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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 6 septembre 2021 95 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Qui va payer la crise ? Abolir les privilèges fiscaux des multinationales et des milliardaires

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 28 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse partielle

    Le monde de la finance est-il un prédateur à éliminer ou simplement à réguler ?

  • 16:00FerméeRéponse directe

    Taxer les patrimoines : impôt sur la succession ou autre ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Quels outils pour faire payer les plus riches ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Les impôts réduisent-ils les inégalités ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Cantonnement de la dette : création monétaire ou impôt spécifique ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment rendre l'impôt sur le revenu plus lisible et progressif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Chiffre
    « Bernard Arnault a gagné 62 milliards d'euros entre mars 2020 et mars 2021 »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous je suis ravi de vous retrouver j'ai participé à tellement de contre camp fait j'ai dit ça tellement de fois en intro on a déjà dû se croiser un moment ou un autre et mais personnellement c'est ma c'est ma dernière qu'on fait et je suis ravi parce que vous savez j'ai quelques dada dans la vie parmi ses dadas il ya la question la taxation des plus riches et des plus grandes fortunes ou le voyez écrit sur un tee shirt d'ailleurs on en a encore quelques uns en rab pour ceux qui veulent à la fin de la session ont peu on peut vous enfilez jeu disclaimer c'est surtout des petites tailles bon et cette parenthèse mise à part bienvenue à toutes et à tous pour cette conférence qu'on a appelée qui va payer la crise abolir les privilèges fiscaux des multinationales et des milliardaires cette conférence a là un point de départ qui la crise économique que nous vivons évidemment c'est une crise sociale une crise sanitaire mais c'est avant tout aussi une crise économique est peut-être le meilleur point de départ c'est ce qu'a dit bruno le maire pas plus tard qu'il ya à peine quelques jours c'est la fin du quoi qu'il en coûte comprendre on va vous faire payer la crise et l'enjeu aujourd'hui et c'est la question qu'on va se poser ensemble avec des supers invités c'est de savoir comment on fait en sorte que ce soit pas les plus pauvres qui payent la crise et j'ai eu presque envie de dire comme souvent voir comme toujours et donc à côté de moi j'ai anne laure de lattre qui économistes une des supers économistes qui nous aide à réfléchir qui gagne à être connue qui est chercheur au cnrs et qui est aussi membre du réseau de macro économistes européens qui s'appelle au cep m et qui si l'économie vous plaît et que alors vous la trouvez intéressante elle a fait un petit podcast qui s'appelle un chef d'écho que je vous invite toutes et tous à écouter pour poursuivre le dialogue qu'on fait aujourd'hui à côté de moi j'ai quentin parrinello alors on a un petit spécificités avec quentin c'est qu'on a travaillé quelques temps ensemble ils travaillent à oxfam save apavou sur vous surprendre on a fait quelques petits rapports ensemble à traquer les banques on va pas vous rappeler ici tous les souvenirs qu'on a en commun qui sont assez drôles on pourrais vous raconter comment une heure tardive de la nuit des tableaux excel on les expose partout dans le bureau pour essayer de trouver comment et décrypter comment les banques françaises et les banques européennes utilisent des paradis fiscaux mais je suis ravi de l'avoir avec nous alors avait un peu aussi suivi ça à l'époque quand on quand on était à oxfam et puis sur ma droite mais non pas politiquement ah oui c'est vrai pour eux ils sont à gauche désolé alors et raphaël prado qui porte parole d'attac est aussi prof de sciences économiques et sociales vous avez sûrement reconnaîtra son ton très pédagogue et qui en général assez apprécié et je le disais ensemble on va essayer de se poser la question comment faire en sorte que les plus pauvres ne payent pas cette crise qui on l'a vu un forcément on a ouvert les vannes les vannes financières et c'était plus que jamais nécessaire je crois de venir en aide sur le moment à des gens qui était en galère des entreprises qui ont dû arrêter mais on le savait depuis le début que ceux ci allaient avoir un pris un coup et en réalité on nous fait croire que c'est maintenant la fin du quoi qu'il en coûte mais en réalité on commence déjà à nous faire payer collectivement cette crise à nous la faire payer de plein de manières différentes il ya des choses dont on parle assez peu par exemple vous pouvez regarder tous ceux qui sont salariés vous payez un tout petit impôt qui s'appelle la crds ben ce taux d'imposition qui est tout petit mais qui fait quand même plusieurs centaines d'euros par an en réalité cet impôt par exemple voulu payer pour rembourser la dette et donc on nous demande de rembourser la dette il devait prendre fin cet impôt il était prolongé de dix ans par exemple c'est un des nombreux exemples que je peux vous montrer et alors il reviendra plus largement sur les stratégies du gouvernement pour essayer de nous faire payer cette crise c'est le cri je vous le disais en même temps c'est pas la crise pour tout le monde quand on regarde ce qui s'est passé cette année et c'est aussi comme ça qu'on a nous lancer cette campagne pour taxer ceux qui ont profité de la crise et en reprenant aussi une grande partie du combat qui est celui d'attac cette crise bon pendant que ont passé les 10 millions de pauvres en france on a les milliardaires qui ont augmenté leur fortune de 30 % 30 % en un an imaginez seulement si le smic salaire minimum avait augmenté à la même vitesse en un an ce serait 370 euros en plus dans vos poches dans la poche de tous les smicards si ça avait été augmentée à la même vitesse pareil du côté des entreprises et des multinationales 51 milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires un chiffre record d'ailleurs dans les années année qui ont passé et qui démontre finalement la passe si mauvaise santé de ces grandes entreprises multinationales faut croire en tout cas que quand il s'agit de verser de l'argent à leurs actionnaires elle trouve des recettes financières et puis même quand on continue la liste quand on regarde vous avez peut-être vu celle actuelle une des actualités de l'été les pdg du cac 40 ont vu leurs salaires augmenter pour toucher en moyenne tenez vous bien 5,3 millions d'euros sans égal 3 millions d'euros ses fins et plusieurs années de vie au smic on se rend même pas compte à quel point c'est déconnecté aurait plusieurs vies pardon de plusieurs vies au smic et on se rend pas compte à quel point c'est tout ça est déconnecté de la réalité donc on a d'un côté une crise qui a bénéficié à certains de l'autre le gouvernement qui commence déjà à essayer de nous faire payer cette crise et puis enfin on a les mêmes pratiques qui continue encore et encore d'évasion fiscale dans les paradis fiscaux avec des grandes entreprises ou les plus grandes fortunes qui se joue des règles fiscales internationales pour payer pour ne pas payer leur juste part d'impôts et donc dans ce contexte là la question à se poser est là assez simple elle est soit on continue à couper dans les services publics et dans la protection sociale soit on trouve des recettes pour venir en aide à ceux qui sont le plus fragile dans cette crise et donc à qui on va demander de payer la facture c'est la question centrale qu'on va se poser aujourd'hui et vous allez voir grâce aux collègues qui sont à côté de moi que des solutions dans un plein que des recettes et des ressources on en a plein pour éviter que ce soient les plus pauvres une fois de plus qu'ils payent la facture de cette crise je vais pas être plus longue en introduction et je vais donner la parole pour commencer à raphaël donc je disais raphaël prado porte parole d'attac notamment pour présenter des mesures exceptionnelles qui pourraient être faites on se souvient emmanuel macron il nous avait dit nous sommes en guerre bon on n'aime pas trop ce terme mais s'il pense qu'il est en guerre pourquoi ne pas prendre des mesures qui ont pu être prises dans le passé en temps de guerre que ce soit une taxe sur exceptionnelle sur les profits de guerre en 1916 où une taxe exceptionnelle sur les grandes fortunes en 1945 est donc l'enjeu c'est comment on fait pour taxer ceux qui se sont le plus enrichi qui ont profité de cette crise peut-être aura-t-il l'occasion aussi de revenir sur les actions que vous avez organisé dans le cadre de cette campagne d'ailleurs n'hésitez pas à les soutenir largement et à participer aux actions qu'ils organisent en la matière at war merci alors je ne vais pas revenir sur le constat que tu aimes dressé mais quand même juste je sais pas si vous avez eu l'occasion de lire le monde cette semaine y avait un article était magnifique qui rend des comptes de l'université d'été du medef ou d'ailleurs j'avais beaucoup plus de médias qui fuit et qui disait bruno le maire et geoffroy roux de bézieux sont à l'unisson et sur quoi ils sont à l'unisson ils sont d'accord sur une chose c'est pour dire effectivement là ce qui est vraiment prioritaire maintenant c'est de réformer l'allocation chaud des allocations chômage est de faire payer la crise aux chômeurs et de faire des économies sur le dos des chômeurs et c'est vrai que l'agenda il est très claire du gouvernement tu l'as dit mais je reviens un petit peu dessus c'est que après ce quoi qu'il en coûte aux médias oui mais ça a creusé la dette et cette dette il va falloir leur rembourser et bruno le maire systématiquement quand on me demande mais du coup elles augmenter les impôts il dit non on va pas augmenter les impôts alors tu l'as dit en réalité ils ont plongé cette serre ds qui est une forme est-ce que c'est mieux comme ça super je ne sais pas si c'est le tien on ne saura pas si c'est bien tu n'es pas coupable il en mode avion merci d'être intervenu j'espère que pour le confort de tous ailleurs j'ai oublié ce que j'étais enfin de dire ok brune donc cette saison tu vas parler c'est une forme finalement de 2 d'augmentation d'impôt déguisée mais c'est que le gouvernement dit toujours on va pas augmenter les impôts et sa part d'un principe c'est que ce qu'ils ont compris la crise des gilet jaune c'est qu'il ya 20 ans qui font sûrement d'avoir compris parce que eux ils ont bien vu des réponses aux grands débats qu'ils ont provoquée ces qui font sûrement qu'en france il ya un ras-le-bol fisc avec les français ne veulent plus en ont marre des impôts alors qu'ils sont pas rendus compte que toutes les études d'opinion montrent qu'il ya un ras-le-bol de l'injustice fiscale et donc eux ils disent ah bah non en fait les français sont pas probantes et les impôts et en réalité ce sur quoi ils veulent parvenir ce sont les baisses d'impôts massives qui ont été accordées depuis le début du gouvernement mais pas à tout le monde vous avez effectivement la suppression de l'sf vous avez le fait qu'on ait alors c'est un peu plus un peu moins connu un peu plus complexe mais avant les revenus financiers qui sont les plus inégalement répartie étaient taxés de façon progressive comme avec le barème de l'impôt sur le revenu et puis cette flat tax au prélèvement forfaitaire unique qui fait qu'aujourd'hui les revenus financiers sont taxés à 30% que vous soyez riche ou pauvre que vous gagnez des milliards de revenus financiers vous allez taxer au même taux donc évidemment quelle conséquence a eue c'était la même ligne c'est le montra c'était d'augmenter les inégalités fortement sa pas eu de ruissellement attendu il n'y a pas eu de créations d'emplois il ya pas eu d'investissements n'y a pas eu d'effet concret sur l'économie le seul effet qu'il ya eu c'est d'augmenter les dividendes au profit des actionnaires et puis on parlait des entreprises bon non seulement quand elle reviendra rien n'a été fait pour lutter contre l'évasion fiscale mais en plus on a baissé le taux d'impôt sur les sociétés et on a baissé les impôts de production donc le gouvernement est dans sa logique libérale on on supprime des prélèvements alors vous remarquerez qu'on supprime les prélèvements qui concernent des entreprises et les ceux qui sont progressifs mais que par exemple rappelez-vous la crise et gilet jaune on essaie d'augmenter les impôts sur la consommation qui eux sont injustes parce qu'ils sont ils représentent une part plus importante du revenu des pauvres que du revenu des riches et donc on nous dit puisqu'on va pas augmenter les impôts la seule solution c'est ce qu'ils appellent des