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interviewC dans l'air· 15 juillet 2026 8 min

Les feux, l'autre actualité du 14 juillet en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de la canicule et des conséquences du réchauffement climatique par l'équipe Macron. - C'est un autre défilé alarmant et bouleversant...

Un défilé de canadairs et d'hélicoptères bombardiers d'eau au-dessus de la forêt de Fontainebleau. Les 2 feux ne sont toujours pas fixés. 850 pompiers sont toujours mobilisés. - On a 2 feux distincts sur la forêt de Fontainebleau.

Un 1er en périphérie de l'A6, et un 2e, contigu à la commune de Fontainebleau. - Depuis le début de l'été, déjà 32 000 ha brûlés. Tout le territoire est touché.

C'est la conséquence des canicules à répétition. 36 départements sont en vigilance rouge aujourd'hui. 3e épisode en 2 mois. - Je suffoque. - C'est l'enfer. - Des Français qui subissent de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.

Le sujet devient politique. - Le gouvernement n'a pas mobiliser les moyens. C'est du rafistolage. - C'est une catastrophe, le niveau d'impréparation...

Dans les hôpitaux...

Il y a beaucoup d'autres domaines dans lesquels on n'est pas préparés. - Une polémique qui a provoqué la colère du Premier ministre à l'Assemblée nationale. - S.Lecornu: Je vous entends, dans les médias, depuis plusieurs jours, semer le doute sur l'action de l'Etat.

L'Etat tient à chaque crise. - S.Lecornu sur la défensive, comme le président.

E.Macron assure avoir fait le nécessaire. - E.Macron: Un gros travail a été fait.

Ca a changé beaucoup de choses. - Quel est le bilan d'E.Macron en matière d'écologie?

Il y a 9 ans, il faisait une promesse. - E.Macron: Make our planet great again. -5 ans plus tard, il a réitéré son engagement. - E.Macron: La politique que je mènerai dans les 5 ans à venir sera écologique ou ne sera pas. - A son crédit, quelques avancées: développement du marché de la voiture électrique, rénovations énergétiques et énergies renouvelables.

La planification écologique du président avait vocation à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France. Création d'un fonds vert en 2023...

Mais sur fond de crise budgétaire, il a vu son enveloppe fondre au fil des années. - C'est inacceptable. Pour pour ceux qui disent que ça coûte de l'argent, nous avons sorti un plan d'adaptation à 7 milliards d'euros par an jusqu'à 2032.

C'est faisable. - Face aux incendies, quels moyens les pompiers ont-ils pour lutter? Le président avait promis le remplacement des 12 canadairs vieillissants et l'acquisition de 4 nouveaux.

Une promesse revue à la baisse. - M.Bompard: Un décret signé en 2024 par monsieur Attal, qui annule des crédits, notamment 50 millions d'euros pour la Sécurité civile, et qui a donné lieu à l'abandon de la commande de 2 canadairs. - Pour les pompiers, un espoir que le sujet soit au centre de la prochaine campagne présidentielle. - Si on a le focus aujourd'hui, il ne faut pas qu'il soit désorienté.

Le sujet, c'est ne pas oublier ce qui se passe. Il faut continuer à perfuser la Sécurité civile. - Maintenir la pression, car les canadairs risquent de devenir de plus en plus essentiels.

Selon Météo-France, dans une France à 4 degrés de plus, la saison des feux pourrait durer 1 ou 2 mois supplémentaires. - C.Roux: Vous avez réagi lorsque vous avez entendu: "Mon mandat sera écologique ou ne sera pas." - N.Mauret: Il est victime de cette phrase.

C'est le sparadrap du capitaine Haddock. Il a fait des choses...

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé. C'est factuel. Sauf qu'aujourd'hui, on en est à la 3e canicule de l'été.

On s'est aperçu que la climatisation était en option, y compris dans les endroits où on pensait que ça ne l'était pas. C'est beaucoup plus marquant, parce que les gens le ressentent physiquement. C'est plus marquant que la baisse des émissions. - C.Roux: Est-ce qu'il a renoncé? - N.Mauret: Non.

Il a été empêché par la situation politique. Sur les ZFE... - C.Roux: Les zones à faible émission. - N.Mauret: Il a pris un certain nombre de dispositions dans le premier quinquennat, qui ont été méticuleusement détricotées il y a un an par l'Assemblée nationale, où il n'a plus de majorité.

On voit qu'il y a des choses qui ont été faites. Il a été empêché par la situation politique, par des choix politiques. Je suis convaincue que cet été 2026 va être quelque chose qui va tout changer.

L'été 2026 arrive à 10 mois de l'élection. Quand on a 3 canicules en moins de 45 jours et que la 4e arrive pour la fin du mois...

Ca rentre tellement dans le quotidien des gens que les actuels et les futurs candidats ne pourront pas passer outre. - S.Quéméner: Il a laissé un travail documentaire, E.Macron.

Il y a eu la convention citoyenne sur le climat. Enormément de travail et de propositions. On ne s'en souvient pas, aujourd'hui.

Par exemple, des lignes d'avion à courte distance ont été supprimées. Beaucoup de sujets ont été brassés. Il y a eu la volonté que ce soit la première des priorités.

Il y a eu un problème de capacité à agir depuis la dissolution. Il était déjà en majorité relative en 2022. Beaucoup de complexité, à l'Assemblée.

On a besoin du Parlement pour avancer et celui-ci a défait beaucoup de ce qui avait été réalisé, mais n'a pas construit grand-chose. C'est des sujets sur lesquels il faut du consensus. L'environnement économique et politique fait que l'écologie en a pâti.

Sur ces sujets, il ne peut pas y avoir d'obligation de résultats, mais il y a une obligation de moyens. Ce qui frappe, c'est le nombre de canadairs. On se souvient des incendies de 2022.

Le nombre de climatiseurs, alors qu'on se souvient de la canicule de 2003...

Il y a une mémoire de la souffrance, qui a été endurée, durant ces périodes de bouleversements climatiques. - C.Roux: On revient à vos questions.

Question. - A.Bellanger: Elle a envoyé mieux qu'elle, elle a envoyé le président de la République.

C'est un personnage consensuel. Dans une posture trop anti-Trump...

Le fait que les Etats-Unis n'étaient pas représentés...

L'Italie fait partie...

On pense que c'est l'Europe de l'Est qui est la plus atlantiste, mais l'Italie fait partie des alliés les plus solides de l'Otan. Elle n'a pas envie de se montrer à Paris...

Il y a peut-être des problèmes d'agenda... - G.Lagane: Il y a un aspect un peu plus obscur, c'est la rivalité avec la France.

Malgré tout, Meloni a un parti ouvertement prorusse. En Italie, l'idée de déployer des soldats sur le sol ukrainien, ça ne passe pas dans l'opinion. C'est un pays pacifiste.

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