France-Niger : Et si Macron préparait la guerre
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« Je pense que notre politique est la bonne. »
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« Alors, on a dit que la France était trop engagée en soutien au président Bazoum. J'entends les gazettes, je lis le commentaire, parfois des autres capitales. »
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« Mais on ferait quoi si un coup d'État comme ça se passait en Bulgarie ou en Roumanie ? On irait dire qu'il ne faut pas trop s'engager ? »
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« On va regarder, parce que les Poutchistes nous ont proposé un Premier ministre, voilà, on va s'engager, c'est ça la bonne politique. »
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« Il ne faut pas être jusqu'aux Poutistes, on n'est pas chez nous. »
- 5:31Locuteur non identifiéFait
« Et on voudrait dire que la démocratie est une idée qui est bonne pour l'Afrique, on ne fait pas de double standard. »
- 13:25Locuteur non identifiéFait
« le tout nouveau ministre de l'Éducation est venu dévoiler son plan sur l'éducation. »
- 14:10Locuteur non identifiéFait
« L'école de la République, elle s'est construite autour de valeurs et de principes extrêmement forts, et notamment la laïcité. »
- 14:33Locuteur non identifiéPromesse
« Je vous annonce, j'ai décidé qu'on ne pourrait plus porter la baïa à l'école. »
- 15:18Locuteur non identifiéChiffre
« une hausse, je cite, de 125 à 250 euros net par mois. »
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le lundi 28 août 2023 et c'est avec plaisir que je vous retrouve sur ce plateau. L'été touche à sa fin et malgré les vacances de chacun ici, Le Média vous accompagne pour vous informer au quotidien, notamment avec ce Flash Info. Et la rentrée prochaine se fera à la télé, mais surtout avec vous. Vous le savez, d'ici la fin du mois d'octobre, vous aurez enfin un média d'opposition populaire et indépendant sur Le Petit Écran. Ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir.
Le chantier, comme le défi, est immense. Croyez-moi ou pas, mais la nuit dernière, j'ai fait un rêve étrange. Je bossais pour l'Elysée, alors j'espère que ce n'était pas sous Macron, aucun indice ne m'éclairait sur le sujet. J'étais le gars qui gardait le bureau à partir duquel le président de la République devait appuyer sur le bouton nucléaire. Bon, ça ne me change pas de la vraie vie puisqu'on me prend souvent pour un Vigile au supermarché, ne me demandez pas pourquoi. Et bref, en faisant une fausse manip, j'ai appuyé sur le bouton. J'ai vitrifié la moitié de l'humanité. Et du coup, je me suis précipité dans les chaînes info et j'ai crié Abaya, Burkini, couvre-chef.
Et tout le monde a oublié ce que j'avais fait pour discutailler sur les vêtements des jeunes filles qui menacent la République, voire l'humanité. Bon, en vrai, je raconte n'importe quoi, je n'ai pas fait ce rêve. Mais après plusieurs semaines de vacances, je manquais d'idées pour l'intro de ce nouveau flash d'info du Média qui évoquera aujourd'hui, comme vous pouvez l'imaginer, le week-end de rentrée politique que nous venons de vivre, avec notamment le coup politique de Gabriel Attal sur les Abayas, le jour de gloire de Gérald Darmanin vampirisé par Elisabeth Borne et les bisbilles au sein de la NUPES au sujet de la stratégie gagnante en vue des élections européennes.
Mais avant tout ça, nous parlerons du discours d'Emmanuel Macron lors de la traditionnelle conférence des ambassadeurs et des ambassadrices. Un discours qui ajoute une pièce dans le juquebox des relations déjà très compliquées entre la France, le Niger et les autres pays et opinions publiques du Sahel. Et après l'entrée éditoriale, suivront les trois actualités du jour, sélectionnées et traitées par la rédaction du Média. C'est parti ! Une diplomatie à la fois isolée et jusqu'au boutiste, un président dans le déni et la crise d'autorité. C'est l'impression que laisse l'intervention d'Emmanuel Macron à la conférence des ambassadeurs et des ambassadrices ce matin à l'Élysée.
