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interviewC à vous· 27 novembre 2025 59 min

Journaliste : une vocation ? - C à Vous l’Intégrale - 27/11/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il ne doit pas le devenir. ... - A.-E.Lemoine: "C à vous la suite" avec Lorrain et C.Ferrari. - L.Sénéchal: Une pizza Margarita? - C.Ferrari: Qu'on va venir agrémenter de petites choses.

Je vous ai préparé l'équivalent du chorizo, une saucisse piquante. La stracciatella et de l'orange pour contrebalancer le piquant. Et l'odeur que vous sentez par ici, c'est du miel pimenté.

C'est du miel de vinaigre, de paprika fumé. On va faire une pizza comme les Américains, mais en mieux. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.

D'abord, un souvenir, celui d'un 14-Juillet pas tout à fait comme les autres. - Je vais laisser la parole à I.Ithurburu pour le journal de 13h.

Ce sera son tout premier, son jour J. Nous pensons tous les 3 à toi, Isabelle. - I.Ithurburu: Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans votre journal.

Je suis très heureuse de rejoindre l'équipe du 13h et de vous accompagner tout l'été. - A.-E.Lemoine: I.Ithurburu, connue des amateurs de rugby sur Canal+ et qui, depuis son arrivée sur TF1, s'est vu confier de plus en plus d'émissions.

D'abord "50' inside" pour prendre la succession de Nikos, puis la remplaçante de M.-S.Lacarrau au 13h et le retour de "Stars à domicile".

P.Vandel publie "Le Dico français/français". Ca va bien? - P.Vandel: Très bien.

Quel accueil! - A.-E.Lemoine: On est ravis de votre présence à tous les 2 ce soir.

Vous devenez un des visages incontournables de TF1, Isabelle. Ils vous ont débauchée de Canal+ pour prendre la succession de N.Aliagas.

Présenter le journal de 13h, ce n'était pas du tout prévu. - I.Ithurburu: Je vous le confirme. - A.-E.Lemoine: Vous avez passé des essais sans y croire vous-même. - I.Ithurburu: Voilà.

C'est l'équipe de G.Bouleau à l'époque qui m'avait dit qu'ils allaient me faire passer des essais. J.Legros voulait prendre un peu de temps pour lui.

Ils m'ont dit que ça ne coûtait rien. J'y suis allée en me disant "quel rapport?" J'étais contente de le faire et je l'ai fait.

Je suis ravie, aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Ce qui vous angoisse, c'était de trop sourire et de ne pas être prête à temps.

Vous n'avez pas souri. - I.Ithurburu: Si!

Il y a des sujets sur lesquels on sourit moins, c'est normal. Mais sur le 13h, on tient à être moins dans l'angoisse. Le 13h, les gens mangent et n'ont pas envie d'être plombés dès la mi-journée.

Le timing était bon. Le journalisme sportif, ça aide pour être prêt rapidement. J'ai une équipe formidable qui m'a mise dans les meilleures conditions. - A.-E.Lemoine: Vous avez grandi avec ce journal.

Vous le regardiez avec vos parents. Vos parents sont vos premiers fans, comme le prouve ce reportage lors de votre baptême du feu. - Elle maîtrise le ton.

C'est ma fille. Je trouve que c'est toujours le bon ton. *-I.Ithurburu: Je vous souhaite un très bon après-midi et vous dis à demain. - Ca fait quelque chose. - C'est bien. - On a envie de lui faire un câlin. - A.-E.Lemoine: C'est tellement mignon!

Votre père était vraiment ému aux larmes quand il a appris que vous alliez présenter le 13h. - I.Ithurburu: J.-P.Pernaut, pour lui, c'était J.Hendrix. - P.Vandel: Ils se ressemblent.

Rires. - I.Ithurburu: Les 2 regardaient le 13h.

Mon père était un fan inconditionnel. Ils sont nés tous les 2 dans une ferme. Ils étaient agriculteurs.

Ils ont créé une épicerie. C'est la France dont on parle dans le 13h. Je l'ai senti quand je le présentais.

Je faisais comme si je m'adressais à eux. - A.-E.Lemoine: Mado et Auguste, qui ne partaient jamais en vacances à cause de l'épicerie.

C'est l'une des raisons pour lesquelles vous vous êtes présentée au concours de Miss Pau-Béarn, concours que vous avez gagné. - I.Ithurburu: Il y avait aussi Mister Pau.

Ca n'avait aucun rapport avec Miss France. On voit le maire de Pau, emblématique, qui avait voulu ça. Il avait tenu à ce qu'il y ait Mister Pau pour l'accompagner un peu partout.

Je me suis présentée...

C'est ma mère qui m'a présentée. Je n'aurais jamais osé. Je suis partie en voyage à Majorque avec elle. - A.-E.Lemoine: Il n'était pas question de journalisme, à l'époque.

Vous faisiez des études de commerce international. Votre premier job a été dans une concession automobile. - I.Ithurburu: Je faisais les contrats.

J'ai eu l'éducation de travailler tout de suite. Il fallait tout de suite gagner son propre argent. Il faut bien commencer.

Ca ressemble un peu à ce que j'avais connu dans le commerce de mes parents. - A.-E.Lemoine: Philippe, devenir journaliste n'était pas une vocation de jeunesse?

Votre truc, c'était le cinéma? - P.Vandel: Non.

La F1. Je voulais être pilote. Mais j'avais 6 ou 7 ans.

J'ai découvert que les pilotes mouraient. Après, je voulais faire de la musique, mais je me suis rendu compte que les musiciens m'intéressaient moins que le son. J'ai voulu faire ingénieur du son. - A.-E.Lemoine: Une productrice vous a dit... - P.Vandel: "Tu es plus fait pour parler dans le micro." - A.-E.Lemoine: Elle ne s'est pas trompée. - P.Vandel: Peut-être que j'aurais été excellent en producteur de musique.

On ne saura jamais. - P.Cohen: Cette productrice avait une formidable voix de radio. - P.Vandel: Quel plaisir de la voir...

