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interviewSud Radio (sur YouTube)· 21 juillet 2026 73 min

L'Etat veut-il bâillonner les Réseaux sociaux ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime [raclement de gorge] Liedo, [musique] les débats de l'été qui commencent sur Sud Radio 0826 300. Vous voulez vous inviter à la conversation autour de la table ?

Vous nous passez un coup de fil, c'est l'ami Manu qui vous attend au standard. Vous avez également le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux.

De quoi on va parler ? D'un rapport tiens de la Cour des comptes qui s'interroge et qui se pose des questions sur la déontologie, notamment quand les policiers et les gendarmes se font contrôler. Je vous la fait courte.

Ils estiment qu'il n'y a pas suffisamment de transparence. Ils voudraient même ou en tout cas ils réfléchissent mais ils en parlent dans le rapport proposer d'accueillir des observateurs extérieurs dans les conseils de discipline qui concernent les forces de l'ordre et même de généraliser l'utilisation des caméras piéton aussi par les pour les policiers et les gendares. Mais attendez, je comprends pas.

Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on ne peut plus faire confiance à nos forces de l'ordre ? 0826 300. les réseaux sociaux aussi avec une discussion qui va avoir lieu à l'Assemblée nationale tout à l'heure.

Interdiction au moins de 15 ans. Un accord a été trouvé, je vous passe le jargon mais en CMP, commission mixte paritaire. Ça voudrait dire donc que le vote devrait se faire sans trop de difficultés dans les prochaines heures.

Mais est-ce que c'est vraiment la bonne solution pour protéger nos jeunes ? Est-ce que c'est vraiment les réseaux sociaux le problème ? Est-ce que c'est pas plus facile d'interdire que de se poser les vraies questions sur le contrôle de plateformes qui ne sont pas européennes ni françaises d'ailleurs sur le fait que dès qu'on déclenche une interdiction en France, ben derrière on sait aussi ce que ça peut provoquer comme tentation.

Est-ce qu'on va pas limite voir maintenant des réseaux sociaux parallèles s'installer ? Ben, c'est la question qu'on va se poser au 0826 300 300. Mais alors qu'il est 10h34, notre premier fait du jour concerne ce qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale. [musique] Les débats de l'été Sud Radio et hier à l'Assemblée nationale, on en a parlé tout à l'heure avec le président de la coordination rurale, Patrick Legra qui était avec nous.

C'est cette fameuse loi d'urgence agricole qui après plusieurs allers-retours après des mois de discussion euh notamment parmi les 70 propositions et dispositions très concrètes pour les agriculteurs, la taille des bâtiments, le stockage de l'eau, il y a la fameuse réintroduction de produits phytosanitaires de pesticides notamment, la fameuse acétamyride mais de manière extrêmement cadrée. Ça ne concernera que 300 exploitations. Le tout bien sûr dans le respect de toutes les règles sanitaires et de toutes de tout ce que les agences qui ont un pouvoir sur ça imposent.

Bien évidemment, mais la question qu'on se pose ce matin, c'est que partout en Europe, on les utilise les pesticides. La France essaie juste d'être le plus vertueux, du vertueux des pays. Est-ce que la France doit se réconcilier avec les pesticides ?

On en parle avec vous au 0826 300300 et avec autour de la table Mathias Lebœuf. Bonjour. Bonjour Maxime.

Journaliste, philosophe et auteur du petit traité de la lenteur à l'usage des gens pressés. C'est aux éditions Guitrénadiel. Julien Aubert, président de l'Institut Vanille et vice-président de LR.

Bonjour. Bonjour. Noémi Aliwa qui débarque dans ce studio.

Journaliste essayiste, auteur de la terreur jusque sous nos drap. Je vous vois arriver ma chère Noémie pilat normalement pour que vous puissiez dire bonjour dans le micro et Julia Courvoisier avocate au bureau Paris. Bonjour.

Bonjour Maxime. Merci d'être là et merci de participer à ces discussions qui vont commencer on va dire immédiatement avec cette loi. Est-ce que la France doit oui ou non se réconcilier avec les pesticides vers vous ?

Julien Aubert se réconcilié avec la science. H à un moment donné c'est pas une opinion politique. Il y a parce qu'il y a un sujet scientifique.

La première question qu'on doit se poser c'est est-ce que c'est dangereux ou pas ? pour la santé. Évidemment que un pesticide c'est dangereux pour la santé.

Donc la question est si on doit l'utiliser dans quel condition on fait en sorte que ça ne soit pas dangereux pour la santé. Je prends un exemple. Dans ma circonscription, j'avais la cerise et on avait un produit qui était le dimétoat qui a été depuis interdit malheureusement.

Et ce produit en fait, on interdisait de l'utiliser 21 jours avant la cueillette. Ce qui fait que lorsque on cuueillait les cerises, bah il y avait plus de 10 métorèes sur les cerises. Donc c'est la conciliation, je dirais de la science. et puis de de certaines formes de bon sens aussi.

Oui. De l'économie. Après euh je dirais on confie en NES le soin de de d'autoriser donc sur des bases scientifiques.

Donc ça veut dire qu'on fait confiance à cette autorité qu'on a créé spécifiquement pour ça. Voilà. Et puis bah il faut pas prendre également nos voisins pour des gens stupides.

C'est que si eux l'autorisent c'est qu'à priori ils pensent aussi qu'il n'y a pas de danger pour la santé à condition évidemment de l'encadrer et et sans tomber dans la dans l'idéologie. Mathias Lebœuf, sans tomber dans l'idéologie, mais est-ce que la France doit se réconcilier ? Comme vient de le dire très bien Julie Lambert en expliquant un certain nombre de choses, factuellement, on essaie d'être plus vertueux que vertueux et on mine des exploitations, on mine des agriculteurs et on mine une compétitivité.

La preuve d'ailleurs, la balance commerciale de la France dans l'agriculture est passée, on va dire sous la barre de la stabilité il y a quelques temps et c'est une première depuis, je me demande depuis depuis que ce calcul existe. Mathias Lebuf, je suis assez d'accord avec ce que vient de dire Julien Auert. Effectivement, je pense que déjà faut pas faire d'idéologie.

Euh ça c'est la première chose. On a vu que ça pendant ce débat si on est honnête. Oui, mais le débat peut être idéologique effectivement parce que il implique un en fait il est ça dépend ce qu'on appelle l'idéologie mais il implique plusieurs types d'agriculture.

Et derrière la derrière cette question des pesticides, c'est quelle agriculture on veut. Est-ce qu'on veut notamment une agriculture intensive, une agriculture à l'espagnol ? Est-ce qu'on on cherche à avoir une une agriculture le la plus bio possible et la plus verte ?

Ça peut-être déjà juste une agriculteur qui fasse vivre nos agric nos agriculteurs précisément. Ce serait pas mal déjà. Oui, mais c'est c'est bien que l'agriculture fasse vivre euh les agriculteurs bien évidemment, qu'elle fasse manger les Français mais il faut pas qu'elle fasse vivre les médecins non plus.

C'est-à-dire que vous avez un nombre de pathologies qui sont en croissance aussi. Alors, depuis 15 20 ans, on a on fait très attention mais parce qu'on a utilisé pendant des années, notamment les années 70 80 90, on a utilisé des produits dont des pesticides qui étaient qui étaient nocifs, nocifs pour l'homme et au passage, nocif pour les sols et et nocif pour la biodiversité. les abeilles, les oiseaux, tout un tas de les les rongeurs dont on a besoin également ont comment dire pâti d'un certain nombre de produits. de dire qu'il ne faut pas faire d'idéologie mais il y a malgré tout toujours des lobby qui s'affrontent dans ce genre d'affair à savoir et vous venez de vous venez d'en parler brièvement c'està-dire les les lobby écologiques écologistes des partis politiques qui font de l'idéologie et vous avez en face des agriculteurs qui eux rappelons-le ce sont des véritables écologistes parce que ce sont eux d'abord qui pratiquent la matière qui qui vivent par le sol pour le sol qui font fructifier la terre et qui nous permettent aussi de pouvoir fonctionner de pouvoir vivre Et je crois effectivement que dans ce débat au fond nous ne sommes pas scientifiques et il est très difficile de rentrer dans les détails de cette loi et je crois que faire preuve parfois d'une forme de modestie, c'est aussi essayer d'accéder à une forme de vérité.

Donc il s'agit pas d'entrer dans les débats spécifiques parce qu'il y a des des d'ailleurs des débats entre scientifiques entre eux mais je pense en tout cas qu'il est important de d'appuyer sur l'intérêt des agriculteurs, de dire que une écologie sans agriculteur Exactement. Une écologie sans agriculteur est une écologie qui est déconnectée des réalités matérielles et pratiques de la terre. On ne peut pas faire ces débats sans entendre les agriculteurs.

Industriel [raclement de gorge] hein, je doit pas doit pas totalement naïf, c'est qu'il y a aussi des intérêts industriels derrière. Maître Julia Courvoisier. Oui, effectivement, moi je j'ai vu un petit peu ces débats là d'un point de vue extérieur parce que je suis pas du tout spécialiste de la question.

Je vois d'un côté l'intérêt des agriculteurs qui doivent pouvoir produire et vivre de leur récolte et puis effectivement nourrir les Français. D'un autre côté, les problèmes sanitaires que ça pose depuis des années. Moi ce qui ce qui m'importe en tant qu'avocate c'est quel est l'encadrement juridique qui va être apporté et potentiellement quelles seront les sanctions notamment pénales qui seront envisagées, qui seront apporté à des agriculteurs qui ne respecteront pas le cadre juridique qui sera notamment posé par l'ANESS.

Euh est-ce que euh très clairement on va pour un jour pour euh quelques grammes, quelques milligrammes euh à traire des agriculteurs devant les tribunaux correctionnels pour envisager un certain nombre de sutions ? Vous savez, les agriculteurs euh enfin je il faut pas les considérer que ils sont des humains différents de nous. Ils ont pas envie de s'empoisonner.

D'abord, ils sont les premiers à je dirais à risquer entre guillemets lorsqu'on utilise ces produits, on les respire, on les je dirais ça peut contaminer. Souvent, ils vivent sur place. Donc évidemment qu' il y a toujours des contrôles, des sanctions.

Moi j'ai [grognement] connu des agriculteurs qui s'étaient suicidés suite à des contrôles parce que parce qu'il y a une incompréhension fondamentale. On peut faire des Il y a une pression aussi qui qui qui il suffit d'être avec des agriculteurs pour dire que si les policiers ont un peu plus de mal à gérer la rêve partie qui peut s'installer sur le champ d'à côté en revanche quand il s'agit de mesurer la après il y a la fameuse il y a le fameux office des forêts aussi qui pose un problème qui a toujours été un débat qui contrôle excessivement les agriculteurs. Ça peut entraîner sur ce sur ce type de dérive totalement.

Voilà, c'est pour ça que j'aime enfin je il faut évidemment un contrôle. Après un contrôle ça peut être un contrôle administratif sans aller je dirais sur du sur du pénal. C'est que c'est d'abord des sanctions, des amendes, des voilà.

