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InterviewC à vous (sur YouTube)· 21 mars 2022 6 minContradictoireMixteDéfenseÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

La France a-t-elle une responsabilité dans la guerre ?, avec Nathalie Arthaud - C à vous - 21/03/22

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54FerméeRéponse directe

    Maîtrisés à quel point ? Vous êtes à peu près sûr le 11 avril de reprendre vos cours ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Je vous ai entendu à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la guerre en Ukraine. Et je n'ai pas bien compris le rapport que vous faites entre la guerre et le capitalisme.

  • 3:12RelanceRéponse directe

    Vous décrivez un affrontement de puissance, mais le rapport avec le capitalisme.

  • 3:19RelanceRéponse directe

    Attendez, lequel ? Le russe ou l'américain ?

  • 4:37RelanceRéponse directe

    Il s'agit de se réarmer pour essayer d'arrêter celle-ci.

  • 4:53RelanceRéponse directe

    C'est pas Poutine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueChiffre
    « Je vais partir à la retraite au-delà de 2020, donc il faudra que je cotise jusqu'à 68 ans puisque j'ai commencé à travailler à 26 ans et je partirai avec 38% de mon salaire net. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « la France a continué de livrer des armes à la Russie entre 2015 et 2020. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud79 %
  • Présentateur16 %
  • Invité5 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Une militante de lutte ouvrière depuis 35 ans, devenue porte-parole d'Alette Légui en 2007 avant de devenir à son tour candidate et de faire campagne pour la troisième fois en 2022, professeur agrégé d'économie et de gestion de son état, en grève en 2003 pour sa première apparition télé.

0:18
Nathalie Arthaud

Je vais partir à la retraite au-delà de 2020, donc il faudra que je cotise jusqu'à 68 ans puisque j'ai commencé à travailler à 26 ans et je partirai avec 38% de mon salaire net.

0:27
Présentateur

Bonsoir Nathalie Arthaud, merci de votre présence ce soir, alors que vous êtes candidate à l'élection présidentielle sans avoir aucune envie de vous asseoir dans le fauteuil présidentiel et sans ou presque espoir de gagner à tel point que début février, vous avez pris congé de vos élèves du lycée Le Corbusier à Aubervilliers en leur disant qu'il y avait un risque que vous ne reveniez pas le 11 avril, mais un risque limité et ça les a amusés. Maîtrisés, un risque maîtrisé en effet. Maîtrisés à quel point ? Vous êtes à peu près sûr le 11 avril de reprendre vos cours ?

0:59
Nathalie Arthaud

Oui écoutez, je suis assez consciente que je représente un courant minoritaire, que je suis en effet très à contre-courant aujourd'hui. Mais moi je suis fière, je suis fière de dire qu'il faut renverser cette société capitaliste qui nous plonge dans la misère, les inégalités, la crise climatique et maintenant les guerres. Voilà, donc je pense que l'urgence est de plus en plus grande. Donc voilà, minoritaire à contre-courant, mais je ne cesserai de dire que ça devient urgent.

1:29
Présentateur

Ça n'usent pas les convictions d'être à contre-courant depuis 35 ans ?

1:33
Nathalie Arthaud

Non, écoutez, moi c'est la société actuelle qui quand même a de quoi révolter, a de quoi user. Écoutez, qui peut prétendre aujourd'hui qu'on va vers la prospérité, la paix, l'harmonie entre les peuples, que finalement on va résoudre tous les fléaux qui sont en face de nous ? On voit qu'on s'enfonce. Moi ce qui me frappe, c'est qu'il y a eu le krach financier en 2008. Là on sort, enfin je ne sais pas, d'une crise sanitaire, on n'est pas sûr d'en sortir. Et krach, on plonge dans une guerre, dans une guerre dont on sait où elle a commencé. Mais qui peut dire jusqu'où elle ira cette guerre ?

Et moi je pense qu'en effet les conséquences vont être graves, graves, sur le terrain politique, mais aussi sur le terrain économique et social. Donc on rentre pour moi dans une période, nouvelle période, très très très dure, très très dure. Et comme à chaque fois dans ces périodes de crise, qui est-ce que l'on fait payer ? C'est le monde du travail, c'est les classes populaires. Parce qu'il n'y a pas de doute, la grande bourgeoisie, on va l'aider, on va l'aider pour que son business continue.