Vous m'avez cueilli. - P.Cohen: Isabelle, depuis 2 ans, vous avez succédé à Nikos aux commandes de "50' inside".

Vous êtes en tête-à-tête chaque samedi avec les people. K.Winslet, Lady Gaga...

Des interviews toujours intimistes. - I.Ithurburu: Enfant, vous vouliez vous cacher. - Beaucoup.

J'avais envie de m'enfouir dans ma trousse quand j'étais à l'école, peut-être pour me planquer. Bizarrement, je fais un métier où je me montre énormément. - I.Ithurburu: C'est important de garder cet enfant qui sommeille en vous et qui n'est jamais très loin? - J'ai l'impression que tous autant que nous sommes, l'enfant n'est pas très loin. - I.Ithurburu: Parfois, on l'oublie un peu. - Parfois, il ressurgit.

Pas forcément dans un état joyeux. - I.Ithurburu: Vous êtes une nouvelle femme, après 50 ans? - Je suis toujours la même.

J'ai juste fait des choix inattendus au fil des ans. Je ne veux pas que l'on me définisse en fonction de ce qui m'est arrivé mais en fonction des choix que j'ai faits. - P.Cohen: Pas facile d'amener des stars à se livrer, à se déverrouiller.

Elles sont généralement formatées pour ce type d'interview. Y a-t-il eu une ou plusieurs fois où vous avez forcé un truc? - I.Ithurburu: Pas souvent.

C'est dur. Aujourd'hui, encore plus. Je les comprends, car on est tous face aux réseaux sociaux, avec des phrases sorties de leur contexte.

C'est pour ça que je ne leur en veux pas. Quand ça arrive, c'est super. Je pense qu'ils voient la bienveillance et qu'ils se disent que ça ne va pas être utilisé à leur insu.

Mon secret, ce n'est pas un secret, c'est que j'ai le temps. On n'est pas en direct. Pour sortir 10 minutes, on fait parfois une heure d'interview.

Ca permet d'oublier un peu pourquoi on est là. - P.Vandel: Ils demandent des coupes, parfois? - I.Ithurburu: C'est très rare.

Les rares fois où ça arrive, c'est assez compréhensible, donc on le fait. On comprend la peur qu'il y a derrière. Encore une fois, on connaît le monde dans lequel on vit.

Le but est qu'ils reviennent et que d'autres aient envie de le faire. On ne va pas se tirer une balle dans le pied. - P.Lescure: On comprend mieux pourquoi tu posais la question, Philippe.

Dans votre bouquin, au chapitre "comment parler comme une star du showbiz", vous reprenez des phrases qu'on entend souvent dans la bouche des stars. Quand un artiste dit "j'ai envie de changer de registre"... - P.Vandel: Ca veut dire que ce qu'il fait ne marche plus.

C'est vrai! - P.Lescure: Et quand ils répondent "il n'y a pas de secret". - P.Vandel: C'est quoi, ton projet?

Ils disent "il est top secret". C'est comme les grandes tournées à l'étranger. Ca veut dire la Suisse et la Belgique.

Quand c'est une vraie grande tournée aux Etats-Unis, au Japon ou en Australie, ils citent les pays. Quand ils ne citent pas les pays, la tournée est foireuse. - P.Lescure: Et quand un artiste dit qu'il s'ennuie... - P.Vandel: Non.

Tu t'arrêteras quand ça ne marchera plus. Vous le savez comme moi. - A.-E.Lemoine: Nous, on essaie de les croire, d'accueillir la parole.

On ne cherche pas le mal partout. - P.Vandel: Ce n'est pas du mal, mais je déconne.

L'idée, c'est de dire qu'il y a un mot, et ce que ça veut dire en vrai. - A.-E.Lemoine: Il y a une langue de bois des artistes comme une langue de bois des politiques. - P.Vandel: Ici, vous avez sans doute dû dire "tu reviens quand tu veux".

Mais ce n'est pas vrai. Il y a d'autres gars... - A.-E.Lemoine: Je le dis très souvent... - L.Sénéchal: Il y en a qui reviennent quand ils veulent. - A.-E.Lemoine: G.Clooney, il revient quand il veut.

D'ailleurs, il revient la semaine prochaine. Mon -A.-E.Lemoine: Il y a des questions interdites en interview.

Les journalistes...

Vous vous moquez de moi. - P.Vandel: De toute la profession. - A.-E.Lemoine: Vous dites qu'ils sont spécialistes des périphrases et des euphémismes.

Vous avez des exemples? - P.Vandel: Il y a 2000 périphrases.

S'il y a un incendie, qu'est-ce qu'on fait ici? On appelle les pompiers. Pas les journalistes.

Ils disent "les soldats du feu". Parfois, ce n'est même pas pour éviter une répétition. Parfois, c'est sexiste. "Les hommes en blanc" pour les chirurgiens, "les femmes en blanc"pour les infirmières. - A.-E.Lemoine: Ca dit beaucoup de choses. - P.Vandel: Parfois, il y a "nos amis d'outre-Quiévrain".

Ce sont les Belges. - A.-E.Lemoine: Ca participe de la richesse du vocabulaire, non? - P.Vandel: Ce sont des clichés. - A.-E.Lemoine: "L'église est trop petite." - P.Cohen: Tel homme politique a taclé...

Aucun homme politique ne tacle. - P.Vandel: Très bon exemple.

Un homme politique qui tacle, c'est un geste répréhensible. En foot, il est autorisé. Ce qui est interdit, c'est de faire mal aux gens.

En foot, c'est de prendre le ballon avec la jambe. Comme l'autre arrive derrière, ça lui fait encore un croche-patte. Mais il n'y a pas de faute.

Le tacle est réglementaire. Si c'est sur la cheville, ce n'est plus un tacle, mais les journalistes font le raccourci. - A.-E.Lemoine: Quand les journalistes bâclent leur interview, ça se voit tout de suite. - P.Vandel: Là, vous avez travaillé pour Isabelle et pour moi.

