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interviewyoutube.com· 10 novembre 2025 27 min

Xavier Bertrand est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Xavier Bertrand. Merci d'être l'invité politique de France infatélé ce soir, président LR de la région Haut-Fance et de plus en plus candidat à l'élection présidentielle de de 2027. On peut vous qualifier, je me suis posé la question en préparant l'émission, on peut vous qualifier de candidats à l'élection présidentielle.

Je m'y prépare cette élection. Ouais, vous y préparez, vous le dites. Euh, dans ce livre, rien n'est jamais écrit que vous publiez aux éditions Robert Lafond puisque le livre c'est un passage obligé, n'est-ce pas, pour tout candidat à l'élection suprême.

On va parler, si c'était un passage obligé, je l'aurais écrit déjà depuis quelques années. Là, j'ai décidé de le Vous avez un peu l'ambiné. Oui.

Oui, parce que je pense que le moment était venu. Et puis surtout ça permet de répondre à la question pourquoi les les gens me disent "Pourquoi tu parles autant des classes moyennes ?" parce que j'en suis issu.

Pourquoi tu parles autant de l'importance de la politique ? Parce qu'elle peut changer les choses et c'est vrai qu'il y avait eu différents ouvrages auquels j'avais pas collaboré sur moi. Mais là le moment était venu.

C'était à la fois une rencontre avec Catherine Ivaninchenko, Thierry Billard, mon mon éditeur qui ont su me convaincre qu'au final j'avais aussi des choses à dire. Vous savez tout. Et bah pas tout encore.

Vous êtes avec nous jusqu'à jusqu'à 20h. On a un certain nombre de questions euh à vous à vous poser, mais on accueille comme tous les soirs à cette heure-là un représentant de notre équipe euh du vrai ou faux. Et ce soir, c'est vous Léa Suévit.

Bonsoir Léa. Le gouvernement comme chacun le sait est à la recherche d'économie et ce matin Roland l'escur était interrogé sur la piste des ruptures conventionnelles. Un dispositif qui coûte cher selon le le ministre et qui serait utilisé par des salariés pour partir à la retraite plus tôt.

Moi, j'ai 59 ans. Autour de moi, je vois des amis qui négocient des ruptures conventionnelles qui en fait correspondent à des prèretraites déguisées. Alors, est-ce que c'est vrai euh Léa, ce que dit Laurent euh euh Roland l'Escure, une rupture conventionnelle, ça cache ou ça peut cacher des retraites déguisées ?

Alors, d'abord, on va un peu réexpliquer ce qu'il y a eu. Donc une une rupture conventionnelle. Donc, on le rappelle, en gros, c'est une rupture à l'amiable entre un employeur et un salarié.

Et sur le papier, c'est plutôt gagnant gagnant hein. Le salarié, il peut toucher le chômage, ça lui ouvre des droits en attendant de retrouver un emploi, contrairement à une à une démission. Et puis pour l'employeur, bah ça évite d'avoir un licenciement qui soit contesté au prudom.

Maintenant, ce que sous-entend le ministre Roland l'escur, c'est que des actif seniors, il profiteraiit de ces ruptures conventionnelles pour partir avant la retraite et toucher le chômage donc tranquillement en attendant d'être d'être retraité. Et de son côté, l'employeur n'aurait pas à rémunérer du coup ses personnes en fin de carrière dont les revenus sont en général un peu plus élevés. Et alors c'est vrai alors l'Institut des politiques publiques a observé que depuis sa mise en place je cite 12 % des licenciements pour motif personnel ont été remplacés par des ruptures conventionnelles.

Donc 12 % ça c'est le chiffre en moyenne c'est pas beaucoup. Maintenant si on regarde précisément ceux qui approchent de la retraite là on a un taux de conversion beaucoup plus élevé ce recours à la à la rupture conventionnelle plutôt qu'au licenciement. Il est trois fois plus fréquent.

Vous le voyez ça passe de 12 à 37 % des cas. Et après effectivement si ces personnes en fin de carrière elles restent au chômage jusqu'à la retraite alors là oui ça peut devenir comme le dit Roland l'escur des prérretes déguisé et donc cette prévalence x 3 ça laisse penser un petit peu que cette solution elle arrange tout le monde autant les salariés que les employeurs. Sauf que derrière bah c'est l'assurance chômage qui qui paye.

