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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 18 juin 2024 28 min

Mesures fiscales en cas de victoire aux législatives, bataille avec le RN... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Monsieur le Premier Ministre.

0:05
Gabriel Attal

Bonjour.

0:05
Présentateur

Celui qui veut prendre votre place à Matignon, Jordan Bardella du Rassemblement National, dit qu'il n'ira que s'il dispose d'une majorité absolue. Il a raison, c'est une manière d'inciter les Français à voter pour le Rassemblement National ?

0:17
Gabriel Attal

Là on voit depuis quelques jours que s'agissant de Jordan Bardella, il y a de moins en moins de programmes et de plus en plus de conditions. Ça commence à ressembler à un refus d'obstacle quand même tout ça.

0:28
Présentateur

Vous pensez qu'il a peur ?

0:29
Gabriel Attal

Depuis le début de cette campagne, à chaque jour on voit un reniement sur une proposition. Ils nous ont expliqué pendant un an que la première chose qu'il ferait c'est abroger la réforme des retraites. Et puis il a dit ah bah non en fait je ne suis plus sûr. Ensuite ils nous ont dit qu'il voulait interdire la binationalité et puis finalement bah non. Ensuite ils nous ont dit on va baisser la TVA ou la supprimer sur les produits nécessités. Ah bah finalement non, on ne va pas le faire.

0:53
Invité

En même temps là il s'agit de Matignon, d'aller ou pas à Matignon.

0:55
Gabriel Attal

Tous les jours il revient sur des propositions du programme et là il explique maintenant qu'il y a des conditions pour y aller. Donc oui ça ressemble beaucoup à un refus d'obstacle mais parce que la réalité c'est que au Rassemblement National on le voit, tout est approximation au reniement. On leur demande d'expliquer comment est-ce qu'ils financent leur programme. Ils sont incapables de répondre c'est le grand flou parce qu'ils ne veulent pas montrer que leur programme ne pourrait être financé que par des augmentations d'impôts.

Et puis ensuite sur leurs propositions, ils reviennent sur les propositions les unes après les autres et en réalité ils démontrent surtout une image très politicienne finalement. Il y a une élection qui arrive, bah finalement non, tout ce qu'on a dit comme étant nos lignes directrices, les sujets sur lesquels on s'est engagé, bah finalement ça vaut plus.

1:37
Invité

La question qu'il y a derrière c'est est-ce qu'on peut gouverner aujourd'hui de manière efficace avec cette majorité relative ? Vous en avez fait l'expérience ?

1:43
Gabriel Attal

Moi ça fait cinq mois que je suis Premier ministre avec une majorité relative. Je crois qu'il y a plus d'une vingtaine de textes de loi qui ont été adoptés par le Parlement. Il n'y a pas eu besoin de 49-3 pour ça en travaillant avec des majorités différentes, des parlementaires, soit qui viennent de la gauche, soit qui viennent de la droite. Et encore une fois, la réalité c'est qu'il y a beaucoup de flou, beaucoup d'approximation, beaucoup de reniement. C'est pour ça qu'il y a beaucoup d'inquiétudes, et d'inquiétudes notamment du monde économique. Regardez ce qui a été dit hier par l'AFEP, qui est l'association des grandes entreprises françaises.

Deux millions de salariés, ils ont dit, c'est rare quand même qu'ils s'expriment, si les extrêmes arrivent au pouvoir, il y a un risque de décrochage durable de l'économie française. C'est deux millions de salariés qui sont menacés. Hier encore, le président de la CPME, qui est l'association des patrons de PME, les petites et moyennes entreprises, qui maillent notre territoire. Il a dit, si le RN arrive au pouvoir, la France va dans le mur. Voilà, c'est des déclarations, on n'a pas l'habitude de les entendre pendant les campagnes électorales, parce qu'il y a une inquiétude extrêmement forte.

Parce qu'ils nous promettent, extrême droite comme extrême gauche dans leur programme, un matraquage fiscal à tous les étages. On va rentrer dans le programme, Gabriel Attal.

2:51
Présentateur

C'est vous qui menez la campagne pour le camp présidentiel. Hier, vous étiez en déplacement dans le Val-de-Marne, et un habitant vous a interpellé.

2:57
Invité

Je vais vous serrer la main, parce que vous, vous êtes bien. Mais il faudra dire au président qu'il ferme sa gueule. Comprenez-moi, vous, vous êtes bien, vous étiez même très bien dans l'éducation nationale. Pour l'instant, ça va bien. Mais alors, le président, c'est lui qui nous fout dans la merde. C'est tout. Allez, bon courage. On compte sur vous pour ce match contre les extrêmes. Oui, mais c'est à vous que je dis bon courage. Je ne sais pas à vous. D'accord, mais c'est une élection législative. On vote pour le Premier ministre. Voilà, ok, allez, au revoir. Merci beaucoup. Au revoir, monsieur.