réformes structurelles et qu'il ya un mot barbare pour dire qu'en réalité on va casser encore un peu plus la protection sociale aujourd'hui les allocations chômage hier les apl et puis demain on nous promet réforme des retraites je développe pas c'est notamment ce qu'il ya dans le rapport de la commission arthuis alors nous ce qu'on nous disons effectivement à partir du constat qu'a dressé manon c'est que peut-être que c'est pas logique alors que dans cette période la pauvreté a explosé alors que le chômage augmente alors que les inégalités augmentent et que on voit que les ultra riches se sont gavés il n'y a pas d'autre mot pendant la crise bernard arnault ce pauvre bernard arnault a gagné 62 milliards d'euros entre mars 2020 et mars 2021 alors j'ai vu qu'il y avait quelques petits déboires cette année tant parce que les la chine a annoncé qu'il voulait taxer les hauts revenus est tout de suite la bourse et s'est enflammé les cours des entreprises de luxe a baissé mais on a vraiment ce décalage total entre des riches et notamment des ultra riches que ce serait quand on dit taxer les riches c'est qu'il est richement là moi je parle bien des ultra-riches ces milliardaires qui sont en fait les principaux actionnaires des grandes entreprises c'est ultra riches ce sont déjà les grands gagnants du quinquennat avec les réformes fiscales dont j'ai parlé mais en plus ils se sont gavés encore plus pendant la crise et maintenant on viendra nous dire écoutez on a dépensé sans compter pendant la crise maintenant il va falloir rembourser la dette il va falloir se serrer la ceinture donc nous ce que nous prétendons et sommes loin d'être les seuls à apporter ça et en payant entre merci manon de le porter aussi au parlement européen c'est le dire mais en fait peut-être que ça serait plus logique déjà de faire en sorte que chacun paie sa juste part d'impôts ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui mais tout simplement de dire puisqu'il y en a dont la fortune s'est fortement accrue pendant la crise pourquoi ne pas aller les prélever puisqu'il ya des multinationales qui se sont fortement enrichi pendant la crise pourquoi ne pas les prélever comme tu l'as dit c'est pas la crise pour tout le monde évidemment qu'il ya un certain nombre de petites entreprises qui déjà en temps normal et plus impôts que les grandes entreprises en proportion de leur revenu parce que ne pratique pas l'évasion fiscale mais on sait très bien qu'il ya eu un certain nombre de commerces qui pour qui ça a été dramatique cette période mais dans le même temps est-ce que c'est la crise pour amazon est ce que c'est la crise pour netflix est ce que c'est la crise pour un certain nombre d'entreprises ben non au contraire on a vu que les profits avaient augmenté on a vu tu l'as dit que les dividendes du cac40 à tiennent athènes des sommets historiques et je rappelle que tout ça ça c'est fait alors même que ces entreprises bénéficié d'aidés publiques massives et notamment de chômage partiel donc au finalement c'est comme si les entreprises avaient récupéré de l'argent public qu'elles avaient continué à licencier alors je sais bien évidemment le chômage partiel saint permis d'éviter que le chômage augmente plus que ce qu'il augmentait son sage c'est pas une critique du chômage partiel entente n en tout cas renversent des aides publiques aux entreprises elles continuent à licencier elles versent des dividendes record mais il serait pas question qu'elles payent plus d'impôts est au contraire on baisse leur impôt sur les sociétés ces cesu dire je ne comprends même pas comment ils vont pouvoir défendre ça dans le débat public et je souhaite bon courage et emmanuel macron dans cette campagne de se débarrasser son étiquette de président des riches et de président du cac40 aussi qui l'a bien cherché à avoir et qu'il est tout à fait justifiée alors je vais venir sur sur les propositions alors nous face à cette situation exceptionnelle on a des propositions qui correspondent à la période exceptionnelle mais je vais y revenir ça n'est pas suffisant il faut aussi l'articuler à une réforme bien plus globale de la fiscalité ses rêves ses mesures exceptionnelles c'est la suite logique de ce que vient de dire il y à des multinationales qui ont fait des bénéfices exceptionnels pendant la crise il s'agit des taxes et et d'ailleurs vous aviez proposé une proposition de loi dans ce sens au parlement français qui bien sûr n'a pas été acceptée par par la majorité quelle surprise c'est une grande surprise pourtant on avait des bons arguments mais bon ça pas réussi à les convaincre peut-être falloir les dégager du coup je sais pas c'est peut être une hypothèse [Musique] donc une une taxe sur sur les bénéfices exceptionnels vous regardez les bénéfices qui ont été faits avant la crise regarder les bénéfices qui ont été faits pendant la crise s'il ya des bénéfices exceptionnels qui ont été faits voulait taxer c'est exactement ce qui avait été fait à la fin de la guerre de 14 18 j'en parlais tout à l'heure avec cette taxe sur les profiteurs de la guerre pour les plus riches tout ce qu'on propose c'est une contribution exceptionnelle par exemple sur les 1% les plus riches on en prend une partie d'un patrimoine alors je vais pas faire propositions précises maintenant sur quel taux etc on peut en débattre il ya différentes propositions en débat public mais en tout cas l'idée c'est de se dire ben si on leur prend 1 2% leur fortune ils seront encore très très riches rassurez-vous tout ira bien pour eux mais ça ce sont des mesures qui visent à faire face à la situation exceptionnelle mais ça évidemment on va pas se satisfaire de ça donc nous ce qu'on propose c'est une réforme bien plus en profondeur de la fiscalité alors pour faire simple c'est faire l'inversé de ce que fait macron pourra rentrer dans le détail il s'agit donc de renforcer la progressivité de l'impôt alors tu as dit que j'étais pédago donc je vais juste faire un petit rappel les impôts progressifs ce sont ceux comme l'impôt sur le revenu ou plus vous êtes riche plus vous payer d'impôts en proportion c'est à dire plus vous notamment l'impôt sur revenu on a d'étranges qui fait qu'en réalité plus vous êtes riche plus vous payer d'impôts en proportion de votre revenu et à côté de ça vous avez des impôts qui sont proportionnelles que fait le gouvernement il augmente les impôts où il cherche à augmenter les impôts notamment sur la consommation alors petit rappel la tva c'est un impôt ou les impôts par exemple sur l'essence qui avait donné naissance au monde et gilet jaune sont des impôts qui sont proportionnelles et sur votre consommation or plus vous êtes riche plus il ya une part de votre revenu vous ne consommez pas que vous épargne et donc plus vous êtes riche moins vous payez de tva en proportion de votre revenu tendanciellement ce sont ces impôts qui augmentent ben non il faut faire l'inversé il faut au contraire réduire la part de la tva par exemple alors en même temps on peut augmenter la tva sur les produits de luxe nous on est pas on n'a aucun problème pour dissuader les entre les ultra riches d'avoir des consommations qui par ailleurs détruisent la planète je veux dire que le petit iott faudrait qu'ils soient taxés davantage par exemple j'ai vu que tu étais tu as fait des vacances ça touristique à bonifacio sûr c'est là d'où vient la famille je vous parle rien d'être moment des votes donc voilà il faut baisser la part de la tva même si je reviens là dessus on peut tout à fait imaginer des taux de tva différents selon ces les produits première nécessité on serait pas contre une tv à 0 % et 6 et des produits de luxe au contraire on pense que la fiscalité c'est aussi une manière d'inciter cette consommation totalement ostentatoire qui permet aux riches de montrer qu'ils sont riches mais qui qui saccagent la planète et dans le même temps il faut au contraire augmenter la progressivité de l'impôt ça veut dire augmenter la progressivité de l'impôt sont revenus c'est à créer des nouvelles tranches supérieures je vous rappelle que macro et à dia oui je vous ai compris les gilet jaune je vais baisser l'impôt sur le revenu mais ça prouve que t'as rien compris à ce qui était portée parce que justement quand tu baisse l'impôt sur le revenu tu baisses d'impôts des riches et des pauvres il faut également rétablir la progressivité de l'impôt sur les revenus financiers dont supprimer cette flat tax et il faut aussi faire en sorte de rétablir un impôt de solidarité sur la fortune alors souvent on a retenu des revendications portées dans la période uniquement ça uniquement la revendication de bsf et du coup nos adversaires ont beau jeu de dire oui mais en fait c'est une mesure symbolique ça réglera pas tous les problèmes on est bien d'accord ça ne suffit pas à régler le problème est quand même rétablissons à l'impôt sur la fortune et nous on propose même de le rénover de rendre plus progressif et on pense qu'on pourrait récupérer comme ça dix milliards par an c'est à dire à peu près le double de ce qui rapporté avant il ya aussi quelque chose qui est très important c'est de supprimer un certain nombre de niches fiscales qui sont inutiles vous avez plein de niches fiscales en france qui en réalité sont une manière pour les plus riches de réduire leurs impôts de manière légale tu parleras après de l'évasion fiscale mais là les niches fiscales ben vous investissez dans je ne sais quoi et bien il ya une niche qui correspond à sa vous payer moins d'impôts je ne sais pas votre fiche d'imposition aux uns et aux autres mais effectivement moi je ne regarde pas à la fin de l'année avec mon salaire de preuves comment je vais faire pour payer un peu moins d'impôts par contre c'est sûr que si vous êtes au hasard bernard arnault vous avez intérêt effectivement à utiliser ces mécanismes il vous le dit pas mais en fait il a quelques petits avoirs en suisse et au luxembourg donc voilà alors après je développe pas les arguments sur lutter contre l'évasion fiscale tu le feras mais juste eu un mot le taux d'impôt sur les sociétés qui je rappelle taxe les profits des entreprises ont si l'entreprise fait pas de profil-type en impose la société n'a fait que diminuer ces dernières années et s'est pas tu l'expliquera c'est pas la réforme en cours qui va qui va régler le problème donc non seulement on baisse le taux d'imposition société mais en plus d entreprises se débrouille pour ne pas en payer un par exemple amazon ou google qui ont payé 0 euros d'impôt sur les sociétés dans toute l'union européenne l'an dernier parce qu'ils délocalisent leurs profits dans les paradis fiscaux donc ça c'est plus possible je vais finir juste si tu me laisses encore deux minutes alors une heure alors pas de problème je vais finir juste pas dire un mot des campagnes conques on mène on a donc mené une campagne cela étant contre les profiteurs de la crise et vous avez peut-être entendu parler de l'action qu'on a mené à la samaritaine à la fin de la fin de l'année dernière au début du mois de juillet [Applaudissements] visiblement vous en avez entendu parler on remercie les anne hidalgo les valérie pécresse d'alexandre benalla qui se sont offusqués et j'en profite pour une petite pique quand même mais quand vous vous êtes plus inquiet parce que pour la santé d'une vitrine que pour la santé des français et si vous êtes tous choqués par de la gouache sur une vitrine que par l'enrichissement indécents des milliardaires je pense que vous pouvez pas vous définir de gauche c'est un sens une bonne définition de départ donc on allait mettre un petit peu de gouache d'accord alors l'aller avec notamment avec cantat on avait publié une note pour expliquer comment les multinationales comment les milliardaires s'est enrichi de façon indécente pendant la crise et on a voulu aller faire une action symbolique devant le plus riche et en plus celui qui s'est le plus enrichi la samaritaine et juste en face le siège de louis vuitton et on est allé déployé des banderoles et de mettre un petit peu de gouache sur la peinture sur la vitrine ce qu'est une action qu'on a fait un bon choix différent sauf que là centre et des cris d'orfraie de toutes les personnes comme j'en ai expliqué qui trouve quand même que on peut pas s'attaquer à bernard arnault et surtout pas mettre un petit peu de peinture c'est quand même très très violent donc voilà on a eu droit à par exemple le figaro qui organise un sondage faut-il dissoudre attaque voilà pour vous donner une idée de l'ordre de réaction que ça a donné moi j'avoue que l'expression de blogs rejoint j'utilisais pas jusque là mais là on a vraiment vu face à nous on a compris effectivement qu'on avait des gens qui nous disaient il est absolument impossible de s'attaquer à bernard arnault notre grand parent à tous même s'il pratique les raisons