Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 25 septembre 2025 26 min

Pour Jean-Philippe Tanguy, la méthode de Sébastien Lecornu "n'a ni queue ni tête"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour, merci pour votre invitation.

0:07
Jean-Philippe Tanguy

Merci à vous. On va tenter de comprendre aujourd'hui quelle est la ligne du Rassemblement National dans cette période d'incertitude sur la fiscalité. Par exemple, voulez-vous protéger les patrons ou les classes moyennes ? Nous évoquerons aussi le changement de pied de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, en apparence du moins. Mais d'abord, les syndicats appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre après leur rencontre hier à Matignon. On écoute Marie-Lise Léon, patronne de la CFDT hier soir sur France 2.

0:34
Invité

Il ne nous a pas convaincus. Je pense qu'on a, nous, été extrêmement clairs et lui est resté flou. On appelle à une journée de mobilisation. Le mot d'ordre, c'est un chemin est possible pour construire un budget s'il y a partage des efforts.

0:44
Jean-Philippe Tanguy

Pas de budget, pas de gouvernement, pas le moindre indice sur les intentions de Matignon, Jean-Philippe Tanguy, et une nouvelle mobilisation qui se profile. Est-ce que Sébastien Lecornu est trop lent ?

0:54
Présentateur

Ah oui, non mais c'est évident que cette méthode n'a ni que ni tête. Si vous voulez, tout ce qu'on doit faire pour le budget est connu. Il y a des innombrables rapports sur la table. On croule sous les notes, sous les indications. Monsieur Lecornu est au gouvernement depuis 7 ans avec les mêmes équipes, aussi bien à la tête des ministères que dans les coulisses. Donc en fait, tout ça est une vieille méthode qui consiste à gagner du temps, un peu perdre sans doute les gens en espérant que les colères s'amenuisent, que les problèmes se résolvent toutes seules. Voilà, je trouve ça assez consternant, vu les urgences du pays, une crise économique lancinante.

Moi, sur le territoire Picard, le nombre d'usines qui sont plus très nombreuses, malheureusement, qui font des plans sociaux réels ou déguisés, devient très inquiétant.

1:36
Invité

Alors le Premier ministre a tendu la main hier au syndicat dans un communiqué. Il assure qu'il ne passera pas en force. Il leur demande des contributions. Il compte les revoir rapidement, même si, comme vient de le dire Agathe, les syndicats annoncent déjà une nouvelle manifestation le 2 octobre. Donc cette méthode, pour vous, ça ne sert à rien, si je vous écoute bien ?

1:51
Présentateur

Non, mais ce n'est pas que ça ne sert à rien, c'est que c'est un mensonge organisé, déguisé. On a entendu ça des milliers de fois. Madame Borde nous faisait le même coup. Monsieur Attal nous a fait le même coup. Barnier, Bérou, et maintenant Lecornu. Ça commence toujours comme ça. Alors là, c'est vrai que c'est caricatural, mais c'est toujours, on consulte, donnez-nous des notes. Moi, j'ai envoyé des dizaines de notes, et c'est d'ailleurs toujours la même note, puisque c'est toujours la même politique en face. Il faut la réactualiser, votre note, du coup.

Elle est réactualisée sur les chiffres, parce que nous, on travaille, mais si vous voulez, sur le fond, c'est toujours les mêmes problèmes. Tabou de l'immigration, du millefeuille territorial, des surnormes, de la soumission à l'Union Européenne. Et on va rentrer dans le détail. Maintenant, en plus, c'est aussi la soumission à Donald Trump et à des accords commerciaux complètement insupportables pour la France.

2:27
Jean-Philippe Tanguy

Et on va en parler, mais si on écoute bien ce que vous nous dites, c'est-à-dire que vous allez censurer Sébastien Lecornu. Les insourmis envisagent de déposer une motion de censure le 1er octobre. Le RN la vote ?

2:36
Présentateur

Mais nous verrons ce que dit M. Lecornu. Nous, on est rentrés dans un processus poli et aimable de consultation. Dans quel scénario vous ne le censurez pas ? On va attendre... Mais ça a été très clair, c'est la rupture avec le macronisme.

2:49
Invité

Il l'a dit, il a employé le mot rupture le jour de la passation.

2:51
Présentateur

Oui, mais pour le moment, on ne voit rien du tout, c'est moins qu'on puisse dire. Et si ne rien faire, c'est ça la rupture, ce n'est pas une rupture. C'est-à-dire ne servir à rien, ne rien dire, ne rien faire, ce n'est pas une politique. Bon, par ailleurs, on a quand même un vrai problème démocratique, même si j'ai l'impression que ça n'intéresse personne à part le Rassemblement National, c'est qu'on a un Premier ministre de plein exercice et des ministres démissionnaires... Depuis 16 jours. Voilà, depuis 16 jours. Jean-Philippe Tinguy. Non, mais qui sont amenés à suivre des politiques de plein exercice.

