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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 5 juin 2021 23 min

Abattoirs, souffrances à la chaîne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

voilà ce n'est jamais anodin de tuer les animaux on a entendu la souffrance que cela provoque chez ces femmes et ces hommes ils sont confrontés à la vie à la mort à la violence des questions vertigineuses face auquel ils se sentent seuls pourquoi est-ce un tabou dans notre société est il possible d'améliorer les conditions de travail les conditions d'abattage la réglementation est mis en cause on l'a entendu et elle inadaptée on va poser toutes ses questions à présent après ce film les damnés d'anne-sophie reinhardt et pour approfondir j'accueille franck montaugé bonjour bonjour vous êtes sénateur ps du gers avec nous également eric baratay bonjourbonjour historiens ou des spécialistes des relations entre les hommes et les animaux et nous sommes avec ghislain pajot bonjour vous êtes éleveurs éleveurs de bovins en loire-atlantique président de l'association albi qui signifie abattage des animaux sur leurs lieux de vie et membre d'un collectif le collectif quand l'abattoir vient à la ferme vous allez nous en dire plus dans quelques instants vrai tout d'abord qu'on revienne sur ses paroles très fortes que nous venons d'entendre assez rare finalement on entend assez peut l'aider des paroles d'ouvriers dans ces abattoirs franck montaugé à quoi est-ce que c'est lié d'abord la force et puis la rareté de ces paroles c'est un c'est un tabou en france les abattoirs sont des univers très particulier on le voit à travers les témoignages à la façon dont les opérateurs vive vivent cet univers professionnel beaucoup d'interrogations sur le sens de la vie sur le sens du travail je pense pas qu'ils voient là il faut pas il faut pas cliver trop cliver sur ces questions là je pense qu'on a on a tous notre part de responsabilité on j'adore la vienne donc voilà par exemple donc je pense qu'il faut il faut vraiment un débat pour faire pour faire progresser le sujet il ya énormément de pistes de progrès possible on va pouvoir débattre peut-être un mot ghislain pajot vous qui êtes éleveurs les paroles qu'on vient d'entendre elles vous ont particulièrement touché qui ne veut pas être touché par tout c'est ce puissant discours qui est qui est vécu par ces personnes donc c'est vraiment le système poussé à son extrême enfin on espère ce que c'est l'extrême on va pouvoir améliorer les choses et on voit c'est un des absurdités qui détruisent les hommes et les femmes est forcément enfin pour ma part je souffre avec eux eric baratay on disait la mort est mise à distance on al impression qu effectivement ce qu'on entend on n'entend quasiment jamais c'est ça a toujours été comme ça dans la société française oui non en fait les abattoirs ont été constitués pour ça pour mettre les choses dans un coin en silence que ça ne se fasse sans qu'on ne voit rien parce que au milieu du xixème siècle on tue dans les rues 1 les boucheries ça se fait en pleine rue le sang et dans les les caniveaux les tripes et caetera et on construit des abattoirs et on enferme les abattoirs justement parce que les plaintes montrent de plus en plus contre ces tueries ces cris d'animaux que les rangs on est entre 1800 1850 et les gens ne supportent plus et on a créé les abattoirs pour ça les abattoirs seront tous souvent été créé à la périphérie entouré de murs et pour tuer finalement en cachette on en a fait un tabou et ça a très bien marché tout le long du xxème siècle et la grande nouveauté finalement c'est qu'on voit maintenant que le système ne fonctionne plus le tabou ne marche plus parce que justement il ya des ouvriers qui parle il ya des associations qui font des reportages etc et le parti pris du film c'est intéressant ça ne pas montrer des images chocs contrairement à celle qu'on voit dans les réseaux de réseaux sociaux vous le comprenez ça franck montaugé j'ai fait beaucoup de visites d'abattoirs donc je sais c'est un univers que je connais on n'en sort jamais voilà elle même s'interroge vraiment pour pro profondément mais voilà je j'ai je comprends qu'il n'y ait passé ses images et parce que par ailleurs on sait qu'elles sont accessibles notamment sur internet voilà donc je pense que c'est