Est-ce que ça représente la majorité des ruptures conventionnelles ? Alors non, en fait, si on regarde l'âge de tous les allocataires qui ont fait une rupture conventionnelle, ce phénomène de prérretis, il existe he on le on le voit en haut autour des 60 ans, mais il est pas majoritaire. La majorité, vous la voyez plutôt en orange, c'est autour de 30 35 ans.

Donc c'est plutôt des personnes qui sont en milieu de carrière et donc qui sont pas en en prèrete. Puisquil coûte cher à l'assurance chômage. Donc c'est non seulement que ce sont des gens en milieu de carrière, mais aussi que ce sont plutôt des cadres parce que chez les cadres, on a 19 % de ruptures conventionnelles, compte seulement 11 % pour les ouvriers et employés.

Et comme les les rémunérations elles sont en moyenne plus élevées chez les chez les cadres, forcément mécaniquement euh c'est ça coûte plus cher. Donc pour résumer, c'est vrai que la rupture conventionnelle, c'est un coût conséquent pour l'assurance chômage un/art du montant des des allocations. Mais même si les retraites déguisées dont par le Roland l'escur elles existent, c'est pas la source principale de dépense.

Merci beaucoup Léa Soulvit. C'est rendez-vous comme chaque samedi à midi pour euh vrai faux euh l'émission sur France Info TV. Vous avez pas voulait réagir.

Est-ce qu'il faut limiter les ruptures conventionnelles ? Est-ce que ça nous coûte trop cher ? Euh je peux faire un retour en arrière 2008 quand vous avez Exactement.

C'est moi qui fait voter le dispositif des ruptures conventionnelles après une négociation entre les partenaires sociaux et et à l'époque l'enjeu c'était simple, c'est qu'il fallait instaurer une troisème voie entre le licenciement, la démission pour déjudiciariser, c'est-à-dire qu'on trouve une solution pour éviter le conseil des prédomes. Bien, la seule chose c'est qu'au fil du temps, ça fait donc 2008 2025, ouais, ça mériterait quand même aujourd'hui d'évoluer quand même parce que la rupture la rupture conventionnelle a beaucoup remplacé la démission. h vous avez beaucoup moins de démission parce qu'il y a des ruptures conventionnelles et je pense qu'aujourd'hui ça vaudrait la peine alors on peut très bien dire les politiques vont s'emmêler tiens il on demander au partenaires prévu de demander de renégocier au partenaires au partenaires sociaux de renégocier en leur faisant confiance plutôt que de partir avec des anathèmes, des idées reçues ou des contrevérités on leur dit voilà ça a 17 ans.

C'est bien au bout de 17 ans de se poser la question comment ça doit évoluer parce que les choses sont jamais figées dans le marbre. Et moi, je pense qu'aujourd'hui euh quand on voit la façon dont certains politiques s'occupent mal des dossiers, on peut peut-être faire confiance à nouveaux partenaires sociaux dans bien des domaines. Il y a celui-là, il y a la retraite.

Surtout qu'il s'agirait, une des pistes qui est évoquée, c'est de mettre l'indemnisation, non pas, je crois qu'actuellement c'est au bout de 150 jours ou 100 jours, mais de la repousser un petit peu. C'està dire qu'on a si on part, on a au chômage mais pas tout de suite. Pour ne rien vous cacher, ne me cachez rien. ne rien vous cacher.

Quand il y a cette négociation, je me rappelle, je suis en train de de visiter une agence Pôle Emploi en France Travail à l'époque et on me donne le résultat de la négociation et on m'indique qu'il y a donc le droit au chômage mais assez rapidement et je leur dis mais vous avez négocié cela comme ça ? me dit "Oui, c'était la seule façon de convenir d'un accord." Et à l'Assemblée nationale, j'avais repris ce qu'avaient dit les partenaires sociaux mais j'avais indiquer quand même que j'étais assez surpris que les conditions d'accès à l'assurance chômage soient exactement celle-ci.

Donc je pense qu'aujourd'hui faut pas casser, faut pas faire disparaître mais de dire aux partenaires sociaux et 17 ans après vous en rediscutez. et on alors vous avez vous avez été ministre de la santé Xavier Bertrand vous avez été ministre du travail vous êtes aujourd'hui donc président de la région Haute-de France candidat à l'élection présidentielle et vous expliquez pourquoi dans ce livre rien n'est jamais écrit aux éditions Robert Lafond on a plein de sujets évidemment à évoquer avec vous une réaction à l'une des actualités de la journée c'est Nicolas Sarkozy qui est sorti de de prison vous avez été porte-parole de sa campagne en 2007 vous avez été son son ministre vous avez été très proche de lui et puis à un moment vous le racontez dans le livre vous avez un peu pris vos distances, pris votre envol ? Où en êtes-vous aujourd'hui avec lui ?