Parce que si vous avez un Premier ministre qui vous donne des ordres qu'à tous les pouvoirs et que vous êtes un ministre démissionnaire, vous n'êtes pas dans une relation d'égalité. Ça, c'est incroyable que dans notre pays, il y a des situations complètement loufoques, antidémocratiques, qui fonctionnent, personne ne dit rien, parce que c'est de la com' et que donc en fait, la Constitution et l'Organisation Républicaine des pouvoirs publics passent après la com' et la petite stratégie de M. Lecornu. Je trouve ça absolument incroyable qu'on se soumette collectivement à ça.

3:42
Jean-Philippe Tanguy

On va tenter de voir quelles sont vos lignes rouges. Le MEDEF riposte alors qu'il y a un débat en ce moment sur la fiscalité des plus riches. Un meeting patronal aura lieu le 13 octobre. Écoutez le patron des patrons, Philippe Martin.

3:53
Présentateur

Je glisse au passage que moi, je ne sais pas danser la Zucmania et je n'ai pas l'intention de m'y la donner. Nous organiserons, toutes organisations patronales confondues, un énorme meeting dans quelques jours pour dire joyeusement ce que nous sommes et ce que nous sommes fiers d'être.

4:09
Jean-Philippe Tanguy

Patrick Martin qui raille la Zucmania en référence à la taxe Zucman sur les plus riches. On a du mal à comprendre, au RN, est-ce que vous voulez protéger les patrons ou les classes moyennes ?

4:19
Présentateur

Mais moi, je ne comprends pas pourquoi vous ne comprenez pas. C'est le même programme du Rassemblement National depuis des années. Ça n'a jamais changé. Il a beaucoup changé votre programme. Le programme économique a énormément changé. Ça n'a jamais changé, pas du tout. Ça n'a jamais changé sur la justice fiscale. Ça a toujours été l'impôt sur la fortune financière qui est extrêmement clair, qui consiste...

4:34
Jean-Philippe Tanguy

Non, c'est depuis 2020 de l'impôt sur la fortune financière.

4:36
Présentateur

Avant, il y avait une autre forme d'impôt sur la fortune financière. Donc il a changé. Mais non, mais comment vous dire ? Le concept de justice fiscale a toujours été dans le programme mariniste. Ça n'a jamais changé. Il y a une chose qui a changé liée au sur-profit, au sur-dividende, au sur-achat d'actions parce que c'est le comportement d'un certain nombre de grandes entreprises qui a pu changer. Ce qui n'a d'ailleurs rien à voir avec les patrons. Moi, votre question consistant à opposer les classes moyennes et les patrons, 95% des patrons font partie des classes moyennes.

5:01
Jean-Philippe Tanguy

Alors expliquez-nous. Oui, effectivement, mais il y a aussi le grand capital que aujourd'hui vous voulez épargner. La formule heureuse.

5:08
Présentateur

Vraiment, là on est dans le 19ème siècle.

5:10
Jean-Philippe Tanguy

C'est vous aussi qui avez employé cette formule pendant des années. La taxe du Kman, vous n'en voulez pas ?

5:16
Présentateur

Parce que c'est une fausse solution. C'est une fausse solution. S'il y avait une poule aux oeufs d'or de 15 à 20 milliards dans les placards de Bercy que même les socialistes n'avaient pas utilisés avec François Hollande quand il était en guerre contre la finance, il y a un problème. Moi, je trouve que le niveau de cette taxe intellectuellement est extrêmement faible. Ça ne correspond à aucune réalité économique. Les seuils sont complètement gratuits.

5:37
Jean-Philippe Tanguy

Mais pourquoi vous dites ça alors que vous étiez abstenu à l'Assemblée lors du vote sur la taxe du Kman ? C'est grâce à l'abstention du RN qu'elle a pu être votée.

5:43
Présentateur

Enfin, qu'elle est passée parce qu'on voulait un débat sur la justice fiscale. D'ailleurs, les déclarations, vous avez pu la bloquer ? Non, mais il y a deux choses différentes. Il y a le débat sur la justice fiscale. Ce débat sur la justice fiscale, il est important, il est vital. Il est normal que chacun contribue à due proportion de ses moyens. On ne va pas être dans la caricature comme d'autres en bloquant des débats, en empêchant des débats juste parce qu'on n'est pas d'accord avec une forme technique. Ce débat, il doit vivre et c'est normal qu'il vive. Et les macronistes refusaient qu'il y vive.

Et nous, on assume, il faut qu'il y ait un débat sur la justice fiscale pour trouver la meilleure des solutions.

