Cessez-le-feu en Iran, Macron... Corentin Sellin et Delphine Minoui dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Corentin Séin. Bonjour. Vous êtes spécialiste des États-Unis.
Bonjour Delphine Minor au Figaro et francoirne. Votre analyse à tous les deux est précieuse pour comprendre ce qui s'est joué ces dernières heures, ce coup de théâtre. Alors qu'hier Donald Trump menaçait encore et avait professé qu'une civilisation entière allait mourir à propos de l'Iran.
Finalement, un cesser le feu de 2 semaines a été euh conclu un peu plus d'une heure avant la fin de l'ultimatum. Donald Trump assure désormais que les États-Unis ont remporté une victoire totale et complète. Corentin Sellin, est-ce que Donald Trump peut vraiment revendiquer la victoire ?
Alors, on commencera par dire que on peut supposer que quoi qu'il se serait passé, il aurait revendiqué la victoire puisque on on voit bien que les mots de Donald Trump ont de moins en moins de prise avec ce qui se passe réellement. Il construit son propre réel. Là en revanche euh ce qu'on ce qu'on peut dire c'est que il se retire une épine du pied.
On voyait bien que en terme intérieur monté du prix de l'essence aux États-Unis, impopularité croissante aux États-Unis à quelques mois des midterms, on voyait bien que Donald Trump, il était un peu dans une impasse et il cherchait une porte de sortie. il a sa porte de sortie, il peut revendiquer d'avoir décapité en partie le leadership de de la dictature iranienne. En partie seulement, mais effectivement, il a éliminé en particulier laatola per maintenant il cherchait une porte de sortie, il a eu mais cette porte de sortie et c'est là où on peut nuancer quand même son cri de victoire, c'est quand même une porte de sortie haut condition iranienne.
Et je pense justement justement Delphine minuit, les Iraniens aussi revendiquent la victoire avec ça c'est le feu surprise complètement. C'est-à-dire qu'ils se sont empressés de dire qu'ils avaient imposé une défaite cuisante historique aux États-Unis. Quelque part oui indirectement il ils sortent renforcé de cette histoire puisque ils ont imposé leur plans en 10 points euh dans ce plan alors qui va être discuté hein pendant pendant la trêve mais il demande à pouvoir continuer à enrichir l'uranium.
Euh il d'un côté Donald Trump dit "C'est bon, j'ai réglé le nucléaire" et les Iréniens disent "Non, non, on va continuer à enrichir croire." Exement. Et en parallèle revenant sur le D3 d'Ormous en fait ils sont aussi gagnants.
Peut-être qu'il rouvent le D3 mais sous leur propre condition parce que c'est eux qui vont contrôler dorén avant le le D3 d'Ormose axe stratégique qui était au cœur de ces tensions et de cette escalade qui s'est qui s'est accéléré dans la journée durant la journée d'hier aujourd'hui donc on a deux textes un revendiqué par les Américains, un revendiqué par les Iraniens. On a aussi un Donald Trump Corentin Séin, qui qui a eu des mots très très durs ces derniers jours sur l'Iran, donc qui avait menacé d'anéantir l'Iran, de frapper les infrastructures civiles. Comment vous l'analysez ?
Ça c'était quoi ? C'était du bluff ou c'était pour faire pression ? Alors, c'est toujours pareil.
C'est-à-dire que on peut évidemment penser que Trump pratique la fameuse théorie du fou popularisée par Nixon en son temps par le président Nixon, c'est-à-dire fixer des conditions complètement insensées, jouer jouer la personne un peu capable de tout, même du du plus grave. Sauf que là, il a quand même franchi un cap et toute la presse américaine le souigne ce matin menacé de détruire une civilisation. On n jamais entendu, il y a pas de précédent pour un président américain et ça on en revient toujours au même au même point.
C'est-à-dire euh les États-Unis au 20e siècle, à partir de Wilson puis surtout de Francklin Roosevelt, c'est devenu les champions de la démocratie, de la liberté des peuples. Euh qu'est-ce que c'est qu'un président des États-Unis qui dit "Je vais détruire une civilisation", surtout qu'il a commencé la guerre en Iran en disant "J'y vais pour libérer le peuple iranien, pour défendre le droit du peuple iranien et là il menace de les détruire. Ça n'a pas de sens." Et justement les les Iraniens Delphine Minoui, est-ce qu'on peut dire que ce sont les grands perdants aujourd'hui de cet accord et de cette guerre ?
