BACKSEAT - S05E07 - avec Gabriel Zucman et Xavier Bertrand
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Le site internet de la boutique de l'Assemblée nationale vient de cracher. Vous avez fait planter le site Monsieur Zucman. Il se procure un cabis, il recrute du personnel derrière il se paye et il met l'argent de côté et ensuite on verra s'il fait toujours la même proposition. C'est comme ça que vous parlez d'un universitaire qui a enseigné à Berkley. Il faut déconstruire ces discours. On parle de taxer les personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. C'est quand même pas l'aiculteur ou le petit patron du coin. Toi, tu y étais toi à Sainte. Il pleuvait littéralement des grenades. C'est une grenade qui explose toutes les deux secondes. Sain Soline.
Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur backed. Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être avec nous. Le public. Vous êtes incroyable. Quel plaisir de vous retrouver ce soir dans cette émission exceptionnelle que nous démarrons avec un BF non moins exceptionnel ce soir. Un BFOR consacré au modèle coopératif. On va tous vous expliquer un sujet qu'on avait déjà plus ou moins abordé avec des petites ou des grandes entreprises qu'on avait reçu sur backsite. Pourquoi on en parle ? Parce qu'on veut comprendre les alternatives possibles au capitalisme et à l'économie actuelle. Euh et ce soir pour en parler deux invités incroyables, les licornes en l'occurrence Béatrice Delpêche. Salut Béatrice. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Merci pour la finitation. Et également Marion Grafli. Bonsoir.
Merci d'être avec nous. Béatrice, tu es la directrice générale adjointe des Nercop. Oui. Et Marion, tu es la directrice générale de Técop. Oui. On va commencer très simplement. Marion, c'est quoi Técop ? Alors, Técop, c'est l'opérateur Técop d'intérêt général. Nous notre objectif c'est de proposer des forfaits mobiles comme n'importe quel autre opérateur. Mais après la comparaison s'arrête là parce que nous notre idée c'est de proposer des forfait mobile qui permettent aux gens de se réapproprier leurs usages numériques concrètement de se dire bah est-ce que j'ai vraiment envie de passer tellement de temps dans mon téléphone ? Euh qu'est-ce que j'ai envie de faire sur mon téléphone et surtout à quoi c'est utile le numérique. L'autre point et qui est relativement
aussi unique sur le secteur des télécompagner
les gens. Donc chez nous, c'est les conseillères d'ailleurs, ils sont pas là pour vendre des produits, pas là pour vendre des téléphones portables, ils sont juste là pour accompagner nos clients et de manière générale les citoyens. Donc je peux aller chez Free, Orange, SFR, BUIG, mais aussi je peux aller chez Técop. Ouais, c'est c'est moins cher, c'est plus cher, c'est c'est sensiblement le même prix parce que là en plus on a grandi et donc bah c'est un peu aussi l'idée des coopérative, c'est que dès qu'on peut ben en fait on rend la valeur à nos abonnés, à nos salariés et cetera et donc on a pu baisser nos prix là en plus dernièrement. Donc oui, c'est pareil et nous on est basé sur le réseau d'Orange donc en plus on a une très bonne qualité de service. GL ça marche très bien.
Ouais. D'accord. OK. Et ben trop cool. Merci. Merci Marion. Béatrice c'est quoi Enercop ? Nercop, c'est un réseau de 13 sociétés coopératives d'intérêt collectifs dans le domaine des énergies renouvelables. En fait, on développe trois activités. Euh historiquement, on est un fournisseur d'énergie renouvelable. On s'est créé au moment où le marché de l'électricité a été ouvert à la concurrence, où des hommes et des femmes qui venaient essentiellement de l'économie sociale et solidaire se sont dit "H'est-ce vraiment une bonne idée de laisser l'énergie aux mains d'intérêt privé ?" Hm hm. C'est une bonne question. C'est une très très bonne question. On a un peu la réponse 20 ans plus tard. Carrément. Ouais. Euh et du coup euh je pense qu'elle se rendait pas non plus
compte de ces personnes que ça allait être une galère sans nom de devenir un fournisseur d'électricité renouvelable alternative. Donc elles y sont allées et c'est ce qu'on est devenu. Donc ça fait 20 ans qu'on fournit une électricité 100 % renouvelable à peu près 120000 clients. Euh ça c'est la première activité. La deuxième activité, on accompagne des particuliers, des professionnels et des collectivités dans la maîtrise de leurs usages parce qu'on est très attaché à la sobriété, ce qui nous fait un point commun avec Télécop. Donc comment est-ce que on remet en question usages qu'on a de l'énergie et comment est-ce qu'on peut diminuer ces usages ? Et la troisième activité c'est qu'on produit nous-même de l'énergie renouvelable essentiellement éolienne et photovoltaïque.