6:14
Jean-Philippe Tanguy

Vous dites que vous assumez, Jean-Philippe Tanguy, pardon, mais ce n'est pas clair au RN, je suis désolée. Certains fustigent une chasse aux riches. Et vous, vous dites, vous êtes cité dans l'opinion, pourquoi changer des positions qui nous permettent d'atteindre 70% chez les ouvriers pour ressembler à une droite qui fait 1% ?

6:28
Présentateur

Vous voyez bien qu'on n'a pas joué de programme puisque je vous dis que ce sont des positions qui nous ont permis de faire 70%. Mais s'il y a une seule ligne, un seul programme, un programme qui est raffirmé, qui est affirmé, et on n'en a pas honte. Je ne vais quand même pas avoir honte d'avoir fait des propositions avec Marine Le Pen et Jordan Bardella qui, avant les autres, voulaient de la justice fiscale dans ce pays. Et la justice fiscale, ce n'est pas faire la chasse aux riches.

6:48
Invité

7 électeurs à 20 sur 10 soutiennent cette taxe du Khmann. Ces partisans estiment que ça pourrait aller jusqu'à 20 milliards avec environ 1800 foyers concernés. Vous leur dites quoi aujourd'hui à vos militants qui sont pour cette taxe et sur ces estimations ?

7:02
Présentateur

Je dis qu'ils ont raison d'être pour la justice fiscale. Je ne crois pas qu'ils soient pour cette taxe de manière technique comme les autres électorats disent oui à un principe, à savoir que chacun paie sa juste part. Les Français en ont assez, d'avoir en bas des gens qui ne participent à rien et d'avoir en haut des gens qui ont des privilèges qui leur permettent de s'extraire de la justice fiscale. Donc ce débat, il est normal. En plus, il est quand même dans la culture et la civilisation française. On est un peuple qui aime l'égalité, qui aime la liberté. Et ce n'est pas faire la chasse aux riches. C'est que chacun paie sa juste part.

7:31
Jean-Philippe Tanguy

Pas de chasse aux riches, pas de hausse d'impôts non plus, disent les porte-parole du RN, leur la valette notamment.

7:37
Présentateur

Parce que vous avez deux choses différentes. Vous avez le taux de prélèvement obligatoire, c'est-à-dire l'ensemble des impôts. Évidemment, il doit baisser. Quand on baisse la TVA, on a suffisamment été attaqué dessus depuis trois ans, de 20 à 5% sur l'énergie, qu'on supprime la TVA sur les produits de première nécessité, qu'on va donner une part fiscale pleine à partir du premier enfant. Tout ça permet de baisser les impôts. Mais pour baisser les impôts, il faut faire beaucoup d'économies. C'est 95% de l'effort, c'est des baisses de dépenses. Et puis, vous avez aussi un rééquilibrage fiscal.

8:05
Jean-Philippe Tanguy

Oui, vous voulez augmenter quand même les impôts. Parce que sur la fortune financière que vous proposez, c'est une hausse d'impôts.

8:11
Présentateur

Madame Lambret, si vous pouvez rééquilibrer un effort global, les impôts vont baisser. Le montant des efforts qu'on demande aux plus favorisés, c'est entre 4 et 5 milliards. Et la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, par exemple, c'est 4 à 5 milliards aussi.

8:28
Jean-Philippe Tanguy

Mais c'est quoi l'impôt sur la fortune financière ? Parce que vous dites qu'il faut épargner les patrons et en même temps, vous voulez taxer le capital investi, c'est ça ?

8:34
Présentateur

Oui, mais c'est parce qu'en fait, ce n'est pas la question de faire payer les patrons. C'est des gens qui ne paient pas l'impôt qui est dû. Il y en a qui ne sont pas des patrons. Et vous avez des personnes là-dedans qui ne travaillent pas, qui sont des rentiers. Et puis, vous avez des grands patrons. Et d'ailleurs, cette taxe ne va pas toucher les patrons. En fait, l'essentiel de cette taxe, ça va toucher une dizaine de familles.

8:50
Invité

J'en ai parlé à Jordan Bardala de cet IFF.

8:51
Présentateur

Est-ce que vous n'avez pas peur de cacher sa bromance avec le patronat ? Non, mais pas du tout. Mais écoutez, est-ce qu'on peut croire aujourd'hui qu'une dizaine de familles vont faire seulement, une dizaine de familles, pas 1 800 familles, vont faire chaque année un chèque de 1 à 2 milliards d'euros à l'État et tranquillement rester sur place ? Pas du tout. Et d'ailleurs, maintenant, la gauche qui panique puisqu'elle se rend compte que sa mesure est complètement inapplicable, dit qu'il va falloir arrêter les riches à l'aéroport. Enfin, je les cite. Arrêter les riches à l'aéroport et confisquer leurs biens, voire M. Ruffin hier supprimer leurs droits civiques.

Donc, en fait, c'est exactement ça, une certaine gauche. Ça commence avec de belles idées généreuses.

9:28
Invité

Est-ce que Jordan Bardala est pour votre IFF, l'impôt sur la fortune financière ? Vous êtes vraiment fabuleux parfois.

9:34
Présentateur

Merci beaucoup. Le programme de Jordan Bardala ?

9:37
Jean-Philippe Tanguy

Mais il y a un proche de Jordan Bardala, si il était dans le monde, qui n'exclut pas de remiser cet impôt si vous arriviez au pouvoir.

9:42
Présentateur

Eh bien, écoutez, j'invite à ce proche et à tous ceux qui, de manière générale, se répandent dans la presse de manière anonyme à assumer leur position et se faire connaître parce que dans l'ensemble des réunions programmatiques du Rassemblement National, cette position n'a jamais existé. Donc, c'est très étrange, si vous voulez, d'avoir des anonymes, des gens qui racontent des choses, alors que vous avez un programme officiel et l'IFF, il a été présenté par nul autre que Jordan Bardala aux dernières élections législatives. Donc, tout ça n'a vraiment aucun sens.

10:08
Invité

Ça rapporterait à la louche 3 milliards d'euros, c'est ça ? Est-ce que ce n'est pas plus un symbole qu'autre chose ?

10:13
Présentateur

Entre 3 et 5 milliards, ce serait exactement le maximum qu'on pourrait espérer avec la taxe du Kutman, selon le président du Conseil d'analyse économique qui a fait une tribune avant-hier dans les échos et ses collègues économistes qui avaient fait cette même tribune dans le monde l'année dernière.

10:26
Jean-Philippe Tanguy

3 milliards, mais vous supprimez l'impôt sur la fortune immobilière ?

10:28
Présentateur

Non, en net. 3 milliards en net de la suppression de l'IFI.

10:30
Jean-Philippe Tanguy

Tout le monde ne dit pas tout à fait la même chose. Ce n'est pas ce que disait Sébastien Chenu, si je ne m'abuse.

10:34
Présentateur

Je suis sûr que Sébastien sait que c'est en net.

10:36
Jean-Philippe Tanguy

Une autre question. Vous qui revendiquez d'énormer votre sérieux budgétaire au Rassemblement National, vous voulez toujours suspendre la réforme des retraites ?

10:44
Présentateur

Bien sûr, parce que ce sont des fausses économies. Des fausses économies, vous savez combien ça coûte

10:49
Jean-Philippe Tanguy

de suspendre la réforme des retraites ?

10:51
Présentateur

Ça nous coûte environ à terme 7 milliards par an. Et ce sera toujours ça. Déjà, c'est le bonheur des gens.

10:55
Jean-Philippe Tanguy

24 milliards à partir de 2030, selon la direction du Trésor.

10:57
Présentateur

Oui, mais je ne suis pas du tout d'accord avec la direction du Trésor. C'est sûr que la direction du Trésor... On ne va pas d'être d'accord, c'est des faits, c'est des chiffres. D'accord, la direction du Trésor qui nous met en déficit depuis 50 ans ? Non, mais c'est leurs estimations sur les faits, c'est le réel. La dernière estimation, monsieur, de la direction du Trésor, c'est eux qui ont fait un trou de 60 milliards dans les recettes. Donc, les estimations de la direction du Trésor, si vous voulez, j'en fais des cocottes de papier et je m'amuse avec elles dans mon bain quand ça ne veut pas couler comme eux.

Donc, la direction du Trésor, franchement, ce n'est pas une source fiable, vu ce qu'ils ont fait depuis 5 ans. Je vous rappelle qu'il y a deux commissions d'enquête, une du Sénat, une de l'Assemblée nationale, où la direction du Trésor, elle a passé un seul quart d'heure.

11:30
Jean-Philippe Tanguy

Mais Jordan Bardella disait lui-même, au dernier législatif, que ce n'était pas la priorité d'abroger la réforme des retraites. Vous, vous nous dites, si on arrive au pouvoir, la première chose qu'on fait, c'est de l'abrogation.

11:38
Présentateur

Vous prenez vos désirs pour des réalités.

11:39
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous le dites solennellement aujourd'hui, Jean-Philippe Tanguy, la première chose que vous faites au pouvoir, une des premières, c'est ça, abroger la réforme des retraites.

11:52
Présentateur

Ça satisfait évidemment les Français qui travaillent dur. Nous reviendrons à 62 ans, pour une raison simple, mettre au travail des personnes fatiguées, qui ont un travail difficile, non seulement ça crée du malheur dans la population française, mais les gens sont abîmés physiquement. Donc ça fait des surcoûts pour la sécurité sociale, de l'invalidité, des maladies chroniques, du chômage de longue durée, du mal-être social. Donc la facture est plus lourde que les économies. C'est exactement ce qui se passe dans notre pays.