Alors euh la population iranienne, alors déjà euh c'est important de rappeler qu'il est de plus en plus difficile de rester en contact avec les Iraniens à l'intérieur. Vous êtes une des rares journalistes franco-hiraniennes qui av continuer à maintenir ce lien. Il y a un blackout quasi généralisé de l'internet.
Certains de mes interlocuteurs ou encore des terminaux Starlings à grand risque puisque aujourd'hui selon des déclarations récentes, ils peuvent être même passibles de la peine de mort. Euh il y a ceux qui arrivent à s'acheter des VPN mais ça coûte très très cher. Mais en l'état actuel des choses, j'ai réussi à parler avec quelques-uns de mes interlocuteurs au petit matin euh qui me disent être tiraillé entre des des sentiments et des émotions très contradictoires.
D'un côté, évidemment, les bombes se taisent, il y a ce soulagement et de l'autre la crainte d'une accélération de la répression. La crainte que le régime n'utilise cette trêve pour renforcer encore plus sa violence contre son propre peuple. quasiment coupé du monde.
Quelles informations leur parviennent ? Euh alors au compte goutte, ça dépend de entre guillemets, c'est ça dépend de ceux qui en ont les moyens. Mais pour tout vous dire, il y a des personnes quand je les ai au téléphone, c'est moi qui leur donne l'essentiel des informations parce que ils sont dépassés par la situation.
Le seul canal d'information auquel ils ont accéda la télévision d'État iranienne qui ne diffuse que de propagande sur propagande en effet. Donc en fait, ils sont ils savent ils savent rien notamment de ce c fait, ils ne connaissent que la version iranienne. Alors après, ils ont des bribes d'informations par les amis, par les voisins, par les coups de euh les coups de fil, les appels téléphoniques, mais ils n'ont pas cette image générale qu'on peut avoir de de l'extérieur.
D'où l'inquiétude, d'où le le désespoir. C'est vrai que cette escalade, il faut rappeler qu'on a vraiment assisté à une escalade très dangereuse hier aussi, hein. C'était des ponts qui ont été touchés, des voix ferroviaires.
J'avais l'ami d'une amie. Hier, au moment où les Israéliens annonçaient qu'ils allaient viser les trains, cet ami était dans un train qui le menait vers Taan. Qu'est-ce que vous faites à ce moment-là ?
C'est-à-dire que ce que me disent ce que me disait il y a quelques jours une amie iranienne, c'est que depuis 47 ans, les Iraniens vivent dans dans une prison à ciel ouvert et là même le ciel était en train de leur tomber sur la tête. Ils étaient très inquiets. Et juste avant la la conclusion de cet accord de cesser le feu, Donald Trump avait demandé aux Iraniens de se soulever euh contre leur gouvernement en cas de cesser le feu.
Est-ce que euh la population iranienne est en état de se soulever une fois de plus aujourd'hui ? Alors encore une fois, il est difficile de de me faire la porte-parole de tous les Iraniens. Moi, je peux vous parler de ceux à qui qui me parlent.
Euh certains continuaient à dire euh de toute façon, nous on va mourir euh sous les balles de la répression, donc autant mourir sur les sous les bombes américaines et il n'y a que ces bombes-là qui pourront nous libérer. Mais on sentait que ces personnes-là étaient de de plus en plus minoritaires au cours des jours passés parce que c'était tellement colossal. Et la tendance générale, les échos que j'avais, c'était plutôt de dire comment Trump peut imaginer nous voir sortir dans la rue quand de toute façon on est sous sous une pluie de de missile et d'autre part que si on sort dans la rue, on va être réprimé.
Et puis vous avez vu ces derniers jours les exécutions qui ont été qui ont été euh augmentées euh en l'espace d'une semaine, 10 jeunes iraniens dont des mineurs ont été euh pendu. Mais Donald Trump a prétendu avoir envoyé des armes aux Iraniens. C'était vrai ça ou c'était encore une fake news ?