D'accord. OK. Et donc pareil plutôt que d'aller chez EDF ou un concurrent, je peux aussi aller chez Nercop pour me fournir. C'est même mieux pour me fournir en électricité. OK, trop bien. Et ben merci, merci à toutes les deux, c'est un peu plus clair. Rentrons dans le vif du sujet. Marion, je t'ai déjà entendu dire parfois que tu es l'inverse d'une startupeuse. Ouais. Ça veut dire quoi ? C'est quoi ? Ils t'énervent les startupers comme moi ? Ouais. Ouais. Globalement, on peut dire qu'il m'énerve en fait. En fait, ce start-up c'est une entreprise qui a été créé pour grossir très vite, pour être valorisé très rapidement à des millions, des milliards, enfin on sait même plus trop. Enfin bref, valoriser beaucoup d'argent et concrètement être revendu derrière. Donc l'idée c'est concrètement
bah de gagner beaucoup d'argent d'un coup parce qu'on va pouvoir vendre son entreprise très cher et cetera. Une fois qu'on a dit ça, on sait pas trop bien ce qu'ils font. le service qui rende à la société, est-ce que vraiment leur produit a un intérêt ? Enfin, on se rappelle quand même de deux trois levées de fond assez mémorable dont notamment des NFT pour chiens. Enfin, je sais pas si vous souvens. Ouais, voilà. Bon, ça c'est une start-up par exemple le point forcément. Bah oui, oui, oui, il y a pas que ça heureusement. Mais bon, voilà, c'est un c'est typique. Moi en fait, oui, je pense que je suis pas une start-up parce qu'en fait ce qu'on fait chez Télécup c'est que on réfléchit quand on crée des offres à l'intérêt général. En fait, c'est vraiment ça qui nous guide. H
c'està-dire que notre premier objectif quand on a créé Técop, c'était dire en fait sur le secteur des Técop, il y a que des milliardaires parce que malheureusement il y a que des milliardaires à part Orange hein mais les autres en fait opérateurs Télécom ils sont possédés par des milliardaires. Leur premier objectif eux c'est de chercher le profit dans tout ce qu'ils font dans leurs activités. Du coup il y a plein d'impacts néfastes hein pour les salariés en premier lieu, pour après l'impact environnemental et cetera. Alors que nous chez Técop, ce qu'on cherche à faire, c'est développer une entreprise sur le long terme sans chercher à la développer trop vite parce qu'en fait on pense qu' aussi la même la bonne manière de faire c'est de construire quel des choses
tranquillement parce que ça nous permet de bien écouter les besoins. Genre multiplier ton chiffre d'affair l'année prochaine, ça t'intéresse pas particulièrement. Ça c'est pas un but en soi. C'est pas un but en soi, pas du tout. Et l'autre point qui est important, c'est aussi qu'on veut prendre soin de nos salariés. Ça c'est fondamental dans la manière dont on a créé Técop dès les origines, c'est de dire en fait c'est aussi une aventure humaine, c'est une aventure collective. On va faire ça ensemble plutôt que d'essayer de cramer des gens parce que c'est aussi la réalité des certepus. Grave c'est et nous c'est pas du tout notre logique parce que on veut vraiment faire ça au nom du collectif et aussi bien la réalité dans la téléphonie. Bah oui parce qu'en fait en fait ce qui
se passe enfin je vous probablement entendu parler dernièrement mais donc SFR est probablement en train de se faire acheter. On sait pas encore trop. Ils sont en pleine tractation. Mais moi, je me suis un peu penchée dans l'histoire de SFR. Depuis, par exemple, Drahi a racheté SFR. Euh, il a quand même supprimé 5000 emplois. SFR, c'était 15000 salariés. Il est passé par là les plans sociaux, enfin dans des en plus dans des conditions vraiment dégueulasses. Ouais. dégueulasse, hein. Enfin, il y a une très bonne série des jours qui retracent en fait euh toutes ces péripéties et euh il a créé il a détruit 5000 emplois. 5000 emplois, c'était un/ers des effectifs, c'est énorme. Et là, on ça va aller plus loin. Enfin, en fait, donc bon, c'est clairement alors ça c'est le lien au Télécom mais
c'est le lien aussi au fait que on pense que en particulier sur ce secteur d'activité qui est hyper concurrentiel, très verrouillé, c'est juste fondamental de dire en fait il faut qu'on réinvente les règles du jeu et qu'on propose des trucs qui soient faire finalement pour tout le monde. Mais Atri, toi tu dis parfois que l'énergie c'est pas un bien comme les autres. pareil, c'est pas une marchandise comme moi je paye je paye mon électricité comme tout le monde. Mais bah c'est pas un bien comme les autres. Déjà à tout le moins, c'est un produit de première nécessité puisqueaujourd'hui ça répond à des besoins qui sont devenus des besoins élémentaires. Notamment se chauffer, se nourrir. Je pensais pas forcément seulement à se connecter sur Twitch pour regarder backsite mais
besoin plus directementaire. Donc déjà premier niveau à tout le moins c'est un besoin de première nécessité. Nous on aime bien dire que c'est un bien commun dans le sens où c'est un bien collectif qui bénéficie à tous et qui doit être géré de manière équitable. Et c'est assez intéressant de mobiliser cette idée de bien commun si on veut réfléchir à comment est-ce qu'on administre correctement ce bien pour qu'il continue de répondre aux besoins de tous et de toutes et notamment quelle politiques on met en place pour sa diffusion. Donc euh des politiques sur la gestion du réseau, des politiques sur la distribution sur les tarifs, mais aussi ce qui nous intéresse, ce que je disais tout à l'heure, des politiques de sobriété. quel usage on fait de ce de ce
bien commun sur ben de la sobriété de de pourquoi pas du rationnement s'il y a besoin enfin et comment est-ce qu'on administre tout ça pour que ce soit équitable et que ça profite à tous. En France, on a un grave problème de précarité énergétique. Ouais. C'est quoi la précarité énergétique ? C'est quand on n pas les moyens de faire face à nos besoins vitaux dans notre logement. Ça veut dire concrètement quoi ? Ça veut dire que on habite dans une passoire énergétique où l'hiver on peut pas se chauffer donc ou alors il faut faire le choix entre se chauffer et manger correctement, ce qui est quand même un choix assez compliqué et que l'été on va vite dans une bouilloire thermique où ça va être insupportable de vivre. En France d'après, il y a des chiffres selon la police et selon les
