Face-à-Face : Gérald Darmanin - 05/07
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Gérald de Darmanin Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes ministre de l'Intérieur Et puis vous êtes vous-même candidat dans le Nord Avant de commencer cette interview Je voudrais rappeler les règles du jeu Parce que vous êtes ce matin Gérald de Darmanin Ici pour parler à la fois en tant que candidat Et en tant que ministre de l'Intérieur Et on va parler du national Mais pas spécifiquement de ce qui se passe dans votre circonscription Et je le dis parce que nous devons Une égalité stricte de temps de parole Et donc on ne peut pas parler de ce qui se passe à l'intérieur même Des circonscriptions C'est important juste de rappeler les règles du jeu Je voudrais qu'on commence par la violence De cette fin de campagne Cette violence qui est débridée dans le pays On le sent, une tension Jérôme Fonquet qui était mon invité sur RMC ce matin Parlait d'une France à vif Mais ça s'est manifesté jusqu'à une violence physique Vis-à-vis des candidats J'ai essayé de faire la liste Prisca Thévenot et son équipe à Meudon Marie Doshi, candidate à RN Agressée en Savoie Bernard Dupré, militant dans le camp d'Olivier Véran Agressé jeudi matin alors qu'il collait des affiches Une militante violemment agressée Menacée de mort à Neuilly-sur-Seine Alors qu'elle collait des tracts pour le candidat à LR Un membre de l'équipe de Thomas Messier Porte-parole du parti Horizon Qui a été agressé à Angoulême Nicolas Conquer, candidat à LR Agressé à Cherbourg Hervé Breuil, candidat à RN Qui a été hospitalisé Après une agression à Saint-Etienne Un militant RN agressé sur le marché de Talence Il y a aussi un militant écologiste Qui a été agressé à Bordeaux La liste je pense est non exhaustive D'abord est-ce que vous avez une vision précise De cette réalité de la violence ?
Alors cette campagne est courte Moins de trois semaines Et pourtant nous comptons déjà 51 Candidats, suppléants ou militants Qui ont été agressés physiquement Je compte même pas les agressions verbales Chez moi il y en a encore une Il y a deux jours soit des militants Mais c'est une agression physique 51 personnes Et parfois des agressions extrêmement graves Qui amènent les gens effectivement à l'hôpital Et donc les services de police et de gendarmerie Prennent immédiatement les plaintes En démocratie c'est très important Que les candidats, que l'on militant Que la démocratie soient sauvegardés Il y a eu très nombreuses interpellations Plus d'une trentaine déjà d'interpellations J'espère qu'il y aura les condamnations les plus fermes
Qui sont les agresseurs ?
Ils sont de profils extrêmement variés Je pense que c'est assez tôt Pour faire un profil type Mais c'est souvent soit des gens Spontanément énervés Ce qui montre effectivement cette France à vif Qu'évoquait M. Fourquet Soit des militants politiques Ou d'ultra gauche, ultra droite D'autres formations politiques Si j'ose dire Et donc je pense que là viendra le temps Où la justice aura l'occasion
D'ultra droite, d'ultra gauche Vraiment d'une manière Les tout derniers agressés Étaient plutôt dans le camp Soit du centre, soit RN Est-ce que ça veut dire que Ce sont plutôt des ultra gauches Qui agressent les ultra droites Ou est-ce que Quand vous regardez la photographie de la France On ne peut pas dire ça ?
C'est un peu trop pour le dire Il y a eu des agressions de tous les côtés Des candidats RN qui ont été Violemment agressés Des candidats de gauche Qui ont été violemment agressés Une ministre Comme Prisca Tevno Violemment agressée Donc je pense malheureusement Que c'est très partagé Voilà
Ça veut dire que la politique Aujourd'hui C'est même dangereux physiquement
Je pense qu'il y a Un climat de grande violence Vis-à-vis de la politique En effet Et vis-à-vis de ce qu'elle représente
Il y a la question aussi Des services de renseignement Qui ont relevé Un mot d'ordre C'est ce que l'AFP Nous révèle ce matin Un mot d'ordre Disse-t-il de l'ultra gauche Qui définit ainsi Dans la note Gardez les urnes On prend la rue Est-ce qu'il faut redouter Des débordements Dimanche soir D'un camp ou de l'autre ?