Une conférence où il a été naturellement question du Niger, pays sahélien qui vient d'être secoué par un coup d'État qui, comme ceux du Mali et du Burkina face aux voisins, a ouvert la boîte de Pandore de la contestation de la présence militaire et de l'hégémonie diplomatique de l'ancienne puissance coloniale, la France. L'annonce forte qu'Emmanuel Macron a faite pourrait se résumer dans une expression qui est aussi le titre d'un tube du chanteur malien Salif Keïta « Nous pas bouger ». En gros, expulsé par les autorités de fait au pouvoir à Niamey, l'ambassadeur Sylvain Ité ne s'en ira pas.
Et de toute façon, la France a raison de refuser le fait accompli du changement de régime et de plaider pour la réinstallation par la force du président renversé Mohamed Bazoum, qui est maintenu captif par les militaires de son pays.
Je pense que notre politique est la bonne. Elle repose sur le courage du président Bazoum, sur l'engagement de nos diplomates, de notre ambassadeur sur le terrain qui reste, malgré les pressions, malgré tout, et malgré toutes les déclarations d'autorité illégitimes, grâce à l'engagement de nos forces de sécurité intérieure et de nos militaires.
Si ceci n'est pas une manière de créer un conflit bilatéral qui justifierait une intervention militaire directe sur le terrain du droit international, alors que la perspective d'une intervention de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest s'éloigne, en raison des réticences de pays voisins comme l'Algérie, le Burkina Faso et le Mali, mais également de la puissante Union africaine, eh bien, cela y ressemble terriblement.
En effet, comment rester dans un pays dont on ne reconnaît pas les autorités de facto, et où on maintient une force militaire de 1 500 hommes, sans entraîner de nouvelles manifestations devant les symboles de l'État français, et une montée des tensions ne pouvant déboucher que sur des affrontements. Dans un contexte où une fraction importante de la jeunesse et de l'armée se radicalise chaque jour un peu plus contre l'ancien colonisateur, les jours à venir devront être observés attentivement.
De plus, l'argumentaire d'Emmanuel Macron, confronté à la défiance voire à la trahison des États-Unis, qui ont décidé de reconnaître le régime des Poutistani-Amais, fait doucement sourire ceux qui connaissent, juste un peu, les choix faits par la France ces dernières années, dans son ancien précaré.
Écoutons d'abord Emmanuel Macron. Alors, on a dit que la France était trop engagée en soutien au président Bazoum. J'entends les gazettes, je lis le commentaire, parfois des autres capitales. Mais on ferait quoi si un coup d'État comme ça se passait en Bulgarie ou en Roumanie ? On irait dire qu'il ne faut pas trop s'engager ? On va regarder, parce que les Poutchistes nous ont proposé un Premier ministre, voilà, on va s'engager, c'est ça la bonne politique. Il ne faut pas être jusqu'aux Poutistes, on n'est pas chez nous. C'est ça ce que veulent faire les autres capitales ? Et on voudrait dire que la démocratie est une idée qui est bonne pour l'Afrique, on ne fait pas de double standard.
C'est inadmissible. Mais enfin, Monsieur le Président, tout le monde vous a vu adouber et reconnaître le président tchadien Idriss Mahamad Déby, issu d'un Poutch perpétré après l'assassinat de son père. Personne ne vous a vu réclamer le retour au pouvoir de l'ancien président Burkinabé, élu démocratiquement Rochmar Christian Caboret, ou de l'ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Vos leçons d'antiracisme et de diplomatie des valeurs sont faux. Bien entendu, comme dans ce genre de circonstances, Emmanuel Macron a mis en cause, cette fois de manière voilée, des manœuvres réelles ou supposées de nouveaux conquistadors qu'on imagine russes ou turcs.
Si on cède aux arguments inadmissibles de cette alliance baroque des prétendus panafricains avec les néo-impérialistes, on vit chez les fous.
