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InterviewBFM Business· 31 octobre 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & international

🔴 EN DIRECT Sébastien Martin est l'invité de de Guillaume Paul 🏭

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Les chiffres de la DGE montrent plus de fermetures que d'ouvertures de sites industriels. Comment l'expliquez-vous ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi la réindustrialisation n'a-t-elle pas été enclenchée dès 2020-2021 malgré les promesses ?

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes proposez-vous pour aider les industriels ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous les tensions budgétaires à l'Assemblée nationale sur les taxes aux multinationales ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    La France est classée 38e sur 38 en compétitivité fiscale. Que proposez-vous ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    Concrètement, que proposez-vous pour simplifier le développement industriel en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Chiffre
    « sur les 6 premiers mois de l'année, on a eu 44 ouvertures de site mais 82 fermetures. 82 fermetures. Quasiment le double. »
  • 4:19Chiffre
    « les investissements étrangers ont baissé de 7 % l'an dernier »
  • 5:02Chiffre
    « la France est le pays qui a le système fiscal le moins compétitif. Nous sommes 38e sur 38. »
  • 5:44Chiffre
    « on est passé 38e du fait de la surtaxe alors qu'on croyait provisoire d'impôt sur les sociétés qui va être en partie recondu proche. »
  • 12:09Chiffre
    « Les fonderies de Bretagne avaient été reprises en mai dernier par un groupe qui s'appelle Europlasma qui s'était engagé à investir 15 millions d'euros en 3 ans. L'État et les collectivités doivent par ailleurs mettre 7 millions. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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plus avoir d'usine dans ce pays, c'était pas si grave qu'on serait un pays de service. L'usine sans salarié, l'usine, la fameuse usine sans salarié. Et aujourd'hui, il y a quand même un vrai consensus national. J'étais cet après-midi au Sénat par exemple et bien il y a un vrai consensus national pour dire que c'était une erreur. Et euh ça nous a sauté au visage en 2020 parce qu'on s'est rendu compte qu'on était même plus capable de faire des masques et qu'il était nécessaire d'avoir une base productive dans notre pays. Et à la suite de ça, je crois que le consensus est aujourd'hui renforcé et que c'est important qu'il y ait ce consensus parce que en face de nous, on a des gens qui veulent vraiment pas nous faire de cadeaux et je pense qu'on en parlera pendant cet échange. Mais je crois que

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aujourd'hui il y a une volonté partagée alors de réindustrialiser. Il y a un consensus autour de la réindustrialisation. Pourtant les chiffres, vous les avez vu, les derniers chiffres comme nous ne sont pas favorables. Le chiffre de la direction générale de l'entreprise qui sont tombés il y a quelques heures qui fait un travail de fourmis à la DGE. Il répertorie jour après jour les ouvertures et les fermetures de site, hein. Ouais. Euh et ils nous disent que sur les 6 premiers mois de l'année, on a eu 44 ouvertures de site mais 82 fermetures. 82 fermetures. Quasiment le double. l'an dernier, c'était quasiment l'équilibre 60 61. Ça veut dire finalement que le ralentissement qu'on a commencé à observer l'an dernier, il se poursuit aujourd'hui. Sébastien Martin, je vais

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pas me cacher, la situation, elle est pas satisfaisante. Oui. Je veux juste quand même préciser que nos chiffres incluent certes les ouvertures et fermetures, mais aussi les agrandissements de alors les extensions mais c'est important. Vous savez, je vais vous donner un exemple chez moi, vous le savez, je suis élu à Chalon sursau. Il y a par exemple Framô qui fait un agrandissement de 40000 m². Bah, un agrondissement de 40 m², c'est quand même à peu près l'équivalent de quatre ou cinq usines qui sortent de terre mais qui là sont considéré comme un agrandissement. Donc si on met avec les agrandissements de site, on reste sur un solde positif. C'est pas pour dire que la situation est bonne mais et mais et il faut la regarder en face et moi je la regarde en face. Ça veut dire qu'il faut