Et peut-être d'abord pour commencer, comment vous réagissez à sa libération ? Je pense à lui surtout parce qu'il a retrouvé cet après-midi les siens, il va dormir chez lui, il va être entouré des siens et et c'est une épreuve terrible qu'il a connu et aujourd'hui cette épreuve a pris fin et il va pouvoir aussi, comme l'a indiqué son avocat tout à l'heure, préparer sa défense pour l'appel qui va avoir lieu d'ici le mois de mars si je ne me trompe pas. 15 15 mars, je crois.

Euh le fait qu'il n'ait pas le droit de rencontrer Gérald Darmanain, vous trouvez que c'est une baroquerie. Existe et quelque chose d'étrange aussi une façon de se enfin non pas de se venger mais de marquer le coup pour le ministre de la justice qui lui avait rendu visite en prison. Exactement.

Et qui avait annoncé qu'il continuera à le voir s'il restait en prison. J'ai un principe c'est pas les décisions de justice. Décisions de justice.

Non non non attendez même quand elles me sont défavorables, je ne les ai jamais remises en cause. Donc je vais pas commencer aujourd'hui. J'ai un avis personnel mais il va pas venir alimenter le débat public. en a suffisamment qui ne se gêne pas pour alimenter le débat public, je laisse faire.

La prison, c'est dur, c'était rintant. Il a parlé d'un cauchemar quand il a pris la parole ce matin à à l'audience. Cette expérience l'a changé selon vous.

Je peux pas vous dire, j'ai pas encore parlé avec lui, mais attendez, c'est pas une épreuve anodine au-delà même de Nicolas Sarkozi parce qu'il a dit, il a pas voulu de traitement de faveur mais quand même on voit bien ce que cela représente. Il a passé 20 jours, 21 jours justement en prison et puis bon encore une fois, c'est quand même une épreuve même ceux qui n'apprécient pas un peu d'humanité quoi. C'est aussi ça qu'on leur demande.

Venons-en à l'actualité. Euh vous expliquez un petit peu les va et viia entre Emmanuel Macron Alexis Coler qui ne voulait pas de vous quand il était secrétaire général de l'idée. Vous parlez de l'été dernier.

Voilà, je parle de l'été dernier après la solution. Mais je vous je vais atterrir sur aujourd'hui. Euh quand on voit le vote qui a obtenu Sébastien Lecnu l'autre jour, quand on voit que certains macronistes ont dit que c'était enfin le clan de la raison qu'il l'avait emporté, c'est en gros même si ça s'est joué une dizaine de voix près, le volet recette du PLSS a été adopté.

Est-ce que vous vous dites bien joué ça ? Il a réussi finalement sans hystérie à négocier des choses. Chacun y a gagné ou perdu.

Ou alors vous vous dites c'est n'importe quoi ce budget. Non non non je veux pas vous dire que c'est n'importe quoi ce budget. Je pense qu'il y a un certain nombre d'absurdité fiscale.

Je vais rester poli ce soir qu'il y a dans ce budget. Je pense que le Sénat et on va voir aussi l'importance du Sénat va permettre de rétablir les choses. Mais moi je préfère qu'il y ait un budget à la fin de l'année plutôt que LFI et le RN qui ne souhaite qu'une chose.

Pas de budget, un gouvernement le cornu qui tombe une dissolution, la démission du président. Voilà eux ce qu'ils ont en tête. Voilà ce sont deux complices, le RN et LFI.

D'ailleurs est l'idot utile du Rassemblement national et vous semblez mettre le danger plus du côté du RN de LF les deux les deux les deux extrêmes. Et je vais vous expliquer pourquoi. Au-delà de de leur posture sur la question du budget, eux l'intérêt de la France qu'on ait un budget c'est pas leur problème.

Eux ils veulent qu'il y ait une crise politique plus grave encore pour en profiter monsieur Mélenchon et madame Le Pen qui qui ont en tête le l'horloge. Le temps presse pour eux deux. Donc ils veulent précipiter une crise politique.

