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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 23 septembre 2025 98 minAutoproduit

Pour un mouvement jeune antifasciste à travers l’Europe | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Donc bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à cette conférence qui vise à amplifier le mouvement de jeunesse antifasciste à travers l'Europe. Donc j'ai l'honneur de pouvoir animer cette conférence au côté de Irénée Jord qui est coordinatrice de Rebeldia.

Donc Rebeldia, c'est la branche jeune de Podemos, donc notre partisur en Espagne et qui est notamment en charge des relations internationales et également avec Kimia qui est une militante antifasciste et ancienne membre de la jeune garde. Donc cette conférence, elle part quand même d'un constat qu'il faut poser, c'est qu'on a une jeunesse fasciste qui s'organise que ce soit en France, en Europe et à l'international. Et donc on doit pouvoir le regarder dans les yeux pour ensuite pouvoir voir comment est-ce que nous on peut stratégiquement déployer une jeunesse antifasciste, une internationale antifasciste et progressiste pour lutter contre leurs idées et pour gagner.

Donc en France par exemple, on a évidemment le Rassemblement national qui participe à des événements à l'échelle européenne. Notamment ils se sont réunis le 13 juin 2025 pour une soirée. Alors eux ils disent qu'ils étaient 300 jeunes patriotes européens.

En fait, ils étaient 300 jeunes fascistes européens en présence notamment de Pierre Romain Tonnais que j'ai le malheur de fréquenter au Parlement européen puisqu'il est élu du Rassemblement national au Parlement européen. Il travaillait avant pour Jordan Bardella, c'est son assistant parlementaire et par ailleurs, il est président du mouvement de jeunesse du rassemblement national. Donc on voit qu'autour de ces figures là se structure un mouvement fasciste qui se structure aussi au niveau des des parties entre guillemets adultes et avec justement un espèce de enfin il y a une dédiabolisation qu'il joue hein parce qu'il se montrent en costard cravate.

Ils essayent de se dépeindre comme des personnes extrêmement respectables mais avec des idées absolument nausé à bonde et qui essayent de normaliser et au Parlement européen. un lieu où on peut le voir particulièrement notamment parce qu'on a des conférences ouvertement racistes qui ont lieu dans le Parlement européen. Donc en fait, on a l'impression que le Parlement européen légitime ces discussions, ces espaces et notamment on a eu un événement que eux qualifient de remigration.

La remigration, faut le dire, c'est la déportation massive de millions de gens hors d'Europe. C'est de ça dont on parle, c'est qu'ils veulent dégager toutes les personnes non blanches d'Europe et ils le disent dans des costards, dans des cravates. Il y avait notamment Sarah Knavo qui était présente à ce à cet événement.

Et évidemment nous à The Left, on s'est dit "Mais jamais de la vie en fait, on va normaliser la tenue de ces conférences, jamais de la vie, on va les laisser rentrer dans la salle comme ça tranquillement." Et donc, on a fait euh une contremanifestation devant la salle de cet événement avec des camarades de toute l'Europe de The Left avec des pancart et pour dire que en fait c'était totalement raciste et donc interdit par la loi en fait de tenir les propos qui allaient se tenir dans la conférence et qui est venu au secours de cet événement les députés du rassemblement national qui n'étaient pas organisateurs mais qui sont venus nous insulter. Ils ont notamment traité notre camarade Anthony Smith de gros con.

C'était Gill Penel qui est venu voilà les épaules bien bomber enfin venir faire les petits caïdes en fait devant notre manifestation mais on a ça quasiment toutes les semaines maintenant des événements avec Némésis donc ces pseudo féministes qui sont en fait totalement racistes et qui ne défendent pas les droits des femmes mais qui défendent simplement la haine de l'autre en mentant en fait sur les causes des VSS donc des violences sexistes et sexuelles en France et en Europe. On voit en fait tout cette nébulose s'organiser notamment à partir du Parlement européen. Et il y a évidemment un fait électoral incontestable, c'est qu'effectivement l'extrême droite, il y a une proportion significative de jeunes qui commencent à s'identifier aux aide d'extrême droite et qui commencent à voter à l'extrême droite.

Pour donner quelques exemples, notamment au Portugal, on a le parti d'extrême droite TEGA qui a obtenu un/art des votes des 18 34 ans lors des élections générales de cette année. Et ça a été un coup dur pour nos camarades portugais parce que on se disait que le Portugal c'était le pays en Europe qui ne pouvait pas tomber à l'extrême droite, qui était immunisé contre l'extrême droite parce que cette année, ils ont fêté les 50 ans de la chute de la dictature de Salazar. Donc on disait qu'avec une dictature aussi récente et bien les Portugais ne voteraient plus à l'extrême droite et on voit que malheureusement il y a une énorme percé parce que les députés d' extrême droite sont passés de 12 à 50.

Donc il y a une percée significative. En Allemagne, la FD fait 16 % auprès des Allemands de 16 à 24 ans lors des élections européennes de 2024. En Suède, par exemple, on a une grande simulation à l'occasion des élections européennes dans des collèges et des lycées, donc chez des personnes assez jeunes.

Et euh à l'issue de cette simulation, 422 établissements ont placé le parti d'extrême droite suédois en tête des des des de cette fausse élection. Et évidemment en France, on est touché aussi par cette montée euh des voies à l'extrême droite. Alors, on a le RN qui fait 32 % chez les 18 24 ans aux élections européennes.

Il faut quand même tempérer en disant qu'il y a pas de survote chez les jeunes par rapport aux autres classes d'âge qui votent pour le RN. C'est à peu près les mêmes proportions dans toutes les classes d'âge. Par contre, on a une progression du vote RN chez les jeunes.

Alors que évidemment, on a aussi en face une tradition chez les jeunes de voter dans la gauche radicale et d'emmerder le Rassemblement national. Et la jeunesse continue d'emmerder le Rassemblement national et c'est notre rôle d'amplifier ce mouvement puisque dans un sondage de mai, Jean-Luc Mélenchon, il a 34 % chez les jeunes de 18 24 ans pour la présidentielle. Dans un sondage en cas d'olution, la gauche est à plus de 50 % avec 30 % pour la France insoumise toute seule.

Et c'est évidemment la jeunesse qui euh survote pour euh pour tout simplement euh le Jean-Luc Mélenchon, pour la gauche et notamment on sait que si les jeunes avaient voté dans la même proportion que les autres classes d'âge, et bien on aurait eu Jean-Luc Mélenchon au second tour. Et à l'inverse, si les plus de 65 ans n'avaient pas voté, on aurait eu Jean-Luc Mélenchon au second tour également. Donc on voit qu'il y a un énorme enjeu de mobiliser les jeunes euh notamment d'un point de vue électoral mais pas que.

Évidemment, c'est aussi mobiliser les jeunes dans la rue, dans les mobilisations et euh on le voit notamment, on a une une espèce de solidarité internationale qui se tisse à partir de la jeunesse. Je pense notamment à la manifestation qu'il y a eu à Budapest. Je sais pas si vous avez suivi cette année, le 28 juin, Orban donc qui est le fasciste qui dirige le pays avait interdit la marche des fierté à Budapest.

Et la réaction a été magnifique parce que malgré l'interdiction, il y a eu une énorme manifestation sachant que les organisateurs sondaient à 35000 personnes et 35000 personnes, c'était déjà énorme pour le pays, c'était déjà énorme pour une manifestation. On a été 250000 dans les rues de Budapest. Donc je pense qu'on peut applaudir les camarades hongrois. parce que c'est une véritable démonstration de force qui montre que les fascistes peuvent toujours essayer nous interdire de manifester, essayer justement de nous supprimer nos droits parce que là on parle d'un droit extrêmement basique, élémentaire et fondamental qui est celui d'aimer qui l'on veut.

Et on a vu qu'il y a eu une riposte antifasciste extrêmement forte qui a fait reculer concrètement Orban et qui a montré aussi le courage des militants parce que il risquait gros de de braver une interdiction et et ils l'ont fait. Donc ça c'était magnifique et de manière générale on voit de plus en plus de manifestations sur les questions antifascistes aussi sur les questions écologistes notamment à l'impulsion de Gréatonbal qui est une militante suédoise qu'on ne présente plus et qui a commencé en 2019 avec la grève pour pour justement l'environnement la grève de l'école pour défendre l'environnement avec des marches qui étaient assez tranquilles et en fait on s'est rendu compte que on confrontait pas assez le pouvoir voir que en fait c'était trop trop lisse et que finalement ça n'avait pas de résultat. Et c'est pour ça que de plus en plus les jeunes musclent le jeu avec les soulèvements de la terre, avec des blocages concrets, avec des méthodes d'action plus fortes et qui confront beaucoup plus le pouvoir, les intérêts économiques.

Greta Tunbal, il était notamment à un blocage là il y a une semaine de raffinerie en Norvège et on voit aussi que c'est un mouvement qui est solidaire des autres luttes parce que dans tous ces blocages avec justement des mots d'ordre écologistes et bien on voit des jeunes qui ont desfiés qui lient en fait toutes ces questions en expliquant que évidemment l'antifascisme va de père avec la lutte écologique mais aussi avec la lutte anti-impérialiste et cetera. donc avec une jeunesse de plus en plus consciente que toutes ces luttes sont liées et je pense aussi notamment aux luttes féministes qui euh ont lieu à travers le monde entier notamment en Amérique latine avec des slogans extrêmement forts en disant la coupable ce n'est pas moi et donc ce champ a été entoné partout dans le monde partout en Amérique latine en Europe et évidemment ce sont les jeunes qui sont à l'initiative de ces grandes manifestations, à l'initiative de ces conquêtes, des droits sociaux féministes et de la lutte contre les ravages que l'on que l'on fait au niveau de la planète. Et on l'a vu aussi évidemment avec toutes les manifestations en solidarité avec la Palestine en France, y compris des lycées ont été bloqués.

Donc on a des jeunes qui avaient plus de courage politique que nos dirigeants qui ont bloqué leur établissement et je me suis rendu sur plusieurs points de blocage de lycéen où on voit en plus toute la violence de l'État parce que les flics étaient extrêmement moqueurs en fait de la mobilisation de de ces jeunes alors que ceux qui sont ridicules ce sont justement ceux qui ne font rien face au génocides en cours. Et donc on avait des jeunes extrêmement courageux qui savaient très bien pourquoi ils bloquaient leur établissement. Ce n'était pas pour rater des cours, c'était parce que des enfants se font tuer tous les jours en Palestine.

Et je pense qu'on peut applaudir tous les lycéens, tous les étudiants qui se mobilisent partout et avec des méthodes d'action qui se diffusent à travers le monde parce que par exemple le mouvement pour la Palestine a notamment commencé aux États-Unis avec le fait de poser des tentes dans les établissements scolaires et ça a été répété un peu partout dans le monde et c'est là qu'on voit aussi la puissance des réseaux sociaux qui permet aussi de voir les méthodes d'action à travers le monde et qui permet de les répliquer très rapidement un peu partout. Donc évidemment, il faut se structurer, avoir des liens plus formels entre les jeunes qui se mobilisent dans le monde. Mais les réseaux sociaux facilite quand même ce partage de connaissances, d'idées, de modes d'action parce que avec la répression, on a aussi une nécessité de pouvoir s'adapter très vite et trouver des nouvelles méthodes d'action pour pouvoir être efficace.

Et j'en viens du coup à notre Parti européen et là qui est né cette année euh puisque c'est une alliance des gauche radical en Europe donc composé de sep pays. Donc il y a la France avec la France insoumise, il y a aussi les pays nordiques avec la Suède, le Danemark et la Finlande. Et les pays du Sud donc avec le Portugal et l'Espagne.

Et il y a aussi les Polonais qui sont avec nous. Et donc c'est une manière de répliquer face à l'organisation des des fachaot en fait qui eux se rencontrent de plus en plus pendant des sommets ultra raciste. Et bien nous aussi on se rencontre maintenant mais avec des mots d'ordre résolument antifasciste, féministe, écologiste, anti-impérialiste.

