đŽ [DIRECT] Augmentation de la pauvretĂ© : audition de Jean-Pierre Farandou, ministre du travail
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 22 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Comment coordonnez-vous votre action avec celle de la ministre Gaillard Mincevrons sur la lutte contre la pauvreté des seniors ?
- 1:27RelanceRéponse partielle
Quelle action pour réduire le non-recours à l'ASPA (700 000 bénéficiaires) face aux freins comme la complexité des dossiers ?
- 2:47FerméeRéponse directe
Quels sont vos intĂ©rĂȘts publics ou privĂ©s pouvant influencer vos dĂ©clarations ?
- 2:11FerméeRéponse directe
Pouvez-vous prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ© ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Quels sont les deux éléments de contexte à considérer pour la pauvreté des seniors ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Quels sont les deux grands temps à distinguer pour lutter contre la pauvreté des seniors ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:23Jean-Pierre FarandouPromesse
« Le RSA, l'ASPA, la H seront revalorisés à hauteur de l'inflation. »
- 4:02Jean-Pierre FarandouChiffre
« En 2024, 15,4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. C'est le niveau le plus élevé observé depuis 1996. »
- 7:25Jean-Pierre FarandouChiffre
« Le taux de pauvreté par exemple atteint 17 % pour une personne seule contre 6,7 % pour un couple. »
- 10:48Jean-Pierre FarandouChiffre
« Certains chiffrages évaluent à 60 milliards d'euros les bénéfices pour les finances publiques d'un rattrapage du taux d'activité français des 50-64 ans vers le niveau allemand. »
- 11:29Jean-Pierre FarandouChiffre
« PrÚs de quatre chÎmeurs de 50 ans ou plus sur 10 sont au chÎmage depuis au moins un an. »
- 12:06Jean-Pierre FarandouChiffre
« Leur taux de pauvreté là grimpe à 40,5 % aprÚs redistribution. »
- 16:33Jean-Pierre FarandouChiffre
« L'ASPA constitue un filet de sécurité essentiel. En 2026, elle garantit jusqu'à 1043 ⏠mensuels pour une personne seule et 1620 ⏠pour un couple. »
- 53:35Fait
« il y a un inconvénient qui était pas vu et pas voulu que ça ça peut avoir l'inconvénient d'enfermer les gens autour du SMIC »
- 55:31Chiffre
« 42 personnes qui ont un CDI, c'est mĂȘme personnes qui sont restĂ©es sans emploi pendant plus de 5 ans et 80 % d'entre elles ont plus de 50 ans »
- 58:03Fait
« ils ont apporté des amendements pour des raisons de rÎle des départements, d'insécurité des départements, de financement des départements »
- 59:15Promesse
« il faudra que moi on voit on arrive à sécuriser des ressources et ensuite on verra dans quel délai ça peut se faire »
- 59:54Fait
« la loi d'expĂ©rimentation s'arrĂȘte bien le 31122026 »
- 1:11:55Chiffre
« la retraite moyenne s'établit environ 340 ⏠par mois »
- 1:20:08Chiffre
« pour quelqu'un qui est au SMIC, les charges patronales ne sont que de 7 % au lieu de 40 »
Temps de parole
- ?100 %
â 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
ModÚle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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cours ainsi que les dĂ©putĂ©s prĂ©sents physiquement ou Ă distance. Vous ĂȘtes ministre du travail des solidaritĂ©s depuis le 12 octobre 2025 et au titre du 6e linĂ©aire de l'article 2 dĂ©cret du 29 octobre 2025 qui dĂ©fini vos attributions, vous devez notamment prĂ©parer et mettre en Ćuvre les programmes de prĂ©vention et de lutte contre la pauvretĂ© et conduire l'action du gouvernement en maniĂšre en matiĂšre d'insertion sociale et professionnelle et d'innovation sociale. Or, il se trouve que nous avons entendu plusieurs acteurs nous dire que la polĂ©mique de lutte contre la pauvretĂ©, notamment celle des personnes ĂągĂ©es, Ă©tait une politique conduite en silo, sans prise en considĂ©ration gĂ©nĂ©rale, sans qu'il soit portĂ© attention Ă sa globalitĂ©. Quel est votre point de vue
sur cette appréhension ? Comment par exemple coordonnez-vous votre votre action avec celle de la ministre, madame Gaillard Mincevrons demain matin ? Lors de la discussion de la proposition de la loi GDR sur les retraites les retraités pauvres en juin dernier, vous avez déposé un amendement, monsieur le ministre, acceptant la suppression du mécanisme de récupération sur succession de l'ASPA et proposant en retour de la remplacer par un forfait logement inspiré de ce qui se fait dans le cas du RSA, applicable aux allocataires propriétaires et à ceux qui sont hébergés à titre gratuit. Cet amendement a été adopté et on peut espérer que le Sénat adoptera également ce texte ainsi transmis par notre
assemblĂ©e. Pour autant, plusieurs freins au non recours Ă l'aspa demeurent. La complexitĂ© des dossiers qui fait quand mĂȘme 17 pages, l'Ă©lectronisme notamment et d'autres Ă©lĂ©ments. Quelle action avez-vous l'intention de mener Ă cet Ă©gard pour faire en sorte que les 700000 bĂ©nĂ©ficiaires de l'ASPA en bĂ©nĂ©ficient rĂ©ellement ? VoilĂ ce que je souhaitais dire avant de vous entendre. Mais comme vous le savez, vous ĂȘtes aujourd'hui auditionnĂ©, monsieur le ministre, dans le cadre d'une commission d'enquĂȘte parlementaire. Je donc vous demander, comme nous l'impose les textes, nous dĂ©clarer tous autres intĂ©rĂȘts publics ou privĂ©s de nature Ă influencer vos dĂ©clarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblĂ©es
parlementaires impose aux personnes auditionnĂ©es par une commission d'enquĂȘte de prĂȘter serment de dire la vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ©, rien que la vĂ©ritĂ©. Je vais donc vous inviter, monsieur le ministre, Ă lever la main droite et Ă dire je le jure. Je le jure, monsieur le prĂ©sident. Je vous remercie, monsieur le ministre. Monsieur le ministre, je vous laisse la parole pour une intervention liiminaire aprĂšs quoi vous pourrez Ă©changer avec les dĂ©putĂ©s prĂ©sents et bien sĂ»r on commencera par monsieur le rapporteur ici Ă mon cĂŽtĂ©. Ă vous, monsieur le ministre. Merci le monsieur le prĂ©sident. Donc j'ai prĂ©parĂ© effectivement un propos liminaire pour euh qui rĂ©pondra en partie d'ailleurs aux questions posĂ©es y compris les compris les votres et on pourra approfondir bien sĂ»r dans les
Ă©changes ultĂ©rieurs. Donc je vous salue monsieur le prĂ©sident, monsieur rapporteur, mesdames et messieurs les dĂ©putĂ©s et compris ceux qui sont peut-ĂȘtre Ă distance et que je ne vois pas. Euh je vous remercie de de m'auditionner pour Ă©voquer un sur un sujet important de la pauvretĂ© en gĂ©nĂ©ral et plus particuliĂšrement celle des seniors. C'est deux Ă©lĂ©ments de contexte euh qui peuvent compter quand mĂȘme dans le toile de fond de nos dĂ©bats. Les travaux de votre commission interviennent dans un moment oĂč beaucoup de Français sont prĂ©occupĂ©s par leur pouvoir d'achat. Et deuxiĂšmement, le gouvernement prĂ©sentera ce jeudi, donc demain ou aprĂšs-demain pardon, son budget pour 2027 et celui de la sĂ©curitĂ© sociale. Le Parlement aura l'occasion de s'en saisir. Ces budgets obligent Ă
regarder ensemble deux exigences qui ne peuvent pas ĂȘtre opposĂ©es. ProtĂ©ger les Français qui en ont le plus besoin et retrouver la maĂźtrise de nos finances publiques pour rester maĂźtre de nos choix en matiĂšre de politique publique et de protection sociale. Sur la prĂ©paration des budgets, le Premier ministre a eu l'occasion de le dire. Nous continuerons Ă protĂ©ger les publics les plus fragiles et les plus modestes. Donc le RSA, l'ASPA, la H seront revalorisĂ©s Ă hauteur de l'inflation. Un effort consistera Ă©galement Ă protĂ©ger les petites retraites. Nous aurons l'occasion d'y revenir lors de la prĂ©sentation du budget au Parlement. La hausse de la pauvretĂ© est une rĂ©alitĂ© que nous devons regarder en face. En 2024, 15,4 % de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©. C'est le niveau le
plus Ă©levĂ© observĂ© depuis 1996 et notre responsabilitĂ© est bien d'y apporter des rĂ©ponses. Sur le sujet plus particulier de l'audition, il faut commencer par prĂ©ciser peut-ĂȘtre ce que nous entendons par senior pour ĂȘtre sĂ»r de bien se comprendre. Parce qu'un salariĂ© de 57 ans qui risque de perdre son emploi, une personne de 61 ans qui n'est ni en emploi ni Ă la retraite ou une retraitĂ©e de 78 ans propriĂ©taire et mariĂ©e ne rencontre pas les mĂȘmes difficultĂ©s. Ces profils sont trĂšs diffĂ©rents et les rĂ©ponses ne sont donc pas les mĂȘmes. Une bonne politique consiste donc Ă mon sens Ă actionner le bon levier au bon moment et il y a deux grands temps Ă mon avis qu'il faut distinguer. Avant la retraite, le premier levier actionnĂ© est Ă l'Ă©vidence celui de l'emploi. Pouvoir
travailler suffisamment de maniÚre continue dans de bonnes conditions. Il faut aussi pouvoir retrouver rapidement un emploi si on le perd. à la retraite. Ce sont les mécanismes solidarité qui prennent le relais pour palier les carriÚres les plus difficiles ou hachées. Et à chaque étape, et vous l'avez évoqué monsieur le président, il faut s'assurer que les droits auxquels les personnes peuvent prétendre sont réellement accessibles. Au global, il faut donc regarder la pauvreté des seigniors telle qu'elle est sans la minimiser mais aussi sans la déformer. Avant toute chose, j'aimerais insister sur la mesure de la pauvreté. C'est des questions d'ailleurs que vous avez posé dans le dans le questionnaire écrit. Je reste humble car si nos outils statistiques sont utiles, ils peuvent
encore progresser. En somme, les chiffres sont indispensables pour conduire nos politiques publque, mais aucun d'entre eux ne pourra résumer à lui seul la vie quotidienne d'une personne. Nous travaillons donc à l'amélioration des indicateurs grùce aux travaux menés par le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, CNLE pour faire court sous l'égent Nicolas Duvou. Ces travaux s'inscrivent dans le cadre de la mission confiée par le Premier ministre visant à construire une trajectoire de réduction de la pauvreté à 10 ans. Ils nous permettront de mieux prendre en compte plusieurs dimensions dont le reste à vivre et ces conclusions sont attendues d'ici la fin de l'année 2026. Il faut aussi reconnaßtre que notre maniÚre de mesurer la pauvreté ne dit
pas tout de la vie réelle. Le taux de pauvreté monétaire est certes indispensable. Il permet de comparer les situations dans le temps et entre les pays, mais il ne mesure pas directement ce qu'il reste à une personne fois payé certaines dépenses contraintes. C'est en combinant les indicateurs que l'on peut emprender du mieux possible la pauvreté des seniors, taux et intensité de la pauvreté, privation matérielle et sociale. Ceci étant dit, j'aimerais mettre en avant deux constats. Premier constat, les seigneurs ne sont pas en moyenne la population la plus touchée par la pauvreté. En 2024, je l'ai rappelé, le taux de pauvreté était de 15,4 % dans l'ensemble de la population. Il était de 13,1 % entre 50 et 64 ans, 10,6 entre 55 et 74 ans et 9,9 % aprÚs
75 ans. Et chez les 18 29 ans, il atteignit mĂȘme 18,6 %. Je prĂ©cise d'emblĂ© que ces chiffres ne doivent nullement conduire Ă nier la pauvretĂ© de certaines personnes ĂągĂ©es. Il nous faut simplement partir des faits pour mieux ajuster nos dispositif. DeĂšme constat, les moyennes cachent des situations de grande fragilitĂ© pour une personne seule de 65 ans ou plus. Le taux de pauvretĂ© par exemple atteint 17 % pour une personne seule contre 6,7 % pour un couple. On voit des Ă©carts donc considĂ©rables selon la situation de famille. Et les femmes qui ont connu des carriĂšres interrompues ou du temps partiel sont Ă©galement davantage exposĂ© au risque de pauvretĂ©. Ces situations ont une consĂ©quence directe sur les petites retraites. Elles restent chez les femmes structurellement plus faibles
que celles des hommes reflet des inégalités tout au cours de la vie active. C'est le sens d'ailleurs des mesures portées dans le la loi de finance la sécurité sociale en 2026 rentré en vigueur il y a quelques semaines pour améliorer le montant des pensions liquidées pour les pour les maires et faciliter leur accÚs à la retraite anticipée pour carriÚre longue. Il faut aussi prendre en compte les retraités avec des carriÚres incomplÚtes, les personnes vivants outreem qui vivent en résidence ou encore les travailleurs pauvres. C'est à ces situations que nous devons porter une attention particuliÚre. J'aurai l'occasion d'y d'y revenir. Comme évoquer en introduction, permettez-moi maintenant d'aborder les deux charniÚres de vie sur lesquelles nous devons agir pour réduire la pauvreté avant la
retraite et Ă la retraite. Elle recoupe chacune des enjeux trĂšs diffĂ©rents pour des sujets qui nous concernent. Avant la retraite, notre prioritĂ© doit ĂȘtre de maintenir les seigniors dans l'emploi et d'Ă©viter les sorties prĂ©coces. Ma conviction est simple. avant la retraite, le premier rempart contre la pauvretĂ© reste l'emploi. Avoir un emploi, pouvoir s'y maintenir, progresser professionnellement, c'est disposer d'un revenu et continuer Ă acquĂ©rir des droits Ă la retraite. Notre objectif ne peut donc ne ne peut donc ĂȘtre d'organiser l'attente entre la fin de l'emploi et le dĂ©but de la retraite. Pour les seniors, cette conviction est encore plus importante. On le sait, une rupture tardive peut devenir une rupture durable. Perdre son emploi Ă 30 ans n'a pas le mĂȘme impact que le perdre Ă 58