On veut bien vous croire, Monsieur Macron. Mais refusez d'obtempérer à l'expulsion de votre ambassadeur dans un pays étranger contre tous les usages diplomatiques dans un pays où vous avez une force militaire installée sur un continent où votre armée a orchestré il y a juste un peu plus de dix ans des changements de régime. Ça ressemble aussi un petit peu, un chouïa, à de l'impérialisme, non ? Comment débuter cette semaine sans vous parler de ce week-end de rentrée politique au Encouleur ?
Entre les universités d'été, des gauches chacune de son côté, les communistes qui prennent leur distance avec la NUPES, la Mélenchonie qui applaudit Ségolène Royal, qui se dit être dispo pour mener une liste d'union avec eux aux européennes, Sandrine Rousseau, boudée par les insoumis, car finalement elle s'aligne sur la volonté des Verts de faire liste à part, ou encore Darmana en meeting à Tourcoing et Attal sur TF1. C'était un week-end explosif. Bref, c'est de Darmana et d'Attal dont on va causer maintenant. Ouais, des os, pas des os, faut bien faire un choix dans ce bazar, et ça n'a pas été simple à la rédacte.
Alors, le premier a donc organisé un grand meeting à Tourcoing, son fief, là où il a été maire deux fois, entre 2014 et 2020, avec ce dimanche un grand thème, la classe populaire. Oui, Darmana avait à la bouche un mot qui revenait souvent.
Parce que c'est justement le sujet de cette journée, la fibre sociale, les sentiments des Français qui appartiennent aux classes populaires, aux classes moyennes, auxquelles nous avons fait droit tout aujourd'hui, tout cet après-midi. Et c'est ici, à Tourcoing, dans une ville fière de ses origines ouvrières, de ses habitants travailleurs et de ses quartiers populaires, que nous avons posés, ou que nous essayons de poser, comme beaucoup avant nous, la seule question qui vaille au fond, c'est-à-dire la question sociale.
Dans un second temps, il nous faut, je le pense très sincèrement, et je sais qu'on en a longuement parlé, reprendre la lutte contre l'assignation à résidence, la grande idée du président de la République. Là est le combat républicain. L'assignation à résidence géographique, l'assignation à résidence sociale, où notre jeunesse, nos quartiers populaires, doivent, comme nos aînés, comme nous-mêmes, comme j'en ai bénéficié, comme nombreux ici en ont bénéficié, avoir accès à l'ascenseur républicain.
Le ministre de l'Intérieur, premier flic de France, qui habituellement donne plutôt les ordres à ses troupes d'aller bien rétablir l'ordre en tabassant les ouvriers en grève ou en manif, cela joue donc Jaurès ou Mélenchon. Il ira même plus loin. Celui qui dit s'inquiéter de ce qu'il se passera en 2027, coucou Marine Le Pen, a souhaité séduire les dites classes populaires, tenez-vous bien, en leur offrant frites et saucisses ? Oui, oui, pour eux, c'est ouvrier, CGT, saucisses, frites. Voici une belle vision qu'ont nos élites droitardes des couches populaires.
GG, à ne pas confondre avec notre GG à nous ici, G1000, a donc réuni environ 1000 personnes pour l'écouter prononcer son discours du camp... Non, non, son discours tout court. Malgré les signaux évidents sur ses intentions présidentielles, personne n'assume encore publiquement la chose. Lui le premier, qui fin avec une crédibilité relative, une loyauté sans faille à Emmanuel Macron. On défend une sensibilité particulière
qui s'inscrit totalement dans l'action du président de la République. L'idée n'est évidemment pas de créer un parti et un mouvement, mais il ne faut pas vous étonner que les hommes politiques fassent de la politique.
Et parmi le gratin macroniste présent, c'est la même petite musique.
Je veux dire qu'en 2027, il faudrait mettre un bulletin à Darmanin. Non, là vous êtes dans une forme de projection qui n'a pas lieu d'être. Le ministre de l'Intérieur ne cache pas ses ambitions ces derniers jours. Non, le ministre de l'Intérieur, il travaille au quotidien pour la sécurité des Français. Il était à Nîmes encore avant-hier. Il est là en permanence sur le travail. Et puis il apporte des idées que d'autres portent. Et on est en train de débattre pour la suite du quinquennat. Il prend la décision de sortir un peu de son couloir de nage, entre guillemets, c'est l'expression idoine.