fiscales même si les sagas même si ça enrichit même s'il verse des dividendes même si lvmh a licencié l'an dernier surtout ne touchez pas lvmh ce qui est ce qui est intéressant c'est que on n'a pas forcément eu beaucoup de retours des médias lorsqu'on a publié cette note donc on veut une analyse chiffrée posés sur des faits mais que par contre il est pas mal d'attention quand il ya une vitrine au destin brisé donc voilà ça en dit aussi beaucoup sur l'époque pour ceux qui seraient choqués par ce mode d'action je précise que la gouache c'est une peinture qui sont très facilement et que dix minutes après notre départ la samaritaine était aussi propre que quand nous étions arrivés un je précise quand même mais c'est important ce que tu dis parce que nous savons qu'on forme vraiment dans cette idée que faut articuler les productions de fond le tout le travail qu'on fait de pédagogie à des actions chocs comme ça qui permettent en fait à ces arguments d'arriver sur le devant de la scène alors que effectivement quand on a publié la note on n'a pas eu droit à toute cette attention médiatique alors je dis juste un petit mot parce que on va poursuivre cette campagne en faisant évoluer un petit peu à la rentrée et on vous donne rendez vous on vous invite à vous rapprocher d'attac pour participer avec nous parce que je pense qu'on va bien s'amuser en plus on se dit que c'est quand même pas normal que comme je l'aï expliqué les grandes entreprises soient celles qui payent le moins d'impôts et pratiquent l'évasion fiscale mais je veux pas je peux pas trop dire à ta place et que en même temps le gouvernement ne fasse rien et préfèrent aller chercher l'argent dans les poches des chômeurs mais ne fasse rien pour aller chercher l'argent dans les grandes entreprises dont qu'on va faire on va se mettre à la place du gouvernement on va aller prélever à la source les multinationales qui échappent à l'impôt on va aller leur leur confisquer quelques biens symboliques et nous irons les amener au centre des finances publiques les plus proches pour essayer de faire en sorte que dans cette campagne un petit peu quand on a fait l'action à samaritaine qui est des moments où on ne parle pas que des thèmes dictée par l'extrême droite et par les médias d'extrême droite mais qu'on parle aussi des thèmes qui nous semblait plus importants et notamment suva vous l'avez compris ne pas faire payer la crise aux plus précaires mais bien à ceux qui se sont gavés pendant la crise merci beaucoup rappellent quelque chose me dit qu'on risque de se retrouver peut-être de nouveau en garde à vue mais qu'en tout cas on serait ravis de continuer à accompagner les actions d'attaquants la matière qui sont indispensables pour faire vivre ce débat et je comprends ta frustration quentin parfois on passe des heures et des heures à écrire les rapports les plus précis et puis il suffit d'une polémique à la con j'ai envie de dire quand il s'agit de gouache pour finalement avoir un débat sur le sujet timidement d'ailleurs parce que le débat il était posée dans des termes offensif vis-à-vis des attaques et pas tellement sur la nature de sur le fond de finalement est-ce que c'est plus riches doivent être mises à contribution qui est normalement un même un débat démocratique nous devrions avoir collectivement quand on fait ce choix de société de savoir qui contribue à l'effort collectif et nous nous pensons qu'il doit être qu'on doit contribuer à hauteur de ses moyens et en parlant de contribuer à hauteur de ses moyens bon il ya la possibilité de taxer celles et ceux qui se sont particulièrement enrichie sauf qu'il ya une difficulté c'est que ceux là sont souvent ceux qui sont aussi dans les paradis fiscaux et donc il faut aussi réussir à résoudre cette équation difficile qui est la présence de ces ultra riches de ces multinationales lvmh comme bernard arnault si on reste sur cet exemple là dans les paradis fiscaux qui font que pas souvent ils ne payent pas leur juste part d'impôts c'est un exemple que je prends souvent amazon et starbucks ont des filiales dans les paradis fiscaux c'est pas le cas de leurs concurrents directs votre librairie du coin votre bar du coin et donc comment on fait pour à les attraper vous avez peut-être entendu parler ces dernières semaines juste avant l'été de bruno le maire qui nous a dit youplaboum on a réussi c'est la fin des paradis fiscaux parce qu'on va mettre en place notamment un taux minimum d'imposition et enfin on va réussir à taxer à leur juste valeur les grandes entreprises bon déjà on l'avait déjà entendu quelques années avant quand on travaillait ensemble avec quentin on va voir qu'en pratique c'est un peu plus compliqué que ça à toi quentin dit nous comment on va récupérer l'argent dans les poches des évadés fiscaux c'est un beau programme merci pour l'invitation manon déjà je suis ravi d'être ici bonjour à toutes et à tous évidemment la question de faire payer la crise aux évadés fiscaux c'est d'abord une question de justice et on l'a déjà dit hein on a un choix politique entre aller chercher l'argent dans la poche des personnes en situation de précarité des chômeurs des retraités ou aller chercher l'argent de ceux qui se soustraient à la solidarité et comme dirait l'autre la question elle est vite répondu sur ce qu'on pourrait faire en tout cas en termes de vision politique et puis après c'est aussi une question de bon sens et une réponse systémique parce que si on veut financer ce monde d'après qu'on appelle de nos voeux si on veut financer un monde plus juste un monde plus écologique plus vert il faut des hôpitaux en plus il faut des personnels soignants plus il faut des profs en plus il faut des classes en plus il faut des investissements la transition écologique et ça coûte de l'argent ça coûte même un pognon dingue mais ça tombe bien parce que l'évasion fiscale ça coûte aussi un pognon de dingue si on prend une estimation alors les estimations en matière d'évasion fiscale c'est toujours compliqué parce que par construction chiffres et ce qui est caché c'est complexe mais une fourchette basse qui a été réalisée notamment par les syndicats des impôts c'était 80 milliards d'euros par an de manque à gagner avec la fraude et l'évasion fiscale alors la fraude c'est ceux qui ne déclarent pas les revenus qu'ils gagnent et donc ça c'est totalement illégal selon les règles actuelles là encore faut-il des du personnel pour pouvoir suivre et si on écoute notamment les syndicats des finances publiques il nous et ils nous disent et nous répète depuis des années attention en coupant les moyens ça fait moins de personnels pour pouvoir contrôler ça fait moins de personnel pouvoir suivre et dans ce cas là on est beaucoup plus obligés de survoler certains dossiers dont il ya un enjeu de personnel pour s'attaquer à la fraude fiscale mais a surtout un enjeu de s'attaquer à l'évasion fiscale alors l'évasion fiscale c'est légal d'ailleurs à chaque scandale d'évasion fiscale si vous êtes attentif la première réaction que vous allez avoir d'une entreprise et on en a lu des dizaines d quinzaine des centaines avec m'annoncer nous payons nos impôts dans tous les pays selon les normes en vigueur circulez voix soit entendue c'est légal le problème c'est que on ne fait face à des règles fiscales qui sont totalement obsolète et on a des entreprises notamment mais aussi des riches particuliers qui mettent en place des montages fiscaux qui sont certes légaux mais qui n'ont aucune réalité économique dans le seul but dans le but principal d'échapper à l'impôt alors je suis pas là pour vous faire un cours de fiscalité des entreprises je pense que sa mère adorait tout le monde mais si vous devez retenir un truc sur comment ça se passe c'est que aujourd'hui c'est possible pour une entreprise de choisir où est-ce qu'elle enregistre bénéfice et de d'enregistrer ses bénéfices dans des endroits où il ya aucune activité économique réelle alors dans les faits ça veut dire que c'est possible pour des entreprises de délocaliser leurs profits dans des paradis fiscaux et donc de ne pas payer d'impôts cette tendance là on ne parle pas d'un phénomène d'un épiphénomène elle est majeure un économiste comme gabriel zucman par exemple chiffré à 40 % des bénéfices réalisés à l'étranger par les multinationales qui sont délocalisés dans les paradis fiscaux et si on regarde par exemple pour la france la france perd un quart de ses recettes d'impôt sur les sociétés parce que les multinationales et j'insiste multinationales délocalise dans les paradis fiscaux c'est pas la pme du coin qui fait ça c'est pas la pmu du coin il faut une ingénierie fiscale il faut une structure fiscale il faut déjà être un groupe de sociétés faut avoir plus d'une filiale donc votre boulanger il a pas 60 filiale enregistrés dans les paradis fiscaux c'est plutôt la multinationale est donc sacré et non seulement des acteurs qui se soustrait à la solidarité nationale ça crée une inéquité avec les petits commerces à côté de chez nous et c'est un manque à gagner pour les finances et l'impact indirect c'est un impact qu'on vit encore aujourd'hui c'est que puisqu'on a des paradis fiscaux des pays qui proposent des taux très bas avoir des taux zéro est bon on a d'autres pays qui disent très bien il faut qu'on rentre en concurrence du coup moi je vais baisser mon impôt sur les sociétés ce qui s'est passé en france mais du coup quand la france dit je vais baisser mon impôt sur les sociétés l'allemagne est la même chose puis après l'angleterre de la même chose que les états unis disent la même chose puis l'italie puis l'espagne et on rentre dans une dynamique et si on continue sur cette dynamique au après la guerre allez on va dire années 60 70 80 le taux d'impôt sur les sociétés il était de l'ordre de 50% aujourd'hui il est de l'ordre de 25% et si on continue sur cette dynamique on pourrait se retrouver d'ici 2050 avec des multinationales qui ne paie plus un seul euro d'impôt sur un bénéfice et c'est pas simplement un enjeu de justice de dire moi je paye des impôts les multinationales doivent payer des impôts c'est aussi que lorsque ces multinationales ne paient pas leur juste part d'impôts et raphaël l'expliqué très bien ça veut dire que l'on doit compenser on doit compenser en augmentant d'autres impôts et quand les multinationales ont baissé leurs impôts généralement c'est pas pour augmenter l'impôt d'autres impôts c'est pour augmenter augmenter la tva c'est pour augmenter la csg c'est pour augmenter des impôts sur sur vous et moi et donc il ya une véritable injustice fiscale par rapport à ça qu'est ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait parce que du coup c'est un phénomène politique c'est des règles qui sont complètement obsolète donc qu'est ce qu'on ferait par rapport à ça déjà on le dit c'est pas une fatalité c'est pas normal de voir cette course au moins disant fiscal ce n'est pas normal de voir les les grandes entreprises des multinationales avoir recours aux paradis fiscaux de manière industrielle pendant longtemps on a rien fait on a assumé que c'était un effet collatéral de notre modèle économique et de dire la concurrence fiscale c'est normal bon alors certes ça fait baisser les impôts des impôts des multinationales mais bon c'est une manière comme une autre de faire de la concurrence aujourd'hui le discours il a changé aujourd'hui on n'accepte plus de dire l'évasion fiscale c'est normal y compris d'ailleurs dans certains cercles qui historiquement 10h c'est normal si en quinquennat on reprend les déclarations de bruno le maire ces déclarations voyant à s'attaquer à l'évasion fiscale c'est insupportable d'ailleurs c'est très souvent les gaffes à ça c'est intéressant à voir parce que pour le l'évasion fiscale pour bono maire c'est plus les gaffes uns que les autres alors ça l'arrangé un peu parce que ça met la lumière sur les entreprises américaines des entreprises françaises aussi en font de l'évasion fiscale toutes les entreprises font de l'évasion fiscale parce que le problème il est systémique et donc si on veut passer d'une logique de discours aux actes il faut des vrais réformes fiscales et notamment un rebattre les règles internationales et donc c'est ce qui a été mis sur la table il ya quelques années alors ça a été mis sur la table dans un forum qui a à coeur l'intérêt des populations notamment les populations du sud qui s'appelle l' ocde qui représente les 34 pays riches mais bon cette fois ci ils ont vu que c'était un peu abusé de faire les règles à 34 donc ils ont un peu ouvert le forum ils ont essayé de faire ça à 130 mais en retenant quand même une très grande partie des droits de vote donc cette réforme est elle porte un nom barbare qui s'appelle betts et elle visait envoyé les deux piliers de réformes la première c'était dire il faut qu'on taxe les