3:24
Présentateur

C'est une élection législative. On vote pour le Premier ministre. Vous ne cherchez même plus à défendre Emmanuel Macron. Ça en dit long sur la situation difficile que vous subissez ?

3:32
Gabriel Attal

Le monsieur, là, que vous avez montré, il vote pour nous, pour nos candidats, ensemble pour la République. Mais vous entendez ce qu'il dit sur le Président. Mais qu'il y ait des Français, qui aient été un peu stupéfaits par l'annonce de dissolution, et qui marquent une colère. Évidemment qu'il y en a, vous savez, moi, je me déplace tous les matins, tous les jours, sur le terrain. J'étais dans le Pas-de-Calais, en Loire-Atlantique, en Seine-et-Marne, dans le Val-de-Marne, ici, dans les Hauts-de-Seine. Je me déplace partout. J'échange avec les Français. Évidemment qu'il y a des Français qui me disent qu'on n'est pas contents, qu'il y ait une dissolution et qu'on doit se prononcer.

Mais en l'occurrence, précisément ce monsieur, il va voter pour notre candidat.

4:07
Présentateur

Mais vous voyez bien le sens de ma question. Le fait que, par exemple, sur les affiches électorales, que ce soit vous et pas Emmanuel Macron, ça veut dire qu'en fait, il est plus symbolé qu'un atout ?

4:15
Gabriel Attal

Salia Brakia, c'est une élection législative. La réalité, c'est qu'il y a l'élection présidentielle. Là, vous votez pour le président. Ça, les Français connaissent. La dernière a eu lieu en 2022. Emmanuel Macron a été réélu. Il est élu jusqu'en 2027. Une élection législative, ça n'est pas une élection présidentielle. Vous votez pour un Premier ministre, un gouvernement, une majorité à l'Assemblée nationale. Quel que soit le résultat de l'élection, les 30 juin et 7 juillet, le président de la République sera encore président de la République ? Là, ce qu'il demandait aux Français, c'est quel Premier ministre, quel gouvernement, quelle majorité ?

On voit que les alternatives qui sont aujourd'hui sur la table, c'est Jordan Bardella d'un côté avec le RN qui revient chaque jour sur ses propositions, qui maintenant n'est plus tout à fait sûr, qui veut y aller reniement, approximation. Et de l'autre, c'est Jean-Luc Mélenchon avec un projet de fragilisation.

5:01
Invité

Et quand même avec la question de la manière dont se déroule cette campagne, parce que depuis l'annonce de la dissolution, on l'entendait encore ce matin sur France Info, les Français sont à cran et la décision du président de la République, c'est votre ministre de l'économie, Bruno Le Maire, lui-même qui le disait, ça a suscité non seulement de la colère, mais ça renforce le rejet. Les Français, ils ont la main.

5:25
Gabriel Attal

C'est eux qui vont décider à l'occasion de cette élection. Les Français vont pouvoir décider, voter. Et on a aussi entendu beaucoup ces derniers mois, ces dernières années, de demandes de pouvoir décider, intervenir. Et il n'y a pas de fatalité, c'est le message que je passe. Et d'ailleurs, je vais vous dire, en me déplaçant sur le terrain, je vous le disais tous les jours, moi j'ai de plus en plus de Français qui viennent me voir, qui me disent, non, on ne veut pas avoir à choisir entre les extrêmes, extrême droite, extrême gauche. C'est justement un autre message que vous passez. On verrait notre pays dans le mur, je vais au bout de ma phrase. Et donc, on veut une troisième voix.

Et la troisième voix, c'est les candidats qui sont derrière moi, ensemble pour la République. Vous regardez sur les affiches, les bulletins de vote, ils l'ont mis, ensemble pour la République, qui propose évidemment de tenir compte du message qui a été envoyé à l'occasion des élections européennes. On a perdu ces élections européennes. Qui propose des mesures qui sont crédibles.

6:10
Présentateur

On va rentrer dans les mesures, Gabriel Attal. Mais justement, l'autre message que vous envoyez aux électeurs aujourd'hui, c'est, c'est nous ou le chaos. C'est écrit noir sur blanc sur votre acte. Mais on n'y est pas là déjà dans le chaos, avec un déficit record, avec une dette record, avec des agences de notation qui nous menacent chaque mois.

6:26
Gabriel Attal

On a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans. Le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. Le taux d'emploi le plus haut depuis qu'il est mesuré. Il y a 2,5 millions d'emplois qui ont été créés ces dernières années.

6:36
Présentateur

Donc tout va bien.

6:36
Gabriel Attal

Mais je ne dis pas que tout va bien, Salia Braclia, je suis lucide, je vais sur le terrain. Il y a évidemment des Français qui souffrent, qui sont en difficulté, qui sont en colère. Ce que je dis, c'est que moi, j'ai grandi, je suis d'une génération qui a entendu, j'ai toujours entendu que la France, c'était le chômage de masse. Qu'on n'en sortirait jamais, qu'il y avait 10% de chômage et que contrairement aux Allemands, à nos voisins, on n'arriverait pas à sortir du chômage de masse. Qu'est-ce que je vois aujourd'hui ? Même si, évidemment, il y a des difficultés. Je vois qu'on a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans.