manifestants. Donc la police et l'État a estimé qu'il y avait à peu près un peu moins de 5 millions de de passoirs thermiques. On a un observatoire indépendant aussi, l'Observatoire national de la précarité énergétique qui dit qu'il y en a plutôt 75. des passoirs énergétiques, c'est un ça être une préoccupation prioritaire et on voit bien que toutes les politiques qui visent à lutter contre la précarité énergétique se font sadrer les unes après les autres parce que ça n'intéresse personne parce qu'on ne considère pas en France aujourd'hui que l'énergie c'est un bien commun. Nous, on essaie de mettre ça sur le devant de la scène. C'est quoi les licornes avec deux eau ? Je précise les licornes, c'est quoi ? Tu connais les licornes avec un seul e haut ? Alors moi je connais les licornes avec
une et pour moi c'est des start-up françaises hyper prometteuses je crois plus ou moins. Côté côté en bois. en bourse. Voilà, un non côté mais valorisé plus. C'est pour ça quand ils m'ont dit "On va faire un partenariat avec les licornes, j'ai fait vous êtes sûr ?" J'ai non mais c'est pas les mêmes. Alors nous on a deux eau. Les licornes avec un seul e haut c'est ça c'est des startups qui sont valorisés plusieurs milliards d'euros. Je peux pas vous dire combien c'est tellement démentiel que pour moi ça ne veut rien dire mais mais qui ne sont pas côté en bourse. Et à un moment on avait un ministre de l'économie et des finances qui était également un grand littéraire qui voulait absolument qu'il y ait énormément de licorne françaises. C'était son objectif. Il en voulait
plein. Et nous, on est allé regarder un peu qu'est-ce qu'elle faisaiit ces licornes françaises. Et c'est exactement ce que tu décrivais tout à l'heure. Pour beaucoup d'entre elles, françaises ou pas françaises, ces licornes, c'est des entreprises qui ont des activités ultra émétrices de gaz à effet de serre et qui ne payent pas forcément leurs impôts en France. Ah, donc nous, on a dit bah nous c'est pas du tout ça dont on a besoin. Enfin, l'économie n'a pas besoin de boîtes qui fabriquent des activités inutiles qui émettent des gaz à effet de serre et qui payent même pas leurs impôts en France. De quoi on a besoin ? On a besoin de sociétés coopératives qui emmènent tout le monde avec ell, qui ont une attention portée à leur utilité sociale et au bien-être de leur salariés et qui vont
avoir des activités qui vont être intéressantes pour tous et pour toutes. Donc c'est un peu un clin d'œil licorne avec deux eau en pied né à ces licornes avec un seul eau. Et qu'est-ce que c'est les licornes ? Et ben c'est aujourd'hui 16 coopératives euh qu'on on se reconnaît disons sous le vocable de coopérative radicale de pardon coopérative radicale de la transition coopérative radicale de la transition j'aime bien non c'est si on est présent sur tous les secteurs de l'économie est-ce que l'idée c'est vraiment de faire la démonstration aux citoyens parce qu'avant d'être des clients des consommateurs, on est aussi des citoyens que en fait on peut faire le choix de consommer uniquement dans le monde coopératif donc il y a NRCOP et Técop mais il y a aussi on est présent
dans le monde de l'électronique des mobilités, des transports. Enfin, en fait oui, c'est possible de consommer, j'allais dire uniquement via les licornes et d'être plus qu'un consommateur. D'ailleurs, pourquoi d'après vous notre modèle économique dysfonctionne ? Qu'est-ce qui justifie la nécessité de créer des des licornes, de créer des coopératives ? Ben, de mon point de vue, c'est vraiment la notion de concentration des pouvoirs. OK. Il y a vraiment ben d'ailleurs on est on en est un archétype he Nercop etcop. On s'est positionné sur des secteurs qui sont très concentrés dans les mains de quelques acteurs et donc ce que ça veut dire c'est que c'est des acteurs qui concentrent le pouvoir économique qui du coup derrière aussi consomment consentent le pouvoir
d'influence. En fait, c'est des groupes qui ont énormément de pouvoir, pouvoir politique et donc du coup de pouvoirs politiqu, c'est un peu particulier en plus parce qu'il concentre aussi les pouvoirs médiatiques he parce que voilà, BUIG derrière il y a le groupe TF1, enfin bref et Xavier Niel et puis il a racheté deux trois autres médias. Enfin voilà, c'est assez particulier mais en plus c'est ultra concentré. Et donc moi, de mon point de vue, c'est vraiment cette notion de concentration. Et donc du coup, ça veut dire que notre économie, elle vraiment elle sert l'intérêt de quelquesuns. Elle sert l'intérêt de quelques-uns et souvent déjà des gens très puissants. Et c'est pour ça que on s'est dit que la meilleure façon de répondre à ces enjeux de concentration
du pouvoir, c'était de créer des entreprises qui appartenaient aux citoyens, enfin qui sont là dans nos coopératives, tout le monde peut prendre une part. H c'est tout à fait possible et à n'importe quel moment, c'est pas donc c'est en plus ça ouvre complètement les questions économiques à tout à chacun. On va parler du modèle coopératif. Moi j'ai entendu beaucoup d'entreprises me tenir des discours que on va désormais chercher à avoir un impact. On se donne des objectifs en matière sociale environnementale. La fameuse RSE, la responsabilité sociale des entreprises ou sociales et environnementale. Pour toi ça suffit pas ? En fait, c'est moi j'aimerais bien y croire honnêtement. Je En plus, je suis quelqu'un de foncièrement optimiste. Je me dis quand il y a quelqu'un d'esprit,
voilà, je je j'accueille, je me dis bah c'est super, on y va machin, c'est génial. Mais en fait la réalité c'est que même des entreprises qui ont décidé de prendre ce pas là, enfin moi j'ai vraiment l'exemple de Danon en tête qui m'a marqué moi. Enfin vraiment pourquoi ? parce qu'à l'époque, je sais pas si vous rappelez, mais Emmanuel Fabert qui était le DG, je ne sais plus, ça fait déjà 5 ans qu'il est sorti, je crois, euh avait décidé quand même d'une politique assez ambitieuse quand même en terme de responsabilité sociétale, environnementale. C'était c'était bien. Enfin, en plus pour un grand groupe comme ça, c'est énorme. Oua, c'est énorme. Donc ces gens s'ils font des petits saut de plus, enfin ça a des impacts énormes et puis ça va inspirer toute une chaîne de valeur. Enfin bref,
donc je dis : "Génial, ça avance." Et en fait bah Faber, il s'est fait sortir par un des actionnaires minoritaires. Ah parce que en fait concrètement sa politique qu'il avait décidé de mettre en place dans son entreprise euh bah en fait pour cet actionnaire minoritaire allait desservir la recherche du profit parce que les DG dans les boîtes classiques, elles sont ils sont vraiment intéressés à faire du profit quoi. C'est leur mandat. Il y a deux choses quand même. C'est aussi la deuxième réponse à ta question précédente. Pourquoi notre modèle économique dysfonctionne ? Il y a cette immense concentration du pouvoir et il y a aussi le fait que le prisme unique c'est celui de l'accroissement du profit. Et la deuxième chose, pourquoi ça marche pas cette histoire d'impact ?