Mais Gérald Darmanin, c'est aussi, avant d'être ministre de l'Intérieur, c'est un élu, c'est un maire. Et donc c'est parfaitement légitime, comme n'importe quel ministre, de pouvoir parler d'autre chose que son portefeuille.
Mille personnes donc, mais surtout des encravatés, élus et personnes de bonne famille, venus soutenir celui qui a été adoubé par Nicolas Sarkozy. Oui, étrangement, ce délinquant multirécidiviste-là semble tout à fait fréquentable en haut lieu. La première ministre Elisabeth Borne a elle-même aussi fait le déplacement. Non prévu initialement, c'est elle qui s'est invitée in extremis, nous raconte le monde de ce jour, mais pour aller, je cite, freiner l'offensive d'Armana. C'est donc elle, et non ce dernier, qui a eu le mot de la fin pour conclure cette journée spéciale.
Elle en a profité pour faire passer quelques messages, d'abord en lui rappelant qu'il n'est pas le seul au gouvernement à avoir des origines modestes. Chacun a son histoire, et moi aussi, je me souviens que c'est la République qui m'a aidé. Elisabeth Borne a été pupille de la nation, alors que j'étais cette jeune fille d'immigré, dont la mère devait élever seule ses deux enfants, a-t-elle alors déclaré devant l'assistance ? Clin d'œil. Avant de se lancer dans la contre-offensive et de refroidir les ardeurs élyséennes de Gérald. Si elle partage ses analyses, elle a quand même trouvé utile d'affirmer que seule l'action collective permettra de répondre aux attentes des Français. Clin d'œil.
Avant qu'elle ne débarque, d'Armana rappelait ne pas vouloir laisser Marine Le Pen, je cite, aller irrémédiablement au pouvoir. Mais, explique Borne, il n'y a aucune fatalité à cela, avant de rappeler à Darmanin qu'il est lui aussi comptable du bilan d'Emmanuel Macron étant membre de son exécutif depuis 2017. Clin d'œil.
Mais avant de lui faire finalement une grande leçon d'union, car son petit coup politique vient sérieusement menacer la Macronie de se fracturer, elle lui rappelle encore qu'il dispose de moyens sans précédent à la tête de son ministère, mais que, je cite, malgré ça dans trop de quartiers, les difficultés d'intégration subsistent, la délinquance et les trafics persistent et les drames continuent à survenir. Prenons en exemple les récents événements à Nîmes. Clin d'œil. Clin d'œil. Clin d'œil. Ouais, ça pique là. Et dites-vous bien que Macron, depuis sa maison de vacances du Touquet, suivait de très près le déroulé de la journée.
Mais depuis quand, il y avait aussi l'intervention de Gabriel Attal sur TF1 le même jour pour bien clore un bon dimanche tout moisi. Sur le plateau du JT préféré à Sarkozy et Benalla, quand ils sortent de garde à vue, le tout nouveau ministre de l'Éducation est venu dévoiler son plan sur l'éducation. Et non pas dans le JDD, attention, mais on y reviendra après, dans l'actualité du jour. Alors, qu'y avait-il au menu le problème de la pénurie de professeurs, les programmes scolaires, le salaire des enseignants ? Eh ben non. Pour Gabriel Attal, le problème principal de l'école, c'est la baïa. En même temps, ça change du voile et de la burqa. C'est novateur, tout en restant synchro, malin.
Si l'éducation nationale va mal, si la République vacille, ce n'est pas à cause des incompétences qui sont accumulées ou des moyens toujours plus limités, non. C'est à cause d'une robe longue et un peu ample. Voilà. Celui qui n'y croit pas se place hors du champ républicain.