Je vois que la France, depuis 3 ans ou 4 ans, est redevenue, dans les baromètres indépendants internationaux, le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. Il y a des investisseurs qui viennent investir partout en France pour développer des projets industriels. Il y a plus d'usines qui ouvrent que d'usines qui ferment. Ce que je dis, c'est qu'effectivement, si les extrêmes arrivent au pouvoir, extrême droite ou extrême gauche, avec leur projet de faillite économique, 300 milliards d'euros, 50 milliards d'euros de hausses d'impôts déjà annoncées pour cet été, là, ça serait, je le dis, un carnage économique. Et qu'effectivement, on replongerait probablement la France

7:37
Invité

dans le chômage de masse. Vous avez parlé de votre bilan, on va parler de vos propositions. On laisse passer le fil info. On vous retrouve juste après, Gabriel Attal. Le rappel d'éditeur avec Thomas Giraudot à 8h40. Les écoles manqueront encore d'enseignants titulaires l'an prochain. Plus de 1500 postes n'ont pas trouvé preneur après les concours enseignants, d'après le premier syndicat dans le primaire. C'est 15% des postes ouverts. Les académies les plus concernées sont celles de Versailles et Créteil. Elles vont devoir embaucher des contractuels. Pour nous essayer, il faut la majorité absolue.

L'appel dans le Parisien de Jordan Bardella aux électeurs, le président du Rassemblement national, certain de ne pas pouvoir gouverner. Si son parti n'obtient pas la majorité absolue des sièges à l'Assemblée et qu'il a donc besoin d'une potentielle coalition pour gouverner. Après la tribune des sportifs dans le journal L'Équipe, au tour d'écrivains et d'éditeurs de lancer une pétition appelant à voter contre le Rassemblement national. Parmi les signataires, le lauréat du dernier prix Goncourt. Et puis la première victoire des Bleus à l'Euro de foot, hier dans la douleur face à l'Autriche, Kylian Mbappé s'est blessé au nez, fracture.

Mais les nouvelles tombées dans la nuit sont plutôt rassurantes. La Fédération précise qu'il n'a pas pour l'instant besoin d'être opéré.

8:45
Présentateur

Avec le Premier ministre Gabriel Attal sur la fiscalité,

8:52
Invité

vous avez une ligne depuis le début du quinquennat. Ce n'est pas de hausse d'impôt. Est-ce que ça va continuer ?

8:56
Gabriel Attal

Oui. Et d'ailleurs, ça fait partie des engagements que je prends dans cette campagne. La mise en place de ce qu'on appelle une règle d'or anti-hausse d'impôt. Ça veut dire que très concrètement, on va inscrire dans la loi de finances qu'on n'augmente pas les impôts. C'est très important parce que ça a été notre ligne depuis 2017. Je rappelle qu'on a même supprimé certains impôts. La taxe d'habitation que les Français payaient auparavant, supprimée, elle est compensée aux collectivités locales par l'État. La redevance audiovisuelle, désolé de le dire ici, elle a été supprimée. La classe moyenne se souvienne, elle la payait. Compensée évidemment à l'audiovisuel public.

Les premières tranches de l'impôt sur le revenu ont été baissées. Et donc, l'engagement que je prends, c'est qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôt si les Français donnent une majorité aux candidats que je présente avec Ensemble pour la République. Mais vous entendez aussi ce que dit la gauche, il y a une injustice fiscale.

9:47
Présentateur

Les plus riches ne payent pas assez d'impôts.

9:48
Gabriel Attal

Mais pardon, en fait, la France, c'est un paradis fiscal pour personne. En France, il y a plus d'impôts que dans les autres pays autour de nous, y compris pour les plus riches. On est le dernier pays de l'Union Européenne à avoir un impôt sur la fortune, l'IFI. Il a été supprimé partout ailleurs. Il restait en Espagne. Ils ont confié l'impôt maintenant aux régions. Les régions ont toutes mis le taux à 0% de cet impôt sur la fortune pour attirer les plus riches. Mais il y a des cas pratiques quand même, M. le Premier ministre. On a le taux marginal d'impôt sur le revenu le plus élevé.

10:17
Présentateur

Sur les entreprises qui font des super profits. J'entends vos arguments et on les connaît tous.

10:21
Gabriel Attal

On a une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus qui avait été créée en 2011. Ça devait durer quelques années. Elle existe toujours depuis. Donc voilà, moi je vais vous dire. Ceux qui vous disent, on va augmenter les impôts, mais ça va concerner que les plus riches. Les Français, ils ne sont pas bêtes. C'est comme les travaux. Ils savent comment ça commence, jamais comment ça finit. Voilà, ça arrive toujours sur eux. Ça tombe toujours sur eux.