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se battre deux fois plus dans une situation qui est sans doute deux fois plus difficile qu'elle ne l'était hier. Et c'est aussi pour ça que j'ai accepté cette mission. Il faut se battre d'autant que la DGE dit également les investissements étrangers ont baissé de 7 % l'an dernier et le contexte n'est pas favorable. Les droits de douan politique tension commercial elle nide pas. Et l'incertitude politique bien sûr. Bien évidemment on on des chiffres ont été publiés. Cette instabilité politique elle a elle a coûté 0,3 points de croissance. Et pour être concret c'est quoi 0,3 points de croissance ? C'est 9 milliards. C'est sans doute plusieurs milliers d'emplois à côté desquels on est passé. Et je crois que dans le moment actuel, vous savez, nos concitoyens, ils ont

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bien ça en tête. Il voi bien que l'instabilité, elle n'est pas que politique. Elle a aussi des conséquences économiques, qu'elle peut freiner des choix d'investissement, qu'elle peut dire à certains "Je verrai plus tard." Bah, "Je verrai plus tard. Ce sont des points de croissance qui sont loupés, ce sont des usines qui ne s'ouvrent pas, sont des investissements qui sont pas faits." Et je crois qu'on a effectivement besoin aussi d'écouter la population qui dit "Maintenant, il y a le temps de s'entendre et de d' pouvoir avancer." Pourquoi vous comment vous comprenez qu'on n'est pas enclenché en 202021 la réindustrialisation si vous saz c'était le grand récit de l'après Covid et ça a été finalement le chantier des espoirs non abouti. Qu'est-ce qui s'est passé ? Voilà. Qu'est-ce que Ah non,

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qu'est-ce qu'on a oublié en 2023 24 25 qu'on avait commencé à mettre sur le tapis en 202 ? Non, les choses on ont bien été engagé même avant. D'ailleurs, vous savez, moi je suis un élu territorial. Euh en 2018, il y a la logique des territoires d'industrie pour dire que partout en France, il fallait que l'État, les industriels et les élus se mobilise pour organiser du foncier pour avoir des vrais sites industriels clé en main qui est quelque chose auquel je crois euh beaucoup. Et puis après post Covid, il y a quand même eu les effets du plan de relance, il y a quand même eu des mesures fiscales, il y a quand même eu France 2030, il y a eu la baisse de la CVAE, il y a eu la mise en place du crédit d'impôts industrie verte, un certain nombre de mesures qui ont

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conforté quand même l'attractivité de la France, même si il faut le dire aujourd'hui la situation est difficile mais on reste un pays qui est capable d'attirer sur son territoire des usines à Chan sur je suis en train d'ouvrir neuf usines. Donc ça veut bien dire que c'est possible. Et vous êtes inquiet de ce qui se passe justement du côté de l'Assemblée nationale pour revenir à la discussion budgétaire avec ce qu'on observe depuis quelques jours, c'est-à-dire une hémorragie sur le plan fiscal, l'accumulation des taxes autres imposition sur les multinationales. qui s'est joué encore hier soir sur les rachats d'action et la super taxe sur les dividendes. Comment est-ce qu'on peut effectivement prenez le matin mais tout parti confondi tout bord confond la

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réindustrialisation et empiler les taxes sur les les c'est vrai que c'est un peu les montagnes russes que l'on a des jours où on constate qu'il y a un débat de de très bonne qualité à l'Assemblée nationale sur la question du budget et puis parfois sur une mesure ça s'enflamme. par exemple cette taxe sur les multinationales qui on le sait est inapplicable euh et qui envoie de mauvais messages aux investisseur et je crois que le premier ministre a été très clair. Le débat parlementaire doit être doit avoir lieu mais le gouvernement aussi est là pour être le garant du fait qu'on ne doit pas toucher à notre outil productif et à ce qui fait encore la puissance industrielle la France. L'autre chiffre sur lequel je voulais vous amener, on va pas parler que de chiffre mais il y a eu cette étude

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aussi, vous avez vu passer ça sans doute, de la taxe Foundation qui est l'un des plus gros instituts de recherche fiscale des États-Unis qui dit "Voilà, on a regardé ce qui se passait dans les 38 pays de l'OCDE et la France est le pays qui a le système fiscal le moins compétitif. Nous sommes 38e sur 38." Et bien, je crois que c'est ce qui devrait aussi inciter les parlementaires à être prudents dans les décisions qu'ils seront amenés à prendre dans les prochains jours et à ne pas trop surcharger la barque et ce qui pèse aujourd'hui sur les épaules des chefs d'entreprise parce que sinon effectivement derrière tout ça aura des conséquences vraiment réelles. Pas simplement dans un amendement. On était 36e l'année dernière, on est passé 38e du fait de la surtaxe alors qu'on

