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interviewyoutube.com· 11 mai 2026 111 min

Élections 2022 - Entretien avec M. Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

1:44
Présentateur

Le candidat de Boula France, monsieur Nicolas Dubreuil-Pégnon, mesdames, messieurs, chers camarades de Sciences Po, ce soir nous vous souhaitons la bienvenue au sein d'un amphithéâtre historique Jacques Chapsal au quart de Sciences Po et que nous sommes aussi heureux de faire découvrir à quelques invités externes. Cet homme considéré comme le second fondateur de notre école, donné le cours magistral sur la vie politique française ou la cinquième république, je pense qu'on ne peut pas trouver le meilleur amphithéâtre pour parler de la présidentielle ce soir.

Après un premier et deuxième semestre marqué par la création de ce projet qui fait vivre la présidentielle à Sciences Po et la venue de 16 candidats à l'investiture de leur parti ou à l'élection, c'est un plaisir pour nous de recevoir aujourd'hui monsieur Nicolas Dupont-Aignan, député de la 8e circonscription de l'Essonne et allumé de Sciences Po, promotion 1982. Nous arrivons bientôt vers la fin de ce projet et je me permets de faire un petit bilan. Depuis septembre, avec la conférence au Livin, Sciences Po TV, mais aussi Radio Germaine et la Péniche, qui sans eux rien n'aurait été possible, nous avons reçu près de 16 candidats déclarés de tous bords politiques.

Notre ambition était simple, faire vivre la démocratie dans notre école, dans un cadre pluraliste et de respect. Nous avons invité tous les candidats investis par le Conseil constitutionnel. Certains ont refusé le débat, d'autres l'ont accepté et nous les en remercions. Après toutes ces rencontres, nous avons voulu pousser les jeunes à s'exprimer, débattre et partager leurs convictions avec d'autres étudiants. Car la politique peut encore faire, la politique peut encore changer la vie et c'est notre profond conviction. A 18 jours du premier tour, je vous invite à aller faire une seule chose, voter.

Ce soir, monsieur le candidat, vous l'aurez compris, vous êtes le 17e candidat invité pour l'élection présidentielle et c'est un plaisir d'être avec vous. Merci. Maintenant, si on concerne la rencontre, elle durera jusqu'à 21h10 et se déroulera en direct pour les nombreux étudiants qui nous suivent sur nos réseaux sociaux à distance. Tout d'abord, mon camarade du Parlement des étudiants va tenter de dresser au mieux notre portrait. Ensuite, les associations étudiantes vont se succéder, tour à tour, une dizaine à une quinzaine de minutes chacune, en commençant par le Parlement des étudiants. Ensuite, ça sera la conférence au Livin et on finira par Sciences Po TV.

Enfin, nous consacrons 20 minutes aux questions du public avant de laisser la parole pour une mise en perspective scientifique et académique à madame Carola Cloque et madame Isabelle Méjean, professeure à Sciences Po, avant de clôturer avec le mot de la fin. Chers camarades, bonne conférence et encore une fois, merci, monsieur le candidat, de votre invité ce soir.

21:37
Invité

Merci à vous. Et pourquoi vous partez, vous ? Et la personne vient à côté de moi ? Alors, bonjour. Donc, je vais vous présenter Nicolas Dupont-Ignon. Vous êtes né Nicolas Dupont le 7 mars 1961 dans le 15e arrondissement à Paris en tant que Benjamin d'une fratrie de trois enfants et fils d'un chasseur de Narvik, prisonnier des Allemands évadé par la suite. En 1974, vous vous engagez déjà en politique en participant à la campagne de Jacques Chabandellmans en tant que colleur d'affiches, ce qui montre votre engagement précoce et votre intérêt pour les sujets régaliens.

En 1982, vous êtes donc diplômé de Sciences Po, mais vous avez aussi été diplômé de Paris Dauphine et de l'ENA en 1988, promotion et liberté, égalité, fraternité. Ensuite, vous rejoignez le RPR et vous êtes parachuté en 1995 dans la commune de Hier qu'à la surprise générale, vous remportez dès le premier tour alors que c'est votre première élection. Vous avez d'ailleurs un fait marquant sur cette commune, c'est qu'il n'y figure aucun drapeau européen et seulement des drapeaux français montrant votre engagement patriote. Et ça continue. Il n'y en a toujours pas. Les gens, je suis fier. Continuez. Merci.

En 4 i27, vous remportez donc la 8e circonscription de l'Essonne et vous êtes réélu systématiquement par la suite jusqu'en 2017, sachant que vous devez quitter votre mandat de maire de l'Essonne en 2017 avec la loi sur le non-cumul des mandats. Cinquième point, votre engagement sur le souverainisme dès la fin des années 90 auprès de Philippe Séguin qui vous nommera secrétaire général des fédérations du RPR quand il était encore président. Puis, vous quittez le RPR à la suite des élections européennes de 1999 où vous souteniez la liste souverainiste dissidente de Pasqua et de Villiers.

Donc, vous rejoignez le RPF que vous quittez en 2000 pour vous rapprocher notamment de chevènements que vous soutiendrez lors de la campagne de 2002. Vous rejoignez à nouveau l'UMP, successeur du RPR, en 2002 après la victoire de Jacques Chirac que vous requittez suite à des désaccords notamment concernant l'Union européenne et la ratification du traité de Lisbonne par Nicolas Sarkozy malgré le nom au référendum sur la constitution européenne de 2005 et vous fondez votre mouvement politique de boule à France en 2008, le 22 novembre d'ailleurs, jour anniversaire du général de Gaulle. Dans le sixième point, vous vous présentez trois fois à l'élection présidentielle.

En 2012, donc, vous récoltez 1,79% des suffrages et en 2017, vous récoltez presque 5% des suffrages mais juste en dessous, donc, votre campagne n'est pas remboursée par les autorités publiques, malheureusement pour vous. Et vous vous appelez au second tour à rallier Marine Le Pen, enfin, à voter pour Marine Le Pen, ce que certains vous reprochent. Et en 2022, vous vous présentez donc pour une troisième fois à l'élection présidentielle. Connu pour vos nombreux coups d'éclat, donc, en 2014, vous faites passer une Kalachnikov en France pour montrer que nos frontières ne sont plus qu'une passoire avec Schengen.

En 2017, vous quittez le JT de TF1 en plein JT pour protester contre le fait que les petits candidats ne soient pas invités au débat télévisé lors de la campagne présidentielle, dénonçant donc un manque d'équité. Et en 2020 et 2021, vous protestez contre la politique sanitaire du gouvernement, en appelant notamment à manifester contre le pass sanitaire avec François Ruffin, avec François Asselineau, avec Florent Philippot, notamment, en juillet 2021.

Donc, vous vous suscitez l'inimitié des médias mainstream et la franche opposition des partis traditionnels, notamment de LREM, comme le montre votre débat sur Élysée 2022 face à Roland-Lescure, il y a une semaine, où on peut voir une franche opposition, notamment sur les sujets concernant la construction européenne, où il a presque refusé votre traité alternatif de l'Union européenne, qui proposait des solutions aux problèmes, et concernant la politique sanitaire de la France, notamment, vous pourrez développer les autres points ensuite.

Et vous pouvez tout de même vous targuer de défendre le gaullisme social, une certaine vision de gaullisme social, depuis 50 ans, sans intermoman, 48 ans, 74, ça ne vous rajeunit pas, mais bon. J'ai commencé heureusement très jeune, au berceau. Je plaisantais. Allez-y, jeune homme. Merci. Et vous êtes même cité parmi les héritiers du gaullisme dans l'ouvrage « Enseigné de Gaulle » de la Fondation Charles de Gaulle. Je ne savais pas. Je vous apprends des choses, c'est bien. Merci. Donc, maintenant, je vais passer la parole à Clémence Dupuis, ma partenaire du Parlement des étudiants, pour qu'elle vous pose des questions. Merci. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Bonsoir. Mademoiselle.

27:21
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, bonsoir, M. Dupont-Aignan. Je vais vous poser quelques questions. Tout d'abord, la première question concerne la démocratie. En effet, dans une interview, vous avez déclaré que nous n'étions plus en démocratie. Donc, par la suite, vous avez déclaré également vouloir restaurer un septennat et également un référendum de mi-mandat. Donc, pourquoi cette décision ? Et qu'est-ce qui vous fait dire que la démocratie a disparu ? Est-ce un défaut de la Vème République ou bien un défaut de la part des présidents qui l'incarnent ?

27:52
Invité

Très bonne question. D'abord, bonsoir à vous tous. Merci de m'inviter. Alors, question sur la démocratie. En fait, ce que je dis, c'est que nous ne sommes plus une vraie démocratie. On ne peut pas dire qu'on n'est pas une démocratie. On n'est quand même pas une dictature. Mais nous sommes dans une espèce d'oligarchie. Alors, ce que j'appelle une oligarchie, je crois que le terme grec d'origine, c'est le pouvoir de quelques-uns. Je ne sais plus, mais il faudrait retrouver ça. C'est-à-dire qu'en fait, une oligarchie, c'est une espèce de truc où on fait croire aux Français qu'on est en démocratie. Ça, ils sont contents.

Et puis, en fait, ils s'aperçoivent de plus en plus qu'ils n'ont pas prise sur le cours des choses, ce qui explique, je pense, la crise, la désaffection de la politique par nos concitoyens qui se disent, en fait, à quoi bon voter ? Alors, il n'y a pas une explication. Il n'y a pas un grand complot. Il y a simplement une usure de la Vème République. Vous avez raison.

Et surtout, comment dire, le fait que la Vème République est l'otage du régime des oligarques, parce que les oligarques, ils existent dans notre pays, et peut-être aussi de la faiblesse des présidents successifs dont le niveau décroît quand même au fur et à mesure du temps et qui ne respectent plus, selon moi, c'est mon sentiment, le peuple qui les élit. Alors, si je résume très vite, parce que je ne veux pas être trop long, vous me dites, si je suis trop long, vous me coupez. Mais il y a plusieurs choses, je crois. Il y a d'abord les excès de la Vème, un régime très... pas proportionnel à l'Assemblée. Au début de la Vème, il y avait plusieurs partis. Et puis, il y a eu le parti unique.

Et donc, à partir... Moi, je l'ai vu, parce qu'au début, quand j'ai été élu en 1997, il y avait le RPR, les libéraux, les centristes. Donc il y avait un débat. Le président de la République ne pouvait pas tout faire. Et puis, avec le quinquennat, en fait, la concordance de l'élection présidentielle et de l'élection législative, l'élection immédiate d'une majorité, d'un parti unique, ça a déjà complètement changé les choses. Ajoutez à cela l'Union européenne. Et l'Union européenne, on croit que je suis contre, parce que je serais anti-européen, pas du tout.

Moi, je serais ravi d'avoir des drapeaux allemands, britanniques, russes, pourquoi pas, ukrainiens, je vais vous provoquer, mais des drapeaux des pays d'Europe, parce qu'on a besoin d'une coopération européenne. C'est évident, si on veut peser face à la Chine, aux Etats-Unis, dans le monde de demain, régler les problèmes de l'Afrique, enfin, c'est évident. On ne va pas le faire tout seul.

En revanche, ce que je déplore, et ce que je n'accepterai jamais, c'est de voir nos dirigeants français, qui, au fil de tous les traités, en fait, toute ma vie politique, je me suis opposé aux tranches de saucissons qu'on a coupées, c'est-à-dire aux traités qui ont à chaque fois enlevé une part de souveraineté du peuple français, du peuple allemand, du peuple italien, pour un espèce de machin, qui est une commission américaine, une commission d'ailleurs américaine, en soi, mais elle est des lobbies américains, ce n'est pas la même chose, et qui fait que la démocratie a été vidée de son sens, puisque des directives sont prises par l'exécutif et des gens non élus, et qu'en plus, on cumule le système français, parce qu'au Danemark et dans d'autres pays, les ministres, avant d'aller signer des directives à Bruxelles, ont un mandat du Parlement, un contrôle, ce que nous n'avons pas du tout.

Donc on cumule, si je fais très Sciences Po, un parlementarisme rationalisé, une Union européenne boulimique, des hommes politiques complètement nuls en France, et puis, j'ajouterai, dernier point, et ça c'est nouveau, une oligarchie médiatique, c'est-à-dire que la propriété de toutes les chaînes en France sont le fait de 10 milliardaires qui ont des intérêts et qui les défendent, ce qui n'est même pas le cas au Brésil ou aux États-Unis, où vous savez que dans ces pays, vous ne pouvez pas dépendre des commandes publiques et être propriétaire d'un grand journal ou d'un média important.