10:38
Présentateur

Mais il y a des cas pratiques quand même, M. le Premier ministre. L'exemple de CMA-CGM détenu par Rodolphe Saladé, par exemple. Grâce à une niche fiscale sur le fret maritime et de l'optimisation fiscale, l'entreprise n'a payé que 1,2 milliard d'euros d'impôts entre 2020 et 2023 pour 45 milliards de profits, soit un taux d'imposition de 2,7%. Est-ce que vous trouvez ça normal ?

11:00
Gabriel Attal

Attendez, vous savez, pour le fret maritime, ils payent ce qu'on appelle la taxe au tonnage. Ce n'est pas le cas qu'en France. D'accord ? Première chose, la taxe au tonnage fait que même quand ils ne font pas de bénéfices, même quand ils perdent de l'argent, ils payent quand même de l'impôt. Mais là, quand ils font des profits grâce à la crise du Covid ? On a eu ce débat dans l'Assemblée nationale, quand j'étais en charge des comptes publics, quand vous regardez sur la durée et sur les années où ils n'ont pas fait de bénéfices, voire même où ils étaient en perte, ils payaient des impôts. Donc si vous regardez sur la durée, c'est assez équilibré, ça lia braquille.

Voilà, on est content d'avoir le siège de CMA-CGM en France. On est content d'avoir leurs investissements à Marseille. Et je peux vous dire qu'ils payent de l'impôt, évidemment. Voilà, ensuite, c'est un engagement que nous on prend, pas de hausse d'impôt. On va même chercher à continuer à les baisser. De l'autre côté, extrême droite, extrême gauche, même combat pour les impôts. On a déjà des annonces qui sont faites, ça vient d'eux, 50 milliards d'euros de hausse d'impôt dès cet été, s'ils gagnent. Et il y en aura encore plus ensuite, parce que leur programme, de toute façon, sinon, ne peut pas être financé.

11:56
Invité

Parmi vos autres engagements, Gabriel Attal, la lutte contre la fraude fiscale, il faut l'intensifier. Comment ?

12:02
Gabriel Attal

Alors, j'ai fixé cette priorité quand j'étais à Bercy. Vous vous souvenez, j'avais fait un grand plan de lutte contre la fraude, avec des mesures très fortes, notamment sur la fraude fiscale des grands groupes. Ensuite, sur la fraude sociale, l'interdiction du versement des aides sociales sur les comptes bancaires étrangers. C'est une décision que j'avais prise. Elle est appliquée aujourd'hui. L'année dernière, on a eu une année record en matière de recouvrement de fraude. 17 milliards d'euros, historique, c'était jamais arrivé. Alors, comment on va plus loin ? Je veux aller plus loin.

Donc, si les candidats ensemble pour la République sont élus, on aura, dès cet été, une nouvelle loi de lutte contre la fraude. Fraude fiscale, fraude sociale, avec de nouvelles mesures.

12:36
Présentateur

C'est-à-dire ?

12:37
Gabriel Attal

Par exemple, des mesures sur la fraude aux aides publiques, notamment dans le secteur énergétique. On voit qu'il peut y avoir des fraudes, notamment sur les dispositifs MaPrimeRénov', etc. Vous savez, c'est l'argent des Français. C'est les Français qui payent des impôts. Et donc, c'est quoi ? C'est plus de contrôles et des amendes plus lourdes ? Des mesures qui vont nous permettre de mieux identifier, effectivement, les fraudes. On va donner aussi plus de moyens d'enquête, avec la possibilité donnée aux services qui luttent contre la fraude de croiser les fichiers.

Parce qu'on sait que par le croisement de données, le croisement de fichiers, on identifie beaucoup plus facilement des situations de fraude et on ira recouvrer cette fraude. Encore une fois, il n'y a pas de fatalité là non plus. L'an dernier, année record, 17 milliards d'euros identifiés et recouvrés. Ce n'était pas arrivé auparavant parce qu'on a mis les moyens, parce que j'ai présenté un plan avec des mesures très claires et très fortes. Et on va continuer.

13:20
Présentateur

Une mesure qui concerne le pouvoir d'achat des Français, vous promettez une mutuelle publique à 1 euro par jour pour ceux qui ne peuvent pas se payer une complémentaire santé. Mais en fait, elle existe déjà, cette mutuelle publique.

13:30
Gabriel Attal

Il y a une aide à la complémentaire santé et des contrats solidaires, mais malgré ces dispositifs, vous avez 3 millions de Français qui n'ont pas de mutuelle. Et notamment, moi je vais vous dire, ce qui m'indigne le plus, c'est nos retraités qui souvent travaillaient toute leur vie et pour qui ça coûte très cher la mutuelle. Et des étudiants. Et donc, oui, je veux travailler avec le secteur mutualiste, effectivement. Il faut l'élargir. À un nouveau dispositif qui nous permette de couvrir ces publics, en tout cas en priorité, nos retraités qui aujourd'hui ne peuvent pas payer pour leurs soins. Et puis, des étudiants.