Et donc cette structure va nous permettre d'échanger plus facilement nos modalités d'action et il y aura aussi une déclinaison au niveau de la jeunesse pour qu'on puisse se coordonner et pouvoir agir ensemble en Europe, être solidaire de toutes nos luttes. Sachant que quand on se met à discuter ensemble, on se rend compte qu'on a les mêmes problématiques. Du coup, du logement qui explose, c'est commun à toute l'Europe. du baclash face à nos mobilisations féministes où on voit de plus en plus de personnes remettre en cause les droits des femmes notamment sur la question de l'IVG et bien on voit que c'est un mouvement qui a lieu dans toute l'Europe.

Donc sur toutes ces thématiques là on voit qu'on a les mêmes combats et que donc c'est important qu'on puisse se partager et bien ce qui marche, ce qui ne marche pas. Et je vais finir sur le fait qu'on peut aussi analyser les résultats électoraux et en tirer toutes les conclusions nécessaires. Je pense notamment au cas de l'Allemagne avec les dernières élections où D Link euh s'est ressisi d'une certaine manière parce que avant ils étaient un peu flous certaines questions notamment sur l'antiracisme notamment sur le féminisme et on a y compris des personnes en France qui vont nous dire "Bon oui, on est de gauche mais attention il faut pas parler d'antiracisme, il faut pas parler de certains sujets, il faut plutôt jouer au foot quand on parle d'antiracisme et bien quand on regarde ce qui se passe en Allemagne avec D Link qui a réorienté sa campagne avec des mots d'ordre clair sur l'antiracisme, sur le féminisme, sur les luttes LGBTI, sur la question sociale, sur la question palestinienne aussi.

Et bien, on voit que ça paye dans les urnes parce que ils ont eu un regain déjà de militants jeunes qui ont investi massivement le parti d' link et ça se voit électoralement parce qu'ils sont passés de zéro députés à plus de 60 députés. Donc on voit que quand on est clair sur l'antiracisme, on peut gagner, on peut progresser. [Applaudissements] Et donc dans cette conférence, on va pouvoir faire un état des lieux de ce qui se fait en Europe, de ce qui se fait en terme de méthode d'action.

Et donc on va commencer avec Iréné qui va pouvoir nous présenter Rebellia, qui va pouvoir nous présenter ce qu'ils font en Espagne pour lutter contre le fascisme et qui pourra peut-être aussi revenir sur l'histoire récente de l'extrême droite depuis euh la fin de Franco. [Applaudissements] Je vais essayer de faire une interprétation en français de ce que Iréné va dire en espagnol. Donc ça va peut-être couper de temps en temps pour qu'on puisse avoir une traduction la plus correct possible.

Mais si vous parlez espagnol, vous aurez une meilleure compréhension. Bueno, muchas gracias por la invitación. Sí, creo que este, o sea, este espacio representa, igual que ha habido otros espacios durante el verano, representa una respuesta a la necesidad que creo que has presentado sobre la necesaria reacción que la militancia de izquierdas y sobre todo creo como joven la militancia de izquierdas debemos empezar a emprender en toda en toda Europa. que cet espace les amphis dans mais merci beaucoup pour l'invitation que cet espace des amphis est à l'image de beaucoup d'autres endroits qui se sont développés cet été et qui prouvent la nécessaire réponse et la réaction nécessaire qu'on doit avoir contre la montée du fascisme et notamment chez les jeunes de gauche qui ont besoin de se retrouver pour partager ces expériences là et pour construire et pour construire ensemble une réponse à à l'international réactionnaire cuando le plante a mi equipo el tema de la de la charla Eh, estuvimos discutiendo varias horas porque a la pregunta de qué es el antifascismo eh, en España quizá se responde de manera diferente a otros países de Europa.

Eh, porque, bueno, nosotras llevamos no llevamos ni siquiera 50 años en democracia. Eh, Francisco Franco, nuestro dictador, murió el 20 de de noviembre de de 1975. Este año haremos 50 años.

Y los 40 años de dictadura en España creo que marcaron en ese momento, pero siguen marcando a día de hoy las formas fascismo y formas antifascismo que ils ont discuté le thème de cette conférence avec son équipe de rebeldia en Espagne, ils se sont posé une question parce que qu'est-ce que veut dire l'antifascisme ? C'est pas forcément la même réponse qu'on peut apporter en Espagne que la réponse qui peut être apportée ailleurs en Europe parce que eux ont connu le fascisme assez récemment sous Franco. Ça fait seulement 50 ans que la démocratie a été plus ou moins rétablie en Espagne depuis le décès de Franco en novembre 1975.

ça va faire 50 ans en novembre prochain en novembre 2025 et que donc les formes de l'antifascisme sont parfois différentes en Espagne parce que ils ont une expérience du fascisme qui est très récente et qui est très violente et qui marque encore aujourd'hui. Elle a pas marqué seulement sous la la la période de Franco mais elle marque encore aujourd'hui durablement l'Espagne. España, el fascismo e igual que muchas teóricas cuando hablan del fascismo e postulan eh hemos vivido, digamos, dos facetas o dos ideas diferentes del fascismo.

Durante la dictadura de Franco vivimos un fascismo formal e un estado fascista eh con cero garantías procesales. España, si no si no lo sabéis, es el segundo o el tercer país del mundo con más desaparecidos en la actualidad. e con casi 300,000 personas que a día de hoy siguen sin identificarse, sin un régimen de libertades, eh con un sindicato vertical único, un sindicato patronal, eh policía eh policía secreta, campos de concentración en territorio español.

Estas son cuestiones que a día de hoy en democracia en España se siguen sin saber. vivimos por una parte que que so le en Espagne, il deux formes de fascisme. Elle a présenté la première forme de fascisme qu'ils ont pu vivre en Espagne qu'elle décrit comme le fascisme formel, c'est-à-dire en gros le développement d'un état fasciste.

Donc en fait l'état fasciste, comme on peut avoir la description classique dans les les théoriciens, l'Espagne est quand même le troisème pays avec le plus de disparition disparitions qu'on pu être qu'on pu avoir lieu aussi en Amérique latine sous les différents états fascistes. En Espagne, c'est 300000 personnes qui ont disparu sous le fascisme et dont on a toujours aucune trace encore aujourd'hui. C'est l'implantation d'un fascisme dans les partis politiques aussi dans les syndicats.

Il y avait un syndicat qui était le syndicat patronal. Il y avait une police secrète. il y avait des camps de concentration qui se sont développés sur le territoire espagnol.

Donc tout ça, ça fait partie de ce qu'elle appelle le fascisme formel, c'est-à-dire l'implantation direct et la construction d'un état fasciste dans toutes ses formes. España durante la guerra civil y los otros 40 años de dictadura. Pero claro, al estar en una organización antifascista y militante de base, nos dimos cuenta que en España no solo existe ese fascismo y creo que en el fascismo material o el fascismo ideológico es lo que a día de hoy compartimos todos los países de Europa.

Este fascismo material quizá no se no se no se estructura en las instituciones que podríamos aún eh denominar democráticas. Quizá hay países en las que las garantías democráticas siguen más a la orden del día. Considero que España es un país eh bastante anómalo en este sentido en el contexto de la Unión Europea.

E de hecho, cuando fueron las elecciones en mayo de Portugal e mi colega portuguesa Yara me decía que que bueno que España sigue siendo la resistencia. Pensábamos que la península ibérica iba a resistir en su conjunto, pero bueno, solo queda España con un gobierno de izquierdas. Pero eh por no irme por no irme por los laureles em la forma de fascismo que creo que vivimos en España a día de hoy eh se basa en dos pilares fundamentales.

Eh aprovechar, en primer lugar aprovechar la degradación de las instituciones democráticas en España. Durante muchos años la derecha en España era liberal, representaba el ideal de de democracia liberal con ciertas garantías de seguridad social, estado de bienestar. En definitiva, e cuando la ultraderecha empieza a tomar forma en España em en torno al 2017, en 2017 y 2018 pasan dos cosas muy importantes.

En 2017 ocurre el el 1 de octubre, que es el referéndum por la independencia de Cataluña, eh con las sucesivas eh detenciones, persecución política, encarcelamiento, exilio, etcétera, etcétera. Y en 2018, el 8 de marzo, algo de lo que creo las mujeres jóvenes en España estamos muy orgullosas, la convocatoria de la huelga general por el 8 de marzo, el día de la mujer trabajadora. Estos dos años, ay, perdón, se me olvida.

Donc le fascisme tel qu'il existe aujourd'hui à son sens, donc en comparaison au fascisme formel évoqué avant avec l'État fasciste espagnol, c'est plutôt un fascisme matériel, un fascisme idéologique. Et là, on peut avoir une une convergence de ces différents types de fascismes à travers l'Europe, pas uniquement en Espagne. un fascisme qui prend forme sans réelle structure, qui n'implante pas réellement une structure fasciste au sommet de l'État qui donne un peu plus de garantie démocratique, un peu plus de garantie libérale mais qui est une forme de fascisme quand même.

évoquer les élections de mai au Portugal euh qui ont été évoqué rapidement avec Yara, donc qui devait être l'autre intervenante de la conférence où Yara lui disait bah peut-être que l'Espagne est finalement les derniers la dernière forme de résistance dans la péninsule ibérique parce que comme disait Emma, le Portugal, on pensait pas qu'il pouvait tomber sous le jou du fascisme et qui n'est pas du tout le même fascisme que les dictatures à l'époque de Franco et Salazar qui s'implantent un peu plus un peu moins directement. Euh et donc pour elle, le premier pilier de l'implantation euh du fascisme dit euh matériel, idéologique, c'est de profiter de la dégradation euh de la démocratie libéral, profiter de la dégradation des institutions. Pendant des années, en Espagne, la droite était euh libérale, euh donner des euh garanties sur les droits sociaux était quand même de droite économiquement, mais donner quelques garanties après le le la chute du fascisme.

Et il y a eu un changement majeur en 2017-28 avec la réapparition de l'extrême droite en Espagne. En 2017, d'abord avec le 1er octobre et le référendum avorté en Catalogne avec la répression violente, l'arrestation des leaders catalans au moment du référendum, tout ça orchestré par la droite au pouvoir à l'époque en Espagne et puis le 8 mars 2018 dont les militantes féministes espagnoles sont toujours très fiers avec la première grève générale féministe qui s'est mise en place le 8 mars 2018 dans cette même période. Et tout ça a donné lieu à dos fechas en 2019 se convocan primero en junio y luego en noviembre elecciones generales.

En junio de 2019 Vox sacó 3 millones de votos. Es la primera vez que los españoles votan en masa a la extrema derecha o al fascismo en España. Esas elecciones no consigue, no dan como resultado un gobierno porque no dan los números y en noviembre de 2019 se vuelven a convocar elecciones.

En estas segundas elecciones eh Vox no baja de no baja sus votos, sino que los aumenta a 3,600,000 600,000 votos. E y es en este momento cuando eh Vox aprovecha e el segundo pilar que para mí es el fundamento de e este este fascismo ideológico en España y es la institucionalización de la violencia. cuando antes decía que el PP, el Partido Liberal español daba ciertas garantías e en España hasta la aparición de Vox, e me refería que yo era pequeña relativamente, ya estaba politizada, pero e no se escuchaba aún eh discursos abiertamente islamófobos, eh discursos abiertamente racistas, no sé si porque no se pensaba en eso o porque no se tenía la valentía de hacerlo. [Musique] discursos, en definitiva, abiertamente violentos.

Cuando, bueno, durante esa legislatura Podemos es parte del gobierno con el Partido Socialista, sin embargo, ya se empiezan a vivir en territorialmente, en asambleas territoriales de mi país, momentos [Musique] e sorprendentes, como por ejemplo en la Asamblea de Madrid, cuando se aprueba la ley LGTBI y la presidenta de la Comunidad de Madrid decide recurrirla al Tribunal Constitucional. Porque la ideología de género es una absoluta barbaridad. Vox, evidentemente lo lo apoya.

No voy a dar más ejemplos. Donc après ces deux moments en 20178 le 1er octobre et 8 mars en 2019 il y a deux élections qui ont été convoquées en Espagne. Lors de la première élection en juin 2019 Vox donc le parti d'extrême droite espagnole a réuni plus de 3 millions de voix ce qui était une première depuis la fin de la dictature de Franco en 1975.

Et ces premières élections en juin 2019 n'ont pas donné lieu à la formation d'un gouvernement. Et euh donc il vous savez en Espagne c'est pas tout à fait le même système législatif. Donc s'il y a pas de majorité euh à l'Assemblée, il y a pas de gouvernement.