entreprises là où elles ont une activité économique réelle un voeu pieux de dire ben du coup l'endroit voudrait taxer c'est l'endroit où vous avez des salariés c'est un endroit vous avez des usines c'est un endroit où vous vendez des produits ou des services et le deuxième c'est de dire il faut un taux d'impôt plancher minimum pour mettre fin à cette concurrence fiscale internationale je vais pas trop m'étendre sur la première partie de la réforme parce que ça a été pliée assez rapidement les etats-unis ont dit non la france a dit nous on veut surtout taxer les gaffes et les pays en développement ont dit non on aimerait bien plus mais a pas grand monde qui les a écoutés donc ça ça fait déjà deux trois ans qu'on sait que cette partie de la réforme ll n'est pas forcément elle va pas forcément être transformationnel en revanche sur l'impôt minimum il veut un vrai débat qui s'est constitué et qui a durée dans le temps et y compris jusqu'à très récemment le principe de l'impôt minimum c'est de dire si on enlève toutes vos déductions fiscales toutes les niches donc profiter il faut que vous payer un impôt minimum donc tous les pays doivent mettre en place un pommeau effectif un taux plancher et vous ne pouvez pas payer moins que ça sur vos bénéfices et si vous pays au hasard l'irlande vous refuser de le faire totalement au hasard il ya un autre pays qui va taxer à votre place et donc en fait vous n'avez aucun intérêt à voir un taux d'impôt très bas c'est super intéressant en principe le problème c'est que on a des rapports de forces politiques qui sont pas du tout en notre faveur et ce qui s'est passé au cours des dernières années c'est que du coup il ya des compromis de moins en moins ambitieux et on se retrouve donc avec ce fameux taux d'imposition qui a été vantée par bruno le maire qui a fait cocorico on a enfin mis fin à l'évasion fiscale l'évasion fiscale des multinationales c'est fini alors effectivement sarkozy à l'époque avait déjà dit les paradis fiscaux c'est fini il faut faire attention avec ce genre d'effets d'annoncé on a on a trois problèmes nous ont dit on le dit on le fera vraiment un alors on sera là pour vérifier je compte sur toi il ya trois problèmes avec ce qui a été décidé au sein de l' ocde et du coup validé par le g7 et le g20 premièrement le taux le tollé est ridiculement bas on a un taux à 15 % finalement c'est un taux qui est pas si éloigné du taux pratiqués par certains paradis fiscaux et ça encourage certains pays à baisser leurs impôts quand ils sont au dessus mais on a déjà eu des partis politiques dans certains pays en danemark en australie notamment qui ont dit bah très bien ils ont mis quinze nous on est autour de 25 pourquoi en baisse pas donc ça pose un problème deuxième est à mon sens c'est le plus gros problème c'est que ce taux il y à de multiples exceptions c'est comme si vous aviez un plancher et qu'il y avait une personne qui passait le lendemain qu'ils s'amusaient à creuser des trous dans le plancher mais des trous en mode gruyère et donc votre structure et commence à être extrêmement faible il ya une exonération je vais pas rentrer dans le détail mais qui s'appelle une exonération de substances qui va vous permettre dès que vous avez des salariés ou ou des usines dans certains pays de baisser en deçà de 15 % et on a calculé à auxonne que pour certains certaines entreprises ça pourrait atteindre 2 à 3 % donc on est vraiment très très loin du taux d'impôt minimum effectif qui mettait un terme à la concurrence fiscale et enfin le troisième problème c'est sur les recettes on se pose la question effectuant deux qui a le droit de capter ces recettes et évidemment comme c'est une discussion qui a été fait au niveau de l' ocde les pays de l' ocde se sont taillé la part du lion les pays du g7 devraient capter 60% des recettes de cet impôt donc c'est un impôt minimum qui va exacerber les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres maintenant je vous dis tout ça ce qui est intéressant surtout c'est de voir un peu le rôle de la france là dedans parce que on peut s'attendre on peut être même certain que ça va être un des arguments de campagne de la majorité en plus ils vont avoir le la présidence de l'union européenne dont qui vont évidemment en faire des caisses sur dire on a mis en place cet impôt minimum ce qu'il faut retenir une partie de mon travail du coup c'est d'aller très régulièrement à bercy c'est mon j'adore voir les directeurs de cabinet et de faire un peu le point notamment sur cette réforme et pendant les trois premières années on a eu des interlocuteurs en face qui nous disaient ah mais c'est génial comme réforme on aimerait vraiment on aimerait vraiment en faire un truc énorme mais il ya donald trump en face on ne peut pas mettre trop d'ambition c'est pas réaliste et puis il ya eu une élection aux états unis et l'arrivée de joe brennan alors je suis pas là pour analyser le programme de joe biden s'est pas mon rôle il se trouve que au moment où il a été élu il a dit très bien nous on va se mettre dans cette réforme à fond et on propose un taux minimum à 21% la première fois que bruno le maire a été interrogé je me rappelle très bien j'étais en train de suivre en direct les débats à l'assemblée nationale il a dit alors nous ça nous pose quand même problème parce que nous on soutenait 12 et demi pour cent le taux de l'irlande oui le taudis allende mais s'il arrive à convaincre tous les autres pourquoi pas on verra donc c'est un peu le baiser de la mort parce qu'en gros la france a dit allez convaincre l'irlande allait convaincre les paradis fiscaux si vous y arrivez on s'y opposera pas mais comptez surtout pas sur nous pour vous remettre de l'ambition là dedans et ce qui se passe c'est que la france a préféré mettre toute son énergie dans l'autre parent de la négociation pour dire regardez on taxe les gaffes parce que les méchants c'est les grosses entreprises américaines plutôt qu'avoir une vraie réforme systémique et sait déjà c'est un mauvais calcul parce qu'on se retrouve avec deux réformes qui sont pas au niveau mais y compris financièrement c'est un très mauvais calcul le taux à 21% alors on pourrait débattre d'avoir beaucoup plus mais rapporté 16 milliards d'euros par an à la france le taux à 15 % il rapporterait 4 milliards sans l'exonération il devra rapporter au moins deux fois moins avec les aider que les exonérations ce qui est ce que bruno le maire a obtenu sur la taxe gaf a ça devrait rapporter entre 500 millions et 900 millions donc on voit que même financièrement au moment où on est en train de se poser la question de qui va payer la crise le gouvernement s'est assis sur 12 milliards d'euros de recettes par an qui sont dans les paradis fiscaux donc on a un véritable problème de choix politiques qui a été dicté par bono maire voilà je vais m'arrêter là une minute d'avancé en plus c'est génial ça laisse du temps pour les questions merci beaucoup merci beaucoup quentin et je vais rajouter une anecdote qui est assez symptomatique d espèce de double rôle que joue la france sans cesse qui sans cesse s'approprient les choses et fait tout l'inversé en coulisses une autre anecdote assez similaire qui est sûr un enjeu de lutte contre l'évasion fiscale qui s'appelle la transparence puisque l on veut savoir ce que google amazon tous font dans les paradis fiscaux aujourd'hui on ne le sait pas et ça fait des années quand j'étais à oxfam qu'on se battait pour cette mesure de transparence moi j'étais content ses élus au parlement européen et on arrive dans la dernière ligne droite pour la négociation de cette mesure donc je les ai vus depuis le début avec ma casquette associati j'arrive en tant que parlementaire je suis rapporteur pour mon groupe donc rassurez vous je veux un on s'est battu jusqu'au bout et en fait dans les négociations le conseil qui représente les états membres qui sont en face de nous défendre quand même des lignes rouges très dur très forte en gros je vous la fais court ils veulent une transparence fiscale à trous qui s'applique pas vraiment et on saura pas vraiment ce que font ces grandes entreprises multinationales dans les paradis fiscaux et en fait on découvre notamment notamment à travers l'aide de journalistes que le conseil donc les états de l'union européenne suivait particulièrement la position de la france est que la france elle tirait sa position ni plus ni mois du medef en fait il y avait un document de positionnement qui avait été écrit par le medef on va taire le nom de la personne du medef qu'on a retrouvés dans les métadonnées du document pdf mais qui a écrit ce document et bercy le ministère des finances a fait copier coller à tel point qu'ils ont même pas changer le nom la personne qui a créé le document pdf et donc quand on a une telle collusion des intérêts financiers de certains grands lobbys des grandes entreprises multinationales tu m'étonnes qu'ils veulent pas savoir ce qu'on fait dans les paradis fiscaux tu m'étonnes que des grandes entreprises les total et tous les autres du cac 40 ne veulent pas qu'on sache qu'ils délocalisent une grande partie de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux et donc on voit la difficulté de l'obstacle qui est devant nous quant au ministère des finances et de l'économie on n'a ni plus ni moins que des représentants du cac 40 et pour finir cette anecdote est ensuite laissé la parole à anne-laure moi ce qui m'a choqué c'était les premières en plus négociations que je suivais vraiment d'un bout à l'autre c'est assez rare vu le temps que ça prend le parcours jce latif au dernier moment quand j'étais dans les négociations avec en face de moi le représentant des états membres le parlement et la commission où ça et ça se passe un tri partite tout ça ça se passe à huit clos avec la m1 paradoxe de négocier des mesures de transparence dans l'opacité la plus totale alors moi j'avoue que j'ai un peu repris mes vieilles habitudes et techniques de plaidoyer en ong j'ai fait ce qu'on fait dans ces cas là bas j'ai fait un tweet un tweet pour dire regardez le conseil les états membres il continue à suivre la position du medef va vous savez quoi ils m'ont menacé de m'exclure des négociations parce que précisément je révélais des négociations qui se déroulaient où les états membres étaient en train de suivre mot pour mot la position du medef et cette histoire anecdotique parce que malheureusement des histoires comme ça on en aurait plein a raconté illustre le mur politique il y a en face de nous pour lever il pour mener cette bataille contre les paradis fiscaux ce qu'en plus la mesure dont je parle est une toute petite mesure premier maillon de la chaîne juste pour savoir ce qu'il se passe je vous parle même pas de l'étape d'après de sanctionner ces entreprises et les paradis fiscaux et c'est je pense un autre exemple de la dualité du gouvernement et de la france et bruno le maire qui vont crier sur tous les toits que oui ils ont obtenu la transparence fiscale des multinationales qu'on va savoir ce qui se passe enfin dans les paradis fiscaux mais en réalité dans les coulisses on voit en qu'il faut tout l' inverse soit dit en passant c'est quand même aussi l'utilité d'avoir aussi des représentants au niveau européen parce que ça avant bah on le savait pas forcément il y en avait pas forcément les relais et à défaut pour le moment de les avoir remplacé au ministère de l'économie et des finances on peut aussi être des lanceurs d'alerté pour dire haut et le fort à quel point ils trahissent leur parole publique et à quel point ils sont ni plus ni moins que les pantins du medef donc si je reprends notre petit fils de la démonstration on a une crise certains se sont enrichis d'autres ont perdu de l'argent grâce à raphaël on va aller récupérer l'argent de ceux qui se sont enrichis grâce à quentin on va aller récupérer l'argent de ceux qui sont allés dans les paradis fiscaux et grâce à anne laure anne laure de lattes qui est donc économistes elle va nous dire comment avec en plus de tout ça on évite de revenir aux politiques d'austérité tu fais l'amour mais je sais que tu vas nous dire qu'on est capable d'éviter ça et que en réalité on en parle assez peu et ça fait peu de bruit tu vas notamment évoqué un rapport qui étaient commandées par le gouvernement dont bizarrement alors là il n'y a pas eu un sondage du figaro 2 est ce que ce rapport il faut le dissoudre nom de la question c'est juste pour attaque mais qui en réalité annonce un retour puissance xxl de l'austérité je ferai ça parle [Applaudissements] merci merci manon je suis ravi d'être là c'est ma deuxième année est vraiment en fait c'est encore mieux que l'année dernière c'est qu'une fois qu'on connaît un petit peu le lieu les gens et c'est parce que quand on a cette année un fait elle était déjà là l'année dernière non