14:05
Invité

Il y a un sujet dans le pouvoir d'achat, c'est évidemment celui du logement. Vous dites vouloir supprimer les frais de notaire pour les premiers achats immobiliers à hauteur de 250 000 euros pour les classes moyennes et populaires. Les jeunes. Les jeunes, avec une limite d'âge pour les futurs acheteurs ?

14:17
Gabriel Attal

Alors, ce n'est pas prévu à ce stade, mais il y aura un débat. C'est pour les primo-accédants. Donc, en général, même si on peut être primo-accédant à tout moment de sa vie. Voilà, moi je pense qu'une part du rêve français, c'est de pouvoir être propriétaire de son habitation. Si possible, d'ailleurs, d'un pavillon avec jardin. Et il faut accompagner les Français. Vous savez, M. le Premier ministre, qui a fait cette proposition en 2022 ? Elle a été faite par plein de candidats. Par Éric Zemmour ? Par plein de candidats.

14:48
Présentateur

Et vous savez quelle a été la réaction de votre majorité à ce moment-là ?

14:51
Gabriel Attal

Je vais vous dire, vous savez, c'était sa seule proposition. Nous, on en a d'autres.

14:55
Présentateur

Un procès en déconnexion. Parce que la première difficulté des jeunes, par exemple, ce n'est pas d'acheter sa résidence principale.

15:02
Gabriel Attal

Mais ce que j'ai dit, c'est que les jeunes...

15:03
Présentateur

C'est de se loger d'abord.

15:03
Gabriel Attal

Mais justement, au contraire, la vraie différence, c'est que je n'ai pas dit que c'était que les jeunes.

15:06
Présentateur

C'est ce qui est marqué dans votre programme.

15:06
Gabriel Attal

Mais non, c'est pour les primo-accédants. Les primo-accédants. Moi, je dis, je parle avec des jeunes. Après, il faut mettre, là, on met la barrière jeune. Mais vous avez des trentenaires, voilà, des couples de trentenaires. Ils travaillent, ils se lèvent tous les matins, ils vont bosser. Bah oui, en fait, le rêve de leur vie, et je les comprends, et je le partage d'une certaine manière, c'est de pouvoir avoir un toit sur leur tête, d'être propriétaire de leurs biens. Si possible, encore une fois, un pavillon avec jardin pour élever les enfants, on veut les aider et les accompagner. Et on le disait, la difficulté c'est de se loger.

15:32
Invité

Il y a l'accès à la propriété, mais il y a aussi, voilà, plus largement, la difficulté de se loger pour les personnes de louer un logement. Sur la garantie, vous faites quoi ?

15:40
Gabriel Attal

Comment ?

15:41
Invité

Sur les garanties...

15:42
Gabriel Attal

Il y a aujourd'hui une garantie visale, notamment pour les jeunes, là, pour les aider, pour garantir. Ensuite, on travaille beaucoup, évidemment, avec le secteur du logement pour débloquer le secteur, parce qu'on voit qu'aujourd'hui, il y a de grandes difficultés, des difficultés de construction, il faut débloquer la construction.

Avec le ministre du logement, Guillaume Casbarian, on a pris un certain nombre de mesures pour simplifier, pour libérer la construction, pour faciliter la transformation de bureaux en logement, pour donner la possibilité à des Français qui ont, par exemple, une maison individuelle avec un grand terrain, qui veulent éventuellement construire une deuxième petite maison parce que leurs enfants ont grandi, parce qu'ils ont un parent en perte d'autonomie qu'ils veulent garder avec eux, construire une deuxième maison sur le terrain. On veut donner la possibilité qu'il ne soit pas nécessaire de changer le PLU pour pouvoir le faire.

Voilà, c'est des choses qui sont très concrètes pour aussi faciliter la construction, libérer la construction, pour faciliter l'accès au logement.

16:35
Présentateur

Votre engagement, c'est de baisser, Gabriel Attal, les factures d'électricité de 15%. Pourquoi attendre l'hiver prochain ? Pourquoi pas maintenant ?

16:43
Gabriel Attal

Parce que nous, on n'est pas là pour faire croire aux Français que tout est possible tout de suite. Nous, ce que les Français savent, je crois, avec nous, c'est que quand on dit les choses, on les fait. Après, on peut être d'accord ou pas d'accord, mais on ne cache pas les choses avant les élections. On est clair. Vous savez, moi, je me fais critiquer, par exemple, sur la réforme de l'assurance chômage. Le plus simple, si on était des politiciens comme à l'extrême gauche ou l'extrême droite, ce serait de cacher ça, de dire qu'on ne va pas le faire.

Non, moi, je suis clair sur notre programme, sur ce qu'on fait et je suis clair sur ce qu'on est capable de faire et quand on est capable de le faire. Donc, oui, quand je dis qu'on baissera la facture d'électricité de 15% pour l'hiver prochain, c'est un engagement que je sais pouvoir tenir.