C'est pour ça que les Français, d'ailleurs, qui sont rationnels et qui sont intelligents, veulent l'abrogation de la réforme Macron parce qu'ils savent bien que le coût du malheur que ça crée est supérieur aux gains financiers que ça rapporte. Donc à force d'avoir des mentalités de comptable, de ne pas écouter les Françaises et les Français, de vivre dans un monde parallèle comme la Macronie, on ne se rend pas compte du malheur qu'on crée dans le pays. Et le malheur, ça a aussi un coût économique.

12:39
Jean-Philippe Tanguy

Dans un instant, Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, quelle est la ligne de votre parti face à la menace russe ? Quelle est la ligne dans le conflit entre Kiev et Moscou ? Mais tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Jeanne Mézias.

12:53
Invité

Nicolas Sarkozy fixé sur son sort. Aujourd'hui, le tribunal correctionnel de Paris rend sa décision dans l'affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de l'ancien président français. Le parquet national financier réclame 7 ans de prison contre l'ancien chef d'État, 300 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. C'est le premier signe vraiment encourageant qu'on a depuis 3 ans et demi assure Noémie Collère sur France Info, la sœur de Cécile Collère détenue en Iran réagit au propos d'Emmanuel Macron hier qui évoquait une perspective solide vers la libération des 3 Français retenus par Téhéran.

Un accord trouvé entre le gouvernement et les pharmaciens fin de leur mouvement de protestation. Sébastien Lecornu a accepté de suspendre l'arrêté qui avait provoqué la colère de la profession et plafonné à 30% les remises dont bénéficiaient les pharmacies sur la vente de médicaments génériques. Et puis la Chine s'engage à réduire de 7 à 10% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 10 ans, annonce faite lors d'un sommet climat à l'ONU. C'est la première fois que le pays plus gros pollueur au monde se fixe un objectif à respecter à court ou moyen terme.

13:57
Jean-Philippe Tanguy

France Info

13:57
Présentateur

Le 8.30 France Info Agathe Lambret Paul Larouturou

14:03
Jean-Philippe Tanguy

Avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme, de nouvelles incursions au-dessus du Danemark après la Pologne, la Roumanie et l'Estonie, Paul.

14:12
Invité

Oui, des drones à nouveau identifiés au-dessus de 4 aéroports au Danemark cette nuit. Ce que Nicolas Teilhard a appelé ce matin sur France Info la stratégie du moustique. Après lundi, les aéroports de Copenhague et Oslo. Et après ce week-end, les cyberattaques contre Bruxelles, contre Londres, contre Berlin, contre Dublin. Tous les regards se tournent vers Moscou qui nie catégoriquement. Nous allons écouter le président de la République chez nos confrères des RFI et de France 24. Il n'importe d'être très clair, de réagir vite, ce que nous avons fait. Et s'il y avait des nouvelles provocations, de monter d'un cran. Parce que ça voudra dire que la Russie aura choisi de monter d'un cran.

Ça veut dire que si quelqu'un vous provoque à nouveau, vous devez réagir de manière un peu plus forte. Un peu plus forte, M. Tanguy. Comment riposter contre les Russes ?

14:52
Présentateur

Pour une fois, écoutez, je suis d'accord avec le président Macron. Il faut évidemment apporter une réponse. Déjà, établir clairement les faits, comme une démocratie sait le faire. Elle doit le faire face à un régime autoritaire. Et ensuite, répondre de manière proportionnée avec les moyens techniques que nos militaires ou nos services de renseignement sont capables de déployer. Donc on ne peut pas envoyer des rafales contre les drones. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Quel est le plan du RN ? Ah mais, si vous voulez, moi je ne suis pas militaire. Donc c'est aux militaires, chacun son métier, de connaître, d'avoir à connaître des moyens appropriés pour répondre à cette stratégie du moustique.

Mais il est évident qu'on ne va pas sortir l'arme la plus dangereuse et la plus létale de l'armée française, de l'armée de l'air pourrait, comment dire, se débarrasser de drones. Est-ce qu'il faut abattre les appareils russes comme le dit Donald Trump ? Moi, j'écoute attentivement ce qu'a dit M. Trump et surtout ce qu'ont dit les autorités françaises. Pas exactement ce qu'il a dit. C'est-à-dire, évidemment, quand le droit international n'est pas respecté et quand vous êtes menacé, vous devez répondre. Mais en l'occurrence, ce qui s'est passé, ce qui a été établi, ce sont les énièmes provocations du régime russe qui permettent aussi de faire une propagande.