Oui il faut redouter Des débordements dimanche D'abord il y a des rendez-vous Devant l'Assemblée nationale J'ai demandé au préfet de police De les interdire Des débordements qui sans doute Viennent plutôt De l'ultra gauche Quand on voit Ceux qui annoncent Cette manifestation à 20h A l'Assemblée nationale Cette manifestation est interdite ?
Exactement J'ai demandé au préfet de police A Paris de l'interdire Et puis il y a d'autres Débordements possibles Dans certaines villes Qu'on connait bien Évidemment Paris Ça peut être le cas à Lyon À Rennes, à Nantes Là où il y a des foyers D'ultra droite ou d'ultra gauche Et là j'ai prédisposé Avec l'ensemble des préfets Puisque j'ai tenu une réunion Cette semaine 30 000 policiers et gendarmes Dont 5000 pour Paris Et sa banlieue Pour évidemment que Ces résultats Quels qu'ils soient Soient respectés Par l'ensemble du peuple français
Vous avez prévu De les mobiliser jusqu'à quand ?
Le temps qu'il faudra Je pense que L'expérience nous montre Que la nuit Qui suit un moment Une sorte de De moment important Pour la démocratie C'est la nuit dimanche à lundi Puis que les choses Deviennent calmes le lendemain Mais s'il faut tenir 2-3 jours de plus Nous tiendrons 2-3 jours
Et vous Gérald Darmanin Vous serez ministre jusqu'à quand ?
Jusqu'à ce que le président De la République décide Ou à ce que le premier ministre Rendre sa démission Ma volonté Je l'ai déjà dit C'est que si je suis élu Dimanche Ce serait de pouvoir Très vite Représenter les habitants De la circonscription A l'Assemblée nationale Donc vous vous dites Très vite Pouvoir continuer
La politique Telle que vous l'avez fait Là ces dernières semaines Est-ce qu'on a posé La même question A Gabriel Attal Il y a deux jours Avec mon confrère Benjamin Duhamel A cette question Remettrez-vous Votre démission Dimanche soir Gabriel Attal Est resté extrêmement vague
C'est au premier ministre De remettre la démission De son gouvernement La coutume républicaine Veut qu'après des élections Législatives Le gouvernement démissionne Après évidemment
Mais précisément C'est la question Qu'on lui posait La coutume C'est que normalement Dès le dimanche soir Il remet sa démission Il n'a pas du tout dit oui
C'est au premier ministre De le faire Et évidemment je serai Solidaire du premier ministre Ce qui est sûr C'est que dans la semaine Qui va suivre Il y aura des changements politiques On peut l'imaginer Quels que soient les résultats J'espère qu'ils soient Les meilleurs Évidemment pour la majorité Présidentielle Quitte à reconduire Évidemment le premier ministre Moi ma volonté Je l'ai déjà dit C'est de pouvoir Aller siéger A l'Assemblée nationale Après je suis ministre De l'intérieur En charge de la sécurité Des français La sécurité physique La sécurité au sens Sécurité civile Il peut toujours y avoir Des drames Quand on est ministre De l'intérieur Jusqu'au dernier moment Et donc j'ai conscience Des affaires de l'état Et pas simplement De mon petit égo personnel De savoir ce que Je dois faire personnellement Si le président de la République De rester quelques heures Quelques jours de plus Le temps de former Un gouvernement Je le ferai C'est ce qu'on appelle Les affaires courantes Voilà Et je serai à mon poste De ministre de l'intérieur Parce que j'ai conscience De l'intérêt général Et de mon pays Et de sa sécurité Mais ma volonté N'est pas de continuer Mon poste ministériel Dans les conditions Qui semblent se dessiner Aujourd'hui A l'Assemblée nationale