Tous les extraits sont justes. Ils sont dans le livre. - A.-E.Lemoine: C'est grâce à l'équipe. - P.Vandel: J'aime quand les gens n'ont pas vu le film.

Ils disent par exemple: "En tout cas, il y a un rythme dingue et l'image est très belle." Ils ont vu la bande-annonce, parce que dans la bande-annonce, tu mets les meilleurs plans et il y a du rythme. Quand ils n'ont pas vu un film comique, ils disent: "Vous avez dû vous marrer sur le tournage!" Mais on ne se marre pas sur un film comique car tout doit être fait au rasoir.

Il y a aussi un truc génial. Il y a 4 chaînes info. Ils annoncent une info, et comme ils n'ont aucune question, ils vous disent: "Ca vous a surpris?" On s'en fout d'être surpris.

C'est comme les interviews de taxi de reporter à l'étranger. Quand tu interview un taxi, c'est que tu n'as trouvé personne comme témoin. - P.Cohen: Comment qualifiez-vous ce qui vient de se passer? - A.-E.Lemoine: C'est une question ouverte. - P.Vandel: Ah, je croyais que c'était une question.

Tu es déjà dans le métalangage. - L.Sénéchal: Ca aide aussi pour les parents d'ado.

Un pain, pour nous, c'est un truc qu'on mange, et pour les ados... - P.Vandel: Une belle fille ou un beau mec. - L.Sénéchal: Un bord. - P.Vandel: C'est l'histoire d'amour du moment. "Il est comment, ton bord?" "C'est un pain?" - L.Sénéchal: Un banger. - P.Vandel: C'est un truc vraiment super. - L.Sénéchal: Avoir un goumin. - P.Vandel: Un chagrin d'amour, ou quelqu'un qui t'a trahi. - L.Sénéchal: A votre place, hier, il y avait Lena Situations.

On était un peu dépassés. - A.-E.Lemoine: Un prix Goncourt pour Lena Situations? - Il faut brainsto dans une séance de consulting. - A.-E.Lemoine: Brainstormer. - Il faut des astérisques quand je parle. - A.-E.Lemoine: Il faut nous laisser 2 secondes, le temps qu'on comprenne. - L.Sénéchal: Il faudrait vous-même vous faire aider.

Vous n'êtes pas encore à la page. - P.Vandel: Elle est dans mon livre.

Elle dit: "Parfois, tu as de l'inspi." - A.-E.Lemoine: J'attendais la fin de son mot.

Comment on traduirait "brainstorming"? - I.Ithurburu: Réfléchir? - P.Vandel: Il y a des mots anglais qui n'existent pas en français.

Qui emploie "divulgâcher"? - L.Sénéchal: Ca fait un peu snob. - A.-E.Lemoine: Je n'ai pas assez bossé, donc je n'enchaîne pas.

On vous garde jusqu'à 21h. On va parler de "Stars à domicile". Ce livre, "Le Dico français/français", est une réédition d'un dictionnaire imaginaire dans les années 90. - P.Vandel: Je pensais le remettre à jour, mais j'ai fait 95 %. - P.Lescure: Il avait bien préparé sa réponse. - P.Vandel: Si c'est pour refaire...

Ca n'a pas d'intérêt. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vous parle de photo.

Les plus grandes photos de photographes de rue. L'esprit de photographe sont presque toujours les grands classiques. Il y a aussi les rois de la couleur.

Parmi eux, je veux vous parler de Meyerowitz. A 87 ans, il expose jusqu'à la mi-janvier à la galerie Polka. C'est un très beau lieu parisien pour la la photo.

Dans les années 60, dans la foulée de son maître, le grand R.Frank, il commence par le noir et blanc. Ses photos sont devenues cultes.

Avec cette photo, ce couple de New-Yorkais avant d'aller voir "Embrasse-moi, idiot"...

Et cette autre, que l'on a vue mille fois dans toutes les bouquins, ce cow-boy du Wyoming devant ce mur. à Mais il passe rapidement à couleur avec cette passion pour l'instantané. Propos en anglais. - P.Lescure: Vous l'avez déjà vu.

La banane et le drapeau de ce jeune Américain. Vous l'avez vu mille fois. Vous avez vu Toute la série des photos new-yorkaises qui tournent chez Meyerowitz autour de l'Empire State Building.

New York est toujours au centre, comme un étendard. Et la plus iconique, c'est cette photo où l'Empire State est au fond, avec cette femme et ces couleurs orangées au coin d'un coffee-shop. C'est peut-être son appareil photo qui a fait qu'il reste toujours aussi frais.

Propos en anglais. - P.Lescure: A la galerie Polka à Paris, vous verrez quelques-uns de ses paysages.

Sa caméra et lui restent immobiles. ... - P.Lescure: Le 11 septembre 2001, J.Meyerowitz est à New York, où il est né.

Il fonce au World Trade Center. La maire de New York avait demandé de bloquer tous les photographes, mais les pompiers et les policiers l'ont laissé passer. Aujourd'hui, on se retient de dire que les photos de la catastrophe sont belles.

Et pourtant... ... - P.Lescure: Il y a donc l'expo à la galerie Polka jusqu'à la mi-janvier et plusieurs livres admirables.

Puisqu'on approche de Noël, il y en a deux. Je termine avec cette photo prise en 67, à Paris, près des grands magasins, par J.Meyerowitz.

Un homme est tombé à la sortie du métro. Tout le monde le regarde. On se demande si quelqu'un va lui dire un mot ou l'aider.

J.Meyerowitz voit tout, la beauté et le reste. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est magnifique. Vous voulez dire un truc? - P.Vandel: C'est le débat sur Salgado.

On lui reprochait de faire avec une immense souffrance une immense beauté. - A.-E.Lemoine: Merci.

Dans un instant la dessinatrice Coco. D'ici là, T.Pastureau dans la loge. - Je me demandais.

Quand vous allez chez le coiffeur, vous vous coupez les cheveux vous-même? - Non. Je vais chez le coiffeur. - C'est un peu con.

Vous pourriez le faire vous-même. - Non. S'il y a un avantage à être coiffeur, c'est de ne pas payer le coiffeur.