Donc on est arrivé dans une espèce de république oligarchique où ils sont défendus des intérêts très puissants et où la démocratie est quand même profondément, à mon sens, malade. Et face à ça, il n'y a que deux situations. Il y a la plupart des Français qui se disent à quoi bon voter, donc je ne vais pas voter, quand même 30% des participations au régional, je ne sais pas si vous réalisez. On s'habitue à des trucs incroyables. Et puis, il y a ce que j'essaye de faire modestement et avec vous, puisque vous êtes là, merci, et des jeunes et des moins jeunes qui se disent, face à ça, si on ne vote pas, en fait, on laisse le champ libre. Si on vote, on peut peut-être bouger les choses.

Et il y a le choix, parce que les gens qui me disent qu'il n'y a pas le choix, ce n'est pas vrai. Là, il y a tous candidats de grands choix. Ils ne sont peut-être pas parfaits, on n'est pas parfaits, mais on existe et on se bat. Donc, moi, je pense qu'il n'y a aucun... Je comprends les gens qui s'abstiennent par dégoût, mais je leur dis, vous faites une erreur tragique, pour vous. Voilà.

32:52
Nicolas Dupont-Aignan

Et donc, vous pouvez résumer. Mais donc, juste pour un petit peu me recentrer sur la question, en quoi est-ce que votre référendum de mi-mandat, est-ce qu'il permettrait quelque chose ?

33:01
Invité

J'ai oublié la question entre-temps. Alors, il ne s'agit pas que du référendum révocatoire. Moi, j'ai un programme global. Entre nous, j'ai le meilleur programme. C'est évident. Je dirais que le deuxième meilleur, c'est Mélenchon. Non, mais ce que je veux dire, de gens qui ont réfléchi avec des programmes élaborés. Voilà, élaborés. Non, mais après, on peut juger. Je ne suis pas d'accord avec Mélenchon sur plein de trucs. Je ne suis pas d'accord, mais il a bossé. Moi, j'ai bossé. On a un programme de 700 pages gigantesques. On a bossé, lui aussi. Il y en a d'autres qui ont bossé, attention. Mais on a bossé en fonction de conviction.

Moi, j'aime les gens de conviction, même si je ne suis pas d'accord avec eux. Donc, je vous disais ça pourquoi. J'ai un programme complet. Europe, on abandonne l'Union européenne et on crée une Europe des nations libres, démocratiques et des projets. C'est fondamental. Parce que ça ne sert à rien de rationaliser, de donner plus de droits à des groupes parlementaires s'ils avalisent à minuit tous les fins de mois ou les fins de législature les directives qui ont été négociées par l'exécutif. Ensuite, le référendum qui était la seconde jambe de la Constitution de la 5e. Vous l'avez appris. Or, il n'y en a plus depuis 15 ans, 17 ans. Parce que le peuple, quelle horreur.

Et puis, ensuite, le RIC. Le RIC, je l'ai fait dans ma ville. Alors, je l'ai fait moi-même. Mais je veux le RIC, référendum initiative citoyenne à la Suisse. Et puis, ma dernière invention, parce que j'essaye d'apporter à chaque élection. Sinon, ça va lasser. Donc, mon référendum révocatoire, parce que j'ai vu qu'en Californie, ça pouvait être intéressant. Et je trouve que le calcénat, je n'aime pas. Je trouve ça un peu court. Alors, ça dépend qui, évidemment. Parfois, on est content que ça s'arrête. Mais, sérieusement, je trouve que pour agir dans le temps, un septennat avec un référendum révocatoire à mi-temps, à 3 ans et demi, serait intéressant. Voilà.

C'est une idée que je lance dans le débat. Si vous voulez, c'est un ensemble. Et puis, des grandes décisions, quand on bénéficie des crédits d'État, on n'est pas propriétaire de chaînes de télévision. Et je suis... Je pense que c'est peut-être le plus important pour la création de fondations médiatiques, pour que les chaînes, les médias appartiennent à des fondations et que la redevance, on ne la supprime pas, mais que chacun cocherait sur sa déclaration d'impôt à qui il veut la donner. Alors, peut-être avec des critères pas plus de la moitié ou du quart. Et on pourrait la donner pour des journaux, des médias, etc.

Et sur votre déclaration d'impôt, vous cocheriez 30 euros pour l'Ibé, si vous aimez l'Ibé, 30 euros pour Marianne, 30 euros pour C8 à Nuna, les grandes émissions intellectuelles, 30 euros pour ce que vous voulez. Mais moi, j'y vais parce qu'il m'invite. Donc j'y vais. Et il y a du monde. Donc voilà. Ce que je veux, c'est qu'on aère ce pays. Et je suis convaincu que si on fait ça, le peuple français est très politique. Il aime la politique. Et donc, je pense qu'on revigorera la démocratie française.

36:02
Nicolas Dupont-Aignan

Merci. Alors, ma deuxième question, elle concerne les restrictions sanitaires, puisqu'en effet, vous avez donc montré à plusieurs reprises votre réticence concernant la politique sanitaire du gouvernement de Emmanuel Macron. Ainsi, je vous demande qu'auriez-vous fait à sa place afin de lutter contre la propagation du virus entre les individus et surtout dans les lieux publics comme les cinémas ou les cafés ?

36:20
Invité

Alors, il y a deux choses très distinctes. Il y a d'abord que rien pour moi n'est au-dessus de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. Et le bouligoula du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel est indigne d'un État de droit. Voilà. Et si vous faites un peu de droit, vous devez en faire. Je ne sais pas quelle année vous êtes. Quand même, enfin, ce qu'on a lu, mais c'est du délire. Donc, un, moi, j'estime qu'il y a des valeurs et qu'on ne mélange pas le préambule de 46 où on dit tout et n'importe quoi avec les grands principes de la déclaration des droits de l'homme et que la santé n'est pas à arbitrer avec la liberté au petit bonheur, la chance des sages, entre guillemets.

Ça, c'est insupportable. Et donc, je vous le dis et je vous le dis pour vous, d'ailleurs, c'est pour ça que je suis candidat parce que sinon, je ne suis pas sûr que j'aurais été à nouveau candidat. Mais quand j'ai vu ça, je me suis dit mais il faut réveiller les Français qui sont manipulés par la peur et qui perdent toute conscience des repères. Voilà. La peur de quoi que ce soit ne fout pas en l'air 200 ans d'histoire républicaine même s'il y a eu des interruptions, vous les connaissez. Premier point. Qu'on aime le vaccin par le vaccin, l'Ivermectin par le verti, le professeur Raoul, le professeur Delfessi, je m'en fous complètement.

Il y a un moment, on ne s'attaque pas au principe républicain. Ça, c'est le premier point. Deuxième point près. Ce qui est paradoxal, d'ailleurs, c'est qu'au début de la crise, j'étais beaucoup plus prudent que le gouvernement. Et là, j'ai la chance, j'ai fait mes vidéos tous les soirs. Donc, c'est public, c'est sur Facebook, vous pouvez vérifier. 27 janvier 2020, je fais une première vidéo, je dis, il faut interdire les vols de Chine. Ben, évidemment, il y avait tout le lobby des intérêts financiers qui disait à Macron, il ne faut pas interdire et je vais être charitable sur la ministre de la Santé de l'époque et je ne vous repars pas les vidéos qu'elle a faites.

Ensuite, je dis, il faut mettre des masques dans les lieux publics fermés. Urgent de mettre des masques. Quotidien, ce fou de ma gueule, une émission du soir, quand j'ai mis un masque à l'Assemblée, j'étais le seul et ils disent, Dupont-Aignan, on fait l'intéressant. Il met un masque. Bon. J'ai ce professeur d'opérette de médecine qui est sur RTL et qui est sur Paris Match toute la journée, je ne sais plus comment il s'appelle. Bref, je fais une émission le 7 février, je crois, ou le 8 février, vous retrouvez sur RTL et on me traite de populiste de la peur du Covid parce que je dis, je ne sais plus quoi, qu'il faut faire des tests et qu'il faut faire du séquençage et etc.

Et j'ai un éditorial de, oh, comment il s'appelle ? Bon, mais vous verrez, vous le connaissez par cœur, qui dit, oui, comme M. Trump, M. Dupont-Aignan, agite les peurs du Covid, etc. Évidemment, à l'époque, leur grand-maître disait le 7 mars, le jour de mon anniversaire, allez au cinéma, tout va bien, allez au cinéma, c'est formidable et tout, moi je suis sur les Champs-Isées avec Brigitte, n'ayez pas peur, braves gens. Bon, et le 15 mars, tout le monde est enfermé. Bon, voilà. Donc c'est ça la réalité, des amateurs complets, des incompétents, des nuls. Bon, s'ils ne sont pas corrompus, voilà, ça je n'ai pas de preuves. Donc je ne sais pas.

Mais après, ça a été tous aux abris et puis, ça a été beaucoup de choses scandaleuses. la manière dont on a traité nos personnes âgées dans les maisons de retraite, la chasse aux médicaments et aux molécules pas chères qui auraient empêché de laisser mourir des gens sans être sûr que c'était le médicament miracle mais qui aurait permis quand même de sauver des vies et puis, bien évidemment, la grosse cavalerie de la vaccination qui pouvait être utile pour les personnes âgées et fragiles mais qui est une aberration pour les jeunes. Voilà. Et puis, tout ce qui s'en suit, je ne reviens pas dessus, je ne vous fais pas le roman.

Moi, j'ai proposé un plan B et vous le retrouverez, un plan B qui comportait donc contrôle des frontières, séquençage, test, masque à l'intérieur, masque FFP2 pour les petits vieux fragiles pour aller dans les supermarchés parce que ça ne servait à rien de faire confinement et de sortir les gens une heure par jour où ils attrapaient la maladie et ils en mourraient. C'était horrible. J'ai proposé soins, clorokine, ivermectine, l'Institut Pasteur de Lille qui a été scandaleusement boycotté par le gouvernement alors que c'est LVMH qui a financé pour 6 millions d'euros. Et on ne peut pas dire qu'LVMH soit de mon bord.

Donc si Arnaud pensait faire le voivre utile, je ne vois pas en quoi on avait tort de le soutenir. Ce n'était pas un grand complotiste. Bon, ça a été bloqué systématiquement. Ça a été la mer Lacombe que vous avez vue partout qui est un danger public et qui a voulu vendre le remdesivir et qui en a fait acheter par l'Union européenne pour des milliards d'euros qu'on achetait à la poubelle parce qu'on s'est aperçu que c'était l'escroquerie. Mais elle continue à donner des conseils invités partout. Et puis les grands complotistes, dangereux, méchants, des fous, le pauvre Montagné qui en est mort, le professeur Perron et le professeur Raoult. Voilà.

Donc, et je ne parle pas de Toussaint et je ne parle pas de Blachier qui a quand même évolué, le Kershek et tout. Puir est mort à Cochin. Donc des gens très raisonnables mais vous n'imaginez pas ce qu'ils ont vécu comme pression. Donc qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas eu une volonté de transformer la réalité, d'empêcher les Français de juger. Moi, je ne suis pas scientifique. J'ai écouté. J'ai proposé un plan B. J'ai été traité comme un chien par la pensée unique et malheureusement pour... Malheureusement, parce que j'aurais préféré que leur truc marche. Malheureusement, ce qu'on avait dit était malheureusement exact. Voilà.

42:06
Nicolas Dupont-Aignan

Je suis désolé de vous... Je suis trop long parce que c'est un sujet qui me passionne. Effectivement. Et je peux écrire un roman. Je vais vous poser une dernière question assez rapidement.

42:12
Invité

Enfin, personne n'en parlerait parce que les médias achetés par l'industrie pharmaceutique m'interdiraient de parler. Donc, ça ne sert à rien que j'écrive.

42:21
Nicolas Dupont-Aignan

Merci pour cette précision. Donc, je vais vous poser une dernière question sur... C'est enregistré ?

42:25
Invité

Ça passe en direct ? Oui. C'est très bien.

42:27
Nicolas Dupont-Aignan

Sur les nouvelles règles de l'ARCOM.

42:30
Invité

L'ARCOM. L'ARCOM. Ah oui.

42:33
Nicolas Dupont-Aignan

Que vous connaissez sans doute.

42:34
Invité

Ah bah oui. Et puis, ils me connaissent surtout. D'ailleurs, je les fatigue.

42:37
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce que celle-ci ne permettrait-elle pas finalement la victoire de ceux qui avaient déjà gagné ? Ne pensez-vous pas qu'elle aurait perdu ?

42:45
Présentateur

Je vais nous répondre par oui ou par non parce qu'on va devoir charger.