Il y a une mode de l'impact. C'est intéressant de voir aux mains de qui est cette mode de l'impact. Cette mode de l'impact, elle est aux mains des contrôleurs de gestion et des cabinets de conseil. C'est pas un outil de transformation sociale, c'est un outil de contrôle. C'est une forme de capitalisme new look qui essaie de nous faire croire qu'on va faire attention à nos externalités négatives. Mais en réalité, ce qu'on fait, c'est qu'on veut contraindre les entreprises à répondre à des indicateurs de performance. On est vraiment dans cette logique-là et nous on est plutôt dans une logique de transformation où on essaie de répondre aux besoins euh exprimés sur les territoires et d'apporter des réponses différentes. Alors attends, une coopérative, soyons
précis, vous n'avez pas d'actionnaires, on a des sociétaires. Sociétaires. Alors, c'est quoi la différence ? En fait, euh, d'un point de vue capitalistique, j'allais dire, c'est la même chose. C'est des personnes qui prennent une part, une ou plusieurs parts dans euh nos coopératives. Euh sauf que en fait dans nos coopératives, les sociétaires, ils ont un pouvoir de vote qui correspond pas du tout au nombre de parts qu'ils auraient pu acheter. C'est-à-dire que chez nous, une personne est égale à une voie, quel que soit le montant investi dans la coopérative. Et ça change tout parce que dans une société plus traditionnelle, si tu as 50 % des à toi tout seul des parts de l'entreprise, bah tu es à la tête de l'entreprise parce que tu es euh tu as le pouvoir quoi.
Ben partout ailleurs, qui a le pouvoir ? Celui qui a le pouvoir, c'est celui qui a le capital. Chez nous, quel que soit le montant que tu as investi, tu as une voie. Si tu veux résumer la situation, tu peux dire que on n'est pas nous des sociétés de capitaux, on est des sociétés de personnes. H il y a un truc qui est important parce que vous avez commencé à l'aborder. Quand vous me dites "Une personne égale une voix". Moi ça me rappelle quand même des trucs. Euh ça fait doucement penser à la démocratie ça. Oui, c'est un peu l'idée. Il y a une vague inspiration. Alors, est-ce que vous êtes des entreprises démocratiques ? Oui. Ouais. Ça fait partie des mêmes principes coopératifs. Mais vous fonctionnez comme une assoce ou fonctionnez comment ? Non, en fait c'est pas du tout les mêmes
objectifs. C'est-à-dire que nous on a un modèle économique, on vend des produits. Enfin, c'est vraiment enfin voilà, Béatrice, elle vend des abonnements à l'énergie. Moi, je vends des abonnements téléphoniques, quoi. Enfin, on a une activité économique qui est vraiment le l'épine dorsale de tout ce qu'on fait. Voilà. Et euh et qui aussi nous permet notre indépendance. Ça c'est très important. Sauf qu'en fait euh ce que ce que rend possible cette activité, c'est qu'après on va faire plein d'autres choses avec cet argent. On va pas juste chercher à le rendre aux actionnaires. C'est ça qui est hyper important. C'està-dire que il y a un autre un autre principe fondamental dans les coopératives, dans les cycles en particulier parce qu'on est une société coopérative d'intérêt
collectif. C'est-à-dire que chez nous tout le monde peut devenir sociétaire, pas seulement les travailleurs. Donc moi dans sociétariat Técop, il y a aussi bien les abonnés que les salariés, que des parties prenantes, des tous les partenaires qui font vivre le service. Euh et le deuxième point important, c'est la lucrativité limitée. Ça veut dire que quel que soit le bénéfice qu'on fera à la fin de l'année, les de tiers de ces bénéfices, ils sont conservés dans l'entreprise pour servir ces investissements, servir tous les projets fantastiques qu'on fait, construire des éoliennes. Enfin, en fait, c'est ça que ça veut dire très concrètement, c'est ça que ça veut dire. Et du coup, le tiers restant, on décide de manière démocratique de ce qu'on fait de cet argent sur le principe d'une
personne égale à une voix. Et donc du coup, ça change beaucoup de choses parce que les gens qui viennent chez nous, ils savent qu'ils viennent parce que en se disant en fait, je vais participer à cette aventure là. Je viens pas juste pour gagner de l'argent avec mes actions, mes parts sociales et cetera. Je le fais parce que je vais participer à un projet collectif. Mais alors, attends, question naïve. Euh euh est-ce que c'est pas plus dur de trouver des investisseurs si vous avez une lucrativité limitée et si le fait de posséder des actions te donne pas plus de voix à l'assemblée générale ? Et du coup, c'est là, c'est pas des investisseurs, c'est vraiment des sociétaires dans le sens ce sont des membres, c'est-à-dire que c'est des gens qui adhèrent à au projet et qui vont se
dire ben pour NRCO par exemple, ils vont se dire ça nous intéresse de réfléchir à un modèle alternatif de distribution de l'énergie et de production de l'énergie renouvelable. Ça nous intéresse de faire progresser la part du renouvelable dans le mix. C'est le projet politique qui les intéresse. En fait, la particularité peut-être de nos coopératives, c'est qu'on a à la fois un projet économique comme n'importe quelle entreprise, mais aussi un projet politique. Et les gens qui rejoignent nos coopératives, c'est ce projet politique qui les anime en premier lieu. Après, ça nous empêche pas d'avoir des besoins de financement, d'aller discuter avec des banques, avec des investisseurs et de chercher de l'argent pour mener nos projets. Mais nos membres, ce qui les guide et ce qui