Mais il faut il faut prendre il faut faire attention parce qu'on est quand même sur une matière sensible avec des gens qui sont fragilisés qui sont aussi victimes parfois de de lobbyistes militants et d'association. Parce que en réalité ce débat qu'on a pu avoir là sur les dernières semaines, c'est le débat qu'on a eu l'été dernier avec la fameuse loi du plomb avec mais c'est exactement ça. Mais donc à quel point ça le débat en plus même démocratiquement ça pose peut-être un problème parce que le débat était faussé avec justement des associations avec des militants et donc en plus on on ne délivre pas si vous voulez un débassin démocratiquement.

Mathias Leber réagir. Oui, je voulais réagir en particulier à ce que disait Noémi sur l'espèce d'équation. Les agriculteurs sont naturellement écologistes.

Non. Bah non. Bah non.

Non. Non. Non.

Mais c'est [rires] prendre la majorité. Si je peux si si je peux si je peux me permettre de dire euh la pollution des nappes fréatiques par l'agriculture, ça ça a été un cas l'appauvrissement des sols, c'est aussi un cas le le cultures intensives et je parle des cultures, mais il y a les élevages intensifs de poulet, c'est pas écologique. Donc il y a il y a aussi il y a il y a une pression économique parfois très forte qui peut faire en sorte que l'écologie passe au second plan et qu'on se dit bah ouais effectivement il y a des impératifs de production qui font que l'écologie ça passera après l'écologie c'est chiant ces discours sont intéressants parce que en fait il pavent le pavé ça pave le pavé au fond à l'importation parce que c'est ça qui se passe.

C'est-à-dire qu'on on tue nos agriculteurs au sens propre puisque je vous rappelle qu'il y en a un sur deux qui se suicide de ces conditions de travail qui sont insupportables. Un agriculteur sur de se suicide en France, rappelons ces chiffres. Et donc on a de toute façon une profession qui est en train de mourir.

Et qu'est-ce qu'on a en retour ? Et ben voilà, nous importons. C'est-à-dire que nous allons importer des tomates d'Espagne [raclement de gorge] par exemple et nous allons importer d'autres pays.

Nous allonsorter d'autres pays et nous allons remplir les poches d'agriculteurs étrangers. Pardonnez-moi d'être un petit peu souverainé sur cette question de la souveraineté alimentaire. Souvenez-vous pendant le Covid nous avions pas nos propres si nous pouvons avoir nos tomates sauver nos agricules. ambition c'est de faire de l'agriculture française le le l'équivalent de l'agriculture espagne avec des tomates sans goû des essayer de les protéger ce qui existent encore qui continuent malgré la difficulté du métier qui travaille dur les protéger je crois que c'est une priorité corriger comme ça il y a pas un agriculteur sur deux qui suicide dieu merci c'est un agriculteur tous les de jours qui se suicide ça fait moins d'agriculteurs suicidés c'est quand même c'est quand même un je trouve que c'est un chiffre qui est très élevé c'est l'une des professions il a le plus Mais c'est ce que Oui, mais les agriculteurs après sont je dirais utilisent les les produits qu'on leur a donné.

Il y a la pression économique. À un moment donné, il y a eu une forme de de productivisme, d'industrialisation des process, des pollutions qui ont été faites parce qu'on a, je dirais, on a balancé des choses dont on connaissait pas forcément les conséquences. La génération actuelle est beaucoup plus familière avec ça.

Ça n'empêche pas qu'il peut y avoir des gens comme partout dans toutes les professions qui vont tricher ou qui vont s'en se je dirais s'en s'en s'en [ __ ] L'immense majorité aujourd'hui des agriculteurs à mon avis est consciente des des enjeux environnementaux. Est-ce que la France doit se réconcilier notamment avec ses pesticides ? C'est une question un peu provoquante mais vous avez bien vu là où ça nous mène, c'est qu'en réalité [musique] quand si nous on les utilise pas, bah c'est nos voisins qui les utilisent.

Et vous parliez Mathias à l'instant de l'élevage intensif, mais qu'est-ce qu'on préfère ? Est-ce qu'on on préfère en faire avec une petite intensité sur nos sols ou est-ce qu'on préfère laisser faire les autres de manière totalement démesurée et ensuite ben d'une certaine manière laisser mourir un petit peu nos agriculteurs parce que on importe à droite et à droite. Après si nos voisins autorisaient un produit dangereux pour la santé, je serai contre si vous voulez l'utiliser sur le territoire national.

Vous avez vu avec le mercur que font importer les viandes bauvines du Brésil qui sont nourris à n'importe quoi sans aucun problème. Ça ce type de débat. Soit-on se réconcilier avec les pesticides suite à la loi d'urgence agricole qui a été votée il y a quelques heures à l'Assemblée nationale 0826 300 ou là vous êtes nombreux à réagir.

Il y a également le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application. On poursuit ce débat.

À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, les [musique] débats de l'été 10h 13h. Maxime [raclement de gorge] Liedo.

Suite des échanges et suite de la conversation qui est toujours plus intéressante quand les micros sont coupés vient dire à l'instant Julie Hombert. Qu'est-ce qui s'est dit ? Tellement de choses, amis auditeurs, tellement de choses.

Si vous saviez 0826 300, on se pose cette question. La France doit-elle se réconcilier avec les pesticides ? Parce que non, pas évidemment personne n'a envie d'en boire en hectolitre tous les matins, c'est pas le sujet.

Mais quand on voit en réalité ce que font nos voisins et que tout ce qu'on empêche de faire nos agriculteurs, c'est ça la conversation et c'était la la discussion qui nous animait parce que quand on voit les produits qu'on est capable d'importer, quand on voit ce qu'on est capable d'interdire à nos agriculteurs, en réalité c'est ce qu'on retrouve dans nos marchés, dans nos rayons de supermarché et qui viennent du Maroc, de l'Espagne, de l'Italie. Les pesticides, vous avez pas besoin d'en boire un ectolite pour être mal, hein. Il suffit que un produit nocif soit épandé sur sur des des cultures pour que ça soit nocif si si le produit est mauvais quoi.

H [raclement de gorge] Julia Covisier par rapport à la conversation qu'on avait sur produire chez nous, est-ce qu'il faut assouplir certaines règles et cetera ? Oui, moi j'ai j'ai un petit peu le même avis que celui que j'ai, vous voyez, pour les électeurs qui votent pour des gens qui sont condamnés. Euh, il y a un principe en droit européen, c'est la libre circulation des marchandises.

Euh, l'important, c'est que pour le consommateur, c'est lui qui a le dernier mot en réalité. Si il ne veut pas acheter des noisettes ou des cerises comme vous parliez tout à l'heure euh qui sont fabriqués avec des pesticides, libre à lui. Moi, je vois un problème un petit peu plus large.

C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, peut-être qu'ussi, et ça c'est une réflexion bien loin [raclement de gorge] de mon métier d'avocat, mais je la pousse quand même. Qu'est-ce qu'on a ? Manger des tomates au mois de décembre.

Je veux dire qu'elles viennent de France, d'Espagne ou de je ne sais trop où à un moment donné, on a aujourd'hui une éducation où c'est normal de manger des tomates toute l'année, c'est normal de manger des fraises à Noël, on mange des clémentines, il en avait encore au cas. Voilà. Euh alors, j'ai envie de vous dire, moi je trouve que ce que ce débat reste un petit peu large.

Oui, mais il faut il faut alors il y a quand même une contradiction fondamentale entre le fait de vouloir produire dans les conditions sociales et économiques de notre pays et donc être souverain. vouloir le libre échange, ce qui suppose de pouvoir importer des produits traités avec traités différemment avec des règles différentes ou économiquement ou socialement et puis ensuite avoir des règles écologiques très protectrices et et en fait cette contradiction à mon avis un triangle d'impossibilité, c'estàd qu'on peut avoir deux euh des des pointes du triangle, mais les trois c'est très compliqué, sauf à fadir dangereusement euh l'un des l'un des points. à [grognement] titre à titre personnel, je considère que la priorité c'est d'abord de produire parce qu'on doit d'abord nourrir sa population et de le faire des bonnes conditions.

Et effectivement sur les questions du libre échange, mais on a été mal éduqué et comme il y a un une popérisation de notre pays, il a 95 % des gens a été, c'est pas temps d'ailleurs la liberté, ça va être le prix. [grognement] Voilà. Et donc bah si les tomates en décembre sont moins chères que les produits de saison euh produits territorialement, ben les gens choisiront, arbitreront évidemment.

Oui, je vais vous raconter une petite une petite anecdote qui rejoint le anecdot de vraiment clé dans l'émission toujours. C'est l'un de mes nombreux reportages que j'ai que j'ai accompli avec les agriculteurs cette dernière année et notamment je les ai accompagné à Bruxelles parce qu'ils ont organisé au moment du mercur beaucoup de manifestations, vous savez et notamment devant le Parlement européen et je me souviens de ces agriculteurs qui venaient de toute l'Europe d'ailleurs c'était incroyable. Vous aviez des Polonais, vous aviez vraiment des Espagnols, évidemment, des Allemands, chacun qui prenait la parole.

En plus, chacun disant Ursula Vlen avec son propre accent, c'était assez comique. Et Mercosur, enfin ça faisait extrêmement rire parce qu'ils avaient chacun leur accent pour parler du Mercossur. Ils ont tous passés, il y avait une petite estrade et cetera pour combattre le mer caos sû et c'était des hommes qui racontaient leur quotidien à quel point ils se battaiit pour leur métier, à quel point c'était des idéalistes, à quel point ils avaient conscience de faire fructifier la la terre et et ils le faisaient de toutes leurs forces et qui trouvaient ça d'une injustice absolument insupportable de voir la possibilité d'importer de la viande bovine des pays d'Amérique du Sud et notamment du Brésil qui dans des conditions qui qui auraient [raclement de gorge] été alimenté dans des conditions tout à fait différentes dans des règles beaucoup plus larges que celles qui leur sont appliquées à eux.

Je évoquer les agriculteurs 0826 300. Ils sont au bout du fil les agriculteurs. Bonjour Jean-Jacques.

Oui, bonjour l'équipe sur radio. J'espère que vous allez bien. Oui.

Et vous Jean-Jacques, c'est c'est quoi cette formée patente [rires] là ? Comment c'est c'est c'est quoi cette formée patente ? Vous avez pris de de la cami pris de petit déjeuner ?

C'est quoi ? Moi là, je vous appelle au bout d'un champ de maïs parce qu'on fait des semences avec toute une équipe de jeunes et donc du coup, il faut pas oublier que les agriculteurs partage dans nos territoires aussi le le travail et donc du coup ils permettent à plein de jeunes et des étudiants se gagner quatre sous pour financer leurs études. Et comment vous regardez le débat autour des pesticides et de la question la question qu'on se pose ce matin ?

Déjà déjà vous savez il y a des des jeux de langage. Quand on commence à dire pesticide c'est pour faire peur aux gens. Moi, j'appelle ça des produits phytosanitaires.