42:47
Invité

Oui ou non ? Ah bah mais l'ARCOM... Enfin, la loi. L'ARCOM applique une loi débile. Il n'y a pas d'égalité de temps de parole si ce n'est deux semaines à la fin. Et comme il y a égalité de temps de deux semaines, toutes les émissions sont annulées pour les deux dernières semaines. On a le strict minimum parce que c'est trop compliqué d'inviter 12 candidats. Voilà. Donc, il n'y a pas de démocratie. Enfin, il n'y a pas de... Un minimum d'égalité. Il y avait cinq semaines en 2012. Je l'ai vécu. Cinq semaines en 2012, ça permettait quand même cinq semaines tous les cinq ans. C'est pas trop demandé. Ah non, mais c'était insupportable pour eux. Ils ont eu la peau des cinq semaines.

On n'a plus que deux semaines. Donc, bien évidemment, c'est là où on n'est pas une vraie démocratie aussi. Mais enfin, heureusement, il y a les réseaux sociaux et puis il y a l'intelligence humaine et on peut espérer qu'elle circule.

43:33
Présentateur

Merci beaucoup. Alors, je vais appeler juste mes camarades de la fonction du Liban. Désolé, je suis trop bavard.

43:36
Invité

Vous êtes trop gentil. Il faut m'écouter. Bonsoir à vous. Nous représentons la conférence au Liban. Très bien. Comme vous l'avez dit, votre programme charrie l'idée d'une émancipation de la France vis-à-vis de l'Europe, une mesure qui aura notamment décidé Florian Philippot à vous rejoindre et qui présente deux options. La négociation d'un traité instituant une communauté des nations libres ou alors un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne. Tout d'abord, à l'origine de cette mesure, quels sont les tas les plus importantes que vous retenez à l'Union européenne aujourd'hui et pouvez-vous nous expliquer et illustrer votre projet de l'Union européenne ?

J'ai pas entendu le premier mot ? L'État. Alors, il y a beaucoup de choses. J'ai noté parce que je notais émancipation, je trouve que c'est un beau terme parce que sinon on nous traite de nationaliste ringard qui va déclarer la guerre à tout le monde. Donc émancipation, c'est exactement ça d'ailleurs. Indépendance, émancipation. Alors l'État, en fait, si on raisonne, mais je vais pas être trop long, mais si on raisonne sur le long terme, c'est intéressant. l'idée d'une coopération entre pays pour éviter la guerre, bien sûr, la réconciliation.

En fait, ça a bien marché, enfin, c'était déjà ambigu au départ parce que vous aviez les agents de la CIA, si je puis dire, si je veux faire du Asselineau, mais j'exagère, mais vous aviez Jean Monnet, tout cela, qui déjà, déjà dès le début de la fin de la guerre, il y avait les pro-américains et les gaullistes. Mais le début du système était bien parce que c'était l'idée de l'Europe des six, des nations, la réconciliation franco-allemande, c'était fondamental. Fondamental. Et vous verrez un jour qu'il y aura une réconciliation, j'espère, Ukraine ou Russe, et entre l'Europe occidentale et la Russie parce que c'est aberrant ce qui se passe. C'est scandaleux.

J'espère qu'il y aura des questions là-dessus. C'est abominable. Donc, la réconciliation franco-allemande, le fait de sortir de siècles de conflits, de mettre en commun le charbon, l'acier, après, de créer une communauté, mais formidable. Donc, l'idée européenne en soi, elle est belle. Simplement, il y a un moment, ça vrille. Pourquoi ça vrille ? J'essaye de comprendre. Et j'ai écrit plein de bouquins là-dessus. Mais je répète toujours la même chose, j'écris toujours la même chose, mais j'essaye d'améliorer. Pourquoi ça vrille ? Parce qu'à mon avis, parce qu'à un moment, ce n'est pas démocratique.

Et on est face à un problème majeur, difficile, que soit on est fédéraliste, mais est-ce qu'il existe un peuple européen, une langue européenne, qui permet d'avoir une conscience politique européenne ? Moi, je ne le crois pas. Donc, c'est un système fédéraliste artificiel qui est le fauné des lobbies et des intérêts. C'est ce que je pense. Soit on est confédéral, c'est-à-dire qu'on garde un système de démocratie nationale qui gère la vie des peuples par la démocratie et ces démocraties délèguent des éléments de leur souveraineté, mais de manière précise, révocatoire, contrôlée. Ce qui était au début un système confédéral contrôlé a échappé à ses créateurs.

Et ça a échappé à ses créateurs, et je l'ai vécu vraiment de l'intérieur parce que j'ai vécu toutes les périodes. Et ça a échappé, enfin, j'ai vécu la fin. Et j'étais avec Séguin et on avait fait des assises de l'Europe quand j'étais au RPR avec lui en 1999. Il y a un cahier que vous retrouvez peut-être en bibliothèque qui était très intéressant sur justement cette question fondamentale. À quel moment on bascule vers un système supranational capturé par des intérêts à une bureaucratie qui se retourne contre les peuples et que plus personne maîtrise ? C'est ça, l'Union européenne, pour moi.

Alors moi, j'en ai marre de payer 10 milliards d'euros nets, c'est-à-dire le budget de l'enseignement supérieur, pour un truc qui joue contre nous. C'était normal d'aider l'Europe de l'Est après la chute du mur de Berlin. Sous Chirac et Jospin, on donnait 2 milliards par an, 1 milliard, 2 milliards. Tout à fait normal d'aider les pays qui sortaient du communisme. Il fallait le faire. Mais là, subventionner les gens qui délocalisent nos usines pour financer des multinationales, je n'ai toujours pas compris l'intérêt. Financer les travailleurs détachés qui viennent concurrencer nos artisans et qui ne payent pas de charges chez nous, c'est complètement fou.

Subventionner la Turquie qui est un régime autocratique et qui est contre toutes les valeurs qu'on défend et qui subventionne des mosquées intégristes en Alsace, je ne vois pas l'intérêt. Subventionner Mme van der Leyen qui envoie des SMS à Pfizer et qui est en plein conflit d'intérêts monstrueux et qui ne donnent pas les contrats d'achat de milliards de doses pharmaceutiques, c'est hallucinant ce qui se passe. C'est hallucinant.

Mais on vous a tellement, enfin vous, nous tous, mais moi je pense que j'ai compris et il y en a beaucoup qui ont compris, on a tellement biberonné les Français en leur disant si vous n'aimez pas ce système, c'est que vous voulez la guerre, les contre-concentrations au radours sur glade, c'est la campagne qu'a fait Macron au deuxième tour de l'expression présidentielle et ça recommence à chaque fois. Donc je suis désolé, non, on est autant républicain, autant patriote que lui, simplement moi je ne veux pas de cette dépossession démocratique, de ce système orwellien. C'est ça qu'on est en train de nous créer. Donc niaite, niaite, niaite, c'est pas possible d'accepter ça.

Alors ensuite vous me disiez la deuxième question.

49:11
Présentateur

Votre projet.

49:12
Invité

Le projet il est très simple. On revient, c'est comme la copropriété, je sais que je répète toujours la même image mais elle est tellement bonne. La copropriété c'est quoi ? C'est que vous êtes dans un immeuble, c'est l'immeuble européen. On n'enlève pas la porte de votre appartement, c'est-à-dire les frontières et vous décidez qui vient chez vous dormir. C'est la frontière nationale. On ne décide pas la manière dont vous vivez dans votre appartement, c'est la suprématie du droit national sur le droit européen. On n'intervient pas dans votre vie quotidienne à quelle heure vous sortez, ce que vous faites, comment vous vivez. En revanche, on entretient les parties communes.

C'est-à-dire, et le syndic, on lui donne un argent mais on le contrôle. Et on n'a pas des charges exorbitantes qui nous empêchent de partir en vacances. Voilà. C'est tout con comme image mais elle est parlante. Alors ça veut dire quoi ? Parce que le grand paradoxe de ce qui se passe, moi ce que je veux, c'est qu'on réhabilite la démocratie nationale, qu'on n'uniformise pas tout, et en revanche, qu'ensemble avec nos amis européens, cas par cas, on relève les défis du 21e siècle où le continent européen est en train de sortir de l'histoire sur les grands enjeux. Et ces grands enjeux, on les connaît par cœur.

C'est l'Afrique qui va passer d'un milliard d'eux à deux milliards quatre en trente ans. C'est-à-dire, quand vous aurez mon âge, on aura doublé. C'est ingérable. C'est ingérable. C'est une folie absolue. Mais ça, est-ce que vous croyez que tous ces Européens qui passent leur vie à faire des discours s'en occupent ? Non. Ils n'en ont rien à foutre. Bon. Deuxième point, la fracture numérique et le fait que la Chine et les États-Unis vont dominer le monde numérique. Et qu'il n'y a pas un acteur européen. Ça, c'est un défi majeur. Le troisième défi, la transition écologique.

Comment on fait pour ne pas consommer plus de ressources que l'on en produit, si je puis dire, enfin, que la terre en produit. Ça, c'est le défi majeur. Voilà. Trois défis majeurs. Et ma grande idée, alors je sais que ce n'est pas d'actualité, surtout en ce moment, mais ma grande idée, c'est que si l'Europe veut peser au XXIe siècle dans trente ans, il faut travailler avec la Russie. Et que le conflit qu'on a avec la Russie d'aujourd'hui sera comme le conflit qu'on regarde aujourd'hui aberrant entre la France et l'Allemagne. Parce que l'Europe ne peut être forte face à la Chine et aux Etats-Unis que de l'Atlantique à l'Oural.

Et c'est pourquoi les Etats-Unis n'ont de cesse, parce qu'ils le savent très bien, de diviser l'Europe pour absolument faire en sorte que l'Europe ne soit jamais une grande puissance. Et donc, j'aimerais qu'on réfléchisse un peu à long terme. Voilà. Que l'Europe se concentre sur les grands défis où on a besoin de l'Europe parce que tout seul on n'y arrivera pas, c'est vrai. Mais en revanche, il n'y a pas besoin d'abandonner notre être, notre spécificité, notre exception sociale, nos services publics, la façon de voir les choses. On n'est pas pareil que les Polonais, les Allemands. On a des différences et tant mieux.

Ils ont des côtés mieux que nous, nous on a des côtés mieux, c'est la diversité. D'ailleurs, ce qui est incroyable, c'est qu'on reconnaît la diversité pour la Corse et que tout le monde est là, il faut la diversité. Mais en revanche, on ne la connaît pas pour la France. Donc moi, je veux une Europe épanouie où chacun vit comme il veut, où les démocraties survivent parce que je ne crois absolument pas à une démocratie européenne. Elle existera peut-être dans un siècle, mais pour l'instant, elle n'a pas de sens parce qu'il n'y a pas les mêmes langues, il n'y a pas les mêmes médias. Il n'y a même pas les mêmes médias. C'est ce que vous comptez défendre dans le traité que vous imaginez ?

Oui, alors le traité, il traduit en écrit tout ça. Absolument. Combien de temps vous comptez accorder aux négociations avec l'Europe sur ce traité ? Six mois. Très bien. Au lendemain d'un Brexit dont on sait la manière dont il s'est déroulé, comment comptez-vous organiser cela par la France pour que cela tienne nos objectifs ? Non, mais attendez, nos partenaires européens. Si, par bonheur, les Français votaient pour moi et m'élisaient, les partenaires européens sauraient déjà que la France n'est plus un paillasson.

Deuxièmement, sauraient déjà que le type qui vient d'être élu à Paris, il va être très populaire en Italie, en Espagne et dans beaucoup de pays européens, ceux qui sont encore des vrais pays, parce qu'ils vont comprendre que ce qu'il dit, finalement, ce n'est pas complètement idiot et que ce n'est pas la caricature qu'on en a fait. Attention. Et qu'il n'est pas contre une coopération. Et c'est pourquoi j'ai écrit ce traité ? On l'a écrit en 2006 avec des Danois quand ils ont gagné un référendum. Quand on a gagné le référendum, je ne sais plus, ils en avaient gagné un avant, etc. Bon, bref. Et on l'a écrit avec des Danois, avec des Allemands, avec des Italiens, je crois.

Il y avait, je ne sais plus qui, il y avait des Anglais à l'époque. Donc on ne l'a pas écrit franco-français et on l'a écrit pour justement dire il y a autre chose de possible. Il y a un plan B. D'ailleurs, Fabius, à l'époque, parlait d'un plan B pendant le référendum. Vous êtes trop jeune. Et donc l'idée de ce traité, c'est de dire, voilà, est-ce qu'on ne peut pas se mettre autour de la table et faire un compromis ? Soit on y arrive, soit ils ne veulent pas, mais attendez, on s'en va. Ouh là là, vous resterez tout seuls. S'il n'y a plus la France, ils vont faire quoi ? Bon. S'il n'y a plus l'Angleterre, et puis la France. Deuxième point sur le Brexit, je fais une parenthèse.