Mon beau-père est plombier, il fait sa plomberie lui-même. - Ce n'est pas comparable. - Un boulanger fait son pain. - Par exemple, je me maquille moi-même. - Ca n'a rien à voir.

Par exemple, le cuisinier. Il va au restaurant, non? - Peut-être qu'ils se font inviter par leurs potes cuistots dans le restaurant ou par leur femme.

Votre femme ne vous invite pas chez le coiffeur. - Par exemple, l'ophtalmo. Il ne s'autoregarde pas l'oeil? - Oui, mais il peut faire lui-même ses corrections de lunettes à la maison. - Je ne sais pas. - Je ne sais pas non plus. - Je trouve ça quand même con. - Humoriste.

Vous ne faites pas des blagues tout seul dans votre salon? - Non. - Ca ne sert à rien d'être humoriste.

Ca ne sert à rien tout seul. - Il y a croque-mort, aussi. - Ca va, j'ai compris. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Coco.

On est ravis de vous avoir ce soir. Vous croquez l'actu avec vos dessins, des dessins publiés dans "Charlie Hebdo" ou "Libération". Depuis 2021, vous êtes la 1re femme à publier des dessins dans un quotidien national.

Certains sont inédits, d'autres ont fait le tour du monde. C'est le coup de coeur de Patrick ce soir. Patrick, c'est un ordre.

Présentez-nous "Coco: L'insolence du trait, la lucidité du regard" et ses dessins. - P.Cohen: Un esprit libre, une survivante...

D'abord, un mot. Je pense souvent à cet album renversant, vertigineux d'il y a 4 ans "Dessiner encore", ou comment figurer l'indicible, l'effroi, comment vivre avec et comment le dessiner sans pathos? Admiration.

Dans "Signé Coco", il y a de l'admiration à tous les étages. Vous comprendrez que, si la planète se réchauffe, c'est parce que D.Trump pisse dessus, que si Poutine envahit ses voisins, c'est parce qu'il a la tête de l'emploi.

Son visage est aussi sympathique et expressif que la face avant d'un char d'assaut. Pourquoi Mélenchon a été à un cheveu d'accéder au 2d tour? Un cheveu, ou plutôt... - A.-E.Lemoine: Un poil de cul. -P.Lescure: Ce qui fait la singularité de S.Rousseau...

Et pour le Rassemblement national, vous mesurez la puissance de l'argument "on n'a jamais essayé", pas plus que sauter par la fenêtre, prendre un bain d'acide ou manger des punaises de lit... "On n'a jamais essayé".

Et puis, on trouve quelques BD inédites. Dans l'une, vous revenez sur la façon dont E.Macron s'est servi de l'un de vos dessins après avoir dit: "Qui aurait pu prédire la crise climatique?" - E.Macron: Il y a une partie qui a été mal comprise.

J'en veux pour preuve le petit message sympathique de Brice et ce dessin de Coco. - P.Cohen: On vous voit dans l'album recracher votre café et hurler à ce président qui avait promis un quinquennat écologique. - Coco: Politique écologique, mes fesses! - P.Cohen: Autre BD, vos dessins exposés en grand dans la rue.

J'étais à Tours. C'était pour les Assises du journalisme. Dans celui-ci, qui rend hommage à la chasse et à l'apéro, une synthèse parfaite entre le beauf de Cabu et l'ivrogne de Reiser.

Un vrai chasseur découvre votre dessin. Les chasseurs du département tenaient leur assemblée générale. Hurlements, scandales, et vous, qui remettez un coup devant les caméras de France 3. - Coco: Ca m'amusait beaucoup de le faire.

D'autant plus en voyant la réaction des chasseurs. C'est un milieu assez viril. Des hommes avec des fusils, des moustaches et des poils, mais qui sont très susceptibles face à un petit dessin...

Il y a les chasseurs et les cueilleurs. Et moi, je récolte les infos et j'en fais des dessins. - A.-E.Lemoine: Quelle formidable réponse! - P.Cohen: Des types avec des poils.

Encore des poils. Je signale le chapitre sur la cancel culture, avec une Blanche-Neige endormie et un prince charmant qui hésite à agir sans consentement. Il dit: "Je peux t'embrasser?" "Quel coincé, j'ai couché avec 7 nains, je te rappelle." L'occasion de rappeler que Coco adore dessiner des dames et des messieurs tout nus et qui se mélangent joyeusement.

Je ne peux pas vous montrer ces dessins à cette heure. Vous les trouverez dans "Fantaisies folliculaires". Coco, ou la fantaisie à tous les étages. - A.-E.Lemoine: C'est ton exemplaire, Patrick.

Il rapporte régulièrement les livres ou les disques des invités qu'il admire. - Coco: C'est très drôle à faire. - A.-E.Lemoine: De la fantaisie à tous les étages, ça vous va, comme définition? - Coco: Oui, je pense.

On travaille sur un terrain d'actualité assez grave. Ce n'est pas toujours marrant. On essaie de s'élever par le rire, l'originalité et la création. - P.Cohen: En décalage. - A.-E.Lemoine: Au CP, vous dessiniez votre maîtresse.

Est-ce qu'elle était contente ou pas? - Coco: Au CP, ça va. Ce sont plutôt des dessins gentils.

Ca se construit au collège, avec les profs de maths et de physique. Récemment, j'ai retrouvé des bulletins scolaires avec un monsieur Fleurot, prof de SVT, qui dit: "Elle devrait suivre une carrière de dessinatrice." - A.-E.Lemoine: Il avait vu. - Coco: Il l'avait vu en 5e. - A.-E.Lemoine: Votre 1er stage était chez "Charlie Hebdo" en 2007.

Pour postuler, vous vous êtes entraînée. Vous n'aviez jamais fait de caricatures. Vous vous êtes entraînée à dessiner Sarkozy.

Vous êtes devenue caricaturiste grâce à N.Sarkozy. - Coco: Il fallait tout de suite que j'arrive à saisir...