un traitement pas décalé mais complémentaires ce qu'on peut voir par ailleurs je n'ai qu'une qu'un regret que je me permet d'exprimer c'est que les les chefs d'entreprise les responsables d'abattoirs ne n'ai pas eu l'occasion de s'exprimer ce n'est peut-être pas plus facile pour eux certains égards à certains égards un que ça ne l'est pour les opérateurs même si je ne mets pas les choses sur le même plan mais voilà il y aurait t il aurait été intéressant qu'on puisse les entendre on parle encore un tout petit peu du film eric baratin commentaires sur le titre les damnés on est dans le registre religieux et s'est pas complètement anodin quand on parle de tuer des animaux un oui tout à fait il ya une histoire de sacrés effectivement on le trouve dans la bible le dans la genèse l'homme adam et eve sont végétariens il faut attendre le péché originel pour que dieu donne le droit de tuer les bêtes un donc ce n'est pas ça n'est pas une sans hélas les damnés c'est les hommes mais c'est aussi les damnés et c'est aussi les animaux dans cette affaire là il dirait il ya presque une histoire de compagnonnage de misère entre le travail très dur de ces hommes et puis ce qui arrive aux animaux mais ce qui est intéressant c'est que ce sort des animaux on l'avait mis de côté au 20e siècle on s'est beaucoup intéressée au xxème siècle aux animaux de compagnie aux chiens ou chats et cetera puis aux animaux sauvages comment les protéger et ce qui arrive maintenant sur le débat c'est justement les animaux de ferme les animaux d'abattoir qu'on avait complètement oublié au 20e siècle parce que on a vu tout un discours sur il faut manger de la viande on s'est mis dans la surconsommation de viande et pour en échange et bien on a fait à bout sur la manière dont on tuer les animaux voudrait qu'on écoute l'un des personnages de ce film qu'il ya des mots très forts et notamment ceux de l'écrivain joseph pontus qui est décédé depuis et qui attire et qui avait tiré un très beau livre de cette expérience d'ouvriers et notamment d'ouvriers en abattoir propose de revoir cet extrait et et ghislain pajot on aura une question pour vous après l'abattoir tu es dans le truc le plus symbolique le plus violent de ce qu'est l'accord alimentaire aujourd'hui je pense depuis des années c'est à dire que tu vois la mort et tu sens la mort [Musique] il faut se dire effectivement je suis un élément participatif constitutif de l'industrie de la mort c'est pas anodin c'est qu'on fabrique pas des faits soit on tue des buts et on tue des bêtes de manière industrielle béthouart où je me sais c'était 700 lâché 3500 caution par jour 700 la chef est un cheptel ghislain pajot une réaction sur ce mot qu'on entend à deux reprises dans cet extrait dans la bouche de joseph spontus c'est une industrie en tue de manière industrielle est ce qu'une part du problème n'est pas là complètement la l'industrialisation a entraîné une prise de distance énorme avec le sujet et nous justement ce qu'on souhaite c'est replace l'humain et l'animal au coeur de notre projet à hallwil donc la vis torx associations d'éleveurs aider le feu ceux de loire-atlantique et de vendée qui oeuvre à la mise en place d'un mode d'abattoirs d'abattage et innovant l'abattage à la ferme c'est à dire que sur tout moment là dira présence de la batteur dira présence de l'éleveur et de l'animal sur son lieu de vie et ça nous permet donc de voir dans le film c'est beaucoup de solitude là vous dites il ya au moins trois protagonistes qui sont là au moment de l'abattage dans votre système voilà c'est ne pas faire porter la responsabilité de la mise à mort on l'a fait pour la bientraitance animal pour notre tranquillité à nous en tant qu'éleveur est sûre que tout se passe bien et au fur et à mesure qu'on a avancé le projet le les opérateurs d'abattre quoi se sont sentis grandi le fait de pouvoir aller dans les fermes voir où étaient élevés les animaux de savoir que nous on allait accompagner l'animal dans ce moment là on s'est vraiment rendu compte qu'on partage est vraiment le même sens et que l'animal du coup se trouvait on va dire en sécurité ce qu'est ce qui est important c'est qu'on se rend bien compte qu'il ya un lien entre la souffrance de ces personnes qu'on a entendues dans le documentaire et la maltraitance des animaux là la souffrance psychique