pas quelque chose qui a été trouvé ? - Une méthode qui veut qu'un texte soit passé en force à l'assemblée, à chaque fois on évite de voter. - Là, on est dans l'après. -La méthode est un projet de loi qui était imposée à l'Assemblée nationale par 49.3.

A chaque fois qu'il y allait y avoir un autre un vote, les groupes nous ont fait obstruction tout le temps. Maintenant, il y a une PPR qui montre que ce n'a jamais eu de légitimité. Le minimum serait un référendum, pour demander aux Français ce qu'ils en pensent.

Il faut retirer toute méthode qui fait qu'on essaye d'éviter de respecter les Français. - Ce n'est pas ça, l'ambition du conclave. - Je vous rappelle que les organisations syndicales importantes ne sont pas là.

Les organisations qui sont restées regrettent le bilan. Cette méthode va être sanctionnée. - Il faudrait savoir le résultat.

Vous parlez d'un désastre. Un politique parle d'avancée importante. Il y a 24 heures, il parlait des avancées sur la pénibilité.

Ma question est : Si les milliers de personnes, à l'issue de ce conclave, peuvent partir plus tôt, est-ce que vous applaudir idée ? - Je vais faire du 6 mai jamais incité les choses. Vous dîtes que la CFDT avance.

Il parle de la pénibilité. Ce que le MEDEF mis sur la table, c'est du réchauffé. S'il y avait des avancées sur la pénibilité ? - Ce qui était prévu, Monsieur Martin disait que certains éligibles, ne pouvaient ne pas en bénéficier...

Il ne restait plus grand-chose. Je suis les négociations. Je suis les avancées, ce ne sera pas pour toutes les femmes Sur les 24 dernières années et non pas les 25. - Sur le fond, la CFDT n'aurait pas dû aller se bagarrer pour grignoter...

Qu'est-ce que vous en pensez ? - Je pense qu'il ne fallait pas à l'aise dans ce conclave, je félicite les syndicats qui s'en sont tirés. Tirez-en les conclusions que vous voulez.

Peut-être, pensaient-ils pouvoir décrocher certaines choses, mais il s'aperçoit que ce n'est pas le cas. Cette réforme, la réforme Borne n'est pas pour les salariés ou pour les retraités, c'est fait pour que les personnes travaillent plus longtemps. On les use ils ne bénéficient de rien du tout.

Il y a toujours l'indexation partielle des pensions de retraite. - Je pense que...

En 2027, il y aura un débat sur les retraites, un sujet monde, celui de la capitalisation. On est le seul pays à être à quasi 100 %. Beaucoup de nos voisins ont mélangé les deux systèmes.

On a aussi, dans la fonction publique, des régimes gérés par la capitalisation. Est-ce que c'est un tabou auxquelles personne ne veut toucher ? Vous seriez prêts à parler de ce tabou ? - On sait très bien de quoi il s'agit.

La retraite, c'est beaucoup d'argent. Beaucoup d'institutions privées veulent mettre la main là-dessus. Pour un système qui n'est plus assuranciel basé sur la production du travail mais quelque chose où les gens iraient s'assurer auprès de telle assurance.

Ce n'est pas nouveau. Le système des capitalisations marche, moi, je ne suis pas d'accord avec ça. C'est un système, peut-être qu'on est les seuls, qui ne laisse personne sur le carreau, il n'est pas assujetti au cours de la bourse, Je défends le système par répartition et capitalisation. - Vu les difficultés financières que nous connaissons, est-ce que vous maintenez vos propos sur abroger la réforme à 64 ans ? - Oui.

Pour la première fois, il y a une hypothèse retenue, mais une chose n'est pas possible de changer, les retraites, par rapport au PIB n'augmentent pas. Elle reste à 14 % pour les dépenses de la nation. Les retraites ne vont pas coûter plus cher, il y a moins de recettes.

Ce n'est pas le même débat. Ca ne bouge pas. La proportion reste.

La question de savoir quel choix de société on veut. - On arrête d'abaisser les cotisations, il faut qu'on arrête de créer de l'emploi d'autoentrepreneurs qui ne cotise pas. -C'est réaliste de revenir à 60 ans ? - Je vais vous expliquer.

