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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 4 octobre 2024 58 minComplaisantDivertissement

Sylvie Vartan tire sa révérence - C à vous la suite - 04/10/2024

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... - A.-E.Lemoine: "C à vous". - M.Bouhafsi: Je vais râper le jaune d'oeuf sur la tuile. - C.Rouquet-Prévost: On se retrouve demain, samedi.

C'est à Bastille de 10h à 20h. Vous venez. - M.Bouhafsi: On va se régaler! - C.Rouquet-Prévost: Vous allez déguster des cuisines du monde entier.

Vous râpez très bien. - A.-E.Lemoine: C'est vrai.

Merci à tous les 2. Souleymane est un jeune Guinéen à Paris qui jongle avec la vie en soupe populaire, gagnant sa vie tous les jours, qu'il pleuve ou qu'il vente en dévalant les rues de la capitale. - Monsieur Sangare, je suis là pour vous écouter.

C'est quoi votre histoire à vous? - Frérot, je t'ai donné le code pour que tu travailles. - Ca sonne pas assez. - Il faut travailler, frérot.

On n'est pas venus en Europe pour jouer. - Fais le tour. - Toi, c'est pas Emmanuel. - Effectivement. - J'ai besoin de sous. - C'est pour moi.

Courage. - Merci. Vous voulez un coup de main?

Voilà, doucement. - Souleymane, c'est pas le 22 février, c'est le 19 février. - Il y a un problème avec le code, là. - Mon ami, tu es toujours en retard. - Il faut que tu m'aides à avoir un code. - Ca va, tu n'es pas trop fatigué? *-115 de Paris, bonjour. - C'est pour avoir une place pour ce soir, s'il vous plaît. - Il ne faut pas stresser.

Reste optimiste. Arrête de me pousser. Vous me passez la commande. - T'as pas le droit de frapper chez moi. - Tu vas perdre pour l'entretien. - Comment ça, tu me dois rien?

Je veux mon argent! - Tu n'as pas à avoir peur. - Allez! - Tu sais ce que tu as vécu. - Et si on me prend pour un menteur? - Non.

Tu n'es pas un menteur. Tout ira bien. sort mercredi prochain en salle.

Il a ébloui Un certain regard à Cannes, qui lui a décerné le prix du jury et le prix du meilleur acteur pour A.Sangare, mécanicien à Amiens depuis son arrivée en France il y a 6 ans. Son histoire personnelle résonne avec celle du héros qu'il incarne au cinéma.

A.Sangare et B.Lojkine sont nos invités.

Bonsoir. Bienvenue sur notre plateau. Merci de votre présence ce soir pour ce film qui remue.

Vous n'êtes pas livreur, mais la différence avec le héros Vous avez appris la veille de la projection du film à Cannes que votre demande de visa était rejetée. Beaucoup de mains se tendent, mais beaucoup se ferment dans ce monde. Vous êtes heureux que ce film mette la lumière sur votre quotidien, mais aussi sur de nombreux sans-papiers en France. - A.Sangare: Tout à fait. - A.-E.Lemoine: Votre émotion, c'est parce que vous ressentez de la colère et de l'injustice d'être aujourd'hui dans cette situation?

Vous avez appris à lire et à écrire en France. Vous avez été sollicité par de très nombreuses entreprises. Mais vous vous êtes retrouvé face à ce refus. - A.Sangare: Bonjour à tous.

Merci de votre accueil. En ce qui concerne mon parcours en France, je pleure parce que c'est quelque chose qui m'a fait beaucoup souffrir. Quand j'étais dans mon pays, la seule chose que mes parents m'ont apprise, c'était de rester positif envers les uns et les autres.

En entendant le nom de la France dans mon pays, je me disais que c'était un pays qui accueillait les gens. A mon arrivée ici...

J'ai pensé que tout allait être facile. Mais ça n'était pas le cas. Administrativement, c'était compliqué.

Mais le jour où j'ai mis mon pied en France, j'ai quand même eu des personnes autour de moi qui m'ont aidé. Je prononce bien le nom des associations. On ne m'a pas laissé tomber.

Mais administrativement, ça a été compliqué et jusqu'à aujourd'hui, c'est compliqué. - A.-E.Lemoine: La production du film a décidé de ne pas vous laisser tomber.

Le film ne sera terminé que lorsqu'Abou aura ses papiers. - B.Lojkine: Forcément, quand on prend quelqu'un qui n'appartient pas au cinéma et qu'on le fait venir dans un projet de film, c'est une histoire merveilleuse, mais c'est aussi une grosse responsabilité.

J'étais convaincu pendant que nous faisions le film avec Abou qu'il aurait sa régularisation à la fin du film. Il y a eu Cannes. Il a eu un prix à Cannes.