Ca me semblait déjà passer par le président. Et j'ai commencé par Sarkozy. - A.-E.Lemoine: Depuis, vous avez caricaturé tous les chefs d'Etat du monde entier.

Plus ça va, plus la mèche de D.Trump s'allonge. Ca va finir où? - Coco: C'est un outil graphique.

Parfois, le dessin vous amène à créer, à composer avec les éléments physiques. On s'amuse. - L.Sénéchal: Des dessins Importants dans votre recueil, comme sur les droits des femmes en Afghanistan, en Afrique aussi, et avec le procès Pelicot.

Et il y a des dessins qui ont fait le tour du monde, comme celui-ci. C'est une bannière étoilée remaniée à votre façon. C'est le jour noir aux Etats-Unis.

Par un simple arrêt, la Cour suprême a mis fin au droit fédéral à l'avortement. Ce dessin a fait la une de "Libération". A la place des étoiles, des cintres utilisés pour faire des avortements clandestins.

On est revenus à cette époque-là aux Etats-Unis. C'est ce que vous dites. Cette femme enceinte qui traîne une coulée rouge derrière elle.

Ce dessin a traversé les frontières. Il a été utilisé dans des manifestations aux Etats-Unis. C'est une fierté, pour vous?

Ou est-ce quelque chose de tragique, d'avoir ce dessin qui fasse le tour du monde? - Coco: C'est d'abord le travail de s'emparer de ce genre d'actualité. En tant que femme, j'ai été particulièrement marquée par celle-ci.

Le droit à l'avortement est sans arrêt remis en cause, menacé, même ici, en France, avec les pro-life et ces choses-là. C'est un droit à défendre. On s'exprime, nous, les dessinateurs de presse, avec notre émotion et notre indignation.

Quand un événement comme ça arrive, il faut envoyer du bois, comme on dit. J'étais là, avec ma feuille, et j'ai pensé à cela. Il y a une BD qui explique un peu les dessous du processus de création.

Ca part aussi d'une anecdote personnelle. Mais à la fin... - A.-E.Lemoine: Ce que vous avez vécu personnellement? - Coco: Oui, et que beaucoup de femmes vivent.

Je fais ce dessin en espérant qu'il puisse aider des femmes. L'image, parfois, synthétise et condense les choses de manière tellement efficace, impactante, que cela m'a fait plaisir de voir des femmes qui défendent ce thème. - L.Sénéchal: S.Stone aussi. - Coco: Oui. - A.-E.Lemoine: J'ai peur qu'il ait fallu l'expliquer à D.Trump.

Je ne suis pas sûre qu'il ait compris. C'est un procès d'intention. - P.Cohen: A "Charlie Hebdo", il y avait Cabu, qui vous a prise sous son aile.

On a retrouvé une archive de 2011 où il parle de votre humour. - Elle a tout à fait l'esprit de "Charlie Hebdo". Je pense qu'elle l'avait avant de venir ici.

Elle l'a voulu. Elle pratiquait l'humour noir. Comme dit Cavanna, l'humour "coup de poing dans la gueule", c'est assez réussi. - P.Cohen: "Coup de poing dans la gueule avec un gant de soie", disait-il.

Il vous a donné des conseils pour devenir une bonne dessinatrice. Il vous disait de commencer par les yeux. - Coco: Voilà.

Quand on fait les yeux, on réussi 50 % de la personne qu'on dessine. Le regard est un marqueur extrêmement important dans la caricature. J'ai toujours gardé ce conseil.

Il en donnait d'autres. Je venais lui montrer mes croquis, pas sûre de moi. Il avait une gentillesse et un souci de la transmission que je peux avoir, moi... - P.Cohen: Vous prenez des jeunes sous votre aile? - Coco: Oui.

On va dans les écoles. On fait de la pédagogie. On a créé une association avec les journalistes de "Charlie".

On décortique certaines actualités, on contextualise, on montre comment on dessine. C'est enrichissant de faire ça avec les jeunes. - A.-E.Lemoine: Vous êtes venue avec votre stylo qui a été extirpé de la trousse.

Elle ne vous quitte jamais. Vous croquez l'actu tout le temps. En vacances, pas en vacances... - Coco: En vacances, je dessine beaucoup de gens à la plage.

C'est comme un cours de nu. - I.Ithurburu: On a l'explication. - P.Vandel: On sait sur quelles plages vous allez? - P.Cohen: Là, il n'y a pas de maillot! - A.-E.Lemoine: Ils n'ont pas tout le temps de maillot.

On est habillés, mais vous avez accepté de croquer quelques visages, en commençant par les yeux d'Isabelle. - Coco: Maintenant? - P.Lescure: Je donne 2 dessins de sport qui m'avaient bien amusé pendant les JO.

On voyait les Phryges complètement déprimées. La Phryge était au Pôle emploi. Et une personne en situation de handicap pendant les paralympiques.

Le sport, vous en parliez déjà en 92, Philippe, dans votre premier "Dico français/français". Vous êtes passé à "Bouillon de culture" face à Pivot. - Vous décodez le football.

Il y a de quoi décoder. - P.Vandel: Dans le football, vous regardez un match, et une équipe, ce sont les rouge et jaune.

On ne dit pas ça, on dit "sang et or". - Absolument, Thierry. Tout à fait, Thierry. - P.Vandel: On pourrait croire que les joueurs, ce sont des joueurs, mais non, ce sont des garçons.

S'il y a un garçon dans les tribunes qui regarde le match, on dit: "Le petit Jérémy, dont le papa doit être bien fier!" - A.-E.Lemoine: C'est exactement ça. - P.Lescure: En même temps, c'est plus difficile aujourd'hui, car les footballeurs eux-mêmes, on leur file des éléments de langage. - P.Vandel: "L'important, c'est les 3 points..." "On prend les matchs les uns après les autres." Ce qui s'est perdu dans le football, quand j'étais petit, je lisais "Le Dauphiné libéré", et les joueurs disaient qu'ils ne comprenaient pas les consignes du coach.