Oui. Et donc du coup sur les mots, mais c'est la même chose derrière nous. Voilà.

Oui, mais le problème quand par exemple vous prenez médicament, un antibiotique est un pesticide parce qu'il vie, un antiviral est un pesticide parce qu'il tue la vie. Et n'oubliez pas une chose, c'est que dans nos rivières aujourd'hui, si on fait des analyses, vous allez voir les taux d'hormones sexuelles qu'il y a. D'ailleurs, les poissons il mutent tellement il y en a parce que les stations d'épuration ne le filtre pas.

Et ça personne n'en parle parce que imaginez si on dit demain ah non plus de pu le constat esquive pour euh nos filles là [raclement de gorge] ça va vous voyez un peu le côté sociétal ça va exploser. Donc du coup il faut faire attention quand on discute. Alors aujourd'hui je dirais simplement une chose.

Vous savez vous avez les antitou anti-irrigation antiproduit physioanitair mais aussi ils sont anti génie génétique. Ouais. Si demain nos chercheurs de l'INDRA et le problème c'est que l'Indra est devenu Lindra et ça c'est environnemental écologie et tout ce que vous voulez.

Si ces gars-là ils se bougent pas avec nos impôts à trouver des solutions avec le génie génétique, on pourra pas se passer de produits phytosanitaires. Donc vous dites en réalité, moi je veux bien à la limite me passer de pesticides, mais il faut aussi que les solutions d'avenir, c'est-à-dire notamment quand on arrive à faire muter certaines plantes, les fameux OGM et cetera, soient accepté aussi par une partie du débat public et politique parce que sinon en effet, on trouve des solutions à rien. Merci beaucoup Jean-Jacques d'avoir été avec nous au 0826 300300.

Je vous laisse dans votre champ de blé avec vos jeunes qui travaillent. Merci beaucoup de nous avoir Maïs, il a dit Maïs évidemment avec vos jeunes qui travaillent avec vous. 0826 300.

Bonjour Max. Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin Max.

Comment vous regardez vous cette question des produits phytosanitaires, des agriculteurs et le débat qu'on a, la concertation qu'on a depuis une demi-heure maintenant ? En fait, si vous voulez, moi je suis juste un consommateur qui a un certain âge qui vote quand même, qui vote et le constat que je fais le premier lorsque mon grand-père est né, la terre comptait 1,5 milliards d'habitants. Aujourd'hui, j'ai des petits enfants.

La Terre compte 8,5 milliards d'habitants. Va falloir nourrir tout ce monde. C'est mon premier constat.

Le [raclement de gorge] second, c'est que tout ça c'est devenu impossible parce que je n'accepte pas que l'on me dise que l'on veut mon bien en interdisant à Pierre ou à Paul de produire de telle manière et que dans le même temps on laisse rentrer dans mon pays ou des choses qui ne veulent pas mon bien. Donc c'est un débat qui est devenu totalement inaudible et l'électeur que je suis quand c'est inaudible il sanctionne. Voilà pourquoi l'écologie aujourd'hui a beaucoup droit de citer dans les médias mais ne bénéficie pratiquement plus d'aucun bulletin dans les scrutins.

H mais ça c'est dit. Merci beaucoup Max de nous avoir passé un coup de fil au 0826 300. Mais que ce soit Jean-Jacques ou Max, ils insistent quand même sur deux points très importants, que ce soit sur la recherche qui est aussi refusée par les mêmes qui qui sont contre n'importe quel produit phytosanitair et Max qui dit au bout d'un moment, on on sera face à une réalité qui s'appelle la démographie.

Si on veut mourir tout le monde et pas dépendre des autres, il va falloir commencer à réfléchir. Déjà nourrissons les Français parce que je veux dire, on a maintenant un symptôme de production qui se sont écroulés. Je rappelle pour les fraises qu'aujourd'hui les Allemands produisent plus de fraises que la France.

Donc alors que quand même enfin je veux dire je viens de la Provence qui était le verger de la le verger de ce pays. ça fait un peu bizarre. Et puis ensuite quand je disais se réconcilier avec la science évidemment parce qu'il y a des gens qui pointent qui sont payés à pointer les problèmes à organiser des impossibilités et qui ne veulent pas de la solu des solutions scientifiques parce qu'après ils vont nous dire bah oui mais vous comprenez alors on a on a eu le débat sur les OGM rappelez-vous qu'on a interdit voilà moralité nous mangeons des OGM mais nous n'en produisons pas et de la même manière qu'effectivement nous nous mangeons des produits importés qui sont traités avec ces mêmes pesticides ou plus exactement les produits antiparasitaires à usage agricole si on veut utiliser l'expression l'expression avant 1959 euh et et c'est et c'est là où il y a l'espèce de schizophrénie française, c'est qu'on interdit des produits qu'on va quand même consommer.

Donc la protection du consommateur n'existe pas. Mathias Lebuf et Noéi. Euh oui, le le témoignage de Jean-Jacques était intéressant parce qu'il dénonçait les antitou et parmi les antitou, il y a aussi les anti-écologistes.

Donc et je moi, pardonnez-moi, quand on parle d'écologie, je pense souvent à cette phrase de Jean-Yan, tout le monde veut sauver la planète. personne veut descendre les poubelles. C'est un peu ça l'écologie.

Euh donc euh je je crois vraiment que l'écologie il faut regarder. Noémi a fait un un petit lapsus amusant mais pour moi révélateur tout à l'heure quand elle expliqué qu'elle avait accompagné les agriculteurs au Parlement. C'était au Parlement c'est ça européen.

Elle a dit il voulait faire fructifier l'affaire au lieu de dire fructifier la terre. Et euh je c'est c'est intéressant ce ce lapsist euh mais bah oui [rires] non c'est la preuve que j'écoute. Mais euh il faut arriver à concilier les deux à faire fructifier l'affaire effectivement parce qu'on a besoin du d'une d'une économie agricole forte mais en tout en faisant fructifier la terre en en appauvrissant pas la terre.

Noéi, même s'il y a quand même si vous voulez si vous voulez simplement fructifier l'affaire, bon bah vous êtes avocat dans un grand cabinet associé parisien et vous n'êtes pas agriculteur parce que il y a quelque chose pour en avoir rencontré beaucoup et les avoir discuté avec 60 % des avocats gagnent moins que le SMI à Paris qui sont dans [rires] j'ai précisé les avocats associés dans les parisiens [rires] qui eux sont quand même bien la question la question des lobby financiers derrière parce que les le quand on parlait du Brésil, quand on parlait de la manière dont la Commission européenne a tordu ses propres règles, permettant ainsi aux gens du Mercosour de désigner un grand acteur de la viande brésilien, quand on sait qu'elle a tordu ses propres r pour faire rentrer les poulets ukrainiens, il y a derrière ces sujets des sujets économiques majeurs et importants et le problème c'est que nos agriculteurs, c'est un peu Astérix, c'est ils sont petits, ils sont nombreux mais ils sont petits par rapport à ces à ces Mais la leçon d'Azerx mon cher Julien, c'est qu'à la fin c'est quand même le petit gaulois qui gagne et on On va espérer qu'à un moment ou un autre pour l'agriculture pour l'agriculture on va on va miser sur une victoire. On essaie de trouver la potion magique [rires] mais je suis sûr que Panoramix n'est pas loin de de votre siège mon cher Julien. 0826 300 300 on poursuit cette conversation.

On vient de parler de l'Assemblée nationale c'était hier mais aujourd'hui il y a aussi un texte important sur les réseaux sociaux. Réseaux sociaux qui serait interdit au moins de 15 ans. C'est en tout cas l'accord qui va passer tout à l'heure devant devant nos députés.

Est-ce que c'est la bonne solution pour protéger nos jeunes ? parce qu'on n'est pas du tout en train de passer à côté des vrais sujets. Est-ce que le vrai sujet c'est pas qu'en réalité ce sont des plateformes chinoises, des plateformes américaines ?

Est-ce que le vrai sujet c'est que on n'arrive pas à contrôler, à sensibiliser suffisamment les jeunes ? Est-ce que le vrai sujet, je sais pas, c'est que ça en réalité c'est la facilité parce que qu'est-ce qu'on fait en France à part interdire ? Grande question qui devrait intéresser le philosophe Mathias Lebuf autour de la table qui est aujourd'hui présent en compagnie de Julien Aubert, Noémi Aliwa, Julia Courvo à tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime [raclement de gorge] Liedo, on croise le faire, on débat, on échange. premier auditeur 0826 300. On est en train de s'interroger.

On va s'interroger d'abord d'ici une petite demi-heure, s'interroger sur un rapport de la Cour des comptes qui a été publié il y a quelques heures et qui nous explique qu'en réalité il faut un peu plus de transparence quand les policiers et les gendarmes se font contrôler. Ils estiment qu'il y a un petit problème de déontologie au point d'ailleurs que certains magistrats de la Cour des comptes proposent d'accueillir des je cite observateurs extérieurs dans les conseils de discipline et de généraliser l'utilisation des caméras piéton par les forces de l'ordre. Mais je comprends pas.

Ça veut dire donc on ne peut plus faire confiance à la police 0826 300 300 et même à nos forces de l'ordre parce que là ça concerne les policiers et les gendarmes. Mais d'abord au vin s'interroger avec autour de la table Mathias Lebuf, Julien Aubert, Noémi Aliwa et Julia Courvoisé sur une première en Europe qui pourrait être signée qui pourrait être méde France. C'est l'interdiction pour les réseaux sociaux par enfin des réseaux sociaux par la France.

Le lieu va avoir le vote va avoir lieu dans quelques heures à l'Assemblée nationale. Est-ce protéger nos jeunes ? 0826 300 [musique] les débats de l'été sud radio.

La proposition de loi sera donc soumise au vote du Sénat dans l'après-midi puis à l'Assemblée en fin de journée. Étape donc qui devrait passer sans surprise dans le sens où il y a déjà eu un vote qui a été réalisé hier en CMP. CMP commission mixte paritaire pour le jargon.

On serait le premier pays à le faire et on sait que c'est une volonté en tout cas politique chez Emmanuel Macron. Mais est-ce bonne solution pour protéger nos jeunes ? Je vous regarde autour de la table en commençant par Noémi qui a déjà l'air totalement dépassé par ce qui est en train de se passer.

Je vais vous dire, je vais vous dire, je pense que comme beaucoup de français, je suis partagé sur cette question. Je pense que c'est une bonne c'est c'est une c'est une solution qui est importante pour les parents qui sont démissionnaires. Mais l'idée de voir l'État s'imisser dans la vie privée, dans la cellule familiale et décider à la place de parents, je trouve que c'est problématique.

En fait, ça vient acter la démission des parents. le fait que les parents eux-mêmes qui sont enfin qui sont quand même responsables en priori de leurs enfants puisque'en plus ils sont mineurs moins de 15 ans, ces parents-là devraient être aussi en mesure de pouvoir faire en sorte de protéger leurs enfants et d'imposer un cadre des limites dans l'utilisation des réseaux sociaux. Or, que vient dire cette loi ?