Bouh ! L'école de la République, elle s'est construite autour de valeurs et de principes extrêmement forts, et notamment la laïcité. La laïcité, ce n'est pas une contrainte, c'est une liberté. C'est une liberté de se forger son opinion et de s'émanciper par l'école. Pour moi, la laïcité, dans un cadre scolaire, c'est quelque chose de très clair. Vous rentrez dans une salle de classe, vous ne devez pas être capable de distinguer ou d'identifier la religion des élèves en les regardant. Donc oui ou non, la baïa ? Je vous annonce, j'ai décidé qu'on ne pourrait plus porter la baïa à l'école. Je vais m'entretenir cette semaine avec les chefs d'établissement et je veux leur rendre hommage.
On ne parle pas suffisamment d'eux, les principaux, principaux adjoints, proviseurs, proviseurs adjoints. Ils sont en première ligne sur ces questions de laïcité, sur les questions de harcèlement, sur beaucoup de sujets. Je vais m'entretenir avec eux, leur donner toutes les clés pour qu'ils puissent faire appliquer cette règle qui me semble nécessaire et qui est juste.
Boutade à part. Oui, il peut y avoir des frottements liés à la question de la religiosité à l'école. Mais qui peut croire qu'interdire est la solution ? Qui peut croire qu'Atal et les autres souhaitent véritablement résoudre un tel problème quand ils leur profitent tant pour diviser la population ? À côté de ça, il a bien parlé du salaire des profs avec une promesse, une hausse, je cite, de 125 à 250 euros net par mois. Il ne s'agit nullement d'une revalorisation, mais d'un rattrapage par ailleurs jugé insuffisant par rapport à l'inflation. Lui qui pense pouvoir rendre la profession de nouveau attractive s'est raté.
Aussi, France 3, Île-de-France expliquait, pas plus tard que mardi dernier, que les académies de Versailles et de Créteil étaient encore une fois en manque de professeurs titulaires. Évidemment, sont arrivés les vieux poncifs issus de la droite conservatrice. Fallait s'y attendre, je cite Atal, les profs doivent faire des heures sub, plus précisément, en acceptant davantage de remplacement, mais aussi les vacances scolaires qui sont trop longues, etc., etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil en Macronie. Au contraire, une constante, on nous prend toujours pour des cons. Poursuivons avec l'actualité du jour.
Hier, un mois après son retour en kiosque, marqué par une énorme bourde en première page, le JDD, polarisé, affichait une politique et une promesse d'exclusivité qui venait relégitimer l'hebdomadaire. Gabriel Atal en bras de chemise, dans son bureau, le regard planté dans l'objectif du photographe et dans les colonnes du journal, les révélations des détails concernant la rentrée scolaire qu'il préparerait d'arrache-pied. Après sa collègue Sabrina Agresti-Broubach, proche de Macron, qui avait donné une interview au JDD version Bolloré le 8 août, cet exclu du nouveau ministre de l'Éducation avait beaucoup fait réagir hier dimanche.
Sauf que Gabriel Atal n'a jamais rencontré le JDD, affirme aujourd'hui son cabinet à nos confrères de Libération. Le JDD a voulu faire un coup, Gabriel ne les a pas vus, on n'a parlé à aucun de leurs journalistes, ils font un papier à partir du discours qu'il a prononcé au recteur jeudi matin et qui a été envoyé à la presse. Quant à la photo, c'est une photo d'agence qu'ils ont achetée, affirme-t-il au quotidien de Centre-gauche. Le JDD a donc monté cette entrevue de toute pièce pour tromper son monde, violent au passage la déontologie du métier. De cela, Gabriel Atal et son entourage n'ont fait aucune communication officielle, s'accommodant de fait de ce faux papier.
Libé précise que seul Sylvain Maillard, président des députés Renaissance, ex-LREM, a réagi dans une réponse sur Twitter. Un message discret qui n'a pas été énormément liké au moment où nous rédigeons ces lignes. Et voilà, c'est la fin de ce bulletin d'info, un format qui entre dans notre programmation d'été. En attendant la reprise de nos directs à la rentrée, nous continuons à vous proposer des reportages, des enquêtes, des entretiens, plateaux d'analyse ces débats, décryptages au quotidien. Comme nous l'avons déjà annoncé, le média va bel et bien débarquer sur le petit écran d'ici la fin octobre.
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