ans sur les revenus, sur les droits à la retraite. C'est pour cela que je mets d'abord l'accent sur le maintien en emploi. Quel état des lieux peut-on établir sur l'emploi des seniors ? Voyons la bouteille à moitié pleine dans un premier temps. Il faut commencer par reconnaßtre les progrÚs accomplis depuis 2017 pour prévenir les ruptures de parcours. C'est le sens de l'accord des partenaires des passés par les partenaires sociaux revoyant la durée d'ailleurs des anisation des ruptures conventionnelles qui permettra de ramener 15000 personnes en emploi par an via notamment en accompagnement renforcé de France travail particuliÚrement sur les seniors. La retraite progressive est aussi un outil qui connaßt un véritable essort. le nombre de bénéficiaires ayant
bondi de prÚs de 45 % en seulement quelques mois. C'est un dispositif sur lequel nous devons davantage miser pour maintenir en activité. Je pense aussi à la loi Avenir professionnel 2018 qui a renforcé les outils de formation et de reconversion comme la loi santé au travail de 2021 qui a créé la visite de mi-carriÚre et renforcé la prévention de la désertion des insertions professionnelles. Enfin, la loi 2025 qui transpose l'année de 2024 sur l'emploi des seniors. Toutes ces politiques fonctionnent. En 2025 61,7 % des 55 64 ans sont en emploi. C'est le niveau plus élevé atteint depuis le début des séries de l'INC. Nous avons donc avancé et ça on doit s'en féliciter. Pour autant, pour autant, il y a un gros point noir. C'est la c'est la le la difficulté reste trÚs
nette. AprĂšs 60 ans, le taux d'emploi atteint 78,8 % entre 55 et 60 et 59 ans, nous mettant mĂȘme dans les bons Ă©lĂšves europĂ©ens sur cette transe d'Ăąge 55. Par contre, il tombe drastiquement Ă 60 Ă 44 % entre 60 et 64 ans alors que la moyenne europĂ©enne est Ă 55 % et les bons Ă©lĂšves sont mĂȘme largement Ă 65, quasiment 70. C'est une vraie spĂ©cificitĂ© mauvaise spĂ©cificitĂ© française. Nous devons concentrer nos efforts sur cette tranche d'Ăąge. Les enjeux Ă©conomiques et sociaux, on les rappelle, ils sont considĂ©rables. Certains chiffrages Ă©valuent Ă 60 milliards d'euros les bĂ©nĂ©fices pour les finances publiques d'un rattrapage du taux d'activitĂ© français des 50 64 ans vers le niveau allemand. Donc c'est considĂ©rable si nous arrivions Ă
remonter dans les vers les plus bons élÚves ce que le taux le taux d'emploi de nos seniors. DeuxÚme élément, le chÎmage des seigniors est certes moins fréquent mais il dure plus longtemps lorsqu'il survient. PrÚs de quatre chÎmeurs de 50 ans ou plus sur 10 sont au chÎmage depuis au moins un an. Plus la rupture dure, plus le retour à l'emploi devient difficile. C'est pourquoi le sujet n'est pas seulement de retrouver un emploi 60 ans. Il faut d'abord éviter de le perdre à 58 56 57 58 au 59 ans. Donc éviter les sorties prématurées de l'emploi est vraiment la priorité. Et deuxiÚmement, réduire au maximum la rupture si elle doit survenir. L'emploi protÚge de la pauvreté ne signifie pas malheureusement que tout emploi protÚge suffisamment. Nous connaissons tous ici la réalité des
travailleurs pauvres, qu'on soit d'ailleurs jeune, moins jeune ou seior, c'est souvent dit les temps partiels subis, des périodes d'emploi discontinu, de faible rémunération. Nous devons donc à la fois permettre le retour au travail mais aussi veiller à la qualité de l'emploi et permettre à ceux qui le souhaitent d'augmenter leur quantité de travail pour tendre vers le plein emploi. Face à cette situation, j'aimerais mentionner deux axes d'action prioritaires de d'action de mon ministÚre. PremiÚrement, cibler fortement les personnes ni en emploi ni à la retraite ner entre parenthÚses. Elles ont le elles n'ont plus le revenu du travail et ne bénéficient pas encore de la protection de la retraite. Leur taux de pauvreté là grimpe à 40,5 % aprÚs redistribution. C'est l'une des
zones de fragilitĂ© les plus importantes de nos fins de carriĂšre. Chacun peut imaginer le cercle vicieux, la baisse du revenu immĂ©diat, l'Ă©lĂ©vement du marchĂ© du travail, la dĂ©gradation de la santĂ©, les droits Ă la retraite plus faible. DeuxĂšme axe, ne pas rĂ©sumer la politique de l'emploi seulement. Ă l'Ăąge de dĂ©part Ă la retraite, mĂȘme si ça joue. L'enjeu est de leur permettre de rester en emploi dans de bonnes conditions, d'actualiser leurs compĂ©tences et lorsque c'est nĂ©cessaire d'Ă©voluer vers d'autres fonctions si nĂ©cess si si besoin. Notre ligne consiste donc un Ă prĂ©venir la rupture, agir vite lorsqu'elle survient, Ă©viter qu'elle ne devienne durable. Une sortie de l'emploi Ă 58 ans peut avoir des consĂ©quences pendant plusieurs annĂ©es. Cela passe par
la retĂȘte progressive, j'en ai parlĂ©, l'amĂ©nagement des postes et la prĂ©vention de l'usure professionnelle trĂšs important avec un outil comme le fipu, hein, qui peut financer des adaptations de postes de travail dans les entreprises, ainsi que par un suivi renforcĂ© dans la santĂ© au travail pour dĂ©pĂŽt possible des sujets de santĂ© qui pourraient survenir, qui pourraient pĂ©naliser l'aptitude mĂȘme au travail, articulĂ© avec les besoins de reconversion et d'Ă©volution des compĂ©tences dans des formations. La lutte contre les discriminations liĂ©e Ă l'Ăąge, attention, c'est pas lĂ©gal du tout. Donc faut faire trĂšs attentif Ă ce que une espĂšce de de position anti-Ăąge fasse en sorte que les seigniors seraient moins bien considĂ©rĂ©s. Et le renforcement du recrutement des 50 ans
et plus notamment via l'accompagnement renforcĂ© de France Travail que j'ai Ă©voquĂ©. Le dialogue social est pour moi un levier fondamental pour faire vivre cette politique dans l'esprit de la nit 2024. Il faut donc et et le poser au niveau des branches oĂč on est le plus prĂšs le plus prĂšs du terrain et des entreprises. Le problĂšme pour moi est d'abord de faire fonctionner l'existant Ă la fois les droits et les dispositifs puisqu'ils en existe de nombreux. Ceci reste trop dispersĂ©s, parfois mal connus. Plus encore, ils sont parfois trop rarement transformĂ©s en formation, en mobilitĂ©, en en adaptation du poste, notamment dans les petites entreprises. LĂ aussi, on a une autre zone de faiblesse. Les grandes entreprises plus faciles Ă impulser, les petites entreprises, c'est plus compliquĂ©. C'est
d'ailleurs l'objectif d'un plan que je prépare qui s'appelle seconde partie de carriÚre au-delà des seniors. C'est quelque chose à mon avis qu'il faut anticiper vers les 45 ans assez tÎt. Un plan que je lancerai d'ici la fin de l'année. Trois principes anticiper pour rendre les solutions existantes plus lisibles et agir avant que la difficulté ne devienne une rupture avec un nouveau portail qui s'appellera Expérience Prus qui sera à disposition des entreprises pour qu'elles nourrissent une véritable politique en faveur des seniors et les salariés pour j'allais dire ils anticipent aussi le mouvement. et qui se projette de point de vue professionnel, voilà , qui soit dynamique et et autoportant, j'allais dire en et en matiÚre de de parcours professionnel.
Adapter, il notion qui est qui est qui est qui qui dont il faut parler. Il faut que le travail s'adapte au seigneors. Les seiors aussi, mais le travail aussi doit s'adapter. Si la fiche de poste est exactement la mĂȘme selon qu'on est 25 ans ou 62 ans, il y a un sujet. VoilĂ , on le sent trĂšs bien soi-mĂȘme par son Ă©volution personnelle. on a quelques caractĂ©ristiques qui changent et donc c'est au travail aussi de s'adapter Ă des Ă des compĂ©tences plus larges en matiĂšre d'expĂ©rience, peut-ĂȘtre un peu rĂ©duite en matiĂšre en matiĂšre physique. Ce sont des choses qui doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©es par les entreprises. TroisiĂšmement, accompagner. Je crois aussi qu'il faut accompagner les gens. C'est pas toujours facile se de s'en sortir par soi-mĂȘme. Donc il faut accompagner les salariĂ©s, je l'ai dit,
au niveau de par diffĂ©rents systĂšmes pour leur permettre de prendre en main leur parcours jusqu'Ă la fin souhaitĂ© de leur carriĂšre. les maĂźtres mots. Anticiper plutĂŽt que rĂ©parer, c'est la mĂȘme logique que dans la prĂ©vention, hein. Adapter le travail plutĂŽt que de sortir de l'emploi, faire de l'expĂ©rience, un atout plutĂŽt qu'un frein. VoilĂ pour les seigniors avant la retraite. Alors Ă la retraite, on bascule, on change de monde, on change de logique. Ă la retraite, ce qu'il faut, c'est garantir un socle de protection solide notamment pour les plus fragiles face aux alĂ©as de la vie. Alors, c'est un autre Ă©tat des lieux qui s'impose car la situation change profondĂ©ment. Il faut partir d'un fait qui semble en fait contreintuitif. Enfin, les faits sont ttus et il faut
les voir en face. Le passage Ă la retraite ne provoque pas une augmentation de la pauvretĂ©. C'est mĂȘme le contraire. Pour les personnes parties Ă la retraite en 2020, la pauvretĂ© a mĂȘme diminuĂ©. Selon l'adresse, 12,4 % Ă©taient pauvres l'annĂ©e prĂ©cĂ©dent leur retraite contre 8,3 % durant leur premiĂšre annĂ©e complĂšte de retraite. Leur niveau de vie a augmentĂ© en moyenne de 9 %. Cela dit quelque chose de la force de notre systĂšme de retraite. Les pensions contributives, les minimats de pensions, les pensions de reversion, l'aspa, l'ensemble des mĂ©canismes de solidaritĂ© joue un rĂŽle majeur. Il faut donc comprendre que notre systĂšme, s'il n'efface pas les inĂ©galitĂ©s accumulĂ©es pendant la vie professionnelle, protĂšge fortement contre la pauvretĂ©. Cela Ă©tant dit, j'aimerais mettre en avant trois
orientations fortes pour mon ministÚre. PremiÚrement, protéger particuliÚrement les petites pensions et les situations de grande vulnérabilité. L'ASPA constitue un filet de sécurité essentiel. En 2026, elle garantit jusqu'à 1043 ⏠mensuels pour une personne seule et 1620 ⏠pour un couple. Plus de 700000 personnes en bénéficient aujourd'hui. Il faut parallÚlement regarder les ressources dans leur ensemble et et pas une prestation isolément. L'aspace seul reste inférieur au seuil de au seuil monétaire de pauvreté, mais son cumul par exemple avec les APL permet de le dépasser. Et c'est une combinatoire qu'on retrouve euh assez largement répandue dans la population des des retraités modestes. Je précise que cela ne retire rien aux difficultés que peuvent connaßtre
certains retraités. Cela montre simplement qu'il faut apprécier la situation réelle des personnes dans sa globalité. Sur les inégalités femme hommes en matiÚre de retraite, la loi 2023 suspendue jusqu'au 1er janvier 2028 a donné des objectifs chiffré : réduire de moitié l'écart d'ici 2037 et en totalité des ces 2050. Mais les effets sur les pensions seront visibles dans longtemps et il nous faut donc agir plutÎt sur les pensions pour les femmes qui seront liquidées dans les tout prochains mois. Au-delà donc en complément de ce qu'on a pu faire l'année derniÚre que j'ai mentionné, je porterai dans le PLFSS pour 2027 une mesure toute simple qui permet de mieux équilibrer d'égaliser les les droits familiaux entre les hommes et les femmes à partir de trois enfants et plus. Donc
il y aura une mesure d'Ă©galisation de de du de l'impact en rĂ©munĂ©ration de cette de cette allocation pour ne plus distinguer les hommes et les femmes en matiĂšre de des droits des droits familiaux. Elle sera plus juste, plus redistributive et plus favorable aux femmes. Les retraites des femmes Ă©tant infĂ©rieures Ă celles des hommes. C'est une opĂ©ration d'Ă©galitĂ© entre les deux que je proposerai dans le PFSS. DeuxĂšme orientation luttĂ© contre les ncours. Le non recours, vous l'avez Ă©voquĂ©, le non recours reste trĂšs important. Vous l'avez dit, c'est vrai pour la plupart de nos aides, mais pour l'aspace, c'est lĂ oĂč il est le plus important puisqu'il est Ă©valuĂ©. C'est une Ă©valuation par dĂ©finition toujours un peu approximative, mais quand mĂȘme Ă 50 % pour les personnes lĂ©gypte, ce qui
est beaucoup. Ce chiffre doit nous interpeller et vous avez raison. de m'avoir posĂ© la question. Un droit que qu'on ne connaĂźt pas, qu'on ne comprend pas, on le demande pas et ce n'est donc pas un droit effectif. Vous l'avez Ă©voquĂ© aussi. Je pense qu'avec le si la proposition loi qui a Ă©tĂ© portĂ©e par la dĂ©putĂ©e Emeline Kabidi sur la visante Ă renforcer la solidaritĂ© entre les rĂȘĂ©es pauvres adoptĂ© Ă l'unanimitĂ© au mois de juin Ă l'AssemblĂ©e nationale si on arrive Ă l'amener au bout donc SĂ©nat et et vote dĂ©finitif aura un effet important parce qu'on sait que c'est on le sait ça que c'est quelque chose qui peut gĂȘner que parfois on ne fait pas on fait pas appel Ă l'aspa parce qu'on veut pas tomber dans ce mĂ©canisme qui oblige Ă rembourser finalement ces sommes Ă
l'occasion de de de la de la succession. Donc je pense que ce forfait logement aura un modĂšle Ă ses vertu en matiĂšre de recours Ă l'espass. C'est toujours compliquĂ© de le quantifier mais je suis convaincu qu'il aura un effet positif lĂ -dessus. Ensuite, c'est comme tous les droits, il faut il faut voir comment on peut donner accĂšs Ă davantage d'information autour des droits. Il y a des maisons France service qui se dĂ©ploient. Il peut y avoir d'autres moyens. Il faut effectivement voir comment on arrive Ă faire connaĂźtre tous les droits Ă nos concitoyens. Alors sur euh [gĂ©missement] il peut y avoir aussi des craintes aussi des trop perçu que c'est trop compliquĂ©. VoilĂ , il y a aussi des des idĂ©es peut-ĂȘtre reçues sur laquelle il faut travailler. 3Ăš orientation, comment on
prĂ©serve durablement ce systĂšme de protection ? Je crois que j'ai un verre d'eau lĂ . Merci beaucoup. Alors, je voulais travailler sur les autres mĂšres. Je vous dire aussi que les autres mĂšres, on sait que c'est un sujet compliquĂ© le le taux d'ailleurs les les niveaux de pour voter sont plus importants dans les autres mĂšres de maniĂšre assez spectaculaire, je dire entre guillemets en tout cas de maniĂšre trĂšs forte. Donc on est interpellĂ© par la situation notre maire. Bon dire quand mĂȘme qu'on agit on agit notamment de maniĂšre territoriale Ă Mayotte. Le rĂ©gime de retraite rejoindra pleinement le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral dĂšs 2028 dans ce qu'on appelle la convergence sociale. Madame la dĂ©putĂ©e connaĂźt bien le sujet. AmĂ©liorant les droits retraite des futurs pensionnĂ©s MaorĂ©. La location