Elle vient dire au fond les parents ne sont pas capables eux-mêmes de protéger leurs enfants. Donc nous allons nous euh nous fonctionnaires de l'État, nous allons mettre des des limites. Voilà.

Donc effectivement dans un monde idéal, ça serait aux parents de prendre ses responsabilités. Mais comme nous ne sommes pas nous ne sommes pas dans un monde idéal, et ben je comprends que l'État soit là pour protéger les enfants. Maître Julia Courvoisier, comment vous regardez cette question ?

Alors moi je suis aussi un peu partagé. D'abord, il y a il y a un constat assez clair sur les réseaux sociaux et les mineurs. Un, les réseaux sociaux aggravent l'état psychiatrique dégradé des mineurs, ça les études le disent.

Deux, les réseaux sociaux et ça c'est mon point de vue d'avocate, sont aussi un vecteur d'infraction. trafic de stupéfiants, violence, harcèlement, prostitution des mineurs. Il y a une explosion de la prostitution des mineurs, on le sait, les chiffres sont clairs.

Donc il faut légiférer concernant les réseaux sociaux. Et je partage aussi votre avis, Noémi parce que il me semble que le premier responsable de ce que fait un mineur, c'est le parent. Et je tiens à dire qu'aujourd'hui [raclement de gorge] les réseaux sociaux sont interdits au moins de 13 ans sur le principe quand vous voulez vous inscrire sur Instagram notamment principe uniquement.

Oui, non mais oui bah enfin sur le principe et il y a plein de jeunes de moins de 13 ans notamment des jeunes filles qui sont, j'ai envie de dire chiné, permettez-moi l'expression, par des proxénetes pour se prostituer sur les réseaux sociaux qui ont moins de 13 ans et il y a des parents qui le savent qui partagent des vidéos. Donc moi, je suis un petit peu voilà partagé d'un côté en me disant ces réseaux sociaux sont dangereux et de l'autre effectivement est-ce que l'État doit s'imisser dans l'intimité de la vie d'une famille entre un parent et des enfants pour interdire et puis encore une fois même réflexion quelles vont être les sanctions h quelles vont être les sanctions ça les sanctions on aura certainement une idée quand tout à l'heure ça passera à l'Assemblée nationale et entre de toute façon les sanctions qu'on proposera et la manière dont on les appliquera, il y aura j'imagine un monde. Je vous voyais d'iné mon cher Julien Aubert.

Oh, je ne deine pas. Je moi je suis pour l'interdiction des mineurs de moins de 15 ans de l'accès aux réseaux sociaux. D'abord, je vais vous faire une confidence.

En 1993, quand j'avais 15 ans, j'étais privé de réseaux sociaux. Hm. Ça n'existait pas.

H Et pourtant, je me suis développé tout à fait normalement. Enfin à peu près normalement parce que j'ai fini au républicain. Donc pour certains gauchistes, je suis pas développé de manière totalement équilibrée.

Mais c'est révélateur de certains traumatismes. C'est ce que je veux dire, c'est que on peut euh comment dire je je crois si vous voulez qu'on a fait une expérience grandeur nature là encore comme pour les pesticides dans les années 70 sans jamais s'interroger sur ce que ça changé dans la société. Or, l'impact cognitif, l'impact démocratique, euh le fait de ne pas de de je dirais de de d'avoir accès à ces réseaux sans avoir été formés préalablement par la famille ou par l'école, l'esprit critique, la capacité à détecter les prédateurs, c'est pas forcément des parents démissionnaires.

Il y a des parents qui éduquent très bien leurs enfants. Sauf qu'on peut pas mettre une une mouche espirance, c'estàd que c'est blanc ou noir. Soit on confie un téléphone portable ou un écran à un enfant et à un moment donné bah peut-être que entre 1h et 2h du matin pendant que vous dormez, il allumera, il tombera sur un prédateur.

Donc et il y a pas que d'ailleurs que la prédation sexuelle parce que on met les enfants quelques heures à l'école et il passent le double du temps devant des écrans. Donc en réalité, il y a deux ministères de l'éducation nationale dans ce pays dont un qui n'est pas régulé. Et et donc comme pour la cigarette, comme pour d'autres expériences sociales, je pense que voilà, c'est pas grave si à 15 ans on découvre les réseaux sociaux, on est peut-être plus mature.

On peut autant l'interdire comme ça on limite en plus les dégâts par derrière. C'est un peu ce que vous dites. C'està-dire que oui, ça veut dire que mais dans une perspective où effectivement on forme les gens en disant c'est pas anodin et on va t'apprendre à utiliser cet outil de la même manière qu'on apprend aux gens à utiliser une voiture.

Mathias le buf. Alors moi, j'ai beau être de gauche, vous le savez, je suis un libertaire et je suis absolument contre cette proposition de loi pour plusieurs raisons. La première, c'est que je considère que l'interdiction doit être l'exception et pas la règle.

Or, en France, dès qu'on a un problème, on interdit. Donc, on a l'impression que interdire supprime le problème, ce qui est faux. La deuxième chose, c'est que cette règle, cette loi risque d'être totalement inapplicable et donc inefficace.

Euh bien évidemment, il y aura des des contournements. On sait que chaque fois qu'il y a de la prohibition, que ce soit les cigarettes, l'alcool, les réseaux sociaux, la pornographie, vous pouvez interdire tout ce que vous voulez. On peut même penser que ça ne fera que renforcer les choses.

Et puis surtout un un truc de fond, c'est que cette interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, c'est l'aveu total de la démission de l'État face au réseau. C'est-à-dire que c'est pas les réseaux sociaux qu'il faut interdire, c'est certaines publications, c'est les publications qui incitent à la haine, c'est les publication pornographiqu réguler de façon algorithmique. On a CD, on laisse libre champ au réseau, qu'il soit chinois, qui soit américain et par contre on va aller emmerder les les jeunes gamins de 15 ans en leur interdisant les réseaux.

Il y a deux pétitions de principe qui qui sont des axiumes en fait hein. De dire euh il faut pas interdire. Bon c'est un choix.

Je il y a des choses qui sont interdites. Je dis ça doit être l'exception l'interdiction. Oui d'accord mais une société lorsqu lorsqu'on détecte quelque chose qui est dangereux on l'interdit et c'est pas en soi mal.

Le fait de dire parce qu'on l'interdit ça va être contourné. Toute interdiction est contournée. Quand on a interdit la cigarette dans les lieux publics, je pensais à titre personnel que c'était pourtant je suis pas fumeur hein, je pensais que ce serait pas appliqué.

Je pensais que c'était inapplicable. Je pensais que ça allait provoquer des levé de bouclier. C'est rentré dans les mœurs.

Quand on a obligé la la ceinture de sécurité dans les années 80, les gens conduisaient n'importe comment et finalement tout le monde s'est plié. Je me rappelle le confinement. Si un jour on m'avait dit qu'on [grognement] obligerait des millions de Français à rester chez chez eux et à mettre un masque oui.

Non, mais ce que je veux dire c'est que la peur de se dire je ne vais pas légiférer ou je ne vais pas décider ceci parce que les gens ne le respecteront pas si on fait ça mais légiféront sur sur les les propriétaires des réseaux. pas que il y a pas que des propriétaires de réseau. C'est pas que ça.

Je veux dire, moi lorsque je vois des enfants qui passent des heures à regarder des contenus débiles euh des des enfin voilà, c'est pas forcément l'éducation que je donne à mes gosses et en réalité c'est pas forcément des prédateurs ou des réseaux. Il y a il y a des il y a des contenus qui sont stupides. Les enfants ne lisent pas.

D'ailleurs, la lecture s'effondre dans ce pays. Les gens ne réfléchissent pas et ils ont un temps d'attention maintenant de 3 secondes. H Julien Courvoier.

Ce qu'il faut quand même savoir, c'est que dans notre droit français, les parents sont responsables des enfants mineurs. Républicains, vous le savez, vous le dites régulièrement, il faut sanctionner les parents. Il faut sanctionner les parents.

Donc la question quand même, elle est là. C'est-à-dire que la priorité dans l'éducation d'un mineur, c'est qu'est-ce qu'on fait un parent et qu ce qu'on impose aux parents concrètement. Moi, c'est ça la question qu'il faut se poser.

Concrètement, ça va se passer comment ? parce qu'en bout de chaîne, il y aura toujours la justice. Mais je veux dire, si on n pas une éducation aux réseaux sociaux avant, moi je vais vous le dire en tant qu'avocate.

Aujourd'hui, vous trouvez des armes Broning, des pistolets broning sur TikTok pour moins de 1000 € à payer en espèce que vous allez chercher dans le nord de Paris. D'accord ? Quand vous êtes un mineur, effectivement, le grand danger, moi je suis n en 1982, vous voyez quand mes parents ils m'ont enfermé chez moi le soir, j'étais en sécurité.

Aujourd'hui, quand vous enfermez votre adolescent pour le sanctionner chez vous, s'il a son téléphone portable, il n'est plus en sécurité. Vous recevez sur euh TikTok et sur Snapchat de comptes qui n'ont pas de numéro de téléphone. Vous recevez des propositions pour acheter de la drogue, notamment du PTC.

Il y a eu un article récemment et un reportage sur le pai de ton crâne. Donc c'est ça le problème. On va contrôler comment et on va sanctionner qui et comment.

Et ben c'est ces questions auxquelles on va essayer de de répondre dans la suite de la conversation sur Sud Radio. Réseaux sociaux interdits au moins de 15 ans. C'est visiblement ce qui va être voté là dans quelques heures à l'Assemblée nationale.

Est-ce pour autant la bonne solution pour protéger nos jeunes ? Parce que vous venez de lire les réseaux sociaux. Et demain, ce sera peut-être uniquement par SMS.

Qu'est-ce qu'un réseau social ? Est-ce que aujourd'hui une messagerie est un réseau social ? Est-ce que WhatsApp demain sera considéré comme un réseau social ?

Et ben, on se pose la question et forcément la bonne solution pour protéger nos jeunes. 0826 300. À tout de suite sur Sud Radio.

Sud Radio. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime [raclement de gorge] Liedo 0826 30035.

La conversation se poursuit sur un sujet qui visiblement nous anime tous autour de la table. Ce sont les réseaux sociaux qui devraient être interdits avant l'âge de 15 ans là dans les prochaines heures à l'Assemblée nationale, mais est-ce que c'est vraiment la bonne solution pour protéger nos jeunes quand on voit en réalité le reste du danger qu'on peut avoir simplement sur un téléphone ? Mathias Lebuf, juste avant qu'on parte en pub, vous évoquez le le fait que dans ce cas-là, il faut interdire le téléphone.

Mais c'est un peu ce qu'on fait déjà. On est déjà rentré dans cette dynamique là parce que on l'interdit au collège, on s'apprête à l'interdire au lycée. Je veux dire, c'est déjà entré dans les meurtress cette interdiction quasiment du téléphone portable.