Parce que, bon, ceux qui nous écoutent se demandent pourquoi est-ce que la Russie fait ses provocations permanentes. Je le doute que le régime russe ait envie de rentrer en guerre avec l'ensemble des pays de l'OTAN. C'est pas eux. Mais c'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit, c'est pour servir sa propagande. Donc, il faut aussi, là où je trouve que la réponse des pays européens est intelligente, c'est qu'en étant ferme et modérée dans la forme, vous évitez de nourrir la propagande du Kremlin. C'est très important.

16:13
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy, Donald Trump, hausse le ton contre la Russie. On écoute le président américain.

16:18
Invité

La Russie est un tigre en papier. Je ne sais pas comment le dire, mais trois ans et demi à se battre et à tuer tout le monde, tuer 7000 personnes par semaine, tout ça pour rien.

16:30
Jean-Philippe Tanguy

Voilà. Et alors qu'il parlait ces derniers mois de concessions territoriales de la part de Kiev, Donald Trump affirme désormais que l'Ukraine pourrait récupérer l'intégralité du territoire conquis par la Russie. Est-ce que vous vous en félicitez ?

16:42
Présentateur

Ah mais moi, je me félicite, si vous voulez, qu'on se rend compte collectivement que la diplomatie est une affaire de longue durée. Les positions que nous avions quand M. Trump avait mal reçu, M. Zezinski ou fait d'autres déclarations, c'est que tout le monde surréagit trop à ce que disent les uns et les autres. Il faut toujours attendre de voir les positions finales, comment ça évolue et d'être dans le commentaire, dans la surréaction permanente de la diplomatie. C'est, je trouve, et nous trouvons vraiment manqué. Mais donc l'Ukraine peut récupérer

17:07
Jean-Philippe Tanguy

tous ces territoires ?

17:09
Présentateur

Ce serait une bonne chose pour vous ? Bien sûr. Dans un monde idéal, dans un monde où le droit international sera respecté, où le droit des peuples sera respecté, l'Ukraine pourrait récupérer l'ensemble du territoire illégalement attaqué et occupé par la Russie.

17:22
Jean-Philippe Tanguy

Mais pas la Crimée. La ligne du Rassemblement National, c'est que la Crimée, elle est russe.

17:26
Présentateur

Oui, c'est pas la ligne du Rassemblement National. C'est aujourd'hui, c'est le résultat d'un référendum qui a été fait. Mais nous, on a toujours été pour que l'ONU... Contesté. Toujours été, tout à fait. Et comme ce référendum est contesté, c'est que j'avais pu finir ma phrase, nous sommes pour qu'il y ait un nouveau référendum organisé par l'ONU sur le territoire. C'est ce que Marine Le Pen avait proposé. Mais nous, nous sommes toujours dans une ligne constante, une ligne de prudence.

C'est vrai qu'on ne fait pas des déclarations tonitruantes, que l'Ukraine ait les moyens de sa défense, ait les moyens, le cas échéant, de recouvrer ce que la Russie a attaqué, et un traité de paix qui permette après d'assurer la paix en Europe. Voilà. Et c'est la longue durée.

18:02
Jean-Philippe Tanguy

C'est pas évident, Jean-Philippe Tanguy, parce qu'on voit qu'au Rassemblement National, sur ce conflit, les lignes s'entrechoquent. Une séquence repérée par le journal Le Monde. Début septembre, Thierry Mariani, eurodéputé Rassemblement National, a donné une interview à la chaîne officielle de l'armée russe pour critiquer Emmanuel Macron. On parle de la chaîne officielle de l'armée russe. Est-ce que c'est cohérent avec la ligne que vous prétendez tenir ?

18:24
Présentateur

J'ignore totalement les conditions et cette vidéo que je ne connais pas et je n'ai pas lu l'article du Monde.

18:28
Jean-Philippe Tanguy

Mais en tout cas, c'est ce que révèle Le Monde. Phrase citée à l'appui. Vous qui revendiquez d'être patriote, on est en temps de guerre. La France a une position. Les Européens condamnent la Russie. Est-ce que vous trouvez ça normal qu'un élu de l'opposition s'exprime sur une chaîne média officielle de l'armée russe qui est visée, qui est plusée par des sanctions de l'Union Européenne ? Est-ce que vous trouvez ça normal ?

18:50
Présentateur

Je ne sais vraiment. Sincèrement, ce n'est pas pour ne pas répondre à vos questions, mais j'ignore totalement les conditions de cette vidéo. Je n'ai aucune et je n'ai jamais entendu parler de ça.

18:58
Invité

Souvent, Donald Trump varie. Vous aussi, le Rassemblement National. Est-ce que vous êtes clair aujourd'hui sur le fait que la Russie est l'agresseur ?

