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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 29 novembre 2024 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesImmigration & asile

Le budget proposé par Michel Barnier est mauvais ! - Philippe Ballard (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:48OuverteÉludée

    Que va faire Marine Le Pen si elle fait tomber le gouvernement ?

  • 0:52RelanceÉludée

    Vous voulez nouveau Front populaire ?

  • 1:25OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes prête à faire cause commune pour voter la censure lundi ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    A-t-il raison de dire qu'une crise financière surviendrait si le gouvernement tombe ?

  • 3:47RelanceRéponse directe

    Si le RN vote la censure, est-ce que vous la voterez aussi ?

  • 4:31FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prête à voter la censure lundi avec nous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « malheureusement, le budget est déjà caduque, parce que personne n'en parle, mais il tape sur une croissance de 1,1% l'année prochaine. »
  • 2:16Invité politiqueChiffre
    « Or, tous les indicateurs avancés montrent qu'on sera à 0,5%. »
  • 2:22Invité politiqueChiffre
    « sauf que là, ça va déjà enlever à peu près 15 à 20 milliards d'euros d'augmentation de ce déficit à cause de l'absence de croissance. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « Je vous rappelle que le chômage est en train d'augmenter, qu'on a des licenciements tous les jours, des plans de licenciements même. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « les taux d'intérêt, l'écart de taux d'intérêt entre la France et les autres pays augmente. »
  • 2:48Invité politiqueFait
    « mais surtout, hier, la France a dû payer plus cher que la Grèce pour financer sa dette. »
  • 3:16Invité politiqueChiffre
    « en 2024, je vous rappelle que M. Le Maire avait annoncé un déficit public autour des 4,5. On va être à 6,5, voire 7. »
  • 3:25Invité politiqueFait
    « Et donc, l'année prochaine, ça sera la même chose. »
  • 3:33Invité politiqueChiffre
    « l'État français, ça s'est déjà prévu, doit émettre 300 milliards d'euros de nouvelles dettes publiques. »
  • 4:27PrésentateurFait
    « C'est le cas du Rassemblement national. »
  • 6:29PrésentateurFait
    « sur la réforme des retraites, la retraite à 64 ans, excusez-moi de revenir là-dessus, mais c'est très important pour les Français, on leur a volé deux ans de retraite, d'accord ? »
  • 10:28Invité politiqueFait
    « les taux d'intérêt vont flamber, c'est sûr. Ils ont déjà commencé à augmenter. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « Nous sommes le seul pays de la zone euro, rendez-vous compte, la France, qui depuis deux ans, nous augmentons notre déficit public. Le seul. »
  • 11:07Invité politiqueFait
    « Nous sommes le pays au monde où il y a le plus de dépenses publiques par rapport au PIB. »
  • 11:12Invité politiqueFait
    « Numéro 1 en termes de prélèvement obligatoire par rapport au PIB. »

Temps de parole

  • Présentateur27 %
  • Locuteur non identifié22 %
  • Philippe Ballard19 %
  • Invité17 %
  • Invité 214 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Marine Le Pen est la tête du premier groupe à l'Assemblée nationale. 125 députés en représentent 11 millions de Français. Dès le 29 août, quand avec Jordan Bardella, ils étaient allés rencontrer le chef de l'État, ils avaient fixé déjà des lignes rouges. C'était le pouvoir d'achat, c'était la proportionnelle des mesures fortes sur l'immigration et l'insécurité. Alors là, on est dans le cadre budgétaire. On a fixé 6 points parce que depuis septembre, Michel Barnier ne nous a pas ni écouté, mais encore moins entendu.

Donc là, on revient noir sur blanc, on met ces 6 points, c'est extrêmement précis, et on attend les réponses, alors précises, parce que je pense qu'on va avoir le débat, mais là, franchement, il y a du flou en ce qui concerne les taxes sur l'électricité et puis les baisses de charges, enfin les charges sur les basses salaires.

0:48
Invité

Moi, j'aimerais savoir ce que va faire Marine Le Pen si elle fait tomber le gouvernement. Qu'est-ce qu'elle veut ? Vous voulez nouveau Front populaire ? Avec un ministre de l'Intérieur de la France Insoumise et toute une ribambelle comme ça, parce que c'est ce qui peut éventuellement arriver. Donc il faut quand même un peu réfléchir et être responsable.