l'ige alors je me tourne vers vous franck montaugé législateur il ya des choses à faire on sait qu'il ya notamment depuis avril 2019 une disposition de la loi agriculture et alimentation qui permet cette cette expérimentation de l'abattage mobile est ce que ça c'est l'une des solutions qu'il faudrait encourager et est-ce qu'il y en a d'autres moi je pense que tout toutes les formes doivent être encouragés pour pour autant qu'elles qu'elles permettent de respecter l'animal voire d'améliorer le bien être de l'animal donc je pense que c'est la condition la condition de base à respecter par rapport aux différents type d'abattage possible je suis de ceux qui pensent qu effectivement il faut permettre l'abattage de la ferme il faut aussi permettre que des abattoirs de taille moyenne ou de tailles petite puisse continuer à fonctionner j'ai dans mon département dans le gers eux contribuer au sauvetage d'un abattoir qui fait 8000 tonnes par an qui sert surtout à tous les producteurs locaux donc ça permet de limiter les transports donc ça a un impact évidemment sur le bien-être animal et sur la qualité de la viande la durée de son sport a un impact sur la qualité la wii le stress le stress de valeur jeu je parle je parle sous le contrôle d'un professionnel mais je le stress évidemment un lien avec la qualité la qualité de la vienne et je peux vous dire aussi que je me suis battu c'est assez récemment pour que les normes européennes permettent l'abattage des canards aussi à la ferme parce qu'on n'était pas loin de ne plus pouvoir le faire et il y avait aussi un enjeu un jeu par rapport à ce type ce type d'abattage à la ferme qui doit être qui doit être possible nous indiquions ça va grâce à des dons moi je n'oppose pas les solutions les unes aux autres je pense qu'il faut créer les conditions les possibilités pour que les différentes les différents mandats d'abattage puisse se la prospère et à partir du moment où le bien-être animal est respectée voire améliorées eric baratay question pour vous parce que on vous le disait tout à l'heure il ya une prise de conscience depuis quelques temps ghislain page onuzi au tout début de l'émission on est à l'extrême d'un système on voit bien que c'est une absurdité à quel moment il ya une prise de conscience dans la société française l'avant l'histoire récente on se dote de 10 15 ans à peu près où il ya eu un grand film en 1949 sur les abattoirs de la villette qui montrait comment ça se passait il ya eu aucun écho dans la société parce que la société était parti dans mon était dans les partis dans des trente glorieuses et la consommation de viande était un symbole de richesse et c'est ça qu'il faut remettre en cause et par exemple si le système de l'abattage à la ferme moi je suis tout à fait favorable à une condition je pense que les éleveurs qui promeut ça ils devront être très attentif parce que on a inventé les abattoirs pour éviter tous les abus des l'abattage à la ferme lesquels eh ben il gène ikke mauvais abattage et cetera dans de très mauvaises conditions et donc les gens qui prônent moussa doivent être extrêmement vigilant pour qu'il n'y ait pas d au bout d'un compte des requins qui se met là dedans et qui détruisent le système alors là ghislain pajot c'est intéressant comment est ce que vous répondez à cette voie là non pas une critique mais cette question comment est ce que l on garantit au consommateur que l'abattage à la ferme d'un point de visionique notamment ne posent aucune de aucun problème monsieur bah rater complètement raison il faut qu'on soit extrêmement vigilants à la qualité du travail qui est fait et ça toute façon c'est un c'est un préalable à notre travail donc ça fait quatre ans maintenant qu'on est en train de déployer toute une batterie de protocole pour que justement techniquement ce soit irréprochable pour que la qualité de la viande soit exceptionnel derrière et pour rejoindre monsieur montaugé vous avez bien fait parce que dans le projet au tout départ comme il ya quatre ans quand on réfléchit à l'abattage à la ferme on imagine mai l'abattoir sur roues donc à voir un camion mobile l'abattage et on avait la chance à l'époque d'avoir un abattoir locales dans ses tirs on va pas rentrer en concurrence on a travaillé sur un jet qui met en cohérence un abattoir local et un réseau de caisses