Le Brexit, tout le monde vous dit, c'est l'apocalypse, etc. Mais le Brexit, en fait, il y a un traité déjà simplifié ou un traité quelque chose parce qu'en fait, ce que personne ne vous a dit, mais vous l'avez vu, vous n'êtes pas con, c'est que pour vendre ces voitures, ces BMW, ces Mercedes en Angleterre et pour vendre nos spiritueux en Angleterre, l'Allemagne s'est couchée devant les exigences anglaises et qu'en fait, il y a un traité. Il y a toujours le libre-échange. Donc, on nous a dit, il n'y aura plus le libre-échange, c'est l'apocalypse, c'est tout.

Alors, il y a la télé française qui en remet tout le couche tous les soirs pour que vous croyez que c'est l'apocalypse et qu'on est bien content. Mais en fait, il y a eu un compromis. Il y a eu un compromis. Et je pense qu'on se trompe. Alors, c'est vrai que ça n'a pas été facile pour eux, mais c'est encore un peuple courageux qui a une élite nationale et qui, en fait, peut bien gérer cette affaire parce qu'ils économisent beaucoup d'argent, 10 milliards par an. Vous savez, 10 milliards, vous faites beaucoup de choses. Deuxièmement, ils maîtrisent leurs lois en matière d'immigration et de sécurité. Très important. Troisièmement, ils ont toujours le libre-échange.

Ils sont gagnants sur toute la ligne, les Anglais. Et nous, on continue à parler anglais à Bruxelles et on continue à avoir... Et d'ailleurs, on leur a renouvelé l'accord bancaire pour la City. Je ne sais pas si vous avez vu. Ils auront renouvelé l'accord bancaire. Donc, voilà. Mais ça, personne ne l'a dit puisqu'on n'a pas une presse qui travaille sur ces questions parce qu'il faut dire que le Brexit, c'est l'apocalypse et que ce qu'on fait, c'est formidable. Avec ce referendum, vous ne craignez pas qu'il y ait une implosion de l'Europe ? Mais non, il y aura une reconstruction. L'Europe, elle implosera.

D'ailleurs, je ne sais pas, je vais vous dire, soit on part vers une voie totalement fédéraliste, c'est ce qui est le grand danger avec Macron, soit je pense qu'il y aura quand même un moment, un problème sur l'euro parce que je ne vois pas avec la remontée des taux comment la pauvre Madame Lagarde va gérer, franchement, va gérer le décalage entre les pays du Sud qui ne peuvent pas se permettre, et la France non plus, entre nous avec notre dette, une remontée des taux. C'est mort. Ou l'inflation en Allemagne. Et ça bouge beaucoup en Allemagne et donc je ne sais pas comment tout ça va tenir.

Donc, ils vont alimenter, mais vous ne pouvez pas alimenter éternellement en crédit bancaire parce que ça va faire une inflation à 12% en Allemagne. et ça, les Allemands ne le supporteront pas. Et vous ne pouvez pas étouffer les peuples du Sud qui n'ont toujours pas la compétitivité puisque l'euro tue la compétitivité du Sud. Alors, on s'en est sortis avec le plan de relance, on distribue de l'argent à l'Italie, à l'Espagne, ça calme le jeu, ça va tenir 3 à 4 ans. Mais je ne sais pas comment tout ça va tenir. Bon, moi, j'espère qu'on arrivera à tenir, bon, en monétisant au maximum, mais quand même, tout ça est très fragile. Alors, ils sont dans la fuite en avant.

Moi, je pense qu'il faut reconstruire une Europe sur des bases solides et tout mettre sur l'Europe puissante. Et là, je ne suis pas hostile à l'idée. Pas souveraine, ça ne veut rien dire l'Europe souveraine parce que ça, c'est Macron, on est souverain français, souverain européen, on mélange tout et ça fait un... Et puis tout le monde se dit on est souverain. Bon, ça fait plaisir, mais ça ne marche pas, ça n'existe pas. Les Allemands sont souverains, je peux vous dire. Ils commandent des F-35, c'est formidable. Il y a eu un sommet à Versailles, trois jours après, ils ne commandent que des F-35. Et tout le monde applaudit, c'est vraiment formidable. Bon, voilà. Donc il faut crever l'abcès.

Dans l'histoire, il faut toujours mieux crever l'abcès avant les catastrophes et repartir sur de belles bases. Alors après, il peut y avoir un compromis. Seulement si vous êtes élu et que les négociations n'aboutissent pas au bout de soir. Eh bien, il y aura un référendum et les Français voteront et je recommanderai la sortie. Voilà. C'est clair et précise. Quelle Europe aurons-nous demain, alors ? Quelle ? Quelle Europe aurons-nous demain ? On aura une Europe avec des accords comme avec les grands britanniques, des accords de libre-échange parce qu'il ne s'agit pas de tuer le marché unique. Il y a eu des bonnes choses. Et puis, on défendra nos intérêts. Voilà.

Ça ne changera pas grand-chose. Si ce n'est que ça obligera peut-être les Français et le peuple français et l'État à se reconstruire, avoir une volonté à penser par soi-même, à défendre son industrie, à réfléchir à soi-même et pas, dès qu'il y a un problème, à dire « On va voir ce que font les autres ». Parce qu'en fait, le problème de l'Europe, ce n'est pas tellement l'Europe, c'est les Français. Enfin, quand je dis les Français, le gouvernement français, les gouvernements français qui, en fait, repoussent la patate sur l'Europe et après disent aux Français il faut accepter ça parce que c'est l'Europe.

Vous disiez tout à l'heure que pour répondre aux grands défis des années à venir, on aurait besoin d'une coopération avec d'autres pays européens. Est-ce qu'il y a des pays qui seraient favorisés par ces alliances priorisées et au contraire, quels pays souhaiteriez-vous exclure de ces négociations ? Oh non, il n'y a pas d'exclusion. Je vais vous dire, le mérite que cela aurait, c'est de voir ce que chacun veut vraiment faire. Parce que là, c'est la France qui court après l'Allemagne et qui envoie balader la France régulièrement ou prend les coopérations quand ils peuvent piller nos brevets. Voilà, c'est ça la réalité. Donc il y a un moment stop.

On n'est pas obligé d'être les dindons de la farce sur tous les sujets. C'est tout ce que je demande. Donc ce que je veux dire, c'est que moi, je veux bien une coopération sur l'avion de combat européen, mais alors pourquoi il n'y a pas une coopération sur une industrie allemande ? Et c'est pourquoi Dassault est furieux de donner tous les secrets de fabrication et notre transfert de technologies aux Allemands qui ont déjà pompé Airbus. Donc moi, je ne suis pas hostile à des coopérations. Et avec les Allemands, il faut parler franchement et on a besoin de s'entendre avec eux, mais il faut quand même aussi qu'on soit respecté. Si on coopère, ils achètent des avions européens.

Mais c'est ce qui s'est fait au début avec Airbus. À l'époque, le pouvoir français était beaucoup plus ferme. Là, on a un pouvoir français très faible parce qu'en fait, comme la France est mal gouvernée, mal gérée, on dépend énormément... Quand vous avez un budget en déficit, que vous n'êtes pas bon, vous êtes en position de faiblesse. Donc ça dépend de nous. Moi, je n'ai jamais mis tout sur la faute de l'Europe. Je dis que c'est nous. Je vous remercie pour vos réponses. Nous allons laisser la place à une autre association. Eh bien, merci à vous. Vous n'êtes pas proposé les autres ? J'étais trop bavard. Coupez-moi, ils sont bien élevés. Ah bah oui, vous êtes chez vous.

1:01:09
Présentateur

Alors, bonsoir, M. Dupont-Aignan. Merci encore une fois d'être présent ce soir pour ce cycle présidentiel. Comme je vais poser les questions dans Sciences Po TV, je vais parler des médias. On l'a un peu évoqué tout à l'heure avec le Parlement des étudiants avec l'ARCOM. Une toute première question. On observe depuis plusieurs décennies, depuis plusieurs dizaines d'années, une transformation de la médiatisation. Ça mute au fur et à mesure. On voit que de plus en plus, les gens se tournent vers les réseaux sociaux. C'est le monde politique. Vous, en premier, vous vous tournez vers ça. On voit que c'est un mode d'expression qui remplace petit à petit les médias traditionnels.

Vous l'avez dit, Facebook, notamment au moment de la crise du Covid, vous postiez régulièrement des vidéos le soir sur ce sujet. Moi, j'ai une question. Est-ce que... Alors, qu'est-ce que vous reprochez peut-être aux médias traditionnels, si vous leur reprochez encore quelque chose, parce qu'on sait que ça a été le cas par le passé ? Quelle est votre position là-dessus ? Est-ce que vous pourriez nous en dire un petit peu plus ?

1:02:01
Invité

Alors, je dis ceci d'abord, les médias, les éditorialistes et les journalistes. Et j'ai écrit tout un chapitre dans un livre Résistance de 2019 là-dessus parce que j'ai voulu poser mes idées. Ne confondons pas tout. D'abord, il n'y a pas de démocratie sans des médias libres, honnêtes, travailleurs. Vraiment, il n'y a pas de démocratie. Si vous regardez, vous avez fait de l'histoire, si vous regardez la presse entre deux guerres, a été aussi responsable du chaos. Et vous avez les très bons bouquins de Marc Bloch et tout sur la décrépitude de l'entre-deux-guerres liée à une presse pourrie, pour être clair. Donc, il y a un vrai...

Enfin, je veux dire que moi, je ne suis pas un anti-journaliste du tout. Je crois qu'il y a besoin d'un contre-pouvoir et c'est fondamental. Ensuite, il y a un problème global d'économie de la presse. Quand je dis de la presse, il y a des médias. C'est-à-dire que, comme ce n'est pas rentable, que c'est des milliardaires qui ont investi, c'est leur danseuse, quoi. Et c'est surtout le moyen d'obtenir, de faire pression sur les gouvernements, de les tenir. Et je vous renvoie aux grandes négociations qu'il y a eu dans certains livres, c'est raconté, comment il y a eu des sortes d'accords entre différents présidents de gauche comme de droite. Vous aurez tel gros contrat, mais calmez-vous. Voilà.

Et ça, c'est une réalité. Et ça, je l'ai vécu. Donc, je l'assume de le dire. C'est une réalité. C'est une réalité. Je peux le dire, de toute façon, pour ce que j'ai. J'avais fait un scandale où je n'aurais pas dû le faire parce que ça les a fâchés vraiment. Vous parlez peut-être de TF1 ? Non, non. Dans TF1, je ne regarde pas un instant, ça m'a fait la pub du siècle. Et en plus, c'était mérité. Bon, ils ont été fâchés pendant 5 ans. J'ai eu le premier journal du 20 heures il y a quelques jours parce qu'ils étaient toujours dans la rancune. Donc, j'étais invité qu'aux 13 heures. Et bon, ça s'est calmé. Mais le Figaro, j'avais fait... C'était le second débat.

J'avais révélé un SMS de Serge Dassault qui disait... Qui me disait, il vaut mieux manger une soupe bien chaude que du pain rassige. Je ne sais pas quoi. Enfin, un truc à la con. Parce que je refusais... Parce que je refusais de me désister pour Fillon qui ne voulait pas d'ailleurs de moi. Donc, enfin, tout ça a été absurde. Donc, il y avait une pression. Et j'avais révélé ce... Mais je n'avais pas dit que c'était Serge Dassault. Et le Figaro m'en veut toujours. Je ne suis toujours pas... Voilà. Parce que j'avais révélé des choses. Et le pauvre Serge Dassault qui est mort depuis et qui m'aimait bien, on s'entendait bien, ne m'avait tout à fait pardonné. Il s'en foutait complètement.

Mais sa rédaction continue à m'en vouloir. Je suis toujours... Je n'ai rien dans le Figaro. Quasument rien. Ou alors des articles dégueulasses. Donc, parce qu'il y a une rancune. Donc, voilà. Vous voyez... Mais... Non. Ce n'est pas possible de fonctionner comme ça. C'est une oligarchie. Ce n'est pas possible. Premier point. Donc, il y a un problème de crédibilité. Mais ça, ce n'est pas les journalistes du Figaro. Les journalistes du Figaro, ils font leur boulot. Simplement que M. Dupont-Aignan ne passe jamais dans le Figaro, c'est bizarre. Bon, voilà. C'est quand même bizarre. Donc, il y a quand même un problème. Alors, évidemment, je suis un peu tempéteux et je dis les choses.