Aujourd'hui, tout est aseptisé. - A.-E.Lemoine: Isabelle, vous commentez de grands matchs de rugby sur TF1.

Ce qui vous impressionne de plus en plus, c'est la jeunesse des joueurs. - I.Ithurburu: Quand j'ai commencé, j'avais 17 ans, j'étais de la génération des grands joueurs qui étaient sur le terrain.

Aujourd'hui, ils sont très jeunes. J'ai croisé L.Bielle-Biarrey.

Je lui ai dit qu'il venait d'être papa. Il m'a dit: "Pas vraiment..." Il pourrait être mon fils. - A.-E.Lemoine: Le dernier "Les Pourquoi" de Philippe était consacré au rugby.

Vous savez pourquoi on dit "marquer un essai"? - P.Vandel: Un essai, c'est la réussite.

Pourquoi ça s'appelle un essai alors qu'on vient de réussir? - I.Ithurburu: Pour le coup, je pense que... - P.Vandel: Parce que c'était un jeu de foot qui se pratiquait dans les collèges.

Il fallait mettre le ballon dans les cages. Un jour, un type a pris le ballon à la main et l'a mis de l'autre côté. Le prof a dit: "Nice try!" Ils se sont dit que ça pouvait être une bonne variante du jeu de foot.

Ils ont gardé les cages du foot pour faire les poteaux de rugby. - A.-E.Lemoine: A caser pour le prochain match de l'équipe de France dans le tournoi. "Signé Coco", aux éditions Les Arènes.

J'ai adoré la dédicace personnalisée que j'ai eue. Il y avait Patrick dessiné. Là, vous êtes en train de dessiner Pierre. "Un avenir pour les Phryges!" - P.Vandel: Elle a vraiment commencé par les yeux.

Elle t'avait saisi en quelques centimètres. - A.-E.Lemoine: L'adaptation théâtrale de "Dessiner encore", c'est au théâtre Lepic, à Paris.

Vous restez avec nous pour dîner. C'est le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: Je vais vous parler du retour d'une émission culte, "Stars à domicile", quand les vedettes débarquent par surprise chez leurs fans.

C'est vous, Isabelle, qui prendrez les commandes de cette émission. Emission lancée entre 2001 et 2004. On se souvient de Lorie qui n'arrivait pas à réveiller sa petite fan.

Elle aurait eu plus de succès si elle avait débarqué en hélicoptère, comme P.Fiori. *- Tout le monde en place.

Rotor. - C'est pas vrai! - Comme ce qui en fait partie, et du passé qui s'endort.

Y a plus rien à retenir. Que tu reviennes! Je ne m'y attends plus. - L.Sénéchal: Il a coupé la route à la voiture avec son hélico.

Coco était conquise. Pour vous, c'est un moment marquant. - I.Ithurburu: On me demande souvent ce qui m'a marquée.

Cette séquence est exceptionnelle de scénario. Les autres fois, c'était quand même plus simple. - A.-E.Lemoine: Moins sophistiqué, moins James Bond. - L.Sénéchal: Ce sera plus simple à partir de demain.

Il y a 24 ans, quand ça passait, les stars étaient Alizée, A.Red ou L.Fabian. - Avec maman, on a pensé à un cadeau pour toi.

Une photo que tu n'as pas dans ta collection. Applaudissements. L.Fabian chante. - Immortelle, immortelle.

J'ai décroché un bout du ciel. Je meurs de toi. - L.Sénéchal: Il y a 23 ans, L.Fabian était en train de surprendre Raphaël.

Elle revient avec vous, 23 ans plus tard, et avec Raphaël! Ce n'est pas pour le surprendre lui, mais pour surprendre son amie Emilie. - D'accord, il existait d'autres façons de se quitter.

Quelques éclats de verre auraient peut-être pu nous aider. Tu vois, je t'aime comme ça. Je t'aime comme ça.

Rires émus. Bienvenue à "Stars à domicile". - Non? - L.Sénéchal: On vous aperçoit.

C'est la nouveauté. Contrairement à F.Flament, vous êtes là au moment de la surprise.

Elle était enceinte, Nelly. Vous n'avez pas eu peur qu'elle perde les eaux? - I.Ithurburu: Quelqu'un a demandé une chaise.

Raphaël nous a contactés. Il avait été surpris il y a 23 ans. Juste après, il est venu faire des courses dans un supermarché à La Ciotat.

La caissière, Nelly, lui dit: "Vous avez fait l'émission? Je suis fan de L.Fabian, ce serait mon rêve de la rencontrer." Ils se connaissent depuis 23 ans.

Elle est comme sa soeur. Il est parti vivre plus loin. Quand il a su que ça revenait, il nous a appelés pour lui faire ce cadeau. - A.-E.Lemoine: C'est une super histoire. - I.Ithurburu: Lara a dit oui tout de suite. - L.Sénéchal: Vous disiez pendant le magnéto que vous aviez les larmes aux yeux.

Marine, demain soir, fera monter les larmes aux yeux de toute une classe, et y comprise à la maîtresse. - Est-ce encore de ma faute? Quand j'ai crié à l'aide, tu m'as dit "c'est ta faute".

Pleurer à perdre haleine, tu m'as dit "c'est ta faute". Tu m'as dit "je t'aime", c'était bien ma faute. Je pleure aussi, maintenant. - A.-E.Lemoine: Je suis 100 % cliente. - I.Ithurburu: Je le connais par coeur et je pleure encore.

A tous les coups, ça marche. C'est hyper beau. C'est ce que j'essaie de dire.

Je voulais que cette émission revienne pour ça. C'est de l'émotion pure. Il n'y a plus de promo.

Les stars sont hyper naturelles. Elles sont mortes de trouille. Elles ont peur de ne pas être à la hauteur.

Marine m'a dit dans le train: "Et si sa classe ne me reconnaît pas?" - A.-E.Lemoine: Si vous envoyez Patrick ou moi, peut-être. - I.Ithurburu: On ne se rend pas compte de la puissance de la "Star Academy".