Alors quand vous dites Les conditions Qui semblent se dessiner J'imagine que vous faites référence A cette grande coalition Qui commence à être évoquée Évoquée autant d'ailleurs A gauche Qu'au centre Ou peut-être même à droite L'idée de gouverner Avec des gens comme François Hollande François Ruffin Olivier Faure Marine Tondelier Ou alors des élus de droite Est-ce que vous pourriez Accepter une telle coalition Est-ce que vous-même Vous accepteriez d'en faire partie
Il y a plusieurs choses Si vous me parlez moi personnellement La réponse est non Non Je pense qu'il faut Attendre dimanche Voir ce que les électeurs Vont voter Et entendre ce qu'ils vont dire La dissolution s'est faite Pour écouter les électeurs Et donc je pense pas Qu'il faille contourner Le vote des électeurs Voilà On verra qui va gagner dimanche Je pense que ça C'est très important Ensuite que le président De la république Parce que vous savez La cinquième république Est bien faite C'est lui qui nomme Le premier ministre C'est pas l'Assemblée nationale Et il doit prendre en compte Dit le discours de Bayeux Du général de Gaulle Les nuances De l'Assemblée nationale Donc que lui Compose un gouvernement C'est son rôle institutionnel Et c'est tant mieux Et je soutiendrai Le président de la république Cependant Voilà Moi je pense Qu'il faut d'abord Regarder ce qui se passe dimanche Que le parti Qui a gagné les élections dimanche Doit pouvoir Gouverner notre pays Parce que c'est comme ça C'est la démocratie Et que ça sert à rien De faire me semble-t-il Un certain nombre de calculs Avant que les électeurs Aient voté dimanche
Il y a plusieurs choses Dans ce que vous dites Vous dites Il faut écouter les électeurs Il ne faut pas contourner La démocratie Est-ce que vous avez le sentiment Que cette semaine Les réponses Qui ont été apportées Au vote du premier tour Sont celles-là Sont celles d'une écoute
En tout cas Le président de la république Il a évoqué clairement Qu'il ne ferait pas de gouvernement Avec l'extrême gauche Avec les défis Je m'en félicite Et je l'ai toujours entendu dire ça D'ailleurs on prête beaucoup de mots Au président de la république Je n'ai jamais entendu parler D'un contendement de la démocratie Il a toujours dit Qu'il faisait cette dissolution Pour la clarification Donc je pense qu'il ne faudrait pas Être l'éménate Ou le perroquet du président de la république Et lui faire dire ce qu'il n'a pas dit Moi je ne l'ai jamais entendu dire Autre chose que J'écouterais les français Et tant mieux Parce que c'est pour ça Qu'on fait la dissolution De l'assemblée nationale Ensuite Moi je pense qu'il faut faire barrage Au rassemblement national Qui en effet peut avoir La majorité absolue dans notre pays C'est une chose entendue Et moi j'ai toujours été militant Contre le rassemblement national Depuis 20 ans Que je suis militant dans le nord Que ce soit avec Exélie Bertrand Ou que ce soit Auprès de Nicolas Sarkozy Ou du président de la république En revanche Moi personnellement Je ne mettrais pas de bulletin de vote La France Insoumise dans l'urne Parce que je ne pense pas Qu'on combatte l'extrême droite Avec l'extrême gauche
Donc vous vous dites Ni RN Ni LFI Je n'ai pas tout à fait entendu ça Dans la bouche du premier ministre Qui dit Tout sauf le RN Point
Et nous avons une légère différence Avec le premier ministre Nous sommes d'accord ensemble Pour que la majorité gagne Nous sommes d'accord ensemble Pour faire barrage Au rassemblement national Moi je ne mettrais pas Si j'avais un duel RN et LFI Là où j'habitais Je ne mettrais pas Un bulletin de vote La France Insoumise J'aime trop la police J'aime trop les policiers J'aime trop les gendarmes J'aime trop l'Etat Pour pouvoir mettre Un bulletin de vote La France Insoumise Si la France Insoumise Faisait un certain nombre De démarches De dénonciations De ses excès Je pense à M. Ruffin Qui quitte la France Insoumise Par exemple Ou à M.