19:04
Présentateur

Oui, je pense que nous avons été clairs dès que ça a été connu. D'ailleurs, pour tout vous dire, j'ai été avec Marine Le Pen pendant la campagne présidentielle à la seconde où elle l'a apprise et dans la même seconde réagi de manière extrêmement ferme.

19:16
Invité

Vous n'avez pas eu un vrai faux soutien à l'Ukraine au début ou encore maintenant en vous démarquant notamment des plans de financement soit à l'échelle européenne soit à l'échelle française ? Non, mais on ne s'est jamais

19:25
Présentateur

démarqué des plans de financement. C'est-à-dire que nous ne sommes pas d'accord pour que ces plans de financement s'accompagnent d'une adhésion à l'Union Européenne ou à l'OTAN. Donc c'est une position constante. D'ailleurs, que beaucoup de partis politiques qui, pour eux, ont changé d'avis pour être dans le consensus permanent. Donc le vrai problème, c'est pourquoi est-ce que des gens qui disent, à savoir les macronistes et d'autres, vouloir soutenir l'Ukraine conditionnent ce soutien à l'Ukraine à l'entrée à l'OTAN et à l'Union Européenne pour qu'il n'y ait pas d'Union Nationale.

Donc le vrai problème, ce n'est pas que le Rassemblement National refuse que l'Ukraine rentre dans l'Union Européenne puisque personne n'est capable d'assumer ses décisions dans la longue durée, c'est qu'il y a des gens très cyniques qui utilisent malheureusement la tragédie ukrainienne pour faire de la pauvre politique minable et donc veulent que le Rassemblement National ne puisse pas voter des dispositions parce que dedans, il y a des choses qui sont inacceptables. Donc moi, par exemple... Vous n'avez pas empêché de voter la France insoumise

20:13
Jean-Philippe Tanguy

qui critiquait votre propre ligne

20:15
Présentateur

et votre propre parti ? Je ne vois pas de quoi on a voté avec la France insoumise sur l'Ukraine. On n'a rien voté. Non, non, pas sur l'Ukraine

20:20
Jean-Philippe Tanguy

contre le Premier ministre.

20:22
Présentateur

Mais quel est le rapport, madame ? Dans le texte,

20:23
Jean-Philippe Tanguy

il y avait des choses

20:24
Présentateur

qui critiquaient votre propre... Mais ça n'a rien à voir. Excusez-moi, ça n'a rien à voir. On parle d'un pays qui a été illégalement attaqué avec des centaines de milliers de morts, un pays dévasté, des orphelins et vous me parlez de politique politicienne.

Donc moi, je vous dis que le soutien à l'Ukraine, il est plein et entier mais nous ne voulons pas que l'Ukraine adhère ni à l'OTAN ni à l'Union Européenne et quand vous êtes élu picard et que vous avez les producteurs de betteraves, les producteurs de pommes de terre, nos agriculteurs qui sont victimes d'une concurrence complètement dingue des producteurs ukrainiens parce qu'on veut forcer l'entrée à l'Union Européenne, et bien ce n'est pas sérieux et on crée de la tension. Là, on devrait créer de l'Union parce que les agriculteurs français, ils n'ont pas envie d'être contre les Ukrainiens mais si on leur vole le travail, vous ne créez pas de la solidarité internationale.

Donc c'est dommage d'opposer les gens plutôt de les unir.

21:11
Invité

Nicolas Sarkozy attend une décision cruciale pour lui aujourd'hui, le jugement dans l'affaire du financement libyen présumé de sa campagne en 2007. On le sait, il en court 7 ans de prison.

21:23
Présentateur

Vous le soutenez ou pas ? Je n'ai pas à le soutenir. On n'a pas à soutenir ou pas à un justiciable. On a à demander ce qu'il soit jugé de manière démocratique et républicaine, qu'il soit ni au-dessus des lois ni en dessous. Et c'est vrai que ce procès libyen pose un vrai problème dans notre pays parce que si les faits sont avérés, si les accusations sont confirmées, c'est un scandale d'État. Ça veut dire que les contre-pouvoirs de la République n'ont jamais fonctionné et que des actions ont pu être menées qui mettent en péril l'intégrité morale nationale.

Et si c'est faux, ça veut dire que ça fait 15 ans qu'on raconte n'importe quoi et que les juges font n'importe quoi sur un président de la République. Donc je trouve d'ailleurs que cette affaire n'a pas la place qu'elle mérite dans le débat politique parce que c'est vraiment une affaire vitale pour la démocratie. C'est-à-dire soit un candidat à la présidentielle, ministre à l'époque, et puis ensuite un président de la République a pu faire des actions complètement illégales et complètement immorales malgré les contre-pouvoirs et dans ce cas-là, franchement pour moi c'est une crise existentielle quand même pour la France.