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croyait provisoire d'impôt sur les sociétés qui va être en partie recondu proche. Oui, je pense que vous savez aussi quelle est la réalité de notre situation budgétaire. Je crois que chacun est conscient que il faut faire des efforts qui doivent être mesurés. La priorité doit être plus dans la réduction de la dépense que dans la hausse des recettes. Mais je crois que chacun aujourd'hui peut avancer en responsabilité dans ce débat. Euh vous êtes en pause, être ministre depuis maintenant quelques semaines. Qu'est-ce que concrètement vous proposez pour aider les industriels, pour simplifier l'avis, le développement de l'industrie en France ? Écoutez moi je grand principe dans dans les grands principes vous savez je crois d'abord que que vous nous dites on n' pas tout

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essayé pour sauver l'industrie française comme on disait Naguer la même chose du chômage je crois dans les grands principes il y a il y a tout ce qu'on s'est dit sur la réglementation sur la fiscalité mais je crois aussi à une réindustrialisation par le terrain par notre capacité que l'on a à aider les industriels à faire face parfois à des complexités administratives qui existent et moi je compte bien m'appuyer aussi sur les élus du locaux que ça soit les intercommunalités ou les régions pour que on ait des vrais sites prêts à accueillir les entreprises clés en main les fameux sites clé en main des vrais sites industriels clés en main. Un vrai site industriel clé en main ça veut dire quoi ? Ça veut dire que un industriel il sait qu'il a que son permis de

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construire et son autorisation ICPE. Ça, il sait le maîtriser l'industriel. Par contre quand l'industriel il est confronté à un vase galotomain ou à une espèce protégée, c'est le début de la catastrophe. Là, il se retrouve en face de l'adréal, il se retrouve en face de l'autorité environnementale dans des procédures qu'il n'avait pas imaginé et qu'il ne connaît pas. Et là, c'est la catastrophe. C'est pour ça qu'on doit travailler mieux en amont pour faciliter les choses d'une part avec les élus locaux et que moi je vais rencontrer dans les tout prochains jours l'ensemble des préfets de ce pays parce que je veux savoir où il y a des projets qui sont bloqués pour des histoires de complexité administrative. Je veux savoir pourquoi dans une entreprise qui veut s'agrandir,

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pourquoi une entreprise qui veut s'agrandir, ça fait trois fois qu'on lui demande la même chose. Je veux savoir pourquoi un projet qui doit sortir depuis 2 ans ne sort pas depuis 2 ans parce que on a trouvé un problème x ou y. Et on viendra m'expliquer à moi ce qui se passe et on essaiera de faire bouger les choses. Si je dois y mettre mon poids, mon poids personnel, je mettrai mon poid personn qu'est-ce que vous pensez pouvoir faire face à ces sujets qui sont des sujets récurrents de long. D'abord, il faut aussi qu'on se batte au niveau européen. Il y a un certain nombre là dans ce qu'on appelle des omnibus. En fait, c'est des textes qui vont passer pour essayer de refaire descendre un peu la pression normative qui pèse sur les épaules des entreprises. Il faut aussi

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qu'on soit extrêmement vigilant à tout ce qu'on nous amène sur les bureaux des ministres aujourd'hui en signature de nouveaux décrets, nouveaux arrêtés diverses et variés où parfois on fait pas attention et qu'est-ce qui se passe derrière ? Ben c'est une nouvelle réglementation qui vous battez vous battez contre vos propres administrations là pour le coup là c'est un ministre il est là pour diriger son administration il est pas là pour être dirigé par son administration moi le le premier jour j'ai fait le tour de la direction générale des entreprises j'ai réuni tout le monde dans une salle et je leur ai expliqué ce qu'on allait faire ensemble et donc bien sûr il y a la continuité de l'état bien sûr il y a des des dossiers au long cours mais les ministres sont là pour diriger leurs