Donc il y a eu des nouvelles élections qui ont été convoquées en novembre 2019 et là Vox a augmenté son nombre de voix euh en faisant 3,6 3,7 millions de voix. Et c'est là où elle dit que euh Vox a profité euh de cette situation de déstabilisation des institutions. Euh premièrement parce que donc il y avait pas eu de gouvernement qui avait été formé, donc ils ont pu appuyer leur discours là-dessus et puis aussi parce qu'il y avait une forme euh d'institutionnalisation progressive de la violence.

C'est-à-dire qu'auparavant, c'était le PP, donc le Parti d'eau populaire, donc le la droite espagnole qui était au pouvoir et qui était, comme elle disait auparavant, plutôt libéral et qui a une forme d'institutionnalisation de la violence, bah entre autres avec ce référendum en Catalogne, mais aussi que auparavant il y avait pas de propos directement islamophobe ou pas de propos directement raciste qui était tenu par le PP au pouvoir. Alors soit parce que c'était pas des thématiques qui les intéressaient, soit parce qu'ils avaient peur d'en parler et qu'à ce moment-là, ils se taisaient sur ce sujet. En tous les cas, il y en avait pas et au fur et à mesure, ça a commencé à arriver.

Donc dans cette législature. À partir de 2019 où donc Podemos euh était euh au pouvoir avec le Parti socialiste, il y a eu euh des premiers euh signes, on va dire, euh de cette institutionnalisation de la violence et de la violence verbale notamment. Et un exemple, c'est à l'Assemblée de Madrid où quand la loi LGBT a été votée, la présidente de l'Assemblée de Madrid a transmis cette loi au tribunal constitutionnel.

Considérant que l'idéologie du genre était dangereuse pour le pays et donc elle a été évidemment appuyée par Vox l'extrême droite à ce moment-là et c'est des premiers signe où la la violence verbale est arrivée comme une forme de backlash au gouvernement de de gauche en place. E entonces quería dibujar un poco el contexto porque este contexto, esta dualidad eh de fascismos, el fascismo estructural o estatal institucional y el fascismo ideológico eh estructuran, han estructurado en España históricamente dos formas de resistencia antifascista. Durante la dictadura de de Franco, el antifascismo en España no dejó de existir, eh, sino que se organizó de forma clandestina.

Absolutamente de diferentes formas. Teníamos desde organizaciones clandestinas como el Partido Comunista de España que luego participó en la transición, el FRAP, el Frente Revolucionario Antifascista y Patriota, no hace falta que esto te lo posición sindical obrera y estudiantil. También hubo lucha lucha armada o resistencia armada, eh la configuración de diferentes movimientos sociales y sobre todo la configuración de redes de auxilio y de apoyo para las personas tanto e encarceladas por motivos políticos como exiliadas por motivos políticos en el en el Estado español y luego, bueno, asociaciones culturales, etcétera, pero siempre en la en la clandestinidad.

Em, esta clandestinidad aparte e también también afectó sobre todo a la hivencia o a la legitimidad de ciertas regiones de España que no compartimos el idioma español, eh que tuvimos que estar transmitiendo, creando y aprendiendo nuestra propia cultura eh por ser en otro idioma de forma clandestina. Y algo tan básico como hablar o escribir o leer en España de alguna forma también llegó a ser una forma de resistencia de resistencia antifascista. Donc ça ça c'est deux formes de fascisme qui ont été évoqué juste avant. de de cela découle différentes formes d'antifascisme qui ont pu être expérimenté en Espagne.

Et la première, c'est la forme d'antifascisme purement clandestine, c'est-à-dire pendant la guerre civile espagnole et ensuite pendant la dictature de Franco, donc entre autres avec le parti communiste qui était illégal à ce moment-là. D'autres mouvements qu'elle a cité, front révolutionnaire antifasciste et patriote, des mouvements étudiants qui se mobilisaient et qui étaient des réseaux d'aide et d'appui clandestin, par exemple aux personnes qui étaient emprisonnées pour des motifs politiques, mais aussi aux personnes qui étaient exilées, qui avaient fui le pays également pour des motifs politiques et que tous ces mouvements-l étaient vraiment clandestins et et s'appuyait sur une réelle forme de survie et de légitimité d'un courant politique et de certaines personnes qui étaient persécutées aussi parce que à l'époque, ben par exemple, le le l'État fasciste voulait imposer l'Espagnol, enfin le Castillan comme seule langue et que il y avait plus le droit d'avoir les langues régionales et que du coup le simple fait de parler, d'écrire et de transmettre ces langues et cette culture était déjà une forme de résistance clandestine sous l'état fasciste espagnol. Claro, en espos de transición democrática. que se aprueba la nueva Constitución en 1978 y entramos en la época democrática.

Los movimientos antifascistas siguen perviviendo y voy a hablar ya de lo reciente. Em el movimiento antifascista en España eh sí que es verdad que no tiene la misma presencia eh no tiene una presencia unitaria o igual en todo el territorio del Estado español. e hablaba de las de las lenguas e españolas que no son el castellano, porque sobre todo en los territorios con una cultura y una lengua marcada diferente al español, eh los movimientos antifascistas es donde tienen cada vez, bueno, siempre han tenido y cada vez tienen tienen más fuerza.

El movimiento antifascista en España tiene una, bueno, hablándolo con algunas compañeras francesas, me comentaban que aquí puede llegar a pasar lo mismo, pero en España sucede mucho un fenómeno que es el intrusismo de ciertas agrupaciones, movimientos, ideologías que se dicen antifascistas, se dicen de izquierdas e pero que luego finalmente acaban siendo lo que nosotras denominamos fascistas de izquierdas, movimiento marxist, mal llamados marxistas, contra el extranjero, contra la mujer, contra el migrante, contra el pobre que no es español, contra las mujeres. Estoy hablando de movimientos como puede ser el Frente Obrero o o otros parecidos. Y esta situación a las a las agrupaciones antifascistas nos deja en una posición muy complicada.

Y desde rebeldía, además, tenemos una cuestión añadida y es que dentro del discurso antifascista cierto sector considera que el antifascismo institucional no es tan antifascista como el antifascismo no institucional. En el momento en el que rebeldía está asociada con un partido político y hacemos lucha antifascista para cierto sector del antifascismo español, no estamos siendo tal porque estamos dentro de unas instituciones que ellos y ellas consideran ya per sé inherentemente eh fascistas. Y es la razón por la que he querido diferenciar el fascismo estructural del fascismo ideológico, porque si bien es cierto que en Europa, y ya acabó, en Europa los hay ciertos estados que cada vez transitan desde eh democracias liberales en crisis hacia estados iliberales, como puede ser el de Hungría con Víctor Orbán, en el que hay en apariencia e democracia, pero sin embargo eh se sobrepasan los límites constitucionales.

Se recorta la posibilidad de actuación de la oposición, se recortan los derechos fundamentales en España, para ser sinceras no estamos ensuite donc elle a parlé d'abord de la clandestinité ensuite qu'est-ce qui s'est passé à partir des années de transition démocratique puisqueen Espagne il y a eu 3 ans de transition démocratique après la chute du régime de Franco. Et ben l'antifascisme n'a pas cessé d'exister évidemment, mais il a un peu changé de forme puisque le régime a changé de forme. Et donc il était déjà pas présent de manière équivalente sur le territoire.

C'est ce qu'elle disait auparavant sur les langues régionales par exemple. Il y a certains endroits qui étaient très différent de la la langue commune du Castillan et qui donc avait une présence antifasciste un peu plus importante qui a continué d'exister après la chute du régime de Franco. Mais il y a eu aussi l'apparition de différents mouvements qui se prétendent antifascistes, qui se prétendent de gauche mais qui en réalité sont contre les étrangers, sont contre les droits des femmes et cetera.

Elle dit que c'est par exemple le cas du front ouvrier en Espagne et donc face à ça, les mouvements comme Rebeldia doivent se positionner euh sur quel antifascisme il veulent parce qu'il considèrent que ce prétendu antifascisme de gauche ne l'est pas réellement. et disait en discutant avec des camarades français, c'est quelque chose qui peut aussi avoir lieu en France avec des mouvements qui se prétendent féministes mais qu'ils ne se ne sont pas réellement parce qu'ils ont des thématiques euh raciste notamment euh euh au sein de leur programme. Donc Rebeldia devait se positionner par rapport à ça puisque étant alors Rebeldia est un mouvement qui est indépendant de Podemos mais qui est quand même relié à Podemos et donc pour certaines parties du mouvement antifasciste Rebeldia n'était pas considéré comme de réels antifascistes étant donné qu'ils étaient reliés à un mouvement qui était institutionnel et que pour certains l'héritage de la dictature prouve que le mouvement antifasciste doit être absolument déconnecté de toute forme institutionnelle.

Pour eux, c'est pas leur point de vue puisque évidemment, elle dit que avec cette forme de fascisme, on va dire idéologique et matériel, on tombe pas forcément directement dans une dictature, mais on a parfois un glissement avec euh un état fasciste qui part d'une démocratie libérale qui est un peu en crise et qui au fur et à mesure installe un étatil libéral, qui a l'apparence d'une démocratie comme en Hongrie mais qui en réalité n'en est pas une parce que certains partis sont interdits parce que les élections ne sont pas libres, sont faussées et cetera et cetera. Et donc à partir de ce moment-là, il est important aussi d'avoir des mouvements antifascistes qui sont liés au fonctionnement institutionnel parce que parfois le fascisme n'arrive pas uniquement avec une guerre et une prise de pouvoir direct, mais aussi par le glissement de certaines démocraties à l'apparence libérale et qui glisse vers une démocratie libérale. C'est pour l'instant pas le cas en Espagne d'une démocratie complètement illibérale, mais le mouvement antifasciste institutionnel est quand même important à ce titre.

Entonces, bueno, la conclusión, volviendo a la a la discusión que tuve que tuve con mis compañeras de de organización, porque dentro de la de la cultura antifascista y de la militancia antifascista, siempre me ha dado la sensación de que hay hay dos dos grupos de acción. En el primero tendríamos, ¿no?, estas militantes de base históricas antifascistas que enfrentan el fascismo día a día en las calles y que ponen su cuerpo a disposición de lo que de lo que pueda pasar, recibiendo palizas, amenazas, etcétera.

Y luego tendríamos, ¿no?, este antifascismo más eh teórico, más cultural, eh que muchas veces también se denosta por la falta de acción contra el fascismo. Entonces, la conclusión de la discusión que tuve con ellas, eh, porque yo formo parte de una cultura eh de militancia artifascista y muchas de mis compañeras forman parte de la otra, eh la conclusión es que el movimiento antifascista tienen que integrar necesariamente las dos las dos perspectivas.

Evidentemente tenemos que estar en la calle, tenemos que quitarle el espacio a la derecha e del auxilio social porque, bueno, en España e la asistencia social muchas veces la lleva a cabo la Iglesia Católica. Esto dificulta mucho el acceso del discurso de izquierdas muchas veces en la población más popular porque la ayuda la reciben de la derecha y de la extrema derecha en ayuda de la Iglesia Católica, pero desde otra desde otro lado nos tenemos que también sobre todo la juventud poner las pilas y empezar a desarrollar discursos teóricos coherentes con los tiempos que vivimos. Eh, la izquierda, considero el antifascismo, está bien seguir con el discurso racional de por qué entendemos que el fascismo está mal.

Parece absurdo tener que estar hablando de esto en 2025, pero tenemos que hacernos cargo de que a día de hoy el discurso político no es racional, es emocional. No estamos en una no vivimos si vivimos en democracias racionales, vivimos en democracias emocionales. Democracias.