seront qui se déplace dans les fermes en lien avec cet abattoir là alors voila si franck montaugé vous vouliez je voulais faire une remarque que nos remarques générales on ne peut pas traiter de cette question dans sa dans sa diversité dans les diversité de formes qu'on a qu'on a évoqué en faisant abstraction des données économiques et j'ai je regrette d'avoir à dire le mot des données de rentabilité économique voilà il faut des modèles économiques équilibrées et il faut que voilà les modèles économiques soit adaptée au marché aux marchés qui sont servis voilà est à cet égard c'est un problème agricole nationale on sait la part que représente aujourd'hui dans le budget des ménages la nourriture et la vienne en particulier c'est qu'il y en a de moins en moins de moyens qui sont consacrés à ce type à ce type de nourriture donc il faut il faut il faut trouver des modèles économiques et donc des systèmes économiques d'abattage notamment mais d'élevage aussi voilà un rapport économie ouverte mondialisée est ce que est ce que le petit abattoir peut résister face aux industries et je pense je pense qu'il ya une action d'éducation à faire aussi du côté du consommateur c'est à dire de lui apprendre à manger moins de viande mais de viande de meilleure qualité donc plus cher pour que le système soit rentable à ces méthodes et les moyens qu'ils aient les moyens oui mais au lieu d'en manger tous les jours qu'ils en mangent que deux fois par semaine ce n'est pas une obligation de manger tous les jours comme mon contrat mort ce qu'on nous l'a dit au 20e siècle je pense que l'une des solutions elle est là 1 c'est à dire de baisser le nombre d'animaux abattus et puis l'autre solution c'est qu'il faut revoir les modes d'abattage nous vivons sur un mode d'abattage qui date des années 60 qui soler d'abattage il n'entend est question on parle beaucoup d'une notamment d'anciens on parle du matador tout ça c'est exactement ça n'a pas bougé depuis 60 ans et l'a dit mais c'est très mal c'est très mal appliquée il faut innover il faudrait innover pour l'aca oui là je veux dire ça c'est la dimension technologique et investissements du sujet moi je pense qu'on doit progresser sur ce sujet notamment dans les abattoirs industriels s'il y en aura voilà ça va encore durer un peu je ne suis que je suis convaincu c'est par ailleurs nécessaire pour certaines marché donc il faut qu'on progresse sur les investissements moi je veux je peux pas croire qu'on ne soit pas à mesure d'abattre de manière plus correct qu'on ne le fait aujourd'hui on connaît les témoignages ne le disent notamment dans ce documentaire leur garde à tous d'accord pourtant progresse pas s'essayer à quoi c'est parce que le problème il ya 1 point de rentabilité de modèles ayant un problème de moyens qui se posent sur certaines viennent ce qu'on appelle le minerai vous savez ce qui fait les steaks hachés etc qui est quand même une part importante du marché du marché de la vienne aujourd'hui même si c'est pas tout le marché les taux de rentabilité au kilo s'évalue à quelques centimes à quelques centimes donc il ya une dimension aussi économiques kiki et qu'on ne peut pas qu'on ne peut pas évacuer vous dites que la notamment pour ses quelques jeux proposent ce type devient de l'art peut pas faire autrement qu'avec la matière industrielle je dis je c'est le cas aujourd'hui ça me paraît ça me paraît hasardeux de 2,2 de vous répondre par oui ou par donc je pense que c'est un système qu'il faut prendre en compte qu'il faut améliorer voilà moi je suis convaincu de ça et je vais même plus loin je pense que les industriels eux mêmes de l'agroalimentaire en concernés ont intérêt à démontrer que les choses progressent qu'elles se font mieux ils ont démontré votre chiffre d'affaires le consommateur gelé les relations je suis tout à fait d'accord avec vous vous dites évidemment le système est très très sûr un rasoir et bien sûr parce que on produit de la viande de mauvaise qualité quand on tue mal vous l'avez dit on transporte l'animal craie des toxines on le tue mal il crée des toxines on crée de la viande de mauvaise qualité j'étais en chine en inde en 2018 en chine ils sont en train de prendre le virage et à 100° j'ai vu des des élevages libre de cochons sur des centaines d'hectares où on leur crée des des porcheries creuser