spĂ©ciale sera progressivement relevĂ©e pour rejoindre dĂ©finitivement l'aspa de droits commun. Je crois que c'est en 2031, c'est ça Diego ? Je dis pas de bĂȘtises. 30 35 35 progressivement Ă partir de maintenant. Enfin voilĂ , ça progresse et la voie est dĂ©sormais ouverte Ă l'extension des diffĂ©rents rĂ©gimes complĂ©mentaires Ă Saint-Pierre et Micelon, autres autres territoires d'autres mer, la retraite anticipĂ©e pour incapacitĂ© permanente est dĂ©sormais Ă©tendue Ă l'archipel et les soins mĂ©dicaux des pensionnĂ©s du rĂ©gime local sĂ©journant temporairement sur le territoire seront dĂ©sormais pris en charge. Si vous savez, j'y reviendrai dans dans le pack des solidaritĂ©s, il y a aussi un volet particulier pour les territoires d'Autreem. Donc ce cette situation spĂ©cifique au territoire
d'Autre mer sera traitée dans la dans la dans la la nouvelle projection du pact solidarités dont nous avons engagé un chantier. Nous le faisons territoire par territoire. Tout ce dont je viens vous vous parler n'est tangible que nous sommes capables de financer tout ça dans la durée. Donc notre systÚme de retraite qui est fortement producteur et redistributif doit aussi s'assurer qu'il est en capacité de d'apporter d'apporter des réponses à ceux qui en ont le plus besoin. Donc il faut donc regarder lucidement l'équilibre du systÚme de de de retraite et de protection sociale. D'ailleurs, les partenaires sociaux viennent de de de remettre des un travail dans le casre d'une conférence travail emploi retraite. Je vous invite d'ailleurs collectivement à regarder les
conclusions et on voit que sur les secondes parties de carriĂšre, il y a des propositions notamment sur la pĂ©nibilitĂ© qui peuvent ĂȘtre trĂšs intĂ©ressante. On se souvient que dans ce qu'on appelait le conclave, ça a Ă©tĂ© un point d'achauffement entre les organisations syndicales et patronales. Euh et ce point-lĂ est fondamental. On sait trĂšs bien que il y a des avis divergents, mais que euh pour ceux qui pensent qu'il faut qu'il faut faire travailler davantage les gens pour Ă©quilibrer la retraite, il faudra absolument trouver un les vois et moyens pour rĂ©gler ces problĂšmes de pĂ©nibilitĂ© et d'usure au travail pour les mĂ©tiers les plus les plus pĂ©nalisants hein pour la pour la santĂ© des des travailleuses et et des travailleurs. Il faudra pouvoir discuter de tous ces
paramĂštres, les piloter dans le respect du parlement bien sĂ»r avec les outils existants. Et c'est dans avec ces dans cet Ă©tat d'esprit que je rentrerai dans la discussion que j'ai Ă©voquĂ© sur le budget 27 Ă la fois celui de l'Ătat et de la sĂ©curitĂ© sociale. Euh un un dernier mot enfin sur la pĂ©riode entre la sortie de l'emploi et l'entrĂ©e dans la retraite. Je refuse que cet entre deux deviennent une pĂ©riode d'attente. La tentation peut ĂȘtre forte he lorsqu'onseignor perd son emploi et que son retour sur le marchĂ© du travail est difficile de considĂ©rer qu'il suffit juste de le faire tenir quelques annĂ©es. Jusqu'Ă la retraite. Je pense que c'est pas mon mon option. Mon option c'est que quel que soit le moment du parcours professionnel, il faut chercher un
retour à l'emploi et on peut y arriver. Euh voilà , je voulais le dire cette responsabil notre responsabilité est donc de ne laisser personne sur le bas cÎté en attendant la retraite. En conclusion et pour résor résumer mon propos, en une conviction personnelle qui s'appuie maintenant sur comme vous l'avez dit un an de d'exercice de la fonction, il n'existe pas une pauvreté générale et indistincte des seniors, mais plusieurs moments de fragilité auquel nous devons apporter des réponses différenciées et adaptées. avant la retraite, la majeure c'est la prior la priorité c'est de permettre aux personnes de rester en emploi dans de bonnes conditions et de retrouver rapidement un emploi si jamais elles le perdent à la retraite la premiÚre priorité de garantir les droits
existants qui permettent dĂ©jĂ dans une grande majoritĂ© des cas de protĂ©ger les plus modestes. C'est d'ailleurs tout l'intĂ©rĂȘt de conjuguer ces missions au sein d'un ministĂšre qui s'appelle travail et solidaritĂ© lĂ aussi comme vous l'avez Ă©voquĂ© qui vont ma fois trĂšs bien ensemble. Je rĂ©pondrai maintenant Ă vos questions sur le recours. Je pense y avoir en partie en partie rĂ©pondu et je regarde et sur les politiques effectivement les politiques interministĂ©rielles, j'allais dire. Oui, vous avez raison bien sĂ»r, il y a il y a il y a il y a il y a il y a bien Ă©videmment des aspects euh qui combinent l'action des diffĂ©rents ministĂšres. la santĂ© bien sĂ»r la santĂ© et on sait que les sujets de santĂ© sont plus importants quand on prend de l'Ăąge situation de
handicap Ă©ventuellement aussi bien sĂ»r donc autonomie hein on sait qu'il y a des sujets de ce cĂŽtĂ©-lĂ euh tous ces sujets on les revoit d'ailleurs ensemble Ă l'occasion de de de la loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale. Il peut y avoir des des sujets de logement. VoilĂ , on sait que que que les personnes ĂągĂ©es, on l'a encore vu pendant les canicules, hein, se demande un regard particulier quand vous le croisez avec des personnes seules aussi. De plus en plus, on sait qu'il y a des attentions apportĂ©es Ă ces Ă ces Ă ces personnes-lĂ . C'est vrai que bon, on s'articule bien avec le ministĂšre de la santĂ© et et de et la ministĂšre dĂ©lĂ©guĂ© au handicap et au et et aux familles. Mais voilĂ , en terme d'action, on se retrouve dans le parc des solidaritĂ©s oĂč lĂ pour le coup on regarde tous les
aspects concernant bah les gens en situation de pauvretĂ©. Merci monsieur le ministre pour toutes ces tout ce ce ces propositions que vous nous faites et ces annonces. Effectivement, une qui est importante bien sĂ»r, c'est le maintien des des seigneurs dans l'emploi. Vous l'avez dit effectivement et et vous l'avez dit Ă©galement ben en vieillissant le corps change et les difficultĂ©s apparaissent. Effectivement, il faudrait qu'on continue et qu'on donne beaucoup une grosse action sur la formation de N se senior et formation peut-ĂȘtre mĂȘme de changer d'emploi parce que Ă©videmment adapter les postes, oui, effectivement selon ce qu'on fait mais aussi peut-ĂȘtre proposer pour repartir des emplois diffĂ©rents ou travailler diffĂ©remment. Vous l'avez dit Ă©galement Ă plusieurs
reprises, vous avez parlĂ© de la retraite progressive qui a un sujet aujourd'hui qui monte bien, mais on reçoit dans nos circonscriptions euh euh diffĂ©rentes personnes qui ont dĂ©montĂ© des dossiers. Ils sont trĂšs surpris en fait des revenus quiquels ils peuvent prĂ©tendre. Alors ça quand Ă 80 % effectivement on perd peu mais si les gens de posent une demandent une retraite progressive Ă 40 % leur retraite leur revenus sont tellement faibles en fait qu'ils refusent passer Ă 40 % et c'est assez Ă©tonnant mais on peut le comprendre parce que quand on voit les chiffres on peut s'inquiĂ©ter effectivement la fin du mois faut quand mĂȘme manger et il faut pouvoir vivre et pas passer dans les personnes seiors pauvres donc je tenais vraiment Ă vous remercier pour tout ce
que vous nous a annoncé effectivement on parlait des seigneurs dans l'emploi Mais enfin, on va parler je pense et monsieur lapporteur et mes collÚgues présents également des seniors sans emploi effectivement et je pense qu'on sera sûrement amené à vous échanger sur des questions sur différentes organismes qui existent aujourd'hui. Merci. Je laisse la parole à monsieur le rapporteur. Monsieur la parole. Merci. Merci président. Alors, j'ai beaucoup de questions et monsieur le ministre, vous avez reçu une liste de d'une trentaine de questions assez précises et nous vous serions vraiment gré de d'avoir des réponses aussi précises que l'intention de la question. Et si vous avez le moindre souci ou
besoin d'Ă©claircissement sur l'intention de la question, n'hĂ©sitez pas Ă nous appeler. Nous voudrions vraiment profiter Ă la fois de votre audition et de vos rĂ©ponses pour alimenter Ă la fois notre rĂ©flexion, notre rapport et nos nos prochaines recommandations. Alors, monsieur le ministre, plein de choses parce que vous avez eu la gentillesse d'ĂȘtre assez exhaustif dans votre premiĂšre prise de parole et donc je je vais pardonnez-moi l'expression, un peu picorĂ© dans tout ce que vous avez dit pour rebondir. Et on va commencer effectivement peut-ĂȘtre par le maintien dans l'emploi ou maintien de la qualitĂ© de salariĂ© de nos concitoyens seniors avant peut-ĂȘtre de passer au dispositifs
d'accompagnement, au dispositifs alternatifs qu'il nous enfin qu'il convient de de maintenir voire de renforcer. Je pense à l'insertion par l'activité économique à territoire zéro chÎmeur mais monsieur le ministre nous avons visité quelques entreprises ensemble et donc vous voyez trÚs bien ce à quoi nous faisons allusion et et et nous clarifierons notre position. Alors, gardez évitez les sorties pour reprendre votre expression, gardez un emploi et heureusement vous l'avez dit, ça signifie bien sûr que le salarié doit aussi travailler à s'adapter au changement et donc il y a toute la question de la formation continue qu'il faut regarder. Mais il faut aussi que l'entreprise et vous avez utilisé
l'expression, il faut que l'entreprise adapte le travail aussi au salariĂ©s. Et sur ces deux questionslĂ , j'aimerais savoir quels sont les outils que vous comptez mettre en Ćuvre puisque il y a un indexior, mais l'indexigneur n'est pas contraignant. Euh nous avons du testing sur des candidatures issues des quartiers ou pour les jeunes. Est-ce qu'il y a des campagnes de testing euh des seigneurs ? Ă ma connaissance, il y en a pas. En tout cas, je n'ai pas entendu de politique euh publique et gouvernementale sur le sujet. Donc il y a bien une responsabilitĂ© collective sur le maintien dans l'emploi, mais on ne peut pas renvoyer
et vous ne l'avez pas fait, je ne vous accuse pas, on ne peut pas renvoyer qu'à la responsabilité individuelle, ce que l'on entend souvent et donc il faut qu'il y ait des politiques contraignantes aussi auprÚs des employeurs. Et on évoquait les PME, c'est parfois plus difficile. Il y a aussi les grands groupes, mais nous avons aussi les fonctions publiques qui [raclement de gorge] sur certains sujets ne sont pas toujours exemplaires. Et donc ma premiÚre question, c'est que que pensez-vous faire pour aider les entreprise à conserver leurs salariés et à conserver des salariés qui ont développé, qui ont pu avoir euh développé euh l'employabilité comme on
disait il y a quelques annĂ©es ? car on le sait, plus les salariĂ©s avancent en Ăąge, moins finalement il bĂ©nĂ©ficient d'aide Ă la formation, d'aide Ă la reconversion. Peut-ĂȘtre parfois ils ne sont pas systĂ©matiquement volontaires, mais on peut imaginer que ils doivent ĂȘtre accompagnĂ©s. Et puis on y reviendra, mais le groupe socialiste qui a lancĂ© cette commission d'enquĂȘte et je remercie le prĂ©sident d'avoir acceptĂ© cette prĂ©sidence, il l'a fait. Je reprendrai son propos tout Ă l'heure. Euh les personnes seigneures deviennent de plus en plus vulnĂ©rables. Nous avons un objectif, un pacte rĂ©publicain qui est de protĂ©ger les plus vulnĂ©rables. Or
en Ăąge, plus on est fragilisĂ©. Et c'est pour ça qu'il conviendra aussi de voir pour toutes les personnes que vous avez qualifiĂ© de NER sans emploi et pas encore dans la retraite dont les mesures gouvernementales qui ont Ă©tĂ© rĂ©cemment prises Ă savoir l'allongement de la durĂ©e de cotisation pour les retraites he la durĂ©e de la retraite comme le raccourcissement de l'allocation chĂŽmage pour les seigneurs finalement risque de fragiliser c'est mĂȘme pas un risque, c'est fragilise dĂ©jĂ aujourd'hui une partie de de nos concitoyens. Et donc comment comment faire pour concilier Ă la fois l'ambition que vous avez affichĂ©
de retrouver un taux d'emploi important chez nos seigneurs ? Vous avez indiquĂ© quelques standards, notamment les Allemands qui ont effectivement un taux d'emploi bien supĂ©rieur au taux d'emploi des senior en France mais avec un taux de pauvretĂ© supĂ©rieur. Et donc il ne faudrait pas ĂȘtre dans une logique oĂč on dĂ©fend l'emploi Ă tout prix, ce qui peut-ĂȘtre une bonne chose dans certains secteurs et cetera pour notre sociĂ©tĂ© sans en mĂȘme temps trouver les moyens pour rĂ©duire la pauvretĂ©. Or aujourd'hui, on a la courbe du chĂŽmage qui a qui est descendue derniĂšrement, mĂȘme si vous pourrez nous en dire un petit mot, peut-ĂȘtre que ça remonte un peu lĂ©gĂšrement, mais en tout cas, il y
avait une tendance baissiĂšre et en mĂȘme temps, il y a une tendance haussiĂšre de la pauvretĂ©. Donc ça veut dire quoi ? Ăa veut dire qu'il y a sans doute une partie des emplois créés qui ne rĂ©pondent pas Ă la sortie de la pauvretĂ© de la part de nos concitoyens. Et donc, j'aimerais vous entendre, monsieur le ministre, sur ce sujet. Il y a beaucoup de sujets lĂ . C'est c'est une question dĂ©jĂ qui Oui, c'est ça. Non, non mais non, mais moi j'ai voulu voilĂ , j'ai fait le choix d'avoir une prĂ©sentation assez large pour embrasser un peu t tous les tĂȘtes de chapitre. VoilĂ , ça permet d'avoir une une euh alors euh oui, je pense que le le il y a il y a un peu de parties, hein, c'est dans mon exposĂ©, vous l'avez senti, il y a quand mĂȘme la conviction, on peut en dĂ©battre, il y a quand mĂȘme