17:18
Présentateur

Est-ce que derrière, ce n'est pas juste une conséquence du changement de règles au niveau européen ?

17:23
Gabriel Attal

Non, regardez, la réforme du marché européen de l'électricité s'applique à partir de 2026. Et vous avez raison, là, ça baissera encore plus à ce moment-là. Mais dès 2025, on prend cette décision. Mais regardez en face. Ils disent que ce sera dès l'été prochain. Le RN, ils reviennent sur toutes leurs propositions. Ils avaient dit qu'on va baisser, qu'on va supprimer le taux de TVA sur les produits de première nécessité. Non, finalement, aujourd'hui, la semaine dernière, ils nous disaient qu'ils le feraient sur les produits de première nécessité. Là, quelques jours plus tard, ça a changé. Donc, la semaine prochaine, ça aura probablement changé sur le reste.

Moi, j'essaye de rester sérieux, crédible, cohérent et clair. Ça fait cinq mois que je suis Premier ministre. Je vais sur le terrain. J'échange avec les Français. Je regarde ce qui va, ce qui ne va pas. J'écoute ce qu'on me dit, y compris quand ça ne fait pas plaisir, y compris quand on se fait interpeller. Et ensuite, je prends des engagements que je tiens. Voilà, c'est ça ma méthode. C'est ça que je propose de continuer aux Français.

18:14
Invité

Et on va continuer à vous écouter dans une minute. Gabriel Attal, le temps de laisser passer le fil. Info, il est 8h51. Thomas Girodo. Et il n'y aura pas de hausse d'impôt en cas de victoire aux législatives, promet Gabriel Attal. Le Premier ministre invité du 8.30 France Info. Il promet également, dès cet été, une lutte intensifiée contre la fraude fiscale. À gauche, la députée européenne, la France Insoumise, Manon Aubry, indique ce matin que le programme du nouveau Front Populaire prévoit des baisses d'impôts pour tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par mois et des hausses pour ceux qui gagnent davantage. Des dégâts en Charente après de forts orages de grêle.

La nuit dernière, le trafic des TER est très fortement perturbé. Ce matin, des vignes de cognac ont été touchées. Quatre départements proches, la Gironde, les Landes, la Dordogne et le Lot-et-Garonne, sont en vigilance orange aux orages à partir de 17h ce soir. Et puis, à moins de 40 jours des Jeux Olympiques, les Escrimeurs français sélectionnés aux Jeux sont au championnat d'Europe en Suisse. En Lys, aujourd'hui, la championne du monde en titre à l'épée, chance de médaille française à Paris, Marie-Florence Kandassamy.

19:14
Présentateur

France Info. Et toujours avec Gabriel Attal, Premier ministre depuis cinq mois, vous le rappeliez.

19:23
Invité

Et parmi les mesures, la solidarité à la source que vous aviez prise, on peut aller plus loin ? Oui.

19:28
Gabriel Attal

Moi, je voudrais qu'on concrétise ce projet l'année prochaine. C'est quoi la solidarité à la source ? D'abord, un constat, c'est que vous avez aujourd'hui des Français qui peuvent avoir droit à un soutien, à une aide, mais qui ne la demandent pas. Souvent, parce qu'ils ne le savent pas, et souvent parce que c'est des Français qui bossent. Voilà, c'est des Français qui travaillent, qui sont classe moyenne ou un peu en dessous. Ils n'ont pas le temps, ils n'ont pas les infos, etc. Aujourd'hui, il y a le prélèvement à la source. C'est-à-dire que l'État sait combien vous gagnez, il peut vous prendre l'impôt. Donc, moi, je pars d'un principe clair.

Si l'État sait combien vous gagnez pour prélever les impôts, il doit savoir, vous versez ce à quoi vous avez droit. Mais ce n'est pas des alca pour les allocations familiales ? Aujourd'hui, non. Vous avez beaucoup d'allocations et beaucoup de dispositifs. Alors, qu'est-ce qui va se passer à partir de l'année prochaine ? Par exemple, on a parlé de la complémentaire santé tout à l'heure. Vous avez des Français qui travaillent, qui ont droit, parce qu'ils ont un faible revenu, alors qu'ils bossent tous les jours, à une aide à la complémentaire santé. Il y a beaucoup de Français qui ne le demandent pas. Et donc, l'idée, ce serait qu'ils puissent la recevoir automatiquement. À partir de quand ?

Maintenant, on recourt au droit. Je veux que l'année prochaine, on puisse mettre en œuvre la solidarité à la source. Ça a un coût pour les finances publiques, ça ? Oui, mais je vais vous dire. D'abord, de l'autre côté, on lutte contre la fraude. Donc, on sera plus efficace aussi et on fera des économies de ce point de vue-là. Et notre estimation, c'est que l'un compense l'autre. Aujourd'hui, le problème, c'est que vous avez des gens qui ont droit à des choses qui ne les reçoivent pas parce qu'ils ne le savent pas. Et vous avez des gens qui n'ont pas droit à certaines choses, mais qui arrivent quand même à le recevoir. Il faut tout remettre au droit. Voilà.