dans les craies donc l'animal est totalement libre donc ils sont en train complet ils sont en avance en chine en avant en termes de bien-être animal havas est ce qu il faut bien voir c'est que les efforts des éleveurs tous les efforts denver des éleveurs pour faire de la qualité seront battus en brèche tant qu'on ne résoudra pas le problème de l'abattage j'ai une question pour vous qui n'a pas joué rapidement parce qu'on approche de la fin de l'émission mais par rapport à une expression qui vient d'être employée par eric baratte et tuer tuer mieux et puis on tue mal est il possible de pardonnez moi l'expression bien tu es quand on parle des animaux des animaux d'élevage ça interpelle le sens déjà de la vie de l'animal c'est à dire que si s'il a passé sa vie enfermé entre quatre murs c'est clair que c'est encore plus compliqué de donner un sens à sa mort le nom un texte qu'on aime beaucoup et comporte manger au quotidien implique la présence d'animaux d'élevage fumier pour fertiliser les cultures de légumes prairie pour filtrer l'eau de pluie et offrir une biodiversité favorable notamment aux abeilles miel et pollinisation des vergers paysage pour nous nourrir de beauté admettons enfin que ce cycle de vie est marquée par la mort de l'animal osons lui offrir une solution d'abattage à la hauteur du donc il nous fait c'est quand on est en sucre ainsi que l'effective mans et qui a une logique qui est loin d'ailleurs des parfois de la manière un peu caricaturale dans ton dont on peut poser le débat vous vouliez ajouter quelque chose près à venir un projet à votre question via quelques instants par opposition aux propositions d'objets volés la question évoquée la question de la technologie je voudrais revenir sur les salariés des abattoirs qui est qui témoigne dans ce documentaire moi je pense qu'il faut les accompagner les suivre psychologiquement de manière permanente et je crois que ça c'est quelque chose d'absolument fondamentale je pense qu'il faudrait envisager des parcours de carrière dans le secteur de l'agroalimentaire un qu'ils ne restent pas 30 ans comme on l'a vu le moment comment comme on l'a vu et je pense qu'il faut aussi peut-être reconnaître les traumatismes de la pénibilité exceptionnelle de 2,7 de ce type de travail donc au plan physique au plan psychologique et je pense qu'il faut aussi que les contrôles puissent exercer il ya des textes ils peuvent être améliorés mais déjà faisant respecter les textes existants donc donnant les moyens aux services de contrôle de l'état donc ça c'est une affaire gouvernementale de faire les contrôles les comptes comme il le faut voilà et d'en rendre compte et je suis sûr que les consommateurs mieux informés ils seront sensibles compris dans leurs choix voilà et s'il vous plaît arrêtez je suis un peu bavard prenons garde de ne pas arriver à une situation où il n'y aurait plus d'élevage en france on est on est quand même sur cette trajectoire moi je suis un département de polyculture-élevage le cheptel diminue je peux vous dire c'est une catastrophe voilà donc il faut aussi penser aux éleveurs les rémunère les rémunérer correctement tout dernier mot eric baratay je termine par vous on voit bien que derrière tout ça il ya effectivement des questions culturelles et notamment changements de modes d'alimentation tout à fait moi je le suis quand même frappé par le développement du végétarisme depuis une quinzaine d'années à eux je l'attendais mais à cette allure-là pas ce point là et je pense que l'élevage français ne s'en sortira qu'en n'abandonnant la productivité au profit de la qualité merci beaucoup à tous les trois nous avoir éclairé sur ce débat qui est absolument passionnant je renvoie au livre de joseph pontus qu'on a vu donc dans le lent le documentaire à la ligne c'est un roman qui est tiré de son expérience en usine dans les abattoirs et les conserveries c'est paris c'est paru aux éditions de la table ronde vous évoquiez tout à l'heure les animaux de compagnie eric baratay c'est l'un de vos domaines d'expertisé culture féline c'est un livre sur l'histoire des chats essai paru ça vient de paraître aux éditions du seuil merci à chacun de nous avoir suivi et à très bientôt sur public sénat merci beaucoup merci [Musique] [Musique]

Abattoirs, souffrances à la chaîne — Franck Montaugé · Pourquijevote