Donc, ça ne plaît pas. Mais ce n'est pas normal. Troisième phénomène, donc. Il faut absolument que les médias français n'appartiennent pas à des gens qui dépendent de l'État. C'est quand même à moindre des choses. C'est une loi du Brésil. C'est une loi des États-Unis. Ça doit exister. Il faut vérifier dans vos cours sur les médias. Ça doit exister dans d'autres pays. Ensuite, il faut une autre économie de la presse. Et ce n'est pas facile. Il faudrait que la presse ne dépende pas des crédits d'État. Parce qu'elle dépend des commandes de l'État pour les oligarques qui les président et des subventions de l'État. Donc, il faut inventer autre chose. Pourquoi ?

Parce qu'il y a une nouvelle économie des médias qui se fait. Il n'y a pas un grand complot contre M. Dubon-Aignan. Pas du tout. Il y a simplement qu'ils ont besoin de Macron plus que de moi. Voilà. Et ils ne vont pas se fâcher avec Macron en pleine élection présidentielle. Parce que s'il est réélu, un, un, un. Bon. Donc, voilà. Ce que vous pointez là, c'est un problème démocratique vis-à-vis des médias. Des éditorialistes. Alors, il y a un problème, si j'oublie, un dernier problème culturel. Allez-y. Il y a un dernier problème culturel, c'est qu'on ne peut pas dire que la plupart des journalistes soient majoritairement de droite, patriotes, machin.

Ils ont le droit d'avoir leur conviction plutôt de gauche bobo. ils vivent tous au même endroit. Voilà. Donc, je veux dire, je ne leur en veux pas. Mais c'est quand même un peu bizarre, quoi. C'est-à-dire, ça serait bien qu'il y ait un peu de... Voilà, qu'il y ait des gens différents. Parce que j'en connais beaucoup qui pensent pas totalement comme eux, mais qui s'auto-censurent en permanence. Je pourrais vous raconter des anecdotes incroyables de journalistes de grands journaux qui me disent, mais je peux vous voir, mais surtout qu'on ne me voit pas avec vous. dans le milieu culturel aussi, des grands metteurs en scène, des grands acteurs.

Ah oui, oui, mais moi, tout le monde croit que je suis de gauche. Je ne peux pas, je vais perdre mes subventions. Non, mais voilà. Oui, oui, je ne comprends rien. Oui, oui. Et dernier point, j'oubliais, à la différence de l'Allemagne et de l'Italie, ou même des États-Unis, c'est que tout est concentré à Paris, en plus. Donc, il y a une espèce de microcosme. Tout ça bouillonne entre le premier rendissement. Ils ne sont jamais sortis du... Voilà. Et quand ils sortent, ils vont au Cap-Ferret ou à Saint-Tropez ou à... Non, mais oui, mais je ne vous parle pas des journalistes qui sont...

Parce qu'en même temps, tous ces gens qui gagnent des fortunes exploitent des pigistes qui rament et qui sont titularisés à Radio France à 45 ans.

1:07:33
Présentateur

C'est intéressant ce que vous dites. Vous parlez de microcosme. Moi, ma question vis-à-vis des réseaux sociaux...

1:07:38
Invité

Alors, pardon, je n'ai pas parlé des réseaux. Les réseaux s'échappent avec les réseaux.

1:07:41
Présentateur

Oui, on s'échappe, mais est-ce que... Alors, on peut parler peut-être, on va pouvoir l'évoquer, de bulles de filtre. Est-ce que... De bulles de filtre. Bulles de filtre, c'est quand on a... Quand on va tout le temps s'informer sur les mêmes réseaux, par exemple, sur Twitter, on sait qu'en fonction de nos préférences, on va avoir, voilà, des choses qui vont nous revenir plus facilement, plus régulièrement que d'autres informations. Donc moi, ma question, vous parlez de microcosme, c'est très intéressant. Est-ce que, au final, s'informer que par les réseaux sociaux, c'est pas... Est-ce que, quelque part, on ne va pas peut-être se déconnecter ? Mais oui. Également. Mais vous avez raison.

Est-ce qu'il n'y a pas aussi

1:08:18
Invité

un problème démocratique sur les réseaux sociaux ?

1:08:21
Présentateur

Voilà, c'est ma question.

1:08:21
Invité

Mais c'est évident. Il faut de tout. Et moi, je lis encore les journaux. Il faut du courage. Mais je le fais parce que j'apprends plein de trucs et parce qu'il y a des choses aussi passionnantes. Attention. Je n'ai jamais dit qu'il fallait jeter tout. Pas du tout. Ce que je demande, c'est qu'on n'ait pas le sentiment, quand on va dans une émission, d'être dans un procès d'inquisition. Qu'on ait le sentiment qu'il y a une diversité, qu'il y a un peu de tout. Et les réseaux sociaux, c'est simplement une concurrence parce que si les réseaux sociaux ont en France et ailleurs autant de succès, c'est parce qu'il y a deux prismes.

il y a, c'est vrai, le danger d'une bulle de, on va voir ce qu'on aime bien. Enfin, le type qui lit Libération tous les matins et qui ne dit rien d'autre, c'est un peu pareil. Bon. Ou qui lit, je ne sais pas, ça existe toujours Minute ou des trucs comme ça. Bon. Dans un kiosque à journaux,

1:09:16
Présentateur

il sera quand même confronté aux autres journaux. Même s'il ne l'achète pas, il doit avoir l'égouti.

1:09:19
Invité

Pareil, pareil. Vous savez, les réseaux sociaux, on dit beaucoup de mal. Le problème des réseaux sociaux, c'est que si c'est que ça, oui, mais si c'est que la presse, bon genre, d'ailleurs, les gens ne la lisent plus tellement. C'est pour ça qu'ils ont du mal et qu'ils sont un peu agressifs. Et puis après, mais à la rigueur, moi, je vais vous dire, la presse, elle ne me gêne pas. Parce qu'on sait.

Ce qui me gêne beaucoup plus, c'est la fausse impartialité de grands médias télévisés et qui donne l'impression d'une impartialité alors que c'est un abaissement du niveau intellectuel général où vous avez une neige, 10 minutes sur la neige qui tombe et le chasse-neige n'a pas avancé assez vite et c'est triste. Et Mme Michu, elle a été faire ses courses et elle est tombée. Et voilà. Bon. Et si on ne voit plus que ça, il y a un moment, c'est fatigant, quoi. Donc ça, c'est aussi très grave. Vous voyez ?

En fait, moi, ce que je demande juste, c'est qu'il y ait une diversité, qu'il y ait une diversité des médias et que l'information soit libre, qu'elle ne soit pas toujours orientée de la même façon. Et sur le Covid, c'était impressionnant. Impressionnant. C'est tout. Pourquoi les gens étaient sur les réseaux sociaux sur le Covid ? Parce qu'à la télé, vous aviez la comte et puis je ne sais plus lequel. Et puis voilà, toute la journée.

1:10:36
Présentateur

Toujours sur la question de la démocratie, je voudrais continuer avec la question des parrainages. Il me semble que vous êtes positionnés en disant que ça permettait à la démocratie de fonctionner. On sait qu'à l'heure actuelle, de nombreux candidats, alors vous allez peut-être pouvoir m'en dire plus, de nombreux candidats critiquent ce système. Est-ce que vous auriez peut-être, admettons que des candidats, alors je vais, comme M. Zemmour, M. Mélenchon, admettons qu'il n'ait pas eu leur parrainage, est-ce que vous auriez trouvé

1:11:05
Invité

ça démocratique dans le sens... Scandaleux ? Mais attendez, quelle est votre position là-dessus ? Ma position sur les parrainages, c'est qu'ils devraient être anonymes. Voilà, ça réglerait tout. Ou alors publier six mois après l'élection, voilà, quand c'est fini et que... Voilà. J'ai toujours dit ça. Après, j'aimerais un autre système, mais la difficulté de l'autre système, parce qu'obligatoirement, les maires sont un peu plus conformistes que la population. Et donc le parrainage freine des candidats plus entiers, si je puis dire. Et ce que j'ai fait, c'est dément, et c'était extrêmement dur à faire, et j'avais la chance de les avoir eus avant, sinon je ne les aurais pas eus cette fois-ci.

Donc, maintenant, quel système ? Les parrainages citoyens, il y a un vrai problème de contrôle, que dit le Conseil constitutionnel. Comment contrôler 100 000 signatures ? Ce n'est pas si évident. Comment le vérifier ? Voilà. Moi, je ne suis pas du tout hostile à un autre système. Oh là là. Pas du tout hostile. Simplement, ce que j'ai dit à l'époque, c'est que l'idée des parrainages de maires n'était pas une mauvaise idée, à condition qu'il reste anonyme, ou qu'il n'y ait pas cette espèce de suspense, de spectacle. Parce que là, entre nous, si Bayrou et donc Macron n'avaient pas donné les parrainages à Zemmour et à Le Pen, et à Mélenchon, peut-être Mélenchon les a eus par lui-même.

Il ne les aurait pas eus. Moi, je les ai eus par moi-même. On ne m'en a pas donné un. Vous avez eu des difficultés pour les avoir ? Énorme. Énorme. J'ai passé ma campagne à m'occuper des parrainages. Et puis après, quand on a fini les parrainages, on vous dit, ah ben non, c'est l'équité, on ne peut pas vous donner de temps de parole parce qu'on ne peut pas. Et puis après, c'est l'égalité, il n'y a pas d'émission parce que c'est trop compliqué d'inviter 12 personnes, donc on va faire juste une matinale le matin et puis voilà. Et vous appelez ça une démocratie. Attendez. Il y a un problème quand même. Franchement, il y a un problème. Mais franchement, il y a un énorme problème.

1:12:57
Présentateur

J'entends bien. Vous avez dit donc Facebook, alors le général de Gaulle avait son micro, moi, Facebook, c'est mon micro. Eh oui.

1:13:05
Invité

Je dépends, lui, il dépendait de Londres, moi, je dépends de la Californie.

1:13:08
Présentateur

Vous avez souvent fluctué sur votre position vis-à-vis du gaullisme. Maintenant, vous vous dites, voilà, très facilement, héritier du général de Gaulle.

1:13:19
Invité

Ce n'est pas cette prétention.

1:13:20
Présentateur

Un peu.

1:13:20
Invité

Vous l'avez dit. Que vous étiez du gaullisme. Quand je me compare aux autres, je n'en vois pas beaucoup d'autres. Bah, Emmanuel Macron

1:13:29
Présentateur

se réclame du gaullisme, Valérie Pécresse du gaullisme. Il n'y a pas un candidat à l'élection présidentielle qui aujourd'hui ne se... Oui, alors, mais c'est intéressant. Il n'y en a pas un qui ne se dit pas du gaullisme. Moi, j'aimerais savoir, M. Dupont-Aignan, quelle est votre définition du gaullisme actuellement ? Ah, c'est très simple.

1:13:43
Invité

Le gaullisme...

1:13:44
Présentateur

Parce que finalement, on a l'impression

1:13:44
Invité

que tout le monde est à la fois. ...c'est d'abord l'indépendance nationale. C'est ensuite la démocratie. C'est enfin un humanisme. Et c'est un esprit de résistance. Voilà. À la louche. Donc, c'est le respect du peuple. Le général de Gaulle, il a fait un référendum. Il est parti sur un référendum perdu. Vous imaginez Macron faire un référendum ? Bon. Deuxième point, le général de Gaulle, il défendait l'indépendance nationale qui est consubstantielle à la démocratie. Et l'autre, il veut nous bazarder et faire une Europe fédérale. Bon. Alors, si Emmanuel Macron est gaulliste, voilà, c'est comme si... si j'étais pétiniste. Très bien.

1:14:28
Présentateur

Merci, M. Dupont-Aignan, d'avoir répondu à mes questions. Merci à vous.

1:14:31
Invité

Merci à vous. Mais il a le droit de ne pas être gaulliste.

1:14:43
Présentateur

Alors, on va passer aux questions du public. Personne n'est obligé d'être gaulliste. Ouh là là. Il y a un micro à gauche. Donc, si vous voulez poser votre question, je vous invite à y aller.

1:14:54
Invité

Ah, c'est les questions, maintenant ? Oui. Bah, mettez-vous là. Je mors pas. Bonjour, M. le député. On assiste aujourd'hui à une forme de paroxysme des tensions identitaires en France. Je vois pas où vous êtes. Ah, là-bas, pardon, j'avais pas vu. Excusez-moi, excusez-moi. J'arrive. Parce qu'il y a des spots, c'est... Donc, bonjour. On assiste aujourd'hui à un paroxysme des tensions identitaires en France qui mettent à mal la République. En effet, nous avons d'un côté, à gauche, ce qu'on peut résumer au courant indigéniste, wokiste, avec des discours profondément anti-républicains, de haine de la France et qui flirtent avec l'islamisme et qui remettent en cause la laïcité.