non sur la vie merci beaucoup alors je vais revenir je vais oui en effet vous parler du rapport arthuis mais avant peut-être remettre ça un petit peu en contexte en fait cette histoire de fiscalité d'abord bravo d'être là parce que fiscalité c'est quand même pas hyper sexy comme thème et vous passé presque deux heures à écouter des gens qui vont parler de ça or c'est vraiment au coeur des rapports politiques et je pense que si vous êtes là c'est parce que vous en avez conscience et que tout commence là en fait il faut qu'on se bat pour récupérer de la justice sociale et de la justice fiscale qu'on récupère des ressources parce que c'est ça qui va nous permettre de financer le modèle de transition de réduire les inégalités de financer toute la politique publique dont on a besoin pour nous protéger face à ce qui est en train de venir au mur climatique donc du coup la fiscalité c'est moi j'ai presque envie de vous applaudir même nom mais bravo date là alors le coc vide la pandémie elle a amplifié d'état de tendance est vraiment elle l a amplifié le télétravail en plus elle est amplifiée des choses qui existait déjà on le dit en permanence et est ce que vient de nous raconter raphaël sur cette accumulation de richesse chez les plus riches cette augmentation des inégalités en réalité elle avait ça avait bien commencé avant vous en êtes probablement conscient mais les travaux historiques notamment de piketty et de tout le travail sur du centre sur les inégalités montre que en gros les inégalités de capital et de revenus elle baisse tout au début du 20e siècle à partir du début du 20e siècle on est à un niveau d'inégalité complètement hallucinant par rapport aux états unis on est complètement archaïque et en fait on va baisser tout le long du xxème siècle donc c'est plutôt très heureux et à partir des années 80 tout ça remonte alors ça remonte pas comme c'était au niveau du début du xxème heureusement parce que c'était vraiment complètement injuste mais on a cette augmentation des inégalités à la fois des capitales donc de patrimoine et de revenus qui recommence à partir du début des années 80 donc ce que ce que le vide fait là c'est qu'ils amplifient ça il est en train d'accélérer une tendance de long terme le problème français c'est que on nous dit souvent que on a une fiscalité très lourde qu'on taxe énormément les les contribuables moi je crois que le problème fiscal français c'est que plutôt qu'il a une progressivité très peu ambitieuse en fait en si vous regardez donc progressif c'est ce que nous a expliqué raphaël c'est que plus je gagne plus je paye d'impôts et bien en réalité on est on a une progressivité assez faibles c'est-à-dire que effectivement si vous gagnez vraiment très peu d'argent vous payez en préparation de votre revenu moins que si vous êtes dans la classe moyenne certes mais alors ensuite ça reste tout droit c'est à dire que que vous soyez dans les 30 % ou dans les 70 % proportionnellement vous allez payer à peu près la même chose proportionnellement un d'accord en pourcentage du revenu mais là où c'est carrément scandaleux et donc piketty le montre c'est que ça devient régressif au à la pointe extrême des revenus donc il ya plein de travaux qui montre ça c'est probablement une des raisons pour lesquelles byden est arrivé au pouvoir en fait on en prend conscience et c'est très important d'en prendre conscience et pour ça que la fiscalité est si importante que ça c'est qu'en fait la vraie injustice c'est que plus vous êtes riche - vous payer d'impôts proportionnellement à votre revenu et bien le co vide il a amplifié tout ça est une des raisons pour lesquelles tout ça arrive en fait raphaël et et quentin viennent de le dire aussi c'est que le l'impôt sur le revenu il il a baissé progressivement c'est toi quentin qu'il nous a dit ça en fait il habitait baisser progressivement pourquoi parce que la stratégie de la plupart des pays ça a été à cause de cette concurrence fiscale de taxes et là ce qu'on appelle la base fiscale enfin de taxer ce qu'on gagne immobile de taxer tout ce qui est immobile c'est-à-dire de taxer tout ce qui peut ne peut pas échapper à l'impôt concrètement ça veut dire que dès que vous pouvez échapper à l'impôt quand vous êtes une multinationale ou un au patrimoine et que vous avez les avocats qu'il faut pour sortir votre argent de france alors là en fait vous êtes soumis à un impôt qui a baissé considérablement sur les 40 dernières années donc en gros il ya eu un combat entre la base mobile et la base immobile et pas de chance la plupart d'entre nous j'imagine dans cette salle avant une base immobile en fait on ne peut pas ne pas souscrire à cet impôt ne peut pas échapper à cet impôt donc c'est ça qui explique que la globalisation et ça a été beaucoup documenté la globalisation s'est accompagnée d'une d'une baisse de l'impôt sur les revenus et d'une augmentation par exemple de la csg 2 parce que la csg alors là c'est sur les salaires voulait déclarer donc vous ne pouvez pas y échapper du coup on a aujourd'hui il semble maintenant qu'on a fait ce constat là on a une vraie injustice fiscale qui mène à une injustice sociale à des inégalités très élevé on a deux urgences et 2,2 de raisons pour lesquelles il faut se battre pour récupérer réformer la fiscalité la première on vient de le dire c'est justice sociale et la deuxième évidemment c'est l'urgence climatique et là le rapport du giec qui est tombée pendant les vacances pendant moi j'étais en vacances j'avais pas envie de le lire c'était enfin voilà on a eu des vacances qui ont été enfin entre les inondations en allemagne les incendies partout face c'était l'enfer d'allumer la radio koi cet été et c'était l'enfer et ça va être de plus en plus l'enfer parce que ce que nous dit le dec le giec donc le groupe interdisciplinaire d'experts sur le climat il me semble c'est ça c'est pas interdisciplinaire c'est intergouvernementale bien sûr un terreau merci intergouvernementale ce qu'il nous dit c'est que même si on arrête aujourd'hui les émissions carbone si on prenait les décisions radicales pour arriver à deux mondes neutre en carbone et déjà on est mal barré pour ça on l'a pas on aurait 30 ans de toute façon là on a 30 ans à venir d'événements extrêmes la conclusions du giec c'est qu'on a tellement accumulé de carbone dans l'atmosphère à cause de notre système de production jusqu'ici et rachida c'est absolument déprimant ça veut dire que là on a 30 ans d'événements extrêmes c'est-à-dire que les incendies les inondations tous les événements climatiques qu'on vient de voir là on va les avoir régulièrement donc qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il va falloir nous protéger contre sa non seulement évidemment qu'il va falloir changer le modèle on va devoir mettre en place une transition mais là de façon absolument urgente moi je veux un gouvernement qui me protège et qu'est ce que ça veut dire un gouvernement qui me protège pas ils baissent pas les dépenses publiques il va pas fermer des hôpitaux quand on a une pandémie qui est probablement lié à la biodiversité qui c'est qui s'est abîmé et c'est donc c'est pour ça qu'on a besoin d'argent on a besoin de récupérer des ressources et alors comment en fait je rejoins les les propositions de raphaël je voudrais juste j'ai entendu une candidate aux élections aux primaires ouvertes hier qui dit par ailleurs plein de choses hyper intéressante mais nous dire on va le financer avec la taxe sur les transactions financières ben non la taxe sur les transactions financières c'est peanuts c'est rien ça ne rapporte rien c'est à dire que c'est probablement très bien mais d'abord ça fait 15 ans qu'on essaye de la mettre en place on n'y arrive pas c'est probablement un beau projet mais de toute façon ça ne suffira pas en fait là nous on a fait une petite évaluation en fait on a fait des propositions qui s'appelle le tdm avec des lucas chancel thomas piketty et des politistes et on avait estimé combien nous rapporterait un impôt européen qui serait sur les patrimoines donc au patrimoine aux revenus multinationales et taxe carbone ça rapporte ray 4% du pib c'est énorme en fait 4 % du pib par an je vous ou nous donner une estimation peut-être en milliards pour que ça parle ou qu'est ce qu'on pourrait faire avec ça et bien en fait ce qu'on pourrait faire avec ça le la dette qu'ovide elle nous a coûté 20 % de pib d'accord un peu plus de 200 milliards 20 % de pib on nous dit mais on n'arrivera jamais à la rembourser il va falloir dépend il va falloir réduire les dépenses publiques je vais vous dire ce qu'on nous dit sur la date sur cette dette qu'ovide bas 20 % de pib si on arrive à dégager 4 % par an on l'a rembourser en moins de dix ans elle a remboursé en six ans 10 ans parce que c'est pas exactement à chaque fois les mêmes pourcentages c'était un mais bref si on arrivait alors c'est 4% de pib si on arrive à taxer la base on arrive pour l'instant pas à taxer pour essentiellement des raisons politiques mais aussi évidemment de l'évasion fiscale et donc nous les impôts qu'on donc on met en avant mais comme vient de le dire raphaël c'est les hauts patrimoines les hauts revenus et le bénéfice des multinationales et là on récupère je le répète 4% de pib et souvenez-vous la dette qu'ovide ses 20% donc en fait on met pas 50 ans elle a remboursé cette date ainsi on si on arrive à faire ça alors maintenant tu m'as demandé de parler du contexte français et qu'est ce qu'on nous prépare là dedans bon bah malheureusement on n'est pas exactement dans le même monde tu vas continuer à nous déprimer ouais c'est un peu oui on me dit souvent ça et là et on appelle la science économique qu'on appelle la science de déprime pas déprimante en fait donc c'est un peu ça bon non mais il faut en être conscient et c'est après comme ça qu'on va se battre c'est quand on quand on est au courant des choses alors le contexte français jeu ce qui serait un test je vais essayer de revenir sur la séquence politique depuis la dernière fois qu'on a parlé ensemble en fait et ils nous ont fait plein de choses en un an et en gros ça se fait en dix ans qui a trois points importants ça commence en juillet quand juillet 2020 quand berne bruno le maire nous dit pardon bernard je sais pas du tout pourquoi j'ai voulu l'appeler bernard voilà c'est ça quand quand bruno le maire nous dit non mais il va falloir rembourser cette dette juillet 2020 on est encore en est de toute façon encore en pleine pandémie aujourd'hui vient donc en juillet 2020 on est on allé play complètement ouverte on est en train de compter nos morts non mais il faut rembourser la dette qu vide et on va le faire en cantonnant la dette alors qu'est ce que ça veut dire en gros c'est l'idée c'est d'isoler sa dette qu'ovide donc on sait déjà que ça va nous conte nous coûter 20 % de pib donc en gros 200 milliards je le fais à la louche et il nous dit moi pour pour rassurer mes créanciers pour rassurer les marchés financiers je prends ces 200 milliards je les mets dans une caisse d'amortissement et je m'engage vis-à-vis de l est remboursée en 20 ans il nous dit ça en juillet et ensuite il va il ya plein de prise de parole régulière qui vise en permanence à rassurer les créanciers et là il effectivement comment d'une un rapport un rapport d'experts qui s'appelle le rapport arthuis puisque c'est arthuis jean arthuis qui qui le mène jean arthuis ayant été le ministre des finances de alain juppé showcase de savoir combien on en a entendu parler dans la salle n'ont pas de jean arthuis pardon du rapport arthur à port arthur way quelques à peine quelques uns et pourtant vous allez voir qu'il a son importance alors c'est rigolo parce que on a déjeuné ensemble avec manon et elle me dit il faut que tu leur parles de rapports genre jean arthuis enfin on en avait déjà parlé avant pour préparer judy oui bah enfin ils connaissent dit mais non ils connaissent pas un dans le sens la plupart des gens la plupart des citoyens n'ont pas entendu parler de ce rapport alors c'est ça qui est rigolo c'est quand vous femmes moi j'avais l'impression tout le monde on avait entendu parler parce que j'ai travaillé trois mois dessus mais en effet voilà alors on a fait on était assez fier parce qu'on a sorti un document de travail à sciences po qui analyse cette ce rapport notamment et toutes les propositions qui ont été faites sur la dette publique par le gouvernement français ça s'appelle je crois examen critique des propositions sur la dette c'est important que ça sorte à sciences po voilà voyez le côté institutionnel c'est peut-être un peu plus un peu plus pris au sérieux ce qui est hyper dommage mais voilà c'était un peu une stratégie de publication et alors le rapport arthuis et bien en fait d'abord cette commission a recueilli des rapports d'expertisé économique y en a des tas