que l'emploi reste quand mĂȘme la meilleure maniĂšre de protĂ©ger les gens quand tant qu'ils peuvent travailler. AprĂšs, ils basculent Ă la retraite et c'est autre chose. Alors, on emploie plein bien Ă©videmment, le les travailleurs pauvres, ça existe mais c'est trĂšs souvent liĂ© d'abord Ă un temps partiel subi. La quantitĂ© de travail est insuffisante. du coup la quantitĂ© de revenus aussi. VoilĂ la la l'explication premiĂšre de des travailleurs pauvres, c'est sous c'est un temps partiel trop partiel. Donc tout simplement, il y a pas assez d'argent qui rentre en terme de revenu d'activitĂ© et vous en sortez pas. VoilĂ , donc c'est et d'ailleurs, il faut lĂ -dessus faire prendre conscience aux entreprises effectivement des impacts d'un temps partiel subi qui a des effets sociaux
effectivement trĂšs nĂ©gatifs. VoilĂ , s'il est choisi, ça devient un choix personnel. Euh s'il est subi euh c'est autre chose. VoilĂ , donc euh il faut ĂȘtre trĂšs trĂšs attentif Ă ces situations euh mais qui sont un cas particulier, j'allais dire d'un sujet gĂ©nĂ©ral qui est quand mĂȘme que l'emploi me semble ĂȘtre la meilleure rĂ©ponse pour rĂ©duire la pauvretĂ© des des seigneurs, en tout cas des gens qui avancent en Ăąge en tout cas tant qu'ils le peuvent. Euh lĂ -dessus, euh il y a des choses qui ont Ă©tĂ© faites alors peut-ĂȘtre rĂ©cemment, c'est pour ça que le plein effet est pas encore peut-ĂȘtre complĂ©ment complĂ©ment atteint. On on rappelle quand je disais qu'il y a beaucoup de dispositifs, on on on peut revenir sur un certain nombre de choses. On voit bien que le le fil conducteur, c'est anticiper
sur ce qui pourrait ĂȘtre alors c'est des mots un peu technox la dĂ©sinsertion professionnelle, c'est la difficultĂ© Ă poursuivre dans son emploi ou dans un emploi. VoilĂ , on met les mots plus simples. Et ça ça s'anticipe, c'est il faut pas attendre en fait que les que les gens soient dĂ©jĂ en difficultĂ© pour commencer Ă s'en occuper parce que c'est presque trop tard. On est en rĂ©paration, on n'est pas en prĂ©vention. VoilĂ . Donc la premiĂšre chose qui a Ă©tĂ© posĂ©e, c'est une visite mĂ©dicale de mi carriĂšre, trĂšs important autour de 45 ans. C'est pas l'annĂ©e prĂšs, mais autour de 45 ans. Et lĂ , on peut commencer Ă avoir des Ă©ventuellement des premiĂšres difficultĂ©s liĂ© Ă la santĂ©, Ă l'usure, Ă l'adĂ©quation du poste. Et plus c'est tĂŽt, plus on peut on peut rĂ©parer. On
peut rĂ©parer ou en en faisant une transition, effectivement, ça a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©. On peut tout Ă fait organiser une transition. On peut adapter le poste de travail. Il faut d'ailleurs partager ça avec l'entreprise. L'entreprise joue un rĂŽle considĂ©rable. Ăa a Ă©tĂ©, vous l'avez Ă©voquĂ© hein. Il faut bien se rendre compte que lĂ , on est dans l'entreprise, dans son organisation, dans les conditions de travail, dans la dĂ©finition des postes, dans les formations qu'elle dĂ©veloppe. Je rappelle que la formation professionnelle, c'est d'abord un devoir de l'entreprise de maintenir l'employabilitĂ© de ses salariĂ©s, hein. Donc, on est vraiment dans ce monde-lĂ . Ensuite, vous avez et c'est tout Ă fait logique, des cellules de prĂ©vention Ă encore Ă la dĂ©sinsertion professionnelle
dans les services de de protection et santĂ© au travail. les entreprises se souscrivent Ă ces Ă ces systĂšmes de de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© au travail et il y a les cellules spĂ©cialisĂ©es lĂ -dessus. Donc, on a des experts qui vont justement apprĂ©hender les mĂ©thodes, les Ă©valuations et les programmes et et lĂ aussi adaptation du poste, reclassement, formation, conversion. On a euh l'Ătat a mis en place quand mĂȘme un fond de de 1 milliard sur 5 ans, ce qui est quand mĂȘme considĂ©rable, le fameux fipu, hein, fond d'investissement pour la prĂ©vention les professionnel qui permet de financer justement des adaptations au plus profond des postes de travail au risque ergonomique, les Ă©quipements et cetera. Donc, on a une capacitĂ© de financement ainsi par exemple en 2025 22000 Z en gros ont Ă©tĂ©
versés pour 138 millions. On voit d'ailleurs qu'il y a parfois c'est sous-consommé. On a encore besoin de de que les entreprises n'hésitent pas à faire appel à ces à ces à ces dispositifs. Et là -dedans, c'est intéressant, 75 % des entreprises, moins de 50 salariés. Donc ça c'est bien parce qu'on arrive à pénétrer dans ce monde des des TPE PME qui est parfois plus compliqué à à toucher. Vous avez vous avez aussi un dispositif, le compte professionnel de prévention, le CDP hein, qui permet à des salariés exposés à certains facteurs de pénibilité de de là aussi de bénéficier de formation d'une reconversion, voire de partir plutÎt à la retraite si le si nécessaire. Vous avez une donc une négociation sur l'emploi des salariés expérimentés hein qui a abouti à des
accords et et qui permet d'avancer. Donc ça tout ça c'est pas vieux tout ça ça date de 1 an et demi 2 ans. Donc on voit bien que tout ça est encore frais. Mais ce que ça ça veut dire aussi que les entreprises commence Ă rĂ©aliser qu'il y a un vrai sujet. Euh voilĂ et il faut ĂȘtre aussi euh comment dire euh optimiste dans la capacitĂ© des entreprises Ă traduire tout ça par des politiques solides. DeuxiĂšmement euh c'est presque une annonce que je vous fais en tout cas euh le le votre commission et et l'audition devant cette commission me permet de de vous donner les Ă©lĂ©ments essentiels donc euh d'un complĂ©ment Ă ce plan que j'ai Ă©voquĂ©. Donc la premiĂšre mesure du plan consiste Ă construire un portail qui s'appelle ExpĂ©rience Plus qui va permettre deux choses. D'abord de compiler toutes les
aides existantes et on voit que c'est pas trÚs facile donc ça permettra aux gens de s'y retrouver avec deux deux sous-parties. Il y a une partie pour les entreprises et on voudrait amener les entreprises à avoir un vrai dispositif RH pour les seigniors dans leur entreprise formaliser. Voilà , un document, un plan trÚs concret, voilà , avec comment on maintient les seigneurs de cette entreprise, comment éventuellement recrute d'autres seigneurs. Quelque chose de trÚs concret avec des des méthodes, des exemples, des des de benchmark pour les aider à construire ses plans. Là encore, on vise les les TPE, les PME, donc ils auront des exemples, des modÚles quasiment pour leur rendre la vie plus facile. Et deuxiÚmement, c'est important aussi que le que le que le salarié euh se
projette. VoilĂ , lui-mĂȘme doit avoir un qu'est-ce qu'il a envie de faire ? il a envie de continuer, il a envie de changer, il a envie de se reconvertir, il a envie de se former, quelle formation, quel projet, voilĂ , et qui sollicite son entreprise, qui sollicite d'autres d'autres possibilitĂ©. VoilĂ , donc on veut vraiment mettre de la de la de la dynamique, j'allais dire, sur ces sur ces sujets-lĂ pour aller au bout de de d'une vĂ©ritable politique RH en faveur de l'emploi des seniors. Et franchement, c'est la c'est la meilleure maniĂšre de faire. France travail, vous l'avez dit, donc pour ceux qui sortent de l'emploi, lĂ , c'est France Travail bien sĂ»r qui intervient. France travail a dĂ©veloppĂ© des programmes adaptĂ©s au seniors euh et avec de belles rĂ©ussites
honnĂȘtement et j'en ai vu moi-mĂȘme Ă l'occasion de mes visites euh la la durĂ©e de de la du du de de l'assurance chĂŽmage pour les seigneurs est toujours importante. On est dĂ©jĂ dans des durĂ©es trĂšs longues et et tant mieux. C'est on voit on voit que c'est important parce que le le le on voit que les les seigneurs restent plus longtemps au chĂŽmage. Donc c'est logique un traĂźnement particulier des seigneurs pour les protĂ©ger. Mais une fois qu'on a posĂ© ça, la vĂ©ritable rĂ©ponse c'est les former. les former et en franchement en 6 mois un an on peut on peut former complĂštement un nouveau mĂ©tier un senior et j'ai de belles rĂ©ussites lĂ -dessus il faut qu'il y ait une envie, il faut qu'il y ait un attrait il faut qu'il y ait un secteur qui recrute aussi. Il faut aller vers les secteurs qui
recrutent et France travaille a des positifs puissants qui permettent de remettre dans l'emploi euh de maniĂšre trĂšs concrĂšte un seigneor qui aurait un projet professionnel et qui souhaiterait par exemple se reconvertir pour accĂ©der Ă des mĂ©tiers en tension, des mĂ©tiers oĂč on sait qu'on a qu'on a des besoins. On a de belles rĂ©ussites sur ces sujets-lĂ . VoilĂ . Donc l'IAE bien sĂ»r c'est important. L'IAE c'est pas que pour les jeunes, il y a effectivement je crois qu'il y a 20 % Ă peu prĂšs de la population gĂ©rĂ© par les IAE qui sont des seniors. Donc ça fait partie de la panoplie des outils. Chantiers d'insertion, on en voit d'ailleurs he quand on visite des chantiers d'insertion, on voit des gens d'un certain Ăąge, je vais pas demander la carte d'identitĂ© mais on voit des gens
d'un certain Ăąge et c'est vrai qu'ils ont besoin parfois et c'est des vies un peu difficiles, des vies un peu un peu rudes, ils ont besoin de repartir par ces chantiers d'insertion, reprendre confiance en eux. Il y a des sujets de confiance en soi. VoilĂ , prendre son temps, commencer Ă remonter en puissance dans le monde du travail, puis aprĂšs on change de catĂ©gorie, on peut on peut on peut revenir vers des formations par exemple que donnĂ©es par France Travail pour retrouver en fait un emploi. VoilĂ , effectivement il y a eux un rĂŽle important pour tendre la main Ă des seigneurs parfois en situation plus compliquĂ©e oĂč non seulement il y a un problĂšme professionnel mais parfois un problĂšme social qui peut se rajouter. Faut ĂȘtre clair. Donc lĂ -dessus, il faut
des accomements plus solides. Monsieur le dĂ©putĂ©, je crois que vous allez conduire une mission pour Ă©clairer ce ce sujet. Vous en parlerez ? VoilĂ . TrĂšs bien. Et c'est trĂšs bien d'ailleurs de faire cette mission d'Ă©valuation euh sur les territoires zĂ©ro chĂŽmeurs. Alors peut-ĂȘtre euh c'est un dispositif que je dĂ©fends et ceux qui ont suivi le dossier le savent. Et euh et en tant que ministre et je remercie d'ailleurs mes Ă©quipes, on a vraiment beaucoup travaillĂ© avec le le dĂ©putĂ© Viri qui a portĂ© une PPL en ce sens pour j'allais dire muscler sa proposition et et on l'a dĂ©fendu Ă l'AssemblĂ©e et elle a Ă©tĂ© votĂ©e je crois Ă l'unanimitĂ© ou quasiment Ă l'unanimitĂ© Ă l'assemblĂ©e. Bon au SĂ©nat on a eu des difficultĂ©s parce que il e fallu que le
Sénat l'adopta conforme pour que les choses se passent bien. ce n'est pas le choix qu'a fait le Sénat et c'est pas faute de leur avoir dire, redire, expliquer. Bon, à partir de là , bon, il y a eu des amendement trÚs bien, ils ont été votés au Sénat, trÚs bien. Et donc, on a un problÚme maintenant d'agenda parlementaire à l'évidence. On le savait, c'est pas si simple que ça de repartir de repasser à l'assemblée et les budgets vont démarrer bon, il y a des lois qui s'imposent comme la PPL intégrale par exemple. Voilà , on a des lois un peu prioritaires plus les budgets pas simple. Bon, ceci étant posé, je réfléchis à un plan B parce que c'est mon devoir de réfléchir à un plan B. Donc qui consiste déjà à sauvegarder les ressources permettant de poursuivre l'expérimentation et on verra sous
quelle forme Ă la sortie. Mais effectivement, j'ai bien sujet en tĂȘte, mais soyez sĂ»r et je pense l'avoir dĂ©montrĂ© et prouvĂ© que euh je juge c'est un bon systĂšme qui mĂ©rite d'ĂȘtre d'ĂȘtre pĂ©rĂ©nisĂ©, mais il faut qu'on trouve le chemin un peu Ă©troit compte tenu du contexte et de ce qui s'est passĂ© au SĂ©nat pour donner euh voilĂ un habillage un habillage solide Ă Ă la poursuite de l'expĂ©rimentation. VoilĂ ce que je pouvais vous dire monsieur le rapporteur.
Merci. Merci monsieur le ministre et merci de tĂ©moigner la dĂ©fense de territoire zĂ©ro chĂŽmeur mais territoire zĂ©ro chĂŽmeur n'est pas que le seul dispositif hein et les chantiers d'insertion aujourd'hui sont extrĂȘmement inquiets. L'ensemble du disposit des dispositifs d'IA sont extrĂȘmement inquiets. Le corass est inquiet. Bref, tout l'Ă©cosystĂšme de l'insertion par l'activitĂ© Ă©conomique est extrĂȘmement euh inquiet. Et euh nous attendons, monsieur le ministre, des paroles rassurantes ce soir, mais aussi dans le dĂ©bat budgĂ©taire qui vient euh qui viendra dans les tout prochains jours. Euh vous avez dit qu'il fallait et je partage votre point de vue, j'ai
eu une vie aussi en entreprise, il faut de l'envie, il faut de l'attrait par rapport aux entreprises, mais est-ce que vous ne pensez pas qu'Ă certains moments, il faut aussi un peu de contrainte ? Je reprends l'exemple que j'ai Ă©voquĂ© tout Ă l'heure de l'index seigneur et et vous proposez vous-mĂȘme qu'il y ait un un plan avec un portail expĂ©rience plus et cetera qui sont des mesures trĂšs incitatives et qui peuvent ĂȘtre pertinentes. Mais en mĂȘme temps, on le sait Ă un moment donnĂ© il faut qu'il y ait des objectifs fixĂ©s. Il faut qu'il y ait aussi des contraintes si on n'atteint pas ces objectifs et il faut aussi peut-ĂȘtre envisager qu'il y ait des contraintes si les entreprises ne respectent pas par exemple l'indexor.
Je je veux pas faire tout un chapitre sur l'index seigneur mais c'est illustratif. C'estĂ d que nous partageons le constat, monsieur le ministre, et nous l'avons partagĂ© sur la pauvretĂ© des seigneurs avec beaucoup d'opĂ©rateurs de terrain, avec beaucoup d'administrations. Nous en sommes lĂ Ă vouloir rĂ©duire les chiffres que vous Ă©voquez tout Ă l'heure. 15,4 % de pauvretĂ© en France, c'est insupportable. Et donc nous devons tout faire pour rĂ©duire cette pauvretĂ© et rĂ©duire la pauvretĂ© de ceux qui sont le plus fragiles. Et pour ça, je pense qu'il faut qu'il y ait aussi des mesures qui peuvent qui puissent ĂȘtre un peu contraignantes auprĂšs des entreprises. Et c'est ce quoi je j'interpelle votre sagacitĂ©, monsieur le ministre.