Em, entonces este esta acción antifascista directa en la calle, la acción directa no violenta se tiene que compatibilizar con la teorización y y la el desarrollo de discursos teóricos que apelen a la emoción. E para, repito que es absurdo hablar de esto, pero para convencer a la población de que el fascismo está mal, de que el fascismo atenta contra la vida, no solo de las personas que consideramos que son los otros, sino contra nuestra propia vida. Et et il y a ça euh que donc dans ces démocraties comme ce qui existe actuellement en Espagne, il y a deux formes d'antifascisme qui se développent. l'antifascisme qui est plus euh formé par des militants de base sur le terrain dans la rue qui héritent de l'historique du de l'antifascisme clandestin qui mettent leur corps directement en opposition et qui est porté par beaucoup de jeunes aussi euh dans ce qui peut se faire dans d'autres pays d'Europe mais avec l'antifascisme directement de rue et aussi un antifascisme un peu plus euh théorique culturel qui participe à la création intellectuelle et qui est parfois critiqué par les militants de terrain pour ne pas directement se mettre en danger et qui ne ne fait pas suffisamment d'actions directes et des discussions qu'il peuvent avoir en Espagne entre ces deux formes d'antifascisme se disent que les deux sont extrêmement importantes, qu' a besoin en fait aujourd'hui, vu la la nécessité et l'urgence d'avoir un antifascisme dans la rue avec des jeunes qui euh agissent directement, qui euh mettent leur corps directement à disposition, on va dire, de la lutte antifasciste euh parce que elle monte énormément et qu'il y a aussi une présence de d'autres corps sociaux comme par exemple l'Église catholique en Espagne qui a énormément diffusé son discours et qui a besoin de le contrer de façon très directe, mais qu'il y Il y a aussi besoin que la gauche développe un discours antifasciste plus théorique, plus culturel pour gagner la bataille culturelle parce que les idées racistes se diffuse de plus en plus.

C'est le cas en Espagne comme c'est le cas en France et que ces idées-là doivent avoir un contrediscours et qui doit motiver la raison et l'émotion. parce que aujourd'hui, elle dit qu'on n'est plus dans des démocraties dites rationnelles, mais dans des démocraties émotionnelles qui se basent uniquement sur l'émotion et sur la réaction directe. Parce que sinon, dit, "On en serait pas en 2025 à dire des choses aussi débiles que le fascisme c'est mal." Mais oui, il faut malheureusement répéter en 2025 que le fascisme c'est mal et que ça touche pas seulement les autres mais que ça touche aussi à nous, à tout le monde, à nos modes de vie et qu'il est important face à ça de proposer une alternative qui se base sur la raison et sur l'émotion et qui ne laisse pas le fascisme développer seul ses idées directement et du coup prendre le contrôle des démocraties aujourd'hui via des discours simplistes et que donc on a besoin des deux, on a besoin de ces deux pieds-là dans la rue et dans la production théorique et intellectuelle.

Donc merci beaucoup Kimia pour ce premier éclairage. Merci à Noé pour la traduction. Donc on sait que la jeune garde a été honteusement dissoue par Limon de Retaillot et je tiens à réaffirmer au nom de nous tous ici, au nom de la France insoumise, notre soutien à la Jaun Garde, merci beaucoup à la Jeune garde pour tout ce qu'elle a fait jusqu'ici. [Applaudissements] Rappelez qu'on ne pourra jamais dissoudre l'antifascisme et vous en êtes ici la preuve.

Cette conférence en est la preuve. Et donc Kimia, est-ce que tu peux nous présenter ton expérience, les actions que tu as pu mener au moment de l'existence de la jeune garde ? Comment est-ce que vous avez pu vous structurer localement, agir et grandir partout sur le territoire ?

Et je rappelle que évidemment vous avez fait appel devant le Conseil d'État, donc évidemment, ce n'est pas fini. Euh merci. Alors la jeune guerre du coup, c'est une organisation antifasciste qui a été fondée en 2018 dans un contexte où euh les FAF et enfin les fascistes étaient hyper présents dans la ville de Lyon.

Euh ça se traduisait par des attaques bah de manifestation, des agressions racistes ou homophobes. Euh et les Lyon était considéré comme étant le laboratoire de l'extrême droite du fait de la présence de plusieurs mouvances. Donc il y avait des identitaires comme qui étaient incarnés par Génération identitaire, il y avait des royalistes incarnés par le groupe l'action française et il y avait aussi des néonazis qui se revendiquent du national socialisme à l'instar par exemple de de Lyon Populaire ou du bastion social.

Et donc la violence des fafes, elle était vraiment très décomplexée parce que ça passait par des attaques de manifestation ou de locaux ouvertement de gauche en plein jour. Euh ils passaient à l'acte bah sans masquer leur visage et ils prenaient même pas la peine de flouter le leur tête sur leur publication. Et donc la présence fasciste à Lyon, elle était aussi hyper marquée du fait de la présence de locaux ouvertement fasciste à Lyon.

Donc, il y avait des bars identitaires comme la Traboule, il y avait des salles de sport comme la Goget où ils pouvaient s'entraîner et bah on se doute bien qu'ils aient pas que du pilate là-bas. Euh ou alors il y avait même des des euh des des pardon des bars réservés aux blancs et euh des organisations par exemple qui organiser des marreau de réservé aux personnes sans abri blanches quoi. Et donc c'était ça constitué un ensemble de lieux où l'extrême droite pouvait s'organiser dans la ville de Lyon pour pouvoir par la suite mettre en place bah leurs actes ouvertement racistes et homophobes et tout ce qui s'enit.

Et donc c'est donc dans ce contexte-là que la jeune garde s'est fondée avec la volonté d'être un outil en fait efficace pour défendre notre camp social et politique dans la dans la lutte contre l'extrême droite et face aux attaques de l'extrême droite. Et sur ces c'est sur cette basem en fait qu'on a adopté des pratiques d'autodéfense. Donc nous on définit l'autodéfense par le fait de s'organiser pour défendre notre camp social et politique face aux attaques de l'extrême droite.

Et donc ça peut prendre en fait des enfin des des formes plurielles. Donc ça passe par exemple par le fait de sécuriser un collage. On arrive groupé, on se donne un point de rendez-vous pour se briefer, pour débriefer.

Euh ça passe par le fait de faire des services des services d'Et pardon en manifestation pour pouvoir sécuriser les espaces politiques et pour pouvoir au à notre camp politique de pouvoir exprimer ces idées politiques. Et ça passe aussi par de la formation parce qu'il est important actuellement de construire un socle idéologique fort pour pouvoir mener la bataille culturelle culturelle pardon face à l'extrême droite qui est en cours. Et donc pour gagner en efficacité, il a fallu adopter du coup certains certains comportements et des règles de discipline pour pouvoir être opérationnel.

Et ça passe notamment par exemple par l'interdiction de la consommation de drogues et d'alcool sur les temps politiques pour pouvoir permettre à nos militants d'être en pleine en pleine capacité et en pleine position de leur faculté pour pouvoir palier à une à une attaque de l'extrême droite bah qui pouvait arriver à tout moment à ce moment-là. Et ça passe également par l'interdiction totale de consommation de drogues de synthèse comme la cocaïne parce que bah on sait que ça ça griner les neurones vraiment la drogue c'est pas bien. Du coup on interdit ça et surtout aussi dans une logique anti-impérialiste parce qu'on sait que ce sont des ce sont des trafics qui maintiennent certains mécanismes de domination.

Je pense à la traite d'êtres humains avec notamment le proxenisme où les femmes sont souvent victimes du trafic de cocaïne. Et donc la jeune garde c'est un travail d'autodéfense. Mais pas seulement.

Alors, l'autodéfense dans tout ce que ça englobe et dans tout ce que je viens de décrire, mais pas seulement euh parce qu'on a jamais eu vocation à devenir une boîte de sécurité privée. Du coup euh on a euh on avait vraiment cette volonté de mener un vrai travail politique pour pouvoir mener à bien cette bataille contre l'extrême droite. Et du coup, c'est une bataille, c'est un une stratégie politique qui s'est organisée autour de trois axes.

Donc premièrement, c'est le travail de terrain. Donc la volonté de ce travail de terrain, c'est de réaffirmer nos idées politiques et nos pratiques politiques dans nos quartiers. Ça part vraiment par de la politique de proximité.

Ça va passer par des tractages, des collages, des stickages, des tractages devant dans les marchés, devant les lycées lors des grandes échéances électorales. Je pense aux élections législatives où la jeune garde a beaucoup été mobilisée euh pour tracter pour certains candidats du n au Front populaire. Et d'ailleurs, ça aboutit à l'investiture de plusieurs candidats.

Je pense à Abdel Kader Lamar, je pense à Aï Belwassa, je pense à Raphaël Arnaud aussi qui a été investi dans dans le VOUS. Et donc c'est tout un travail de terrain en fait qui va servir à euh propulser nos lignes antifascistes et euh nos pratiques surtout bah d'autodéfense et tout ce que ça implique. Merci.

Euh ce travail de terrain, il passe aussi par des pars lors de grandes manifestations ou des grands mouvements sociaux. Je pense à la réforme des retraites, je pense au gilets jaunes, je pense à la loi sécurité globale. Et donc c'est des moments où on apparaît avec euh une certaine posture, on va dire, pour sortir du folklore militant et du de l'image qu'avait l'antifascisme à un moment parce que la vision qu'avait les gens de l'antifascisme, c'était des gens habillés en noir.

Bon voilà, qui faisaient un peu peur, c'était pas très attrayant. Et donc surtout pour aller bah recruter un nouvel franche de la population, il a fallu adopter aussi certains codes esthétiques pour pouvoir sortir de ce fleur là et rendre l'antifascisme plus accessible. Euh notre stratégie politique, elle passe également par un travail médiatique.

Donc ça va être par le fait de mener la bataille cultur culturelle pardon dans l'espace médiatique car l'extrême droite a récupéré ces espaces là pendant pendant très longtemps. Ils sont encore très très omniprésents et c'est la raison pour laquelle on a mis en place un porte-parola donc avec le député Raphaël Arnaud qui est l'un des anciens porte-paroles de la Genarde. parce que à ce moment-là, il y avait plusieurs groupes comme génération d'identitaire qui euh qui avaient investi plusieurs plusieurs portees-paroles et donc qui avaient l'occasion du coup de propager leur lignes qui avaient l'occasion de propager leur ligne sur des plateaux comme TPMP à des heures de grande écoute.

Et donc nous notre objectif ça a toujours été de lutter contre contre l'extrême droite sur tous les terrains et ça passait également par l'espace médiatique. Le troisème point de cette stratégie politique, c'est le travail en interorganisation. Donc c'est un travail qui est basé sur l'unitaire et qui s'inscrit en fait dans un maillage de plusieurs organisations de gauche avec lequel bah on va vous mener des projets, on va mener des campagnes avec toujours comme seul objectif de remettre la question de l'extrême droite bah au centre du débat parce que il est vrai que l'extrême droite représente une menace pour pour chacune de nos organisations.

Et donc c'est comme ça d'ailleurs qu'on s'est qu'on s'est constitué en un collectif donc qui s'appelle fermons les locofascistes. Et avec ce collectif, ça nous a permis du coup de fermer les locauxistes présents dans la ville de Lyon. Euh donc ça s'est fait par un travail euh en organisant des réunions, en faisant pression euh sur les mairies pour pouvoir euh fermer euh ces locafascistes.

Et donc dans ce travail d'interroorga, on travaille avec euh des organisations vraiment diverses. On va vraiment rater large. On travaille avec AJC, on travaille avec le planning familial, on travaille avec des syndicats, on travaille avec des syndicats étudiants et toujours dans cette logique de combat de l'extrême droite, surtout dans un dans une ville comme Lyon vraiment où il y a bah ça représente un vrai repère de fave quoi.

Donc il y avait vraiment beaucoup de travail à ce moment-là. Voilà pour la première question. [Applaudissements] Merci beaucoup et bravo pour votre travail depuis le début.

Euh je vais poser deux questions et je pense que chacun pourra répondre l'une après l'autre sur déjà quels obstacles rencontrer sur le chemin justement pendant votre militantisme, quelle menace dans ces actions et aussi le rôle de l'État face à toutes ces actions antifascistes avec toute l'appareil répressive qu'on connaît avec la répression qui va jusqu'à la dissolution. et cetera. Et mon autre question ce serait sur pourquoi est-ce que c'est important d'avoir un mouvement de jeunesse antifasciste qui se déploie à la fois en France un peu partout mais aussi au niveau européen et comment est-ce qu'on peut encourager cette coopération internationale ? [Musique] Creo que la compañera de la Jard podrá explicar mejor. ¿Qué pasa?