On s'est dit que dans la semaine, on allait régler cela. C'était très compliqué. a écrit un mail et lui a proposé de redéposer une demande.

On a de l'espoir. - P.Cohen: On va répéter que ce n'est pas un discours politique, votre film.

C'est l'expérience de passer une heure et demie dans les roues de Souleymane, qui enchaîne les commandes dans un tourbillon sans fin, qui risque la suspension de son compte à la moindre mauvaise note d'un client, au retard d'un restaurateur...

Comment avez-vous travaillé pour vous documenter sur la vie de ces livreurs et de ces sans-papiers? et en rencontrant des livreurs. Les livres m'ont raconté leur quotidien.

La plupart d'entre eux sont sans-papiers. Ils n'ont pas le droit de travailler, donc ils vont travailler avec le compte de quelqu'un d'autre. Ils reversent une grande partie de leur salaire à ce propriétaire de compte.

Ensuite, le film, ça n'est pas un documentaire. A partir de cette matière documentaire, on a construit un film qui se regarde comme un thriller, avec un compte à rebours qui commence dès la 1re minute du film. - B.Lojkine: Ca bouge tout le temps.

Ca faisait partie de l'idée de départ. Je pensais qu'il fallait faire un film qui allait vite aussi, aussi vite que les livreurs. - M.Bouhafsi: Vous avez glissé des vrais éléments dans votre film.

Vous avez donné à votre héros le vrai nom d'A.Sangare. Abou, vous avez même hésité à aller à la projection à Cannes.

Pourquoi? - A.Sangare: Pour les mêmes raisons.

Quand je suis arrivé sur le plateau, quelqu'un a commencé à expliquer les histoires. Cannes, pour moi, c'était pareil. C'est quelque chose auquel je n'avais jamais assisté.

Pour moi, c'était un peu...

Je n'arrive pas à maîtriser mes sentiments. Je n'ai pas l'habitude. Mais j'étais très content parce que quand on s'engage dans quelque chose, et surtout, la production m'a embauché dans ce travail en étant en situation irrégulière, en ne parlant pas correctement français.

Avec tous ces soucis-là, je me suis demandé comment je pourrais y arriver. Comment je pourrais accomplir les missions que ces gens - A.-E.Lemoine: Vous y êtes arrivé haut la main, avec un prix d'interprétation.

Vous avez réussi à contenir vos larmes. Vous avez remercié l'équipe du film et Boris, notamment. Boris, il a dépassé toutes vos espérances, à vous.

Vous avez senti que dans les silences, il était merveilleux pendant les essais. - B.Lojkine: Quand on fait du casting sauvage, c'est-à-dire du casting de non-professionnels, on prend du temps à faire ce casting.

Avant de le choisir, nous avons auditionné 200 personnes. Et on le trouve. On voit quelque chose chez lui.

Mais c'est quand même un pari. Quand on prend un acteur qui n'a jamais joué, qu'on lui donne le 1er rôle, qu'il est dans toutes les scènes du film, qu'il a des émotions fortes à jouer, ça reste un pari. Je me suis inquiété pendant le temps de répétition, de préparation, mais dès le 1er jour de tournage, J'ai vu que la caméra l'aimait.

Dès le 1er jour de tournage, on était tranquilles. - A.-E.Lemoine: Abou, vous rêviez d'être mécanicien.

C'est un rêve que vous avez réalisé. que vous aviez tourné un film. Elle le sait maintenant? - A.Sangare: Je ne sais pas.

Je parle rarement avec les gens qui sont en Guinée. Depuis que je suis en France, pour moi, c'est comme si ma vie était ici. Là où je suis, c'est là où je fais mes choses.

La Guinée est un peu étrangère par rapport à la France, aujourd'hui. Et je n'aime pas non plus communiquer mes problèmes autour de moi. Voilà pourquoi je n'ai rien dit. - A.Sangare: Ca reste pour moi une occasion.

Si l'occasion se présente, je le ferai. Mais mon rêve est de travailler dans la mécanique, comme je l'ai toujours voulu depuis mon enfance. Le jour où la préfecture d'Amiens va me délivrer un titre de séjour qui va m'autoriser à travailler, le lendemain, je me présenterai pour trouver du travail. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.

Vous êtes merveilleux dans ce film signé B.Lojkine. Ca s'appelle "LHistoire de Souleymane".

On ferme les yeux sur ces travailleurs clandestins. Ils nous apportent à manger. qu'ils nous apportent à manger.

Ce film va sortir en salle mercredi prochain. Merci d'avoir accepté notre invitation. Voici L'OEil De Pierre. - P.Lescure: Je ne vous présente pas T.Frémaux.