On ne peut pas dire que ce budget, moi je suis désolée de voir comment les entreprises sont attaquées, et on peut dire beaucoup de choses sur ce budget, mais la réalité, c'est faire tomber le gouvernement quelque part, c'est rouvrir la porte à des négociations avec une poussée du nouveau Front populaire ou je ne sais quoi, et on attendra de voir, parce qu'à la rigueur, prenez vos responsabilités et proposez justement à M. Jordan Bardella, Premier ministre, pour voir ce qu'il nous ferait comme budget. J'aimerais bien voir comment il relèverait le camp. D'un mot la réponse qu'on entend les autres aussi.

1:34
Locuteur non identifié

Un gouvernement nouveau Front populaire, vous savez bien que c'est impossible, parce que là, c'est la motion de censure sous 48 heures. Ce serait le gouvernement le plus rapide de l'histoire de la Vème République. Alors, Jordan Bardella à Matillon, ça ne vous a pas échappé qu'il y a trois blocs à l'Assemblée et que nous n'avons pas la majorité.

1:50
Invité

Que cherche exactement l'ERN ? Quand on voit ce que le Premier ministre a déjà concédé, renoncer à la taxe sur l'électricité, il est prêt à revoir l'AME. Nous n'allons pas la supprimer, dit-il, mais le panier de soins pris en charge va être sensiblement diminué. En outre, nous allons engager dès l'an prochain une réforme de l'AME pour éviter les abus et les détournements.

2:10
Philippe Ballard

Moi, j'ai envie de dire que malheureusement, le budget est déjà caduque, parce que personne n'en parle, mais il tape sur une croissance de 1,1% l'année prochaine. Or, tous les indicateurs avancés montrent qu'on sera à 0,5%. Donc là, on parle de 3 milliards, 2 milliards, sauf que là, ça va déjà enlever à peu près 15 à 20 milliards d'euros d'augmentation de ce déficit à cause de l'absence de croissance. Je vous rappelle que le chômage est en train d'augmenter, qu'on a des licenciements tous les jours, des plans de licenciements même. Et donc là aussi, ça va augmenter les coûts.

Et puis, dernier point qu'on vit depuis quelques jours, les taux d'intérêt, l'écart de taux d'intérêt entre la France et les autres pays augmente. C'est-à-dire que, alors on avait l'habitude d'avoir des taux d'intérêt plus élevés en France qu'en Allemagne, et là, on a atteint des sommets depuis 2012, mais surtout, hier, la France a dû payer plus cher que la Grèce pour financer sa dette.

2:56
Invité

Tout à l'heure, sur ce plateau, Claude Maluret disait, si le gouvernement tombe, c'est une crise. Nous allons entrer dans une crise financière. A-t-il raison ? Ce n'est pas que...

3:03
Philippe Ballard

Même si le gouvernement ne tombe pas, malheureusement. Je pense que la crise, la tempête, elle a déjà commencé pour une raison simple. C'est que, même si on fait un budget basé sur 2024, parce qu'on me dit, oui, si on fait sur 2024, on va sauver le système. Attendez, en 2024, je vous rappelle que M. Le Maire avait annoncé un déficit public autour des 4,5. On va être à 6,5, voire 7. Et donc, l'année prochaine, ça sera la même chose. Donc, on perd en crédibilité, tout simplement. Et donc, aujourd'hui, c'est extrêmement inquiétant parce que l'année prochaine, l'État français, ça s'est déjà prévu, doit émettre 300 milliards d'euros de nouvelles dettes publiques.

Qui va l'acheter si nous sommes dégradés ? Qui va l'acheter si les taux d'intérêt augmentent ? Et attention, si les taux d'intérêt augmentent, ce n'est pas simplement un coût pour l'État. C'est également un coût pour l'ensemble des citoyens, l'ensemble des entreprises.

3:47
Invité

Attendez, attendez. Avec une récession qui va arriver. On dit si, si. Alors, si le RN vote la censure, est-ce que vous la voterez aussi, Mme Trouvé ?

3:54
Présentateur

Alors, d'abord, nous allons déposer, comme il y a d'ailleurs quelques semaines, une motion de censure, parce que nous restons cohérents en ce qui nous concerne. Nous étions les seuls à demander, à déposer, voter une motion de censure la dernière fois, donc on n'a pas pu être majoritaire. Cette fois-ci, nous allons en redéposer une dès lundi, parce que c'est tout aussi inacceptable ce qui est proposé en termes de budget pour les Françaises et les Français. Et nous mettrons face à leurs responsabilités chacun des députés. Parce que tout député qui ne votera pas la motion de censure, ça veut dire sauver le gouvernement.

Ce qui, d'ailleurs, je regrette que des collègues ne l'aient pas voté la dernière fois. C'est le cas du Rassemblement national. Là, il faut la voter. Et je vais revenir sur ce budget.

4:31
Invité

Est-ce que vous êtes prête, pardon, prête à faire cause commune ? Vous avez face à vous, Philippe Ballard. Est-ce que vous êtes prête à vous retrouver lundi à voter ensemble la censure ?

4:40
Présentateur

Mais vous savez, l'Assemblée nationale fonctionne ainsi. C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on vote pour la même chose qu'on est des alliés. Je ne sais pas si vous comprenez cela. Et donc, en effet, nous verrons bien, nous allons rester cohérents. Notre but, c'est de faire tomber ce gouvernement. C'est le seul moyen de ne pas avoir un budget d'austérité très grave pour les Français. Et je le rappelle...

5:00
Invité

Alors, pardon, c'est fini pour M. Barnier. On peut faire les comptes. Je vois qu'il y a aussi François Hollande qui va voter la censure. Madame, la gauche, la droite ? Oui, alors... De toute façon, les parties d'extrême gauche et droite ont tout intérêt au chaos. Alors, je vais vous dire qu'évidemment, c'est déjà mal engagé. Pardon, c'est ma pensée. Mon ancien collègue des Républicains. Oui, mais je ne suis pas pour le chaos, moi. C'est déjà mal engagé. Personne n'est pour le chaos.

5:24
Locuteur non identifié

Même s'il a déjà lieu.

5:26
Invité

Personne. Et là, il a lieu et c'est avec votre parti politique, d'ailleurs. Si vous me permettez de finir, même si vous êtes l'extrême gauche, comme M. Toitier le disait, de toute façon, les signaux sont déjà mauvais. Mais rien que de dire qu'on augmente les impôts, c'était le début de la fin. Grave erreur, très grave erreur. À partir du moment où on a engagé cette discussion en disant les entreprises vont être accablées, nos concitoyens vont être accablés la pointe vue fiscale, déjà, c'était une difficulté financière et l'économie a déjà commencé à reculer. Laurence Saillet, précisez bien. Vous considérez que vous avez sur ce plateau le parti du chaos ? Les deux partis du chaos, bien sûr.

6:01
Présentateur

Je peux lui répondre là-dessus ? Alors, d'abord, qui a mis le pays dans le chaos politique ? C'est bien d'abord un président de la République qui a décidé quasiment tout seul d'une dissolution, qui fait ensuite des élections législatives, qui ne respecte pas, absolument pas, le vote des Français, parce qu'il a essuyé un échec absolument cuisant. Ensuite, il nomme un Premier ministre qui est son obligé, Michel Barnier, donc on a un gouvernement Barnier-Macron, pour poursuivre la même politique dont les Français ne veulent plus. Et ceci est inacceptable.

Et par exemple, sur la réforme des retraites, la retraite à 64 ans, excusez-moi de revenir là-dessus, mais c'est très important pour les Français, on leur a volé deux ans de retraite, d'accord ? Eh bien, en ce moment même, en ce moment même, là, en ce moment même, nous sommes en train, la France insoumise, de le proposer, de tenter de le proposer au vote de l'Assemblée nationale. Le seul moyen pour ce gouvernement de garder la retraite à 104 ans dont les Français ne veulent pas, c'est de nous empêcher de voter dans l'Assemblée nationale. Donc, laissez-moi finir, s'il vous plaît, je ne vous ai pas coupé.

Donc, ce que je veux dire, c'est que, en fait, nous sommes avec un gouvernement qui ne tient plus que par des coûts anti-démocratiques. Il est temps qu'il s'en aille.

7:06
Invité

Thierry Breton disait, cette réforme des retraites, si on revient là-dessus, ça va dans les circonstances financières et économiques donner en quelque sorte un dernier clou au cercueil.

7:14
Présentateur

Si vous me permettez, je reviens sur ce budget. Mais là-dessus,

7:18
Invité

qu'on entende tous les avis là-dessus, est-ce que oui ou non, on voit, vous avez parlé des taux, si en plus, on revient sur les taux des retraites, est-ce que ça va être la glissade ? Pourquoi la France pourrait travailler moins longtemps que les autres pays européens ? Quelle est notre baguette magique qui nous permettrait, comme ça, de se dire, ah ben oui, c'est très bien, nous, on peut partir à la retraite plus tôt ? Mais bien sûr, on est champion du monde des impôts, champion du monde de la dette, et en plus, on explique aux Français, ne vous inquiétez pas d'en mettre tranquille, vous allez travailler moins longtemps parce que LFI, vous le dit, c'est une bonne chose.

7:50
Présentateur

LFI, c'est des dizaines d'économies dont je fais partie d'ailleurs.

7:53
Invité

Je finis juste, je fais 20 ans de recherche en économie, je peux vous répondre. Madame, combien de fois vous avez fait obstruction dans l'hémicycle à gavé d'amendements ? Combien de fois ? Vous êtes les champions du monde justement pour développer, pas sur une niche,

8:07
Présentateur

mais sur les autres textes. Ça se fait pas. Sur les autres textes. Ça se fait pas dans une Assemblée nationale.

8:11
Locuteur non identifié

Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans ce que vous venez de nous expliquer. Vous nous dites que le budget actuel est mauvais. Les deux, je pense, le PLFSS. Il n'est pas dit mauvais. Vous nous avez dit qu'il y a trop d'impôts. Effectivement, il y a trop d'impôts pour les classes moyennes, pour les classes populaires et pour les entreprises. À partir du moment où il est mauvais, qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on a déposé déjà un contre-budget présenté par Jean-Philippe Tanguy où il y a une partie recette, où il y a une partie économie sur les dépenses, mais économie structurelle, pas conjoncturelle. Et effectivement, on est dans une situation, mais le chaos, il est déjà là, financier.

Enfin, 3 200 milliards de dettes et Macron, c'est 1 200 milliards sur 7 ans. Et quand on va arriver au pouvoir en 2027, je finis dans juste une phrase, il faut bien se rendre compte que la charge de la dette, les intérêts, ce n'est pas le capital qu'on rembourse, ça sera 80 milliards d'euros au premier poste budgétaire. Voilà. Alors, face à cela, si on ne réagit pas, on n'a rien à faire à l'Assemblée nationale. Donc si M. Barnier nous donne

9:10
Invité

raison sur ces 6 points, en levant tout le flou

9:14
Locuteur non identifié

qu'il y a, notamment sur les taxes sur l'électricité, puisque j'espère qu'on pourra en reparler, il y a encore, oui, 3 jours et quelques heures pour répondre à nos demandes. Un mot encore, pardon, avant d'ouvrir le chapitre

9:23
Invité

des conséquences économiques, sur ce que vous voulez ou non, puisque vous détenez la clé, on a compris qu'il y avait une censure à peu près certaine de votre côté, n'est-ce pas ? Vous, semblez hésiter encore, mais quand on lit la liste des demandes faites par M.

Bardella, on a l'impression de liste de course, abandon des remboursements supplémentaires de médicaments, moratoire sur toute nouvelle création hausse d'impôts, réindexation des pensions de retraite dès le 1er janvier, mesures fortes en faveur de la compétitivité, un sérieux tour de vis migratoire et pénal, c'est tellement vaste qu'on a l'impression que vous mettez la barre si haut qu'en fait, vous voulez faire tomber ce gouvernement. Mais on n'a pas changé

9:56
Locuteur non identifié

depuis le 29 août la rencontre entre Marine Le Pen, le président de Bardella et Emmanuel Macron. C'est ça ou la censure. Alors, M. Barnier esquisse quelques pas en notre direction sans que tout soit... C'est comme les contrats d'assurance. Vous savez, il y a l'astérix, puis il faut avoir la petite ligne en bas et la petite ligne en bas, on ne l'a pas vraiment. Donc, c'est pour ça qu'on se méfie un peu. Allez, hypothèse. Mais trois jours et quelques heures pour répondre à toutes ces demandes. Vous faites tomber

10:22
Invité

le gouvernement ensemble, ensemble, la semaine prochaine. Qu'est-ce qui se passe ?

10:27
Philippe Ballard

Très clairement, les taux d'intérêt vont flamber, c'est sûr. Ils ont déjà commencé à augmenter. Et donc, une crise de confiance va s'installer. Mais encore une fois, même si le budget passe en l'État ou s'il est raboté, ça sera la même chose. Mais ça sera évidemment... Ça va hâter la sanction. Et j'ai envie de dire, il faut peut-être une sanction parce que justement, on ne comprend pas ce qui est en train de nous arriver. Nous sommes le seul pays de la zone euro, rendez-vous compte, la France, qui depuis deux ans, nous augmentons notre déficit public. Le seul. Tous les pays de la zone euro font des efforts, parfois difficiles et courageux.

Eh bien, les Portugais, les Espagnols, les Grecs, les Italiens, etc. Eh bien, nous, non, nous continuons comme ça et on pense qu'on peut encore continuer d'augmenter les dépenses. Nous sommes le pays au monde où il y a le plus de dépenses publiques par rapport au PIB. Il n'y a pas un pays qui fait plus que nous. Numéro 1 en termes de prélèvement obligatoire par rapport au PIB. c'est une réalité économique et à partir de là, évidemment, on veut encore aggraver la situation. Aurélie Troubet, branle de la tête. C'est très bien que je... C'est la réalité économique. C'est pas moi qui l'ai inventé. Ce que je veux dire, parlait, c'est que... Laissez répondre sur ce point.

Laissez répondre sur ce point. Est-ce qu'on peut faire autrement ?

11:30
Présentateur

Merci. Parce qu'il se trouve, monsieur, que j'étais, vous le savez très bien aussi, chercheuse en économie pendant 20 ans avant d'être députée. Donc, ne dites pas qu'il y a une réalité économique. En vérité, non. En fait, des bons économistes ne disent jamais qu'il y a une réalité. En fait, ils disent... Les chiffres ne mentent jamais. Je suis désolé. Parce que sinon, il n'y a pas... Non, en économie, il y a des points de vue différents. Or, bien sûr... On n'est pas le tour du monde des gens, alors. Mais vous ne vous laissez pas.

11:53
Invité

Alors, Aurélie Troubet, Aurélie Troubet. Laissez parler Aurélie Troubet.

11:56
Présentateur

Vous avez du mal avec le débat manifeste.

11:58
Invité

Allez, laissez parler Aurélie Troubet.

11:59
Présentateur

C'est vous qui avez du mal. Donc, ben non, non. Moi, je vous ai laissé parler, monsieur.

12:03
Invité

Madame Troubet.

12:04
Présentateur

Donc, sur la question du budget. D'ailleurs, vous l'avez vu, nous avons montré qu'un autre budget est possible tout au long des votes pendant le projet de loi de finances. D'accord ? Et nous avons montré que nous pouvions faire... Nous avons montré, s'il vous plaît, que nous pouvions faire autrement. C'est-à-dire que nous pouvions aller chercher des recettes.

En l'occurrence, on a fait rentrer 75 milliards de recettes supplémentaires, non pas en s'en prenant aux classes moyennes et précaires, non pas en augmentant le prix de l'électricité, non pas en augmentant le coût des mutuelles, non pas en diminuant drastiquement les moyens des collectivités locales, mais en concentrant ces recettes sur notamment le patrimoine des ultra-riches. On propose notamment 2% sur le patrimoine des 147 milliardaires en France, ce qui fait rentrer quand même de très nombreux milliards d'euros dans les caisses.

Et donc, en rétablissant, malheureusement, ça ne s'est pas passé, l'impôt sur la fortune, donc en concentrant, si vous voulez, sur les ultra-riches qui se sont encore enrichis. Vous savez qu'en France, le taux de pauvreté est encore passé de 13 à 16%. Ce sont des chiffres en quelques années sous la présidence Macron. D'accord ? Malgré l'augmentation de la dépense publique. Et donc, mais parce qu'elle a été très mal ciblée. Et donc, je le dis, nous pouvons aller chercher 75 milliards au moins de recettes supplémentaires. Et ça, ça permettra non seulement de ne pas faire plus de mal aux Français, mais au contraire, de rétablir notamment les postes dont nous manquons dans l'école publique.

Ou encore, de remettre des moyens dans les hôpitaux publics.

13:31
Invité

Il y a 180 000 fonctionnaires en plus en 5 ans, Madame. Vous croyez ? On a deux fois plus de fonctionnaires qu'en Allemagne. Est-ce que vous croyez qu'on va continuer comme ça ? Et moi, je conseille à tout le monde de lire... Macron avait dit que Laurent Saillet est diminuée. Laurent Saillet. Je vous conseille à regarder votre travail avec attention et je conseille à tout le monde de lire, vraiment, c'est comment ruiner la France. Vous êtes, vous, champion du monde, de la recette pour ruiner la France. C'est totalement irresponsable. Qui a amené la France à 6 000 % de déficit public ? A vouloir chasser les riches, Madame, tout ce que vous ferez, c'est augmenter les pauvres.

Qui a amené à 6 000 % de déficit de la France ? Vous n'aimez pas la réussite, vous n'aimez pas l'entreprise, vous n'aimez pas la richesse, mais tout ce que vous obtiendrez, en fait, c'est justement un pays où on aura de plus en plus de pauvres. Et j'invite chacun à regarder votre budget et c'est quand même là...

14:12
Présentateur

Vous êtes responsable des 6,5 % de déficit public ? Mais avec vous, ça aurait été le double, Madame. C'est qui ? Avec vous, ça aurait été le double. Oui, c'est le gouvernement.

14:20
Invité

Avec vous, c'est le gouvernement. Alors, s'il ne vous plaît pas ensemble, s'il ne vous plaît pas ensemble, pas ensemble, pas ensemble, pas ensemble. Moi, j'aimerais vous poser une question plus directe sur ce qui va venir maintenant. Vous êtes d'accord, mais à mon avis, vous ne ferez pas mieux que c'est un problème. Vous venez sur... Eh oui, non, non, non. Nous, on a une prévision de peut-être du déficit public. Mais non, vous n'y arrivez, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Je ne peux pas mentir aux Français. S'il vous plaît, bien sûr. S'il vous plaît. Notation de Standard & Poor's.

14:37
Présentateur

Vous n'êtes pas d'accord avec moi, mais... Notation de Standard & Poor's. Comment entrez vous, on a des désaccords.

14:41
Invité

Madame, Madame, Monsieur, s'il vous plaît. Là, vendredi, Standard & Poor's va noter la France, peut-être corrigée, peut-être abaissée la note de la France. Est-ce que c'est grave ou est-ce qu'on dit qu'on se fiche après tout ?

14:52
Philippe Ballard

Alors, vous savez, il y a déjà, il y a quelques semaines, l'agence Fitch, notre agence de notation, et c'est passé quelque chose d'incroyable. Personne n'en a parlé, mais en fait, elle a maintenu le double A de la France. Sauf que quand elle... Avec une perspective négative. Oui, mais surtout, le plus important, ce n'est pas ça. C'est que sur son site, on peut le voir encore aujourd'hui, elle a mentionné que son modèle de notation donnait une dégradation de la note de la France à simple A. Mais que pour X raisons, elle a quand même gardé le double A. Donc, est-ce qu'il y a eu des arrangements entre amis ? On ne sait pas. C'est quand même particulier. C'est très simple.

Tant que vous êtes triple A ou double A, la plupart des banques, des compagnies d'assurance achètent votre dette. À partir du moment où vous perdez ce A et que vous tombez à simple A, alors il y a énormément de compagnies d'assurance, de banques, de fonds d'investissement, non pas qu'ils n'aiment pas la France, mais ça ne rentre pas dans leur cahier des charges. Donc, à ce moment-là, ils ne vont plus acheter cette dette publique. Et le problème, c'est que l'année prochaine, encore une fois, on doit émettre pour 300 milliards d'euros de dette publique.

Donc, si on n'a pas ces investisseurs qui sont là, alors là, c'est le cercle pernicieux parce que les taux d'intérêt vont encore augmenter, mais là, très fortement, 4-5% peut-être même plus. Donc, ce qui va faire effondrer l'investissement, la consommation, la récession va s'installer, le chômage va augmenter, donc le déficit va encore augmenter, également la dette, ce qui va encore susciter une nouvelle hausse des taux d'intérêt. Donc, c'est un cercle pernicieux. Mais ces agences, quand Thierry Breton,

16:09
Locuteur non identifié

elles regardent l'avenir. Et quand elles regardent l'avenir, elles regardent notamment le budget. Et ce budget, vous disiez, c'est un budget... Oui, c'est le budget à Thal-le-Mer, à tel point, d'ailleurs, que qui est le directeur de cabinet de M. Barnier à Matignon ? C'est l'ancien directeur de cabinet de M. Bruno Le Maire pendant 7 ans à Bercy. Donc là, on est dans la continuité. La continuité de ce qui a ruiné la France. Dettes, déficit. Voilà, bilan de 7 ans de Macron. Donc, quand ces agences regardent les perspectives, oui, elles ne sont pas bonnes. Et c'est pour ça, et j'en terminerai par là, qu'il y a une autre façon de faire.

Et je renvoie au contre-budget que nous avons présenté il y a quelques jours à l'Assemblée nationale par Jean-Philippe Tanguy.

16:46
Invité

Qu'est-ce qui va se passer lundi ? Je me rappelle, Le Pen perd, Jean-Marie Le Pen, qui dans un vote de confiance disait, la confiance, on l'a ou on ne l'a pas. En réalité, ça ne se mesure pas la condition pour 2 ou 7. Est-ce que vous avez confiance dans ce gouvernement ? Ah non,

17:02
Locuteur non identifié

ça, c'est la moindre des choses. Là, il est question d'une censure. Alors, pour rebondir juste vite fait, une censure, on ne vote pas ça non plus. Enfin, vous avez déposé, je crois, la précédente législature, 25, 26, 27 motions de censure. C'est quelque chose qu'on mesure, qu'on ne dépose pas à la légère. Donc, si on dépose une motion de censure lundi, à l'issue du 49-3, ça sera réfléchi, ça sera pensé. On n'est pas des fous furieux. Enfin, il faut juste avoir présent ça à l'esprit. Ça veut dire que c'est encore ouvert ? Tout est ouvert encore ? Marine Le Pen, vous la citiez tout à l'heure, il y a jusqu'à lundi 15 heures. Voilà.

17:33
Philippe Ballard

C'est un an chaud quand même. Ça se lance compliqué. En tout cas, moi, c'est les bruits que j'entends. Mais surtout...

17:39
Locuteur non identifié

C'est le couteau sous la gorge. Ça s'appelle un couteau sous la gorge. Non, parce que vous employez des images un peu violentes. C'est clair, c'est précis. Enfin, je veux dire, on représente 11 millions de Français. C'est bien aussi pour le Rassemblement National

17:50
Invité

qu'on parle un peu d'autre chose que du procès de Mme Le Pen.

17:53
Locuteur non identifié

Alors, ça, c'est franchement... Vous savez, Marine a été extrêmement sereine. Moi, je regardais les images hier après la plaidoirie de la défense. Marine Le Pen est extrêmement sereine.

18:06
Présentateur

Par contre, si je peux permettre, si j'ai quelques minutes avant la fin de notre débat, je voudrais juste reparler des annonces parce que ça me semble important du Premier ministre. On n'en a pas parlé, qui viennent d'être faites sur... et qui, à mon avis, sont une véritable arnaque sur l'électricité. Bon. Il dit, on va baisser... Il dit, on va garder... Il renonce à la taxe. Oui. Il renonce à la hausse de la taxe. Alors, il ne dit pas par rapport à quand. Moi, les informations que j'ai, c'est qu'en fait, il va bien y avoir une hausse de la taxe de l'électricité de 21 à 32 euros du mégawatt-heure. C'est-à-dire qu'en fait, il va reprendre le niveau...

Je suis un peu technique, excusez-moi, de 2021. Donc, il y aura bien une hausse. Et donc, le prix de l'électricité, il l'annonce, ne sera baissé que de 14 %, alors qu'il a augmenté de 60 % en 5 ans. C'est inadmissible, inacceptable. Et ça, ça va s'ajouter à la baisse des pensions de retraite. Ça va s'ajouter à la hausse du coût des mutuelles. Ça va s'ajouter à tout un tas de charges supplémentaires, alors que les gens, déjà, ont du mal à boucler leur fin de mois. Donc, je le dis, ces annonces sont inacceptables. C'est une arnaque. Et franchement, je ne comprends même pas qu'on puisse douter du vote.

19:14
Locuteur non identifié

Alors, court commentaire encore là-dessus, et on avance. Il y a aussi un doute, c'est qu'au Sénat a été voté une hausse du prix sur le gaz. Et la compensation, on peut très bien l'imaginer, elle pourrait se faire, on augmente ce qui concerne le gaz, pour compenser ce que l'on perd sur cette hausse à laquelle on renoncerait en partie. Michel Bernier renoncerait en partie sur l'électricité.

19:35
Invité

Merci à toutes et à tous. On va venir aux très graves événements qui se produisent à l'étranger, en Ukraine. Merci, merci à chacune et à chacun sur ce plateau. Merci, merci à tous.

Le budget proposé par Michel Barnier est mauvais ! - Philippe Ballard (LCI) — Philippe Ballard · Pourquijevote