Il y a une différence entre réguler et interdit que que le le téléphone soit interdit en salle de classe et et qu'on régule et qu'on qu'on protège certains espaces, ça ça me paraît tout à fait tout à fait normal. Bon, après interdire encore une fois, moi je je pense que c'est vraiment un syndrome vraiment français. Chaque fois qu'on a un problème, on interdit et je crois que ça ne résout rien.

Et puis j'ajoute une chose, c'est que d'une certaine façon, c'est aussi discriminatoire pour un certain nombre de jeunes qui utilisent les réseaux sociaux de façon tout à fait modérée, tout à fait intelligente. Il y en a aussi. Il y a il y a il y a des tas de jeunes qui vont pas chercher de la drogue, qui vont pas chercher de la pornographie, qui vont pas chercher un certain nombre de choses et et qui utilisent les réseaux sociaux de façon tout à fait normale, quoi.

Alors, je je me permets, on n pas besoin de chercher de la pornographie sur les réseaux sociaux, hein. La pornographie avec l'algorithme arrive très rapidement chez les jeunes. La vente d'armes aussi et la vente de stupéfiant aussi et notamment les images violentes.

Euh moi je me pose, il y avait il y avait les les catalogues à l'époque euh la pornographie ça c'est aussi vieux que le monde hein. Non mais enfin aujourd'hui il y a quand même des études sur l'impact de la pornographie et la vision de la la pornographie chez les mineurs ultra violente. Sur Facebook, il y a pas de pornographie.

Facebook la pornographie est algorithmiquement interdit. [rires] Non mais c'est pas Facebook n'est pas le même réseau social. On est un spécialiste de la question autour de la table.

Mais Facebook n'est pas le même réseau social que Instagram ou TikTok qui est très vidéo. Par exemple Facebook, excusez-moi c'est un peu un truc de vieux. Moi je suis bien très bien.

Vous êtes en train de traiter de vieux je me suis traité qui porte beauophobie. Ce que je veux dire c'est que c'est possible. C'est possible.

On pourrait imaginer euh sur Instagram ou sur TikTok de de de bloquer ces contenus-là pour pour que Ah, vous êtes optimiste, hein. Euh, vous avez vous avez raison, vous avez raison. La politique euh doit essayer d'être moins impuissante qu'elle ne l' aujourd'hui.

Absolument, vous avez raison. Mais juste un mot, s'il vous plaît. Juste un mot.

Je crois qu'il y a globalement un consensus sur l'idée que le téléphone portable est en train de ravager la santé mentale de nos enfants. Euh notamment TikTok même qui abruti, disons-le, les gosses qui est en train de détruire leur leur capacité de concentration et cetera et cetera. Il y a un consensus sur l'idée qu'il faut faire quelque chose.

La question c'est de savoir est-ce que cette mesure là, elle est applicable. hàd [raclement de gorge] avec une jtice qui est déjà complètement débordé avec une police qui est déjà complètement débordée comment est-ce que vous allez pouvoir ensuite faire en sorte que des policiers vont quoi vont toquer à la porte dans les familles en disant vous les parents, monsieur et madame vous avez laissé votre enfant aller sur les réseaux sociaux et c'est la question de l'applicabilité ce serait possible de mettre en place cette mesure est-ce que ça va être encore une mesure qui va une loi qui qui va finir par être s'autodétruire parce qu'elle ne va pas la défense comme Oui, parce que en bout de chaîne, il y a toujours la justice. De toute façon, la justice, elle intervient parfois trop longtemps après les faits, mais la justice intervient toujours.

On va faire quoi ? On va sanctionner les parents ? On va prévoir quoi ?

Des amendes, des contraventions, pourquoi pas une infraction, un délit des CRPC. Donc, on va venir alourdir les audiences. Les CRPC, c'est les reconnaissance de culpabilité.

He vous négociez votre peine. Je veux dire, je suis désolé de le dire comme ça, mais est-ce que la justice aujourd'hui elle a que à faire ? Je pense que vous êtes trop juridique.

Une interdiction c'est pas forcément mais une interdiction sans fonction ça ne sert strictement. Quand vous avez d'abord vous avez tout ce qui est contravention mais de manière générale une interdiction c'est au plan très symbolique une forme d'intériorisation psychologique de la part de la on est dans un pays où le principe est la liberté donc on ne fait pas des interdictions psychologiques c'est pas c'est pas c'est pas il respecte la loi il a pas forcément besoin du gendarm moi il y a plein de choses que je fais je veux dire je vis dans des coins où je ne vois 99 % du temps pas de policiers et pour autant je respecte la loi ou alors oui mais vous respectez la loi parce qu'il y a des sanctions. H non, parce que je pense que la loi est bonne.

Oui. Non, on respecte la loi parce que il y a des sanctions et la loi interdit parce qu'elle sanctionne. C'est parce que vous violez une interdiction.

Et vous pass je passe je passe au passage piéton et pas en traversant la rue parce que je pense que c'est intelligent et c'est plus au tribunal correctionnel. Ce que je veux dire c'est que tout neède pas de la peur du gendarme. Je vais alors je vais je vais dire un peu le contraire de ce que j'ai dit tout à l'heure.

C'estàd que cette loi aura une utilité quand même, c'est que en cas de délit voire de crime impliquant des mineurs et des réseaux sociaux, ça sera une circonstance aggravante et effectivement on pourra dire bah oui mais là vous avez utilisé les réseaux sociaux et c'était interdit. Et donc on pourra euh euh rendre délictuel euh l'usage de des réseaux dans ce cadre-là. Mais très concrètement, il y a il y aura pas une police des réseaux sociaux qui va venir taper à votre porte en disant "Excusez-moi, je rentre dans la chambre du petit pour savoir et je l'ai pris en flag avec les réseaux sociaux." Bah vous pourriez donner de de bonnes idées.

Mathias, moi je repense à cette interdiction sans sanction. Je pense qu'aujourd'hui il y a quand même un certain nombre de parents. C'est un débat d'actualité sur l'usage des réseaux sociaux.

On en parle dans les écoles, on en parle dans les collèges. Je fais partie d'une association qui s'appelle Initiat droit et plusieurs fois par an, j'interviens dans des écoles primaires pour faire de un petit peu de de l'apprentissage sur tout ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Je vais vous dire quelque chose.

J'interviens la plupart du temps dans des classes de CM2. Ils ont quasi tous un téléphone portable et quasi tous les réseaux sociaux. Tous en CM2 ça va pas.

Les parents le savent. Hm. Qui a qui acheté le SP l'interdiction sans sanction, elle fera rien.

Pourquoi ? Parce que les parents, ils sont au courant de tout ça et ils pense qu'il gère. Ils ne comprennent pas effectivement la notion derrière de danger qu'il y a.

Parce que c'est le fait le fait de dire c'est interdit va peut-être d'abord il y aura plus de transgression en fait de d'acheter un téléphone portable à un enfant. On peut empêcher l'ouverture des lignes pour pour un pour un dol enfin quelqu'un de moins de 15 ans. Je veux dire si on s'attaque pas 14 ans, on peut avoir ce qu'on appelle un téléphone de guerre.

Si on ne s'attaque pas si on ne s'attaque pas frontalement au sujet, la situation va continuer à péricliter. Je dis pas que ça va forcément fonctionner mais pour l'instant tous les mythes disant on va interdire les plateformes et cetera. Moi, je suis pour la carte numérique.

Je pense que c'est une carte d'identité numérique. Je pense qu'il faudrait finir avec l'anonymat sur internet. Je pense que vous devriez, on devrait tous avoir de la même manière qu'on a une carte d'identité.

On a une carte d'identité numérique et on est capable d'authentifier des propos que vous pouvez tenir. Pasonime sur les réseaux sociaux. La justice quand elle veut vous retrouver, elle vous retrouve he sur les réseaux sociaux.

Elle vous retrouve mais aujourd'hui vous avez plein de gens qui profitent de cet anonymat pour faire des choses dégueulasses. 0826 300 réseaux sociaux interdit au moins de 15 ans. C'est ce qui devrait être voté là tout à l'heure à l'Assemblée nationale.

Est-ce que c'est la bonne solution pour protéger nos jeunes ? Ben, je vais vous demander à vous Louis qui nous avez passé un coup de fil. Bonjour Louck.

Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Loï, est-ce que vous vous avez des enfants ?

Est-ce que vous vos enfants ont les réseaux sociaux ? Alors, écoutez, moi mes deux derniers ont 16 et 17 ans et demi. Euh les enfants de ma compagne ont 15 et 11.

Il faut être très clair, celui de 11 aujourd'hui n'a pas de téléphone. Hm. Donc déjà, ça c'est le premier point.

Deuxème point, l'interdiction. Je pense que c'est une bonne idée. Même si je vais être très franc avec vous étant juriste de formation et de métier, euh je suis d'accord avec votre intervenante.

Une interdiction sans sanction, ça ne sert à rien. Hm. Euh et pour autant, il faut aussi faire gaffe au fait, on commence à interdire au moins de 15 ans, puis ça fera au moins de 18 et puis on interdira en fonction de ceci, en fonction de cela.

Et toujours le débat quand on commence à interdire quelque chose, où est-ce qu'on commence et surtout où est-ce qu'on s'arrête. Ouais mais mais Louis, ça veut dire aussi que pour le pour le reste de la petite tribu que vous avez décrite par exemple ceux qui ont 15 16 17 comment ça s'est passé le rapport aux réseaux sociaux avec eux ? Vous leur avez interdit ?

Ils ont ils ont eu ça très tard, vous avez un œil dessus, il y a un contrôle parentel. Il y a un contrôle parental et je vais être très franc. Autant bon moi je suis séparé donc il y a un des deux téléphones sur celui de 17, c'est la mère qui gère.

Moi, j'ai géré pour mon petit dernier entre guillemets. Euh, je je n'ai commencé à déverrouiller un certain nombre de choses qu'aujourd'hui. Ouais.

Vous avez attendu la majorité. Il pouvait C'est ça. Il pouvait envoyer des SMS, il pouvait jouer avec les jeux qu'on trouve sur les téléphones portables.

Euh, il pouvait appeler mais je n'ai que libéré les accès à Instagram, à TikTok, à ce genre de choses-là que très très récemment. H bon ben écoutez, merci de votre témoignage là. Présent.

Voilà. H merci beaucoup de votre témoignage de Wiko 0826 300. On verra le vote hein tout à l'heure et on aura certainement l'occasion ça d'en reparler puis on a lancé presque un débat philosophique.

Est-ce que la sanction enfin est-ce que l'interdiction peut fonctionner sans sanction ? Ce sera peut-être le prochain bac de philo. En tout cas, il est permis d'interdire.

En tout cas, il est permis d'interdire, c'est sûr. 0826 300, notre dernier débat dans une poignée de seconde sur Sud Radio en rapport de la cour des comptes qui s'interroge en tout cas sur la déontologie dont ferait preuve les policiers et les gendarmes, notamment quand eux sont contrôlés, ils proposent de mettre dans les [musique] on va dire dans les dans les conseils qui jugent les policiers et les gendarmes des observateurs extérieurs et de généraliser l'utilisation des caméras piéton par les forces de l'ordre. Est-ce que ça veut dire qu'on ne peut plus faire confiance à nos policiers et nos gendarmes ? 0826 300.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio, [musique] les débats de l'été 10h 13h.