les anime en premier lieu, c'est pas ça. Euh tu dirais que tu dirais que ce ce fonctionnement coopératif démocratif démocratique représente une force y compris économiquement par rapport à ma naïveté qui pourrait considérer que ça représente une forme de faiblesse par rapport à vos concurrents qui eux sont sans fois ni loi sans démocratie ni euh ni réflexion sur l'impact et cetera. Toi tu fais oui de la tête Marion tu penses quoi Ouais, parce que en fait, mais même d'un point de vue économique, c'est prouvé parce que la pérennité des des entreprises coopératives, elle est meilleure que d'autres types d'entreprises. Donc déjà ça place le débat. Ouais. C'est Non, mais parce que un moment où aujourd'hui on est très sur comment est-ce qu'on aide les entreprises à se développer et cetera,
bah oui, c'est très bien. Mais il faut aussi se dire quel type de modèle l'entreprise on a envie d'aider et cetera dans question d'entrepreneuriat. Et ça pour moi, c'est assez important. C'est-à-dire que les taux de périté sont meilleurs. Et au-delà de ça, moi je dis souvent aujourd'hui on a 14000 abonnés chez Técop. On est petit encore mais on a que 5 ans d'existence. Donc je pense que ça va. On y croit. On y croit. Non mais je je dis ça en rigolant mais parce que je pense que notre modèle il plaît de plus en plus. En fait les gens comprennent de plus en plus ce qu'on est en train de faire. Ils comprennent qu'ils peuvent avoir un pouvoir en nous rejoignant et ça c'est quand même assez fort en fait en réalité. Et euh et je dis ça parce que ce que je vois c'est
que effectivement on se développe, on se développe tous de plus en plus et ça ça veut aussi dire que le modèle coopératif au-delà de vraiment des fondements des fondamentaux qu'il a, il devient de plus en plus attractif parce que on cherche aussi une manière de reprendre la main aussi sur des secteurs d'activité mais aussi sur notre vie publique parce que c'est ce qu'a dit Béatrice en fait. Nous on va plus loin que juste servir voilà un abonnement téléphonique et cetera. on on propose une certaine vision pour notre secteur et on essaie aussi de faire bouger les autres qui sont sur notre secteur. Est-ce que ça marche ça ? Parce que c'est c'est c'était ma question c'était ma question suivante, c'est que vous êtes toutes les deux et vous l'avez dit tout à l'heure dans des
secteurs d'activité extrêmement oligopolistiques, concurrentiel avec des mastodontes qui sont là depuis longtemps qui ont beaucoup de beaucoup de pouvoir, beaucoup d'influence. Vous arrivez à exister ? Vous arrivez à faire fonctionner un contreemodèle comme ça ? Ben on en fait la preuve. Nous, ça fait 20 ans qu'on existe. Ouais. Euh donc euh oui, après nous aussi on est petit, on a 120000 clients, c'est tout petit, c'est moins d'1 % des parts de marché du marché de l'électricité en France. Donc on est petit. Euh après, je dirais pas que c'est facile. Objectivement, le chemin est semé d'embûche, notamment parce qu'il y a un isomorphisme très fort et notamment bah c'est-à-dire que nous, on est nous, on a envie d'incarner une alternative en tout ce qu'on fait. On a envie d'être
différent. On a envie de se démarquer des logiques capitalistes classiques. On a envie de prendre soin du bien-être de nos salariés. On a envie de partager le pouvoir, on a envie de partager les valeurs. C'est un discours très minoritaire euh ou très différent, très disruptif, dirait certains, euh par rapport à l'ambiance générale. Mais autour de nous, on a euh des acteurs qui nous accompagnent, je pense notamment à des financeurs qui attendent de nous qu'on rentre dans des petites cases et donc qui sans cesse nous ramène à nos différences et qui aimeraient que on soit un peu moins différent des autres parce que ça serait plus facile pour eux à gérer. Je pense aux banques par exemple, aux financeurs. Je pense également pour nous aux autorités de régulation
qui savent pas quoi faire avec nous. On est un OVNI ou dans le secteur de l'énergie. Parmi les fournisseurs d'électricité qui se sont créés au moment de la libéralisation des marchés, il y a plein de voyou qui se sont créés, des gens, des traders qui sont venus faire beaucoup d'argent en vendant de l'énergie. Donc il y a quand même une petite musique sur les fournisseurs alternatifs qui sont pas des chouettes orgas. Oui, mais il y a pas que ça puisqu'il y a nous par exemple et nous clairement on est le bon élève, on fait les choses proprement, on a des objectifs d'utilité sociale, des objectifs écologiques, des objectifs de transition, mais le régulateur, il sait pas faire avec nous. On on est trop différent des autres pour que ça rentre dans leur dans leur case
et dans leur fonctionnement. Euh nous, on a une problématique qui est qu'on aimerait bien pouvoir être un fournisseur d'électricité pour tout le monde. Aujourd'hui, on reste un fournisseur cher. C'est c'est je sais pas si c'est triste parce que ça serait un autre débat, mais par ailleurs en France, on narrive pas à avoir un vrai signal prix sur qu'est-ce que ça coûte vraiment l'énergie et ce serait très important qu'on l'ait notamment pour qu'on en ait des usages plus sobres. C'est un autre sujet. Peut-être qu'on fera une autre émission. Tu reviendras, tu reviendras. Mais euh euh on a fait une étude avec un un cabinet extérieur pour essayer de comprendre un peu quelles étaient nos structures de coût. Et ce qui m'a fait beaucoup rire, c'est que cette cette