Alors, il a annoncé avoir envoyé des armes via les populations kurdes, donc à la lisière de la frontière avec la Turquie et l'Irak. Et nous, les échos qu'on a de la part des Kurdes, c'est que en effet, ils ont récupéré les armes mais ils les ont gardé. Ah donc les Iraniens ont jamais ce qui pourrait signifier aussi une sorte de à la fois un manque de confiance face au aux Américains mais aussi face à une alternative postrépublique islamique.
Corentin Séin pour mieux comprendre avec vous ce qui se passe exactement aux États-Unis en ce moment. Tout à l'heure vous vous parliez de la théorie du fou à propos de Donald Trump. Je vais vous lire ce message posté par Tim Walls, l'excistier de la candidate démocrate Camala Haris.
The president has lost in his mind. Ce qui signifie le président a perdu la tête. Est-ce que Donald Trump est fou ou a perdu la tête et est-ce que c'est un sentiment qui est en train de se répandre aux États-Unis ?
Alors euh on laissera le la question psychiatrique pour laquelle je n'ai pas de compétence, mais euh que Tim Wols dise Trump est fou, bon ça on a l'habitude, ça fait partie du discours euh de l'opposition démocrate républicain. Ce qui est plus inquiétant euh pour Trump, c'est que pour la première fois hier, euh une ex proche, Margerie Taylor Green, ex-représentante de Geéorgie, à son tour a dit "Le président a perdu la a perdu la tête, il faut déclencher la procédure du 25e amendement." une seule bande est tombée sur les États-Unis.
Nous ne pouvons pas tuer une civilisation entière. Expliquez-nous ce que c'est que le 25e amendement. Alors, le 25e amendement a été adopté à la fin des années 60.
Alors, il y a plusieurs dispositions, mais la section 4 prévoit que le cabinet, le gouvernement et le vice-président peuvent par un vote majoritaire démettre provisoirement le président de ses fonctions s'ils estiment qu'il n'est plus en état de les remplir. Simplement il faut rappeler alors c'est une procédure très lourde, très compliquée puisque le président peut contester ce vote, peut donc en écrivant en écrivant une lettre comme quoi il est il est capable, il peut invalider cette décision et s'il y a un second vote du cabinet majoritaire et et du vice-président contre lui à ce moment-là ça ça j' dire la balle passe au congrès et qui décide qui est président. Donc ça n'a aucune chance d'aboutir puisque le vice-président ne va jamais lâcher Donald Trump.
Non, effectivement, ça a très peu de chance d'aboutir et c'est pour ça que ça n'a jamais été appliqué. Mais mais c'est repris par des par des conservateurs, c'est repris par des trumpist aujourd'hui. Alors, c'est repris par des trumpistes que ce qui ce qui c'est intéressant, c'est ce que ça montre et je parlais de majorité Green, elle n'est pas la seule.
C'est que on a appris hier en particulier par un article de fond du New York Times, on a eu la confirmation que JID Vens, le vice-président, était totalement opposé à cette intervention en Iran. Donc pour la première fois, ce qui n'est pas quand même si courant que ça aux États-Unis, on a une opposition forte entre le vice-président et le président. Même si Van a dit au président, "Bon, vous savez que je ne suis pas d'accord avec vous, si vous le faites, je vous soutiendrai bien sûr." Mais on voit donc qu'il y a une fracture en public, il a pas dit en public.
Euh, alors il a pas dit en public, il a soutenu en public Trump même s'il est resté très en retrait. Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on voit bien que au sein du camp Maga, il y a une fracture importante. Et c'est aussi pour ça que Trump avait besoin de sortir rapidement de cette guerre parce qu'il voyait son camp se fracturer au point que certains anciens alliés comme majorité Lorgain quand même aujourd'hui appellent à cette destitution via le 25e amendement section 4.
Donc Donald Trump est fragilisé. Delphinoui, quant aux Iraniens ces derniers jours, tout le monde disait tout le monde pensait qu' qu'ils allaient aller jusqu'au bout, qu'il n'allait pas céder à cet ultimatum. de Donald Trump que c'était un régime qui était encore plus radicalisé avant.