Maxime, dernière demi-heure de débat avec une équipe d'élite aujourd'hui. Mathias Lebuf, Julien Aubert, Noémi Ali, Julia Courvoisier. On a causé politique avec [musique] la réintroduction des pesticides.

Est-ce qu'il fallait se reconcilier avec ces pesticides ? On a causé de l'interdiction des réseaux sociaux. Bon, je constate qu'on avait dit que l'Assemblée nationale il s'y passé pour rien.

Faut croire quand même qu'on est un peu qu'on a un peu de matière pour débattre, ce qui est toujours un quelque chose de rassurant. Mais cette fois-ci, quand en France, on n'a pas des débats à l'Assemblée nationale, on discute de rapport. Ben là, c'est un rapport qui a été publié par la Cour des comptes et c'est un rapport alors qui a mis du temps à sortir et à être publié et qui s'interroge sur la déontologie en réalité des policiers et des gendarmes quand c'est eux qui se font contrôler par leurs institutions. il trouve pour aller très vite que ça manque de transparence.

Je cite alors que le contrôle externe des polices est devenu la norme dans de nombreux pays comparables à la France, une telle évolution est aujourd'hui incontournable avec une volonté donc d'apporter un tout petit peu de transparence avec des observateurs extérieurs qui pourraient assister au conseil de discipline et une volonté donc pour suivre absolument tout ce que font les positions et les gendarmes de généraliser l'utilisation des caméras piéton. Est-ce que cela veut dire qu'on ne peut plus faire confiance à nos forces de l'ordre ? 0826 300 m.

Tiens, peut-on encore faire confiance à nos forces de l'ordre ? Alors, il me semble que 74 ou 76 % des Français font confiance en leur police. Moi, je suis je suis avocate, j'ai au quotidien des contacts professionnels avec des policiers, avec des gendarmes.

Sur le principe, moi je fais confiance à ma police. Je suis je suis professionnelle, j'ai des dossiers qui sont très bien montés. Le problème, il est pas vraiment là, c'est les petites choses du quotidien. euh les insultes, les dégradations, parfois les faux procès verbaux et cetera.

Et effectivement euh la police procé verbau c'est déjà c'est déjà autre chose. Ah oui, mais je suis désolé de vous le dire, mais c'est très courant. [raclement de gorge] Euh c'est très courant un procès verbal.

G confiance en la police avec tout ce que vous venez de dire. Mais alors moi je moi je garde confiance en la police parce que j'interviens dans des dossiers qui sont extrêmement bien montés professionnellement. On a une police en France qui est qui est bien formée et qui monte des beaux dossiers.

Après là, cette question là, elle est plutôt sur la la petite sanction du quotidien. Effectivement, on a des policiers qui dépasse les bornes et il y a pas que dans la police. Il y a eu avanthier un arrêt du Conseil d'État, si je ne m'abuse sur les conditions de détention à Condé sur Sartre.

Bon, je pense que la police est quand même une profession qui est très particulière. Je l'ai déjà dit notamment sur mes réseaux sociaux puisqueon parle des réseaux sociaux. Euh la police, elle est à l'usage légitime de l'arme.

Elle constate des infractions, elle peut restreindre votre liberté, elle peut vous menoter. Euh donc elle doit être extrêmement contrôlée. Voilà.

Euh et je pense qu'effectivement alors un manque de transparence, je ne sais pas parce que quand on est dans les dossiers nous et qu'on saisit l'IGPN par exemple, c'est pas tant la transparence, moi je trouve qui nous pose problème, c'est la rapidité. Euh c'est-à-dire que ça traîne, ça traîne, ça traîne pour avoir des informations, pour être auditionné, pour que ça donne lieu à quelque chose. C'est un petit peu long.

Voilà. Mais euh je pense qu'effectivement il faut en tout cas euh maintenir un contrôle accru sur cette profession qui est une noble profession euh en laquelle les Français ont confiance, hein, euh mais qui effectivement est une procession qui sort un petit peu de l'ordinaire parce qu'elle a des pouvoirs extraordinaires. Mathias Lebœuf, je vous voyais tout d'un coup beaucoup plus sceptique dès l'introduction de de l'avocat, dès le début de la plédoirie, finalement.

C'est ça. Oui, exactement. Mais Mathias doeline énormément.

Oui, c'est ça. Je suis un dodelineur professionnel. Dehors qu' de l Attention.

Euh non, moi je je trouve ce ce rapport de la cour des comptes très intéressant parce que il est il pointe un certain nombre de choses et je l'ai trouvé enfin pour le contre-rendu que j'en ai lu assez [raclement de gorge] mesuré. Euh le rapport euh rappelle une chose, c'est que la police est le corps d'état le plus contrôlé et ça c'est extrêmement important et que globalement euh un nombre d'enquêtes euh très important est ouvert. Je crois qu'il y a 12000 enquêtes par an qui sont ouvertes et que sur ces 12000 enquêtes, 10 % arrivent à des sanctions.

Donc effectivement parce que il faut le dire aussi les sisésines he sont de plus en plus nombreuses. Donc sont de plus en plus nombreuses. Voilà.

Donc c'est bien que la police soit contrôlée. La police et la gendarmerie sont un pilier républicain et il faut que la police reste républicaine. Après euh il y a des tas de petites choses qui passent sous les mailles du contrôle et c'est ce qu'on pourrait appeler justement c'est pour ça que c'était intéressant ce que vous étiez en train de dire, c'est les abus de pouvoir au quotidien, les insultes, les petites gifles, les coups, les faux PV et ça, pardonnez-moi, mais il suffit d'avoir été serré par des flics euh dans la rue une ou deux fois pour savoir le tutoinement intempestif, le mets-toi contre un mur et je te pousse.

Et voilà, c'est ça, c'est tous les jours. Tous les jours. Donc il y a il y a ce problème là.

Euh et en plus on peut on pourrait ajouter que suivant le profil que vous avez euh vous êtes pas traité pareil. Mais bon, je je reviendrai pas sur sur ce sur ce chosel-à. Après euh ce qui me paraît intéressant dans ce rapport c'est euh les préconisations euh et notamment la caméra embarquée dont d'ailleurs, je crois qu'un certain nombre de syndicat de police sont systématiser parce que ça lèvera un certain nombre de choses et puis le temps de procédure aussi parce que quand une enquête est lancée, elle met 3 ans à arriver au bout.

On l'a vu notamment dans l'affaire Traoré, c'est très très long qui impliqué la gendarmerie et voilà, c'est c'est insupportable. Votre temp de parole cher Mathias, c'est [rires] arrivé à expiration selon le présentateur de cette émission. Non mais voilà pour peut-être voilà peut-être pour pour apporter des contrearguments à ce que vous venez de dire.

Euh les policiers eux-mêmes vous racontent la difficulté de leur travail au quotidien parce que eux-mêmes ne se sentent pas du tout respectés et au contraire, ils ont de plus en plus de mal à faire respecter la loi. Ils ont de plus en plus peur eux-mêmes d'être euh d'être de se retrouver devant la justice, de se retrouver de devant l'IGPN, de se retrouver euh en fait eux-mêmes jugés pour leur propre travail. Ce qui fait qu'en fait ils sont ils sont entravés dans leurs actions au quotidien et que par exemple on peut comparer avec d'autres pays aux États-Unis, pardonnez-moi, mais un policier, il vous dit "Tenez-vous debout, monsieur, mettez les mains derrière derrière les le dos.

Vous rigolez pas en fait. En France, je suis désolé mais vous avez tous les jours des affaires qui vous montrent que les policiers ne sont pas respectés." Moi, j'ai pas envie d'avoir la police des États-Unis.

Peut-être que ça ça rapporterait un petit peu plus d'ordre dans le pays. Vous savez, nous avons un grand problème d'autorité. Et d'ailleurs, ceux qui souffrent ceux qui souffrent des problèmes d'autorité sont souvent ceux qui vivent dans les quartiers sensibles parce que croyez-moi, quand vous habitez dans une tour HLM d'un quartier nord de Marseille et que tous les jours vous avez des fusillades et avec des policiers au milieu ou là-bas qui n'ont pas les moyens de faire respecter la loi, qui n'ont pas les moyens de faire respecter l'ordre, et bien vous en souffrez vous en particulier en priorité.

Non, mais juste un mot peut-être pour terminer sur ce que j'étais sur ce que j'étais en train de dire. Euh je suis toujours à la à l'écoute de ceux qui ont des discours, disons, je vous parle, je ne parle pas de vous parce que vous êtes toujours très nuancé et mesuré dans vos propos, mais les discours antipol et je pense notamment au député Louis Boyard qui à la à l'Assemblée nationale insistit pour dire la police tue et dès qu'il a été menacé, il était bien content d'avoir ensuite des policiers qui le protégeaient parce qu'il était sous protection policière. Et ça c'est intéressant de voir que dès qu'on a besoin de la police, on est bien content qu'elle soit là.

Je soutiens la police. Point. C'est un jour euh une réplique que j'avais faite à un acteur célèbre qui disait "Je soutiens la police" mais j'ai dit "Non, c'est je soutiens la police.

Point". Moi, je me suis pas fait serrer par la police française pour reprendre l'expression, mais un jour, je me suis fait arrêter par la police américaine. Et je peux effectivement vous assurer que c'est pas très drôle et que la nôtre en réalité est beaucoup plus élégante.

Souple. bien sûr que la police amée. Après, je crois quand même qu'il y a il y a un sujet sur lequel on doit collectivement s'interroger, c'estàd que le travail de la police est effectivement plus compliqué.

C'est la société qui est devenue beaucoup plus agressive et donc on leur demande de faire un métier plus compliqué qu'il y a 20 ou 30 ans. Donc [grognement] les contrôler, oui, mais faisons attention de ne pas reproduire ce qui se passe dans le reste de l'État. C'est-à-dire qu'on contrôle extrêmement bien des gens qui n'arrivent plus à faire leur travail parce que d'abord il ils ils détournent une partie de leur temps de travail utile pour devoir se justifier en permanence.

Donc je serai partant moi plutôt pour une présomption euh de confiance. C'est pour ça d'ailleurs j'étais favorable à troyer la défense sur le l'usage de l'arme. Moi, je pars du principe qu'un policier qui utilise l'arme, c'est pas quelque chose d'indodin et c'est qu'il le fait, il le fait en en toute responsabilité.

Mais après effectivement l'arbitrage vidéo comme au football comme ça, voilà comme ça je dirais on on s'économise aussi peut-être des procès ou des ou des ou de la bureaucratie parce que pour les vérité peut-être instantané. Moi, j'aimerais qu'on les allège qu'on les 0826 300. Est-ce que on peut encore faire confiance à nos forces de l'ordre ? en tout cas non pas ce que sous-entend mais il y aurait quelques problèmes déontologiques dans la police et dans la gendarmerie si on l rapport de la cour des comptes.