TrĂšs bien, monsieur le rapporteur. Donc d'abord Ă©coutez, on est en pleine actualitĂ©. J'ai reçu pas plus tard que ce matin euh les tĂȘtes de pont de l'AE dans le pays. Donc on a pu Ă©changer euh avec toutes les associations ou les tĂȘtes de pont de ces associations dans les diffĂ©rentes les quatre types he de chantiers enfin de d'A. Euh on va commencer quand mĂȘme. Moi, j'aime bien toujours voilĂ bouteille Ă moitiĂ© pleine. Ăa m'aide moi ça ça me fait du bien pour mon moral personnel. Euh on s'est dit que 2026 on avait pas mal rĂ©ussi Ă stabiliser les ressources. Euh 1 an en arriĂšre, il y avait le budget 26 qu'on prĂ©parait. HonnĂȘtement, la copie de dĂ©part Ă©tait assez nĂ©gative pour l'AE. Je crois qu'il y avait presque moins 13 % de coupe budgĂ©taire. Et le travail parlementaire, donc merci au
parlementaires a permis de de rĂ©tablir euh rĂ©tablir les ressources et je pense avoir donnĂ© beaucoup d'avis favorables Ă l'occasion de ces amendements. Tout le temps passer monsieur le ministre. Ăconomiser. Ouais. Non non mais il faut faut faut donner de la matiĂšre au dĂ©bat parlementaires aussi. Il faut faut vous savez le le prendre et et le nourrir. Euh on s'est dit aussi qu'on avait ajustĂ© en en cours d'annĂ©e les les barĂȘ et ils avaient fait le choix, on les avait suivi de de remonter le le la la valeur au poste plutĂŽt que le nombre et le volume. C'Ă©tait leur choix, on les a suivi. et au fond et on a et on avait rĂ©ussi Ă stabiliser aussi le le ce qu'on appelle le le pic le pic qui sont en fait un budget de formation
pour amener des capacitĂ©s de formation au aux agents enfin aux personnes dans dans le dispositif. Bon voilĂ , on s'est quand mĂȘme dit que 2026 au fond compte tenu du contexte avait Ă©tĂ© une annĂ©e qu'on peut quasidifier de satisfaisante ou correcte. Bon je leur expliquĂ© qu'en 27 ben le contexte vous le connaissez le budget 27 je vite he je je refais pas le le pitch c'est plus dur c'est plus dur Ă nouveau avec un peu de baisse moins que l'an dernier on est Ă moins 5 et quelques de baisses. Bon voilĂ , lĂ encore le dĂ©bat parlementaire ça jouera. Je l'aurais confirmĂ© donc votre mission donc qui ça les intĂ©resse beaucoup. Peut-ĂȘtre qu'elle pĂšsera elle peut-ĂȘtre sur le sur de maniĂšre un peu plus structurelle au-delĂ du budget mais quand mĂȘme c'est un peu dans l'air du
temps et on s'est dit qu'on allait travailler ensemble. On allait aussi travailler ensemble pour accrocher l'IAE au sujet au grand sujet stratĂ©gique d'apporter des ressources au secteur en tension et souverain de notre pays. Les inclure dans la dans la vision globale de l'acquisition des ressources. Ăa c'est intĂ©ressant parce que ça renforce encore l'apport de l'IAE dans certains bassins d'emploi. Donc ils ont Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©s par cette par cette mesure. VoilĂ . Donc en tout cas je suis en contact avec l'AE et vous l'avez bien compris, j'essaie de dans les contraintes que sont les miennes de dĂ©fendre l'IAE. Je suis comme vous convaincu de l'utilitĂ© de de ces de ces associations. Sur les obligations, il y en a euh peut-ĂȘtre pas assez Ă votre goĂ»t mais mais il y en a.
Euh l'année de 2024 que j'évoqué puis la loi alors j'ai eu avec beaucoup d'humilité, c'est moi qui l'ai présenté au Parlement le 24 octobre 25, il y a bien des négociations obligatoires dans les entreprises, des entretiens de parcours professionnel renforcés obligatoire, des aménagements de fin de carriÚre. Voilà . Bref, il y a il y a vraiment de de des obligations données. à travers cette année qui a été donc acceptée par les organisations patronales, donc à travers les branches et les entreprises. On a bien au fond le l'obligation de tenir alors la nature et les contenus de la négociation, ça c'est la négociation. Mais en tout cas déjà en terme de process, il y a on passe par le dialogue social devant les syndicats pour obliger l'entreprise à avoir un
plan voilĂ don dont la don comment dire l'intensitĂ© peut ĂȘtre Ă©valuĂ©e et discutĂ©. Mais en tout cas, on a franchi un cap et cette annĂ©e et la loi qui l'apporte donne bien des obligations dans dans les entreprises. Euh et d'ailleurs, il y a mĂȘme des sanctions, hein. Donc, on a on a des des des sanctions qui peuvent ĂȘtre donnĂ©es aussi. Donc, on a euh on a bien des des obligations en cas d'absence d'entretien professionnel, par exemple, on a des des un arsenal de sanction qui peut qui peut ĂȘtre appliquĂ©. Donc, on a commencĂ© Ă basculer dans une logique de de de contrainte, on va dire. Mais j'allais dire accepter puisque c'est une nĂ©gociation. VoilĂ , c'est peut-ĂȘtre ça aussi peut-ĂȘtre. Alors, si on fait un poil de philosophie et de doctrine, moi je suis plus favorable Ă la nĂ©gociation
qu'Ă l'obligation. Euh c'estĂ dire que si la si on accepte une obligation, elle elle est nĂ©gociĂ©e. Donc, elle est elle est acceptĂ©e par les entreprises, j'allais dire un peu de bon cĆur en ayant compris l'intĂ©rĂȘt de la de cette obligation et ma pente naturelle aura ira plus vers lĂ que par une obligation administrative. VoilĂ , mais ça c'est un dĂ©bat qu'on pourra reprendre dans d'autres occasions. Merci monsieur Lis. Si mes collĂšgues me permettent, j'ai encore une ou deux questions et je je cĂšde bien volontiers la parole Ă mes collĂšgues pour que ce soit le plus partagĂ© possible. Euh d'aprĂšs des des chiffres de France stratĂ©gique qui datent un peu hein, qui datent de 2018, il y avait 10 % des dĂ©penses active qui Ă©tait consacrĂ© euh
finalement Ă au maintien euh de de de l'employabilitĂ© des des chĂŽmeurs seniors. Est-ce que vous avez des informations un peu plus rĂ©centes de des sommes qui sont consacrĂ©es Ă maintenir l'employabilitĂ© des des seigneurs ? Estimez-vous que finalement c'est suffisant ou ou pas ? Et deuxĂšme question, les reprĂ©sentants du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvretĂ© et l'exclusion nous ont indiquĂ© que finalement le systĂšme protecteur que vous rappeliez tout Ă
l'heure et le systĂšme correcteur des prestations contributives et assurantielles finalement est de moins en moins efficace du fait d'une diminution des revenus. primaire. Et donc quelle quelle action comptez-vous mettre en Ćuvre pour augmenter les revenus primaires ? Euh les reprĂ©sentants toujours du CNLE nous ont dĂ©clarĂ© que baisser le coĂ»t du travail, c'est baisser la qualitĂ© de vie des travailleurs. Et donc je voudrais avoir votre point de vue sur cette affirmation des reprĂ©sentants du CNLE. Merci. Si le premier sujet dans vous avez dit vous-mĂȘme c'est les statistiques trĂšs anciennes 2017 ou 2018, elles sont plus suivies. Donc j'ai pas en appuyant sur
bouton le chiffre. Donc il faut nous laisser le reconstituer. Ăa va nous demander un peu de temps parce qu'on n pas le voilĂ c'est ces ces Ă©lĂ©mentsl sont plus produits par la statistique installĂ©e. Donc ça demande un peu de un peu de travail. Donc si vous le permettez, faudra me laisser un peu de temps pour pour vous donner le le chiffre que vous nous demandez. Euh les revenus primaires, Ă©coutez, je je je lĂ encore hein, ça dĂ©pend comment on voit la bouteille, hein. Quand vous regardez les retraites, par exemple depuis 2020, euh les retraites du rĂ©gime de base, elles ont augmentĂ© de presque 50 milliards d'euros par le mĂ©canisme d'indexation dont dont l'annĂ©e l'annĂ©e l'annĂ©e 23 milliards, l'annĂ©e 24 milliards, l'annĂ©e
25 6 milliards. VoilĂ , je sais pas ce qu'on peut faire de mieux moi, mais ça me paraĂźt important. Euh le RSA, la mĂȘme maniĂšre, il est alors je sais pas s'il est toujours indexĂ© mais cette annĂ©e par exemple, on a dĂ©cidĂ© de l'indexer. Donc on est attentif Ă Ă ce que vous exprimez. C'estĂ d que les allocations, on va dire, de de qui qui servent justement Ă Ă lutter vraiment contre contre la pauvretĂ©, les allocations essentielles et cette annĂ©e, ça a Ă©tĂ© trĂšs clair. Donc RSA, euh adulte handicapĂ©, euh asp minimum vieillesse, euh il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© mĂȘme assez tĂŽt dans le processus de prĂ©paration du budget qu'elle serait indexĂ©e Ă 100 %. Donc c'est aussi une rĂ©ponse Ă Ă ce que vous dites. Donc voilĂ . Donc je me reconnais pas dans le dans cette cette phrase lĂ ,
mais bon voilĂ . AprĂšs, chacun peut apprĂ©cier. Moi, je me reconnais pas lĂ -dedans. Coup du travail, je opposer la baisse du coĂ»t du travail Ă la qualitĂ©. Je je sais pas trop ce qui est visĂ©. Euh alors, il y a peut-ĂȘtre un truc que je je euh baisse du coĂ»t du travail, ça me fait penser Ă allements gĂ©nĂ©raux. Je sais pas si c'est ça le raisonnement. Et lĂ -dessus, alors je l'ai dit, je crois que publiquement, en tout cas, je veux bien le redire publiquement, je pense que les Ă©ls gĂ©nĂ©raux, c'est c'est c'Ă©tait et c'est une bonne idĂ©e pour baisser, c'est fait pour ça, pour baisser le coĂ»t du travail pour les autour du SMIG et entre un SMIG et trois SMIG. Mais enfin, c'est beaucoup autour du SMIG que ça que ça que les allĂ©gĂšgements sont les plus les plus forts. C'est une courbe qui descend
assez vite et ça a eu un effet quand mĂȘme de recrutement. Ăa a contribuĂ© quand mĂȘme Ă ce que les entreprises recrutent davantage d'emplois. Alors certes autour du SMIG mais enfin il y a eu un effet emploi considĂ©rable et et mesurĂ© et ça a participĂ© quand mĂȘme Ă la baisse du chĂŽmage dans notre pays qui en gros passĂ© de 10 points Ă 8 points. Bon donc ça fait partie des Ă©lĂ©ments qui ont fonctionnĂ©. Il y a un inconvĂ©nient qui Ă©tait pas vu et pas voulu que ça ça peut avoir l'inconvĂ©nient d'enfermer les gens autour du SMIC. Ăa c'est embĂȘtant parce qu'effectivement je crois que pour augmenter de 100 ⏠quelqu'un qui est osmic 450 ⏠à l'entreprise puisque elle a elle a les charges mais elle a surtout justement moins de rĂ©duction de charge. Donc il y a un effet dĂ©multiplicateur
qui peut poser problĂšme. Oui, je pense que tĂŽt ou tard et peut-ĂȘtre plus tĂŽt que plus tard, enfin Ă un moment donnĂ©, il faudra faire un espĂšce d'arrĂȘt sur image sur le systĂšme des allĂšgements gĂ©nĂ©raux et parce que ce point-lĂ lui, il est embĂȘtant parce qu'il on voit bien qu'il a un effet de freinage pour sortir un peu de la zone du SMIG et permettre Ă un salariĂ© de voir son salaire progresser au fur et Ă mesure de son parcours professionnel. VoilĂ , il y a d'ailleurs un rapport de fait lĂ -dessus, il y a qui est pas trĂšs vieux, Boso Boso Vasber qui explique ça et je l'ai lu et je pense qu'il peut nous inspirer avec une proposition pour justement avoir une transition vers un systĂšme qui permettrait tout en aidant les entreprises Ă recruter qui est quand
mĂȘme l'objectif, avoir quelque chose qui qui qui a qui qui supprime ou en tout cas allĂšge ce ce point-lĂ qui est quand mĂȘme gĂȘnant par la progression salariale. Peut-ĂȘtre moi l'Ă©cho que cette phrase un peu gĂ©nĂ©rale me fait mais je je voilĂ n'ayant pas discutĂ© avec la personne je sais pas si c'Ă©tait ça la situation qui Ă©tait visĂ©e. Merci. Je vais cĂ©der la parole Ă mes collĂšgues et puis je reprendrai la parole tout Ă l'heure. Monsieur le prĂ©sident, monsieur rapporteur, monsieur le ministre, mes chers collĂšgues, cette commission d'enquĂȘte cherche Ă comprendre pourquoi nos seignants s'appauvrissent. Et quand on garde les chiffres, il y a une cause qui saute aux yeux. l'exclusion d'une bonne partie de nos seiors au travail prĂšs de 4/10 non pas d'emploi et au mĂȘme
moment vous avez reculé l'ùge de départ à la retraite. Résultat, selon l'adresse, plus d'un million de seneurs n'ont ni travail ni retraite et ça vous l'avez donc déjà évoqué. Ils sont coincés entre le chÎmage et les minimas sociaux et la résultante c'est que un/ers des seigneurs vit sous le seuil de pauvreté. Et ce chiffre vous y avez un peu contribué, monsieur le ministre. Votre politique, elle a réduit les filets de sécurité. Vous avez raboté l'assurance chÎmage et c'est encore vous qui avez affaibli les structures qui permettent de retrouver un emploi et pourtant il existe des dispositifs qui permettent de casser cette mécanique et qui marche vraiment pour eux. C'est un peu les territoires zéro cheminur des entreprises à but d'emploi qui accueille des personnes que le marché de travail
du travail a laissĂ© de cĂŽtĂ©. Je vais vous parler de ma circonscription Ă RoubĂ©. RĂ©emploi, c'est une BE. 42 personnes qui ont un CDI, c'est mĂȘme personnes qui sont restĂ©es sans emploi pendant plus de 5 ans et 80 % d'entre elles ont plus de 50 ans. Et ce matin, la direction m'a dit une chose trĂšs claire. Si rien n'est signĂ© au 1er janvier, dans 2 mois, c'est la clĂ© sous la porte et ce n'est pas un cas isolĂ©. mon chez mon camarade le dĂ©putĂ© Mathieu Mats Tavel Ă Saint-Nazer et Ă Pesenas. Ces territoires ont validĂ© donc par dĂ©cret en fĂ©vrier. Vous avez mĂȘme annoncĂ© l'argent en avril et puis vous avez tout gelĂ©. Votre entourage nous explique que c'est entre les mains des parlementaires. Alors non, monsieur le ministre, c'est bien vous le gouvernement qui a largement la main
sous l'ordre du jour. Et lĂ , on parle pas de question de calendrier mais mais bien une question de volontĂ©. Alors, ma question est simple et j'attends une rĂ©ponse simple. Monsieur le ministre, par oui ou par non, le gouvernement va-t-il inscrire la loi territoire zĂ©ro chĂŽmeur Ă l'ordre du jour avant le 31 dĂ©cembre ? Euh je crois l'avoir dit donc je vais le redire. Euh je je ne prends pas vos critiques sur mon engagement sur le territoire zĂ©ro chĂŽmeur. VoilĂ donc je les prends pas. Vous ĂȘtes libre de me critiquer hein, mais je me reconnais pas dans vos critiques. C'est tout le contraire. C'est a bien ministre qui s'est battu pour que le systĂšme survive, c'est moi. Alors aprĂšs, renseignez-vous, j'ai des Ă©crits, j'ai des textes. VoilĂ . Donc cette accusation lĂ , je la rĂ©fute.