On revient à 62 ans En Islande, ils gagnaient plusieurs milliards. C'est facile de revenir à 62 ans et si on relance l'activité et qu'on remet l'argent moins du côté revenu du capital mais côté revenu du travail, et qu'on arrête de diaboliser ce qu'on appelle le salaire socialisé, les charges, les cotisations, on peut revenir à une retraite à 62 ans. - Vous avez parlé de votre niche parlementaire 2024, ce n'est pas allé au vote.

Est-ce que c'est suspendu ? Est-ce que vous souhaiteriez que votre prochaine niche soit là aussi consacrée au texte suspendu pour arriver au bout ? - Oui.

Nos collègues macroniste de droite ont montré, avec le Gouvernement, le peu de respect qu'ils ont aux eux de l'activité parlementaire. La meilleure façon d'abroger la réforme des retraites et de censurer le Gouvernement. Ou Monsieur Macron pourrait avoir un éclair de lucidité et de dire que ceux qui ont gagné en juillet, on leur propose de gouverner le pays.

Ca peut une option. - Israël a intensifié ses bombardements. 11 jours que les attaques ont débutés.

Depuis hier c'est encore plus tendu. Donald Trump n'hésite plus à dire que le but est de renverser le régime iranien. Israël a dit qu'il voulait stopper l'Iran.

En retour, y renvoie domicile à Israël mais aussi sur des bases américaines au Qatar. Emmanuel Macron dit qu'il ne voit pas de légalité dans les frappes américaines de ne pas avoir à Téhéran de ne pas avoir de bombes nucléaires. - Après-demain, l'assemblée est invitée à s'exprimer par rapport à l'article 50. 51 de l'institution.

Vous y serez ? - Ce serait un peu normal que l'assemblée... vote sur quelque chose de si grave.

Ce serait bien de savoir. Deux politiques possibles : le Gouvernement pourrait mettre une révolution sur ce qu'il compte faire. Par exemple, la version, ça ressemble à la manière de dédramatiser les armes et sur le fait qu'on serait à la veille d'une bombe nucléaire iranienne.

Dans les deux cas, je vais vous donner les informations, La France condamne, ça peut être une proposition. Condamner le fait qu'en dehors de tout droit international, un pays qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, Israël, qui possède la bombe nucléaire, se permet d'agresser un pays qui est signataire du traité de non-prolifération et qui lui, n'a pas la bombe nucléaire. Ca pourrait être une condamnation.

Monsieur Poutine l'a eu. J'ai vu hier, que Monsieur Macron a appelé le président iranien pour appeler l'Iran à la retenue. - Vous espérez un vote pour condamner Israël ? - Il y a Monsieur Trump...

Un accord d'une extrême dangerosité pour la suite. Il n'y a plus de droit international...

Si c'est pour montrer qu'il est le plus fort, les affaires du monde dans les mois et années à venir, risquent de ressembler à 1914. - C'est la réalité du danger, de cette bombe iranienne. La France dit : "Il y avait tout." - Je vous cite les menaces concernant le cas iranien venant du renseignement américain.

Ils n'ont pas autorisé le programme de bombes nucléaires suspendu en 2003. On estime trois à quatre ans avant que l'Iran ait la bombe. Avant les frappes Israéliennes, il était prévu cette semaine, une observation avec les Etats-Unis qui avaient décidé en 2015 de l'interrompre.

Non, Monsieur Saddam Hussein possédait une arme, aujourd'hui l'Iran n'était pas à la veille d'avoir la bombe nucléaire. Cette histoire, Monsieur Benyamin Netanyahou le dit... - Et pour autant, le régime iranien, Donald Trump dit que c'est l'une des cibles, pour vous, est-ce qu'il doit tomber ? - On est adversaire du régime iranien. - Des opposantes au régime iranien... - On sait ce qu'il s'est passé en Irak, en Libye, vous avez vu une amélioration ?

Ils peuvent peut-être se ressouder...

Il va falloir m'expliquer en quoi le Gouvernement génocidaire de Monsieur Netanyahu peut donner des leçons à un Gouvernement tout aussi critiquable ? - Est-ce que l'Iran est terroriste ? - On va avancer. - Aujourd'hui, est-ce qu'il y a une menace terroriste déclenchée ?

Ce n'est pas moi qui le dis. Ce n'est pas comme ça que l'Iran va réagir. Je condamne le régime des mollahs.