c'est une stratégie politique qui est mise en place depuis très longtemps et notamment sa dira peut-être quelque chose aux plus anciens d'entre nous il ya eu un rapport ruef sous de gaulle en 58 il y aurait le rapport pébereau par exemple en 2005 mais enfin il y en a il y en a vraiment beaucoup et ils servent à quoi il met en scène une pluralité des opinions d'experts ils servent à à politiser le débat c'est à dire que on donne le problème à des experts comme moi des économistes et on fait semblant que on aimerait bien qu'ils le donnent un peu plus souvent à toi plutôt qu'à d'autres économistes d'ailleurs web est là ils n'ont pas donné là c'est sûr que mon nom n'était pas dessus et donc ça sert à à politiser le débat et à légitimer une décision en la rendant c'est une parole d'expert c'est comme ça en fait regarder il y avait quinze économistes autour de la table ils ont tous eu le même diagnostic et ont créé le consensus on cherche l'adhésion des citoyens en sortant la décision du politique mais bon sortez le politique par la porte il revient par la fenêtre un donc c'est vraiment comme ça que ça se passe alors le rapport d'expert d'arthuis il a aussi contribué à faire un narratif comme comme tous les rapports et qu'est-ce qui nous a dit il nous a dit bon on a un petit problème avec cette dette et est en réalité en fait le problème c'est qu'on a dit aux français depuis 20 ans ou 30 ans que la dette s'était mal qu'il y avait une bonne dette et une mauvaise dead qu'il fallait absolument toujours rembourser sa dette et qu'ils n'avaient pas d'argent magique et là tout d'un coup on a ouvert les vannes donc comment est ce qu'on explique ça d'abord comment est ce qu'on explique ça et et il fait deux recommandations qui sont intéressantes la première c'est de revenir sur fin par don de mettre en place des règles budgétaire dans la constitution en fait on a déjà des engagements budgétaires pas remaniement des règles sur les dépenses publiques au lieu de dire règles budgétaires c'est beaucoup plus simple de le comprendre comme ça ce rapport d'experts nous dit pour rembourser la dette en fait ce qu'on va faire c'est que comme on s'est engagé à ne pas augmenter les impôts parce que comme tu nous le disaient en fait les les impôts les français sont contre il ya un ras-le-bol fiscale etc ce n'est pas complètement vrai on va restreindre les dépenses publiques et donc notre recommandation ces deux d'inscrire dans la constitution que nos dépenses publiques ne dépasseront pas nos recettes c'est ce que font les allemands a fait c'est sacrément osterrieth rcc la règle d'or exactement c'est extrêmement autoritaire et c'est stupide économiquement puisque on veut avoir justement quelque chose qui on veut avoir c'est stupide économiquement parce qu'il faut absolument avoir une souplesse quand on a une crise ou quand au contraire on va bien d'accord donc on ne peut pas inscrire comme ça de façon constitutionnelle et ses terribles politiquement parce qu'encore une fois on a politise la question fiscale alors qu'on a dit au début que c'était au coeur du contrat social mais là on dit non mais quoi qu'il arrive on ne dépensera pas plus que ce qu'on a comme recettes et et la deuxième recommandation qui est intéressante c'est que l'on nous dit le rapport arthuis nous dit 'ne cantons n'ont pas la dette donc la proposition de bruno le maire de juillet 2020 non on n'a pas besoin de cantonner la dette en fait c'est pas une mauvaise dette contrairement aux dette d'avant donc là on nous fait un narratif contrairement à dette d'avant qui était il une accumulation de déficit là ce n'était pas de notre faute à nous est venue dessus donc ne quand non pas ne nous engageons pas comme ça mais isolons là alors qu'est ce que ça veut dire ça veut juste dire comment on a promis de permettre de d'impôt supplémentaire en fait si on cantonne on est obligé de mettre une ressource fiscale en face puisque on s'engage et comme on veut pas faire ça on va faire un espèce de passe-passe de magie de compta national de contrats publics et là ça va passer en fait au plf 2022 on va créer un engagement de 140 milliards chaque année donc vous voyez ça correspond à peu près un petit peu moins ou 200 milliards donc on doit on va faire un engagement annuel de 140 milliards mais qu'on renouvelle chaque année en disant ok on isole cette date et on a le droit de dépenser enfin on on met un engagement d'argent public en face de la dette qu'on a qu'on a isolé qu'est ce que ça veut dire ça veut dire premièrement que le l'engagement il vaut pas grand chose ça veut dire qu'on va redire chaque année on va revenir sur le ses 140 milliards mais surtout ça va être une possibilité pour chaque gouvernement de deer ab comme on à ses 140 milliards qu'est-ce qu'il faut faire comme on n'a pas de ressources fiscales en face on fait une baisse des dépenses publiques et donc pour conclure ce genre de rapport c'était assez intéressant à regarder parce qu'en fait ça produit toujours le même genre de narratif et la même dramaturgie sur la dette la dette c'est un problème mais comment la rembourse en baissant les dépenses publiques pas en augmentant les impôts des riches voilà c'est vraiment la conclusion qu'il faut qu'il faut retenir au total le il me semble que ce qu'on a tous racontent et c qui fait on avait besoin de protection on a besoin de ces ressources fiscales et le gouvernement n'est pas en train de mettre ça en place clairement il me semble que c'est une faute historique et que c'est une erreur vis-à-vis qui est en train de se passer à l'étranger notamment outre-atlantique où là les choses sont en train de changer vraiment radicalement et en fait on va prendre du retard donc il faut pas qu'on prenne du retard il faut probablement d'autres personnes aux manettes merci beaucoup aiment l'art ce que tu dis est hyper important est hyper intéressant parce que nous on se bat au quotidien pour que l'on puisse faire du débat politique sur ces sujets et moi je siège en commission des finances à au parlement européen est en fait dans notre commission pareil on nous présente les choses comme des évidences et comme si on pouvait plus on peut plus avoir de débat là dessus on revient cette espèce de sa bo savez j'ai un peu été théorisée par thatcher tina dyson aux alternatives il n'y a pas d'alternative et donc on nous présente l'économie en fait même on nous l'apprend les médias nous le disent au quotidien comme une évidence que ça fonctionne comme ça ça a toujours fonctionné comme ça et ça doit fonctionner comme ça et donc ce qu'on essaie de dessiner aujourd'hui c'est que justement san san ça peut fonctionner différemment et même ça doit fonctionner différemment si l'on veut être à la hauteur de l'urgence sociale écologique et on a souvent un peu cette blague avec eux l'équipe programme au sein de la france insoumise quand on travaille ensemble collectivement il ya toute l'équipe qui travaille sur les dépenses écologique les dépenses sociales qui en général prend va revenir vers nous faut le dire est une où se trouve l'argent mais en fait il faut réfléchir ça comme dans un tout et comme dans un tour se disant comment se donnent les capacités justement de financer ces grands projets est ce qu'on a essayé de vous prouver là tout de suite c'est que on a les capacités temps en allant chercher l'argent dans les paradis fiscaux auprès des profiteurs de crise et en changeant ce narratif globale qui consiste à dire que oui il ya un seul modèle économique qui doit être suivie jusqu'au bout sur cette base là et sur ces discussions et je vous remercie vraiment à tous les trois non seulement pour vos interventions votre pédagogie votre engagement mais aussi pour le travail que vous faites au quotidien parce que le note serait pas possible sans le vôtre donc c'est aussi un merci collectif et probablement au nom de tous les gens ici dans la salle si vous le voulez bien on va ouvrir la parole aux questions il nous reste 20 minutes pour vous pour tout vous dire donc ce qu'on peut faire c'est qu'on va en prendre pas mal d'affilée et comme ça on va répondre les intervenants pourront répondre les uns après les autres essayez de faire vos questions pas trop longue vos questions pas trop long de telle sorte à ce que chacun puisse y répondre ici qu'on puisse avoir un dialogue vivant et en espérant aussi pouvoir répondre à certaines de vos interrogations sur ces questions qui sont parfois complexes mathieu va faire le super passeur de micro et le censeur ont choisi sont les personnes bonjour tout le monde et merci pour vos interventions ma question est la suivante je dis je le monde de la finance le monde de capitaliste on pourrait dire que ce sont les prédateurs et nous nous sommes les proies là ce que je comprends c'est qu'on va essayer de minimiser un peu la domination des prédateurs mais est ce que la question fondamentale c'est pas qu'il faut carrément se débarrasser des prédateurs bien sûr que non il faut récupérer de l'argent qu'il faut mais le prédateur a une force immense tant qu'on lui laissera de la place temps qui pourra avoir cette place dominante on ne s'en sortira jamais il est trop exploiteurs et destructeur merci beaucoup d'autres questions là haut sachez qu'on vous voit pas très bien et qu'on a un peu aveugle et un mais on vous distinguez vous distingue bonjour à un moment donné vous avez dit comme quoi qu'il fallait taxer les patrimoines j'aurais voulu savoir si c'était sur l'impôt sur la succession dont vous parlez ou pas merci merci beaucoup ces questions précises et qui vont au point directement le micro oui il y avait là juste en dessous toi bonjour moi je voudrais savoir qu'est ce qu'on a en notre possession comme outil pour les faire passer à la caisse comment quels rapports de force on peut faire vivre merci il y en a rassuré vous bonjour qu'est ce que vous pensez de considérer de la manière de cette la chose de cette manière que les impôts servent à réduire les inégalités et que le financement doster par la création monétaire d'une banque centrale merci beaucoup bonjour merci pour vos interventions j'aimerais savoir ce que vous pensez de l'idée du cantonnement du surcroît de dette engendrée par la crise sanitaire par la création d'une caisse spéciale d'amortissement et donc la création d'un impôt spécifique pas comme ça a été fait actuellement par le gouvernement avec le transfert des 135 milliards d'euros à la cadette et j'ai une deuxième petite question j'aimerais savoir concrètement quelles sont les pistes à explorer pour rendre l'impôt sur le revenu davantage lisible progressif est aussi plus juste j'ai pas le temps de développer mais je songe notamment au quotient conjugal merci beaucoup c'est tout d excellente question juste une petite dernière question concernant donc la première mesure que mâcon a fait quand il est arrivé c'était de supprimer les sf nous une fois jean-luc au pouvoir comment ça se passe concrètement en terme de timing est-ce qu'on peut rétablir les sf et comment ça se passe quand est ce qu'on peut faire que effectivement les plus riches puissent payer assez rapidement pour mettre en oeuvre nos politiques en fait merci beaucoup on peut peut-être en prendre une dernière en bail on va qu'on va clore ce tour si vous le voulez bien bonjour moi je voudrais savoir si c'est possible de revenir sur ce que vous disiez à savoir que les choses sont en train de changer par rapport aux états unis et donc le retard qu'on est en train de prendre et de voir comment dans un monde qu'on nous vend comme ça de libéralisme extrême quelle va être la place de la france et comment fait cette dette qu'ovide va chambouler et changer les règles du jeu merci merci beaucoup si vous le voulez bien je vais je vais repasser la parole à mézin intervenants raphaël est pressé mais normalement devrait être libéré dans les temps donc si tu le veux bien je vais faire l'ordre inverse où tu as peur que ça forcera tout le monde à tenir les timings allez on va faire comme ça peut-être commencer par toi du coup elle laisse surtout qui avait pas mal de questions quitte été adressées cantonnement sur le lien entre la création monétaire à la fiscalité qui fait partie des choses en l'occurrence sur lequel elle a beaucoup travaillé dans le cadre des débats sur autour de l'annulation de la dette ça fait ça fait déjà pas mal pour toi ok alors pour le cantonnement en fait sur le papier c'est une bonne idée parce que c'est se dire c'est une date exceptionnelle et donc on va créer une ressource exceptionnelle pour rembourser cette dette et ça pourrait être une façon de politique justement de mettre en place un impôt sur les hauts patrimoines hauts revenus il ya deux ans plusieurs raisons pour lesquelles finalement c'est ça n'est pas une si bonne idée que ça la première c'est que ça contribue à au discours de