Bon euh et j'ai moyen de le prouver madame. Donc deuxiĂšmement, oui, il y a un problĂšme mais lĂ encore, c'est pas faute de l'avoir dit. Moi, je suis pas sĂ©nateur, je suis pas prĂ©sident du SĂ©nat et cetera. Euh j'ai dit au sĂ©nateur trĂšs clairement, je leur ai Ă©crit dans l'encore c'est prouvable, opposable et publiable que s'il ne votait pas conforme la loi qui sortait de l'AssemblĂ©e qui avait Ă©tĂ© travaillĂ©e, qui Ă©tait Ă©quilibrĂ©e, enfin si elle a Ă©tĂ© votĂ©e, c'est qu'elle Ă©tait Ă©quilibrĂ©e par tous les transpartisans d'ailleurs, ça a Ă©tĂ© votĂ© trĂšs largement. Donc voilĂ , ça n'Ă©tait pas un enjeu politique, j'allais dire me semble-t-il. Il y avait un consensus assez large sur l'intĂ©rĂȘt du dispositif. Euh on avait bon, on avait travaillĂ© la gouvernance, enfin voilĂ , on avait,
j'allais dire travaillĂ© ce projet de loi qui qui tenait la route et qu'on a complĂštement assurĂ© puisqu'on l'a portĂ©. Euh malgrĂ© malgrĂ© la le fait d'avoir prĂ©venu les uns les autres, la commission du SĂ©nat, les sĂ©nateurs et cetera et les acteurs qui tourn un peu autour, euh ils ont apportĂ© des amendements pour des raisons de rĂŽle des dĂ©partements, d'insĂ©curitĂ© des dĂ©partements, de financement des dĂ©partements. En gros, c'est on est autour de ça. Certes. Et j'avais dit d'ailleurs, j'Ă©tais prĂȘt d'ailleurs le texte le permettait de de poursuivre le travail. On pouvait trĂšs bien prendre ce point-lĂ , le traiter par dĂ©cret. Enfin, il y avait capacitĂ© Ă Ă rassurer les dĂ©partements par un travail complĂ©mentaire sur lequel je pouvais m'engager publiquement. Enfin voilĂ , il
y avait j'ai mĂȘme tendu des perches pour dire "OK, je comprends, on prend le point et on est prĂȘt Ă le travailler pour trouver des rĂ©ponses aux questions que vous posez pour assurer en gros les dĂ©partements qui voulaient dĂ©terminer, ils rentraient, ils sortaient leur financement et cetera, ils voulaient avoir une certaine libertĂ©." OK, on Ă©tait prĂȘt Ă l'entendre. Bon, malheureusement ça n'a pas suffi et et donc ça n'a pas Ă©tĂ© votĂ©. AprĂšs le on est tous responsables d'ag parlementaire, tous les dĂ©putĂ©s aussi par les PPL qui les niches parlementaire par l'actualitĂ© parlementaire. Il y a une forme de de trop plein. Il y a la PPL intĂ©grale, elle est fondamentale. Je pense que vous seriez pas d'accord qu'on la dĂ©cale, voyez. Donc voilĂ , il y a il y a il y a maintenant un problĂšme. Alors
je ne sais pas comment il se rĂ©sout mais il y a un problĂšme. Moi, dans ces cas-lĂ , comme j'ai pas la main pour rĂ©soudre le problĂšme parce qu'il faut ĂȘtre sĂ©rieux et donc je vais pas vous rĂ©pondre oui ou non Ă votre question, bah ça serait pas sĂ©rieux de ma part. le ni oui ni non ne serait sĂ©rieux. Donc je vous rĂ©pondrai pas ni oui ni non. Je vous rĂ©ponds que je fais un plan B. Oui, ça il est important d'avoir un plan B euh pour sĂ©curiser le dispositif. Euh je vais on rĂ©flĂ©chit Ă un plan B. Donc on verra comme dans le cas du budget, on arrive au moins financiĂšrement parce que c'est un problĂšme de sous quand mĂȘme hein. VoilĂ . Le plus important c'est les sous. VoilĂ . AprĂšs, si on a une situation temporaire qui voilĂ qui se rĂ©installe, on s'en sortira toujours.
Mais mais au jour oĂč on se parle et ça viendra d'ailleurs au Parlement, il faudra que moi on voit on arrive Ă sĂ©curiser des ressources et ensuite on verra dans quel dĂ©lai ça peut se faire parce qu'effectivement si on applique la loi, on est lĂ pour appliquer la loi strictensus, la loi d'expĂ©rimentation s'arrĂȘte bien le 31122026. C'est un fait et tout le monde le connaĂźt. VoilĂ ce que je fais moi Ă mon niveau et dans mon champ de responsabilitĂ© et d'action pour apporter une solution positive. Vous avez bien compris que mon intention est bien d'apporter une solution positive pour que cette expĂ©rimentation l'idĂ©al qu'elle soit pĂ©rĂ©nisĂ©e par le vote de la loi qu'Ă minimait une nouvelle une nouvelle perspective qui permettra de rĂ©gulariser quand le Parlement Ă nouveau
pourra se remettre Ă fonctionner et qu'on pourra aller au bout de la de la loi de de pĂ©rĂ©nisation telle qu'elle avait Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e et et prĂ©sentĂ©e Ă l'AssemblĂ©e nationale. Juste une chose en fait quand je parlais au-delĂ de la question de du calendrier, je parlais vraiment d'une question de volontĂ© politique. Alors, vous avez raison lĂ -dessus de rebondir sur le fait oĂč en fait il y a eu a un bouchon en terme de de PPL et de projet de loi. NĂ©anmoins, on aurait pu aussi ouvrir une session extraordinaire en septembre pour lĂ -dessus faire, on va dire fluidifier les en fait les lois qui doit ĂȘtre votĂ©. Merci monsieur le ministre. Bien mes chers collĂšgues, je vais passer la la parole Ă monsieur mon collĂšgue Gernigon, dĂ©putĂ© de MĂ©neloir. Merci monsieur le prĂ©sident, monsieur le
rapporteur, monsieur le ministre, merci d'ĂȘtre parmi nous pour parler des seigneurs. Alors, c'est vrai qu'on le le sujet c'est les seigneurs pauvres, mais vous avez Ă©voquĂ© le sujet des seigneurs dans l'emploi et comment les maintenir dans l'emploi. Et je dirais que c'est mĂȘme un enjeu dĂ©mographique. On a aujourd'hui les plus de 65 ans sont plus nombreux que les moins de 15 ans. les plus 65 ans vont doubler dans les 10 15 ans qui viennent et les moins moins de 15 ans vont continuer Ă Ă diminuer compte tenu de la dĂ©natalitĂ© et on peut se poser la question qui va travailler demain et donc c'est important de maintenir les les les seigneurs dans l'emploi. Je vais pas paraphraser tout ce que vous avez dit et qui me convient bien. Je dirais qu'il y a un autre quand
mĂȘme un autre vecteur important, c'est moi j'entends souvent dans dans le monde Ă©conomique des chefs d'entreprise qui me disent "Oh lĂ lĂ , j'ai mon compagnon qui est pas en retraite dans un an, je perds un capital expertise et connaissance qui est trĂšs important et je pense qu'il y a un enjeu de transmission du savoir. Euh ce sont souvent des gens qui ont des dizaines d'annĂ©es de travail. VoilĂ , c'est pas forcĂ©ment des gens qui ont eu un une formation universitaire ou une formation technique. Ils ont appris leur mĂ©tier comme on dit sur le tas. Ils ont un savoir et ils sont un savoir-faire et un savoir-ĂȘtre. Et et je pense que dans le monde de l'entreprise d'aujourd'hui, c'est quelque chose de trĂšs important Ă rĂ©ussir Ă transmettre et qu'on trouve le le moyen avec le monde Ă©conomique,
voilĂ , de trouver le moyen de de conserver ses savoir-faire et surtout par la transmission. Non pas que ces gens euh que ces personnes continuent Ă ĂȘtre des techniciens. Un maçon, c'est vrai que arrivĂ© Ă Ă 50 ans, il est il est usĂ©, mais il a encore Ă mon avis toute sa place dans l'entreprise euh pour transmettre le savoir. [musique] Je fait sonner.
Alors, transmettre le le savoir, le savoir-faire et le savoir et le savoir-ĂȘtre. Donc ça ça c'est quelque chose d'important. Et puis on est sur la pauvretĂ© des donc c'est vrai qu'on a designeurs qui ont pu perdre leur emploi depuis dĂ©jĂ un petit moment. On a 2500000 personnes Ă©loignĂ©es de l'emploi aujourd'hui ou privĂ© d'emploi aujourd'hui. Dedans, on a des jeunes, on a des mois jeunes, on a des personnes en situation de handicap. On a aussi euh des seigneurs qui peuvent reprĂ©senter 20 20 ou 30 % de de cette de ce nombre hein de personnes de privĂ©es d'emploi. Et c'est vrai que c'est c'est important aujourd'hui oĂč on a diffĂ©rents dispositifs. On a ces personnes seigneurs peuvent ĂȘtre en situation de handicap, peuvent ĂȘtre en situation
sociale difficile euh mais malgré tout avec une qualification, on a différents dispositifs hein qu'on connaßt tous, les les exates, les EA, les EI, les territoires zéro chÎmeur entre autres. Mais je pense qu'il est il est important euh et j'en suis persuadé que ces différents dispositifs bien sûr il y a un coûte à l'entrée, il y a il y a a il y a l'aide au poste, mais que euh malgré tout ces dispositifs rapportent à la société parce qu'une personne qui travaille, elle cotise et on a besoin de cotisation. l'assurance maladie, l'assurance vieillesse, l'assurance chÎmage. Une personne qui travaille créer, je vais pas utiliser le mot richesse, mais elle créé de la valeur et la valeur c'est la TVA, l'attaque sur la valeur ajoutée. Et et je suis persuadé
que ces dispositifs rapportent Ă la sociĂ©tĂ© peut-ĂȘtre pas tous au mĂȘme niveau. On a parlĂ© de territoire zĂ©ro chĂŽur. Territoire zĂ©ro chĂŽur, c'est peut-ĂȘtre le dispositif qui coĂ»te mĂȘme au final, mais c'est pas grave. Pour moi, territoire zĂ©ro chĂŽur doit exister parce que c'est sans doute de mon point de vue le rĂ©ceptacle de tout ce qui a Ă©tĂ© essayĂ© avant. Euh et girochomor Ă toute sa place et moi je suis surpris, moi je suis issu du je suis un retraitĂ© du secteur de l'expertise comptable, j'ai encore beaucoup de de contact dans le monde Ă©conomique et d'entendre le prĂ©sident de de de l'Umem les mĂ©tiers de la mĂ©tallurgie qui dit "Mais aujourd'hui, moi je mets le le pied sur le frein sur certains contrats parce que j'ai la main d'Ćuvre qualifiĂ©e mais il
me manque et c'est pas pajoratif ce que je vais dire mais la main d'Ćuvre de base qui n'a pas forcĂ©ment besoin de de de de haute formation qui peut se former sur le sur le terrain et et il me manque ce vivier lĂ et je trouve que euh et c'est tout le sens de de la mission que je vous ai demandĂ©, monsieur le ministre, de dire comment crĂ©er du lien entre ces diffĂ©rents dispositifs. Alors dĂ©jĂ entre eux que ce dispositif se parle au travers des clĂ©s, les comitĂ©s locaux pour l'emploi sur les territoires parce que il faut Ă©viter le dĂ©crochage. On a des gens qui peuvent ĂȘtre en insertion pendant 12 mois, 18 mois et puis en fait les dispositifs ne se parlent pas et tout d'un coup il y a une personne qui quitte ses dispositifs et et qui se retrouve encore au chĂŽmage
pour pour xanĂ©. Donc il faut absolument crĂ©er du lien entre ces dispositifs que c'est que que que ces gens se parlent et quelque part de d'intĂ©grer le monde Ă©conomique du travail autour de ces clubs de dire bah nous on a besoin de tel profil de poste d'emploi et comment est-ce qu'on crĂ©e le lien avec le monde Ă©conomique et ses diffĂ©rents dispositifs sur le terrain pour tirer les personnes qui sont de l'emploi vers le haut peut-ĂȘtre qu'ils intĂ©greront jamais le monde Ă©conomique normal, mais peut-ĂȘtre qu'ils pourront l'intĂ©grer. Moi, je vois des des gens en situation du handicap oĂč c'est oĂč c'est merveilleux parce que ils sont ils sont apprenants et ils apprennent et ils
arrivent Ă intĂ©grer le monde Ă©conomique normal. Et je me dis pourquoi les seigneurs on y arriverait pas. Donc euh voilĂ , moi je suis persuadĂ© que il faut rester positif, que oui, il y a besoin de maintenir comment dire les aides les aides des diffĂ©rents dispositifs, mais qu'il faut aussi responsabiliser ces dispositifs sur un rĂ©sultat avec un un retour positif des personnes vers le milieu normal du travail. Et pour ça, pour arriver Ă ce rĂ©sultat, il faut arrĂȘter que ces dispositifs travaillent entre eux, je dirais. Euh et et pour ça, il faut euh crĂ©er du lien avec le milieu normal du travail pour euh tirer les gens vers le haut et pouvoir aller chercher dans ces 2 millions et demi de chĂŽmeurs privĂ©s d'
enfin de personnes privĂ©es d'emploi, je vais plus plutĂŽt utiliser ce terme et bien tous les ans un un pourcentage un quota pour rĂ©pondre aux besoins parce que je le rĂ©pĂšte il y a aussi un enjeu dĂ©mographique qui va travailler demain et on a besoin de tout le monde. Monsieur le ministre, si vous voulez rĂ©pondre. Oui, je veux bien en tout cas poursuivre l'Ă©change he parce que je partage les analyses prĂ©sentĂ©es par monsieur le dĂ©putĂ©. Euh alors sur euh euh [gĂ©missement] lui-mĂȘme euh euh ça renvoie Ă ce que j'ai dit tout Ă l'heure et donc je je vais y revenir parce que j'ai j'ai peut-ĂȘtre pas Ă©tĂ© clair. Euh j'ai donc vu les les tĂȘtes de pont de de l'IAE aujourd'hui et je leur
ai dit il faut que vous soyez intĂ©grĂ© euh dans les dĂ©marches qu'on est en train de faire pour justement ĂȘtre sĂ»r qu'on est capable d'amener au on a quand mĂȘme des secteurs industriels qui se dĂ©veloppent dans ce pays. tout ce qui est industrie l'armement, le nuclĂ©aire et tout ce qui va avec l'Ă©nergie, l'aĂ©ronautique, on a quand mĂȘme voilĂ des industries qui se portent bien. VoilĂ et le risque ça serait qu'elle manque de salariĂ©s. VoilĂ , il y a un risque de manque de compĂ©tences qui serait quand mĂȘme un dĂ©calage incroyable entre il y a des possibilitĂ©s, il y a des commandes et on n pas les salariĂ©s pour les produire. Bon, donc ça ça serait quand mĂȘme quelque chose que absolument Ă©viter. Donc on s'est mis en mouvement quand je dis on le ministĂšre du travail s'est mis
en mouvement. On a recrutĂ© une gĂ©nĂ©rale qui nous aide Ă faire le pont entre le milieu un peu fermĂ© de la dĂ©fense et le monde du travail. Bon voilĂ et on a des rĂ©sultats qui commencent Ă se mettre en place. On a des cartographies territorialisĂ©es. Enfin voilĂ , on a quand mĂȘme des choses qui avancent et et qui se mettent en place. Euh l'idĂ©e effectivement c'est que d'abord les les l'AE enfin les les entreprises d'AE fassent partie des ressources qui sont regardĂ©es euh quand on commence Ă rĂ©flĂ©chir aux ressources quitte Ă prendre un peu de temps. Enfin c'est parce qu'on renonce pas ce que vous avez dit mĂȘme l'e il y a insertion par l'activitĂ© Ă©conomique insertion vers l'emploi. Il faut jamais lĂącher cette affaire-lĂ . Vraiment c'est trĂšs important. Donc premiĂšrement,
deuxiÚmement, aprÚs je je pense vous l'avez dit, les acteurs, il y a deux natures d'acteurs géographiques qu'il faut absolument activer, ils le font mais c'est les CLE effectivement les comités locaux pour l'emploi qui doivent jouer ce rÎle un peu micro et elle a aussi intégré l'insertion dedans pour voir un peu la la nature des des personnes et cetera et on a des dialogues qui peuvent se faire d'ailleurs entre le monde de l'entreprise et et les les et les la mission locale, les IAE et les voilà , on a des choses qui peuvent se faire et il y a France Travail. Je pense que France travaille aussi joue un rÎle de plus en plus actif dans cette capacité à faire se rencontrer des potentiels demandeurs d'emploi et des offerts d'emploi avec de la formation au milieu, avec des
programmes de formation pour adapter au milieu. Voilà , c'est c'est tout ce systÚme là qu'il faut optimiser et comme vous je pense quand on se projette que avec la baisse de la démographie, on aura vraiment besoin de toutes les ressources. Voilà . Donc donc le marché peut se renverser pour le moment. Le marché dire il y a il y a des plus de demandeurs d'emploi que d'offre d'emploi. Petit à petit en tout cas dans certains secteurs, on va se rendre compte que il on commence à parler de métier en tension d'ailleurs c'est un concept qu'on entend de plus en plus. Voilà . Donc je pense que oui, il y a des il y a des endroits qui vont manquer de bras. Donc il faudra bien trouver les bras, préparer les bras pour ces secteurs. Voilà . Donc je pense que tout ça c'est un monde qui bouge, il faut s'y