Et donc, à la fin, je peux vous dire que ça s'équilibre. Et puis, ensuite, moi, j'assume que s'il y a des dispositifs pour accompagner des Français, et notamment ceux qui travaillent, c'est pour qu'ils puissent y avoir recours et qu'ils y aient droit.

21:05
Présentateur

Donc, la solidarité à la source qui était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron verra le jour en 2025. C'est ce que vous nous annoncez ce matin.

21:10
Gabriel Attal

Si les Français votent pour les candidats ensemble pour la République et qu'on a une majorité pour le faire. Ben non, mais je suis clair avec eux. Je veux dire, on se présente avec un programme et avec des candidats ensemble pour la République, partout en France, qui permettent d'éviter la tenaille entre les extrêmes et les destructions maximales.

21:26
Présentateur

Ça bouge aussi, M. le Premier ministre, du côté des discriminations. Là aussi, vous voulez aller plus loin. On vous écoute ?

21:34
Gabriel Attal

Moi, vous savez, ce qui me révolte, c'est qu'un nom, une couleur de peau, une adresse, puissent vous priver d'opportunités en matière d'emploi, qui est ces discriminations. Et donc, moi, je souhaite qu'on puisse généraliser ce qu'on appelle le testing. C'est-à-dire qu'on va tester, notamment dans les grandes entreprises, avec des moyens publics. On va tester avec des envois de CV. Parce que là, c'est plus les associations qui le font. Exactement. Comparable. Et d'ailleurs, on va le faire avec elles. Elles ont une connaissance en la matière. Des CV comparables, mais une adresse différente, un nom différent, pour regarder quelles sont les pratiques des entreprises.

Et ça avait été, on avait lancé ça pour les 40 plus grandes entreprises. On va l'étendre. Parce que moi, je le dis, le combat, enfin, moi, mon combat, c'est l'émancipation. C'est de permettre à chacun de s'élever dans la République, par l'école, par le travail et par le mérite. Moi, je crois beaucoup au mérite et à l'effort.

22:29
Présentateur

On a l'impression, Gabriel Attal, on vous écoute là ce matin, que, en fait, c'est cet électrochoc qui vous fait bouger. Que cette dissolution, elle a entraîné cet électrochoc dans les sondages. C'est le RN, c'est le nouveau Front populaire qui est en tête. Et donc, aujourd'hui...

22:42
Gabriel Attal

Non, alors d'abord, moi, je vais vous dire... Vous balancez les mesures pour convaincre les Français. Avant la dissolution, il y a eu une élection européenne. On l'a perdue, cette élection européenne. Donc, évidemment qu'il y avait un message derrière ça. Et que sur un certain nombre de sujets, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur, on parle là ici de la lutte contre les discriminations, on nous a demandé, quelque part aussi, d'aller plus loin. Moi, je me déplace sur le terrain, les Français me le disent. On en parle depuis tout à l'heure, Gabriel Attal. Des sondages nationaux, alors qu'une élection législative, c'est 577 élections dans des circonscriptions, ça n'a pas grand sens.

Et si vous regardez ces sondages, on a déjà monté de plus de 5 points en une semaine.

23:18
Invité

Mais vous restez à peu près 10 points derrière le nouveau Front populaire et 15 points derrière le Rassemblement national.

23:23
Gabriel Attal

On a fait 14% aux européennes. Là, on est à 20% dans les sondages. En une semaine, on est 6 points au-dessus.

23:30
Invité

Mais tout à l'heure, vous avez dit le mot tenaille.

23:32
Gabriel Attal

Vous avez dit, c'est des élections législatives dans 577 circonscriptions.

23:37
Présentateur

Il fait dire à Jordan Bardella que son principale concurrence n'est pas vous, c'est le nouveau Front populaire. Il vous a mis de côté, il vous a balayé.

23:46
Gabriel Attal

Mais ça, ça s'appelle la politique politicienne. Voilà, c'est des petites manipulations politiciennes. Honnêtement, je vais vous dire, les Français, ils le savent. Moi, je suis là pour leur répéter et je vais beaucoup me déployer dans les jours qui viennent pour leur répéter. Il n'y a pas de fatalité au choix entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Il y a un choix et un vote utile dès le premier tour pour éviter l'extrême droite, l'extrême gauche, éviter les hausses d'impôts, éviter les destructions d'emplois et avoir un projet qui regarde vers l'avenir. C'est les candidats ensemble pour la République qui se présentent dans votre circonscription.

24:16
Présentateur

Sauf qu'il est possible dans certaines des circonscriptions qu'il y ait au second tour un duel RN-Nouveau Front populaire. Vous, dans ces cas-là, vous faites quoi ?