Non, je vais jusqu'au je vais jusqu'au bout du raisonnement. Il y a quand même un sujet dans ce dans ce budget. Il y a quand même trop d'impôts et il y a pas assez de paix et dépenses.

Il faut qu'on se guérisse de cette maladie politique. Un problème, un impôt, une difficulté, une taxe. Les Français aujourd'hui, ce qui est remis en cause, c'est le consentement à l'impôt.

Il faut qu'on fasse très attention à cela parce que c'est l'un des fondements de la démocratie. Vous préférez un mauvais budget voté par les députés, un mauvais budget de votre point de vue évidemment voté par les députés ou un meilleur budget qui serait adopté par le gouvernement par déjà qu'il y a un je souhaite qu'il y ait un budget. Je fais des propositions, je l'ai fait à différents moments notamment pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale plutôt que de faire payer les Français plutôt que que de que d'avoir dans Ligne de Mire la médecine libérale, il y a d'autres solutions.

Il d'autres solutions. Prenez notamment ce que propose l'Institut pour la santé, professeur bizarre, qui propose 10 milliards d'euros d'économie, de dépenses en moins sans casser le système et il propose même que 3 milliards d'euros soient réinjectés dans le système pour l'améliorer. Et notamment sans prenant la question des médicaments.

Vous avez la cour des comptes, pas n'importe qui. La Cour des comptes dit qu'il y a 1 milliard et demi d'euros de médicaments qui sont jetés chaque année. Et vous avez ensuite une autre facture, le pré de la mutualité en parle, notamment sur les actes médicaux qui sont faits en double ou en triple.

Là, vous avez des sujets sur lesquels clairement vous ne touchez pas aux portees-monnaaies des patients non plus en augmentant pas non plus les taxes sur les mutuelles qui se répercutent sur les patients. Il y a mieux à faire. Mais il y a un problème aujourd'hui, c'est que les budgets sont davantage préparés par les services, la technructure notamment de Bercy et plus par les ministres, les politiques notamment, il y a une valse des ministres de la santé depuis maintenant des années, des années.

Or la vraie responsabilité, elle est politique. La responsabilité politique, elle se partage pas, elle se dél pas, mais elle doit s'assumer. Vous avez l'air de dire que les choses sont faciles à faire et qu'en qu' se concertant plus et en donnant au bon aux bonnes personnes la possibilité de négocier, ça pourrait se régler. vous donner un exemple en disant si j'arrivais en 2027 je réformerai le service minimum ou le droit de grève en considérant que ce qui a été fait et vous en avez été chargé à l'époque ça a été fait d'ailleurs.

Nicolas Sarkozi euh vanté en disant aujourd'hui quand il y a grève on se rend même plus compte. Euh et vous dites aujourd'hui quand il y a plus grève il y a plus paralysie. C'est déjà ça.

Voilà. Bon, est-ce que vous pensez quand on voit aujourd'hui la grève des radiologues parce que 80 % des cabinets libéraux qui sont en grève parce que il a été question éventuellement de toucher en mode de rémunération ou de dire qu'il y avait peut-être des actes de radiologiques qui étaient en trop. Est-ce que vous pensez que ce pays est facile à réformer ou que c'est juste une catastrophe ?

Vous avez l'air d'être confiant. Impossible n'est pas français et réformer n'est pas impossible. Attendez, je prends différents exemples.

Le service minimum dans les dans les transports à l'époque, on disait ça va être compliqué, on l'a fait passer. l'interdiction de fumer dans les lieux publics. J'en parle dans ce livre en expliquant notamment comment Jacques Chirac me soutient à 150 %.

Alors c'était un gros fumeur pour faire Ouais. Mais pour faire passer ce texte avec notamment les anecdotes quand il est dans les avions transatlantiques, comment il faisait pour quand même il bloque le système de sécurité. Exactement, c'est ce que je je raconte.

Enfin, ça c'était c'était Chirac à la fois avec son son humour, son humanité mais aussi un vrai soutien sur les enjeux de santé publique. Je vais jusqu'au bout du du raisonnement. On a fait passer cette réforme avant la présidentielle.

C'était facile ? Non, ça a été possible. Pourquoi ?

Quand vous voyez le budget, vous imaginez pir faire d'autres textes. Il y a une méthode pour le faire. Cette méthode c'est de ne pas s'en remettre à ce que vous prépare les services.