On n'avait jamais fait une surprise dans une classe. Une classe, c'est, par ricochet, tous les gamins qui pleurent. Il fallait faire des câlins à tout le monde. - L.Sénéchal: Parfois, c'est drôle, et il faut ruser.

Par exemple, ce futur marié que vous allez aider à faire sa demande de mariage avec M.Pokora. Il a fallu ralentir le cortège pour que tout soit prêt.

Tous les moyens sont bons, y compris faire appel à un troupeau de boucs dressés pour l'occasion. - Là, les béliers...

Je suis bloqué. Il faut les détendre. - Détendez! - Il faut qu'on les appelle à plusieurs pour voir s'il veulent rentrer en communication et déstresser.

Venez avec moi. - Il est sorti. - Si jamais le bélier vient et qu'il fait un bisou, il peut le faire.

Sinon, il va ruiner ta bagnole. Purée! Tu peux te relever.

Vous allez pouvoir y aller tranquillement. Il ne va pas taper la voiture. - A.-E.Lemoine: Le troupeau de boucs était une première dans "Stars à domicile". - I.Ithurburu: Cette surprise nous a vraiment fait rire.

C'est l'une des surprises et des embûches. Il y en a eu d'autres. On s'est amusés.

L'idée de départ était de mixer "Stars à domicile" et "Surprise sur prise!" - A.-E.Lemoine: Vous montrez les coulisses de la préparation. - I.Ithurburu: On malmène nos complices et nos futurs fans qui découvrent après quelque chose de très beau.

Mais sur le moment, il y a des moments difficiles pour certains fans. - A.-E.Lemoine: Coco a été inspirée par L.Fabian. - Coco: Vous m'avez devancée.

Rires. - L.Sénéchal: Les yeux, toujours... - A.-E.Lemoine: Elle peut provoquer des accouchements. - I.Ithurburu: La petite est née, depuis. - A.-E.Lemoine: Elle s'appelle Lara? - I.Ithurburu: Non.

J'ai fait la blague. Ils m'ont dit: "Non, ça suffit." L.Fabian a dit: "Surtout pas!" - P.Lescure: La télé est arrivée par hasard dans votre vie.

En 2007, vous vous retrouvez parmi les quart-de-finalistes de "Nouvelle Star". Car en plus, vous savez chanter. - Il y a quelques mois, Isabelle a mis son groupe entre parenthèses, laissé son écharpe de miss au vestiaire pour suivre son chéri, rugbyman professionnel à Toulon.

A part la musique, la seule chose qui pourrait l'éloigner de celui-ci serait peut-être son goût immodéré pour les confiseries. - Isabelle a plein de charme dans la voix, et elle chante parfaitement bien en anglais. C'est une jeune fille toute timide.

Quand elle se met à chanter, elle irradie. - Le charme tranquille d'Isabelle. Ca peut être une leçon de sérénité. - P.Lescure: C'était l'année de J.Doré.

Vous avez fait un duo ensemble. - I.Ithurburu: On s'est connus à Marseille.

On a tous les 2 passé le casting là-bas. On avait sympathisé dans la file d'attente qui est très longue. On en rit.

L'année dernière, je suis allée le voir en concert. Tous les 2, ce n'était pas écrit du tout. Lui a explosé, et c'était mérité.

On s'est vus dans la file d'attente à Marseille. C'est drôle. - P.Lescure: Vous pouvez y aller tranquille. - I.Ithurburu: J'ai été éliminée au 1er prime. - A.-E.Lemoine: Ca m'avait échappé.

On est ravis de vous accueillir pour déguster la pizza de C.Ferrari. C'est une pizza revisitée. - P.Vandel: Ca a l'air authentique.

J'aime la vraie pizza. Je l'ai entendue décrire sa pizza. Ce n'est pas revisité.

On est dans les normes et l'orthodoxie. Elle est pimpée. - A.-E.Lemoine: Si B.Obama était venu, on aurait mis de l'ananas dessus.

J'allais vous lancer...

Vous parlez du nouveau langage des cuisiniers dans "Le Dico français/français", avec tous les types de langage. On va partir sur le plat qui raconte une histoire...

On n'a pas le temps. Il faudra le lire. Il est signé P.Vandel. "Star à domicile", c'est demain, à 21h10 sur TF1.

Et "50' Inside", toujours sur TF1. Pour voir Isabelle au 13h, il faudra attendre les prochaines vacances. "Signé Coco", en librairie.

Et un dernier dessin. - Coco: C'est Patrick qui prépare la pizza avec des olives qui volent. - A.-E.Lemoine: Oui, il fait voler les olives.

Dans un instant, la soirée "Science Grand Format" de M.Vidard. Mais d'abord les Actualités de Bertrand. - Cette fois-ci, c'est la bonne? - B.Chameroy: Tu n'as pas suivi l'actualité?

Service militaire, ça te parle? Avec moi, il ne sera pas volontaire mais obligatoire. Enfin débarrassé du stagiaire de 3e.

Bonsoir à tous. Nous sommes le 27 novembre. A la une de ce jeudi, le prix Goncourt des lycéens 2025 décerné aujourd'hui.

Revivons le moment de l'annonce. - Et le Goncourt des lycéens est attribué à l'unanimité à...

N.Sarkozy pour "Le Journal d'un prisonnier". - B.Chameroy: Après tout, c'est normal.

Dire que le tome 2 sort dans 3 semaines! Pas encore sorti, tout le monde s'arrache son livre, y compris les radins. - Vous allez acheter son livre? - Oui.

Ou je me le ferai offrir à Noël. - B.Chameroy: On peut payer 20 balles pour un truc qui a été écrit en 20 jours.

La France réunit ses entrepreneurs et, parmi les invités, V.Pécresse, qui s'arrange comme elle peut avec les invités. - V.Pécresse: L'Ile-de-France est le premier bassin aérospatial du pays. - B.Chameroy: 10 secondes plus tard... - V.Pécresse: On est à peu près au même niveau que l'Occitanie.

Mais on est quand même très puissants dans le domaine. - B.Chameroy: C.Delga se barre.