On ne peut pas décider qu'on élimine par la force des gens qui nous plaisent pas en décidant : "On va bombarder en faisant des victimes." Y compris des prisons où sont les opposants iraniens. Ca n'a pas de sens. - Et les deux otages français. - Une vidéo est ressortie par vos adversaires, une archive de Jean-Luc Mélenchon en 2012, qui dit que personne ne peut accepter de voir un pays avec une bombe.

Est-ce que vous reprenez les mêmes mots qu'aujourd'hui ? - Que ce soit sur la forme de régime, sur le risque qu'il puisse avoir une bombe nucléaire, évidemment. Ce que j'observe, c'est que au nom de ça, sans aucune preuve, alors que l'Iran était engagé dans une négociation avec les Américains pour faire en sorte de ne pas accélérer leur mécanisme, on ne peut pas faire ce qui est fait actuellement.

Quel pays décide...

J'ai vu que Monsieur Macron avait dit que Israël avait le droit à la sécurité. Il fallait dire la même chose à Monsieur Poutine. C'est exactement les mêmes phrases, il a attaqué l'Ukraine parce qu'il estimait que la sécurité... - C'est pas les mêmes déclarations. - C'est les mêmes.

Les déclarations Israéliennes, c'est de justifier un génocide. Il justifie qu'il bombarde un pays qui lui est dans un traité. C'est du même niveau.

Il estime qu'il peut bombarder un autre pays avec l'alliance de Monsieur Trump. On sait très bien que derrière ça, Monsieur Trump a engagé une guerre commerciale dans le monde, et ça ne marche pas aussi bien que prévu. C'est une manière de prolonger ça avec les armes.

C'est un message envoyé au au chinois car vous avait énormément de pétrole qui passe par le détroit et la décision américaine et de décider par les hommes ce qu'ils ne peuvent pas avoir autrement. - -Elle dit que c'est une diversion - C'est venu juste après. La France était en train de préparer une conférence aux Etats-Unis pour reconnaître la Palestine.

Il y avait une montée. La Hollande et la France qui commençait à dire qu'il est envisageable de rompre l'accord d'union européenne avec Israël. Ca a joué là-dessus.

Israël, c'est aussi le porte-avions, j'utilise un vieux terme, de la politique impérialiste américaine. - On va parler de l'Assemblée nationale avec une question chacun. A l'ordre du jour, il y a des questions sur l'énergie.

Le RN a réussi à faire voter le stock des investissements dans le solaire. -Ce moratoire sur le photovoltaïque. Il y a une vague entièrement écolo.

Quand on voit la fin des ZFE, la suspension de MaPrimeRénov', comment vous percevez cette vague ? - Il y a une vague trumpiste. Regardez cette semaine, on a Monsieur Retailleau qui envoie des policiers faire des rafles géantes dans les gares, les aéroports.

Ca ressemble beaucoup à ce que fait Trump avec les migrants aux Etats-Unis. Il y a cette vague qui est parallèle aux idées d'extrême droite. - Quels sont les lobbys ?

Qui accusez-vous ? - Tous les climats aux sceptiques d'extrême droite. Ils font des petits dans la droite républicaine.

Ils n'ont pas du tout la même vision de ce qui se passe dans notre pays en termes de réchauffement climatique. Qui a l'idée du tout nucléaire ? Outre le fait que je pense qu'il ne faut pas du tout nucléaire.

Il y a plusieurs options qui ont été mises sur la table. Le moratoire qui a été décidé, si jamais il est appliqué, c'est la fin de la filière des énergies renouvelables en France. - Pourquoi il est passé ce texte ? - On n'y était. - Pourquoi il n'a pas été voté ? - Tout le groupe LFI... - 14 députés LFI votent sur 111. - Combien vous aviez de MoDem ? - La gauche et le bloc central sont défaillants.

Mais pourquoi ? - On a un texte gouvernemental. Maintenant, ce Gouvernement fait passer ses textes par des PPL.

Excusez-moi mais les premiers qui doivent se mobiliser pour faire passer leur texte, ce sont les forces gouvernementales. Elles sont quasiment absentes. Elles ont été tellement absentes que Monsieur Tanguy a voté qu'on remet en marche Fessenheim.