D'avoir des idées à vous, c'est de bosser et ensuite de pouvoir clairement trouver une voie de passage. Il y avait des majorités à l'assemblée aussi. Non, attendez, sur l'interdiction de fumer dans le lieux public, si j'étais passé à l'assemblée, vous inquiétez pas que j'allais certainement au tapis parce qu'il y aurait une conjonction.

Oui. Vous vous voulez gouverner par décret, par ordonnance ? Non, pas seulement.

Moi, je crois aussi au référendum, faut donner la parole au français. Mais on ne donne jamais la parole au français parce que depuis 20 ans, le référendum de 2005, tous ceux qui sont au pouvoir ont un peu peur de la réaction des français. Le parlement, le parlement, on lui retire le pouvoir.

C'est pas bien de donner le pouvoir au parlement. Écoutez, j'étais parlementaire pendant longtemps, mais il y a de la place pour des actions en dehors du parlement et là aujourd'hui, depuis la dissolution, vous n'avez pas de majorité stable au Parlement. Il y a des lois qui peuvent voter, mais il y a des décrets, des arrêtés qui permettent d'aller vite.

Et puis vous avez aussi le référendum. Moi je souhaite, moi je ne suis pas partisan d'une dissolution, je suis pas partisan d'une crise, je ne suis pas partisan même si je suis un opposant président de la République que l'on pousse Emmanuel Macron à à démissionner. Ça n'a aucun sens de dire qu'un président élu ne pourrait pas aller au bout de son mandat.

Ça créé une instabilité à tous les niveaux, y compris pour les maires. Mais en revanche, avant la présidentielle, pour éviter l'immobilisme, on demanderait la vie au français tient sur un projet de loi référendaire avec plusieurs questions. Un texte porté par le premier ministre, porté par le premier ministre.

Peut-on poser là, vous en avez un très clair sur l'organisation de ce pays. Notre pays est un pays formidable. Il est 1000 fois réformitale est décalisé.

Exactement. où je propose pour ma part de de diminuer de 40 % le nombre d'élus départementaux et régionaux. Et c'est peut-être la classe politique régionale qui passerait en grande partie à la trappe.

Je suis prêt à le proposer et à nous l'imposer. Cette réforme-là pour que les politiques la votent, c'est pas si simple. Les Français sont beaucoup plus réformateurs que de la une partie de la classe politique.

C'est un vrai thème de référendum. En attendant le sujet de la semaine, Xavier Bertrand, ça sera la suspension de la réforme des retraites qui sera examinée par les députés mercredi. Est-ce que vous la voteriez vous cette suspension ?

Sachant quand même, on rappelle aux plus jeunes d'entre nous qui nous regardent qu'en tant que ministre du travail, vous aviez fait passer l'âge légal de départ de 60 à 62 ans. Non, j'étais pas j'étais pas en ministre en charge à l'époque, mais je l'ai soutenu. Vous l'avez soutenu ?

J'ai soutenu comme j'ai été aussi le rapporteur, si vous décidez de me rajunir, vous pouvez me rajunir davantage encore. En 2003, j'étais le rapporteur du texte sur les retraite. Et en 2013, et en 2013, vous avez dit de toute façon en 2025 ça on partira à la retraite à 65 ans et maintenant vous dites non 64 c'est injuste.

Non non, attendez, attendez. Alors dans tout ce que vous dites, je vais remettre les je vais remettre les choses à leur place. Vous voteriez la suspension ou pas ?

Je viens de vous le dire. Oui, parce que la réforme qui a été votée à l'époque, je l'avais indiqué, je ne l'aurais pas voté. La réforme qui avait été proposée par le gouvernement, je ne l'aurais pas voté.

J'avais posé trois conditions. Il y avait pas il y avait pas suffisamment sur un pied d'égalité régimes spéciaux et les autres régimes parce que on ne touchait pas à l'âge de départ beaucoup de femmes qui est de 67 ans. C'est un scandale dont personne ne parle.

Vous avez parlé tout à l'heure des inégalités salariales. Il faut parler de cette inégalité. Les femmes qui n'ont pas tout leur trimestre, elles partent à 67 ans et il y a personne qui en parle.

Moi, je j'ai toujours indiqué que dans une réforme, on devait leur permettre de partir plus tôt. Et surtout, je voulais que l'on prenne en considération maintenant la durée de cotisation. On fait un retour en arrière 2003.