La présidente de la région Ile-de-France a beaucoup parlé au moment de la clôture du sommet mais a tenté de se rattraper. - V.Pécresse: J'ai déjà tellement parlé.

Je vais vous écouter. - B.Chameroy: Elle a activé le mode figurine toutou plage arrière de la 205. - Il faut qu'on lui mette des protections. - B.Chameroy: A l'Assemblée, notre Premier ministre... - S.Lecornu: L'Assemblée nationale n'est pas un théâtre. - Je mets notre budget dans les mains du Sénat. - B.Chameroy: Séance présidée par Y.Braun-Pivet, qui a le même débit de parole qu'Eminem.

Propos extrêmement rapides. - B.Chameroy: R.Lescure répond. - La révolution de l'industrie verte arrive au ralenti. - Signaler, accueillir, accompagner, prendre en charge, enquêter, juger, réprimer. - B.Chameroy: Pendant que les ministres répondent aux questions des députés, sur CNews, on fait siffler les oreilles de C.Vautrin.

Ca ne me plaît pas. Ils le font sous prétexte que c'est une copine. - Vous trouvez comment C.Vautrin? - C'est une copine.

Elle était très bien comme députée et très bien à la Santé. Elle aurait dû rester à la Santé. Elle finirait en meilleure santé mentale qu'aujourd'hui. - B.Chameroy: Dites qu'elle est zinzin, ça ira plus vite.

Il y a aussi la spéciale CNews. - Qu'elle prenne des tisanes, qu'elle se calme. - B.Chameroy: "Camomille", c'est pas la 1re fois qu'ils la sortent.

CNews, qui a plus d'un tour dans son sac. Si P.Praud tombe malade, pas de problème.

Ils ont une solution: ils ont cloné Pascal. Oui. - A.-E.Lemoine: Pas Clooney. - B.Chameroy: Sinon, c'est George.

On aurait des cafés. Ca n'aurait rien à voir avec mon truc. Son clone s'appelle Gauthier Le Bret. - Attendez. - Ouais! - Vous cédez aux homophobes?

Alors là, on marche sur la tête. J'ose imaginer que les associations vont y aller franco. Elles vont y aller et vont débarquer.

J'ai assisté à une émission sur Europe 1. Aucun ne l'avait fait. Sébastien n'est pas encore trentenaire.

On pourrait le croire. - B.Chameroy: Pendant ce temps, M.Switek présentait le forum sur BFM.

Un blindtest pour présenter les Français en plateau. - Bonsoir, Julien. On est ravis de vous avoir.

Dites 3 mots. - C'est une situation de merde. - C'était juste pour entendre l'accent et dire que vous venez de Toulouse. - B.Chameroy: Pour le reste, on n'a rien compris. - Je vais vous donner un exemple très précis. - On ne vous entend pas!

Brouhaha...

S'il vous plaît. Attendez! ...

S'il vous plaît. Ca suffit. - B.Chameroy: Oui.

BFM, qui fête ses 20 ans d'antenne aujourd'hui. Happy birthday. A cette occasion, soirée spéciale ce soir et bande-annonce de circonstance, avec un dispositif... - P.Cohen: Exceptionnel. - B.Chameroy: Oui. - BFM vous propose une soirée exceptionnelle pour revenir sur ses 20 ans de crise politique, de bouleversements sociaux. - 20 ans d'événements qui ont changé l'histoire et que nous avons vécus ensemble. - B.Chameroy: Non.

Pour regarder la chaîne depuis des années, voici la vraie bonne bande-annonce. Pour son anniversaire, BFMTV vous propose une soirée exceptionnelle. 20 ans de bandeaux écrits par un gars bourré qui pense qu'il y a encore des survivants dans le Titanic. 20 ans de questions... - Il va falloir encore faire des efforts.

Vous êtes fatigué? Et le moral? - Il y a, au loin, un petit pont. - 20 ans de témoins qui vous maudissent. - Le train est en train de partir.

J'ai perdu le train. - B.Chameroy: 20 ans de priorité au direct qui valait le coup. - E.Borne vient d'arriver dans les locaux de BFMTV. - B.Chameroy: BFMTV, 20 ans d'information. - C'est l'hiver.

Il fait froid. Ici, on est habitués et ça ne dérange finalement personne. - B.Chameroy: A part ça, le XV de France féminin voulait F.Galthié, mais il ont commandé sur Wish et, finalement, ils ont reçu F.Ratier. - Il était présent et plus ça va, plus il nous laisse faire. - I.Ithurburu: Il est champion de France.

Il entraîne la meilleure équipe. - B.Chameroy: Demain, c'est le Black Friday.

Si vous commandez sur Internet, attention au livreur. Surtout ce livreur. Surtout si vous commandez des verres ou des vases.

Il est 21h et des poussières. C'est L'heure de l'image trop choupi de la semaine: un père qui prend pour la 1re fois un tire-fesses avec son fils. - Il est difficile, parfois, de reprendre la main. - B.Chameroy: Nouvelle vidéo de propagande de Kim Jong-un.

Selon notre traducteur, il est question de sport et de vêtements. Pas à la bonne taille! Thème de "La Fête à la maison". - C'est la fin de cette édition.

Vous avez rendez-vous avec "Ninja Warrior", présenté par Kim Jong-un. - Cette saison, un parcours plus complexe. Pas de piscine, mais du béton.

Des structures électriques qui baignent dans la flotte. Voici Kim Jong-un. - On se fait chier.

J'ai un imper trop serré. Je prend le fauteuil de F.Pagny.

J'étouffe. - Cher public, nous sommes obligés d'annuler la compétition. - Il est où, Frédéric Merlin?

Je me fous que ce ne soit pas remboursable. Vous avez un gros problème avec les tailles, chez Shein. J'ai reçu ça quand j'ai fait ma commande. - B.Chameroy: On revient lundi.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.

Merci à tous les trois. Bravo, cheffe. Vous nous avez régalés.

Merci, Coco. On a beaucoup ri, ce soir. C'est moi!

Excellente soirée sur France 5.