Il avait sélectionné le film dans la catégorie Un certain regard avec un prix du jury et le prix d'interprétation. Je vous propose de passer une nuit avec T.Frémaux, une nuit pas comme les autres et pas n'importe où, une nuit dans son musée. "Ma nuit au musée", c'est une collection des éditions Stock. d'y passer la nuit et de le raconter dans un livre.

T.Frémaux a choisi le musée de l'Institut Lumière qu'il dirige à Lyon. C'est la première fois qu'il y a passé la nuit avec un lit de camp.

Dans ce musée, c'est la naissance du cinéma par Louis et Auguste Lumière. - On a souvent été prudents concernant le 1er film des frères Lumière. On a souvent été timides à dire que c'était là que tout avait commencé.

Le cinéma est là tel qu'on va le connaître toujours. - P.Lescure: Ce bouquin est passionnant.

C'est un peu les nôtres, nous qui aimons le cinéma. Dans 8 jours commence le Festival Lumière. Comme chaque année, T.Frémaux demandera à son invité de filmer à son tour le 1er film de l'histoire: "La Sortie des usines Lumière".

Un 1er film qui filmait des inconnus. - On filme ces ouvrières et ces ouvriers qui sortent de l'usine Lumière. C'est ça que va être le cinéma.

Wenders a dit que quand les spectateurs ont vu les 1ers films, ils se sont reconnus. Et c'est ça que nous continuons à faire quand on va au cinéma. de ceux qui vont aller au cinéma. - P.Lescure: Et ce 1er geste cinématographique et social saute aux yeux des cinéastes du monde entier quand ils découvrent ces 1res images du cinéma né à Lyon. - Les cinéastes viennent éberlués.

Ils apprennent que la littérature, la peinture et la musique, on ne sait pas où ça a été inventé. Le cinéma, on sait. C'est là. - P.Lescure: J'ai demandé à T.Frémaux quelles étaient ses sorties d'usine préférées. - J'aime beaucoup celui de Tarantino.

Il court devant la caméra une fois que tout le monde est passé. Elle se termine par B.Tavernier un an avant sa mort.

C'est presque la dernière image que nous avons de lui. Et J.fonda ou C.Deneuve qui ont fait leurs premiers films rue du Premier film.

J.Fonda avait demandé à tous les acteurs de ce film de dire qu'ils avaient gagné une grève et de faire la fête. - P.Lescure: Vous allez peut-être reconnaître un figurant à la fin.

C'est le film de C.Deneuve. - A.-E.Lemoine: C'est un bon acteur, P.Lescure.

C'est passionnant. Ca va vous plaire. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, Abou et Boris.

C'est l'icône absolue de la variété française: 63 ans de succès. 40 millions de disques vendus. Le film de sa vie est un tourbillon.

Elle a rencontré les Beatles, avec une grande histoire d'amour avec Johnny et une période américaine. - S.Vartan, on vous présente car ce sont vos débuts. ...

Comme un garçon, j'ai ma moto. Comme un garçon, je fais du rodéo. ...

J'ai appris mon métier sur le tas. La meilleure école, c'est la scène. Ca pique les yeux, ça fait pleurer et ça s'envole en fumée.

Je suis swing. Je suis swing. Ma vie à moi! - A.-E.Lemoine: Bonsoir, S.Vartan. - S.Vartan: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Ce film est magnifique.

Vous avez décidé de tirer votre révérence et vous allez donner 6 derniers concerts. On voulait prendre un maximum de S.Vartan. - S.Vartan: Cela fait déjà longtemps, pour mon grand bonheur aussi.

Toutes ces années passées à parcourir les scènes, le monde, à voir tant de gens, j'ai tellement appris...

Tous ces voyages, c'était en accéléré. A un moment donné, il faut savoir s'arrêter au bon moment. Tout ce que l'on voit, quand je revois tout ça, je suis déjà fatiguée.

J'étais sur orbite en permanence, muée par une espèce de force sans égale. C'était toujours joyeux. - A.-E.Lemoine: 2500 concerts.

Vous avez décidé que vous donneriez Vos 3 derniers concerts au Dôme de Paris. Les places se sont arrachées tellement vite que vous avez dû rajouter 3 nouvelles dates au Palais des Congrès, là où vous avez triomphé de si nombreuses fois. Ca ne peut pas infléchir votre décision?

Ils ne veulent pas vous laisser partir. - S.Vartan: Je prends toujours les décisions assez rapidement Après, je commence à réfléchir.

En fait, je réfléchis pas mal. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas facile de dire adieu. - S.Vartan: Il y a la raison qui brime.

