Juppé critique la proposition de Wauquiez dénonçant une "négation de l’État de droit". #QuelleEpoque
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Qu'est-ce que vous lui répondez à Laurent Wauquiez ?
Parce que ce qu'il propose, c'est que vous n'ayez plus, vous, le Conseil constitutionnel, le dernier mot.
Cette proposition est la négation de l'État de droit. L'État de droit repose sur le contrôle de constitutionnalité. En tête, il y a la Constitution qui est la loi des lois, et on ne la modifie que d'une façon soladelle.
Donc Laurent Wauquiez remet en cause le fondement de l'État de droit.
Laurent Wauquiez peut très bien modifier la Constitution. Si on veut supprimer le Conseil constitutionnel, c'est le général de Gaulle qui l'a créé. Il n'existait pas avant 1958. Il faut d'abord qu'il soit président. C'est Giscard qui a fait des avantages de pouvoir, etc. Donc si on veut supprimer le Conseil constitutionnel, c'est le peuple constituant qui peut le faire. Pas l'Assemblée nationale. Pourquoi ? Parce que l'Assemblée nationale peut être constituée après un emballement. On peut avoir des chambres bleues, des chambres vertes, des chambres roses. Modifier la Constitution, ça implique l'accord du Sénat et de l'Assemblée nationale. Et après, soit le Congrès, soit le référendum.
Si on veut effectivement enlever de la Constitution le Conseil constitutionnel, chiche. Allons-y. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Alain Juppé