Corbière Qui a quitté Ou qui s'est fait virer La France Insoumise Mais dont j'ai pu constater Avec M. Corbière Qu'on pouvait avoir Un échange républicain Voilà Ce sont des personnes Avec lesquelles Face au RN Nous pourrions discuter Mais je crois Qu'il y a des personnes A la France Insoumise Qui sont infréquentables
Infréquentables Gérald Darmanin Quand vous dites La raison principale C'est aussi que j'aime trop Les policiers Je voudrais vous interroger Sur un échange Qui a eu lieu Chez mes confrères De France Inter C'était il y a deux jours Gabriel Attal était invité Et il a été confronté Au témoignage D'un policier Qui téléphonait Il s'appelle Stéphane Policier qui se présentait Comme un policier républicain Je cite Et qu'on sentait En plein désarroi Il a même parlé D'un gâchis Il dit Je ne veux pas voter RN Mais je ne veux pas non plus voter LFI Qui est un parti anti-policier Et Gabriel Attal Il a raison Lui a répondu Que même si ça ne faisait pas plaisir Que s'il fallait battre le RN Avec un bulletin de vote LFI C'était quand même ce qu'il fallait faire Qu'est-ce que vous Vous auriez répondu à Stéphane ?
Je n'ai pas écouté cette séquence Sur France Inter Je vous fais confiance par principe Moi je peux comprendre les policiers D'abord je ne voterai pas LFI non plus Quand on fait des manifestations Pour dire que la police tue Comme M.
Mélenchon Lorsqu'on dit suicidez-vous Dans certaines manifestations Que l'on cautionne aux policiers Quand on connait le drame du suicide En général Et dans la police Et dans la gendarmerie en particulier Lorsqu'on est avec ceux Qui envoient des boules de pétanque Et des haches A la tête des gendarmes de Sainte-Séline On ne peut pas voter pour ces gens-là La gauche républicaine Les électeurs de gauche Nous pouvons nous mettre d'accord Pour la République ensemble Évidemment des socialistes Des communistes Des écologistes On peut tout à fait discuter avec eux Et lutter contre le Rassemblement national ensemble Mais la France insoumise La France insoumise Je crois a dépassé Un certain nombre de critères républicains Et notamment celui de respecter Ces policiers et ces gendarmes Et j'ai été pendant 4 ans Le patron des policiers et des gendarmes Je les ai soutenus
Vous l'êtes toujours au moment où on parle
Oui mais parce que Je ne suis pas propriétaire de mon poste Et je peux du jour au lendemain Ne plus l'être Et lundi sans doute Des choses ne changeront Mais moi j'étais très fier D'être le patron des policiers et des gendarmes Je les ai soutenus Il y a eu des moments difficiles J'ai parfois été dur J'ai parfois exclu des policiers D'uniformes de la République Parce qu'ils ne le respectaient pas Mais jamais je ne leur tirerai dans le dos Et je ne peux pas voter La France insoumise Parce que ce qu'ils ont fait Aux policiers et aux gendarmes A leur famille A leur honneur Ça empêche me semble-t-il De pouvoir combattre l'extrême droite Avec les méthodes de l'extrême gauche
Est-ce qu'il y a pour vous Une forme de désir De chaos Vous évoquiez des gens infréquentables Vous pensez à Jean-Luc Mélenchon En particulier ?