2:32
Invité

Je vous ai entendu à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la guerre en Ukraine. Et je n'ai pas bien compris le rapport que vous faites entre la guerre et le capitalisme.

2:42
Nathalie Arthaud

Pourtant, c'est un rapport évident. Vladimir Poutine a fait le dernier pas vers la guerre fratricide. Il a une responsabilité écrasante, évidente. Mais c'est un bras de fer, un bras de fer qui se déroule depuis déjà des décennies. Et un bras de fer qui se déroule entre la bureaucratie russe et entre les Etats-Unis, l'OTAN et le camp impérialiste. Qui a une volonté expansionniste. Une volonté expansionniste à l'Est. Qui a poussé ses bases militaires et qui, en effet, cherche à être...

3:12
Invité

Vous décrivez un affrontement de puissance, mais le rapport avec le capitalisme.

3:15
Nathalie Arthaud

Mais l'impérialisme, qu'est-ce que c'est ?

3:19
Invité

Attendez, lequel ? Le russe ou l'américain ?

3:21
Nathalie Arthaud

L'ordre impérialiste dans lequel nous vivons, c'est précisément une planète qui est dominée par les trusts capitalistes. Mais qui sont concentrées à un point que... Prenez les trusts de l'énergie, ils sont combien ? Une vingtaine de par le monde. Une vingtaine de par le monde. Donc, c'est, en effet, un ordre impérialiste où, finalement, ces entreprises qui se concurrencent, qui cherchent toujours à aller plus loin, à se piquer des parts de marché, etc., eh bien, poussent à la rivalité entre nations. Et ça, c'est... Bon, là, ça se décline en Russie. Mais écoutez, moi, ça fait plusieurs mois, c'était la Chine.

Alors, c'était tous les jours qu'il y avait une espèce d'ambiance, là, guerrière, qui montait contre la Chine. Mais il n'y a pas eu de guerre. Ah, oui, pas eu. Oui, d'accord. Mais tout se tend. Tout est en train de se tendre. Voilà. Et moi, je suis frappée par l'accélération de cette course à l'armement. Et tout le monde applaudit. Alors, tout le monde est en train de se réarmer. Voilà. Vraiment. Et tout le monde applaudit. Alors, c'est... On parlait de la planification écologique il y a quelques mois. Maintenant, on parle de la planification pour se réarmer. Enfin, franchement, voilà. Voilà où va la société. Il faut quand même le regarder en face. Il prépare les futures guerres.

Nos dirigeants, les États-majors...

4:37
Invité

Il s'agit de se réarmer pour essayer d'arrêter celle-ci.

4:39
Nathalie Arthaud

Eh bien, moi, je crois qu'on ne l'arrêtera sûrement pas comme ça. En tout cas, c'est ni Macron, ni Biden, ni ces grandes puissances qui sont précisément les fauteurs de guerre. Ceux qui ont une part de responsabilité dans cette guerre qui pourront l'arrêter. Ceux qui pourront l'arrêter...

4:53
Invité

C'est pas Poutine.

4:54
Nathalie Arthaud

C'est tous ceux qui l'ont... Mais Poutine aussi. Bien sûr, Poutine aussi. Je n'ai aucune complaisance vis-à-vis de Poutine. Ce n'est pas moi qui l'ai accueilli à Versailles, qui lui ai déroulé le tapis rouge. Et ce n'est pas moi qui lui ai vendu des armes, qui lui a livré des armes jusqu'en 2020. Parce que vous savez, comme moi, que la France a continué de livrer des armes à la Russie entre 2015 et 2020. Alors même qu'il y avait un embargo sur les armes. Alors même qu'il y avait cette guerre dans le Donbass. La guerre dans le Donbass, elle a débarré en 2014. Elle a fait 14 000 morts. Elle était déjà là, la guerre, en fait. Elle s'est généralisée.

Moi, ce que je pense, c'est que ceux qui l'arrêteront, cette guerre, c'est ceux qui la subissent. C'est ceux qui n'y sont pour rien, justement, qui ne l'ont pas voulu, cette guerre. Je pense aux peuples russes, je pense aux travailleuses et aux travailleurs de Russie. Je pense à ceux en Ukraine qui, évidemment, ne veulent pas de ce bain de sang. Parce qu'ils savent que ce sont deux peuples frères. C'est ça, la vérité.