prĂ©parer. Je pense qu'on a les outils maintenant, il faut bien les utiliser. La mĂ©thode, travailler ensemble, crĂ©er du lien. Vous l'avez dit hein, ça c'est un peu le risque. On a un systĂšme qui est assez Ă©clatĂ©, le systĂšme la gestion de l'emploi, les collectivitĂ©s et cetera. il est un peu bon voilĂ , il faut arriver Ă mettre tous ce tous ces acteurs ensemble pour rĂ©pondre aux besoins des territoires et en Ă©tant branchĂ© sur le besoin des entreprises parce que tout part de lĂ . Les entreprises ont besoin de quoi ? Quelle quelle formation ? Quelle quelle compĂ©tence quand et cetera ? VoilĂ , donc je vois bien moi que les briques sont lĂ , on essaie de les emboĂźer mieux, euh d'apporter peut-ĂȘtre la petite la petite touche de d'impulsion dynamique pour aller au bout. Mais comme vous, je pense
qu'en fait quand on introduit comme on l'avait fait dans le dans la toile de fond le la bascule démographique, oui, je pense qu'on on aura besoin de tout le monde, les gens éloignés de l'emploi, des personnes handicap, bref, on aura besoin de tout le monde, les seniors, on aura besoin de tout le monde pour faire tourner notre économie. Voilà . Et donc ça change, les représentations mentales vont changer. Donc, il faut préparer ce changement. Merci monsieur le ministre. Je vais passer la parole à notre collÚgue, madame Bamana, pardon, de député de Mayotte. Merci monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, chers collÚgues. Euh monsieur le ministre, je voudrais vous parler cet aprÚs-midi de ceux et celles que la convergence sociale
a laissĂ© au bord du chemin. Je parle des actuels retraitĂ©s MaorĂ© Ă Mayotte. Pour Ă©clairer la la commission, ce sont prĂšs de 3800 hommes et femmes qui ont travaillĂ©, cotisĂ© et qui vivent aujourd'hui avec des pension extrĂȘmement faible. La retraite moyenne s'Ă©tablit environ 340 ⏠par mois. Pour ces retraitĂ©s dĂ©jĂ pensionnĂ©s, la question de la convergence est loin d'ĂȘtre rĂ©glĂ©e. Comme vous l'avez dit, monsieur le ministre, l'ordonnance du 22 juillet 2026 organise l'intĂ©gration de Mayotte au rĂ©gime gĂ©nĂ©ral et prĂ©voit une convergence pour 2031, mais elle ne prĂ©voit pas de rattrapage des pensions dĂ©jĂ liquidĂ©es. Les rĂšgles transitoires maintiennent au contraire
pendant de nombreuses annĂ©es les effets du rĂ©gime antĂ©rieur. Ces retraitĂ©s n'ont pas 30 ou 50 ans devant eux pour apprendre pour attendre la fin d'une convergence gĂ©nĂ©rationnelle. Ils sont retraitĂ© aujourd'hui et vivent aujourd'hui avec quelques centaines d'euros par mois pour faire face Ă la chĂš de la vie dans notre territoire. Ma question est donc simple, monsieur le ministre. Quel calendrier le gouvernement prĂ©voit-il pour revaloriser les pensions des retraitĂ©s MaorĂ© actuels ? Je vous remercie. Monsieur le ministre, Ă vous. Oui, oui, tout Ă fait. Donc c'est c'est un sujet effectivement qui est pas simple parce qu' il est fondamental Ă
Mayotte comme dans le reste de l'Hexagone ou les autres territoires d'autres mer, les retraites sont liĂ©es aux cotisations. Ăa c'est c'est une vĂ©ritĂ© fondamentale qui est la trame mĂȘme de l'Ă©quilibre de de la branche vieillesse. Bon, lĂ -dessus, il y a il y a deux dispositifs qui sont de rattrapage, j'allais dire. Il y a euh si vous avez cotisĂ©, vous avez ce qu'on appelle un micro qui qui vaut un minimum euh qui peut qui peut ĂȘtre appliquĂ© et sinon vous avez aussi euh la bah le minimum de vieillesse. Bon lĂ -dessus sur ces deux sujets, on a on est prĂȘt Ă regarder les choses euh mais il faut regarder quand mĂȘme le
nombre d'années cotisées. Donc c'est un peu un examen un peu quasiment individuel qu'il faut faire. Si les gens ont trÚs trÚs peu cotisés euh c'est compliqué. Si les gens ont davantage cotisé c'est plus facile. Voilà . Donc je pense que je pense que moi l'instrument principal que nous devons sur lequel nous devons travailler, c'est le minimum vieillesse au fond parce que c'est ça que que que vous exprimez ce que j'entends en tout cas. Et là -dessus, on pense qu'il peut y avoir un chemin pour la hausse du minimum vieillesse qui est le bon instrument parce que justement il est là pour compenser ceux qui n'ont pas assez cotisé. En fait, c'est son esprit. Donc c'est bien ça. Donc voir comment et à quel rythme on peut travailler là -dessus. C'est un chantier qui a été
ouvert he dans le casadre des du travail sur les convergences qui est pas peut-ĂȘtre finalisĂ© mais en tout cas voilĂ c'est sur ce ce point lĂ qu'il faudra qu'avec les Ă©lus du territoire nous poursuivions poursuivions le travail. Euh mais vous voyez, c'est du il faut un peu de doiter quoi. Faut un peu de doiter mais on est prĂȘt euh on est prĂȘt Ă avancer. On a quand mĂȘme des Ă©lĂ©ments de convergence qui se dessine et peut-ĂȘtre que vous vous les avez pas euh forcĂ©ment en tĂȘte. Euh alors, on voudrait toujours aller plus vite, mais on a quand mĂȘme une premiĂšre convergence rapide puisqu'on serait Ă 75 % de la convergence du minimum vieillesse en 2028. 2028 c'est bientĂŽt, c'est dans presque presque non en un an et demi quoi. VoilĂ . Donc voilĂ . et le 100 % euh et est mis en perspective pour 2035.
VoilĂ . Donc il y a quand mĂȘme dans les travaux de convergence cet instrument du minimum vieillesse qui a Ă©tĂ© mis en perspective et qui commence Ă se rapprocher de la problĂ©matique que vous avez posĂ©. VoilĂ . Donc parce que 75 % de c'est plus que 300 et quelques euros 75 % de minimum VS c'est en gros c'est 150 il a un peu plus de 1000 ⏠minimum VS vous voyez c'est le double c'estĂ -dire que en 2028 qui est quand mĂȘme trĂšs prĂšs les gens qui gagnent 300 et quelques vont passer Ă Ă 700 donc vous voyez il a quand mĂȘme une hausse considĂ©rable et c'est on le touche quoi. VoilĂ . Donc aprĂšs, il faut espĂ©rer parce qu'une fois qu'on a dit ça, il faut quand mĂȘme que le justement vous savez que dans votre territoire, il y a un problĂšme de travail de travail dissimulĂ©, les gens cotisent pas.
Bon, il va falloir cotiser. On va pas rester durablement, voyez, dans un systĂšme oĂč on cotise pas et puis quand on arrive Ă la retraite, on fait appel Ă la collectivitĂ©. Mais il faut cotiser. Donc ce message s'adresse d'ailleurs aux entreprises. Il faut quand mĂȘme que on normalise alors que le monde du travail Ă Mayot dans le casadre de la la convergence sociale oblige aussi Ă une forme de convergence dans la maniĂšre de fonctionner dans le territoire. VoilĂ donc je pense que tout ça fait partie aussi des discussions de fonds qu'il faut avoir avec l'ensemble des ces forces villes du territoire. Convergence une forme de normalisation. Mais cette normalisation, elle doit ĂȘtre globale et faire en sorte qu'on arrive petit Ă petit en faisant en sorte que chaque entreprise dĂ©clare bien ses
salariĂ©s quotidien soit versĂ©. C'est l'intĂ©rĂȘt des salariĂ©s et des personnes. Les salariĂ©s ont besoin d'avoir un travail dĂ©clarĂ© pour pouvoir payer des cotisations et bĂ©nĂ©ficier d'une retraite correcte. Voyez, tout se tient. VoilĂ un peu la rĂ©ponse que je peux vous faire mais je crois peut-ĂȘtre que ce qui est trĂšs important quand mĂȘme et qui rĂ©pondent trĂšs concrĂštement Ă votre question soit en 2028 donc on y touche 75 % de de de la minion vi hexagonale et 2035 la mĂȘme chose. VoilĂ donc il y a quand mĂȘme des Ă©tapes trĂšs concrĂštes qui se dessinent et et qui ont Ă©tĂ© exprimĂ©es. Bon peut-ĂȘtre qu'elles ont pas encore Ă©tĂ© perçu comprises et c'est Ă nous de les expliquer encore mais c'est un dossier sur le Mayotte. On a beaucoup travaillĂ© lĂ -dessus et notamment la personne qui est lĂ . Vous
pouvez voilĂ , en tout cas il il a beaucoup travaillĂ© avec les certains Ă©lus du territoire et je pense que nous sommes en train de faire ce travail de convergence. Il y a le monde Ă©conomique aussi sur lequel il faut avancer doucement parce que sinon vous renchĂ©rissez le coĂ»t du travail, le monde Ă©conomique est-ce qu'il est prĂȘt Ă y faire face. Vous voyez, tout ça demande de l'Ă©quilibre et du doitĂ© entre le monde l'Ă©conomique, Ă la fois la dĂ©claration des salariĂ©s, Ă la fois la la hausse progressive des salaires qui permet d'aller les cotisations et donc de financer les retraites et deuxiĂšmement des mesures de convergence oĂč par solidaritĂ© on va un peu plus vite que ce que la pure logique des cotisations permettrait de faire. Il y a un mĂ©lange des deux et je pense que
c'est ça la bonne voie et la bonne rĂ©ponse pour votre territoire. Madame la dĂ©putĂ©e. Merci monsieur le ministre. Chevouz prendre la parole. Allez-y pour rĂ©pondre au ministre. Petite prĂ©cision, monsieur le ministre. Moi, je suis demandeur Ă ce qu'on puisse regarder de plus prĂšs pour ces actuels retraitĂ©s actuellement. Euh Ă Mayot, quand on souhaite le gouvernement souhaite dĂ©ployer des mĂ©canismes de solidaritĂ© nationale, le gouvernement le fait sans problĂšme. Les illĂ©gaux qui ne cotisent pas Ă l'assurance maladie bĂ©nĂ©ficient d'une gratuitĂ© de des soins alors que les maorĂ© cotisent. Donc en fait, il y a une forme de solidaritĂ© nationale pour les personnes qui ont besoin de soins, hein. On ne discute pas de ça, mais nous avons du mal Ă Ă
comprendre que c'est quelques personnes 3800 alors que la branche retraite est spécifique à Mayotte. Sauf que l'excédente cotisation parce que c'est une population trÚs jeune, 65 % est versé au niveau national malgré la spécificité de notre caisse retraite à Mayotte. Donc c'est dans ce cette voie-là , monsieur le ministre, que je vous appelle à ouvrir ce chantier pour ces 3800 personnes pour leur permettre euh de revaloriser leur pension de retraite parce que la vie est de plus en plus difficile euh à Mayotte suite au cyclonchido et que la reconstruction n'a toujours pas commencé. Merci à vous. Je vais passer la parole à monsieur le rapporteur et pour rester
dans le sujet bien sûr de la pauvreté des seigneors. Oui, merci monsieur le président pour effectivement rester si vous me permettez. Monsieur le ministre, vous avez encore 15 minutes, 20 minutes. Oui, merci. Euh oui, pour rester sur le sujet effectivement des seigneurs et des seigneurs que vous souhaitez maintenir dans l'emploi, il y a à peu prÚs 77 milliards d'allÚgement de cotisation sociale patronale. Est-ce que vous ne pensez pas que on pourrait en conditionner certaines au maintien des seigneors dans l'emploi ? On revient sur les éléments généraux. Euh on les a évoqué tout à l'heure. Euh
les allĂšgements gĂ©nĂ©raux, on l'a redit euh c'est une vieille affaire d'ailleurs hein. C'est pas nouveau, hein, franchement c'est c'est une vieille affaire. Donc je veux dire c'est ça fait plusieurs gouvernements de plusieurs couleurs diffĂ©rentes qui ont travaillĂ© sur ce sujet-lĂ hein. Et mais l'objectif est le mĂȘme. Pas monsieur. Non non mais je dis ça parce que je veux dire c'est non mais je sais bien mais c'est c'est une vieille affaire, c'est une vieille histoire. Euh et c'est et le motif principal qui a fini par marcher, c'Ă©tait de quand mĂȘme favoriser l'emploi. Et l'emploi, c'Ă©tait pas le c'Ă©tait pas jeune seior, c'Ă©tait qui Ă©tait le critĂšre ? C'Ă©tait l'emploi plutĂŽt sur des salaires modĂ©rĂ©s, donc autour du SMIC, je rappelle la courbe pour avoir un effet de boost et faire en sorte en
fait parce que je rappelle que peut-ĂȘtre pour les les gens qui sont pas des spĂ©cialistes gĂ©nĂ©raux que pour quelqu'un qui est au SMIC, les charges patronales ne sont que de 7 % au lieu de 40. peu prĂšs. Donc effectivement, il y a un allĂšgement trĂšs important. Ăa que ça veut dire allĂ©gement, c'est on rĂ©duit les cotisations patronales payĂ©es par les entreprises et ça a marchĂ©. VoilĂ . Mais il a fallu attendre un rĂšement important sinon ça dĂ©clenchait pas. Il y a une espĂšce de il a fallu atteindre un seuil critique, j'allais dire pour que l'effet fonctionne et ça fonctionne et je le redis, ça a Ă©tĂ© quand mĂȘme un Ă©lĂ©ment constitutif de la baisse structurelle du taux de chĂŽmage dans notre pays de 10 Ă 8 % qui est les plus rĂ©centes. VoilĂ . Et c'est bien au moment
oĂč on a on a franchi cette bascule en intensifiant encore les Ă©lĂ©ments gĂ©nĂ©raux que là ça a dĂ©clenchĂ©. Avant, on pourrait se poser la question d'ailleurs parce qu'il y avait quand mĂȘme des allĂ©ments gĂ©nĂ©raux dans de la dĂ©pense et il y avait pas un effet aussi puissant. Il a fallu attendre un certain seuil pour y arriver et on y est arrivĂ©. Euh ensuite euh moi j'ai je vous faites des propositions pour les seigneurs. Moi j'ai entendu pour les jeunes. On m'a dit mais est-ce qu'il faudrait pas un allement gĂ©nĂ©raux particulier pour les jeunes ? Voyez, chacun y va aprĂšs de de de son idĂ©e lĂ©gitime. Mais pour moi, je le redis, la rĂ©forme c'est pas tellement de conditionner les Ă©lĂ©ments gĂ©nĂ©raux, c'est de les de les dans dans l'ordre prioritaire. C'est c'est pour moi le
problÚme numéro 1, c'est cette cette cet effet secondaire en quelque sorte de ce traitement qui qui a pour effet de bloquer les gens autour du SMI. C'est ça qu'il faut qu'il faut qu'il faut faire sauter. Voilà . Et ça demande une réforme en profondeur parce que ça se prépare à l'avance. Ces entreprises aussi ont besoin de signaux euh sur une période longue hein pour se réadapter à un nouveau systÚme. Donc c'est des choses qu'il faudra mettre en concertation, je le redis et chaque idée sera bonne à prendre. Je pense qu'on a devant nous une réforme, j'allais dire puissante du systÚme des éléments généraux. Les idées que vous exprimez seront regardées à cette occasionlà . Mais euh c'est ça le vrai enjeu, c'est de de repenser tout le systÚme euh pour faire en sorte qu'il conserve son effet
sur l'emploi qui est quand mĂȘme l'effet dĂ©sirĂ© euh tout en Ă©vitant euh l'effet secondaire d'enfermer les gens autour du SMIC. Merci monsieur le ministre. Aujourd'hui, nous avons Ă peu prĂšs un seigneur sur 5 qui est en non emploi et qui n'est pas encore Ă la retraite et qui vit extrĂȘmement pĂ©niblement. euh puisque nous avons Ă peu prĂšs 32 % de ces seigneurs qui vivent vraiment dans une grande prĂ©caritĂ©. Euh il y a des estimations qui ont Ă©tĂ© faites rĂ©cemment par des Ă©tudiants de sciences qui fixent Ă peu prĂšs Ă 150000 200000 personnes supplĂ©mentaires qui se retrouveraient
dans cette zone de Ner que comme on dit du fait finalement du recul de l'Ăąge de la retraite Ă 64 ans. Est-ce que cette dimension a Ă©tĂ© prise en compte par votre ministĂšre et est-ce que vous avez Ă©tudiĂ© un mĂ©canisme de protection de ces personnes ? Et pour ĂȘtre un peu plus enfin je vous en prie non de maniĂšre complĂ©mentaire la durĂ©e d'indemnisation du chĂŽmage des plus de 55 ans qui a Ă©tĂ© rĂ©duite on l'a Ă©voquĂ© rapidement tout Ă l'heure de 36 mois Ă 27 mois par la rĂ©forme de 2023 fait que un seigneur qui perd son emploi Ă 58 ans peut se retrouver sans
ressources Ă 60 ans et demi 3 ans et demi avant l'Ăąge lĂ©gal de la retraite. Donc, est-ce que vous avez pris en compte cette dimension pour une partie de nos concitoyens qui se retrouve dans une situation de prĂ©caritĂ© extrĂȘmement difficile alors mĂȘme alors mĂȘme que la France a pris l'engagement de rĂ©duire la pauvretĂ© de moitiĂ© d'ici 2030 ?