Je ne vais pas continuer cette vie vertigineuse encore. Il faut tenir le coup. Ma vie est quand même derrière et pas devant. - P.Cohen: Elle a été très bien remplie. - S.Vartan: Je n'ai pas de regrets.

C'était un bonheur de tous les jours. C'est passé si vite. C'est comme un songe.

Ce sera un moment particulier. Comment se dire adieu? Avec un show de 2 heures 30, vous serez entourée de danseurs pour la 1re fois.

Il y aura 6 moments-clés de votre carrière. Les Beatles avec lesquels vous avez partagé l'affiche de l'Olympia. Las Vegas, la Bulgarie, la France et Johnny, bien sûr.

J'ai un problème. J'aime tellement ce duo parmi la trentaine que vous avez proposés tous les deux. - S.Vartan: J'ai un problème, j'ai bien peur que je t'aime.

Je crois que je t'aime aussi. En même temps, on y gagne quand même. - A.-E.Lemoine: Cette chanson est formidable.

Vous avez passé votre vie sur la scène. Et c'est en marge de la scène que vous avez croisé pour la 1re fois Johnny. - S.Vartan: Oui.

C'est à cause de ce métier. - A.-E.Lemoine: Il ne vous a fait ni chaud ni froid. - S.Vartan: Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Vous avez passé votre vie sur scène.

Depuis vos 17 ans, alors que vous étiez Parce que la scène vous plaisait plus que la chanson. Depuis l'enfance en Bulgarie, vous rêviez d'un rôle dans le conte "Boucle d'or et les Trois Ours" et on vous avait préféré la fille de l'ambassadeur des Pays-Bas. - S.Vartan: Oui.

Cela m'a appris des choses. Quand il vous arrive des aventures et que vous êtes déçue, c'est un mal pour un bien. Je me suis rendu compte que c'était ce que j'avais envie de faire et que j'allais faire ça.

Mais j'étais déterminée, envers et contre tout. Et je l'ai fait, pour mon plus grand bonheur. - M.Bouhafsi: Dans la vie, vous êtes plutôt réservée.

Vous avez choisi la scène parce qu'elle vous donne un alibi pour oser devant votre public et oser à la télévision, comme en 1974 avec les Carpentier. ... - M.Bouhafsi: Vous êtes indéniablement une comédienne.

Vous auriez dû faire une carrière plus grande au cinéma. Vous auriez dû jouer dans beaucoup de films, mais on voulait que vous vous concentriez sur votre carrière de chanteuse plutôt que le cinéma. - S.Vartan: Je suis devenue chanteuse par hasard. et mon frère étaient musiciens.

On écoutait tout le temps de la musique à la maison. Mais je voulais avoir une vie multiple. Je voulais avoir des rôles drôles, comiques ou dramatiques.

C'était une palette extraordinaire. Tout cela a commencé par mon envie de vouloir faire l'ours. Mais pas celui de "Boucle d'or". - A.-E.Lemoine: Vous avez rencontré le succès sur tous les continents.

On vous a décrite comme le plus beau cadeau de la France depuis la Statue de la Liberté là-bas. Cela a inspiré la Pépite de Patrick ce soir. - P.Cohen: Une pépite américaine et des images rares.

La scène se passe dans un des palaces les plus prestigieux de Las Vegas. - S.Vartan: Le MGM. - P.Cohen: Vous vous apprêtez à chanter.

Et qui vous présente au public américain? L'une des stars de la MGM, G.Kelly. - P.Cohen: Et voilà.

Ensuite, c'est le mouvement inverse. Le yéyé. - P.Cohen: Voilà!

Expérience prestigieuse. Mais dans vos mémoires, vous racontez Pour la 1re fois, vous chantiez devant des gens qui étaient en train de dîner. - S.Vartan: Oui!

C'était une grande salle, malgré tout. Après, ils se sont arrêtés. Ils s'arrêtent de dîner quand on chante.

C'est ce qu'il s'est passé, mais c'était une expérience de bout en bout. C'était magnifique, magique. - P.Cohen: Et prestigieux. - P.Lescure: Votre pays de naissance, c'est la Bulgarie.

Vous l'avez quitté à 8 ans. Vous avez toujours dû garder en tête la terreur avec votre maman. Un soldat russe avait donné un coup de crosse dans le dos de votre mère car elle n'a pas célébré Staline.

Ca vous a marquée. Vous y êtes retournée triomphalement en 1990. Un voyage de 12 jours qui a été filmé par les équipes de France 2, entourée de tous vos proches.

En point d'orgue, un concert devant le public de Sofia. ... - P.Lescure: C'est un de vos souvenirs les plus profondément émouvants, j'imagine. - S.Vartan: Même quand je le revois, Ca a été quelque chose de si fort.