Je suis beaucoup plus jeune, je suis rapporteur du texte sur les retraites. Ce texte à l'époque, et il est pas simple à faire passer, on met sur un pied d'égalité public privé sur la durée de cotisation et elle passe cette réforme. Il y a des millions de personnes dans l'or, elle passe pour deux raisons.

Une raison de fond, une raison de forme. Le fond, il y a de la justice dans cette réforme. Les carrières longues.

Nous permettons à ceux qui avaient commencé à travailler à 14 ans, 15 ans, 16 ans de partir avant 60 ans. Et deuxièmement, il y a un accord avec la CFDT. On en revient aux partenaires sociaux dont parlait Nathalie Saintcr tout à l'heure.

C'est-à-dire que quand les partenaires sociaux sont d'accord pour engager une réforme, même s'il y a des efforts parce qu'il y a de la justice, et bien ça marche. C'est ça la clé du succès. Et à l'avenir, il vaut mieux prendre en considération la durée de cotisation que l'âge.

Parce que quand vous prenez en considération l'âge, vous pénalisez les catégories populaires et les classes populaires. Alors, est-ce que ça veut dire que la philosophie d'une espèce de retraite à point comme il était initialement prévu, c'est en gros qu'on fasse non pas du surmesure mais qu'on adapte à chacun la pénibilité de son travail, l'âge auquel il a commencé à travailler. Est-ce que vous pensez que c'est quelque chose qui va dans le bon sens ?

C'est un peu ce que propose Gabriel Tal. Bah, c'est ce que je propose moi depuis maintenant des mois et des mois. Oui.

Non non mais c'est un sujet qui me passionne les retraites. Je vais vous dire pourquoi. On est au cœur de ce qu'est l'esprit républicain.

Parce qu'il y a de la fraternité. Il y a une solidérité entre les générations. Alors je vais vous dire la retraite à point a une condition.

Ça n'est pas Berci qui fixe la valeur du poid. Non parce que dans ces cas-là ils auront une calculette dans la tête. Vous voulez une garantie de justice et d'équité.

Les partenaires sociaux devront donc gérer les retraites de base et pas seulement les retraites complémentaires. Ils font du bon boulot, ils savent compter, ils savent prendre leur responsabilité au niveau des retraites complémentaires et bien on fait la même chose pour les retraites de base. Et là, vous savez ce qu'il peut y avoir ?

De la confiance. Sans confiance, nous ne ferons pas redémarrer notre pays. Question d'actualité, Xavier Bertrand, les arrêts malades, est-ce qu'il faut davantage les encadrer comme l'ont voté les députés hier soir ?

Oui, mais il faut aussi davantage contrôler et avec l'intelligence artificielle plutôt que de contrôler grosso modo mal tout le monde, vous pouvez surtout vous intéresser à ceux qui prescrivent beaucoup plus. Vous devez cibler les arrêts de travail. Il faut il faut davantage contrôler les médecins.

C'est ça que vous dites et les deux et aussi les patients. Ben attention les pati les médecins, c'est pas parce que vous prescrivez davantage d'arrêt de travail que vous ne respectez pas les règles. Un médecin qui est notamment en zone urbaine et qui a dans sa patientelle beaucoup de gens en activité, il est normal qu'il y ait plus d'arrêt de travail qu'un médecin qui a plus de retraité dans sa patientelle.

Sauf qu'avec l'intelligence artificielle, vous pouvez tout voir. Le problème en France, c'est que vous contrôlez tout le monde de la même façon. Alors que vous avez la possibilité d'être efficace.

Vous savez, d'adjoindre efficace à politique, c'est pas impossible non plus. H h Alors, on est à un an et demi de l'élection euh présidentielle. J'imagine que vous vous tenez le le calendrier comme nous et le RN est plus que jamais euh en tête des intentions de vote.

Euh 35 % pour Jardin Bardella dans dans les sondages, certains le donnent même à 37 %. Il est vraiment très loin devant devant les autres. Et alors vous vous semblez ne pas le prendre au sérieux puisque vous avez dit ce weekend il est creux, il ne connaît rien à la vie.

C'est un peu méprisant, non ? Ah bon ? Pourquoi ?

Attendez, moi j'ai je connais beaucoup de gens de 30 ans parce que ma fille la plus grande à 30 ans et beaucoup de ses amis, ils sont très talentueux dans leurs entreprises à faire des choses remarquable. Il y a pas de problème. Il est talentueux.

Non, attendez, il y a pas de problème. Mais là, on parle de quoi ? De gérer un pays de 68 millions de personnes.

C'estàdire avoir en charge 68 millions de vies. Mais il lui manque quoi le travail d'avoir exercé en entreprise ou d'avoir fait des études ? Non, quand vous écoutez des députés RN, vous savez ce qu'ils vous disent ?

Et oh, il a fait des jobs d'été, il a de l'expérience. Encore une fois, vous pouvez très bien avoir de l'expérience pour être dans une entreprise à 30 ans. Les éénarques vous énervent en général.

Donc c'est bah lui il pas il est pas énerque mais non. Bah donc c'est pas c'est pas le manque d'étude. Et vous voulez que je vous dise une chose qui se frotte à la vie tiens.

Pourquoi il est pas candidat aux élections municipales ? Qu'il y aille à des élections municipales au suffrage universel qui qu'il y aille. Moi ce que je vais vous dire une chose ce que je viens de vous dire là tout le monde le pense mais pardonnez-moi journaliste comme politique personne n'ose le dire.

On n' pas l'expérience nécessaire. pour diriger un pays de 68 millions de personnes. Et vous savez pourquoi ?

Bah vous avez tout dit. Il a 35 % dans les sondages. Peut-être qu'il va gagner.

Alors, il vaut mieux ne rien dire. Ce que je dis là, tout le monde en dehors de ce plateau et autres le reconnaît. À 30 ans clairement, diriger un pays de 68 millions de personnes avec les tensions géopolitiques, avec les enjeux militaires, avec les enjeux économiques.

Je suis désolé, il vous faut de l'expérience pour cela. Vous dites que Marine Le Pen pense la même chose sans pouvoir le dire. Ça, j'en suis absolument convaincu et c'est d'ailleurs aussi l'un des points.

Mais comment vous le savez ? Elle vous l'a dit ? Écoute, je suis pas du genre à recueillir ses confidences, ni même à lui en faire.

Je combats et le LFI de monsieur Mélenchon et le Rassemblement national de de Madame Le Pen et de Jordane Bardella. Mais attendez, il y a un point qui est intéressant. Tiens, on parle un peu du sérieux des propositions.

Il y a économiste jeudi dernier qui a sorti un article et dans cet article, il était fait état des déclarations de Jordan Bardella. Vous savez ce qu'il dit ? Donc qu'il faudra certainement compte tenu de l'ampleur de la dette française à un moment donné trouver un accord avec la Banque centrale européenne.

Ouais. Si c'est que la Banque centrale européenne la dernière fois qu'elle est intervenue partie de la dette. Oui.

D'accord. À quelles conditions ? un plan d'austérité comme l'a connu la Grèce en général quand on demande aux instances internationales et ben je suis désolé il y a une autre façon en réformant notre pays en stabilisant la dette en la faisant reculer mais pas en allant dire à la BCE comme il l'entend lui clairement c'est de dire allez vous nous effacez une partie de la dette et on aura un plan d'austérité ça s'appelle quoi ça c'est le plan caché de Jordan Bardella qu'il s'en explique dans les médias français il s'en explique ça montre bien un sujet vous savez c'est que vous ne vous improvisez pas candidat à l'élection présidentielle ça demande d'avoir connu dans sa vie des échecs.

Madame Le Pen en a connu. Ça demande aussi, moi j'en ai connu également, et d'avoir de l'expérience ministérielle, de gérer une région notamment de 6 millions d'habitants. C'est pas si simple que ça.

Et quand vous voyez aujourd'hui que même des gens qui quand ils se lèvent le matin, les responsables politiques, ils se disent pas qu'est-ce que je peux faire de mal, on essaie de faire de son mieux. Déjà quand on a de l'expérience, c'est pas simple, mais alors quand on n pas d'expérience, je suis désolé de le dire, vous ne pouvez pas réussir. Alors vous incarnez la ligne très anti barda, on l'entend chez LR, mais c'est elle est pas elle est pas très partagée chez vous chez LR puisque on a vu et on voit ses divisions hein sur la la ligne à adopter vis-à-vis de de LR.

On sent que la digue chez Raj à Jacques Chirac, elle tient de de moins en moins. Vous êtes tout seul même presque. Non non, pas du tout.

Jean-François avec Jean-François Copé. Voilà qui pas votre meilleur ami quand par le livre de les choses ont bien changé les choses ont bien changé non vous êtes très minoritaire avec Jean-François Copé écoutez il y a aussi Valérie PC il y a Michel Tabarot il y a des gens comme Philippe Tabar Nicolas Sarkozi on en parlait tout à l'heure dit qu'en fait le RN fait partie de l'arc républicain et qui vous a dit que vous étiez de façon antienne de façon trop viscérale je cite vos voilà une dans une opposition trop viscérale à à Bardella et au RN vous pensez que vous m'avez bien lu oui ben vous m'avez bien [rires] Ça nous arrive de travailler même journaliste et vous pensez qu'il ne se met le doigt dans l'œil ou qu'il a que l'Union des droites n'est pas en train de se faire sur le terrain ? Non, c'est pas l'union des droites, c'est l'union de la droite avec l'extrême droite.

On va appeler un chat un chat. Mais pourquoi ? Vous l'avez évoqué tout à l'heure mais certains se disent wou ils sont à 35 % ils vont gagner.

Peut-être qu'il y a une place sur le porte-bagage de l'extrême droite. C'est aussi ça le vrai sujet. Soit ils ont peur, soit ils cherchent une place.

Mais s'ils viennent chez LR à des instances de LR en pensant Eren, mais qu'ils aillent au RN dans ces cas-là qu'il ne se gênent pas. Au moins ça clarifiera les choses. Et vous voyez sur la question de qui fait qui fait quoi qui propose quoi, moi en politique je pense qu'il faut clairement chercher à unir, à rassembler parce que c'est la seule façon pas de gagner mais de pouvoir permettre à notre pays d'avancer, d'engager des réformes de se modern jusqu'à Attendez, attendez, je finis juste làdessus. de diviser c'est leurs crédaux.

Prenez LI la haine des riches. Prenez le rassemblement national, la peur de l'islam et le rejet des immigrés. Moi, je suis pour pour un projet pour les classes moyennes, pour rassembler, c'est toute la différence et que ceux qui divisent, bah je suis désolé, je les combats.

Et comment on désigne ? Comment on désigne le candidat de la droite à l'élection présidentielle ? pas les sondages.

Alors 17 mois avant le général de Gaulle, si je me trompe pas connaissait pas de ballotage. 17 mois avant Valérie Giscardestin a été élu très facilement. Non mais c'est la vérité quand même le personnel politique c'était autre chose avant.

Vous vous vous connaissez vous connaissez suffisamment la vie politique. Vous connaissez suffisamment d'experts de la vie politique depuis longtemps qui pourraient vous confirmer tout cela. Jacques Chirac n'était pas élu, c'était Édouard Baladur.

En 2002, c'était Lionel Justin. Et 17 mois avant, Emmanuel Macron devait même pas être testé en comment on fait ? Il vous faut un candidat.

Alors, on y verra beaucoup plus clair sur vers qui les Français se tournent. Ne vous inquiétez pas. C'est les sondages qui vont décider.

Il faut pas faire confiance aux électeurs de la droite. Attendez, c'est pas les sondages, mais les gens vont regarder ce que les différents candidats ont dans le ventre et ont dans la tête. Et est-ce qu'ils ont envie de se battre et pour quel projet ?

Même faire barrage et à LFI et au RN ne suffit pas à se faire. Dans ma région, j'ai réussi à faire reculer le rassemblement national. Pourquoi ? parce que j'ai un projet pour les classes moyennes, pour l'industrie.

Je je défends dans les compétences qui sont les miennes, le retour de l'autorité. Et vous savez, les gens sont pas amoureux de moi. Je suis pas un magicien mais ils ont décidé de faire.

Vous dites partout que vous êtes raisonnable. Enfin, vous l'écrivez, vous dites faites un éloge de la volonté. Faut pas être un peu dingo pour vouloir être président de la République.

OK. 15 secondes en en 10 secondes. J'ai 5 enfants de 30 ans à 2 ans.

Ce que je fais, je me bats pour eux comme pour tous les enfants de France. Je suis persuadé que la politique peut changer les choses à condition aussi clairement d'avoir envie de se battre pour eux. Merci beaucoup.

Merci pour cet effort de concision et merci d'avoir accepté notre invitation X Bertrand. Rien n'est jamais écrit. C'est donc le titre de votre ouvrage qui est publié chez Robert Lafond. les informés de France info tout de suite et on se retrouve demain.