Monsieur Mélenchon est perdu pour la cause Depuis très longtemps Et à chaque fois que monsieur Mélenchon parle Il fait gagner malheureusement Des points pour le Rassemblement National Et vous savez C'est inquiétant De ne pas voir la tactique Que de monsieur Mélenchon Hier en appelant Au départ du président de la République Avant même que le second tour Avant même que les électeurs C'est quel manque de respect pour eux N'ait pu se prononcer Monsieur Mélenchon ne veut que le chaos Et en fait Il ne veut absolument pas gouverner Il ne veut absolument pas Faire avancer des idées Il se moque de ses propres électeurs Ce qui l'intéresse C'est le chaos Vous savez C'est la chanson d'Eddie Mitchell Monsieur Mélenchon Je me sens mieux quand je me sens mal Il faut que tout aille mal Pour qu'il se sente bien Et je pense que c'est une position Qui est foncièrement contraire A nos institutions
Vous faites référence A la déclaration De Jean-Luc Mélenchon Hier Qui dit S'il n'y a pas de majorité La solution pour sortir de l'impasse C'est qu'il s'en aille Il C'est Emmanuel Macron
Oui mais ça s'appelle Un coup de force institutionnel C'est de la violence politique Ce n'est pas la démocratie Mais quand on a comme modèle L'Amérique du Sud Le Venezuela Ou Cuba C'est normal qu'on raisonne Comme un putschiste Donc monsieur Mélenchon En faisant ça Se déshonneure Se déshonneure pardon De sa pratique institutionnelle Lui qui a été sénateur Pendant plus de 20 ans Sénateur Je ne peux pas dire Que ce soit la plus grande révolution Institutionnelle du monde D'être sénateur Monsieur Mélenchon Et a transformé la France Insoumise Sans doute avec des militants Qui sont des gens honnêtes Et très à gauche Et que je respecte Mais l'institution France Insoumise Les candidats France Insoumise Acceptent un schéma de pensée Qui est le chaos institutionnel
Et en même temps Vous serez bien content D'avoir leur voix ?
Non Non non Vous savez il y a deux ans
Ils se sont désistés Je précise quand même Que la candidate LFI S'est désistée pour vous Et elle appelle à voter pour vous
J'étais promis au premier tour Et j'avais plus de 4000 voix d'avance Ce que vous voulez dire
C'est que vous ne leur avez rien demandé
Exactement Et je ne souhaite pas Que la France Insoumise Puisse appeler à voter pour moi Quoi que ce soit Je l'ai dit dès le lendemain Où j'ai appris ce désistement Pourquoi ils le font alors ? Je pense que c'est Vous voyez bien Qu'ils ne pouvaient pas gagner chez moi De toute façon J'étais arrivé premier Dans une circonception très populaire Je suis seul à pouvoir battre Le Rassemblement National C'est ça la vérité Partout où il y a du Rassemblement National Face à LFI On voit bien Que malheureusement Le Rassemblement National Pourrait gagner Pourquoi ?
Parce que la France Insoumise Malheureusement N'est pas un parti Qui inspire confiance Aujourd'hui Et je constate Que l'extrême gauche C'est perdu C'est perdu complètement La vérité Aujourd'hui C'est que seuls Nous Une droite républicaine Une gauche républicaine Seuls nous Pouvons battre Le Rassemblement National Nous avons failli Un certain nombre de politiques Sinon on n'en serait pas là On a sans doute fait De nombreuses erreurs Sinon on n'en serait pas là Mais seuls les candidats Aujourd'hui La majorité présidentielle Peuvent battre Le Rassemblement National Alors aujourd'hui Il faut bien voir Ce que fait M.