il faut rembourser la dette la dette est un problème or pour l'instant la dette n'est pas un problème c'est à dire que en fait 30 % de la dette française est détenue par la banque centrale européenne c'est la banque centrale européenne qui nous aident à financer les sens une grosse partie ça maintient des taux très bas la dette ça coûte pas cher et il faut en profiter donc cantonné en fait c'est ces voix là ça ça contribue à ce narratif là je me suis pas sûr et puis la deuxième chose c'est que regarder ce qui s'est passé en fait là pour le coup l'économie politique on a commencé par dire il faut cantonné finalement on va isoler on va pas mettre de ressources en face donc moi le la leçon à ça c'est que vous avez parfois des bonnes idées économiques vous pouvez avoir des bonnes idées en termes de recommandations économiques parce que ça c'est vraiment une recommandation économie qui me semble et après vous avez tout le processus politique derrière que vous n'avez pas maîtrisé et on arrive finalement à quelque chose où on va isolé mais sans ressources fiscales donc c'est le pire de tous sur la wii sur fiscalité et création monétaire alors c'est ce qu'on appelle la théorie la nouvelle théorie monétaire il me semble à laquelle vous faites référence qui a vraiment le vent en poupe aux états unis et qui commence à faire aussi son effet en europe c'est intéressant c'est toujours intéressant de remettre en question les théories ça va très sévèrement une nouvelle doctrine qui va à l'encontre de la théorie classique monétaire qui nous dit qu'il faut pas faire de l'émission monétaire il faut pas se servir de la monnaie pour financer des dépenses publiques ce qu'on nous dit depuis 40 ans et qu'il faut surtout pas faire ça parce que ça fait de l'inflation et il ya cette nouvelle théorie monétaire qui nous dit bah non en réalité en fait on peut créer faire de l'émission monétaire sans faire de l'inflation il ya énormément de débats techniques et je vais surtout pas rentrer là dedans je premièrement je suis pas complètement convaincu justement techniquement que ça marche mais ça voilà je veux pas rentrer là dedans moi la principale raison pour laquelle je suis très gêné par cette solution c'est que si on peut faire de l'émission monétaire pour faire des pour financer des dépenses publiques pourquoi on enlèverait l'impôt pourquoi on enlèverait l'impôt vous encore une fois c'est une bonne décision c'est une bonne c'est peut-être une bonne solution au niveau économique mais il ya tout le processus politique à prendre en compte d'ares elle est en fait si on pouvait vraiment tout résoudre par la monnaie mais alors vraiment bernard arnault il serait hyper contents ils auraient plus besoin de payer d'impôts donc voila moi je suis toujours alors c'est vraiment une façon un peu extrême de vos réponses que j'ai une minute mais c'est une des raisons pour lesquelles je ne suis pas complètement convaincu mais pour députés pour des raisons processus politique quoi de science politique de sciences économiques est peut-être la dernière question sur le lien avec les états unis et ce qui se passe ben voilà c'est ça je voulais répondre juste à ça c'est que c'est vraiment frappant et c'est l'été avant l'élection de belledonne ya vraiment une montée des démocrates radicaux aux états unis qui qui sont totalement notamment incarné par aoc à horta cortese à chaque fois occasion cortese merci elle est en fait il n'y a pas qu'elle est il ya vraiment une radicalité chez les démocrates aux états unis qui ont ce qui a fait que donner enfin pas que mes jeunes est arrivé au pouvoir il fait plus que ce qu'il avait promis en fait ce qui est intéressant c'est que il a une campagne plutôt modérée pour rallier un maximum de deux démocrate est en réalité il est en train de mettre en place une politique beaucoup plus radicale et donc eh bien on dit beaucoup là bas qu'on est en train de sortir du diktat ultralibérale et on est en train de le voir il ya les républicains qui pousse donc c'est compliqué mais on voit vraiment un changement de braquet politique économique de doctrine et bat le danger c'est que on se retrouve comme au début du 20e siècle à la fin du 19e siècle avec une europe qui va dégringoler qui va être de plus en plus injuste et finalement les états unis qui peuvent remonter en justice c'est je regarde à 20 ans mais c'est possible en fait si on régime merci beaucoup anwar vous pouvez l'applaudir merci à elle [Applaudissements] qu'entends je sais qu'il ya eu pas mal de choses sur lesquelles tu voulais répondre sur la question de la taxation des patrimoines peut-être sur l'impôt sur le revenu pour le rendre plus lisible et progressif par exemple notamment ouais je vais commencer par ça effectivement pourquoi on taxe le patrimoine on l'a déjà dit je pense que la majorité de la salle ici tire ses revenus de subsistance du travail et donc vous avez des revenus du travail quand on est un peu plus riches parce que ces concentrés au niveau des personnes les plus riches on tire ses revenus de subsistance du capital donc la plus value qu'on fait sur ses actions les dividendes éventuellement les loyers de votre de la maison que que que vous louez et quand vous êtes très très très très riche vous avez même plus besoin de revenus il ya un truc génial vous avez un actif donc vous avez une maison vous avez un yacht vous avez des actions et du coup vous avez un gros patrimoine et vous pouvez les voir la banque et leur dire regardez j'ai un très gros patrimoines prêter mois de l'argent et du coup quand vous recevez un prêt vous pouvez vivre sur ce prêt et le rembourser mais quand vous remboursez vous payez pas d'impôt sur le revenu parce qu'il ya pas de revenus et donc s'attaquer au patrimoine c'est aussi une manière de demander la contribution puisque en fait quand on demande une contribution sur sur votre revenu que ce soit un revenu du travail ou du capital c'est une manière de mieux que la société vous demande une contribution pour construire des hôpitaux des écoles des infrastructures et donc demandé une contribution sur le patrimoine c'est une manière de demander une contribution de la part la société maintenant succession impôt sur la fortune ou autre c'est ces différents serre que déjà la succession par construction c'est à la fin de vie ou alors à des moments très ponctuel vous pouvez entamer des donations à maintenant mais c'est de manière très ponctuelle or votre impôt sur le revenu vous le payez chaque année et ses salles avantage dans l'impôt sur la fortune c'est aussi que ça demande une contribution contribution chaque année sur l'impôt sur le revenu effectivement je pense que là la question était très bien posée il ya une il ya une faille fondamentale dans l'impôt sur le revenu c'est que si vous voulez le rendre plus progressif vous le rendre plus lisible si vous l'avez en plus lisible vous le rende et moins progressif ça fonctionne avec des tranches et des taux marginaux et je pense que c'est extrêmement complexe à comprendre de se dire bas sur cette partie de mon revenu je suis taxé à 0% puis après on se perdrait à 15 planerait à 30 l'après très très compliqué donc effectivement il faut trouver une manière d'allier la progressivité la lisibilité là dessus je vous renvoie notamment vers une proposition qui a été faite par l'institut rousseau il s'appelle l'impôt abc salles l'avantagent justement d'allier les deux en disant on va se concentrer politiquement avoir un débat sur trois critères trois critères qui sont compréhensibles de toutes et tous premièrement à partir de combien de revenus en taxes et sert qu'avant on taxe pas partir du 10000 de 15000 de 20000 deuxièmement c'est quoi le taux maximum qu'on accepte en pourcentage pour les plus riches d'entre nous c'est quoi le taux maximum d'imposition et troisièmement c'est le degré de progressivité a est ce qu on demande la même chose à tout le monde donc c'est le degré zéro ou est ce qu'on demande aux plus riches de payer plus ou pas et en fonction si c'est plus élevé plus est progressif et c'est le même impôt mais c'est juste une manière de réfléchir totalement différente et de et de sortir de cette dichotomie entre faut qu'ils soient lisibles donc on enlève des tranches on en supprime il y en a de moins en moins historiquement et on a besoin qu'il soit progressive parce que c'est un noir impôt progressif et dans ce cas là on augmente on rajoute des tranches sur la fin il y avait une très bonne question sur le quotient conjugal oxame va sortir un rapport sur ce sujet dans quelques semaines mois en fonction de ma rapidité d'écriture mais voilà je vous renvoie vers ça mais effectivement c'est un sujet parce que on a aujourd'hui une construction de l'impôt qui a été pensé pour la france de l'après guerre ou en fait alors à l'époque du coup les femmes travailler beaucoup moins maintenant et donc du coup il ya des réductions d'impôts qui incite ceux qui gagnent moins dans un couple à moins travailler et se trouve que statistiquement c'est plutôt des femmes et donc qu'ils vont avoir des taux d'impôts qui vont supporter des taux d'impôts plus important de leur conjoint et donc il ya des pistes de l'individualisation à au plafonnement il faut il faut regarder à chaque fois l'impact et c'est quoi l'objectif recherché ses objectifs c'est de faire des sous mettre un plafond ça peut être une bonne chose mais ça va pas forcément aidé à l'autonomisation des femmes si on regarde l'individualisation c'est intéressant mais du coup ça risque de faire augmenter les impôts sur les classes moyennes et populaires mais du côté des hommes donc voilà il ya plusieurs pistes on va proposer des éléments là dessus la première question et après je vais essayer de passer le micro parce que je sais que rafa elle doit s'en aller moi la première question j'ai comprise comme est-ce que taxer c'est pas un pansement finalement et taxer encore une fois on vous demande une contribution pour la société pour financer des éléments qui vont réduire les inégalités si le seul objectif de la fiscalité c'est de réduire les inégalités directement effectivement il ya d'autres moyens de le faire mais si on vous demande une contribution pour payer l'hôpital pop et l'école pour payer la route pour pelles fonctionnement de la police n'y a pas que des choses qu'on aime mais pour payer toute la force publique et à qui on ne demande et il ya un article de la constitution qui est vachement bien fait qui dit que l'on doit à chacun doit payer en fonction de ses moyens donc c'est ça le rôle de la fiscalité ça n'empêche pas de penser la réduction des inégalités en amont de la fiscalité il faut voir notamment comment les entreprises créent et partagent et partage la richesse on voit qu'il ya des écarts de salaire de plus en plus grand au sein des entreprises on voit qu'il ya des délocalisations qui fait qu'en plus une externalisation qui fait qu'en plus on pressurise sur sur des sous traitants etc effectivement c'est aussi des manières de penser la réduction des inégalités et je réponds à deux petits trucs après je passe la parole promis on m'arrête plus en 20 secondes ok sur sur le rapport de force et les changements aux us je dirais que dans le rapport de force va dans le discours on sent que on voit qu'il ya une évolution il s'est finalement presque plus dur une fois que tout le monde même discours de dire ben non ça c'est pas vraiment une bonne manière de lutter contre l'évasion fiscale ça c'est une bonne manière le discours de janet yellen donc secrétaire au trésor américaine qui dit la concurrence fiscale ça marche plus il faut faire une concurrence basée sur la qualité nos infrastructures sur nos écoles ça c'est un discours que la société soutient depuis des années et ça commence à évoluer on voit des responsables politiques qui font voyager sa parole merci beaucoup quand un raphaël pour pour conclure et et compléter ce qui a été dit notamment la question sur l'impôt sur les successions canton en indien un mot sur le type d'impôt mais sur le patrimoine mais n'hésite pas à compléter là dessus déjà ça a été dit mais il faut bien je complète que le patrimoine pour pouvoir avoir un patrimoine il faut déjà avoir hauts revenus et la plupart des français n'ont pas de patrimoine ou très peu de patrimoine mais en plus quand vous avez un patrimoine ça va vous générer des revenus des dividendes des loyers etc et donc si vous voulez vizela la spirale en vàd d'accumulation du capital et de faire en sorte que les plus riches toujours plus riches il faut forcément taxer le patrimoine quand j'ai pas être la taxation des patrimoines on pensait plutôt aux impôts sur la fortune mais puisque la question des droits de succession est posée je voudrais quand même revenir là dessus l'impôt sur les successions c'est le plus impopulaire et on a réussi à nous