24:24
Gabriel Attal

Je vois bien que tout l'univers médiatique essaye de nous dire et de nous faire croire que ce serait une fatalité. Je ne vais pas moi-même rentrer dans ce petit jeu qui consiste à essayer de faire croire que ce serait ça le choix. Ce n'est pas le choix. Vous mettez un signe égal entre RN et Nouveau Front populaire ? Je ne rentre pas là-dedans. Il y a un premier tour. Il y a un vote utile dès le premier tour pour éviter, encore une fois, extrême droite, extrême gauche, augmentation d'impôts, destruction d'emplois. C'est le vote pour les candidats ensemble pour la République.

24:53
Présentateur

On entend certains de vos ministres dire

24:54
Gabriel Attal

« S'il y a un RN, Nouveau Front populaire, moi, je ne vote pas. » C'est libre et clair. Chacun s'exprime. Vous savez, ce n'est pas l'armée des clones. S'il y en a qui veulent prendre des positions et s'exprimer, ils le font. Moi, je prends les positions. Je suis chef du gouvernement, Premier ministre. Je mène cette campagne. Et donc, je vous le dis, il n'y a pas de fatalité. Vous avez dit les extrêmes. Il y a un vote utile dès le premier tour. Dans les deux cas, il y a un programme qui nous mènerait tout droit à la faillite. Mais encore une fois, il suffit de le lire entre 150 et 300 milliards d'euros de dépenses supplémentaires sans financement. Et le seul financement dont on nous parle...

25:28
Présentateur

Les chiffres vont arriver cette semaine. Vous le savez, Gabriel Attal,

25:30
Gabriel Attal

pour chacune des deux formations politiques. On a chiffré, on a regardé. Il y a des choses... D'ailleurs, les journalistes le font aussi. Ce n'est pas moi qui dis qu'il y aurait 50 milliards d'euros de hausse d'impôt dès cet été, c'est le journal Les Echos. Ce n'est pas moi qui chiffre à 150 milliards d'un côté, 300 milliards de l'autre. Là aussi, c'est la presse économique.

Et si les chefs d'entreprise, si les représentants des grandes entreprises, des petits et moyens d'entreprise, tirent la sonnette d'alarme pour reprendre leurs mots parce qu'ils craignent des destructions massives d'emplois et un décrochage économique, c'est parce qu'eux-mêmes voient l'impact que ça aurait sur leurs entreprises et sur leurs emplois. On parle quand même des emplois et du boulot de ceux qui bossent, qui nous écoutent peut-être, qui sont dans leur voiture, qui demain, si on avait une crise économique à cause de l'arrivée des extrêmes au pouvoir, se retrouveraient probablement avec, peut-être, avec une perte de leur emploi.

26:14
Présentateur

Une dernière question, Gabriel Attal. Est-ce que vous pensez, est-ce que ça vous traverse l'esprit, est-ce que vous y pensez, en vous rasant le matin, comme on dit, d'une possibilité de faire un... de donner les clés de Matignon à Jordan Bardella ? Est-ce que vous pensez à cette passation de pouvoir ?

26:33
Gabriel Attal

Pourquoi est-ce que depuis le début de cette interview, systématiquement, vous donnez le sentiment qu'il y aurait une forme de fatalité à ce que les extrêmes arrivent au pouvoir ? On dit que c'est une possibilité. C'est Emmanuel Macron qui a ouvert cette possibilité-là en dissolement. Attendez, c'est-à-dire, c'est les Français qui votent ? C'est les Français qui décident ? Est-ce que, si vous me demandez, si je pense qu'il y a une majorité de Français qui souhaite qu'il y ait des extrêmes au pouvoir, la réponse est non. Voilà, la réponse est non.

Moi, je pense qu'il y a une majorité de Français qui refuse, d'un côté, la stigmatisation de certains Français, le fait de dresser les Français les uns contre les autres, qui refuse ensuite, avec la France insoumise, le communautarisme, le retour du port du voile dans les écoles, ceux qui ont attaqué ma décision d'interprète Et puis, il y a beaucoup de Français aussi qui disent

27:14
Invité

mais pourquoi cette élection avait lieu à tel lieu maintenant ?

27:16
Gabriel Attal

Moi, je vais vous dire, il y a beaucoup de Français qui se disent, voilà, nous, on ne veut pas ça. Nous, on est attachés aux valeurs de la République. On est attachés à notre économie, à nos emplois. Et donc, on va se mobiliser. Peut-être pas de gaieté de cœur, je vais vous dire. On n'est pas parfait. On n'a pas tout réussi. Il y a des réussites, il y a des échecs. Mais je vais vous dire, je pense qu'il y a une majorité de Français qui, quand même, se retrouvent derrière nos valeurs républicaines, notre économie, nos emplois, qui n'ont pas envie d'augmentation d'impôts et qui viendront voter pour les candidats ensemble pour la République.

27:43
Invité

Gabriel Attal, vous étiez l'invité de France Info ce matin.

Mesures fiscales en cas de victoire aux législatives, bataille avec le RN... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal — Gabriel Attal · Pourquijevote