Qu'est-ce qui fait selon vous que ben finalement le régime a reculé ? Oui, c'est vrai que face à l'armée la la plus puissante du monde, le régime iranien avait en quelque sorte prouvé une capacité de d'endurance, de résistance en en prolongeant le conflit, en le le régionalisant également et en en en le faisant sortir des des frontières de l'Iran. Aujourd'hui, je pense que il y a quand même une sorte une certaine peur.
Il faut rappeler que Trump avait menacé d'éradiquer tous les sites électriques. Donc ça aurait été un pays à genoux. Enfin, quand il disait "Je vais ramener l'Iran à l'âge de pierre".
On en était presque on en était presque là, sans compter les ponts qui étaient visés, les autres infrastructures. Hier, il y a eu ce signal, l'attaque contre l'île de Hank qui est quand même cette île par laquelle passe 90 % du brut iranien destiné à l'exportation. Donc c'était un pays qui tout d'un coup se voyait complètement à genou.
Maintenant, ils ont cédé, mais encore une fois, ils ont cédé pour l'instant en tout cas hein, selon les les le plan en 10 points, ils ont cédé selon leur propres conditions. Mais il faut le rappeler, je pense, c'est que on parle d'un cesser le feu. On on parle pas d'un plan de paix, hein, on parle d'une désescalade.
Donc euh tout est encore possible dans les 15 jours à venir de lors des discussions. continue justement d'analyser ce qu'il s'est passé ces dernières heures, se cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis pour qu'un jours en échange de la réouverture du D3 d'Ormous. Qu'est-ce que cela implique ?
Mais pour l'instant, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Saraders. Les États-Unis envisagent des discussions en personne avec l'Iran. Les deux pays s'accordent sur un cesser le feu pendant 2 semaines en échange de la réouverture du D3 d'Ormous où transite une partie du pétrole mondial.
Des négociations sont prévues au Pakistan à partir de vendredi. Le premier ministre britannique se rend dans le golfe pour rencontrer les dirigeant. Israël accepte la trêve avec l'Iran, mais pas avec le Liban.
Des nouvelles frappes ce matin dans le sud du pays. L'armée israélienne annonce ciblé tir et ses alentours bastion du Esbola mouvement proiranien. Le PDG de DF Bernard Fontana annonce mobiliser 240 millions d'euros pour aider les Français à passer à l'électrique.
Il y aura notamment une prime de 1000 € pour les foyers modestes qui choisissent la pompe à chaleur. Un projet de loi d'urgence agricole présenté ce matin au conseil des ministres. Parmi les mesures, plus d'eau stocké et moins de contraintes sur l'utilisation des pesticides.
Le PSG retrouve ce soir Liverpool à 21h au Parc des Princes en quart de finale allée de la Ligue des Champions. Le FC Barcelone rencontre à la même heure l'Atletico Madrid. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Corentin Sélin professeur agrégé d'histoire en classe prépa au lycée Carneau de Dijon et chroniqueur de la politique américaine pourlesjours.fr et Delphine Minoui grand reporter franco-iranienne au Figaro.
Au cœur de ce cesser le feu et au cœur de cette guerre, il y a le D3 d'ormous Paul. Corentin Salin, est-ce qu'on peut dire ce matin pour simplifier Donald Trump a renoncé à la plupart de ces objectifs de guerre qui sont assez flous d'ailleurs pour rouvrir le D3 DO ? Oui, l'objectif ici était clairement d'obtenir un une réouverture rapide pour deux raisons.
À l'intérieur, faire baisser le prix de l'essence à la pompe qui était monté, même si les États-Unis sont pas très dépendants du pétrole qui circule par Hormous étant eux-mêmes un immense producteur. Mais le prix avait quand même augmenté à la pompe aux États-Unis. il pouvait pas arriver avec un prix trop élevé au midterms.
Donc pour lui, c'était c'était vital. Maintenant le problème c'est que on voit bien que il est allé sur cette guerre et ça aussi c'est quand même une des leçons. Hier ce que faisait ressortir l'article vraiment du terme ce qu'elle chose des références.
Israël a joué un grand rôle pour pousser Donald Trump à aller faire ce conflit en Iran. Et Trump en gros, il a choisi, c'est-à-dire que Netaniaau lui a présenté quatre objectifs de guerre selon Netaniau réalisable. Alors le renseignement américain était pas d'accord avec les deux derniers.
C'estàd que le renseignement américain visiblement a dit dès le début non, on pourra pas changer de régime, ce sera impossible. On pourra pas obtenir un changement politique rapide. Mais euh Trump, il a dit "Oui, mais si déjà on peut liquider euh la Yatola Hameney Père et si euh on peut euh diminuer euh les capacités de frappe et nuisance de l'Iran, bah moi ça me va." Et il est parti euh il est parti ainsi.
Sauf que ça pose une question parce que là, par exemple, ce matin, on voit que ce euh ce cesser le feu a été proposé par le Pakistan. Le Pakistan a joué un très grand rôle d'ailleurs, Donald Trump les a remercié. C'est un peu étrange.
Alors, comment vous l'analysez ? Ben justement, c'est un peu étrange de voir un président des États-Unis qui normalement doit être, j'allais dire, en position hégémonique de c'est lui qui qui donne les impulsions. Là, il est allé sur une guerre où très clairement il y a eu quand même une impulsion très forte d'Israël et lui a un peu suivi.
Mais ça veut dire qu'il est sous influence Donald Trump. Alors, on va pas dire sous influence, mais en tout cas il écoute beaucoup de gens. Euh alors, certes, on peut dire ensuite bah justement, il prend ce qui l'intéresse, hein, c'est un peu ce qu'il a fait ici.
Mais est-ce que c'est le rôle d'un président des États-Unis qu'on avait plus l'habitude de voir ? lui-même à la manœuvre les intérêts des Américains et là ce sont les intérêts israéliens et pakistanais. Euh c'est-à-dire qu'on on voit effectivement qu'il euh il suit euh des puissances étrangères et parfois même contre ses propres services.
C'est-à-dire que on voit bien dans l'article du New York Times d'hier que le renseignement américain parfois avec des mots assez crus puisque le directeur de la CIA Radcliff avait dit sur une partie du plan israélien, c'est du bullshit. Donc tout le monde emploie des mots cru, tout le monde dit des gros mots cru. Donc on voit bien que parfois aujourd'hui Trump suit des euh puissances étrangères, donc Israël, Pakistan, euh contre ses propres services.
Donc ça ça pose quand même une question. Est-ce qu'il est isolé et moins entouré que dans son premier mandat Donald Trump ? C'est aussi ce que certains disent.
Alors ça c'est c'est une leçon de la campagne 2024. La campagne 2024, il l'a gagné avec le mot d'ordre il faut laisser Trump être Trump. Donc on l'a laissé totalement en liberté et aujourd'hui il gouverne comme il a fait campagne.
Sauf que même ceux qui l'ont accompagné par la campagne pendant la campagne comme ça secrétaire général de la Maison Blanche Suzy Wise commence à dire faudrait peut-être quand même remettre un petit peu, j'allais dire des cadres parce que effectivement il a tendance à prendre les décisions tout seul et à et à s'isoler. À propos de liberté Cécile Collère et Jacques Paris ont quitté hier l'Iran après 3 ans et demi de détention. Ils sont attendus ce matin en France.
Leur avocat sur France info parle d'un immense soulagement. Beaucoup de joie, beaucoup d'émotions, beaucoup de soulagements. Les familles ont une grande difficulté à contenir leur leur émotion.
Ça a été un tel cauchemar pour ces familles que elles ont du mal à réaliser. Il faut quand même bien le dire. Delphine Minoui, est-ce que c'est un geste de bonne volonté du régime iranien ?
Ben, on peut le lire comme ça évidemment parce que ça ça fait très longtemps que que durait cette affaire. après leur libération de prison, ils étaient confinés à l'ambassade de France à Tean. Il y avait des discussions en cours depuis des semaines et des semaines et et là en fait toutes les hypothèses étaient sur la table hier quand on a vu qu'ils étaient soudainement libérés via l'Azerbaïdjan.
On s'est tout de suite dit "Ah, c'est mauvais signes, enfin mauvais signe pour la situation régionale parce que est-ce que c'est une libération pour euh voilà avant l'escalade, avant euh avant la des frappes américaines israélo-américaines en en Iran. Maintenant euh les jours à venir vont nous le dire. Il y a sans doute des des négociations.
On sait qu'il y avait cette cette iranienne maintenue sur le suite, excusez-moi, je vous interromps. Euh Emmanuel Macron s'exprime pour un conseil de défense, ce conseil de défense et de sécurité nationale quelques heures après l'annonce d'un d'un cesser le feu. Je vais ici saluer qui est pour le moment pour autant que l'information soit juste respectée sur le terrain et donc nous attendons pour en effet les jours et les semaines qui viennent il puisse être pleinement respecté dans toute la région et permettre que des négociations se tiennent qui comme d'ailleurs la France le défend depuis 2018 permettre de régler de manière durable les question nucléaire, balistique, régional qui entrait à l'Iran.
Nous l'avons dit redit depuis le début de ce conflit depuis près de 40 jours. C'est en effet par la négociation que nous pourrons apporter les garanties de sécurité nécessaires à la stabilité dans toute dans toute la région. Et donc l'annonce de de ce C c'est CC le feu est une très bonne chose.
Ce conseil doit nous permettre de faire un point complet sur la situation au Moyen-Orient et nous avons depuis le premier jour le même objectif. Nous n'en avons pas varié et nous n'en varirons pas. D'abord protéger nos intérêts, nos ressortissants.
Ensuite être au côté de nos partenaires régionaux en participant à la défense de leur territoire, ce que nous avons fait durant toutes ces semaines. Et enfin travailler à la désescalade pour amener la paix, la liberté de navigation dans la région et œuvrer au côté de ceux qui ont les situations les plus complexes. À ce titre, nous aurons à évoquer durant ce conseil la question du des trit d'Ormous et la question du Liban qui sont parmi les plus délicates.
Sur le des tr d'ormous, l'Iran a annoncé être prêt à débloquer celui-ci, ce qui est une bonne chose. Et nous travaillons depuis plusieurs semaines à mobiliser nos partenaires en Asie, en Europe, dans la région. Une quinzaine de pays sont aujourd'hui mobilisés et participent à la planification sous le pilotage de la France pour permettre justement la mise en œuvre d'une mission strictement défensive en coordination avec l'Iran quand les conditions seront remplies pour permettre de faciliter la reprise de cette circulation.
Nous y reviendrons pendant ce conseil sur le Liban qui à date est aussi inclus dans le CC le feu, ce qui est une bonne chose et même une chose indispensable et où les frappes ont cessé ces dernières heures. La situation est critique. Le Esbola a fait la faute stratégique en attaquant Israël et en entraînant le Liban dans la crise régionale.
Et ce à quoi nous assistons aujourd'hui à la fois par ce que nous ce à quoi nous avons assisté par les frappes et l'occupation du sud Liban Israël est ne peut pas être une réponse dans la durée, nous le savons. Et donc notre souhait dans ce contexte c'est de nous assurer que le CC le feu inclut pleinement le Liban. c'est d'autre part de nous assurer que le mécanisme de coordination qui existe depuis plusieurs mois et qui inclut les États-Unis, la France soit pleinement réactivé et c'est de renforcer le soutien aux forces armées libanaises pour pleinement reprendre le contrôle de leur territoire et lutter efficacement contre le Esbola.
Là aussi, nous aurons y revenir et et à coordonner la manœuvre pour permettre d'être utile. Reviendrons aussi sur la situation des différents pays de la région. Je pense à l'Irak euh où la situation reste très volatile avec l'action des milices proiraniennes qui doit elle aussi donc IRAC être inclue dans le dans le CC le feu et où il est important de pouvoir bâtir en lien avec le premier ministre et les autorités irakiennes des solutions de paix durables.
Enfin, nous aurons à évoquer les conséquences économiques et énergétiques du conflit et les impacts du cess le feu pour nos compatriotes et pour l'Europe. Permettez-moi d'avoir un tout dernier mot avant que nous commencions les travaux de ce conseil pour saluer la libération de Cécile Coler et Jacques Paris et le profond soulagement pour pour nous tous. J'aurai l'occasion de les recevoir en fin de matinée.
C'est la fin d'une terrible épreuve de 3 ans et demi et je vais ici remercier les autorités au manaise pour leurs efforts de médiation, en particulier dans ces derniers temps, l'ensemble des services de l'État qui ont été impliqués dans ces négociations et notre ambassadeur, son équipe sur place ou l'autorité du ministre qui ont ces dernières semaines en particulier fait un travail remarquable et avec beaucoup de courage. Voilà. En tout cas, nous sommes extrêmement heureux de leur arrivée sur le sol français au moment où je vous parle.
Merci beaucoup. Voilà, c'était Emmanuel Macron qui s'exprimait en direct du conseil de l'Élysée où il avait convoqué un conseil de défense ce matin qui devait commencer à 8h30. Donc pour parler de cette situation entre l'Iran et les États-Unis.
Emmanuel Macron qui se félicite de ce cesser le feu. Ce cesser le feu est une très bonne chose. Je souhaite qu'il soit respecté, dit-il le chef de l'État qui évoque aussi ce qu'il avait déjà évoqué ces dernières semaines, la mobilisation de plusieurs pays qui pourraient dans les jours qui viennent contribuer à faciliter la circulation dans le D3 d'Ormous.
Corentin Sellin, vous êtes spécialiste des États-Unis. Emmanuel Macron qui s'exprime aujourd'hui le visage grave. Il a été euh malmené, bousculé par Donald Trump euh dans cette guerre, le chef de l'État.
Oui, absolument. Euh s'il y a déjà une leçon de de de ce conflit en Iran, c'est la détérioration encore accentuée des relations entre l'administration Trump et l'Europe et et les Européens et en particulier avec la France du président Macron que Donald Trump a a insulté en des termes peu amèes sur lequel le président français est revenu et surtout ce que ça a montré c'est que pour Donald Trump l'OTAN il l'a dit he les alliés européens et la France ne sont pas fiables parce qu'ils ne l'ont pas suivi, ils n'ont pas obéi et on le voit bien on voit bien pourquoi. Parce que la France et aussi les autres grandes puissances européennes, il ils cherchent une voie plutôt diplomatique.
Il refusent cette diplomatie par la force perpétuelle que cherche à imposer Donald Trump. La question centrale Delphine Ninoui maintenant, c'est le Liban. Oui.
Oui. Oui. Ben en fait donc dans dans les conditions posées par les Iraniens, c'était que les hostilités cessent envers l'Iran, mais également envers le Liban, ce que semble avoir plus ou moins accepté Trump.
Or, ce n'est pas la vie du Premier ministre israélien puisque dès aujourd'hui il a il a exclu le Cessé le feu concernant euh le Liban. Donc ça veut dire que encore une fois euh on est dans une des escalades mais d'après moi, on est encore très très loin d'un d'un plan de de paix. Il y a encore beaucoup d'inconnus.
Emmanuel Macron a rappelé euh s'est félicité de la réouverture du détroit d'Ormous, mais encore une fois, c'est sous condition iranienne. Donc c'est c'est une victoire, une demi-victoire, hein, voir une non victoire dans l'état actuel des choses. Et puis en ce qui concerne l'enrichissement d'uranium, donc le cœur du du sujet, ça sous-entend dans cette discussion que Trump va accepter d'en reparler avec les Iraniens, mais mais souvenez-vous, finalement c'était le cœur du deal nucléaire en 2015 qui avait été signé à l'époque par le président Obama et qui a été déchiré par le président Trump en 2018.
Donc on a envie de se dire tout ça pour ça. Merci beaucoup Delphine Minoui. Je rappelle que vous êtes grand reporter franco-iranien, vous travaillez au Figaro.
Merci Corentin Séin, professeur agrégé d'histoire en classe prépa au lycée Carneau de Dijon et chroniqueur de la politique américaine. Pour les jours.fr.
Merci de nous avoir éclairé sur ce sujet.
Emmanuel Macron