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administrations. On s'est fixé un cap qui est très clair, maintenir l'industrie dans ce pays et aussi aller se battre auprès de l'Union européenne parce que il est temps de sortir de la naïveté sur un certain nombre de sujets et notamment la concurrence internationale asiatique. Bah justement, on envie à la concurrence internationale asiatique notamment alors on parle de réindustrialisation en France. On voit ce que les Allemands sont en train de faire de leur côté. Est-ce que vous avez l'impression que en 2025 on manque encore d'un véritable projet économique donc par essence politique pour faire avancer les choses véritablement ? Est-ce qu'il est opportun réindustrialisation ? Chacun dans son coin de la construction européenne, ne l'oublions jamais, c'est d'abord faite

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autour de l'économie, la communauté européenne du charbon et de la et de l'acier. Euh et donc aujourd'hui, on a réussi à construire un immense marché qui est une force, ne l'oublions jamais. Mais le souhait de la France, c'est que ça soit non seulement un immense marché, mais que ça soit aussi une immense usine parce que sinon, s'il y a pas d'usine, le marché sera faible et pas intéressant. Et pour ça, alors que on fait face à ce qui s'appelle une agression, à ce qui s'appelle une agression, alors qu'on fait face à certains qui veulent aussi remettre en cause notre modèle européen et les démocraties européennes. Il faut pas être naïf, il faut se protéger. Euh on l'a obtenu sur l'acier, il y aura désormais des droits de douane à partir

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d'un certain volume d'acier importé de 50 %. On a travaillé sur des molécules chimiques pour protéger certaines molécules chimiques et d'autres molécules chimiques vont être protégées pour protéger l'industrie chimique française et européenne. Et on le fait aujourd'hui aussi sur l'automobile en se battant pour un concept, pas qu'un concept, l'idée de la préférence européenne. Je pense que nos concitoyens, ils attendent aussi que nous nous battions pour ce qu'il y a pour ce que à l'intérieur des productions européennes ce soit pas juste made in Europe parce qu'on aura assemblé ici des choses qui viendraient d'ailleurs. Mais est-ce qu'on parle de la même fois sur tous ces sujets ? pas échappé que sur le la l'échéance de 2035 pour la fin des des ventes de véhicules thermiques,

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il y avait un yatus entre la France et l'Allemagne, ce qui est quand même par définition dommageable. Vous savez, j'avais un échange juste avant de de venir ici avec des industriels qui me disaient "Mais il faut de la stabilité." Alors oui, s'il faut de la stabilité, ça veut dire on change pas les dates tous les qu matins. Oui. Aussi 2035 c'est un signal de marché. Vous entendez les arguments des Allemands qui freinent des cas de faire depuis des années ? Nous comprenons les arguments des Allemands. Nous ne sommes pas des gens fermés et des idéologues. En tout cas, moi je suis pas venu pour ça. On est des gens de terrain. Je suis un élu de terrain et on voit bien la réalité du marché aujourd'hui. Et il peut y avoir l'introduction d'autres dispositifs que le 100 % électrique pour

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parvenir à une amélioration des émissions de gaf de serre dans dans le domaine de la de la mobilité. Nous sommes pas fermés à tout ça, mais il faut simplement aussi donner un peu de cohérence parce que moi, j'aimerais savoir ce que je vais dire aux habitants des Haut-Fance qui euh aujourd'hui voit des projets de Giga Factory sortir de terre si on leur dit le véhicule électrique, c'est complètement terminé, on peut pas leur dire ça. Donc, on doit être cohérent. On doit à la fois dire il peut y avoir des assouplissements. 2035 doit rester un signal de marché mais il faut aussi se battre pour la préférence européenne pour que dans nos véhicules et dans les véhicules qui sorteront demain et bien ça soit des sous-traitants européens qui équipent ces véhicules et donc des salariés

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européens et français qui en bénéficient. Jeis qu'on parle de deux dossiers d'entreprise que vous regardez, on le sait très très de très très près du côté de de Bery. Il y a celui des fonderies de Bretagne. Alors, ancienne filiale de renor, ancien équipement anti automobile qui est en train justement de se réinventer, d'aller vers les obus, vers l'armement. Tout à fait. L'époque si prête. Euh, il se trouve que les fonderies de Bretagne avaient été reprises en mai dernier par un groupe qui s'appelle Europlasma qui s'était engagé à investir 15 millions d'euros en 3 ans. L'État et les collectivités doivent par ailleurs mettre 7 millions. L'État le fera et les collectivités aussi. Sauf qu'apparemment 2 millions si chacun respecte ses engagements ou si chacun respecte ses engagements.