Est-ce que pour autant nous ça doit nous faire changer d'avis sur la police et la gendarmerie ? C'est la question qu'on se pose au 0826 300 300. Bonjour Véronique.

Bonjour à tout le monde. Merci beaucoup d'être avec nous Véronique. Merci à vous surtout.

Alors euh moi j'ai été épouse d'un policier pendant plus de 30 ans. Donc euh j'ai vu un petit peu l'évolution police. Ils ont un métier qui est vraiment pas facile hein comme le disait les les personnes.

Alors Véronique, ce que je ce que je vous propose c'est qu'on va essayer de vous rappeler et vous allez surtout essayer d'enlever le haut-parleur pour qu'on puisse un tout petit peu communiquer parce que vous en gros ce que vous allez de ce que je suis en train de comprendre c'est que vous avez été marié à un policier. Vous avez dû voir, j'imagine, ce que c'est le quotidien de policier avec ben forcément les mauvaises journées, avec forcément aussi des des conclusions et des dossiers qui tournent mal avec une une certaine lassitude. Mais je vous voyais en attendant qu'on récupère Véronique comme il se doit réagir à ce que disait Julien Aubert, maître maître Julien Courvoisier sur la présemption de confiance.

Oui, je suis désolé de vous le dire et vous allez me dire vous parlez encore de droit mais la présemption de confiance en droit dans dans le quotidien ça ça veut strictement rien dire. Moi, si vous voulez, je suis toujours un petit peu euh un petit peu agacée des débats politiques qui nous sont proposés entre d'un côté je soutiens la police, point je vous comprends. Et la police tue.

Je veux dire, c'est pas le sujet. Le sujet c'est est-ce que quand nous avons des policiers qui sont contrôlés euh et que ils sont sanctionnés parce que je le rappelle, ils ont ils ont violé des règles disciplinaires et des règles déontologiques, est-ce que c'est normal ? Est-ce qu'il faut renforcer ces contrôles ?

Je crois que oui. Je ne pense pas qu'un policier soit entravé dans l'exercice de son activité lorsqu'on l'empêche d'appeler un gardé à vue salle noire ou lui [ __ ] une baffe. Je ne pense pas que les policiers et moi je parle beaucoup à des policiers et d'une manière générale les policiers que je croise, ils me disent "Ces gens-là dans notre profession, ils doivent être sanctions." Oui.

Mais c'est pour ça que j'ai fait une distinction entre la police, je soutiens la police. Les policiers c'est différent qu'il y ait des policiers comme il on a parlé tout à l'heure. Oui mais ça c'est de la politique que vous faites.

C'est c'est de la débat. Non non, c'est que il ne faut pas, il y a des gens qui essayent d'atteindre le concept de police. C'estàd que fondamentalement à travers les les critiques qu'ils peuvent faire sur certains actes de policiers, ils sont contre l'idée premièrement qu'on applique une répression, deuxièmement qu'il y ait un monopole de la violence légitime, troisièmement qu'il puisse y avoir des armes à feu, quatrièmement que l'État euh enfin l'idée même que il puisse y avoir derrière un état qui manifeste une forme de de d'oppression sur une société.

Et donc [grognement] c'est pour ça que je soutiens la police. Point. parce que la police est nécessaire pour la démocratie.

Après sur les cas de policiers, c'est ce que je disais tout à l'heure, l'arbitrage vidéo, c'est la meilleure manière je dirais de de discipliner. Preuve qu'on peut discipliner sans sanction. H Mathias, je vous voyais là aussi réagir et non pas d'audiner mais vraiment réagir.

Non non mais parce que l'argument et je suis toujours surpris dans ce débat là sur l'argument de dire "Ah les policiers ils ont pas un métier facile." Euh oui, ils ont pas un métier facile effectivement. Et effectivement, la situation s'est dur mais c'est pas pour ça que ça doit les dédoiner d'agissement qui qui ne sont pas républicains ou qui ne sont pas dans dans les codes de déontologie.

Ça c'est la première chose. Ça me fait penser à à cette au technicien informaticien qui râ parce qu'on l'appelle toujours quand il y a un problème. Bah oui, tu es technicien en informatique forcément quand on t'appelle c'est que l'impose quand mme ce qu'il faut comprendre c'est qu'il y a des éléments nouveaux et là monsieur Aubert vous le disiez c'est-à-dire que nous avons changé de société ce n'est pas les mêmes on ne leur demande pas exactement la même chose qu'il y a 20 ans ou qu'il y a 30 ans.

Nous sommes dans une société qui est beaucoup plus violente, il faut le dire. Nous avons une jeunesse qui est aussi beaucoup plus violente. Et donc le travail qui était mené par la police il y a 20 ans n'est pas le même qu'il doit mener aujourd'hui.

Ils sont ils sont ils sont en prise avec beaucoup plus de de violence au quotidien. Ils sont confrontés à des situations qui sont beaucoup plus la réponse serait laquelle ? de moins les contrôler ou de plus les contrôler et ensuite de leur [rires] parce que je suis désolée quand vous parlez tout à l'heure de conditions de travail, ça c'est ce que les avocats plaident devant l'IGPN pour les les policiers parce qu'on les connaît les conditions de travail mais il n'en demeure pas moins comme toute personne qui viole la loi.

Vous avez des explications, vous avez un contexte, il n'en demeure pas moins que derrière, il y a des sanctions parce que un policier qui fait un faux procès verbal, je rappelle que c'est criminel, mais un policier qui fout une baffe à un garder à vue, un policier qui tient des propos racistes parce que globalement dans ce rapport, on parle principalement de de ce genre, je vais pas dire de petites choses, mais de de de petits manquements entre guillemets parce que ce ne sont pas des crimes, ça c'est intolérable. Ça peut s'expliquer quand vous avez un policier à bout, il n'en demeure pas moins que ça doit intolérable. Le problème c'est attention de ne pas stigmatiser parce qu'on utilise ce terme à toutes les sauces.

Ben, je me permettrai de l'utiliser pour les pour les aussi pour les professionnels et les policiers. Il faut pas non plus stigmatiser tous les policiers. C'est très important de faire la distinction entre les brebillaleuses, entre ceux qui se permettent des propos racistes, des actes de violence qui sont intolérables et qui doivent être condamné à juste titre et l'ensemble de la profession qui sont des hommes qui travaillent dur, qui travaillent pour l'état, qui travaillent pour l'ordre, qui travaillent pour l'ensemble de la s bien sûr.

Je pense que c'est très important de ne pas de ne pas condamner des innocents, de ne pas mettre [raclement de gorge] une cible sur des sur des innocents et de faire la distinction. Il faut faire très attention à ça très rapidement. Vous avez raison, il s'agit pas de jeter l'eau probe sur une profession qui en plus c'est une profession essentielle, mais justement sur la difficulté aujourd'hui que rencontre les policiers qui est une difficulté particulière, montons au créneau et quand je dis monton, je m'implique sur la formation qu'ils aient qu'ils aient des nouveaux types de formation sur les moyens mais ne demandons pas une forme d'impunité face à des situations qui sont aujourd'hui l'impunité, elle est plutôt dans ce qu'il commence plutôt dans le camp d'en face quand je vois des gens encore un policier qui s'est fait traîner sur 20 m là par quelqu'un qui lui a foncé dessus.

Ils se font tirer. Enfin, c'est pas tous les métiers, vous compariez avec l'informaticien, c'est pas tous les métiers où on est confronté à des à des à des individus qui en fait n'ont n'ont aucun respect parfois pour la vie ou pour des concepts basiques de la civilisation. C'estàd que on leur demande par rapport à ce qui la police des années 70, je dirais des degrés de sophistication dans l'application du droit, dans les grands principes qu'on applique au jour le jour face à une société qui ne connaît même pas parfois les bases mêmes du respect de de l'être humain.

Donc c'est ça que et donc ce décalage fait qu'on risque d'avoir des gens qui disent "Bah vous savez quoi ? Police fantasmée c'est parfait mais moi je vais plus faire parce que je vais plus risquer ma vie." 0826 300, c'est la fin des débats.

On se retrouve dans une poignée de seconde sur Sud Radio pour les coups de cœur et les coups de gueule des uns et des autres. Et vous restez bien entendu avec nous tout de suite. 0826 300 300, on termine ces débats avec les coups de cœur et les coups de gueule des uns et des autres en commençant.

Alors qu'est-ce qu'on va avoir ? On va avoir un peu d'international, on va avoir un peu de droit. Je n'ai pas celui de Noémie.

Donc ce sera on aura même on va même avoir le droit à une petite surprise. C'est ça qui est beau. Mais je vais me tourner d'abord vers vous Julien Aubert où vous voulez faire une forme de coup de cœur à quelqu'un qui vit, on va dire des heures compliquées.

Oui. Christophe Rivin qui est le maire d'Alè, maire les républicains d'Alè et qui courageusement s'est attaqué à la désé de mafia dans sa ville qui a qui a débarqué et lui s'est opposé. En réalité, il a été menacé de mort et il a été exfiltré cette nuit euh par le raid suite à une suspicion de voitures piégées.

Il [grognement] faut soutenir parce que le courage physique quand on est maire, on n'est pas maire pour se faire tirer dessus ou avoir ces enfants qui sont victimes de l'engagement politique qu'on fait. Ça vaut d'ailleurs pour les maires comme pour tous les élus de ce pays. Et il faut absolument qu'il y ait une mobilisation derrière ces ces ces magistrats, ces premiers magistrats de commune qui sont au premier rang, qui n'ont pas forcément de protection, voilà, qui sont au milieu de la population et qui courageusement prennent la parole parce que sinon c'est le régime de la terreur qui va s'installer.

Moi, j'ai pas du tout envie, on parlait tout à l'ure des États-Unis, j'ai encore moins envie de vivre en Colombie. Donc, je le soutiens pleinement. Euh j'espère que des mesures policières seront prises pour le protéger mais surtout pour que la terreur change de camp.

Qu'on retrouve ceux qui ont fait ça, qu'on les arrête et qu'on les juge. Mais une petite réaction. C'est vrai que ce merdalais ça commence à faire la haine de l'actualité parce que je rappelle que il y a quelques jours, on apprenait qu'il avait reçu des menaces et deux balles à son domicile.

Ça prouve encore une fois, je veux dire l'infiltration à l' quand on pense à l' on pense pas immédiatement trafic de drogue et et mafia si vous voulez. il a fait une déclaration publique pour dire qu' qu'il tiendrait bon et que les maires étaient les derniers remparts euh de la République. Euh c'est non seulement les der que le rempart reste métaphorique.

Oui oui bien sûr. Oui mais c'est c'est le c'est non seulement les derniers mais c'est même les premiers remparts parce queils sont euh sur le terrain euh quotidien de de ces trafics de drogues qui s'étendent et qui s'étendent dans des villes de plus en plus petites enfin moyennes et petites. Et effectivement il faut lui témoigner un soutien indéfectible.