Ah, no, no, que va, que va. Eh, creo que la compañera de la Jung podrá explicar eh mejor e la cuestión de la disolución de los movimientos, pero pero en España pasa básicamente básicamente lo mismo. En 20189 hubo una organización, no, mentira, 2021, hubo una organización en España ecologista, que con agua y remolacha manchó de rojo eh el Ministerio de Transición Ecológica de España. hizo otras acciones.

Con el tiempo recibieron la notificación, una citación judicial, fueron acusadas de diferentes delitos y finalmente esta asociación futuro vegetal fue ilegalizada y varias militantes de esta organización que están encarceladas. Esto no solo ha ocurrido con esta organización, es una estrategia que la justicia española lleva a cabo de forma habitual. Primero, eh detienen eh a compañeras por delitos contra el patrimonio, delitos de odio.

Ahora hablaré de los delitos de odio porque es muy interesante lo que sucede en España. delitos de discriminación, les acusan, les condenan y una vez que ya tienen una sentencia judicial que les condena por estos delitos, la justicia española de oficio, el Ministerio Fiscal acusa a toda la organización de un delito que en España se llama organización criminal, es decir, una organización cuya Constitución está únicamente pensada para eh cometer actos delictivos. Esto le pasó a a futuro vegetal, le ha pasado a varias organizaciones y en rebeldía lo hemos vivido recientemente.

En febrero se celebró en España la cumbre de los patriots. Vinieron varios líderes de la ultraderecha y el fascismo de Europa a Madrid y varias compañeras de mi organización pues decidieron hacer una excursión a Madrid a colgar unos muñecos con la cara de Víctor Orbán, de Marin Le Pen, de Santiago Abascal en un puente. Dos semanas después recibimos una llamada a las 6 de la mañana de nuestro coordinador diciendo básicamente que les habían detenido a las 6 de la mañana en sus propias casas eh con la idea de llevarlos a a disposición policial.

Eh, a día de hoy están acusados por, bueno, les han acusado de varias cosas, luego retiran los cargos, pero básicamente Vox lo que hizo por tener un por nosotras colgar un muñeco de Santiago Vascal, eh, han acusado a mis compañeras de delito de discriminación, delito de daños, tarará. Eh, es un delito que en España tiene cárcel, pero lo interesante eh sobre una de las principales dificultades que tenemos en España, los movimientos antifascistas, eh, es a raíz de 2019 y lo voy a lo voy a leer. Donc les procures de dissolution sont pas uniques en France.

Peut-être que Kimia pourra parler plus précisément de celle de la jeune garde, mais en tout cas en Espagne, il y a eu des choses à peu près similaires. Par exemple, en 2021, il y avait une organisation écologiste qui s'appelait Futurovetal, donc Futur Vegétal, qui menait des actions directes, par exemple, en mettant de la peinture sur le ministère de la transition écologique et cetera. Et donc, ils ont été accusés euh de plusieurs chefs d'inculpation comme le délit de haine euh dont elle va reparler plus tard parce que c'est un délit assez amusant, paraît-il, en Espagne, et le délit de discrimination également euh ce qui leur permet en fait d'accuser des personnes individuellement et à partir du moment où une personne est condamnée par la justice, ensuite ça leur permet d'accuser euh l'organisation comme étant une organisation criminelle.

Et donc une fois qu'une organisation est définie comme une organisation criminelle, c'est-à-dire une organisation qui a pour seul but de faire des crimes, euh et ben ensuite l'organisation peut être dissoute. Euh ça a été le cas également pour euh Rebeldia parce que en février, il y avait un grand sommet euh des patriotes, des pseudopatriotes à Madrid. On en a entendu parler en France puisque Marine Le Pen y était entre autres avec Victor Orban et cetera.

Donc euh Rebeldia est allé à Madrid pour faire une petite action sur un pont en suspendant des marionnettes de Victor Orban, de Marine Le Pen et d'un leader de Vox euh Santiago à Pascal. À Pascal. Et euh bah quelques militants quelques militants de Rebeldia qui avaient fait ses actions ont été ensuite réveillés par la police à 6h du matin dans leur domicile directement pour être interrogé et ensuite transportés au commissariat et cetera.

Ils ont été accusés de divers chefs d'inculpation qui ensuite étaient tous retirés. Mais Vox a porté plainte puisque il y avait son leader qui avait été euh euh mis dans les marionnettes pour un délit de discrimination. Euh et donc ils ont été ils sont toujours en procès pour l'instant pour un délit de discrimination puisqu'ils ont fait une une action avec des marionnettes contre le l'extrême droite européen.

Y brevemente sobre la cuestión de los delitos de discriminación en España, pasó algo muy interesante en 2019 y es que el Ministerio el Ministerio Fiscal, el general el fiscal general del Estado publica una un informe eh para unificar la doctrina eh en España para interpretar los delitos de discriminación. Me imagino que en Francia será exactamente igual. Eh, tú solo puedes cometer un delito de discriminación si actúas en contra de un grupo legalmente considerado vulnerable, es decir, personas del colectivo LGTBI, personas migrantes, depende del contexto.

En España pues se considera un colectivo vulnerable o no. Bien, el fiscal general del Estado, el Ministerio Fiscal, en 2019 emite un informe que dice eh sobre los delitos de discriminación y delitos de odio. y dice literalmente, ahora lo traducirá él, [Musique] cuenta en qué consisten ambos delitos y dice así, ahora te lo pongo, así una agresión a una persona de ideología nazi o la incitación hacia tal colectivo puede ser e constitutiva de estos delitos.

Lo que esto significa es que eh los nazis en España, no la ultraderecha, los nazis eh son considerados un grupo vulnerable al mismo nivel que cualquier otro grupo que realmente es vulnerable. Digo, cuento esto, eh, que me gustaría que fuese anecdótico, pero no lo es porque en la audiencia previa del juicio de mis compañeras eh, fuimos a apoyarlas y, eh, salimos todas muy sorprendidas porque la acusación de Vox se fundaba en esto. Fox estaba diciendo, "Vosotras habéis colgado nuestros muñecos, pero como los nazis son un grupo vulnerable, vosotras estáis, o sea, estáis cometiendo un delito de discriminación." El abogado de de mis compañeras en ese momento se, o sea, se sonríó y preguntó a la acusación si Vox está utilizando esta orden e sobre los nazis. para pedir una condena de un a 4 años de cárcel para cinco chavales que colgaron unos muñecos feos.

E sois nazis, eh, bueno, e nadie contestó esa pregunta. El juez dijo que siguiente pregunta. Esto es acabo ya.

Esto es anecdótico, pero esta es la principal dificultad que tenemos en España e con el que el antifascismo tiene en España, la persecución, la persecución política, la amenaza personal y la judicialización de la ideología política. Que yo problematice, que yo hable, que yo eh identifique o que yo señale a ciertas personas como fascistas, como nazis, eh como socialdemócratas, eh es libertad de expresión. Pero en España cada vez más eh parece que se que se está convirtiendo en en un delito.

E no sé si llegará el momento en España en el que criticar al presidente del gobierno, independientemente la ideología que tenga, sea también ir contra un grupo vulnerable. Donc ce fameux délit de discrimination qui a été utilisé par VO pour porter plainte contre les militants qui avaient affiché des marionnettes en février au sommet des patriotes. En fait, il se base sur un un rapport de du ministère en 2019 pour uniformiser un peu ce qui peut être considéré comme un délit de discrimination.

Et ce qui peut être considéré comme un délit discrimination, c'est quand on s'attaque à un collectif dit vulnérable. Donc par exemple, les collectifs LGBT sont considérés comme un délit comme un collectif vulnérable. Sauf que il y a aussi une un passage très précisément qui dit que euh une agression sur une personne d'idéologie nazie peut être inclus dans ce type de délit puisque les nazis sont considérés comme un collectif vulnérable en Espagne.

Et donc c'est pas si anecdotique que ça dans la manière dont c'est rédigé puisque à ce fameux procès où Vox a porté plainte contre les jeunes de Rebeldia sur les marionnettes pendant l'audition le la le comment on dit le plédoyer de Vox s'est basé sur ce passage en disant que il réclamait 1 à 4 ans de prison contre les jeunes puisque il se basait sur le délai de discrimination puisqu'il disait que si vous vous attaquez à un collectif nazi et bien vous faites vous vous faites un délit de discrimination. Donc l'avocate des jeunes a demandé, mais dans ce cas-là, si vous vous basez euh sur cet article qui dit que euh attaquer les nazis est une discrimination, vous considérez-vous donc comme nazi ? Il y a pas eu de réponse à cette question et on est passé à la question suivante.

Mais tout ça pour dire que le principal problème de l'antifascisme aujourd'hui en Espagne, c'est un peu comme en France l'augmentation de toutes ces lois répressives et surtout les trous noirs qui peuvent exister dans ces lois et qui permettent bah ce genre de petite surprise de la part des nazis et que donc la judiciarisation permanente de ce genre d'action fait que c'est de plus en plus difficile pour les militants de se mobiliser en Espagne. et a dit "Je sais pas si un jour critiquer le président ou le Premier ministre, peu importe, son son affiliation politique sera un jour interdit, mais on y viendra peut-être puisque l'empilement de toutes ces lois répressives nous amène à quelque chose du genre." Euh donc tu l'as dit, toute toute cette instrumentalisation de l'appareil juridique contre les organisation antifasciste, ça fait partie des obstacles que l'État essaie de mettre en place contre les organisations antifascistes.

Mais avant ça, avant même d'en arriver à à l'usage de l'appareil juridique, la complaisance des pouvoirs publics avec les fascistes, elle passe par énormément de choses. Et chez nous à Lyon, c'est par exemple quand en 10 ans d'existence de locauxistes euh les préfets ne se sont jamais penchés sur la question de l'existence locafasciste et de ce qui s'y passait. Il a fallu attendre 2022 que Sinichamov, l'un des leaders du groupe identitaire U porte un coup de couteau à un jeune homme parce que maghrébain pour que maintenant pour que l'État mette son nez en fait dans ses dans dans les activités des groupes fascistes.

Il a fallu attendre il a fallu notre notre travail de terrain, notre travail en interrogat pour que l'État mette le nez là-dedans et qu'on arrive qu'on aboutisse à la fermeture de ces de ces locafascistes. Mais la comp la complaisance de de l'État avec l'extrême droite, ça passe aussi par exemple par l'interdiction de faire passer la prae dans le vieux Lyon. Donc le vieux Lyon, c'est un quartier où en gros, il est rempli de faf.

En gros, il y a full up de faf là-bas. Et donc pour ne pas heurter leur morale réactionnaire et ben les autorités et la les autorités ont décidé d'interdire le passage de la praeille dans ce quartier-là. Ça passe aussi par exemple par l'attaque d'un tramouet où se trouvait Raphaël Arnaud à la suite d'une conférence qu'il venait de donner à la mairie où ce jour-là plusieurs militants fascistes en fait se ont arrivés en fait au niveau du tramoin où se trouvait Raphaël Arnaud armé de bar enfer de casques de mot de lame pour l'attaquer en fait et tout simplement pour l'agresser euh sous le regard sous le regard pardon des caméras de surveillance à visage découvert en plus sans que ça ne fasse l'objet d'aucune poursuite judiciaire.

Donc elle est là la complaisance de l'État avec l'extrême droite. Elle est aussi dans le fait, pardon, elle est aussi euh dans le fait que euh le gouvernement annonce euh la dissolution arbitraire d'un groupe de notre groupe de la jeun garde à la suite euh d'une suggestion qui qui a été faite par le groupe identitaire et faussement faussement euh féministe Nemmésis. Il a fallu que ce groupe identitaire suggère au ministre de l'intérieur de dissou de la jeune garde pour qu'on en arrive là et pour que bah mettre en place euh l'appareil judiciaire ouh là pour que l'appareil judiciaire se mette en place et pour que ce travail de répression euh soit mis en place.

Dans cette stratégie-là, ce qui est aussi euh ce qui a voulu ce qui a aussi voulu être fait, c'est euh mettre les les antifascistes et les fascistes dos à dos. c'est vouloir nous comparer, c'est vouloir faire comme si on était au même niveau. Alors que enfin, si on se penche 2 minutes sur le décret de dissolution de Lyon Populaire, euh bah on y trouve quand même des choses qui relèvent de l'incitation à la haine raciale, là où on reproche à la jeune garde de fouter la tête de ses militants sur les photos.

Enfin, on en est là quand même en terme de répression, en terme d'obstacle des autorités vis-à-vis des groupes antifascistes. Euh et donc voilà. [Applaudissements] La has hecho.

Ah. Ah, pero ya la ha anunciado, ¿no? Vale, espera, voy a voy a leerla.

One moment, please. A ver. Eh, eh, ah, okay, vale.

Em sobre la importancia de, o sea, sobre por qué tenemos que empezar a construir ya eh un movimiento antifascista internacional. Em, voy a hace unos días, escucha, preparándome esto, eh leí leí una una nota de prensa de hace un par de años em que va a dar la respuesta que que voy a dar. Cuando Víctor Orbán empieza hace muchos años a a dar pasos para convertirse en presidente de su partido, hubo un personaje que le ayudó con toda la campaña comunicativa, que le dio la base ideológica e de su programa e y me puse a investigar sobre este personaje e porque era muy curioso. [Musique] La conclusión de esa búsqueda es que la persona que ayudó a Víctor Orbán a llegar a la presidencia de su partido fue la misma que hizo la campaña comunicativa de Netanyahu.

Este tipo de relaciones entre fascistas a nivel internacional no son nuevas. Yéndome al siglo XX, Francisco Franco, Hitler eran muy colegas. Eh, Hitler y Mussolini, pues me imagino que no se llevarían mal. e es histórico, quiero decir, no estamos hablando de nada nuevo, pero parece que la izquierda no nos ponemos con eso porque por contar otra anécdota, cuando nos pusimos a trabajar en la formación de un movimiento juvenil del European Left Alliance, no encontrábamos los contactos de las compañeras de las otras organizaciones políticas que compartían espacio político en el Parlamento Europeo.

Tardamos 7 meses en contactar con Polonia, en contactar con Finlandia, en contactar con Francia o incluso con Portugal. Em, entonces, la alianza fascista internacional eh lleva un siglo funcionando. Eh, llegamos muy tarde.

Eh, no tenemos las mismas herramientas. Eh, estamos mucho más lejos que ellos de ser estatus quo. Em, pero nos va nos va la vida en ello.

En el momento en el que eh vimos esta semana la foto de líderes europeos alrededor de la silla de de Donald Trump, en el momento en el que ves a Donald Trump eh manejando territorios ajenos e que deberían de tener su propia soberanía. En el momento en el que ves a Donald, y estoy hablando de Donald Trump, como podría hablar de otro, en el momento en el que ves a Donald Trump hablando de de cuál va a ser el destino de Gaza en el momento en el que el genocidio acabe, e te das cuenta de que de lo que decía, la internacional fascista está montada. Si no reaccionamos, no voy a decir lo que considero que pasará.

Donc pourquoi l'importance d'avoir un mouvement international antifasciste européen et international ? Elle parle d'un article de presse qu'elle a lu où Victor Orban au moment de devenir le président de son parti, de faire campagne et cetera, il a été aidé sur sa communication, il a été aidé sur ses thématiques, il a été aidé dans le son fondement idéologique par une personne. Et cette personne quand on cherche un peu, c'est la même personne qui a aidé Netaniaahu à arriver au pouvoir en Israël.

Donc cette relation internationale entre les différents fascistes n'est évidemment pas nouvelle. On pense au 20e siècle. Elle dit que évidemment il y avait des liens entre Hitler et Franco.

Elle dit que elle pense que avec Mussolidine il s'entendaiit probablement pas si mal. Et du coup que la gauche ne comprend pas tellement ça puisque elle parle de l'expérience qu'ils ont eu avec le le mouvement donc de l'alliance européenne de gauche quand il a été question de fonder un mouvement de jeunesse. Ils ont mis 6 mois à trouver les les contacts de toutes les autres parties de gauche qui était très difficile de savoir qui étaient les responsables de chaque organisation de jeunesse de gauche à travers les simples sep européenne membres du parti et que donc en fait les les fascistes ont un siècle d'avance sur la coordination internationale que pourrait avoir le mouvement de gauche antifasciste aujourd'hui.

Pourtant, il y a une importance énorme à le construire parce que quand on voit Trump qui décide lui-même des nouvelles frontières du monde en Ukraine, en Russie, qui décide lui-même du sort de Gaza avec tous les leaders européens à ses pieds dans son bureau, ça montre que l'internationale fasciste, elle a elle est elle est arrivée au pouvoir un peu partout là et que c'est elle qui dirige le monde et que du coup, il faut absolument aujourd'hui avoir une une coordination antifasciste internationale parce que sinon on préfère pas penser à ce qui pourrait arriver si on n pas de de réponse coordonnée en face. Entonces, para acabar, la segunda pregunta de esta pregunta es, ¿cómo favorecer la cooperación internacional? Si tuviese la respuesta sería multimillonaria y probablemente podemos igual habría ganado las elecciones.

Entonces, como creo que todas coincidimos en que esta internacional antifascista no existe aún, sino que estamos en proceso de de de crearla, estamos en construcción, voy a hacer dos apuntes que considero creo son importantes a la hora de abrir un debate, problematizar y empezar a a esta este proceso de construcción. En primer lugar, e creo que desde Europa tenemos que empezar a eh observar y aprender, a escuchar a compañeras, por ejemplo, del continente latinoamericano. E el movimiento antifascista latinoamericano lleva muchísimos años eh en coordinación.

Tienen otras formas de lucha eh internacional e que igual no tendríamos que copiar tal cual. el contexto latinoamericano y europeo es diferente, pero quizá empezar a a estudiar cómo importar lo que decíamos antes, las cuestiones que funcionan en otras partes del mundo y replicarlas en Europa. Pero sobre todo creo que lo que tenemos que empezar a hacer como jóvenes antifascistas y empezar a discutir esto no solo en el plano nacional, en nuestros propios estados, sino empezar a hacerlo en el entorno internacional, es empezar a discutir el ideal de vida que el antifascismo en Europa quiere proponer.

El fascismo es absolutamente ideológico, tiene un plan, o sea, tiene una propuesta ideológica. tiene una propuesta ideológica que es el blanco, clase media rico, porque la clase media, por lo menos en España está desapareciendo. El blanco, el rico, el hombre eh heterosexual, eh evidentemente de origen occidental.

El antifascismo es que no nos ponemos de acuerdo. Entonces, e le escuché a un político español una vez hablar de esta cuestión y me voy a darle los créditos porque no no me lo he inventado y pero él habla mucho de los pilares que tienen que tener este nuevo ideario antifascista, este nuevo ideario de izquierdas y que se tiene que poner en común en toda Europa. y se basa en tres pilares: familia, estabilidad social y trabajo, que son las tres cuestiones que creo que a todo el mundo le importan. la familia, la capacidad que tú tengas de de de generar un proyecto de vida, da igual cual, da igual la forma, e pero que tengas la posibilidad de de de llevar adelante un proyecto de vida y que con 25 años, con 26 años no hayas salido de la universidad y no sepas qué va a ser de tu vida, porque ni siquiera puedes permitirte un alquiler.

En segundo lugar, la seguridad social, es decir, generar un discurso sobre por qué lo público es importante, sobre por qué lo público es la mejor defensa y no el rearme, sobre por qué lo público, sobre la escuela pública, la educación pública nos permite tener sociedades muchísimo más cuestionadas y con un escudo social muchísimo mayor que en Estados Unidos, que si vas a parir y no tienes dinero, puedes no parir en el hospital. Si estás en Estados Unidos, te partes una pierna y necesitas que una ambulancia te lleve al hospital y no te la puedes pagar, te quedas con la pierna rota en la calle y te vas andando al hospital. Entonces, familia, seguridad social y trabajo.

Estoy muy cansada en España y en el resto de Europa de ver cómo la izquierda asimila el discurso de la derecha sobre la inmigración y el trabajo. Si la ultraderecha rechaza el inmigrante, la derecha liberal y la izquierda asumen el discurso de la migración necesaria. No es que el migrante es necesario porque trabaja.

No es que el migrante es necesario porque no viene gente sin estudios. A España viene gente, vienen médicos, vienen profesores, vienen electricistas. El migrante da igual si trabaja o no trabaja, es un ser humano.

Existe el derecho humano a moverse por el planeta libremente y más cuando estamos asumiendo que vivimos en un liberalismo global. Si hay libertad de capital, hay libertad de personas. Entonces, creo y ya para acabar que eh el que me he emocionado y todo, que el el antifascismo el el lo que queremos construir y creo que este es un muy buen paso, tenemos que aprender de otras experiencias antifascistas y de cómo viven la lucha internacional y por otra parte de verdad sentarnos y empezar a elaborar entre todos y todas un plan de vida que no solo nos atraiga a las personas de izquierda, sino que sea lo suficientemente humano para que la gente que no está de acuerdo con nosotras entienda que lo que nosotras proponemos es más justo y más acorde con la vida humana que quizá el el fascismo.

Si vous avez applaudi, c'est que vous avez compris. J'ai pas besoin de euh Non, la question comment développer un antifascisme au niveau européen et international a dit que si elle avait la réponse, on serait probablement pas là et on aurait déjà gagné toutes les élections. Euh mais une des possibilités, c'est d'abord d'observer et d'apprendre ce qui se fait ailleurs et notamment en Amérique latine puisque'en Amérique latine, le mouvement antifasciste existe depuis de nombreuses années et a réussi à avoir une coordination internationale très intéressante.

Ils ont des années d'expérience et donc il faut observer ce qu'ils ont su faire. Les modes d'action, évidemment pas les importer en tant que tel puisque la situation est différente, mais en tout cas permettre de s'inspirer des modes d'action qui ont pu avoir lieu en Amérique latine et sur la coordination internationale qu'ils ont pu avoir. Et le deuxième point selon elle, c'est de discuter de l'idéal de vie qu'on veut proposer et qu'on veut opposer au fascisme.

Quelle proposition on veut faire puisque la proposition du fascisme, elle elle est très claire, c'est-à-dire les blancs, les classes moyennes supérieures, en tout cas les personnes riches, les hommes, les personnes hétérosexuelles, enfin voilà le le monde pour qui on veut. Ils veulent construire un monde. Il est assez clair, il est évident et leur proposition, elle est elle est très compréhensible pour tout le monde.

Nous, on a plus du mal à se mettre d'accord à gauche parfois sur l'idéal de vie qu'on a envie de proposer et comment quelle société on a envie de proposer aux gens en opposition à ce modèle fasciste qui est développé dans les médias. Et donc, elle explique que elle a entendu un politicien espagnol qui veut donner le crédit de ce qui va suivre mais qui propose plusieurs piliers importants en opposition aux piliers fascistes qui sont développés. D'abord la question de la famille et pas au sens de la famille traditionnelle telle qu'elle est imposée dans le travail famille patrie, mais au contraire la question de la liberté familiale et c'est-à-dire la question de la possibilité d'avoir une famille, de créer sa famille selon le modèle dont on a envie, pas selon des des cadres qui sont imposés qui aujourd'hui est quasiment impossible à force furie plus en Espagne qu'en France, mais par exemple des jeunes de 25 26 27 ans qui ont pas les moyens de quitter le domicile de leurs parents parce qu'ils ont pas les moyens de se payer un loyer et ben ils sont bien embêtés quand ensuite ils veulent développer une vie individuelle et donc la possibilité pour chacun de pouvoir se loger, de pouvoir avoir un travail, de pouvoir une rémunération correcte qui permette ensuite d'avoir la liberté ou non de fonder une famille selon un modèle qui n'est pas forcément préétabli.

La deuxième chose, c'est la sécurité sociale, euh la santé démocratique et donc le public en opposition au privé que veut développer partout euh l'extrême droite. Euh la la question du public parce qu'elle dit quand on est en France et à Paris, on se casse la jambe, on peut facilement aller à l'hôpital. Alors que si on se casse la jambe dans une rue aux États-Unis, on a même pas une ambulance qui vous emmène parce qu'on on a la facture sous le Ribbra ensuite et qu'on reste avec son genou cassé au milieu de la rue et on peut pas être emmené à l'hôpital.

Et donc ça la question de euh de de la sécurité sociale, il faut absolument conserver le modèle français actuel et le modèle européen et même le développer puisqu'il est aujourd'hui attaqué de toute parts vu qu'on on suit un modèle États-unien et donc il faut surtout préserver ce cette santé démocratique qui passe par la santé et la sécurité sociale. Et puis la troisième, c'est la question du travail puisque elle trouve dommage que la gauche assimile aujourd'hui le discours réactionnaire sur l'immigration en disant que l'immigration est une chance et l'immigration est une nécessité parce que les personnes immigrées travaillent et que elles trouvent que ce discours-là en fait que la gauche récupère est une mauvaise idée parce que c'est l'infusion des idées d'extrême droite dans le discours de gauche et qu'en fait une personne migrante c'est un être humain et que c'est pas parce qu'elle travaille ou qu'elle travaille pas qu'elle est utile mais que aujourd'hui si des personnes migrantes travaillent c'est aussi parce que Ben, il y a des médecins qui arrivent d'autres pays, il y a des ingénieurs, il y a des gens qui sont extrêmement formés et que aujourd'hui on a perdu ça dans les pays d'Europe, l'accès à la formation, l'accès à l'éducation qui permet bah d'avoir des du travail et que ce problème d'avoir du travail, on le prend trop souvent sous l'angle de la droite qui dit que voilà, il y a des personnes feignantes et cetera et que la gauche essaie de le contrer en disant l'immigration, c'est super parce que ces gens-là travaillent. C'est pas comme ça qu'on doit prendre aujourd'hui l'immigration, on doit le prendre comme un droit humain indispensable.

Mais au contraire, on doit aussi repenser les organes de formation pour que tout le monde puisse être puisse avoir le travail qu'il souhaite et et avoir cette indépendance-là. Et du coup, ça on a besoin de le développer en tant que gauche et qu'on a besoin de développer un discours euh d'un nouvel idéal de vie qu'on doit mettre en face de cet idéal de vie fasciste qui lui est largement en tout cas répandu dans les médias et qu'on a besoin de se pencher sur cette question-là, d'en discuter ensemble et que c'est un des préalables aussi à la construction d'un idéal de vie collectif au niveau national. D'abord parce que c'est comme ça qu'on doit le discuter parce que toutes les problématiques sont pas forcément les mêmes.

En Espagne, par exemple, la question du loyer, du logement pour les personnes de d'une trentaine d'années est pas tout à fait la même qu'en France. Et inversement, la question de la sécurité sociale aujourd'hui en France est pas tout à fait la même que en Espagne aujourd'hui. Donc d'abord avoir un discours au niveau national mais ensuite avoir des grands objectifs communs qui s'opposent à cette internationale fasciste qui elle a un discours très clair et très construit. [Applaudissements] Euh bah comme tu l'as dit, il y a une vraie importance à avoir un mouvement de jeunesse antifasciste déployé à l'échelle européenne.

Et pour cause, on le voit bah en Europe, l'extrême droite prend de plus en plus de place, prend de plus en plus de terrain. Ça se traduit par des procédures de dissolution arbitraire qui sont lancées enhan. Voilà.

Ça passe aussi par le fait que des groupuscules d'extrême droite ont de plus en plus de facilités à passer aux actes. Je pense aux émeutes racistes qui se sont tenus en Angleterre ou en Espagne. Euh et donc tout ça ça témoigne d'une vraie au-delà d'un but mais d'une vraie nécessité d'organiser et de mettre en place euh un mouvement de jeunesse antifasciste à travers l'Europe.

Euh et donc ces mouvements antifascistes doivent se développer sous la base d'une posture très claire. euh incarner une posture de on va dire paratonaire pour que notre camp social et politique puisse continuer à exprimer ces idées politiques en toute sécurité, en toute qué. Euh et c'est vraiment comme ça qu'on s'est toujours défini à la jeune garde.

Euh et pour cause notre bilan, il est quand même assez positif dans l'ensemble. On a réussi à faire fermer cette locafasciste à Lyon et dans d'autres villes. On a réussi à On a réussi Non, il faut le dire.

C'est vrai, il faut plaisir. On a réussi à organiser et à mettre en place des pratiques d'autodéfense euh sur le plan sur le sur le plan enfin comme sur toute la stratégie que j'ai développé sur le plan médiatique, sur le travail de terrain, sur le travail enorganisation. On a réussi à quand même répondre à certains à certains de nos objectifs qui étaient de combattre l'extrême droite partout et tout le temps là où il se trouvait.

Et avec notre force militante, on a réussi à investir un député dans le voclus. Donc ça aussi, ça fait partie d'un bilan plutôt positif de la jeune garde. Et pour cause, chez nous, il y a un vrai sentiment anti jeune garde qui s'est développé de la part de certains groupuscules fascistes.

Euh maintenant, il mett il déploient l'essentiel de leur force euh dans le fait de par exemple dégrader nos affiches, arracher nos sticks. Euh il y a un vrai sentiment antijeuneneun garde et pour cause le 22 mars, il y a eu une manifestation contre l'extrême droite qui a été organisée un peu partout en France. Donc ça s'est très bien déroulé chez nous à Lyon.

On avait un beau cortège de jeunesse. La jeunesse reprenait nos champs. On a réussi vraiment à mobiliser un maximum de personnes.

Euh à la fin de cette manifestation, toujours dans une logique d'autodéfense, on est reparti groupé vers un point pour débriefer de cette manifestation qui s'était euh très bien déroulée. Et c'est là en fait que une plusieurs militants fascistes bah en fait avaient préparé un guet avant à l'encontre de plusieurs militants de la jeune garde. Donc ils sont venus avec des des matraques télescopiques.

Il y avait un chien, il y avait une lame. Ils ont même porté des coups à une camarade femme de la jeune garde. Donc ça aussi pour pour un peu détruire le myth selon lequel les fascistes ne s'attaquent pas aux femmes dans la rue.

Les fascistes s'attaquent aux femmes de la rue. Il y a une camarade de la jeune garde qui a été rouée de coup par cette bande de militants fasciste au cours de de ces guetapans. Bon après, je vous rassure, on a quand même réussi à les faire courir sur plusieurs mètres parce que parce qu'il faut pas déconner quoi.

Et ce qu'il faut aussi retenir dans tout ça, donc la victoire, elle est là dans le fait que bah ils ont couru au final, ils ont fait un guetapan, ils ont fini par courir comme des lapins. Donc ça aussi faut le faut le saluer. Mais aussi par le fait que ils aient attendu la fin de la manifestation et pour s'attaquer à des militants de la jeune garde alors que à quelques années, ils n'auraient pas hésité un seul instant à s'attaquer à une à une manifestation de gauche.

Et donc la victoire aussi, elle est là, elle est dans le fait qu'on a su s'organiser pour que euh notre camp et politique puisse euh puisse véhiculer ses idées, puisse s'exprimer politiquement dans un espace sans j'ai pas envie de dire craindre une attaque de l'extrême droite, mais j'ai presque envie de dire ça parce que ce jour-là, en fait, bah ils ont pas bougé euh ils ont pas bougé le le petit doigt pendant qu'on était en train de manifester euh dans toute la ville. Euh et donc euh aujourd'hui, on essaie de faire croire que la jeunesse vote l'extrême droite. Alors c'est partiellement vrai parce qu'il y a une part de la jeunesse qui est fan euh des TikTok de Bardella.

Bon, mais en réalité, la majeure partie de la jeunesse est plutôt progressiste et plutôt tolérante et a envie de s'engager dans la lutte contre l'extrême droite, dans la lutte contre le racisme et dans l'antifascisme. On l'a dit, l'extrême droite gagne du gagne du terrain en Europe. Et le rôle de la jeunesse, notre rôle, c'est d'empêcher ces ministres fascistes d'accéder au pouvoir, c'est d'empêcher ces ministres fascistes de passer aux actes.

Et là où l'extrême droite est déjà au pouvoir, c'est de l'empêcher de mettre en place et d'appliquer son son programme son programme raciste. Et c'est la raison pour laquelle il faut construire un mouvement de jeunesse antifasciste. C'est il y a vraiment une nécessité, il y a vraiment une importance.

Il faut construire un mouvement de jeunesse antifasciste à l'échelle de l'Europe. Il faut permettre à la jeunesse antifasciste de se rencontrer comme bah là on le fait. On a on a la chance aux amphis de pouvoir rencontrer des camarades d'Espagne.

Nous à Lyon on organise enfin il va avoir les les forums sociaux antifascistes qui vont se tenir. Donc ça c'est à l'échelle de notre ville. Mais plus largement à l'échelle de l'Europe à l'échelle de l'Europe pardon.

Il faut permettre à la jeunesse de s'organiser pour promouvoir des ides antifascistes, pour développer un socle idéologique commun pour pouvoir mener cette bataille culturelle et médiatique euh et pour pouvoir proposer des temps d'échange collectifs à l'échelle européenne. Euh parce que face à l'extrême droite, on le dit, ça a toujours été notre slogan, face à l'extrême droite, repost immédiate. Merci beaucoup.

Le temps fil mais on va quand même prendre une ou deux questions. Très bien. En essayant d'être court pour avoir la traduction, s'il vous plaît.

Hop. Bonjour à toutes et à tous. Donc tout d'abord, je tiens à remerciant les intervenantes et en particulier la camarade Erenek d'pissos Valencia qui a subi de point pleinfoué l'humanité de la droite du Parti populaire espagnol lors de la Dana.

à Valence avec plus de 300 morts et je voudrais rappeler ici aux amphis maçon des mission donc il faut que le gouvernement du parti populaire de Valence démissionne immédiatement pour tous ces morts et pour tout ce que la que l'extrême droite a fait en Espagne. Donc je milite à la France à soumise paloise mais aussi au bloc nationaliste galicien étant galicien. Plusieurs sondages qui s'agissent du 6 centre d'investisation sociale espagnole ou d'électromania montrent que dans les nations sans état de l'État espagnol Catalogne Pays Basquet égaliste.

La jeunesse se fait barrage à l'extrême droite et le vote majoritairement à gauche et surtout dans une gauche nationaliste respectivement Escara Républicaine de Catalogna et Oscar Riabildo et le bloqué nationaliste galego pendant ce temps dans le reste de la péninsule la dynamique bascule vers la droite et l'extrême droite de boxe. Donc la question est simple. Existe-t-il au niveau de l'État espagnol la possibilité de créer un front de jeunesse plurinational antifasciste et au niveau européen, donc plutôt pour la France insoumise, euh de construire une gauche de rupture antifasciste avec les forces nationales substatales comme cela se fait déjà avec l'alliance de gauche européenne et notamment avec Oscar Herry Abildo.

Merci. Pardon. Euh ouais, je vais essayer de faire court mais je vais rester un peu dans le même domaine.

Globalement, on a parlé du fait qu'il y avait une part de plus important de la jeunesse qui bascule à l'extrême droite, même si la jeunesse restait sous-représentée dans le vote d'extrême droite, il y a un pays qui fait exception, c'est l'Espagne justement où on a un gouvernement de gauche et où selon les derniers sondages, là où Vox ferait environ 15 % des voix dans la population générale, ils obtiendraient 36 % des voix chez les 18 24 ans. Et donc je voulais savoir qu'est-ce qui explique cette exception espagnole ? Qu'est-ce qui fait que Vox a une telle popularité, une telle puissance dans la jeunesse et que la gauche de gouvernement mais aussi la gauche de rupture, Podemos ou sousmar n'arrive pas à y répondre.

Merci. [Applaudissements] Question ? Euh alors, bonjour à toutes et à tous.

Euh je suis euh militante syndicaliste. Euh et ma question pour le coup c'était euh donc on a on a une diversité d'organisation de modes d'organisation qui sont présentés ici. Euh que ce soit la jeune garde, que ce soit la France soumise, que ce soit euh les mouvements même de jeunesse de de parti de partie partout en Europe, en Espagne et pas que.

Ma question c'était comment euh on arrive à créer une unité dans le mouvement à travers toute l'Europe qui inclut aussi les diversités d'organisations des divers spectre politique, incluant aussi euh la société civile, incluant aussi les syndicats, les syndicats pro et étudiants. Comment est-ce qu'on arrive à mettre tout ce monde autour de la table ? Eh, okay.

A ver, eh, sobre el plurinacionalismo antifascista, ¿sabes que te voy a responder? O sea, mi respuesta es que evidentemente el el por la cuestión e de la de la represión durante los 40 años de dictadura, todas las consecuencias que se derivan de ello eh para algo tan tan importante como es la identidad. Eh, evidentemente el antifascismo tiene muchísima más presencia en Galicia, país Valencia, Cataluña e y y País Vasco.

Eh, pero creo que ser antifascista es reconocer uno el derecho a votar, a decidir eh a veces la democracia directa, que es la más radical a través de los referéndums. Dos, ser antifascista es rechazar la persecución política, o sea, la persecución judicial por ideales políticos, en este caso los represaliados del del ludo octubre. Ser antifascista es reconocer y ensalzar el derecho a la autodeterminación de los pueblos.

Evidentemente puede haber un un un antifascismo plurinacional. O sea, creo que creo que el diálogo es es posible. Creo que eh ninguna de nosotras tenemos la solución al conflicto, por llamarlo de alguna manera.

Entonces sí, eh bueno, a ver, yo es que soy bastante positiva, entonces yo creo que sí que sí que es posible, es verdad que se dificulta mucho y y es lo que he hablado en algún momento, es una discusión que tengo con mis compañeras que claro, yo pertenezco a una organización estatal. Estos movimientos se suelen, evidentemente se se estructuran en en organizaciones territoriales, pero yo también soy de un territorio con identidad nacional, eh, como es País Valencia. Eh, yo también hablo mi mi idioma que no es el castellano, es el valenciano.

E entonces, yo personalmente, por supuesto, es posible. Creo que la mayoría de antifascistas lo consideran también posible y si un antifascista rechaza eh o omite el derecho de los pueblos a autodeterminarse en su identidad o el derecho de los ciudadanos en democracia a votar, pues igual antifascista no es. sur la première question du coup sur la question d'un d'un antifascisme plurinational au sein de l'Espagne.

Évidemment avec la dictature, vu qu'il y avait une forte présence identitaire dans ces régions, donc entre autres celles qui ont été cité, le Pays-Basque, la région valencienne, la Catalogne et la Galice et cetera, il y a il y a des identités qui ont fait que l'antifascisme était plus fort à ce moment-là, mais que depuis évidemment que selon elle, oui, c'est possible de créer un antifascisme plurinational. Parce que si on parle par exemple de ce qui s'est passé en Catalogne au moment du 1er octobre 2017, être antifasciste c'est reconnaître chacun et chacune dans son droit de vote, donc dans sa possibilité de participer de façon la plus directe à la démocratie, donc c'est-à-dire via le référendum être antifasciste, c'est rejeter la violence et rejeter la la répression étatique qui se fait ensuite envers les personnes qui organisent ce référendum. Être antifasciste, c'est accepter l'autodétermination de tous les peuples et donc accepter que certains puissent vouloir déclarer leur indépendance.

Et donc à ce moment-là, normalement, oui, il est possible d'avoir un antifascisme plurinational parce qu'il y a pas que les personnes qui sont concernées par cette question directement qui devraient se revendiquer comme étant antifasciste. Et donc à ce moment-là, si on est vraiment antifasciste, même ailleurs dans le pays, on doit pouvoir se se revendiquer comme soutenant ces diverses causes. Que elle fait partie de Rebeldia qui est donc un mouvement à un niveau de tout l'état espagnol au niveau estatal, mais donc ça veut dire globalement qui reprend qui est pas un mouvement local.

Mais elle est quand même valencienne, elle a une identité, elle parle sa langue de la communauté valencienne. Et c'est pas pour autant qu'on peut pas être antifasciste pour tout le le reste de l'Espagne. Donc en fait ces identités là favorisent évidemment la naissance d'un antifascisme local parce que c'est des populations qui ont été aussi beaucoup plus persécutées à une certaine époque mais que la question de l'antifascisme donc à un niveau européen, c'est une question de solidarité et toute l'Europe n'est pas frappée de la même manière par le fascisme.

Donc ça devrait pouvoir être aussi la même chose à un niveau national avec une question de solidarité nationale et donc un antifascisme qui est solidaire de toutes les les les causes et toutes les tous les vécus différents au niveau interne à l'Espagne. Vox en idea. En España no hay educación política, no nos explican el sistema electoral español.

De hecho, yo estudié derecho, tuve una asignatura solo de derecho electoral español, sigo sin entenderlo. Nadie, no hay educación política para los jóvenes en la en la televisión pública, la televisión, los medios convencionales de comunicación son privados y pues los organizaciones políticas, la Iglesia Católica tiene acciones en la mayoría de de televisiones, periódicos privados e En España la crisis, como en toda Europa, pero en España la crisis del 2008 a mi generación le ha afectado de manera diferente a la generación de nuestros padres, eh porque bueno, nuestros padres e en aquel momento se quedaron se quedaron sin trabajo y sin forma de mantenernos a nosotras, pero nosotras estamos viviendo ahora las consecuencias de la nula gestión de la crisis económica del 2008 con la privatización de nuestra educación, eh el aumento de los precios de la vivienda como en Francia. No estoy contando nada nuevo.

Cierto es que en España la migración, considero, no es un problema, es una oportunidad, pero cuando hay una un hecho que es que España es receptora de de ruta migratoria y los gobiernos de España da igual el color del gobierno, no lo gestiona, convierten un hecho que no está ni bien ni mal. Es un hecho la gente viene en un problema por la falta de gestión. cometiendo hm actos que incluso el Tribunal Europeo de Derechos Humanos ha condenado, como son las devoluciones en caliente.

Entonces, lo que quiero decir es que en España eh sí, el 40% de la gente de mi edad vota a Vox y la gente que es de izquierdas no vota, eh lo cual hace que los mitines de Santiago Abas Vascal se llenen de hombres de mi edad, porque de mujeres no tanto, e enarvolando banderas de box, banderas del aguilo. Bueno, pero es que no sé dar la respuesta. No sé por qué la gente de mied de mi edad vota a Vox, porque la mayoría de población en España, como en todos los países del mundo, es población trabajadora, población obrera.

Y parece que Santiago Vascal incita mucho a la España que madruga a votarle. Entonces, no tengo ni idea. Creo que nadie sabe por la ver.

Pas de réponse précise sur la question de pourquoi Vox est aussi présent chez les jeunes en Espagne. Il y a plusieurs explications qui peuvent être trouvées. Par exemple, le manque d'éducation euh politique euh en Espagne, elle a eu des cours de droits et notamment de droit électoral euh sans pour autant comprendre parce que le droit électoral espagnol est incompréhensible et je pense que quiconque ici qui le connaît pourra confirmer euh que les moyens de de communication, la télévision et cetera sont aux mains du privé et notamment de l'Église catholique en Espagne qui a beaucoup de journaux et cetera et qui permet de diffuser ces idées comme ça.

Mais il y a une explication quand même très importante qui est la crise de 2008 qui a frappé beaucoup plus violemment l'Espagne. Donc le sud de l'Europe, on connaît le cas de la Grèce, mais l'Espagne et le Portugal ont été très violemment frappé par la crise de 2008 et sa génération a été beaucoup plus frappée par la crise de 2008 que la génération précédente puisqu'on vit encore aujourd'hui les conséquences de la mauvaise gestion de la crise de 2008 avec notamment la privatisation de l'éducation, avec l'augmentation des loyers et on parlait tout à l'heure de l'impossibilité pour les les jeunes d'une trentaine d'années de se loger. Bah c'est une des conséquences de la crise de 2008.

Euh et donc ça c'est un fait important qui fait que les jeunes l'ont prise de plein fouet et donc peut-être une des explications du vote à l'extrême droite et aussi la question de euh la la migration. Alors, elle dit, évidemment, c'est pas considéré l'immigration comme une chose mauvaise, mais que la non gestion de la migration par les gouvernements, qui soi de droite ou de gauche, a fait que voilà, il y a il y a une un problème de d'absence de gestion totale qui la migration devrait être beaucoup mieux prise en charge par les gouvernements, surtout ceux qui sont de gauche, mais que actuellement l'Espagne a même été condamné par les tribunaux internationaux pour des atteintes au droits des personnes migrantes, notamment ceux qui travaillent et que sans sans qu'il y ait des gestions correcte des phénomènes migratoires, les personnes le perçoivent comme un problème alors même que ça ne devrait pas l'être si c'était bien fait par les gouvernements actuel et que donc ils étent condamné par le tribunal pour les les migrants qui travaillent dans la chaleur dans le sud de l'Espagne. Donc ça fait que le problème c'est qu'on a des jeunes aujourd'hui et notamment des jeunes hommes qui votent à l'extrême droite, principalement des jeunes hommes pas tant les femmes, ce qui est un cas similaire à d'autres pays d'Europe et que en fait les jeunes de gauche eux ne votent pas.

Donc ça veut pas forcément dire que tous les jeunes en Espagne ont basculé à l'extrême droite, mais ça veut dire en tout cas que ceux qui votent et que ceux qui se sentent capables, notamment les hommes de l'assumer publquement, de voter et bien ils votent à l'extrême droite alors que les jeunes de gauche participent beaucoup moins aux élections. Donc c'est pas une explication complète mais en tout cas c'est des ficelles qui peuvent peut-être aider. [Applaudissements] Euh du coup, moi je vais répondre à la question sur bah comment on amène en fait toutes les formation de gauche bah à avoir des pratiques communes.

Je pense qu'il y a pas de réponse enfin type et établi. Par contre, il y a des pistes qu'on peut aborder et notamment le travail unitaire que nous on a pu expérimenter par le passé avec la jeune garde qui a porté ses fruits justement parce que bah on est arrivé quand même à un bilan qui est la fermeture pardon de locafasciste et donc il y a une vraie nécessité en fait de se rencontrer déjà comme on le fait aujourd'hui euh et euh d'avoir une formation politique commune parce que aujourd'hui enfin je veux dire il y a une partie de la gauche qui est pas carrée par exemple sur les questions d'islamophobie ou d'antiracisme. Ça, on peut pas non plus continuer de de faire comme si ça coûtait pas en fait à la gauche.

Ça aussi ça coûte à la gauche parce qu'il y a une partie qui n'arrive pas à se positionner clairement sur les questions d'islamophobie, sur les questions du voile, sur les questions d'antiracisme. Donc ça passe par de la formation politique commune et ça passe aussi par le fait que ça ne doit pas rester de l'ordre du théorique. En fait, il faut qu'au bout d'un moment, on passe à l'action et qu'on mette en place des choses concrètes pour pouvoir lutter contre l'extrême droite.

Parce que si on a des pluralités dans les modes d'action, si on a des divergences sur certaines sur certains positionnements politiques, on est tous d'accord sur le fait qu'il y a une nécessité de lutter contre l'extrême droite. Et donc je pense qu'on est capable de dépasser, on va dire, ces ces divergences là pour mettre en place un travail politique concret pour pouvoir lutter contre l'extrême droite de manière efficace. [Applaudissements] Il faut aussi rappeler que le coût de la mobilisation, le coût de la lutte n'est pas le même pour toutes et tous.

Je vais prendre un exemple très concret. Quand je suis partie sur le handala, j'avais un camarade palestinien jeune aussi qui devait partir avec nous et qui n'a pas pu partir parce que sa famille a été menacée parce qu'il a eu des retorsions directes sur sa famille parce que palestinien, parce que racisé. Donc évidemment, c'est aussi notre rôle d'être solidaire avec les camarades qui ne peuvent pas s'engager de la même manière, du même degré.

Donc c'est important que la jeunesse favorisé notamment prenne deux fois sa part et parce que l'exposition est évidemment plus facile quand on est blanc favorisé et cetera. et aussi rappeler ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon, à savoir qu'on est des bipèdes, donc on a deux jambes, donc une jambe qui est effectivement dans les processus électoraux parce que quand la jeunesse se mobilise, elle peut faire basculer des élections mais une jambe évidemment aussi dans la rue. Donc pour faire pour dire une chose très claire, c'est que les fascistes n'ont pas leur place ni dans nos lieux d'étude, ni dans nos villes, ni dans les institutions politiques, ni dans la rue.

Donc évidemment pas de quartier pour les fachaotud. Merci.