Mélenchon Il crée Ce qu'il a créé Depuis plusieurs mois Maintenant plusieurs années Une sorte de bordélisation De coups de force institutionnels Et je ne peux pas voter Pour un candidat De la France insoumise Voilà On ne combat pas L'extrême droite Par l'extrême gauche
Est-ce que le macronisme C'est fini ? C'est-à-dire que Quand je vous écoute Vous dites Oui on a un petit désaccord Avec Gabriel Attal Mais en fait On a l'impression Que chacun rentre chez soi C'est-à-dire que Gabriel Attal Il venait de la gauche Et finalement Aujourd'hui Il a un mot d'ordre Qui est proche De celui d'Olivier Faure Vous Vous venez de la droite Et vous avez finalement Le même mot d'ordre C'est-à-dire ni à Rennes Ni à la fille Que Édouard Philippe Que Bruno Le Maire Que tous ceux Qui venaient de la droite Au fond le macronisme N'existe plus
Je ne pense pas Que le macronisme Ce soit une consigne de vote D'ailleurs je pense Que tous ceux qui
Non mais c'était au moins Que ensemble Vous ayez à peu près La même vision
C'est plus clair On est d'accord Sur la même politique économique Nous avons fait baisser le chômage Considérablement Il y a eu 10 points de chômage Au moins dans ma ville Des milliers d'emplois Des milliers d'emplois retrouvés Je pense qu'on a pu mettre Énormément de moyens aux armées Énormément de moyens Pour le coup dans la police Énormément de moyens Pour aider la France A aller mieux Il y a eu des choses Qui ne sont pas bien passées Et des choses qui sont bien passées Qui peut penser que Le président de la République On n'a pas été fier de lui Lorsqu'il n'a pas géré le Covid En permettant aux Français De s'en sortir Parmi les meilleurs pays du monde Ou sa position très courageuse Face à Vladimir Poutine Ce que nous pouvons constater En revanche C'est qu'on n'est peut-être Pas tout à fait d'accord La manière dont on fait de la politique Moi je suis un élu de province J'ai toujours été un élu de province Je pense que j'ai le bon sens Comme boussole Et je pense par exemple Que les consignes de vote Ça énerve tout le monde Est-ce que ça veut dire
Qu'eux n'ont plus ce bon sens ?
Moi je constate que je suis de province Et que les consignes de vote Il suffit de discuter avec les gens Pour voir qu'ils n'en peuvent plus Ils ne veulent pas Que des gens à Paris Leur disent comment voter Ils sont grands les Français Ils votent pour qui ils souhaitent Aux européennes Au premier tour des législatives Au second tour des législatives Le débat démocratique et médiatique C'est de les éclairer Bien sûr sur ce choix Mais ensuite Ils votent pour qui ils le souhaitent Ils n'ont besoin de personne
Aux consignes de vote Moi c'est des Français Qui ne le croient pas Il ne me semble pas pour autant Que Gabriel Attal Est donné à proprement parler Ou en tout cas Mais je n'ai pas parlé de Gabriel Attal Il s'en garde Il dit je n'ai pas donné De consignes de vote Mais il dit tout sauf le RN Et effectivement malgré tout Quand il répond à Stéphane le policier Il dit Il parle d'un bulletin A mettre dans l'urne Je ne vais pas parler de Gabriel Attal
Je parle des pères Lamorales Qui prennent la parole Et qui ne sont même pas élus Gabriel Attal fait une campagne formidable Au service de la majorité Elle est difficile Comme nous tous Nous combattons Le RN et LFI Je parle de tous ceux Qui de Paris Sans doute Bien installés Souvent donnent des consignes de vote Aux électeurs Et vous avez d'ailleurs dit Ça je pense que ça fait monter Le RN Vous avez d'ailleurs dit
Qu'il serait important De respecter la démocratie Est-ce que ça veut dire Que vous considérez Que si le RN Arrive en tête Des suffrages Il est impensable Que le RN Ne soit pas celui Qui gouverne
Je ne suis pas le président De la République Mais si le RN Deveille gagner dimanche Ce que je ne souhaite Absolument pas
Mais même en cas de majorité relative Mais attendez
Qu'est-ce qu'on a fait nous On a gouverné pendant deux ans Avec une majorité relative Qu'a fait le général de Gaulle En 1958 Il a dirigé avec une majorité relative Il a fait des grandes choses Pour la France Qu'a fait Michel Rocard Il a gouverné avec une majorité relative Ça veut dire quoi Le RN gagnerait les élections Et parce qu'il en manquerait Quelques députés Pour avoir les pleins pouvoirs Il ferait ce qu'on appelle La désertion Bon c'est pas raisonnable Dans ces cas-là C'est vraiment dire Que le RN c'est des gens foutres Bon c'est pas le cas Sans doute J'imagine Parce que quand on se présente Aux élections des Français Lorsqu'on déplace des millions de Français Pour voter pour soi Lorsqu'on a autant de bagouts Et peut-être même de prétentions Désormais Que M.