C'était au-delà du concert. De voir de tout ce monde...

Rien n'avait changé dans le pays. Après toutes ces années, tout était resté en l'état. Tout était vide.

Les gens étaient animés d'un espoir extraordinaire. Le mur de Berlin était tombé. On sentait cette espèce d'élan.

Quand je chantais, je me souviens que je disais: "C'est supposé passer pour Noël. Mais je vais être en pleurs en permanence." Il a su capter les moments forts avec beaucoup de pudeur.

Pour moi, c'est un de mes moments les plus extraordinaires. Rien que pour ce concert, ça valait la peine de chanter. - A.-E.Lemoine: Rien que pour ce concert.

Et cette chanson, "La Maritza", je ne sais pas si vos enfants ou vos petits-enfants vous l'ont signalé, mais cet été, elle a été l'une des plus utilisées sur Instagram. Egalement sur TikTok, par la jeune génération. - S.Vartan: C'est fou! - A.-E.Lemoine: Et cet été, vous avez vu Angèle lors de la cérémonie de clôture des JO.

Elle avait une coiffure particulière, qui était exactement - S.Vartan: Elle en jette, Angèle! - A.-E.Lemoine: Elle s'est inspirée directement de S.Vartan dans les années 60. - S.Vartan: C'est une des chanteuses les plus formidables.

Elle a du cran, de la personnalité. Elle a un grand frère, comme moi, j'avais un grand frère. Elle a une famille d'artistes.

Moi aussi, mes parents étaient plus ou moins artistes. Mon père, mon frère...

Quelque part, j'ai une certaine tendresse pour elle. - A.-E.Lemoine: Il y a une certaine filiation.

Les 8, 9 et 10 novembre à Paris sont déjà complets. Mais il y a des dates supplémentaires: les 24 et 25 janvier au Palais des Congrès. Il faut se dépêcher.

J'y serai. Le 7 novembre sort un formidable livre: "Ma vie en scène". - S.Vartan: Il fallait que je termine au Palais des Congrès.

J'ai commencé à l'Olympia. Les grands spectacles où j'ai créé et réalisé tous mes rêves, aussi bien de comédie ou de spectacle, tout bêtement... - A.-E.Lemoine: De scénographie, de show...

J'ai envie de retourner là-bas. - A.-E.Lemoine: Pour boucler la boucle de cette vie sur scène.

Restez avec nous, chère Sylvie. On vous présente une jeune humoriste formidable qui a beaucoup de culot et d'audace. Mais avant, c'est le PVPP.

L'image du jour nous emmène en Corée du Sud. - M.Bouhafsi: Une belle histoire.

Je vous présente cette femme de 81 ans. Elle participe au concours de Miss Univers. Une participation atypique.

La limite d'âge était auparavant de 28 ans. Elle n'avait pas pu participer plus jeune au concours pour élever ses enfants, mais elle avait toujours rêvé de porter l'écharpe de Miss. Elle s'est confiée à une télévision américaine. - M.Bouhafsi: Face à 31 candidates, l'octogénaire n'a pas été qualifiée pour le concours.

Il y a une consolation: le prix de la candidate la plus élégante. En France, la limite d'âge a aussi été abolie. Mais pas encore de gagnante au-delà de la vingtaine. - Je pense que c'est important d'avoir ce type de profil.

Ca va arriver. Il y a déjà des candidates de plus de 40 ans C'est sûr, c'est très éloigné des 80 ans. Mais ça fait déjà son chemin dans la tête des femmes qu'elles peuvent se présenter.

S'il y a une candidate de 81 ans, je le vivrai différemment. Tu n'as plus grand-chose à prouver. C'est que du bonus.

Elle est en train de kiffer, la Coréenne. - M.Bouhafsi: Est-ce qu'on pourrait élire une femme de plus de 50 ans?

On a posé la question. - C'est une très belle femme. Elle a l'âge qu'elle a, mais elle est très belle. - Je trouve ça très bien.

On a tendance à mettre les vieux de côté. - Elle est bien conservée, si elle a vraiment cet âge-là. - Je la trouve superbe! - M.Bouhafsi: C'est la même règle en France pour les garçons.

Ca ne dépasse jamais la vingtaine. Sur ce plateau, pour les garçons comme pour les filles, il n'y a personne en dessous de la limite d'âge. - A.-E.Lemoine: On va se présenter avec Sylvie pour être Miss Univers!

Elle n'est pas emballée du tout par ce projet de duo...

Une personnalité que le monde de la mode s'arrache. - M.Bouhafsi: Si vous avez regardé la cérémonie d'ouverture, vous avez vu tout à l'heure Angèle. de la cavalière d'argent qui a chevauché la scène.

C'était absolument magnifique! Derrière ce costume se cache J.Friot, une créatrice de 29 ans.

C'est une Parisienne blonde platine que la mode s'arrache aujourd'hui. Madonna, B.Pravi, et A.Taylor-Joy ne jurent que par elle. - Je pense que ce qui a permis que je passe de l'ombre à la lumière, c'est la cavalière des JO.

Jeanne d'Arc sur la scène pendant la cérémonie...

C'est grâce à D.Burki et T.Jolly.

On a retravaillé les ceintures, qui font partie de mon ADN. C'est un travail que je fais autour de la silhouette depuis pas mal d'années. Je défends une meuf non genrée.

Je ne veux pas rapporter de genre particulier, mais tomber amoureux d'une coupe, d'un travail, de comment on se sent à l'intérieur d'un vêtement, une couleur, une matière...

Un moment incroyable, c'est Madonna. On m'a appelée pour réaliser sa robe. Ca m'a fait un gros choc émotionnel et beaucoup de joie.

C'est mon idole! Si on m'avait posé la question de qui je voulais habiller, j'aurais répondu Madonna. - M.Bouhafsi: Sylvie, vous avez toujours de magnifiques costumes sur scène. - A.-E.Lemoine: Formidable styliste que le monde s'arrache.

Tout de suite, Jibé et Lucien en coulisses. Ce soir, Lucien a rendez-vous avec la DRH. - J'ai rendez-vous avec le DRH pour voir s'il valide ma période d'essai.

Je ne veux pas y aller avec ce truc. - Tu es là depuis combien de temps? - Ca fait un mois.

Vous allez faire quoi? - Je vais le faire d'un côté pour égaliser. - Tu travailles depuis longtemps? - Oui. - Ca se voit que je cache quelque chose, non? - On peut le fondre un peu, mais ça implique de passer à l'étape supérieure. - Tout ce que tu peux faire pour le cacher, je prends. - Il ne faut pas me le dire 2 fois. - Tout ce que tu peux faire pour le cacher, je prends. - Tu es marrant, toi! ... - On ne voit plus le bouton. - Je pense qu'on est bien, là.

J'espère qu'elle va renouveler ton contrat. - Pourquoi? - J'espère aussi. - Merci.

On est contents de vous avoir. - A.-E.Lemoine: C'est une jeune femme ultra populaire sur les réseaux sociaux, parce qu'elle ose s'infiltrer dans un meeting du RN pour monter sur scène et exprimer d'un doigt rageur son intime conviction, s'incruster dans un défilé Chanel pour déambuler en tailleur maison, alors qu'elle n'y était pas invitée, au milieu des mannequins. - Vous avez une invitation? - Marie s'infiltre: C'est un scandale!

J'ai besoin que tu viennes avec l'invitation tout de suite. ... - A.-E.Lemoine: Le culot de Marie s'infiltre.

Plus de 2 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux et 65 millions de vues sur YouTube depuis 2017. Aujourd'hui, son spectacle porte le nom de sa marque de fabrique: le culot. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Marie Benoliel.

C'est votre vrai nom. Vous êtes "Marie s'infiltre" depuis 2017. Ce spectacle, "Culot", a déjà conquis 300 000 spectateurs.

Il y a une tournée dans toute la France, - Marie s'infiltre: Les Zénith. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous recevoir à côté de S.Vartan.

Vous êtes habillée ce soir pour faire honneur à S.Vartan. - Marie s'infiltre: Le fait que je sois à côté de S.Vartan me rend toute chose.

Je suis rarement timide, mais être face à une icône comme ça, je tire ma révérence...

C'est très impressionnant! Je vous assure. - A.-E.Lemoine: Je vous présente aussi notre chef, C.Rouquet-Prévost, qui vous propose un oeuf à juste température.

L'audace, la jouissance...

Dès la 1re seconde sur scène, vous donnez le ton. Vous vous déshabillez intégralement. Vous l'avez déjà fait sur la scène des César en 2022.

Et c'est pour créer le malaise que vous le faites. Vous l'affirmez: pour oser être soi-même, il faut accepter de gêner. - Marie s'infiltre: Ce n'est pas pour créer le malaise.

Il y a quelque chose de plus fort dans la mise à nu que de gêner le spectateur. Pour moi, c'est une mise à nu. C'est très spécial.

Ensuite, je dirais qu'il y a quelque chose dans le spectacle qui crée un lien assez hystérique entre moi et le spectateur. Ils vont être malmenés et je vais leur donner énormément d'amour, de douceur et de sincérité. Je vais puiser en moi des choses très fortes, qui font que, petit à petit, on se libère.