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Mais pour l'instant du côté de ce groupe privé au replement, on a placé que 2 millions. Les salariés n'y croient pas, n'y croient plus. On parle de 260 salariés. Où en est la situation sur ce dossier ? Moi, je je comprends l'inquiétude des des salariés face à des décisions qui sont prises aujourd'hui par l'investisseur qui ne sont pas très lisible. Euh, notamment d'avoir il y a quelques jours Limogé, le directeur du site qui était quelqu'un de respecté par les personnels de quelqu'un de crédible vis-à-vis des élus. Moi, j'ai eu un échange avec le maire de l'Orient, avec le président de la région, avec le député de la circonscription qui est par ailleurs président de la commission de la défense. Et donc, il va y avoir

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le 17 novembre euh une rencontre pour que les choses soient clarifiées et que l'investisseur nous dise où il a l'intention d'aller, quelle est la gouvernance du site. à nous aussi avec la direction générale alarmement de faire en sorte que les commandes qui doivent être passées soient passées. Je verrai Catherine Votre la semaine prochaine à ce sujet. Mais je crois qu'on a besoin aujourd'hui que l'investisseur nous donne un peu mieux quelle est sa feuille de route. Là, on a des salariés qui disent euh il y a mes ententes sur ce que nous avions exactement à produire. On nous demande de jouer les commerciaux puisqueen gros, c'est à nous en plus d'aller chercher les clients, les démarchés puisqu'on n pas on nous promet des commandes mais de la part de quel client ? On ne sait pas.

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Non, c'est pas au salarié d'aller chercher les commandes. C'est pas au salarié d'aller chercher les commandes. Les choses seront clarifiées mi-novembre et mes services sont extrêmement vigilant sur ce qui est en train de se passer làbas. Va avoir du chômage partiel en tout cas pour ces 260 salariés dans les prochaines semaines. Monsieur le ministre, c'est comme ça il y aura une réunion le 15 novembre, le 17 novembre et on verra à ce moment-là. Et puis l'autre entreprise dont on voulait dire à moi, il nous reste 3 4 minutes, c'est Novasco. Alors ex Axcoétal hein. On est euh dans la dans une assierée électrique. Il y a un gros preneur qui s'appelle métal blanc qui apparemment n'a pas l'intention de reprendre une des usines de groupe qui est situé à Agondange en Moselle qui compte là 450

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salariés parce que l'actionne le repreneur dit il y a les débouchés sont pas suffisamment importants. Il y a le prix de l'électricité bien sûr qui est rédibitoire. Il y a deux il y a il y a deux projets de repreneur euh qui mais pas pour ce siteel à proprement en parler. Sur ce site là, il y a un autre investisseur qui se positionne sur ce site là. Euh peut-être pas pour toute l'activité euh et c'est au tribunal de commerce d'examiner bien évidemment à partir de demain. Il rendra pas sa décision demain. Ensuite, il a un certain des certains délis à observer pour rendre sa décision. Moi ce que je ce que je sais c'est que on va se battre jusqu'au bout sur ce sujet-là. Vous savez moi je suis je suis élu d'un territoire qui a connu la fermeture d'une usine comme Kodak avec 2500

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salariés. Donc je sais ce que ça veut dire un site industriel menacé et un site industriel qui ferme et on a su rebondir pour autant. Et euh je verrai la semaine prochaine l'ensemble des élus locaux de ce territoire pour voir comment les choses se passe, envisager toutes les possibilités sur ce site. Mais en tout cas, euh moi j'ai dit à chacun de mes interlocuteurs que jusqu'à la dernière minute, on allait se battre pour ce site là. Et il faut aussi que euh on est euh on a eu un très bon dialogue avec les organisations euh syndicales. Euh il faut que jusqu'à la dernière minute, on essaie de trouver des solutions. Je vais peut-être vous choquer. Ça fait quatre fois en l'espace de 10 ans que ce site se retrouve en redressement judiciaire et un député local disait