Soit toutes ces accusations sont farfelues et la justice a donné corps de manière scandaleuse à des accusations d'escrocs. Et dans ce cas-là, il y a un vrai problème aussi dans l'institution judiciaire. Donc vraiment, je trouve que cette affaire pose, au-delà du cas de M. Sarkozy, un problème fondamental à la République parce que dans les deux cas, il y a un problème moral qui me semble énorme et je n'ai pas l'impression que ça intéresse pareil à due proportion de son importance.

22:45
Jean-Philippe Tanguy

Jean-Philippe Tanguy, on vient de l'apprendre, ce sont les chiffres de l'INSEE. La dette française atteint 3 416 milliards d'euros, 115% du PIB, c'est 70 milliards de plus. Mais vous, vous nous dites le RN au pouvoir, on abrogera quand même la réforme des retraites et on tiendra notre programme.

23:00
Présentateur

Oui, absolument. Et on fera des économies dans toutes les gabegilles qui n'ont jamais été attaquées depuis 50 ans. Oui, ça fait... Et je regrette d'ailleurs qu'on fasse croire que c'est les acquis sociaux français qui ont mis notre pays dans cette situation. parce que c'est faux et c'est faire croire que c'est le modèle social français qui a ruiné la France. Non, c'est l'incompétence de dirigeants politiques qui sont complètement nuls et qui ont raconté que des salades aux français qui parfois d'ailleurs au passage s'enrichissent ou enrichissent des gros lobbies, les autoroutes.

Hier, on avait un rapport sur EDF où on a 25% de la production qui appartient aux français qui a été donnée à des escrocs, des parasites et des voleurs pendant 10 ans sans que ça intéresse grand monde à part le Rassemblement National. Donc voilà, il y a des vraies responsabilités. L'incompétence c'est l'incurie et la corruption de ceux qui nous ont dirigés et il y a des fausses excuses accuser les français et le modèle social.

23:46
Invité

Il est 8h58 sur France Info l'heure de la question qui est retrouvée sur tous les réseaux sociaux. Aujourd'hui, la question qui part en Italie. Georgia Meloni est au pouvoir depuis 3 ans. Ce n'est pas franchement votre allié à la base. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est votre modèle, M. Tanguy ? Non, pas du tout.

24:01
Présentateur

Notre modèle, il existe en France. C'est le général de Gaulle.

24:04
Jean-Philippe Tanguy

Pour autant, Georgia Meloni est au pouvoir. Contrairement à vous, elle est au pouvoir depuis 3 ans. Est-ce que ce n'est pas la preuve que sa stratégie d'union des droites fonctionne ? Est-ce que ça ne légitime pas le discours pour l'union des droites ? Celui qui a Marion Maréchal, d'ailleurs.

24:18
Présentateur

Non, pas du tout parce que j'ai un scoop. L'Italie n'est pas la France et la France n'est pas l'Italie.

24:24
Jean-Philippe Tanguy

Et donc, quand Marion Maréchal vous implore presque de céder à cette union des droites, vous dites avec nous jamais vous pourrez conquérir le pouvoir et gouverner sans union des droites ?

24:33
Présentateur

Non, mais on peut s'allier. D'ailleurs, on était allié avec Marion Maréchal aux dernières élections, mais ce n'est pas l'union des droites parce que toutes les droites seraient d'accord. On n'est pas d'accord avec le centre-droit, avec Bessure Otaillot, avec les macronistes parce que Marion Maréchal veut faire aussi alliance avec des amis d'Edouard Philippe, ceux qui ont planté les comptes de l'État, qui ont ouvert les frontières aux quatre vents, qui sont complètement soumis à l'Union européenne. En fait, si vous voulez, moi je ne veux pas gagner pour gagner. On veut gagner pour appliquer un programme.

25:00
Jean-Philippe Tanguy

Mais si vous n'avez pas la majorité,

25:01
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous dites au LR ou vous tend la main ?

25:03
Jean-Philippe Tanguy

Il y aura un programme

25:06
Présentateur

et les Français décideront de quelle force doit avoir ce programme. Mais moi, me présenter à des élections avec nos amis et ensuite faire un programme différent parce qu'on a fait des magouilles et des accords d'appareil, je laisse ça à d'autres. Ça ne m'intéresse pas. Moi, je ne veux pas être dans un ministère avec une voiture avec chauffeur. Je n'en ai rien à cirer. Ce que je veux, c'est appliquer un programme cohérent qui permette à mon pays de se redresser. Et ça me fait beaucoup souffrir depuis 20 ans de le voir dans cet état. Et malheureusement, ce n'est pas avec M. Lecornu

25:33
Jean-Philippe Tanguy

Merci beaucoup Jean-Philippe d'avoir répondu aux questions de France Info.

25:36
Présentateur

Merci à vous. Vous avez manqué le début. YouTube est fait pour ça.