Le spectacle libère le spectateur mais me libère aussi chaque soir de mes limites. Je les repousse avec des challenges, des défis que je m'impose. C'est un spectacle épuisant pour tout le monde. - A.-E.Lemoine: La preuve en images, quand vous interagissez - Marie s'infiltre: Toi, je ne te connais pas.

Toi, je ne te connais pas. Toi, je te connais, mais je ne t'aime pas. Frédéric!

Viens vite! - A.-E.Lemoine: C'était l'heureux élu ce soir-là.

Il y a un heureux élu par soir. - P.Cohen: Au début, j'avais compris "Marie sans filtre". - Marie s'infiltre: Ca marche aussi. - P.Cohen: Vous n'étiez pas du tout destinée à ce que vous faites aujourd'hui.

Vous prépariez une carrière politique. - Marie s'infiltre: J'ai fait Sciences Po, puis lettres. à Sciences Po. - P.Cohen: Et soudain, la passion du théâtre. - Marie s'infiltre: Elle est apparue de façon très violente.

Ca a été une vraie rencontre. - P.Cohen: Et un entourage incrédule qui vous dit: "Tu vas gâcher ta vie." - Marie s'infiltre: Ca a été une période assez compliquée.

Quand on a 25 ans, qu'on vient de terminer Sciences Po, qu'on travaille aux Affaires étrangères et qu'on prépare l'ENA, ça excite tout le monde. Les portes s'ouvrent. Et tout à coup, je suis au Cours Florent et je vais devenir saltimbanque.

Il y a un sentiment de déclassement qui s'est créé en moi, et aussi pour mes proches. - A.-E.Lemoine: Et de snobisme. - Marie s'infiltre: Pas que, d'inquiétude aussi.

C'est un métier difficile. Enfin, ministre aussi... - A.-E.Lemoine: Et précaire, aussi! - Marie s'infiltre: De nos jours, plutôt.

Ca a été un moment assez compliqué. Je vous écoutais tout à l'heure dans ma petite loge. Quand on fait les choses avec plaisir, il y a peu de risque.

C'est ce que j'ai assez vite compris avec le théâtre. - S.Vartan: Vous avez raison. - P.Lescure: Oui, je pense aussi.

Avec le succès et le temps, vos vidéos ont évolué de façon spectaculaire, dans un travail qui retrouve le journalisme. Vous allez en banlieue, vous parlez de trafic de drogue, de port du voile et de condition féminine. Il y a aussi votre série à Dubaï, en 2021, à la recherche des influenceuses et influenceurs français installés là-bas. ce sont les impôts. - Marie s'infiltre: Oui, on gagne une somme de fric fou.

Il y a aussi des sujets plus intéressants et très violents de personnes vraiment maltraitées. C'est une vie assez spéciale. Au début, j'y étais allée avec légèreté, pour me régaler, en plein covid.

Il y avait beaucoup moins de gestes barrières. J'ai été affolée par mon propre déni à ne pas voir les choses, cette sorte de vernis doré qui recouvre une société totalement féerique. - A.-E.Lemoine: C'est une bulle artificielle. - A.-E.Lemoine: Cynique et égoïste. - Marie s'infiltre: C'est horrible.

Je n'ai plus le droit d'y aller. Finalement, est-ce que je le regrette? - A.-E.Lemoine: Votre culot est devenu votre marque de fabrique.

Mais ça libère. - Marie s'infiltre: C'est un mot aguicheur et grossier qui veut dire "liberté". On a des limites.

Quels moyens on va mettre en place pour les dépasser? Ce ne sont pas des limites qui sont simplement physiques. A quoi on aspire?

Qu'est-ce que l'on n'ose pas faire? Qu'est-ce que l'on rêve de faire et que l'on n'ose pas faire parce qu'on est comprimé par des conventions, une éducation, la peur du regard des autres, l'envie de plaire, l'envie d'être aimé? Il faut arriver à s'en libérer pour aller au plus près de soi.

C'est ça, le culot. C'est l'enjeu du spectacle. Mon défi, chaque soir, c'est que toutes les personnes dans la salle ressortent en se disant: "Je peux tout faire." C'est une grande responsabilité! dans toute la France.

Merci beaucoup, Marie, d'avoir accepté notre invitation. Robe sublime! - Marie s'infiltre: Merci!

Je vous fais un petit défilé Chanel? - A.-E.Lemoine: Il ne faut pas prononcer de marques. - Marie s'infiltre: Je vous fais un petit défilé tout court? - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 4 octobre. A la une de ce vendredi...

M.Barnier était en visite Au Sommet de l'élevage à Cournon-d'Auvergne. Toutes les personnes présentes ont cru que c'était Père Castor.

Je lance un appel à témoins. Si vous êtes né(e) après l'invention du Minitel, contactez-moi, ça m'intéresse. On peut être ado et fan de M.Barnier.

Pour vous, ce n'est que le Premier ministre. Pour eux, c'était H.Styles. - B.Chameroy: Ces jeunes!

Le Sommet de la francophonie avait lieu aujourd'hui à Villers-Cotterêts avec E.Macron, mais pas le président, le jet-setteur. - Je vous remercie. - Les jet-setteurs sont allés danser.

à tout le monde qu'il avait appris le Bescherelle sur le bout des doigts. - E.Macron: Plus que des phonèmes, des morphèmes, plus que des tergiversations partagées sur l'emploi du subjonctif plus-que-parfait, quand il s'agit d'accorder les participes passés après les verbes pronominaux... - B.Chameroy: Mohamed a fait honneur à la langue de Molière. - M.Bouhafsi: Merci à ces 3 jeunes.

Vous nous accueillez aujourd'hui. Il bafouille. Beaucoup nous suivent actuellement.

Les francophones sont une communauté à faire vivre - B.Chameroy: Donc nous sommes tout au début de la montée. Bravo.

Je bafouille tous les soirs. Je m'adresse à l'assistance. C'est pas cool de le laisser galérer comme ça.

Il était là pour animer un bel événement, pas pour gérer une colonie de vacances. - M.Bouhafsi: Je vais vous demander de vous asseoir.

J'ai le mauvais rôle aujourd'hui. Je vais vous demander de vous asseoir. On va réaliser cette photographie... - B.Chameroy: Asseyez-vous! 1re question.

On nous demande: "Je n'ai pas bien compris qui était l'invitée de votre émission, hier." Nous avons été assez discrets sur la venue d'une star internationale dans l'émission. - A.-E.Lemoine: Une invitée incroyable.

K.Winslet. K.Winslet.

K.Winslet. Et ce soir, notre invitée est K.Winslet.

On reçoit K.Winslet le 3 octobre. - B.Chameroy: 2e question, de Patrick: "Peut-on décaler la matinale de France Inter à 14h?" Ce n'est pas de mon ressort.

Nous sommes aujourd'hui en octobre et Patoune profite de l'émission pour faire des siestes en regardant ses fiches. C'est réparateur. Mais oui...

Personne ne regarde ses fiches comme ça. Dernière question...

Lorrain est officiellement devenu le tonton relou des conversations WhatsApp. On nous demande comment le faire sortir des conversations. Tonalité WhatsApp. - B.Chameroy: On va quitter le groupe. - L.Sénéchal: Elle aurait pu rester. - B.Chameroy: Si vous vous demandez pourquoi il y avait des bouchons sur le périphérique cette semaine, voici la réponse. - Vous êtes à bord de la voiture France Bleu Paris. - Vous êtes en direct depuis la porte d'Italie. - B.Chameroy: Tous les journalistes étaient sur le périphérique, d'où les bouchons.

L'invité est passé à 50 km/h. BFM avait dépêché Marie pour tester tous les moyens de transport. - Marie, tu es dans un camion. - La moto roule à combien? - Est-ce que vous voyez une grande différence ce matin? - Non.

Pas de différence par rapport à d'habitude. - J'ai peur que ce soit pire que d'habitude et qu'il y ait des rollers sur le périph. - B.Chameroy: On a proposé de nouvelles idées pour le périph. - Ca va peut-être être autorisé pour les vélos. - C'est une très mauvaise idée, comme toutes les idées d'A.Hidalgo. - C'est une idée de V.Pécresse. - C'est une abomination.

C'est n'importe quoi. - C'est une idée soufflée par M.Barnier. - Il avait fumé la moquette! - En tant qu'usager et bénéficiaire, j'ai tendance à penser que c'est une bonne idée. - C'est une autre affaire. - La 2e idée serait que le périphérique soit piéton un week-end par mois. - Très bonne idée. - C'est tout aussi idiot. - C'est une idée de M.Barnier. - Faire le tour à pied le week-end sur le périphérique, il y a mieux, comme idée de promenade. - Vous aussi, vous avez fumé la moquette!

On marche tous sur la tête. - B.Chameroy: On referme ces actualités avec 2 infos de la semaine: le concert de M.Farmer au Stade de France du Premier ministre.

On mélange les 2 et on découvre "Michel Farmer". ... - B.Chameroy: Youpi, c'est vendredi!

L'info revient lundi. Bon week-end. - A.-E.Lemoine: Bon dernier concert à S.Vartan.

Merci, Marie. Demain, A.Casse avec "C l'hebdo".

On se retrouve lundi en direct. Vous pouvez vous tourner pour saluer nos téléspectateurs. Merci de votre fidélité.