Bardella On assume les charges du pouvoir On n'est pas déserteur Voilà Donc si jamais le dimanche prochain Le RN devait gagner les élections Évidemment Que le contreparti De j'ai gagné une élection C'est je gouverne Bien sûr Sinon ça n'a aucun sens Ce que nous faisons Et moi je dis à mes amis politiques Qu'il faut évidemment Combattre jusqu'à dimanche soir Le Rassemblement National Je le ferai chez moi Et je l'ai toujours fait Voilà Dans une terre difficile Populaire Mais il faut évidemment Regarder les règles de la démocratie Telles qu'elles sont Et ceux qui y aillent Doivent gouverner
C'est qui vos amis politiques Avec qui vous imaginez La suite pour vous Gérald Darmanin ?
Avec le Premier ministre Avec tous ceux qui composent Aujourd'hui le gouvernement Et la majorité
Est-ce que ça veut dire Qu'ensuite on peut reconstituer Une forme de macronisme Ou est-ce que ça veut dire Qu'il faut recréer Une grande droite Avec Edouard Philippe Bruno Le Maire Je ne sais tout à l'heure
Pas ceux qui critiquent
Xavier Bertrand
Alors Xavier Bertrand Est un homme de bien Chacun de ceux Que je soutiens Xavier Bertrand Dans ma région Et que je l'aime beaucoup J'étais son collaborateur
Mais pourtant Il est resté Du côté de LR Est-ce que vous pourriez Reconstituer ensemble Une forme de Je ne peux pas dire
Que les républicains Se portent bien non plus Bon Donc aujourd'hui Nous devons sans doute Réfléchir à reconstruire la suite Mais moi d'abord Je voudrais dire un mot Pour le président de la république Il est de bon ton désormais D'en dire beaucoup de mal Et de le critiquer Pendant ces temps J'ai été son ministre Voilà Je suis sans doute Un de ses plus vieux ministres Si j'ose dire Malgré mon jeune âge De 41 ans Parce qu'à 41 ans J'espère qu'on est encore Extrêmement jeunes Moi aussi Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
Il y a beaucoup de gens Qui, parce que le président de la république Est faible, critiquent Moi, il y a un an Il y a deux ans Il y a trois ans J'ai porté un certain nombre De critiques à l'action Que nous menions collectivement Notamment sur le plan Économique et social J'avais fait ma rentrée À Tourcoing Je me rappelle M'être fait beaucoup Disputer, embêter à l'époque Mais aujourd'hui Quand le président de la république A plus de difficultés Il faut le soutenir Tous ceux qui demandaient Des places à l'époque Pourquoi le critique-t-il Aujourd'hui dans les journaux ?
Moi, je veux dire Que le président de la république Est un grand président de la république Il est courageux Et justement Il a pris une position Extrêmement gaullienne Celle de la dissolution D'écouter les français Il n'y a pas d'état d'âme Il faut des états de service Comme il le dit lui-même Aujourd'hui Il est de bon ton Critiquer le président de la république Parce que c'est difficile De le défendre dans la rue C'est vrai que c'est difficile Mais moi, j'ai défendu Nicolas Sarkozy C'était difficile aussi J'ai défendu Jacques Chirac Quand j'étais militant Je pense qu'il faut avoir Un peu de courage Moi, je suis fier D'être dans le gouvernement Du président de la république C'est un grand président Et je suis sûr Que chacun le verra Il peut avoir un peu Du jour de pouvoir Il peut avoir des difficultés On peut avoir fait des erreurs Mais il ne vaut pas Les villénie qu'on lui dit de lui
Gérald Darmanin Il y a devant nous L'échéance du 14 juillet L'échéance des Jeux olympiques La menace terroriste Reste extrêmement élevée On est toujours En urgence attentat C'est-à-dire le niveau Le plus élevé Du plan Vigipirate On en est où De cette menace Et qu'est-ce que vous pouvez dire Aux Français là-dessus ?
La menace reste extrêmement forte Ces derniers jours Nous ne l'avons pas rendu public Parce que justement Nous sommes en campagne électorale Mais nous avons interpellé Des personnes Qui pourraient Avoir mis dans leur tête Et en place Des attentats terroristes
Ça veut dire que vous avez déjoué ?
Il y a eu Plusieurs interpellations Vous pouvez nous dire combien ? Dans deux endroits différents Dans lesquels nous avions Un doute très important Pour les gens Sont interpellés Sont remis En ce moment même Au service de justice Je constate que Le relais de la flamme Se passe très bien Vous savez c'est 4 millions de personnes Le relais de la flamme C'est énormément de monde Il y a eu plus de 40 étapes A travers la France A travers l'outre-mer A travers la France hexagonale
Pardon mais ils projetaient quoi Ceux que vous avez arrêtés ?
Comme tous ceux qui veulent Faire du mal à la France Ils projetaient sans doute Des actions Que nous pourrions nous Qualifier de terroristes Mais qui juridiquement Doivent être qualifiées de terroristes Par le parquet national antiterroriste Mais comme on l'a fait A Saint-Etienne Il y a vous le savez Un mois Puisque là pour le coup Le parquet L'a qualifié lui-même D'organisation terroriste Pour s'en prendre A des supporters Qui auraient été Aux matchs de football Lors des Jeux Olympiques Donc nous préparons évidemment En même temps que ces élections La sécurité de ces grands événements Bien sûr Mais vous savez L'action terroriste Elle ne se déroule pas Que pendant les Jeux Olympiques Elle pourrait se dérouler A n'importe quel moment On le sait tous Et donc nous sommes Particulièrement vigilants Et heureusement Nous continuons à travailler Au ministère de l'Intérieur Pour protéger les Français
Je vous repose la question Vous avez parlé De plusieurs arrestations Au moins en deux endroits différents S'agissait-il De deux projets distincts Ou d'un seul Et même projet d'attache
Il s'agirait Je mets du conditionnel De deux projets distincts
De deux projets distincts Le niveau Plan Vigipirate Écarlate est maintenu
Oui Et il doit être maintenu Au moins jusqu'aux Jeux Olympiques Et les Jeux Olympiques Ça s'arrête mi-septembre Avec les Jeux Paralympiques Je voudrais le rappeler aux Français Puisque nous avons quand même Des centaines de milliers de personnes Qui viendront fin août Début septembre
La tentation d'un gouvernement Qui dure Tout l'été Est-ce que vous pourriez le comprendre ?
Mais d'abord On va regarder l'élection de dimanche Et le président de la République En tira des conséquences institutionnelles C'est ça la cinquième impublique Je suis resté gaulliste Voilà Et par ailleurs Il y a Quand on est ministre de l'Intérieur Quand on est ministre en général Et ministre de l'Intérieur en particulier Il y a A regarder sa petite personne de loin Et à s'occuper des affaires de l'État Si pour des raisons D'intérêt général Et de protection des Français Il faut que je reste Quelques jours de plus A la demande du président de la République Je resterai à mon poste Voilà Et parce que je pense que c'est La fonction qu'on attend de moi Mais je veux vous dire que par ailleurs Quand on regardera les élections dimanche S'il y a un camp à gagner Il faudrait que ce camp gouverne
Merci Gérald Darmanin D'être venu répondre A mes questions A ce dernier jour de campagne Gérald Darmanin Toujours ministre de l'Intérieur Et candidat dans le Nord Il est 8h52 Sur RMC BFM TV
Gérald Darmanin