le faire vraiment y compris que d'être des formules aurait pu leur impôt sur la mort etc et on comprend tous très bien qu'effectivement si au cours de ma vie c'est pas moi j'ai travaillé dur et puis j'ai acheté une maison bien j'ai envie qu'à ma mort mes enfants puissent en profiter et pas qu'il soit obligé de la bande sauf que quand on dit ça on oublie qu'en fait en france il a que 25 % des successions qui sont taxés trois quarts des successions vous êtes en dessous du seuil où cet axe est donc en fait on a réussi à construire une impopularité sur un impôt on a réussi nos adversaires idéologiques ont réussi à construire une une aversion pour satin peau alors qu'en réalité les trois quarts d'entre nous ne payons pas moi j'ai eu la mal chance d'hériter ya pas très longtemps de mon papa j'étais persuadé qu'on allait payer des succession je re trouver ça normal alors pas qu'on prenne tout mais je trouvais ça un mail qu'est ce que j'ai fait moi pour mériter ça en fait j'ai rien fait et en réalité 0 et donc ça je vraiment j'insiste là dessus je pense que c'est un débat qui pas facile à voir parce qu'effectivement on sait que c'est extrêmement populaire j'ai vu dans un programme delà de la france soumise vous mettez à chaque fois le taux de d'approbation de mesures et ça c'est pas le genre de mesure où effectivement d'un fort soutien populaire mais en même temps il faut le dire en fait aujourd'hui l'impôt sur les successions il est très faible et vous savez ma prône pas toujours d'égalité des chances égalité des chances parce qu' évidemment quand on augmente les inégalités réelles on vous dit que on travaille pour l'égalité des chances mais comment est-ce qu'on peut justifier que des personnes qui je sais pas on va prendre les enfants de bernard arnault jeu pour prendre cet exemple là je peux vous êtes peut-être plus est cet été les articles du monde sur des grandes dynasties française vous on comprend que ça fondamentalement son obsession c'est de savoir comment est ce qu'il va pouvoir transmettre à ses enfants sa fortune mais c'est pas normal est bon je vais pas développer mais macron accord crée de nouvelles possibilités nouvelles exemptions et y'a pas que la succession il ya avant de votre vivant les deux nations qui elles aussi sont fortement exemptés donc voila moi je pense que c'est logique que on puisse avoir une partie du fruit de ses efforts qu'ils puissent être transmis à ses enfants mais que ça ne serait pas illogique de taxer tout simplement parce que tous ne comprend bien que si moi je j'hérite de rien et qu'à côté quelqu'un il s'est déjà au moment où il va moment où il hérite que toute façon jusqu'à la fin de ses jours il va pouvoir vivre dans le luxe et que même de toute façon il va pour transmettre à ses à ses enfants un j'en cite un mois je suis fils de bernard arnault demain gérante de la fortune de mon papa je ne souhaite pas la mort d'un aussi la bt vie dans la salle qui nous a accusés de d'appeler au meurtre se passe à mort mais un jour il va mourir il n'est pas il est peut-être un grand parent mais il n'est pas immortel eh bien ces enfants quoi qu'il fasse non seulement ils vont pouvoir vivre mais en plus ce insiste encore une fois sans rien faire son travail et cette fortune génère tellement de revenus que de toute façon ils vont continuer à être plus riches donc c'est pour ça que c'est très important de renforcer l'imposition sur les successions même si ce n'est pas très populaire j'ai fini juste un mot sur les différents outils moi je pense que c'est important de réfléchir à la complémentarité ici voyez il ya des économistes des associations une responsable politique je pense que c'est important le travail qui est mené d' expertise que ce soit par les économistes ou le travail qu'on fait nous même s'il est un peu moins experts mais on essaie quand même de faire la même chose la bataille des idées elle est hyper importante la bataille culturelle hyper importante - vient de sortir un petit bouquin attaque c'est pas pour faire du placement de produit mais on vient de sortir un petit bouquin sur les idées fausses sur la fiscalité parce que justement en fait le débat il est pourri en fait on vous dit les pauvres ne payent pas d'impôts les riches sont matraqués d'impôt vous expliquer que c'est celle inverse donc en fait je pense que un débat en quelque chose qui est essentiel c'est effectivement de poursuivre ce débat d'idées c'est pour ça qu'on est là aujourd'hui et il ya plein d'outils pour le faire des bouquins des conférences débats et c'est pour faire en sorte que ceux qui ont intérêt aux impôts c'est à dire impact immense majorité de la population est bien arrête d'être bernés par le discours le néo libérale qui consiste à toujours de dévaloriser l'impôt dévaloriser l'impôt nous n'a pas honte de dire vive l'impôt et on pense que ce travail de nous ce qu'on appelle d'éducation populaire va dire allez de diffusion d'éditer de gagner cette bataille des idées elle elle doit aussi en cas qu'un appareil à utiliser le terme de rapport de force nous si on mène des actions désobéissance civile ce n'est pas uniquement parce qu'on adore à la finir en garde à vue et visiter les commissariats français mais c'est parce qu'on pense qu'effectivement aujourd'hui en fait ce discours à force de le de l'expliquer à force de pédagogie on voit bien qu'en réalité les gouvernements ils n'ont aucune volonté on pourrait se demander mais comment ça c'est que les gouvernements vont pas chercher l'argent de l'évasion fiscale alors qu'ils ont sont les premiers perdants c'est le medef qui écrit les textes on voulait expliquer donc à partir du moment où on voit bien que le gouvernement n'a aucune volonté de faire en sorte d'aller chercher l'argent où il est élève de faire en sorte que chacun paie sa juste part d'impôts mais préfère dire comment expliquer qu'ils savaient trop précaire de se serrer un peu plus la ceinture dont on considère que c'est légitime de mène des actions de désobéissance civile et ses actions désobéissance civile en général quand on regarde les livres d'histoire sur le moment elles sont taxés d' illégale de terroristes et puis après coup on se dit quand c'était juste évidemment je ne subis pas que n'importe quelle action il suffit de lire deux licenciés pour que ça soit juste mais quand ça pour comme l'expliqué la faire avancer la justice en réalité c'est juste et puis bon je ne vais pas développer mais voilà nous on est une association comme oxfam on n'appelle pas à voter pour un parti on ne soutient pas de partie et on fait tout notre travail indépendamment des partis même ce qui n'empêche pas de discuter de délégués des partis et de répondre aux invitations mais évidemment qu'il y aura pas de changement ici si on reconduit emmanuel macron au pouvoir et je le dis alors je sais que j'ai pas besoin de vous convaincre ici mais je pense qu'il faudrait que dans débat public qu'on l'entende aussi plus il n'y a rien à attendre d'une marine le pen marine le pen c'est la candide c'est l'autre candidate parish quand vous regardez le programme de marine le pen vous avez tous les poncifs néolibéraux sur la haine de l'impôt qui sont là et d'ailleurs je remarque que le patronat n'a pas l'air spécialement inquiet en cas de victoire de marine le pen et que les très riches qui nous expliquent à la fois qu'il faut dissoudre attaque ou que la france est soumise est très méchant ne mettez pas la même énergie pour pour critiquer l'extrême droite donc voila nous c'est pas notre boulot de soutenir des partis je suis pas là pour faire ça du tout mais par contre évidemment on n'est pas dupe sur le fait que la société civile doit jouer un rôle on doit décrypter on doit mener des actions mais qu'effectivement et salle aussi passer par les changements politiques et là on a quand même la quintessence d'un gouvernement qui joue les intérêts des grandes multinationales et des très riches et en même temps qui peut être surprise c'est eux qui l'ont fait bien merci beaucoup rappel un petit mot pour compléter cette conclusion alors il ya une question qui m'a été posée plus spécifiquement sur la mise en place de lee sf si on arrivait au pouvoir nous la manière dont on voit les choses c'est que dans la mise en oeuvre concrète du projet au soir du 23 avril 2002 oui 2022 ou lapsus 2022 il faudra s'attaquer tout de suite au nerf de la guerre qu'est le partage des richesses et si on veut faire un partage des richesses ou il faudra s'attaquer immédiatement au plus grandes fortunes et aux grandes multinationales et ça passe de manière très concrète par ce qu'on appelle un projet de loi de finances rectificatif normalement du projet de loi de finances c'est à l'automne chaque année la veille avoir celui le dernier fait par macron ouf donc je suppose qu'il va en profiter pour faire quelques derniers cadeaux à ses amis à ce qu'ils peuvent mais aux soins du 2 avril 2022 un gouvernement est composé bon un premier projet de loi rectificatif sera fait probablement juste après l'islate yves qui permettra de changer complètement l'orientation des impôts et de notre système fiscal en france qui veut dire concrètement un la progressivité de l'impôt sur revenu je reviens pas sur ce qu'a présenté quand 1,2 des réformes qui permettent d'aller chercher véritablement l'impôt dans les paradis fiscaux et ça commence par un impôt universel qui permet de couper l'herbe sous le pied aux grandes entreprises multinationales qui font de l'évasion fiscale et d'imposer ce taux minimum de manière unilatérale et ça passe enfin par une taxation exceptionnelle sur les plus riches sur les plus grandes fortunes et sur les grandes entreprises multinationales à la fois sur les profits faits et que de manière exceptionnelle pendant la crise sur un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune mais je veux au delà l'impôt de solidarité sur la fortune en réalité en lui même avait aussi des failles en lui même avait aussi des lits à l'impôt pour les plus riches et donc c'est non seulement et je vais pas entrer ici dans les détails vu l'heure et le temps qu'il nous reste un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune mais heureux refonte complète de la taxation des plus hauts patrimoines dans les différents types de patrimoine qu'il existe puisque vous l'avez bien compris qu'il existe différents patrimoines et donc en alliant à la fois une réforme complète de notre système fiscal pour le rendre plus progressif et des outils qui permettent à ce qu'il ne file pas dans les paradis fiscaux alors oui on se donnera les capacités d'aller récupérer tous les milliards qui ont été perdus et qui sont indispensables aujourd'hui à la fois pour faire la transition écologique et venir en aide à ceux qui galèrent le plus et financer le service public alors pour conclure moi j'ai le sentiment et c'est un peu ce qu on a commencé à réfléchir y compris en thèmes de campagne c'est que on est revenu dans une certaine manière à une société de privilèges et que dans l'ancien régime il y avait une minorité de nobles qui profitait de la société pendant que le tiers et à payer la dîme pendant que le tiers étape payer pour la majorité alors toutes proportions gardées évidemment n'est pas aujourd'hui dans le même système mais une société de privilèges s'installe de nouveau par volonté politique de ceux qui nous gouvernent des privilèges fiscaux on en a longuement parlé aujourd'hui de celles et ceux qui ne paient pas leur juste part d'impôts et à qui on offre davantage de cadeaux tous les jours des privilèges sociaux des privilèges démocratique puisqu'ils sont ceux aussi qui participent davantage et la vie politique soit directement soit indirectement avec l'exemple que je donnais avec le medef et qu' il est temps d'abolir cette société d'ancien régime et que la révolution de 1789 on le sait peu et en fait c'est on en discute pas tant que ça dans les livres d'histoire mais elle est né d'une révolte fiscale elle est née du tiers état qui se lèvent contre les privilèges de la noblesse alors c'est ce que je nous souhaite que nous le peuple les héritiers de ce tiers état on se lève contre les privilèges de cette nouvelle forme de noblesse qui profiter depuis bien trop longtemps et que nous aussi on reprenne le pouvoir il nous reste quelques mois pour cela et j'espère qu'on pourra compter sur vous toutes et vous tous merci encore à vous et merci à vous de continuer à vous mobiliser sur ces thèmes de relayer notre campagne pour taxer les riches participer aux actions de terrain et pour ceux qui le veulent on a encore aussi quelques tee-shirts pour vous mais chut parce qu'il reste pas beaucoup il s'arrête la guerre mais pas vous [Applaudissements]

Qui va payer la crise ? Abolir les privilèges fiscaux des multinationales et des milliardaires — Manon Aubry · Pourquijevote