C'est rouge. C'est bon. Euh bon lĂ , on a peut-ĂȘtre une une divergence, ça peut arriver hein dans dans la dans la dans la majeure et la mineure. Euh nous, on n'est pas, je l'ai dit tout Ă l'heure dans ma phrase d'ouverture, dans installer les gens dans l'attente de la retraite. On n'est pas lĂ -dedans parce que c'est d'abord c'est pĂ©nalisant pour les gens, c'est pas trĂšs rĂ©jouissant de se dire "Ah 57 ans, 58 ans, j'ai rien Ă faire." Perspective est pas terrible hein, mĂȘme en terme de sociabilitĂ©, d'inscription de la sociĂ©tĂ©. Enfin, c'est pas majeur Ă moi. Moi majeur, c'est de me battre pour quitter du boulot. VoilĂ , c'est lĂ on a une diffĂ©rence, une approche majeure, mineure en majeur, il faut se battre pour qu'il ait du boulot. Et je suis tout Ă fait ce qu'a dit ce dĂ©putĂ©
Janigon, c'est que on va avoir besoin d'eux. On va avoir besoin d'eux pour les compĂ©tences, mĂȘme pour les ressources, on va avoir besoin d'eux. Donc ce qu'il faut, c'est pas lĂącher l'affaire et je la lĂąche pas pour accentuer le travail des seigneurs, le mĂ©decin dans l'emploi des seniors et cetera. C'est ça qu'il faut faire absolument. Sinon, je veux dire, d'un point de vue Ă©conomique, s'ils sont Ă la retraite, ils sont plus productifs. De toute maniĂšre, on se mort la queue. C'estĂ d que l'effet de production qu'on attend, c'estĂ dire de l'accroissement du PIB, il faut ĂȘtre clair, qu'on obtiendra si les seigneurs restent au travail, bah s'il passe Ă la retraite, on l'a pas du tout, hein. Donc donc je pense que l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral pour le pays, c'est quand mĂȘme la production,
c'est le PIB, c'est la valeur, on y met les mots qu'on veut ou la richesse, moi ça m'est Ă©gal les mots. Moi j'ai voilĂ euh voilĂ et je pense que c'estĂ dire faut pas se cĂ©der à ça presque. C'est une tentation Ă laquelle il faut pas cĂ©der. Il faut mettre tout notre Ă©nergie pour faire en sorte que les entreprises aient des plans qui leur permettent de maintenir au travail les seniors, de recruter les seors. MĂȘme le mot senior, c'est un mot qui voudrait disparaĂźtre dire franchement, il est dĂ©jĂ Ă mon avis Ă proscrire travailleurs expĂ©rimentĂ©s, ce qui permettrait de mettre en valeur leur expĂ©rience dans leur capacitĂ© de transmission. C'est ça qui est la voix que je que je mets en avant. Je rappelle d'ailleurs que sur les la rĂ©duction de du du euh de la durĂ©e de la durĂ©e de de
prise en compte dans le chĂŽmage, c'est un accord professionnel d'ailleurs hein qui qui est on a transposĂ© un accord professionnel dans les partenaires sociaux. Certains en tout cas en tout cas une majoritĂ© pour signer un accord se sont mis d'accord lĂ -dessus parce que tous confirment que le meilleur service Ă rendre un seigneur c'est de se battre pour qu'il retrouve un emploi. Et honnĂȘtement s'il est restĂ© 2 ans ou 3 ans sans travailler c'est encore plus dur de retrouver du travail encore plus difficile. Donc les voilĂ donc c'est lĂ -dessus qu'on a peut-ĂȘtre une une diffĂ©rence ou une divergence de prioritĂ©. Moi, ma prioritĂ© Ă moi, c'est remettre les seigniors dans l'emploi. Non, non, mais je nous pouvons partager le, on va dire cette scĂšne ambition. La difficultĂ© c'est que aujourd'hui ce
n'est pas le cas et ça risque de ne pas ĂȘtre le cas encore demain. Et lorsque l'on regarde les efforts qui sont faits en formation professionnelle alors que l'on sait que des efforts de formation professionnelle pour les plus de 50 ans on peuvent avoir un taux effectif de retour Ă une employabilitĂ© extrĂȘmement fort, ce n'est pas mise en Ćuvre. Tout Ă l'heure, j'ai Ă©voquĂ© les comment dire les efforts de de France Travail. On sait et vous m'avez dit bah on n pas les statistiques, on n pas suivi les statistiques. Moi j'ai un peu le sentiment qu'aujourd'hui nous avons un impensĂ© sur le sujet et nous dĂ©veloppons des ambitions. Nous souhaitons pour des raisons qui ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es ici un maintien dans l'emploi, un retour Ă l'emploi pour des questions Ă©conomiques,
pour des questions sociales, pour des questions de dignité humaine et nous pouvons partager bien sûr ces ambitions là . La réalité aujourd'hui, c'est que j'ai le sentiment que nous ne nous en donnons pas les moyens. Et sur la formation, quels sont les vous évoquez l'an euh, monsieur le ministre, quelles sont les discussions que le ministÚre a aujourd'hui avec les OBCO pour euh l'employabilité des seigneurs ? Ah ben là -dessus, je je vous ai répondu, vous avez parlé d'obligations, il y a des obligations dans les dans les entreprises avec des des accords sociaux là sujet, la formation est clé. Là , vous avez raison, je vous suis tout à fait. Euh, il y a un décalage de formation et ça il faut le combler bien évidemment puisqu'on parle de compétence et d'employabilité, ça s'appelle la
formation. Donc bien Ă©videmment, il faut il faut veiller Ă ce que les efforts de formation soient importants. Ăa fera partie d'ailleurs du complĂ©ment de plan que je propose lĂ pour la pour la trĂšs vite he fin d'annĂ©e au maximum, il y aura il y aura ces ces plans complĂ©mentaires qui mettront beaucoup l'accĂšs sur les compĂ©tences Ă la fois cĂŽtĂ© entreprise. Je le redis qu' a un plan de formation qui inclut les travailleurs expĂ©rimentĂ©s bien Ă©videmment. Et deuxiĂšmement, et c'est important aussi que les travailleurs expĂ©rimentĂ©s ou mĂȘme en 2e partie de carriĂšre soient moteur dans leur formation, expriment des besoins de formation par rapport Ă des projet professionnels. C'est important ça aussi, je veux dire qu'il y a une projection euh dans l'activitĂ© et et
dans l'emploi. VoilĂ . Donc c'est c'est ça euh euh pour le coup euh admettons que c'est quand mĂȘme on touche du doigt euh on le voit bien dans les comparaisons europĂ©ennes un dĂ©faut grave de de les de de l'Ă©conomie française. On on a un dĂ©faut grave. On n'est pas mauvais jusqu'Ă 60 ans, mĂȘme vraiment bon. et 604, on baisse. Bon, ça c'est vrai, il faut affronter ce sujet. VoilĂ . Donc il faut il faut continuer Ă travailler le sujet. Moi, je sens qu'il y a de plus en plus d'entreprises qui sont prĂȘtes Ă s'investir autour des seigneurs ou par valeur ou par nĂ©cessitĂ©. En tout cas, je vous elle commence Ă bien comprendre que de conserver des des compĂ©tences au moment oĂč tout bouge, bah c'est c'est trĂšs utile. Donc je il y a il y a il y a il y a le il y a par exemple le les GE, les
entreprises s'engagent, c'est 200000 entreprises qui travaillent sur les seniors. Il y a le club l'anglois avec des grandes entreprises françaises qui travaillent sur les seniors. Voilà , je sens que les choses bougent. Voilà , donc c'est pas le moment de fléchir. Il faut pas changer de priorité. Ma priorité en tout cas, elle est trÚs claire. faire en sorte que les seigneurs gardent leur emploi et puissent avoir une activité professionnelle autant qu'ils le souhaitent. Voilà , c'est ça qui est important, autant qu'ils le souhaitent et qu'on les accompagne par tous les les les dispositifs qu'on a pu évoquer. Merci monsieur le ministre. Nous arrivons euh au terme de cette audition et oui monsieur l'pporteur. Merci monsieur le président. une précision. Nous avons plein de questions
que nous aimerions encore vous poser, mais je comprends que le terme arrive simplement. Monsieur le ministre, la France a pris l'engagement en 2021 de baisser le taux de pauvreté de 50 %. Il est aujourd'hui, vous l'avez dit, de 15,4 %. L'objectif, c'est 2030. C'est un engagement européen international que notre pays a pris. Est-ce que nous allons vraiment baisser à 7,7 ? Est-ce que nous avons pris la mesure des enjeux ? Est-ce que nous avons pris des mesures qui permettent de baisser ce taux de pauvreté ? Et monsieur le président, ce sera ma derniÚre question. Euh bon, la France de 2026, bientÎt 2027
est passĂ© 2021, donc les choses bougent. et pas forcĂ©ment dans le bon sens d'un point de vue Ă©conomique. Euh par ailleurs euh il y a une dĂ©marche engagĂ©e, vous avez vu le scĂ©nale, je pense c'est son prĂ©sident qui est venu ou des membres de bon et vous savez qu'on il est chargĂ© par le premier ministre lui-mĂȘme justement de faire des propositions vers la fin d'annĂ©e ce qu'on appelle le pact solidaritĂ©s qui est la rĂ©ponse structurĂ©e et interministĂ©rielle. On l'a Ă©voquĂ© euh sur ces sujets-lĂ . Euh bon, on attend ses conclusions, moi je l'ai vu hein. Euh je vous voilĂ , on a commencĂ© Ă Ă©changer, on lui a demandĂ© enfin la mission qu'il a du Premier ministre lui-mĂȘme, c'est bien une trajectoire rĂ©aliste, voilĂ , volontaire. L'objectif politique, c'est bien de rĂ©duire la
pauvretĂ©, de travailler la pauvretĂ©. C'est multicuse, hein, c'est c'est euh c'est voilĂ , quand on rentre dans le sujet pour le coup, euh il est complexe euh et on comprend d'ailleurs l'histoire, on comprend les facteurs. Il faut comprendre les facteurs qui ont conduit Ă au rĂ©sultat qui est le nĂŽtre en matiĂšre de matiĂšre de pauvretĂ©. C'est un sujet un peu gĂ©nĂ©ral d'ailleurs, vous savez, on a la moyenne europĂ©enne. Enfin, c'est voilĂ , c'est voilĂ . Donc, attendons ces conclusions. Euh, on aura encore tout de l'annĂ©e 2027. On verra ce qui se passe en 2027 pour le finaliser puisque le pas suivant, c'est Ă partir de 2028. Mais bon, on aura quand mĂȘme dĂ©jĂ un premier matĂ©riau qu'on aura en main vers la fin de l'annĂ©e qui permettra d'Ă©laborer pendant l'annĂ©e 2027 un plan. Ce plan sera assorti d'un
objectif quantitatif Ă obtenir Ă l'issue du plan suivant. VoilĂ . Donc c'est on travaille sur le sujet sĂ©rieusement et et on attend les conclusions du CNLE qui lui-mĂȘme travaille avec beaucoup de rigueur sur ce sujet-lĂ . Merci monsieur le ministre. Nous arrivons donc pour ce coup-lĂ dĂ©finitivement Ă la fin de cette audition et au nom de mes collĂšgues ici prĂ©sents du rapporteur et de moi-mĂȘme, nous vous remercions de le temps que vous avez consacrĂ© et Ă©galement de toutes les prĂ©cisions et toutes ces Ă©claircissements aussi que vous avez portĂ© Ă nos questions qui sont trĂšs nombreux, on le sait. Donc c'est pour ça que je vous demanderai si c'est possible de nous rĂ©pondre par Ă©crit au questionnaires et ainsi nous apporter Ă©galement d'autres euh interrogation d'autres supports qui pourraient vous
sembler intéressant pour notre pour notre rapport. Et mes chers collÚgues, je vous donne rendez-vous demain matin à 8h50, changement d'horaire 8h50 au 2e sous-sol du 103 rue d'université pour une nouvelle journée d'audition en cours de laquelle nous entendrons tout d'abord madame Camille GaillÚre Minier, ministre déléguée auprÚs de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargé de l'autonomie et des personnes handicapées. Puis à 11h les représentants du conseil d'entation des retraites avec monsieur Gitbert 7 président et Emmanuel Brettin son secrétaire général. La séance est levée. Ok.
Jean-Pierre Farandou