boîte, elle est venue nous dire "Oui, vous encadrez l'échelle de vos salaires de 1 à 3, donc du coup vos haut salaires, ils sont pas très hauts, mais ça suffit pas à rattraper l'écart par rapport aux autres." Mais on n pas du tout fait ça pour ça. Si on encadre l'échelle de nos salaires, c'est pas pour être compétitif. On encadre l'échelle de nos salaires parce qu'on veut partager justement la richesse et on veut pas qu'il y ait des différences de salaires délirantes entre la personne la moins bien payée et la personne la meilleure. On poursuit pas, on n' pas le même logiciel. Tu rentres même pas dans leur case quoi. Il n'arrivent pas à comprendre vraiment les OVNIS. D'accord. Non non, c'est c'est super intéressant. Est-ce que vous avez de l'aide de la
part de nos chers pouvoirs publics ? en ce moment, ça vous aura pas échopé, il y a quelques débats budgétaires qui se passent plus ou moins bien, mais est-ce que voilà, est-ce que l'État est-ce que la France met en place des des choses pour accompagner ces alternatives que vous représentez ? Très insuffisamment. Ouais, j'ai presque dire non, j'étais pas non, enfin pas une loi sur le SS qui a été votée il y a quelques années ? Si, la loi Amont. Alors la loi à Mont, ouais ben elle a vraiment l'intérêt de consacrer ce que c'est que l'économie sociale est solidaire et notamment via les statuts. Alors c'est du coup il y a des problématiques liées à ça aussi hein, mais globalement ça il y a quand même un cadre et c'est vraiment chouette parce que ça fait progresser le sujet,
ça fait progresser aussi la connaissance du grand public de ce que c'est que le SS. Donc c'est très bien. Mais honnêtement nous quand on a monté Técop, on l'a fait euh sans argent. Enfin, il y a pas eu de dette particulière et même pourtant dans les 5 ans euh qu'on a connu maintenant, ben franchement on a fait on a fait le point la dernière fois avec avec Pierre avec qui j'ai cofondé Técop, on s'est dit "Mais en fait non, il y a pas eu d'argent de public." C'est et moi je dirais même que c'est l'inverse. Je pense que on aide beaucoup plus typiquement les start-ups, enfin le programme de la BPI quand on regarde la BPI, la banque publique d'investissement, ce qui concrètement donne aux coopératifs comme nous par rapport à d'autres types de modèles économiques. Enfin, je veux dire
Ouais. Ouais. Voilà, même s'il nous donne un peu, ça n'est pas du tout comparable dans les tailles de montants dont on est en train de se parler. Donc façon, non mais c'est pareil, on n'est pas dans leur logiciel. Il nous demande des taux de rentabilité quand on leur demande d'investation dem ou il il demandent des taux de rentabilité à 12 15 %. Ben ça n'a aucun sens. Enfin nous on peut pas assumer ce type de rentabilité là. Mais parce que nous on n'est pas là pour distribuer l'argent qu'on va faire à nos actionnaires. En fait, on est là pour avoir utiliser cet argent pour développer nos projets. Donc il y a aussi un problème de connaissance et de compréhension du modèle. très nettement, vous auriez plus d'argent public si vous étiez moins euh démocratique et cetera. Non, c'est
cyque. C'est cyque ce que je suis en train de Non, mais tu vois, par exemple, si tu regardes même en transmission d'entreprise, quand Duralex euh s'est transformé en scope, j'ai oublié les chiffres exacts pour être honnête, mais je me rappelle de l'ordre de grandeur. Euh, on avait promis une aide publique assez conséquente au repreneurs privés euh qui s'était intéressé au projet. Finalement, les salariés de Durale Alexalex ont décidé de réinvestir leur indemnité de licenciement et de créer une SCOP, une société coopérative ouvrière de production et de reprendre leur entreprise sous forme coopérative. Ils ont eu 10 fois moins d'argent public que ce qu'on aurait donné à un opérateur. Oui, mais c'est un truc de ouf. C'est un truc de malade. Euh, d'ailleurs, ça continue
he le dossier du relaxe. Je crois que c'est toujours c'est toujours un peu difficile pour l'entreprise. Il y a a il y a des infos ces prochains jours, je crois. Bah, c'est pour ça qu'ils se sont en train de faire une grosse levée de fond. Ouais, c'est ça. Ils lèvent des fonds. Ouais. Et on croise les doigts pour qu'elle fonctionne. Elle a très marché. Quelques heures ils ont atteint leur objectif. Ouais. Ah ouais, trop bien. J' pas d'euros. Incroyable. Et ben, let's go. Vive les scope et les SC. Et les SIC, les sociétés coopératives d'intérêt collectif. La différence entre les deux, c'est assez facile de retenir la différence entre moi. En fait, les globalement quand les gens connaissent les coopératives, ils connaissent les scopes parce que c'est très ancien et que c'est le modèle le