D'un autre côté, nous avons à droite des candidats identitaires comme M. Zemmour, qui parle sans cesse de racines chrétiennes de la France, de grands remplacements, d'islam incompatible avec la République. Les jeunes, aujourd'hui, sont très sensibles à ces discours dangereux. Près de 60% des jeunes qui vont aller voter voteraient pour des candidats extrémistes et identitaires. Vous, M. Dupont-Aignan, que proposez-vous à la jeunesse pour qu'elle renoue avec les valeurs de la République, émancipation, laïcité et universalisme ?

Alors, vous avez raison de pointer une certaine dérive, mais je n'irai pas jusque-là parce que je pense, en fait, que ce qui se passe est une réaction à un évanouissement du modèle républicain. Voilà. En fait, c'est ça. C'est comme le modèle républicain a été zappé, détruit, eh bien, obligatoirement, c'est comme la bicyclette, la nation. C'est pas très élégant, mais c'est comme la bicyclette. Quand ça n'avance pas, ça tombe. On ne peut pas rester entre deux.

Et donc, ce qui est très grave aujourd'hui, c'est que comme il n'y a pas de démocratie, comme il n'y a pas de défense de l'intérêt national, comme il n'y a pas de fierté, comme il n'y a pas de projet, de vision, en fait, les gens se replient sur ce qu'ils ont, donc leur identité. Si vous ne transcendez pas les identités par une identité nationale ou une vision nationale ou un projet national, chacun se replie sur son identité culturelle, culturelle, communautariste, en fait.

Et c'est pas étonnant que la France, qui est un assemblage quand même de morceaux au fil des mille ans ou plus, j'ai mis un peu de briquet de broc, que c'est à la fois très ancien par rapport aux autres, mais c'est quand même assez récent pour certaines régions. Plus des communautés qui sont arrivées, une immigration massive, on ne peut pas le nier. Et donc, c'est le fruit de ce mauvais gouvernement, je dirais, post-gaulliste, post-... Voilà. Qui est lié principalement quand même au poids des intérêts économiques et financiers. Ça, c'est ma lecture un peu marxiste, disons. C'est que je crois que, en fait, voilà, ça fait quand même quoi ? 1900... Ça fait quand même beaucoup, quoi.

1970, 1980, quand même, ça fait quand même... Ça va faire... Ouais, c'est 50 ans de gestion de... J'allais dire un gros mot. Mais vraiment, de trucs incroyables, d'incompétents, de cyniques, de gens qui gèrent au jour le jour, qui défendent des intérêts. En fait, voilà, il concilie, mais il n'y a pas fondamentalement de vision. Il y a eu quelques présidents avec Mitterrand, avec une stature, mais moi, j'étais en désaccord avec sa politique, considèrent, en fait, je pense, au fond, que c'était foutu et qu'il fallait transcender par un idéal européen et que... Voilà. Après, Chirac, c'était... Il est arrivé épuisé au pouvoir et...

Puis il avait tout abandonné et puis chez Sarkozy, il y a eu un petit coup puis c'est parti en... Puis alors après, ça a été des bandades la plus totale. Et Macron est plus dangereux, presque, parce que, comme il est... Comme il n'a jamais connu les Français, qu'il ne les connaît pas et qu'il n'a rien à faire, il gère une firme, il est gouverneur de la France. C'est assez intéressant, il est gouverneur, c'est un État, il est gouverneur, voilà. Donc, comme s'il pouvait être gouverneur de Californie ou de... Voilà. Et c'est ça, en fait, Macron. Alors, c'est peut-être adapté à l'oligarchie française, oui, sans aucun doute, qui est toujours du côté de l'assiette au beurre.

Mais même sous Jean d'Arc, c'était pareil. À la Sorbonne, ils étaient pour les Anglais. Puis après, ils ont été pour Vichy, puis après, ils ont toujours été du côté des... Voilà. Alors, je reviens à votre question. Comment faire ? Je pense qu'il faut associer les... 1. Leur dire, vous avez le pouvoir. C'est vous qui avez le pouvoir. Et c'est toute ma réforme démocratique. 2. Toujours réaffirmer certains principes fondamentaux. La liberté, c'était la crise sanitaire, je l'ai fait. L'égalité, c'est l'égalité de l'école. La réforme Macron la plus dangereuse, là, je ne sais pas si vous l'avez vue, c'est ahurissant, personne ne l'a vue. C'est la fin de l'éducation nationale.

Parce qu'à partir du moment où vous allez autoriser les directeurs d'école à recruter, mais on est en plein délire. Alors l'autonomie, ça fait bien, mais c'est le mot valise pour que les collèges de banlieue et les lycées de banlieue et les lycées ruraux et les tout recrutent pas les mêmes enseignants que ceux des... Et puis c'est la privatisation à terme. Parce que qui va accepter d'être dans un collège ou un lycée qui n'a pas le même corps de recrutement ? Mais c'est de la folie furieuse. C'est la destruction de l'école publique, laïque, obligatoire, méritocratique. C'est pas parce qu'elle marche mal et qu'elle est mal gérée qu'on doit la bazarder. Et ça, c'est le mandat de Macron.

On va avoir... S'il est par malheur élu, et je vous en supplie, faites tout pour qu'il ne soit pas, c'est la retraite à 65 ans, on peut périr des millions de gens. Voilà. Deuxième point, 50 parcs éoliens en mer en font en l'air toutes les côtes de France pour mettre des éoliennes. Aucun sens. Et troisièmement, ce qui est bien pire encore, parce que les éoliennes, on pourra les enlever, tandis que la destruction de l'école publique est un système à l'américaine de public school dégueulasse et avec les gens qui vont dans le privé. C'est ce qu'il fait d'ailleurs pour l'hôpital. Donc voilà. Donc c'est ça, c'est la destruction du Conseil national de résistance. Donc je reviens à mon idée.

Démocratie, les principes, à valoriser, à expliquer et à traduire dans les actes. Et puis après, du développement économique, du développement économique fort, une relance de l'activité, de l'investissement stratégique, etc. Et puis enfin, contrôle de l'immigration. Stop. Stop. Et c'est pas être un grand fasciste que de dire on assimile les millions de gens qu'on a accueillis, ces millions d'enfants tiraillés entre plusieurs cultures. On les assimile et on arrête. Stop. Et ça veut pas dire qu'ils sont moins bien que les autres. Au contraire, on les assimile et on ne cède pas. Et on fait une pause de 10 ans, 15 ans, 20 ans s'il faut. Et puis après, on verra. Voilà.

C'est déjà, c'est en gros mon programme. Mais si vous regardez ça, on a une vision. Voilà. Et ça, à ce moment-là, vous aurez moins les gens qui se recroquevillent. Et puis ceux qui veulent se recroqueviller, les indigénistes, ils vont vivre en Arabie Saoudite. Ils nous emmerdent pas. Ils sont très heureux. Et puis ceux qui, dans l'autre sens, sont identitaires à vouloir... c'est pour ça que j'ai pas supporté le début de la campagne. Alors tu t'appelles Mohamed, t'es un monstre. Enfin, c'est n'importe quoi. Enfin, c'est n'importe quoi. Et alors toute la droite a couru derrière parce que, voilà, c'était l'idée à télé.

Ce qui n'empêche pas que parfois, Éric Zemmour a dit des choses que je partage complètement sur beaucoup d'autres choses. Mais là, je pense que, en tout cas, moi, je n'étais pas prêt à faire ça. Et je le ferai jamais. Je ne suis pas identitaire, je suis assimilationiste. Merci, monsieur. On va passer à une question.

1:22:53
Présentateur

Bonsoir, monsieur Dupont-Aignan.

1:22:54
Invité

Dupont-Aignan. On n'accorde pas les noms propres. Ne faites pas comme les journalistes qui me volent du mal.

1:22:58
Présentateur

Excusez-moi. Du coup, moi, j'aurais une question sur la situation internationale. Ah oui. Vous avez parlé tout à l'heure brièvement de la relation avec la Russie et d'une possible coopération, évidemment, à long terme. Mais aujourd'hui, comment jugez-vous la gestion de la crise, déjà par le président de la République ? Cautionnez-vous et approuvez-vous les sanctions prises par les Occidentaux à l'égard du régime de Poutine ? Et quelle est-vous votre position sur comment traiter ce sujet d'actualité et la guerre en Ukraine ? Bon, c'est toujours enregistré.

1:23:32
Invité

Alors, je vais vous dire ce que je pense vraiment. D'abord, c'est un drame humanitaire. C'est abominable. Une ville d'Europe, c'est abominable, ce qu'on voit. Ce qui prouve vraiment que le tragique de l'histoire peut revenir quand on gouverne mal. Voilà. Premier point. Deuxième point, je persiste et je signe que les Occidentaux n'ont pas géré l'affaire et n'ont pas su le traiter à temps. Ça n'excuse pas Poutine. On est d'accord. Ça n'excuse pas, parce que je pense en plus qu'il a commis une erreur.

Mais il reste que je connais parfaitement ce conflit et les accords de Minsk de 2015, les Américains, les Allemands, les Polonais et tout le reste n'ont pas joué leur rôle et les Français pour faire respecter les accords de Minsk par les gouvernements ukrainiens. Je suis désolé de le dire. Je sais que ça ne se dit pas aujourd'hui. Ce n'est pas la mode. Ce n'est pas bien. mais il faut quand même le dire et regarder les bombardements qui ont été faits par les Ukrainiens sur les populations du Donbass, même si les Russes ont infiltré aussi le Donbass.

L'interdiction de la langue russe, de l'apprentissage de la langue russe dans des régions qui ont toujours été russes, enfin, du moins depuis Catherine II de Russie, donc ça fait quand même un certain temps. La manière dont l'État ukrainien a été géré, les bataillons, on doit le dire quand même, néo-nazi réel qui existe, l'Azov, et regardez ce qui se passe, très minoritaire, très minoritaire, donc attention, je n'ai pas l'argument de Poutine, attention, mais ça existe aussi.

Ce qui explique la position d'Israël, qui est tout à fait équilibrée, et heureusement, parce que les Israéliens savent de quoi il s'agit, et voir Bernard-Henri Lévy soutenir un gouvernement avec des divisions à Azov, il faut quand même le faire. Il y a un moment, on se retourne dans sa tombe. Bon, donc tout ça mérite un peu de nuance. Pour autant, ça n'excuse pas l'invasion. Et j'ai été favorable aux sanctions sur les oligarques, sanctions financières. D'accord ? Et en revanche, je suis hostile aux livraisons d'armes, comme je suis hostile aux sanctions économiques pour deux raisons. c'est que les sanctions économiques se retournent contre nous et font la joie des Américains et des Qataris.

C'est vrai que le Qatar, c'est un régime extraordinairement démocratique. Donc, c'est formidable. Deuxièmement, les livraisons d'armes auraient un sens comme menace pour dire à Poutine si vous n'acceptez pas le plan de paix qu'on propose, on va livrer des armes et on va même s'engager. Et on va voir ce qu'on va voir. Mais là, on livre des armes pour se dédouaner de ne surtout pas intervenir, risquer la peau de nos soldats. Et la déclaration de Biden, ce grand héros du monde occidental qui a fait une conférence de presse lamentable le premier jour où il a dit quoi ? Il a dit « Nous, je pense Pilate, je m'en lave les mains. On ne mettra jamais un soldat américain là-bas.

Mais livrer des armes pour que les Ukrainiens se fassent en tuer. C'est quand même incroyable. C'est quand même incroyable cette hypocrisie. Donc on livre des armes qui vont faire durer le conflit mais laisser tuer les Ukrainiens parce qu'entre les deux, le rapport est inégalé. Donc soit on intervient, je n'y suis pas favorable, mais soit ces gens sont cohérents et ils disent « Il faut envoyer des soldats, il faut y aller, et puis la guerre nucléaire, on verra, et puis on intervient, ou alors on bloque le gaz russe en Allemagne, enfin on va au bout. » Non, non, évidemment que non. Donc, en fait, c'est ce que j'appelle de la diplomatie spectacle. Et qui est la chair à canon ?

Ce sont les pauvres Ukrainiens. Alors vous allez me dire « C'est très gentil ce que vous nous dites là, vous avez peut-être raison, mais en attendant, c'est quand même Poutine qui massacre des Ukrainiens. » C'est vrai. Mais ce que je reproche à Macron et aux Occidentaux, je reproche deux choses. Je reproche d'abord que la France, je parle de la France, n'ait pas eu une position comme Israël, peut-être pas aussi neutre qu'Israël, mais quand même indépendante des États-Unis et de l'Union européenne. Et j'aurais aimé que la France propose un plan de paix que j'ai proposé. J'ai fait une conférence de presse, il n'y avait personne. Il y avait l'AFP, il y avait la CNews qui l'a retransmise.