J'espère que la République à travers notamment le ministre de enfin les différents ministres mais en particulier le ministre de l'intérieur lui apportera un soutien indéfectible. Oui. Ben je rejoins ce qui vient d'être d'être dit.

C'est un homme courageux. C'est vrai que les maires sont à l'avant-poste de la défense comme on dit des valeurs de la de la République. C'est un homme courageux.

C'est un homme qui a décidé de ne pas courber les Chines. Il y en a pas tant que ça et je crois que c'est un homme qui doit être soutenu. Nous savons que la campagne présidentielle est en train de commencer doucement et il serait tout à fait opportun pour ceux qui veulent euh qui qui comprennent le symbole qu'incarne ce maire de lui apporter leur soutien peut-être sur le terrain.

Ce serait plutôt pas mal. H maître. Oui, je pense que ce maire est évidemment victime d'une organisation qui est criminelle.

Il y a pas de sujet là-dessus. La justice, je pense, passera. Nous avons [grognement] des enquêteurs et des policiers de très grande qualité en France qui, je n'en ai aucun doute, retrouveront les auteurs de ces menaces.

Ils seront traduits en justice et ils auront le droit à la défense à laquelle ils pourront prétendre et je pense qu'ils seront effectivement condamnés parce que la justice dans notre pays, même si elle est trop lente, sanctionne les responsables d'actes de ce type. On parlait de la justice. Vous gardez la parole, maître parce que vous allez faire une ploirie.

C'est contre l'instrumentalisation des affaires pénales par nos politiques. Oui, Maxime. Alors vous le savez, mes clients m'appellent la raleuse.

Alors forcément, j'allais venir ici pour ma première matinée pousser un gros coup de gueule. Alors voilà, j'en ai marre et je pèse mes mots parce que je suis quand même soumise à ma déontologie. J'en ai marre Maxime de nos politiques qui viennent à longueur de journée s penché sur telle telle ou telle affaire judiciaire pour racoller des électeurs et imposer, je me permets de le dire, leur médiocrité.

Je crois que les plateaux télé se sont transformés en bois de boulonne des politiciens. Vous voyez, ils font la que le leu pour faire le buzz sur tel drame précisément choisi par leur parti en usant d'éléments de langage très souvent bidon définis par leurs agences de com grassement payé. Et on racolle, on raccolle, on racol de l'électeur.

Alors moi, je vous vois à droite à gauche soutenir telle ou telle victime, appeler à la sévérité, mettre en cause les juges, un coup trop sévère avec eux, un coup évidemment trop laxiste avec les autres. Et on raccolle facile Maxime parce que l'électeur en colère n'est capable que de choisir entre deux camps. Louis contre Naël, la police tue versus les immigrés violent, le permis de tuer versus la présomption de légitime défense.

Et vous vous rendez compte Maxime qu'il y a quelques jours, on m'a proposé de venir débattre de la peine de mort parce que Karine de l'amour et d'empré est devenue la haine dans une Mini Cooper. Alors moi, je m'interroge aussi avec d'autres confrères, mais qu'avons-nous fait au bon Dieu pour mériter cette classe politique souvent ridicule qui nous prend pour des simples d'esprit ? Qu'avons-nous fait au bon dieu pour mériter cette foire à la saucisse médiatico-judiciaire permanente ?

Et puis c'est pas comme si la justice, elle était dans un bon état en plus parce que nos prisons sont pleines à craquer. J'ai noté 88654 détenus en plus ce mois-ci par rapport 5000 de plus par rapport à l'année dernière. Nos palais de justice condamnent jusqu'en milieu de la nuit.

J'étais la semaine dernière à Nanterre, j'ai terminé très tard. Nos magistrats sont tabou, nos greffiers aussi. Et que dire de notre police judiciaire ? an éit un ancien de la BRP la PJ est-elle morte ?

Alors je suis peut-être en train de devenir une vieille raleuse sur votre plateau, mais moi je rêve d'un retour à une politique de la sens affaires judiciaires. Une politique classe qui élève le débat loin des TikTok de Louis Boyard et des stories de Mathieu Valallet, loin de l'instrumentalisation des victimes et des bonnes victimes, on s'entend bien hein, et du renoncement à tous nos principes démocratiques comme la présomption d'innocence. Vous avez fait ticket notamment le politique.

Julien, est-ce que vous partagez ça ? Est-ce que vous êtes senti visé déjà ? Non, en partie, en partie, je suis contre le enfin je j'évite sur les affaires judiciaires et les victimes.

Je faut faire attention au côté charognard et notamment de respecter quand même un délai de dessence notamment suite à des événements un peu tragiques. [grognement] Après, lorsque vous avez dit il faut choisir à un moment donné, oui, il y a parfois la victime et le et l'innocent et donc la justice tranche. Donc lorsque enfin moi je ne mets pas sur un plan d'égalité le voyou et le et le policier et cetera et cetera.

Dans une affaire, il y a quelqu'un qui à qui on rend justice et donc là il faut effectivement être à ses côtés. Voilà. Mais après effectivement, il y a une tentative mais je crois que c'est on est dans des sociétés où la parole est devenue performative.

C'est qu'on pense que quand on a parlé, on a agi. H Noé Aliwa. Oui.

Alors, je je comprends moi, il y a toujours ce débat là avec la justice qui essaie de se défendre de l'instrumentalisation qui est faite par les par les politiques. C'est la justice est dans son bon rôle et elle a elle a raison de défendre au fond son indépendance. Et en même temps, je comprends la volonté et la façon dont les politiques aussi se servent souvent des décisions judiciaires pour parler, pour extrapoler, pour symboliser et pour en faire des grands débats de société.

Et ça se justifie aussi parce que c'est toujours à partir de certaines affaires qu'on peut ensuite débattre des grands sujets de société. Et c'est vrai que vous parlez de la question par exemple de la peine de mort. Alors, je comprends ceux qui considèrent que c'est un débat qui est clos et qui ne doit pas du tout être ouvert, mais il y a un français sur deux qui se pose encore la question et et en fait, on peut refuser euh complètement ce ce débat en considérant qu'il est insensé et inqualifiable, mais c'est un débat qui existe au sein de la société française parce qu'il y a euh une partie de la population qui considère que peut-être que c'est une loi qui devrait être revue.

Je ne vous dis pas que je suis pour ou contre. Je dis qu'en tout cas c'est un premier coup de guitag sur l'amour et dans le prê qu'il faut peut-être entamer le sujet [rires] de la peine de mais c'est làdessus que les débats sur la peine de mort sont revenus après les propos tenus par Karine le marchand par que parce que c'est un sujet populaire. Enfin je veux dire il y a beaucoup de gens qui comprennent pas pourquoi les attentats du B les terroristes du Bataclan et cetera.

Pourquoi il faut il faut le poser sur la table. Noémie vous aviez la parole et vous aviez l'air engagé. Donc allez-y, coup de cœur ou coup de gueule d'ailleurs parce que écoutez un peu des deux, j'aimerais qu'on parle de la neutralité du présentateur à la radio.

Non, c'est une petite gagonnette bien sûr. Le sujet c'est un sujet qui est assez Je commence par euh par détendre un peu l'atmosphère parce que le sujet [rires] parce que le sujet est assez est assez grave. Voilà.

Euh j'aimerais vous vous parler d'une histoire dont on a assez peu parlé mais qui je crois est importante euh sur l'image de la France dans le monde. C'est une histoire qui est assez inquiétante qui est rapportée par le qu d'orsé. Est-ce que vous êtes au courant qu'il y a deux diplomates français en poste à Tean qui ont été arrêtés par les autorités iraniennes alors qu'elles exerçaient leur fonction ?

Ils ont été retenus plusieurs heures soumis à un interrogatoire. L'un d'eux a été molesté selon le qued d'Orsé et il n'y a eu aucune explication de la part des autorités iraniennes. Alors pour Paris, le problème est d'autant plus grave que ces agents bénéficient de la protection liée à leur statut diplomatique.

Autrement dit, un état, la République islamique d'Iran a décidé de s'en prendre à ceux qui incarnent officiellement la France sur son territoire. Le qued d'orsé de son côté a dénoncé, je cite, un acte gravissime et depuis plusieurs années, il faut savoir que l'Iran utilise la pression, les arrestations, les rapports de force comme outil politique, que ce soit les ressortissants étrangers qui sont détenus comme là, donc des agents diplomatiques, que ce soit des menaces contre des intérêts européens, c'est le régime de la République islamique qui teste les limites des États et ici, si on peut se permettre de donner un avis mesuré, la France doit répondre avec sans froid et fermeté. Mais ça c'était le Allez, on va dire quand même un petit coup de gueule contre la République islamique d'Iran.

Vous parliez de l'Iran, dernier coup de cœur ou coup de gueule Mathias, c'est plutôt là un coup de cœur en lien aussi avec l'actualité internationale et l'Iran. Oui, c'est plutôt un un coup de cœur parce que le Royaume-Uni et l'Allemagne ont refusé l'appel de Trump pour impliquer l'OTAN dans la guerre contre l'Iran. Et ça me paraît être une sage décision.

Vous savez, Trump a demandé à plusieurs alliés de l'OTAN d'engager des moyens militaires, notamment des navires de guerre pour sécuriser le le D3 d'Ormous, mais aussi l'utilisation [raclement de gorge] de base à à un moment où justement on est dans une escalade et où Trump menace l'Iran de bombardement après la mort de certains soldats américains. Ça fait 7 soir qu'il est bombard. Il continu à bombarder.

Ils ont encore bombardé l'année dernière. Oui. Oui, il continu à bombarder et donc Trump cherche à impliquer à monter une coalition et lundi le porte-parole du chançonnier allemand Mertz a déclaré que le conflit en Asie de l'Ouest n'avait rien à voir avec l'OTAN et que ce n'était pas une guerre de l'OTAN.

On a le même son cloche euh du côté de la Grande-Bretagne qui a indiqué qu'elle travaille avec ses alliés pour rouvrir le D3 mais qu'elle ne se laissera pas entraîner dans la guerre dans une guerre plus large. Et on a là un un vrai problème de fond puisque Trump considère que l'OTAN devrait devenir un instrument soutenant les intérêts stratégiques des Américains au-delà de l'espace euroatlantique et puis un certain nombre de pays européens comme l'Allemagne donc et l'Angleterre qui veulent conserver à l'alliance sa fonction première qui est une fonction défensive. Et ben voilà les coups de cœur et les coups de gueule de chacun.

Merci à tous d'avoir participé à cette émission. Mathias Lebuf, journaliste philosophe et auteur du petit traité de la lenteur. Julien Aubert, le président de l'Institut Valmi et vice-président des républicains, Noémi Aliwa, journaliste et essayiste et Julien Courvoisier, avocate au barreau de Paris.

Merci d'avoir fait cette première sur Sud Radio et avec à très bientôt. À très bientôt donc et avec grand plaisir. Il est 11h59.

Dans un instant, notre fait du jour, notre grand entretien est 0826 300 pour la France au beau du fil entre midi 30 et 13h.