Prix du carburant - Allez vous défendre la taxation des surprofit ? - Thierry Sother
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, chers collègues, 2,25 € à Paris, 2,15 € à Strasbourg, rupture de stock à Shiltim, partout en France, le prix de l'essence explose. Derrière la hausse des carburants, il y a les professionnels du social, l'infirmière libérale, l'artisan, le parent isolé, la famille qui parcourt des kilomètres pour accompagner un enfant à une compétition sportive. Quand le carburant flampe sont toujours les mêmes qui paient l'adition, ceux qui soignent, ceux qui aident, ceux qui travaillent, ceux qui accompagnent, ceux qui vivent loin des centres.
À la veille de ce dernier grand weekend, j'ai vu une grand-mère retraitée comparer sur son cahier les prix à la pompe pour savoir dans quelle station elle se rendrait et si elle pourrait rendre visite à sa famille. Qui sait combien de personnes ont dû renoncer à voir leur famille ce weekend pour ne pas avoir à se priver durant tout un mois ? Se déplacer devient un luxe tandis que la voiture est encore une nécessité. de cette crise, il y en a même qui tirent profit.
Le rapport Greenpeace nous apprend que les compagnies pétrolières enregistrent 80 millions d'euros de surprofit par jour à l'échelle européenne. 80 millions d'euros de surprofit par jour. Déjà cinq États, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, l'Autriche demande la mise en place d'une taxation européenne des surprofits énergétiques pour financer des aides aux consommateurs.
Mais où est la France ? Les socialistes ont formulé des propositions chèqus ciblés pour les ménages les plus en difficulté, baisse des taxes de l'État sur le prix de l'essence, le tout financé par les surprit de l'État et surtout par la taxation des groupes pétroliers qui profitent de la crise. Pendant ce temps, le gouvernement reste dans l'attentisme au plan national comme au plan européen.
Pendant que les Françaises et Français eux paient l'adition chaque jour un peu plus cher. À Paris, l'exécutif hésite à Bruxelles, la France est absente. Ma question est simple.
Quant allez-vous sortir de l'atlantisme et de dépasser enfin les seules mesures sectorielles ? Et allez-vous au nom de la France défendre à l'échelle européenne la taxation des surprit pour que les bénéfices des compagnies pétrolières ne se paient plus par le recul du pouvoir de vivre des Français ? Sur la question de la taxation européenne, nous n'y sommes absolument pas défavorables.
Nous n'avons jamais fermé la porte et c'est actuellement à l'attore une fois à la demande du premier ministre. Deuxièmement, sur le pouvoir d'achat, vous avez complètement raison. Il y a des professions et je pense évidemment aux aides soignantes, je pense aux aides à domicile qui sont particulièrement touchées.
Et là encore, le Premier ministre aura l'occasion de le d'annoncer un dispositif de soutien supplémentaire dans les jours à venir parce qu'ils n'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller au travail et que la hausse des coûts du carburant pèse lourdement sur leur capacité à exercer et évidemment sur leur pouvoir d'achat. Nous l'avons fait avec les secteurs économiques les plus en difficulté. Nous continuerons à le faire spécifiquement avec les Français qui travaillent, qui ont du mal à boucler les fins de mois et qui roulent beaucoup.
Donc nous partageons le constat tant de la taxation européenne, là encore nous regardons que sur le soutien au pouvoir d'achat et nous allons continuer à avancer, j'espère avec vous dans les jours et dans les semaines à venir. M.
Thierry Sother