Mais enfin, où j'avais proposé un plan de paix en disant on dit aux Russes zone neutre, oui, Donbass constitutionnellement autonome ce qui était dans les accords de Minsk et on le fait respecter par l'Ukraine, mais cesser le feu immédiat, retrait et conférence de la sécurité en Europe et désarmement progressif. Ça, c'est le seul plan cohérent. Alors quand je dis ça dans les médias, j'ai toujours un journaliste qui me dit « Ah ben oui, mais c'est ce que voulaient les Russes. » Oui, alors, attendez.

Si les Russes demandent la neutralité, même si tout le monde pense que la neutralité est la seule solution, parce que les Russes se demandent « On va laisser maintenant les Ukrainiens s'entretuer pendant 20 ans. » Et l'Europe sombrée. Parce que je vais vous dire ce conflit, s'il continue, c'est la sortie de l'Europe du 21e siècle. C'est la toute puissance des États-Unis et de la Chine qui pouvaient faire une croix sur l'Europe. C'est fini. Parce que c'est un abcès purulent. Et c'est pourquoi je pense que les Chinois se frottent les mains, ils reçoivent la Russie en cadeau et les États-Unis se frottent les mains, l'Europe ne sera jamais une puissance. Voilà.

Donc, et tout ça parce qu'on n'a pas été capable de gérer un conflit territorialisé de 3 millions d'habitants. C'est peut-être cynique, ce que je vais dire, c'est peut-être horrible, mais c'est pas possible qu'on déclenche quasiment une guerre mondiale, que l'Europe se suicide parce qu'on n'a pas été capable de dire « Stop, le Donbass, on va lui trouver quand même une autonomie constitutionnelle, l'Ukraine va être un territoire neutre comme l'Autriche. Est-ce que l'Autriche est un État monstrueux ? Est-ce que la Suède ? Est-ce que la Finlande ? Alors oui, est-ce que Cuba ?

Cuba n'a pas eu de missile parce que les Russes ont reculé comme les Américains de fait reculeront parce que personne ne mettra des missiles en Ukraine parce que sinon il y a le risque d'une guerre nucléaire. Et quand Kennedy a dit « Stop, si vous mettez un missile à Cuba, je lance un bond nucléaire sur la Russie », ils se sont arrêtés. Est-ce que la France accepterait que la Wallonie mette des bombes nucléaires dressées sur Paris ? Est-ce que les États-Unis accepteraient que le Mexique ? Donc je ne défends pas la position russe. Merci, monsieur. Voilà. Et non, mais je finis parce que c'est très important. Et je veux vous dire une dernière chose. Poutine va passer.

Poutine ne va pas rester éternellement. Mais la Russie, elle va rester. Donc il y a bien un moment où il vaudra que ça se réconcilie tout ça comme certains sont passés. Vous voyez, je ne suis pas pro-Poutine. Je ne connais pas Poutine. Je n'ai jamais dépendu des Russes. Je n'ai jamais eu de prêt bancaire de la Russie. Je n'en ai rien à faire. Je suis libre dans ma tête. Mais je pense que la France aurait été grande en sortant une voix un peu indépendante, aurait eu un rôle extraordinaire. Et là, Macron aurait joué un rôle. parce qu'aller comme petit télégraphiste de Mme von der Leyen et de M.

Biden et du régime ukrainien voir Poutine, ben voilà, il l'a reçu, il a fait le pitre et puis c'est fini. Et alors, on a surtout des Ukrainiens qui meurent en ce moment. Et un désastre humanitaire. Voilà. Alors, je ne dis pas que c'est facile, mais voilà où j'en suis.

1:31:07
Présentateur

Une dernière question. Je vais vous demander de faire très court, si vous voulez. Oui, excusez-moi. Je suis trop bavard. Je vais te poser ta question. Alors, merci beaucoup. Bonjour M. Dupont-Aignan. Ce n'est pas ma question, c'est la question d'un ami qui a malheureusement dû partir.

Mais c'est donc pourquoi avez-vous accepté d'être rallié par Florian Philippot, complotiste qui joue notamment sur les peurs des gens dans une démarche électorale mais personnellement, ma vraie question serait plus le ralliement de Fabrice Divizio qui lui a pour le coup, à mon avis, un comportement bien plus problématique, notamment en faisant croire à des gens qu'ils pourront avoir un recours judiciaire en faisant notamment payer des petits formulaires à envoyer. Ou encore en fondant des groupes complotistes très liés à la mouvance pro-catholique. La mouvance ? À la mouvance catholique, pardon. Mais plutôt extrême. Donc pourquoi avez-vous accepté le ralliement... Mais attendez,

1:31:59
Invité

C'est des gens qui me soutiennent. Je suis ravi que des gens me soutiennent. Quand les gens s'en vont de chez moi, on en fait des articles de presse, pas possible. Quand il y a des gens qui me soutiennent, on me dit c'est l'horreur. Bon, je n'ai toujours pas compris. De surcroît, M. Divizio était très courageux dans cette crise, M. Philippot aussi. Je ne vois pas au nom de quoi. Je rejetterai quelqu'un d'aussi courageux. Il est complotiste pour qui ? Pour ceux qui nous ont vendu leur sauce. Mais moi, je n'ai aucun scrupule à avoir le soutien de M. Philippot qui a dit des choses très sensées sur la crise sanitaire. Alors, parfois, il ne les a pas dit comme moi.

Mais ce n'est pas lui qui est candidat, c'est moi. Donc, je n'ai rien d'autre à dire. Il n'a rien de complotiste. Il pense différemment. Mais de toute façon, penser avec trois mois d'avance en France, c'est être complotiste.

1:32:54
Présentateur

Merci beaucoup. Alors, on va passer à la dernière partie de l'événement. Je vais vous demander d'accueillir et d'applaudir Mme Carole Acloque et Mme Isabelle Méjeure qui sont professeurs à Sciences Po et qui vont nous éclairer dans cette dernière partie.

1:33:04
Invité

Ah, nous éclairer.

1:33:14
Locuteur

Oui,

1:33:14
Présentateur

vous avez auprès de 15 minutes.

1:33:17
Invité

Alors, qu'est-ce que c'est ? C'est un avis sur ma prestation ? Non, c'est un commentaire...

1:33:23
Présentateur

Voilà. C'est pour revenir sur votre programme et vous aurez le droit à une conclusion de 2 minutes. D'accord, je vais répondre. Oui, à la fin du coup, vous aurez 2 minutes pour répondre.

1:33:31
Invité

Très bien. Merci. Merci pour l'invitation. Je vais, de mon propos, me focaliser sur la question de l'énergie nucléaire. Mais avant de commencer, je veux surtout remercier les étudiants qui sont partis, par exemple aujourd'hui, qui m'ont aidé à préparer ce commentaire. Donc, c'est les Gilmuller, Augustin Bourlard, Louis Chano, Média Popa et Thomas Sofanti. Je travaille moi-même sur les questions climatiques. Donc, c'était un choix naturel de commentaire. Comment est-ce que la place de l'énergie nucléaire ? La question nucléaire connaît, dans le contexte actuel, un nouvel intérêt.

Mais est-ce que le nucléaire est vraiment la bonne réponse à la crise climatique, la hausse du prix de l'énergie et de l'autonomie ? Donc, quels que la science nous ont dit sur la place de l'énergie nucléaire ? Regardons d'abord l'énergie nucléaire au prisme de la crise climatique. En tant que la notion directement, le bilan climatique du nucléaire est plutôt décevant. Je veux souligner ici trois points. Les émissions du nucléaire, le lien avec les énergies renouvelables et le potentiel d'assinuation d'ici 2040. Commençons donc par l'empreinte carbone du nucléaire. Le nucléaire est souvent présenté comme une énergie serro-carbone à faible émission de gaz à effet de serre.

Mais le nucléaire n'est pas sans émission, surtout si on considère le cycle total de création d'énergie nucléaire qui comprend l'extraction d'uranium, son usinage, son conversion, la création de combustible ou encore la construction et le démantèlement des centrales. Et en effet, selon différentes études, les cycles de vie des différentes énergies renouvelables produisent moins de gaz à effet de serre que l'énergie nucléaire. Les énergies renouvelables sont plus directement liées à la réduction des émissions. Il est donc peu surprenant que les scientifiques soient d'accord sur le rôle fondamental des énergies renouvelables dans notre avenir.

Mais il existe un antagonisme important entre ces deux sources d'énergie, donc les renouvelables d'un côté et les nucléaires de l'autre. Les investissements dans le nucléaire ne seront pas des investissements réalisés dans les énergies renouvelables et inversement. C'est pourquoi des enquêtes globales ne trouvent pas un lien clair et direct entre le nucléaire et le niveau d'émissions. Les pays dont le mix énergétique comprend l'énergie nucléaire ne mettent pas systématiquement moins que les pays dont le mix énergétique ne contient pas le nucléaire.

Enfin, le potentiel du nucléaire a contribué à la décarbonation d'ici 2040, donc la période cruciale, pour limiter la hausse de la température globale à 1,5 degrés Celsius et avertir les impacts les plus catastrophiques du changement climatique est limité. Les études scientifiques s'accordent sur le fait que l'énergie nucléaire ne pourra au maximum continuer de 2 à 3 % des émissions totales de gaz à effet de serre sur la période 2020-2040, qui est prélimitée, alors qu'il nous faut baisser drastiquement nos émissions d'ici 2030.

Ce potentiel de décarbonation limité est entre autres dû au temps considérable qu'il faut pour construire de nouvelles centrales nucléaires, ses coûts et la disponibilité limitée d'uranium. Regardons ces 3 points de plus près. D'abord, en moyenne, l'installation d'une centrale nucléaire nécessite 2 fois plus de temps que l'installation d'une nouvelle fermée éolienne ou d'un parc solaire. Construire de nouvelles centrales nucléaires... Excusez-moi, madame, moi je vous aime bien, mais moi je suis invité à une conférence, je ne vais pas inviter à... Vous avez une question ? Ce n'était pas ma tâche, ma tâche était de... Ah, la tâche c'est de la propagande pour la fin ?

Non, non, c'est qui qui organise ça ?

1:37:18
Présentateur

Notamment votre point de vue sur le nucléaire ? Non, mais moi je veux bien,

1:37:22
Invité

vous avez les enseignants dont vous voulez, mais si c'est pour me reciter la propagande habituelle, vous me posez une question, je réponds, et après je m'en vais parce que je n'ai pas besoin d'écouter votre cours. Ce qui m'a été proposé, c'est de faire un commentaire scientifique sur... Oui, un commentaire scientifique, il est très particulier, et donc c'est très bien, mais vous n'avez pas besoin de moi pour ça, vous pouvez le faire sans moi. Donc posez-moi votre question, puis après vous ferez votre exposition. Je n'ai pas de questions. Ah, ben alors si vous n'avez pas de questions, je m'en vais. Non, mais ce qui a...

Non, mais attendez, moi je ne suis pas là pour écouter les favorables de la pensée unique, permanente.

1:37:56
Présentateur

Vous pouvez y répondre après, à la fin. Non, mais d'accord,

1:37:58
Invité

mais attendez, je n'ai pas de ça à faire, je suis en campagne présidentielle, donc les dames, elles ont beaucoup de travail aussi. Moi, je vous propose de finir et de vous laisser finir parce que ce discours, j'appelle ça de la propagande. Voilà. Alors, il y a des gens qui ont des avis différents. Ce que je veux juste vous dire, je vous réponds d'avance, comme ça vous finirez très tranquille, parce que j'ai vraiment pressé. Ce que je vais vous dire, c'est que tout dépend du modèle. Quand en France, on a 70% d'électricité nucléaire, planter des éoliennes et mettre des fermes solaires, ça n'a aucun sens, ça renforce le charbon et le gaz.

J'ajoute que ce qui est extraordinaire, c'est que l'électricité allemande et polonaise, elle est 10 fois plus carbonée que l'électricité française. Et que, donc, on n'a jamais autant rouvert de centrales à charbon depuis qu'on a fermé des centrales nucléaires. Donc, c'est très sympathique tout ça. Je respecte tout à fait votre point de vue, mais moi, je ne suis pas venu pour écouter ça. Alors, peut-être que Mme Bégeau...

1:38:56
Présentateur

Non, mais... C'est très vite. Posez-moi une question.