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récemment "Au total, l'État aura investi dans ce site près de 200 millions d'eurosce de 10 ans." L'État, vous savez, donc on ne découvre pas la lune. La question c'est pardon, je vais le dire comme ça. Jusqu'à quel point faut-il s'acharner véritablement ? Écoutez, moi tant que euh il y a des possibilités euh sur ce site, je veux qu'on les examine, je veux qu'on les regarde, je veux qu'on voit quelles sont les possibilités euh d'accompagner ou pas. Euh l'État a tenu parole sur euh ce site depuis le début, comme vous l'avez dit, il y a eu des millions d'euros qui ont été euh posés sur la table. Un groupe britannique, un groupe britannique, pardon, qui s'appelle Grebll qui devait investir 90 millions d'euros qui invest il a mis 1 million et demi sur ce et l'état

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qu' avait promis 85 les amis. aller demander des comptes à cet actionnair à ce ce groupe mais l'actionnaire en réalité cet actionnaire cet investisseur en en réalité il est parti il n'est plus là et donc aujourd'hui bien sûr qu'on peut lui demander des comptes mais en fait il n'a pas fait ce qu'il avait promis et demain il va partir. Bon et il est déjà parti. Donc aujourd'hui, moi ce qui m'intéresse, c'est de penser l'avenir avec les élus locaux, avec les organisations syndicales. J'ai vu d'ailleurs la CGT encore ce matin. C'est extrêmement difficile, je veux pas me cacher. C'est extrêmement difficile. Je sais pas si on y arrivera. Dernière question, nous reste 30 secondes. Est-ce que tout ça ne repose ce sujet en tout cas ne repose pas la question qui avait illustré le rapport

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du Sénat sur les aides aux entreprises au-delà du montant qui était sujet à caution, la conditionnalité des aides. La conditionnalité des aides, monsieur le ministre. Je je j'entends tout ça mais moi je vois le monde dans lequel on vit. Je vois le monde dans lequel on vit. En réalité toutes les aides qui sont apportées aux entreprises parfois euh sur des fonds qui ont été spécifiques pour accompagner la décarbonation. Est-ce que ça ça doit être mis en question ? Par chiffrage de ce nombre d'aé entreprises parce que vous avez qui en face de nous ? Vous avez les Chinois d'un côté, le monde asiatique d'un côté comme euh les Américains de l'autre qui subventionnent massivement massivement leurs entreprises. Et nous euh de notre côté on devrait dire que non, la puissance

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publique ne doit pas euh soutenir son tissu économique et les emplois qui vont avec. Je crois au contraire que si. Ça veut pas dire qu'il faut faire n'importe quoi. Ça veut pas dire qu'il faut pas demander des comptes. Ça veut pas dire qu'il faut pas demander de la réciprocité. Mais arrêtons avec ces questions qui sont parfois traitées de manière idéologique aujourd'hui dans une dans un le commerce international et dans la guerre internationalequel celle se passe sur un certain nombre de sujets. Nous avons la responsabilité d'être présent. Donc ce groupe britannique, vous considérez qu'il n'y a pas de compte à lui demander je dis pas qu'il y a pas de compte, il a pas de compte à rendre. Je je ne dis pas ça et bien sûr qu'il doit rendre des comptes et que les voies de

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recours doivent être utilisées contre contre contre ces gens-là. Mais je dis juste pour autant ne nous disons pas que la puissance publique n'a pas à être présente dans ces débats-là. Merci beaucoup monsieur le ministre, merci de passer nous voir. Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l'industrie avec nous ce soir sur BFM Business. Merci beaucoup messieurs. Vous êtes pass nous voir 18h29, une petite pause. On revient avec nos éditorialistes qui sont là bien sûr jusqu'à 19h. On ira faire un tour du côté de l'Assemblée nationale pour voir comment évolue le projet de de budget, ce qu'il en reste en tout cas. Tout de suite le 1819 sur BFM Business. Le monde se transforme.