Le problème est là. - Sur un sujet comme ça, on attend la gauche. - On va avancer.

On ne va pas refaire les comptes de l'Assemblée nationale. L'enjeu est la question pour demain : Allez-vous voter ces lois de programmation ? - Le MoDem va voter contre.

Le texte tel qu'il est, on va voter contre. On avait voté pour le texte ici de la commission car on avait réussi à bouger des choses. Là, c'est un texte nucléaire à 100 %.

C'est un texte trumpiste. - Il y a un autre enjeu, le budget. Il faut trouver 40 milliards.

Avant ça, il aura peut-être un autre rendez-vous pour vous. - Amélie de Montchalin veut vous voir avant le 11 juillet. Est-ce que vous irez ?

Et François Bayrou, qui fait ses annonces autour du 15 juillet, l'assemblée sera fermée. -Déjà, je suis surpris car elle a dit qu'elle voulait nous voir avant le 11 juillet. C'est normal car le 15 juillet, ils sont redevables car ils doivent nous donner.

C'est le squelette du budget. - Les insoumis iront ? - J'irai en tant que membre de la commission des finances. - François Bayrou a invité les insoumis qui n'y étaient pas allés. - Je répète ce que j'ai dit, j'irai en tant que membre de la comité des finances.

Je n'engage pas les insoumis. Si l'idée est de dire : " Aidez-nous, on va faire un compromis ensemble". L'idée n'est pas de dire qu'on va faire un texte après alors que c'est faux. - L'assemblée sera fermée à ce moment-là.

Pas de censure possible. C'est une mesure politique ? - C'est une manière de gagner du temps.

Il espère qu'à la rentrée, ils vont réussir à trouver une situation. Ils le disent clairement. Leur but est que le PS ne vote pas la censure.

Pour l'instant, ils n'ont pas et ils ne savent pas où trouver les 40 milliards. La situation est tellement difficile que toute mesure trop récessive peut entraîner plus de catastrophes. - Ca bouge à gauche.

Il y en a qui veulent se mettre sur la route de Jean-Luc Mélenchon pour 2027. Aussi, à l'Assemblée nationale, la redistribution des rôles. - C'est ce qu'on appelle le bureau à l'assemblée.

Pour l'instant, le RN n'a pas de voix au chapitre. Les présidents de l'assemblée vont rassembler tous les groupes. Vous dîtes que ce n'est pas normal, le RN sont élus comme tout le monde, ils devraient avoir leur part au bureau. - Je pense que le RN doit être considéré, ces députés doivent pouvoir assumer leur travail de député.

C'est pour ça que dans ma commission, je suis respectueux avec tous les groupes. Maintenant, diriger un dispositif, a son rôle de responsabilité. Ca ne découle pas automatiquement durant le député.

C'est un choix politique. Même si, dès le lendemain, on avait des attaques du bloc gouvernemental, ça nous semblait normal que le RN soit remonté. Je pense qu'on devrait essayer de trouver une stabilité dans ce qui a été voté, de repartir sur ce qui a été voté. - Sans le RN ? -Est-ce qu'à la présidence de la commission des finances, vous pensez qu'il y a une stabilité où vous pourriez faire les frais ? - Rien n'est stable.

Pour la première fois depuis la constitution a fait en sorte que le président soit dans l'opposition, le groupe d'oppositions a pris part au vote. C'est complètement contraire... - Vous ne vous sentez pas menacé ? - Non. - Des électeurs de gauche s'inquiètent pour 2027.

Il y a deux remarques dans le chat : "Est-ce qu'il faut un NFP pour que la gauche soit au pouvoir en 2027 ? " - " Quand est-ce que vous allez arrêter de vous chamailler à gauche ? " Qu'est-ce que vous répondez à ça ? - Je réponds qu'on va faire ce qu'on a fait en 2025.

On va se baser sur le programme. On est fidèle au NFP. Ce n'est pas nous qui décidons que le programme du NFP n'est plus valable.

Il faudrait le revoir, l'atténuer. On est fidèle à notre programme. On va avancer comme ça.

Tous ceux qui voudront avancer avec un programme de rupture, je crois nullement qu'on va s'opposer à l'extrême droite avec un candidat timide. - Est-ce que vous parlez à des socialistes ? Vous arrivez à vous parler ?

On a l'impression que, vu les oppositions, vous êtes sur des planètes différentes. - Les oppositions viennent. C'est eux qui ont décidé qu'il ne fallait plus rien faire avec LFI.

C'est eux qui ont décidé de ne pas voter avec nous. - On va revenir à vous. - L'idée qui vient de Laurent Wauquiez était de cibler le LFI.

Le terme a été retiré de l'intitulé mais le fait est là. Est-ce que vous vous sentez visé ? - Par Monsieur Wauquiez, sûrement.

Par le texte, non. Je prends le texte. Monsieur Wauquiez, on est ciblé.

Il fait un genre de règlement de compte basé sur des attaques calomnieuses. Je vous assure que ça va donner un climat serein à l'assemblée. Le texte, il parle du terrorisme et de l'islamisme.

On va faire plein de propositions. Les liens entre certaines personnes du RN... on va demander des auditions.

Les gens du RN qui ont été établir des liens privilégiés avec plusieurs pays, des pays qui ne sont pas réputés pour avoir un islam modéré, on va demander des auditions. C'est intéressant. - LFI, vous allez présider la commission d'enquête ? - Pourquoi pas. - Vous avez le sentiment d'être devenus l'ennemi public numéro 1 ? - Dans la population, non.

Au niveau de Jean-Luc Mélenchon, ... oui.

Ce n'est rien par rapport à Monsieur Bayrou cependant. - LFI est devenu l'ennemi public ? - Non.

On est devenu l'ennemi public pour la droite, autrefois républicaine, qui recherche son avenir pour une collaboration avec l'extrême droite. Ceux qui parlent de ça, sont réactionnaires. Je ne suis pas sûr que les gens, dans ce pays, ont suivi ça.

Je vous réponds. Je pense que certains font une erreur terrible, je pense aux macronistes. En 2025, au deuxième tour, 75 % de nos électeurs ont voté pour des députés macronistes.

La plupart sont ici grâce à ça. C'est clair que les attaques qui sont faites sur nous, de nous mettre au banc de la vie politique, plus que le RN, je leur souhaite du courage pour le second tour. C'est une erreur profonde qui est commise. - Comment vous l'expliquez ? - Comme à peu près partout dans le monde quand la gauche se reconstruit sur une base de rupture. - Il y a une diabolisation de LFI ? - Bien sûr.

Par ce que j'appelle le système politico-médiatique. Je vais vous dire pourquoi. Je pense que ce qui se passe, c'est que nous avons le seul programme qui remet en question et de fond en comble le système qui domine aujourd'hui.

Regardez le RN, même sur les règles budgétaires, sur la situation internationale, je suis très étonné. C'est la première fois que le RN est derrière les Etats-Unis d'Amérique. On est les seuls qui sont en rupture avec ce système. - On a le sentiment que vous ne faites aucun mea culpa alors que quand vous parliez Jean-Luc Mélenchon, on peut vous montrer des sondages qui montrent que son image s'est dégradée.

Des politiques disent qu'ils ne s'associeront jamais à la France en soumise. On voit des gens assez médiatiques et populaires qui ne veulent plus associer à vous. -Je vais essayer de vous répondre tour à tour.

Vous me dîtes que je ne fais pas mea culpa. Les attaques sont tellement violentes il y en a tellement que de ce point de vue là, on n'a pas la peine d'en rajouter. Vous parlez de Monsieur Glucksmann.

Vous voyez bien que la question est une question de programme. Il vient de présenter son programme. Sur 30000, 21 n'étaient pas dans le programme du NFP.

Il ne remet pas en question village départ à la retraite, ... je ne vous dis pas ses joyeusetés sur la question internationale.

Il est dans sa logique. Il n'est pas déçu par Jean-Luc Mélenchon, il n'a jamais été sur une base politique avec lui. Il entend une poursuite du macroniste : - Vous parlez aussi de ceux qui ont quitté LFI ? - Il y a un sondage intéressant qui est sorti ce week-end. 20 % pour les écologistes, 17 % pour nous, 10 % pour le PS sortant.

Tous les sondages, je vois les taux de Jean-Luc Mélenchon, tous les sondages présidentiels, il y a qu'un candidat à gauche qui est capable d'aller au deuxième tour a priori. Jean-Luc Mélenchon. Pas les autres.

Allons-y doucement par rapport à ça. Je crois que ce qu'on attaquait, je le répète, c'est le fait qu'on porte un problème de rupture. La gauche se reconstruit sans problème de rupture. -Sur les municipales, la stratégie.

Vous étiez au bureau il y a pas longtemps, vous mettez en oeuvrent une stratégie pour les catégories populaires, c'est là où vous ciblez ? - C'est pas normal. - Non je voulais savoir si vous ciblez...

Pour transformer ça. - Dans les villes on a eu 70 % des voix, c'est normal qu'on continue de cultiver le succès pour les municipales. Effectivement, dans ces villes, tout le monde devrait s'en féliciter.

Un électorat s'est remis à voter. Ca ne veut pas dire qu'on abandonne les départements ruraux, J'avais l'exemple de Paris, on abandonne rien. Ces vous pourriez être candidat à Saint-Ouen ? - C'est ma suppléante qui va être candidate. - Vous ne soutiendrez pas le maire socialiste ? - Non.

Depuis juillet 2025, une fois qu'on a gagnée, il ne voulait pas un Gouvernement Nouveau Front Populaire. Tout ça pour dire qu'il va défoncer au législatives, donc on va dire que ce n'est pas moi qui attaque. - On entendu que ce serait votre suppléante qui candidaterait pour Saint-Ouen.

Nous allons recevoir...

Les écologistes, non ? - J'espère qu'on sera ensemble. - Recevons l'invité qui sera face à vous.

Son portrait est signé Stéphanie Despierres. - Face à vous, un chercheur en pleine ascension. Professeur associé à HEC, il vient d'obtenir le prix du jeune économiste 2025.

Ces travaux portent sur la productivité. La quantité de valeur créée par une valeur de travail. La productivité a décroché dans les années 90.

Aujourd'hui, comme partout en Europe, elle évolue presque plus. La croissance ralentit, or notre modèle social repose sur une croissance d'au moins 2 %. - La seule alternative à la productivité pour la croissance, la démographie.

Ou travailler plus, malheureusement, la démographie décroît et on n'a pas spécialement envie de travailler plus. La productivité reste le facteur sur lequel les discours politiques et économiques devraient se focaliser car c'est la clé de nos soucis. - Ce soir, notre invité va vous demander comment financer le système de retraite.

Pour lui, l'Europe doit s'engager à fond dans l'intelligence artificielle, ce n'est pas trop tard. Dans le sillage du rapport Draghi, il réclame une réaction forte de l'Etat. Selon lui, l'Europe et la France n'investisse pas assez.

Ce n'est pas l'argent public qui manque mais celui du privé. - Antonin Bergeaud arrive sur ce plateau. Je voulais saluer Eric Coquerel, bonsoir.

Félicitations pour votre prix. Je vous laisse vous installer. Allez-y. - Bonjour Messieurs.

Je travaille sur la productivité et dans mes interventions j'essaie de faire que la productivité arrive plus dans le débat politique. C'était l'absent des dernières législations élections législatives. J'aimerais votre point de vue sur le ralentissement de la productivité.

Il est établi qu'il est très marqué. - Moins 3 points, c'est ça ? - Depuis le COVID, ça m'inquiète, c'est la racine d'un pas de problème.

Comme le financement des retraites. Vous parlez de ça avant. On voit tout de suite les conséquences que ça a.

On voit bien que le problème vient de là. - Pour moi, la conclusion est inverse. C'est un problème fondamental.

Explique pourquoi il y aura beaucoup de licenciement cette année. Depuis le COVID, des entreprises ont gardé des salariés mêmes quand il n'avait plus les carnets de commandes nécessaires pour le faire. Là, beaucoup de licenciement arrive.

Si le taux de personnes qui arrivent à la retraite en vie active, si je ne me trompe pas, est de 57 % aujourd'hui. Si vous décidez que cet âge-là va être prolongé, vous n'avez pas une raison d'être économiques pour que ces personnes continuent de travailler. Le taux va augmenter.

La productivité est essentielle mais je ne le vois pas tel que vous venez de l'esquisser. Le problème est qu'il faudrait revenir à une société qui favorise une activité, le travail, favorise les carnets de commandes, la transition écologique... - Je ne suis pas en désaccord avec vous.

On aura peut-être les mêmes conclusions. Il y a une égalité comptable sur laquelle on ne va pas revenir mais que le PIB, c'est la productivité fois le temps de travail. On peut dire que la productivité moyenne sera élevée et je suis d'accord qu'avec des gens moins productifs, ça ralentit.

C'est ce qu'il s'est passé après 2020. En France, il y a un travail global plus qu'ailleurs. On n'a pas forcément vocation à tous travailler très longtemps.

Sans productivité, on le paie par le PIB plus ralenti et plus faible. Moins de PIB, c'est un déficit plus élevé, des dépenses publiques difficiles à tenir. Il faut agir sur l'un des deux leviers.

Si c'est le temps de travail, à court terme, on n'a pas de solution pour augmenter le temps de travail emploi habilité d'un tas de personnes sorties du champ du travail. Qu'est-ce que vous en pensez ? - Je suis d'accord avec vous sur le fait que la productivité doit alarmer.

Ca nous met en décrochage par rapport à d'autres pays. A mon avis, je pense que c'est le système qui sévit depuis plusieurs années, qui en échec. Un système qui est à bout de souffle...

C'est une forme de capitalisme. Libre-échange généralisé, où il est moins question pour les grandes entreprises d'assurer un patrimoine qui va continuer à fonctionner que de faire des profits...

Quelles que soit les conséquences...

Ca a frappé la France car elle avait connu au début des années 2000, le patron d'Alcatel disait qu'il fallait des usines sans usine. La France a vécu paradoxalement une politique qu'il affaiblit. Il faut relancer les carnets de commandes.

Je ne suis pas d'accord avec la vision de moins d'Etat, je serai pour qu'on ait un grand plan pour la bifurcation écologique qui crée de l'emploi et des carnets de commandes et une augmentation de salaire. - Je prône aussi pour plus d'Etat, notamment la politique industrielle, le retrait des états européens pour la politique industrielle, c'est une erreur. Revenir en arrière c'est coûteux et difficile et aujourd'hui on a très peu de possibilités budgétaires.

J'aimerais votre avis là-dessus. On est tous dans une logique de retour au national qui nous bloque. Où on dégage des marges budgétaires plus rapidement Le plus rapide c'est d'agir sur les dépenses sociales et ça crée des problèmes qu'on connaît... - C'est ce que le Gouvernement craint.

Que ça entraîne une récession qui pourrait nous faire rentrer dans une vraie récession. Nous, on a une consommation populaire. - Il y a le pilotage à court terme qui est compliqué.

La tendance à long terme, on ne travaille pas dessus, on n'agit pas dessus. On aura ce fardeau tout le temps. Par exemple, la démographie fait que le nombre d'actifs retraités passera à 20 % de moins.

Il faut compenser. Si on ne fait rien, tout ce qu'on va dégager comme productivité, toute l'augmentation de la taille de l'économie va aller dans les transferts vers les retraités. C'est un modèle qu'on vend... - Il faut relancer la productivité.

Pour la première fois depuis la Ve République, on est passé en dessous de 10 % de parts d'industrie dans le PIB au premier trimestre. C'est catastrophique. Il y a un enjeu.

ArcelorMittal. ArcelorMittal dit qui ne va pas signer un contrat de décarbonisation. - En France et en Allemagne. - En France.

S'il n'y a plus d'industrie en France... - Il faut nationaliser ? - Je ne pense pas qu'il faille nationaliser.

La désindustrialisation est un symptôme. Il y a une raison pour laquelle on des industrialistes. On a compris mais maintenant les entreprises licencie car elles n'ont pas de productivité.

Pas de productivité parce qu'il n'y a pas d'innovation. - ArcelorMittal est en train d'ouvrir des usines sidérurgiques dans d'autres pays. Ca ne les dérange pas de produire la sidérurgie en France.

Le problème c'est les aides publiques. 800 millions depuis 2020. Là où je pense qu'il n'y a pas d'industrie dans notre pays, c'est que c'est facile d'aller ailleurs.

La guerre commerciale qu'a ouvert Donald Trump pose la question de souveraineté agricole et industrielle. - Souveraineté, productivité, merci beaucoup d'être venu sur ce plateau. Merci, Eric Coquerel, d'être venu à Lundi, c'est politique.

On se voit la semaine prochaine. Bonne soirée.