1:38:58
Invité

Je suis désolée, mais le format, le format,

1:39:01
Présentateur

le format, vous l'avez accepté, monsieur. Le format, il est annoncé, il est accepté. Je ne savais pas qu'il y avait à la fin 10 minutes de propagande. Ce n'est pas la propagande, c'est la mise en perspective. La mise en perspective,

1:39:09
Invité

il faut arrêter. Vous avez le droit à une réponse. Ah, mais oui, la mise en perspective, on se croirait en Union soviétique, la belle époque. Vous venez de parler tout seul pendant une heure. Mais pas parler tout seul, j'ai répondu aux questions. Le format, il a été annoncé à l'avance. Le format, je vous dis que le format, je n'en ai rien à faire, que vous le ferez sans moi. Voilà. Moi, je ne suis pas là pour écouter ça. Voilà. Alors, vous avez peut-être une question ? Alors, si vous avez une question, vous me posez une question, mais je n'ai pas de temps à perdre. Ce n'était pas le format qui a été annoncé. Oui, le format, mais attendez, on n'est pas le format, la perspective scientifique.

Non, mais ça me fait lourner de rire. Bon, allez. Mais je suis peut-être un mauvais garçon. Voilà. En attendant, il n'y a plus grand monde dans la salle, donc je pense que le mieux, c'est que je vous laisse. Alors, peut-être juste, Madame Méjeure, vous avez peut-être... Une question. Non, le format a été annoncé, vous ne respectez pas. Je ne veux pas vous perturber. Vos étudiants vont écouter la DOXA. Vous leur dites, c'est Sciences Po, nouvelle méthode. Mon temps, c'était beaucoup plus libre. Et je suis ravi pour vous. Bon courage, mes amis. Bon courage. Madame, qu'est-ce que vous avez à me poser comme question ? Non, mais c'est... Est-ce que vous avez une question ?

Le format a été annoncé comme ça. Non, mais le format, le format, mais attendez. Mais s'il s'agit d'avoir aucune contradiction... Je suis bien content d'avoir mis comme slogan choisir la liberté. Aucune contradiction. Non, non, pas de contradiction. Si vous me dites, si Madame me dit, M. Dupont-Aignan, racontez n'importe quoi. et répond à... Et établit... Mais non, mais mon programme, elle ne l'a pas exposé. Qu'est-ce qu'il y a dans votre programme ? Elle ne l'a pas exposé. Vous ne voulez pas être... Ah oui. Exposé à la contradiction. Mais il n'y a pas de... Bon, ben alors, j'ai pas besoin d'être là pour que vous... Il y a des gens qui ont regardé votre contrat.

Mais elle ne le commande même pas. Elle récite le truc sur... Non, mais vous pouvez d'abord être poli avec elle. Elle a préparé son intervention. Je suis d'accord, monsieur. Et c'est peut-être pas à moi de le faire. Encore une fois, je pense que là, il y a quand même un problème un petit peu fondamental. Mais moi, j'ai entendu ça 100 fois.

1:41:00
Présentateur

Voilà. Alors, soit vous me laissez le temps de répondre... Oui, mais vous avez un temps de réponse à la fois. Je vous l'ai dit, monsieur, on a une mise en perspective académique. Et ensuite, vous aurez donc...

1:41:08
Invité

Une mise en perspective académique.

1:41:10
Présentateur

C'était écrit dans le déroulé, monsieur. Oui, oui.

1:41:12
Invité

Mais moi, la mise en perspective académique, ça me rappelle tellement l'Union soviétique du temps de Brezhnev. Il ne fallait pas accepter l'invitation. C'était... Mais vous pouvez la faire sans moi, la mise en perspective académique. Mais si, parce que justement, ce qui est intéressant, c'est qu'après, vous avez le droit à une réponse. Bon, alors, finissez votre tableau.

1:41:25
Présentateur

L'éolienne, c'est magnifique. Le solaire, c'est magnifique. Et le nucléaire, ne marche pas. C'est vrai que c'est une réussite en Amérique. Alors, on va peut-être passer à Mme Méjean qui va nous apporter un point de vue économique. Et là, vous aurez votre droit de réponse.

1:41:37
Invité

Mais non, mais comprenez que c'est... Voilà. Ben non, mais vous venez d'avoir une heure et quart sans aucun droit de réponse. Mais les étudiants,

1:41:44
Présentateur

ils peuvent répondre. Oui, mais il n'y a pas de contradiction, monsieur. C'est là, justement...

1:41:47
Invité

La contradiction est organisée. Alors, allez-y. J'ai pas compris parce que là... Vous la mettez au ridicule. Je suis désolée. À un moment, comme vous dites à Mme et vous ridiculisez ce qu'elle dit, alors vous venez de passer une heure et quart à parler tout seul. Il y a quand même un petit problème. Et je trouve ça quand même un peu incroyable que... Voilà. Eh bien, je l'assume. C'est en accord avec les études que j'ai lues. Très bien.

Eh bien, je suis à 100% pour le nucléaire et parce que c'est le seul moyen de décarboner l'énergie, parce que j'estime qu'on met des éoliennes qui coûtent une fortune et qui font financer des lobbies, travailler des industries étrangères et foutre en l'air nos paysages de notre premier atout touristique. Voilà. Donc, comme j'ai pas envie... Comme j'ai pas envie d'ouvrir des centrales à charbon et à gaz en France, alors que nous avons l'énergie 6 fois moins carbonée qu'en Allemagne et 10 fois moins qu'en Pologne, le jour où l'Allemagne et la Pologne m'auront prouvé qu'avec les énergies renouvelables, ils sont pas d'énergie d'électricité carbonée, je serais ravi. Merci.

C'est pas en accord avec la science, mais c'est votre retour. La science, la science, l'interprétation que vous faites de la science. C'est pas tout à fait la science. On va passer à Mme Méjean. Pour autant, le nucléaire n'est pas parfait.

1:42:53
Présentateur

S'il vous plaît, on va passer à Mme Méjean.

1:42:55
Invité

Mme Méjean va nous donner la vérité. Non, une perspective scientifique. Vous aurez le droit à une réponse. C'est un peu les commissaires du peuple qui avaient en... Voilà. Ça me fait rire. Je trouve pas affligeant que ça me passe rire, mais bon. Donc, Mme Méjean est économiste, professeure d'économie à Sciences Po, donc je vais parler plutôt des questions économiques et en particulier des questions économiques liées à un des points différenciants du programme qui concerne la question européenne. Donc, sur la question européenne, on l'a déjà dit pas mal pendant ces débats, ce qui est différenciant dans le programme de M.

Dupont-Aignan, c'est la proposition de remplacer l'Union européenne telle qu'elle existe aujourd'hui par une communauté des nations libres proposant des projets à la carte aux pays européens intéressés. C'est appuyé sur une proposition de modification des traités qui serait proposée au pays et en cas d'échec des négociations multilatérales, un référendum serait proposé pour la sortie de la France de l'Union européenne.

Par ailleurs, la sortie de la France impliquerait aussi sortie de la France de la zone monétaire européenne et puis, de facto, sur les questions de politique monétaire, aussi le renoncement à l'indépendance de la Banque de France puisque la Banque de France participerait au dispositif de refinancement de l'État.

sur les questions sur ces grands plans, ces grands traits du programme économique, évidemment, la question derrière dont on n'a pas beaucoup parlé, même si ça a été ébauché, c'est la question du coût économique de la sortie de l'Union européenne pour laquelle on a un certain nombre de statistiques, de faits statistiques sur lesquels on peut s'appuyer, en particulier avec l'expérience récente du Royaume-Uni pour lesquelles le recul statistique est évidemment un petit peu petit mais on a déjà quand même beaucoup de travaux qui ont montré l'impact économique du Brexit pour le Royaume-Uni.

Donc, un an après le vote sur le Brexit, la contraction du PIB au Royaume-Uni était de l'ordre de 2% du PIB et était liée à deux constituants principaux de cette contraction économique. La consommation a chuté immédiatement après le vote sur le Brexit, c'est-à-dire avant que le pays sorte de l'Union européenne. Pourquoi est-ce que la consommation a diminué ? Parce qu'immédiatement après le vote sur le Brexit, la LIF s'est dépréciée de 10%, l'inflation a augmenté de 2,9% sur un an. Le revenu réel des Britanniques a diminué de l'ordre de 870 livres par an et par personne, ce qui a conduit à une réduction de la consommation et donc de l'activité économique.

Et cette baisse de la consommation s'est associée à une très forte baisse de l'investissement à la fois des entreprises domestiques au Royaume-Uni et de l'investissement direct à l'étranger entrant au Royaume-Uni qui a chuté immédiatement.

Cette baisse de l'investissement, elle met bien en avant une des conséquences de la sortie de l'Union européenne pour le Royaume-Uni, c'est la perte de l'accès direct au marché unique qui constitue un marché très important et attractif pour les investisseurs et c'est pour ça qu'aujourd'hui, les chiffres de l'investissement direct à l'étranger sont relativement bons en France parce que la compétition, si on veut parler de compétition pour attirer les investissements a beaucoup bénéficié à la France du fait de la baisse de l'attractivité de l'Union européenne.

Du point de vue du commerce, ça a été dit, l'accord qui a été négocié avec le Royaume-Uni est un accord de libre-échange ce qui fait que le commerce international est complètement libre de droits de douane entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. Malgré ça, à la suite de la sortie de l'Union européenne en janvier 2021, les exportations britanniques vers l'Union européenne ont diminué de 15% en 6 mois, les importations de 24% en 6 mois. Pourquoi est-ce que ça ne suffit pas d'avoir un accord de libre-échange parce qu'un des éléments constitutifs de l'Union européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, c'est l'absence de frontières, de murs dans la maison.

Et cette absence de frontières, elle réduit beaucoup les coûts économiques du commerce international parce que ça coûte de l'argent de passer une frontière. Il y a des formalités, il y a des règles d'origine à mettre en place pour les entreprises qui veulent exporter vers l'Union européenne. Et ces coûts ont beaucoup augmenté suite à la sortie de l'Union européenne. Donc ça, c'est pour ce qu'on peut dire aujourd'hui de ce que pourrait être le coût potentiel pour un pays comme la France à sortir de l'Union européenne. Le dernier élément dont je voulais parler, c'est un élément qui n'est pas très spécifique au programme de M.

Dupont-Aignan qu'on retrouve de manière un peu différente dans pas mal de programmes qui est lié à ces questions très à la mode de souveraineté économique, de patriotisme économique. Et comme instrument de ce patriotisme économique, on parle beaucoup du rôle des commandes publiques et de la commande publique aux entreprises françaises. Donc comme c'est beaucoup des choses qui reviennent et ces choses-là... Messieurs, nous vous informons que le bâtiment va fermer ses portes

1:48:21
Présentateur

en clé de l'Union européenne. Malheureusement.

1:48:23
Invité

Merci de bien. Eh bien... On commence à vous prêcher vers les sorties. Je vais devoir vous... Ok, donc je vais... Alors, je voudrais quand même dire une chose. Non, ça va être compliqué là. On se parait dans le train.

1:48:37
Présentateur

Mon Dieu. Vraiment 30 secondes. 30 secondes, madame.

1:48:41
Locuteur

Mesdames,

1:48:42
Présentateur

Frère Chine. Non, il n'y aura pas 30 secondes.

1:48:44
Invité

Je suis désolé. Il y a 30 secondes pour vous dire que c'est... Prenez tous les... Prenez tous les chiffres.

1:48:57
Présentateur

Mais ça va le faire en fait jusqu'à... Jusqu'à la fin. Eh oui, donc... Vous n'aurez pas tout ce qu'on a dit. Désolé. Merci, merci.

1:49:05
Invité

Que vous livriez à ça. C'est vraiment Sciences Po est devenu commissaire du peuple.

1:49:14
Présentateur

Vous avez besoin d'un commissaire de la République. Non, mais il y a une commissaire de la République. J'ai eu un petit peu. Oh, oh, oh. C'est ça. Je suis désolé. Un peu invité. C'est vraiment... C'est vraiment...

1:49:31
Locuteur

C'est vraiment...

1:49:32
Présentateur

C'est vraiment... C'est vraiment...

1:49:35
Locuteur

C'est vraiment... C'est vraiment... C'est vraiment... C'est vraiment... Je suis désolé.

1:49:40
Invité

Vous êtes... Vous organisez la réglance. Je comprends que c'est difficile et que c'est un exercice difficile. C'est pour tout le monde difficile.

1:49:47
Présentateur

Quand un candidat... Ça m'étonnerait, madame, que M. Vélenchon... Je m'étonnerait que M. Vélenchon ait accepté ça. Je doute que M. Vélenchon... Je m'étonnerait que M. Vélenchon ait accepté ça. Mais moi, j'en reviens comme ça. J'ai été étudiant à Sciences Po. Jamais on ne serait permis de faire venir des profs pour vous dire que l'on va penser. Mais on va se faire ça. sans contradiction à M. Vélenchon. Sous-titrage ST' 501

1:50:42
Invité

Sous-titrage ST' 501

Élections 2022 - Entretien avec M. Nicolas Dupont-Aignan — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote