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interviewLCI· 6 décembre 2021 21 min

"Le vaccin n'est pas utile pour freiner l'épidémie" : Nicolas Dupont-Aignan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Merci à vous d'être ce matin sur LCI. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, candidat à la présidentielle 2022. On parlera des signatures puisque c'est le sésame indispensable. Vous nous direz où vous en êtes. Mais l'actualité ce lundi est à nouveau très sanitaire Nicolas Dupont-Aignan avec un conseil de défense à midi à l'issue duquel des mesures pourraient être annoncées. Sommes-nous prêts à de nouveaux efforts ? Tiens c'est la une du Parisien ce matin, prêts à de nouveaux efforts, une interpellation en français. Oui, nécessaire pour sauver Noël ces nouveaux efforts ?

0:40
Nicolas Dupont-Aignan

Du bon sens plutôt. Par exemple, des choses tellement simples que je réclame la gratuité des tests. Il faut absolument des tests gratuits. En plein retour épidémique, laisser des tests payants est une aberration. Deuxième point, les purificateurs d'air dans les écoles. On va dire que je fais des obsessions. Mais c'est tellement simple de mettre des purificateurs d'air dans les écoles, dans les bureaux, dans les cantines. Je le réclame depuis maintenant plus d'un an. Ça réduit considérablement les choses. Arrêter les fermetures de lits dans les hôpitaux et rouvrir des lits avec un vrai programme pour ramener les infirmières et les aides-soignants dans nos hôpitaux.

J'avais hier, intéressant, au téléphone un maire, dans la recherche des parrainages, on en reparlera. Et il est aide-soignant. Vous savez, il me disait pour une nuit, une nuit de travail. Vous savez combien il est payé en plus ? Neuf euros. Il dit ça fait même pas un euro l'heure pour une nuit de travail. Donc, si on ne remet pas l'hôpital sur ses pieds au plus vite, comme je le propose depuis là aussi des années, voilà, je demande des choses simples. Et puis, il y aura peut-être quelques... Est-ce qu'il faut... Je vais être très franc avec vous. Est-ce qu'il faut laisser les boîtes de nuit ouvertes en plein retour épidémique si vraiment il est confirmé ?

Ou avec des mesures de jauge peut-être. Mais pas une fermeture complète loin de là. Je crois qu'il faut être dans le bon sens. Responsabiliser les gens. Et puis, on va surmonter cette vague tout à fait normalement.

2:16
Présentateur

D'accord. Alors, vous disiez, j'ai eu un maire, il est soignant, il m'a parlé de la situation de l'hôpital. Je lisais un témoignage d'un soignant, deux soignants de l'hôpital de Strasbourg. Qu'est-ce qu'il voyait ? Des jeunes sans comorbidité, sans antécédent, musclés, pas obèses. Et il disait ceci, je le cite, on a trois malades comme ça. qui n'ont pas été vaccinés et qui décompensent en 48 heures. On est tous en colère. Dans son service de réanimation, sur les 16 personnes qui avaient été admises, 14 n'étaient pas vaccinés. Est-ce que ça n'est pas d'abord les non-vaccinés qu'il faut encourager à tout prix ?

2:51
Nicolas Dupont-Aignan

Cela dépend des cas. Et je vais vous dire, j'ai des témoignages exactement inverses. De soignants, de soignants qui sont dans des services. Il y avait un article d'ailleurs de Libération. 54% de vaccinés dans les services. 54% de décès vaccinés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut regarder les comorbidités. Il faut regarder les fragilités. Ça veut dire quoi ? Je peux vous dire une chose. Ça veut dire quoi, pardon ? Ça veut dire que les gens en général qui sont en réanimation et les gens qui décèdent du Covid, vous le savez, regardez les moyennes d'âge, regardez le site du ministère de la Santé. Ce sont des gens âgés, fragiles, avec des comorbidités. C'est la réalité.

3:31
Présentateur

Pas les non-vaccinés ?

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a des non-vaccinés, bien sûr.

3:34
Présentateur

Mais il y a des vaccinés ? Pas en majorité. Pas en majorité. Aujourd'hui, regardez les dernières statistiques. Pas en majorité des non-vaccinés.

3:38
Nicolas Dupont-Aignan

Regardez les dernières statistiques, 54% de vaccinés.

3:41
Présentateur

Elles disent quoi ? Vous me parlez dans un épisode. Non, non, je parle général.

3:45
Nicolas Dupont-Aignan

Général. Mais ce que je veux dire, et j'ai toujours été sur la même ligne, le vaccin peut être utile pour protéger des formes graves des personnes fragiles. Le vaccin n'est pas utile pour freiner l'épidémie, sinon il n'y aurait pas de cinquième vague. Et je l'avais dit, je l'avais dit quand Emmanuel Macron a dit 12 fois plus de risque de transmettre quand on est non-vacciné. C'est totalement faux. Aujourd'hui, l'OMS reconnaît que c'était totalement faux.

4:13
Présentateur

Non, moins vous êtes, pardon.

4:14
Nicolas Dupont-Aignan

C'est totalement faux.

4:15
Présentateur

Moins vous êtes contaminés, ça c'est logique, moins vous risquez de contaminer les autres.

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

La réalité, c'est qu'il n'y aurait pas de cinquième vague si la vaccination était utile pour freiner la transmission.

4:30
Présentateur

C'est totalement faux.

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

Tout le monde le reconnaît, l'OMS, tout le monde.

4:33
Présentateur

Est-ce que la cinquième vague, elle n'est pas liée justement aux 6 millions de non-vaccinés ? Non, tout au contraire, justement.

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

Les pays où il y a 97% de vaccinés, Gibraltar, l'Islande et autres, Israël, pas Israël, mais Gibraltar, l'Islande, ont un retour de vague. Et il y a même beaucoup de médecins qui expliquent que la vaccination à outrance favorise les variants.

4:51
Présentateur

Est-ce que le vaccin réduit le risque de contamination ? Est-ce que le vaccin réduit le risque de contamination ? Non. Vous savez que ça, c'est contraire à toutes les études. C'est complètement faux, madame.

5:01
Nicolas Dupont-Aignan

Regardez l'OMS, la dernière, mais regardez la dernière étude, mais il n'y aurait pas de cinquième vague. Vous nous avez répété ça pendant des mois. La réalité, c'est qu'on s'aperçoit que des vaccinés transmettent.

5:12
Présentateur

En revanche, 39%, c'est-à-dire quasiment rien, vous le savez très bien.

5:21
Nicolas Dupont-Aignan

C'est marqué, le conseil scientifique... Alors, je vous renvoie. On a un arbitre. Un arbitre. Je vous renvoie. Est-ce que je peux finir ma phrase ? Je vous réponds. Je renvoie à la note du conseil scientifique du 20 août 2021. Il écrit, la charge virale d'un vacciné est identique à celle d'un non-vacciné. C'est M. Delfraissy qui conseille le gouvernement. Alors, si vous ne croyez pas le conseil scientifique, moi, je remarque deux choses. Pour revenir à la suite, on ne va pas avoir un débat d'experts. Conseil scientifique. La réalité, c'est qu'il n'y aurait pas de cinquième vague si le vaccin empêchait la transmission.

Or, vous voyez qu'on a vacciné tout le monde, qu'il faut une troisième dose, bientôt une quatrième en Israël. Ça ne marche pas. Tout le monde n'est pas vacciné. Et la réalité n'est là.

6:02
Présentateur

Il reste 6 millions de personnes en vaccin.

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ce sont des boucs émissaires pour vous, alors que les pays qui ont vacciné... C'est factuel. Mais un vacciné peut transmettre autant qu'un non-vacciné. Voilà pourquoi le pass sanitaire est une aberration. Voilà pourquoi il faut que la vaccination soit bon escient pour les gens fragiles, âgés. Et je ne suis pas un anti-vaccin. Je dis simplement qu'on a trompé les Français en leur faisant croire que parce qu'ils étaient vaccinés, ils pouvaient enlever le masque, ils pouvaient faire toutes les mesures non barrières. La réalité, c'est que l'épidémie est repartie. On nous a dit pendant des semaines, deuxième dose, c'est fini. On en est à une troisième.

On s'aperçoit aujourd'hui qu'il y a des variants qui apparaissent. Et la stratégie du bouc émissaire ne marche pas. Les Français ne sont pas idiots.

6:46
Présentateur

Vous me permettez d'affirmer...

6:47
Nicolas Dupont-Aignan

Et j'aimerais qu'on ait le purificateur d'air, le test gratuit, les hôpitaux, ce serait beaucoup plus utile.

6:52
Présentateur

Le vaccin réduit le risque de contaminer, de se contaminer.

6:57
Nicolas Dupont-Aignan

Sinon, il n'y aurait pas de cinquième vague, Madame Martichoux.

6:59
Présentateur

Non, il y a aussi beaucoup de non-vaccinés.

7:01
Nicolas Dupont-Aignan

Mais les non-vaccinés ont des tests et ne sont pas dans les lieux, ce sont les vaccinés qui sont libres comme l'air.

7:06
Présentateur

Est-ce que la piste d'un contrôle d'identité à l'entrée des restaurants, en plus du pass sanitaire, vous paraît être une piste délirante ?

7:18
Nicolas Dupont-Aignan

Mais jusqu'où allons-nous aller dans l'instrumentalisation de la peur ? Jusqu'où allons-nous aller dans les mesures liberticides, dans cette folie qui s'est emparée de la société française ? On va mettre un policier derrière chaque Français ? Mais jusqu'où allons-nous aller ? Je combattrai toutes ces mesures absurdes, ridicules. Il va falloir, à la cinquième vague, on ne va pas comprendre ? À la cinquième vague, on continue les vieilles recettes du bouc émissaire, du contrôle d'identité, du policier.

7:48
Présentateur

Donc le pass sanitaire, vous, en réalité, vous le retirez, vous êtes élu président de la République, quel que soit le niveau de l'épidémie, vous l'enlevez.

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'a aucun sens, puisque c'est une illusion.

7:57
Présentateur

Pourquoi tous les pays l'adoptent, les imprédients tout à l'heure ?

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ils ne l'adoptent pas, ça n'a aucun sens. Regardez en Angleterre, regardez aux Etats-Unis, dans beaucoup d'endroits, il n'y a aucun pass sanitaire.

8:04
Présentateur

Mais il n'y a du pass sanitaire en Italie, en Espagne, en Suisse.

8:08
Nicolas Dupont-Aignan

Mais c'est extravagant ce que vous me dites. Le pass sanitaire a trompé les Français.

8:12
Présentateur

Pourquoi les autres pays le font alors ? Parce qu'ils veulent. Même ceux qui n'y étaient pas allés en première intention, si je puis dire.

8:17
Nicolas Dupont-Aignan

Mais il y en a beaucoup qui ne partagent pas. Vous faites croire cela. Mais ça ne marche pas. Ça a trompé les Français. Ils ont maintenant une cinquième vague. Si ça avait marché, on le saurait. Donc vous faites quoi ? Vous enlevez le pass sanitaire pour la vaccination ?

8:29
Présentateur

Mais bien évidemment.

8:29
Nicolas Dupont-Aignan

Comme en Angleterre, comme en Suède, comme en Floride.

8:31
Présentateur

Vous priorisez les personnes fragiles.

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

Je priorise les personnes fragiles pour la vaccination.

8:35
Présentateur

Vous encouragez les non-vaccinés à y aller ?

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

Pas tous les non-vaccinés. Les jeunes n'ont aucune raison d'y aller.

8:40
Présentateur

Donc toutes les personnes âgées qui ne sont pas encore vaccinées.

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, parce que les personnes âgées fragiles, on doit les protéger des conséquences du Covid qui peuvent être mortelles. Car si vous regardez toutes les statistiques, on le voit bien. Je demande du bon sens.

8:55
Présentateur

La vaccination des enfants entre cinq.

8:58
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une abomination.

8:59
Présentateur

Mais pourquoi s'il y a haute autorité de santé ? Le conseil scientifique dont vous disiez tout à l'heure que vous vous référiez à cette décision.

9:06
Nicolas Dupont-Aignan

Je me battrai de toutes mes forces contre la vaccination des enfants. Vous savez combien il y a eu de mort d'enfants de moins de 11 ans en France depuis le début du Covid ? Est-ce que vous le savez ?

9:15
Présentateur

C'est eux qui contaminent beaucoup. Est-ce que c'est eux qui contaminent beaucoup ? Est-ce que ce n'est pas la circulation du virus ?

9:21
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une obsession, madame Martichoux. Non. Vous pensez pouvoir bloquer un virus ?

9:23
Présentateur

Je vois le nombre de taux d'incidence. Vous ne voyez pas le taux d'incidence ?

9:26
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ce qui compte, ce sont les morts du Covid, madame Martichoux. Combien d'enfants sont morts du Covid ?

9:31
Présentateur

Au commencement des morts, il y a un taux d'incidence. Il y a une circulation des pires ou pas ?

9:34
Nicolas Dupont-Aignan

Vous allez arrêter tous les virus avec des contrôles d'identité. Combien d'enfants sont morts du Covid en France depuis le début ? Trois. Avec de surcroît des comorbidités très graves. Donc on va vacciner avec un vaccin sous autorisation conditionnelle, sans recul, thérapie génique, des enfants qui n'ont aucun risque de mourir du Covid ? C'est une folie. Est-ce qu'on peut freiner la circulation du virus ?

10:03
Présentateur

C'est l'enjeu en vaccinant. Vous dites non. On ne freinera pas les virus. Vous allez faire un monde sans virus, sans rien ? Si la Haute Autorité de Santé le recommande, si le Conseil scientifique y est favorable...

10:16
Nicolas Dupont-Aignan

J'y serai totalement opposé car c'est un danger public pour nos enfants. Ma boussole, c'est par exemple Moderna qui a été interdit au moins de 30 ans, après des graves effets secondaires. Ma boussole, ce sont tous ces jeunes qui ont des myocardites. Ma boussole, c'est qu'on ne joue pas avec le défense immunitaire des enfants, qui doit être naturel, surtout quand ils ne meurent pas du Covid. Ma boussole, c'est qu'on arrête d'intoxiquer les Français et de les manipuler par la peur. Et ma boussole, c'est qu'on s'occupe des arrêts cardiaques, qu'on s'occupe de l'hôpital, qu'on reconstruit l'hôpital public, et qu'on arrête avec cette folie.

10:46
Présentateur

Donc les avis scientifiques, la réalité qui est mesurée par certaines statistiques...

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

Vous voulez que je vous en parle ? Des conflits d'intérêts ? Vous, vous... Allez-y. Oui, je dis qu'aujourd'hui, nous avons un gouvernement qui est influencé par des scientifiques, et toujours les mêmes. Et j'aimerais qu'on consulte d'autres scientifiques.

11:04
Présentateur

Pardon ? C'est-à-dire ?

11:05
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire, pourquoi on ne consulte pas le professeur Perron, qui a été responsable à l'OMS de la stratégie vaccinale ? Pourquoi on ne consulte pas le professeur Raoult, qui a soigné précocement ? Pourquoi on entend toujours les mêmes scientifiques ?

11:18
Présentateur

C'était le blâme qu'il a reçu ?

11:21
Nicolas Dupont-Aignan

Ah, le blâme ! Oui, le seul qui a soigné des millions de gens dans le monde, et qui a évité des décès, on lui fait un blâme ! Mais vous vous rendez compte ?

11:29
Présentateur

Il a sauvé des millions de personnes dans le monde.

11:30
Nicolas Dupont-Aignan

On a passé toute l'interview sur la santé, je pense qu'il y a d'autres choses.

11:32
Présentateur

Mais c'est intéressant de savoir sur quelle réalité vous vous fondez ? La réalité ?

11:35
Nicolas Dupont-Aignan

Justement, c'est pour ça que je vous demande, est-ce que c'est une autre réalité

11:38
Présentateur

que celle alors qui est posée par les scientifiques ? Vous êtes dans une autre réalité ?

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je suis dans un débat scientifique, et je demande qu'on fasse des mesures de précaution, parce que si la stratégie qui avait été choisie marchait, il n'y aurait pas de cinquième vague.

11:51
Présentateur

Il y a les conseillers scientifiques du gouvernement, dont vous estimez qu'ils sont muselés par des conflits d'intérêts, et vous vous demandez à ce que les professeurs d'Elfraissy, tous les membres du conseil scientifique...

12:05
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je demande qu'il y ait un débat ouvert. Et encore une fois, les Français savent exactement ce qu'il en est, ils ne sont pas dupes de l'échec de la stratégie. Je demande qu'on mette des purificateurs dans les écoles, qu'on fasse des tests gratuits, qu'on renforce l'hôpital, qu'on ait des soins précoces, qu'on ait le vaccin à bon escient, c'est du bon sens.

12:21
Présentateur

On va parler d'autre chose, mais juste le professeur Perron, il a été exclu par le conseil professionnel, la PHP.

12:29
Nicolas Dupont-Aignan

La petite mafia scientifique qui nous gouverne.

12:31
Présentateur

C'est une mafia, la PHP ?

12:32
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, une petite mafia.

12:33
Présentateur

Ah bon, vous avez des preuves ?

12:34
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, petite mafia, j'ai mon avis.

12:38
Présentateur

C'est votre avis ?

12:39
Nicolas Dupont-Aignan

Et oui, on a encore la liberté d'opinion.

12:41
Présentateur

C'est une preuve, c'est un avis ?

12:43
Nicolas Dupont-Aignan

Et votre avis, c'est aussi un avis.

12:44
Présentateur

Non, non, moi je pose des questions, comme on dit, vous avez vos réponses.

12:47
Nicolas Dupont-Aignan

Exactement. Et on a passé 15 minutes toujours sur les mêmes histoires. C'est pas un sujet, c'est pas un sujet. Et pendant ce temps-là, il y a une élection présidentielle. Les Français n'ont pas de quoi mettre de l'essence dans la voiture. Les Français souffrent énormément. On est en train d'enjamber l'élection présidentielle avec cette histoire de Covid. Parce que c'est un moyen pour Emmanuel Macron d'éviter le débat.

13:07
Présentateur

Alors, il y a eu un gros week-end politique, on va en dire un mot, parce que vous aussi, il y a eu quand même Valérie Pécresse, qui a été désignée par les LR, et hier, meeting de Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs, début d'après-midi, puis Éric Zemmour, trois candidats à la présidentielle, trois adversaires.

13:26
Nicolas Dupont-Aignan

C'est bien.

13:27
Présentateur

Valérie Pécresse, ancienne Chirakienne, vous avez été vous-même au RPR. Est-ce qu'elle est la mieux, dans la famille LR, la plus à même pour affronter Emmanuel Macron ?

13:37
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ce sera elle. Moi, je m'adapte. J'ai pris la décision, Elisabeth Martichoux, de ne jamais parler de mes concurrents. Je les salue, je leur souhaite bonne chance.

13:45
Présentateur

Ce n'est pas vrai, j'ai entendu un de vos discours, vous tapiez sur Xavier Bertrand, sur Emmanuel Macron.

13:49
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, sur Emmanuel Macron, je le combats.

13:51
Présentateur

Xavier Bertrand avait eu pour son droit à l'époque.

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

Et je pense qu'il faut absolument, pour la France, éviter un second mandat. Je propose des solutions, une personnalité la mienne, une démarche de rassemblement. Je suis gaulliste, et j'aimerais, et je viens, défendre mon projet.

14:07
Présentateur

Mais vous vous situez où, finalement ? Je suis gaulliste. Entre le tandem Pécresse-Cioti, Éric Ciotti vient de publier un tweet en disant « Je suis en tandem avec Valérie Pécresse », Marine Le Pen, Éric Zemmour, vous situez où ?

14:19
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, il y a le choix. Moi, je suis gaulliste. Je veux une rupture avec le système, c'est-à-dire avec tous ceux qui ont gouverné. Et Valérie Pécresse a gouverné, et elle n'est pas si lointaine des idéaux de M. Macron, sur l'Europe, sur...

14:32
Présentateur

Elle est Macron-compatible, comme le disent parfois certains de ses adversaires. C'est tout à fait juste.

14:36
Nicolas Dupont-Aignan

Et de l'autre côté, des candidats qui défendent une certaine idée de la France, mais avec, je trouve, un peu trop d'esprit de division. Et je pense que le gaullisme que je défends, c'est l'indépendance du pays, la souveraineté, du bon sens et le rassemblement des Français. Et une élection présidentielle, c'est le choix. Et ce n'est pas aux éditorialistes ni aux journalistes de choisir, c'est aux Français. Oui, absolument. Et ils ont quatre mois, et j'aimerais qu'on parle des débats.

15:02
Présentateur

Démonstration de force d'Éric Zemmour. En un mot, qu'est-ce qui vous a frappé hier dans le meeting de Zemmour ?

15:06
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, c'est bien. Il y a eu des beaux meetings comme ça, vous savez, dans la vie politique. Oui, il y a des beaux meetings. Réussis. Sans doute. Il y a eu du monde. Maintenant, est-ce que les Français veulent voir Éric Zemmour, président de la République ?

15:16
Présentateur

Il se présente comme un débutant. Il dit « je n'ai pas 40 ans de roublardise politique ». Vous le sentez visé ?

15:21
Nicolas Dupont-Aignan

Mais pourquoi ? Je n'ai pas 40 ans de roublardise. Et j'ai toujours été honnête dans mes choix.

15:24
Présentateur

Non, mais 40 ans de politique, pour lui, c'est la même chose. Oui, peut-être.

15:27
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je vais vous dire, j'aborde cette campagne sans cette agressivité des uns et des autres, les uns envers les autres. Je les vois en permanence se faire des petites phrases. Il aime l'histoire, elle aime les chats. Après Pécresse, c'est une Macron en jupon. Je n'aime pas cette façon de procéder. Je propose un projet aux Français. Je leur dis qu'on peut redresser la France de manière calme, avec sérénité. On peut augmenter le pouvoir d'achat. On peut relocaliser. On peut reconstruire les services publics. On peut faire des économies. J'aimerais vous parler de projets concrets.

16:02
Présentateur

Une proposition que je voudrais que vous développiez rapidement. D'abord, vous proposez un référendum révocatoire, dans le cadre d'un septennat que vous voulez réinstaurer. Un référendum révocatoire. C'est-à-dire, les Français appelés aux urnes, à mi-mandat, à l'américaine, mais au niveau du président, pour dire oui ou non, stop ou encore. Tout à fait. Stop ou encore. C'est-à-dire que le président, à trois ans et demi, après trois ans et demi de sa présidence, qu'est-ce qui se passerait derrière ? Une nouvelle élection présidentielle ?

16:30
Nicolas Dupont-Aignan

L'élection présidentielle.

16:31
Présentateur

Êtes-vous pour ou contre le président actuel ?

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

Je reviens à la lecture du général de Gaulle. Le général de Gaulle a donné d'immenses pouvoirs au président de la République. Immenses. Mais, il y avait le référendum régulier, presque tous les ans. Et par évocatoire. Oui, mais il est parti sur un référendum perdu. Donc, c'était une forme de référendum révocatoire. Et les présidents ont pris les pouvoirs sans le référendum devant le peuple. Figurez-vous que nous sommes la plus longue période, 16 ans, sans référendum. Ça veut dire quoi ? Cela veut dire que les Français... Et mon ennemi, c'est l'abstention. Mon ennemi, c'est la dissolution de la France par l'abstention. Et je veux absolument remettre les Français à l'Élysée.

C'est tout mon projet. RIC, référendum révocatoire, référendum sur les grands enjeux. On redressera la France avec les Français. On ne redressera pas la France en piétinant les Français comme on le fait depuis 16 ans. Et vous savez que j'ai quitté les Républicains ou l'UMP à l'époque sur ce référendum bafoué. Les Français avaient voté non à l'Union Européenne. Si on avait suivi leur avis, aujourd'hui, on n'en serait pas là. Donc, moi, je ne crois pas qu'on puisse redresser la France sans tous les Français. Et la meilleure preuve, c'est de leur dire qu'à mi-mandat, vous pourrez chasser le Président de la République s'il n'a pas été conforme à vos voeux.

Et cela forcera les Présidents à aller devant le peuple. Ils ne vont plus devant le peuple. Ils ont peur du peuple. Vous ne doutez jamais. Je doute, bien sûr, comme toute personne. Mais je vois beaucoup de Français. Je parcours la France et je la sillonne. Et je vois très bien que les Français ne veulent pas repartir avec ceux qui ont construit la France d'aujourd'hui et qui ne veulent pas l'excès.

18:09
Présentateur

Mais votre solitude et votre...

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai beaucoup de Français qui mêlent.

18:12
Présentateur

Des sondages très bas. Moi, les sondages... Ça ne vous fait pas de... Rien du tout. Vous ne vous remettez pas en cause, parfois, en vous disant... Et je vais vous dire... Peut-être que ma stratégie n'est pas la bonne. Peut-être que ma stratégie de solitude...

18:20
Nicolas Dupont-Aignan

Mais les Français jugeront. Ben oui, mais pour l'instant... En tout cas, il y a beaucoup de Français qui me soutiennent. Discrètement, peut-être. Je n'ai pas la faveur des journalistes. Mais je vais vous dire... Vous êtes suffisamment reçus... Pardon. Vous êtes suffisamment reçus dans les médias pour ne pas dire ça. Vous êtes suffisamment reçus dans les médias pour ne pas dire ça. Monsieur Ciotti, il n'y a pas un journaliste parisien qui, il y a un mois, pensait que Monsieur Ciotti serait premier. Et vous n'imaginez pas tout ça.

18:44
Présentateur

Mais lui-même non plus. Il l'avait dit. Lui-même non plus. Il fallait que les journalistes se substituent à ses propres...

18:52
Nicolas Dupont-Aignan

Est-ce qu'un jour, dans ce pays, les Français peuvent être libres de choisir leur président ? Regardez, on vous reçoit. C'est l'objet. Mais encore merci, je vous remercie de votre sollicitude. En attendant, les Français jugeront. Je propose un projet. Il est financé. Je suis le seul à avoir écrit un livre qui explique mon financement. Je suis le... On en avait parlé.

19:12
Présentateur

On vous a même reçu. Je vous valpognon. Quelle générosité. Mais ce n'est pas quelle générosité, mais arrêtez de nous taper dessus alors qu'on vous reçoit en permanence. Il y a quelque chose d'un petit peu, si vous voulez, instrumentalisé qui est à la fin contre-productif. Ça ne marche pas dans les sondages.

19:27
Nicolas Dupont-Aignan

Eh bien, les sondages se sont toujours trompés. Alors ça m'est complètement égal. Voilà, ce sont les Français qui choisissent. Vos signatures, ça va ? Ça va.

19:33
Présentateur

Si vous étiez dans la creuse.

19:34
Nicolas Dupont-Aignan

Je demande aux maires de me parrainer. Il en manque encore. Ce sera un prêt, comme beaucoup de candidats d'ailleurs, puisque les maires ne veulent plus parrainer parce qu'ils sont écoeurés justement de la vie politique, des plateaux télévisés. Ils ont envie d'un peu de sérieux. Et aujourd'hui, on a passé 20 minutes sur des histoires...

19:51
Présentateur

Sur le sanitaire de Nicolas Dupont-Aignan, ce n'est pas un petit sujet.

19:54
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'y a pas que le sanitaire.

19:56
Présentateur

Il y a juste une épidémie qui impacte la vie des Français.

19:59
Nicolas Dupont-Aignan

Une épidémie que vous attisez à la dramatisant pour faire peur aux Français. Et pour que pendant ce temps-là, on ne parle pas de la présidentielle. Moi, ce qui m'intéresse, ce sont tous les problèmes des Français. L'épidémie...

20:08
Présentateur

On est dans le complot, nous aussi. Mais non !

20:10
Nicolas Dupont-Aignan

Vous participez de cette climat de panique. Vous reviendrez parce que vous êtes régulièrement invité. Je reviendrai et je vous remercie de m'inviter conformément aux règles de la démocratie.

20:20
Présentateur

Mais je ne vous active pas du tout. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Je vous dis que ce n'est pas à vous de choisir le candidat. Si vous passiez moins de temps à nous critiquer plutôt qu'à parler de vous, ça irait. C'est vous qui vous sentez visé. Merci beaucoup. Il n'y a pas de souci. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été ce matin. Merci à vous de m'inviter. Sur LCI. Bonne journée. Le temps dans un instant avec Guillaume.

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