plus courant. En gros, une scope, c'est quoi ? C'est quand on va mutualiser nos s'approprier nos moyens de production. Une c schématiquement, c'est une scope avec pas un petit truc en plus mais deux petits trucs en plus. Le premier petit truc en plus c'est qu'on poursuit un but d'intérêt collectif. Ouais. Et le deuxième petit truc en plus c'est truc en plus c'est ce qu'expliquait Marion tout à l'heure, c'est le fait que là où une Scope va associer les travailleurs, une SI, elle va associer toutes ses parties prenantes. D'accord, je l'ai. Donc ses partenaires, ses clients et cetera et cetera. OK, je l'ai. C'est salarié bien sûr. Euh, pourquoi vous avez créé ce collectif les licornes ? Pourquoi vous voulez peser collectivement ? Vous voulez vous faire entendre ? Vous voulez
vous faire entendre de qui ? Pour renverser le capitalisme. Renverser le capitalisme, ça c'est déjà on est d'accord être fini dans quelques dans quelques minutes et on pourra faire autre chose. Clairement une fois que c'est fait, on passe à l'apéro. Non mais en vrai enfin c'est quand même ça qu'on on a comme idée hein, c'est de dire on veut pas juste des alternatives he enfin ça c'est vraiment fondamental dans notre ambition parce qu'on est très ambitieuse les licornes. C'est pas juste d'être des petites alternatives qui font leur truc dans leur coin, c'est vraiment de faire de changer les règles du jeu. Et la m et la façon dont on l'a fait nous, c'est qu'on a dit pour faire ça, il faut qu'on fasse la démonstration que sur chacun des secteurs de l'économie sur lequel on
est, les modèles comme nous, ils marchent et au-delà des marchés, ils grandissent et ils proposent des alternatives qui sont non pas juste des trucs pour faire joujou quoi, mais des trucs qui vont apporter quelque chose vraiment une plusvalue aux citoyens. Enfin, c'est hyper important en fait euh la façon dont on fait ça. Et du coup, bah on s'est rassemblé parce que la réalité c'est qu'on est petit chacun sur notre secteur d'activité. Et donc la meilleure manière de faire ça, bah c'est de mutualiser euh nos forces, euh de mutualiser euh nos moyens pour faire vivre cette idée. Et puis aussi parce que nous, on a à cœur la coopération. C'est hyper important dans tout ce qu'on fait et d'ailleurs ça rend très joyeux la coopération. Je vous le conseille parce que en fait on pense que on a plus
le temps de se lier à des jeux de concurrence. En fait, les enjeux environnementaux sont tellement importants, les questions sociales faites sont tellement crayantes que la meilleure chose qu'on puisse faire, c'est se rassembler, travailler ensemble et puis en fait juste dérouler quoi, faire que ça avance. Donc c'est vraiment ça l'idée. Est-ce qu'il y a d'autres sociétés qui vont vous rejoindre ? Oh ben c'est bien possible parce qu'on a vocation à être partout où on pourra montrer que ça fonctionne. Donc euh par exemple, on a une petite euh une petite cycle qui monte dans le domaine de la presse indépendante. Ça ça devrait vous parler avec comment elle s'appelle ? COP Méia. Ah mais oui, COP Medéia. Bah oui, COP c'est écrit dedans. Je suis con. Euh oui oui oui. Cop Méia. Il y a tout un tas
d'autres secteurs dans lesquels on n'est pas encore qui pourrai bien nous rejoindre sur le banc des licornes. Non non mais carrément. Ma dernière question c'est justement comment est-ce qu'on peut vous aider ? Comment est-ce qu'on peut rejoindre le mouvement ? Devenez sociétaire chez nous. Oui, absolument. Je réfléchir réfléchissez à comment vous avez envie de consommer. Est-ce que vous avez envie que votre forfait de téléphonie il paye un actionnaire ? Euh est-ce que vous avez envie que votre voilà Patrick Drahi, est-ce que vous avez envie que votre facture d'électricité elle paye Patrice Pouyané ou est-ce que vous avez envie que vos actes de consommation y permettent de faire avancer la transition écologique juste ? C'est ça la question qu'il faut se poser.
Trop bien. Merci beaucoup Marion et Béatrice. Un tonner d'applaudissement.
Alors euh j'aurais dû vous demander, il y a un site internet, les licornes, il y il y a des des comptes sur les réseaux sociaux et cetera. Absolument. OK, on va follow tout ça et et on se tient informé. On va mettre un petit générique. On se retrouve tout de suite après pour le début de votre émission Baxsit. À tout de suite à toutes et à tous. Bienvenue sur Backed. Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être là, vous êtes incroyables. Quel plaisir de vous retrouver dans cette émission exceptionnelle. Bienvenue à celles et ceux qui sont avec nous sur Twitch en direct. Bonsoir le chat, tu es avec nous en face sur le plateau, on te lit. Bonsoir, bonjour celles et ceux qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui n qui nous écoutent en podcast. Une émission incroyable ce soir parce qu'on
a des chroniqueurs et des chroniqueuses incroyables. Un ton d'applaudissement pour Éilio mesdames et messieurs.
Émilio, tu es grand reporte politique et écologie au journal L'humanité. Ouais, tu as tout bon. Tu vas bien ? Ça va écoute. Bon, à part le burnout politique, c'est con quand tu es journaliste politique, mais c'est quand même dommage. Ouais. Fais gaffe, prends soin de toi. Euh avec nous également Émilien, mesdames et messieurs.
Émilien, tu es docteur en sciences politiques, spécialiste de la droite. Oui. Et on va en parleridé. Et oui. Et j'ai on ne s'en douterait pas et j'ai pris la pluie et euh je suis enrumé. Voilà. Voilà. Et ben quel bonheur que tu sois avec nous mon cher Émilien. Et enfin Loumir l'après. Mesdames et messieurs.
Louir, tu es activiste rural, militante politique, candidate NUPES aux élections législatives de 2022 dans l'un. Le plus beau département de France. Exactement. Est-ce que tout roule lumière ? Bah ouais, grave. Est-ce que la promo de ton livre se passe bien ? Ouais. Bah, continue à l'acheter hein. Mais acheter le grave. J'ai vu que tu faisais tu tu tu fais tu fais un Tour de France là. Tu fais une tournée. Ouais, c'est trop bien. On l'a d'ailleurs. Bah oui, on l'a. Ah non, non, pas le mien. Dommage. C'était la coquinerie. Dommage. Mais je suis d'avoir été d'avoir été confondu avec Gabriel Zucman. Évidemment, c'est tout aussi c'est tout aussi bien voir mieux. Vous vous ressemblez tellement. Je sur les idées. Tout à fait. Les amis. Ah le chat il adore ton t-shirt hein.
On a une émission le chat le t-shirt Valerie PC 2022 il est collector. Si quelqu'un retrouve un t-shirt baladure 95 je rappelle que je suis preneur. Ce n'est pas une blague. Je le veux, je l'achète. Je veux bien un double. Oui évidemment. [ __ ] vous êtes terrifiant quoi. Attends, c'est super important. Baladure 95. Enfin bref, les mieux de famille Rousell quand même. Pardon. Euh, mesdames et messieurs, pour bien commencer cette émission incroyable dans laquelle on va recevoir Gabriel Zucman, on va recevoir Xavier Bertrand, on va parler de politique et cetera. Je vous propose qu'on entame les choses en douceur avec un quiz à la con. C'est parti pour le quiz à la con.
Alors, compte tenu de l'ouverture de Chine au BHV, on fait un quiz à la con spéciale mode et shopping. Ça me correspond. Ça te correspond tout à fait Émilien. Je n'en doute pas. Quel objet ? Première question. Quel objet n'est pas disponible sur la boutique en ligne de l'Assemblée nationale ? Réponse A, la démocratie. Le duo de gant de cuisine droite et gauche. Réponse B, le parfum d'intérieur à la vanille palais bourbon. Oh ! Réponse C, le sablier tente de parole. Ou réponse D, la grenouillère pour bébé séance de nuit. Oh, mais on est harant en fait. Mais on est à mourir de rire dans cette émission. On est drôle mais de ouf. Hm.
Euh parmi ces propositions, laquelle n'est pas sur la boutique de l'Assemblée nationale ? Je sais qu'il y a des gens qui découvrent qu'il y a une boutique à l'Assemblée nationale mais moi je vous ai toujours dit c'est comme à Disney quand tu sors de l'attraction, il y a une boutique et tu peux acheter des goodies. Voà députés sont obligés d'y passer d'ailleurs à chaque fois. Complètement. Exactement. L'autre fois j'ai vu elle Bron Pivet qui sortait avec son petit sac. Elle est venue faire ses achats. Alors qu'est-ce qu'elle avait acheté ? Ah bah j'ai pas regardé dans le sac par contre. Étintor. Hh est-ce que vous avez déjà visité la boutique de l'assemblée déjà ? Ouais ouais oui moi oui. Je vais avec des choses sérieuses. J'ai j'avais acheté le poster avec la
photo de toute l'Assemblée nationale en début de session parlementaire. Oh je devais être le seul client en France à acheter le poster. Laquelle de session ? C'était il y a c'était il y a 4 ans 5 ans. Ah c Richard Ferrand président pas tous les tous les RN. Non non non non. C'était Richard Ferrand le président. Je m'en souviens euh la meilleure session. Je l'avais acheté pour le chat. Oui l'excuse pour le chat. J'ai c'est et c'est passé en frais professionnel évidemment. Bravo sur mes indemnités de Fred. H euh donc le fisque euh c'est un peu con les paires de maniques parce que le principe d'une manique c'est que ça se met dans les deux sens. Ouais mais alors qu' en a pas une de droite et de gauche. Moi celle-là je peux vous assurer qu'elle y est parce que celle-là je l'ai vu. Je me
suis complètement con mais je l'ai vu. D'accord. D'accord. Bah tu as l'indication de celle que tu mets à ta main gauche et celle que tu met grenouillère c'est sûr. C'est c'est mignon. Ouais c'est mignon. La grenouillère séance de nuit pour les petits bébés. Bah c'est comme attaante tu vois. Ouais, c'est le même genre. Non, je suis d'accord. Ouais, je suis d'accord. Ne fait Ouais. Euh, c'est plus la vanille qui me fait douter. J'avoue. Bah les bourbons par des arguments, j'en ai pas. Il y a des gens qui parlent de 493, je suis pas sûr qu'ils aient le sens de l'humour suffisamment fin pour faire des blagunettes sur le 493 à l'Assemblée nationale. Un débouche chat 49. Après, moi je l'ai toujours dit, la boutique de l'Assemblée, si vous m'entendez, venez, on fait un
partenariat parce que moi avec le chat, on vous trouve des idées hein. Alors, franchement, s'il faut renouveler les stocks et moi je préfère enlé la boutique en lisé. Enisé, bien sûr. Elle est génial. Elle est très très drôle. Euh vos réponses ? Le parfum le parfum en plus c'est bien un parfumintérieur des van enfin c'est ce que tu veux dire quoi aux gens qui que que tu invites genre assemblée nationale par les bourbons les gens vont pas comprendre en fait et donc ça va être triste alors qu'avec tes maniqu ils vont tout de suite comprendre avec t les manies bah gauche droite tu es con voilà chacun c'est ses amis quoi. D'accord. OK donc toi tu dis réponse B. Lumi qu'est-ce qu'on en pense ? Pareil. Bah non, en fait je vais peut-être dire la grenouillère parce que
je pense les députés, ils oublient qu'ils ont des gosses la plupart du temps. Il voit pas grandir accepté, les voit pas grandir. Donc je dirais ça. OK. Donc la grenouillère séance de nuit, réponse D. Émilio tu as dit réponse B aussi. Ouais. Le chat a voté pour la réponse B. 23 %. Apparemment le chat est divisé hein. J'espère que le chat triche pas comme la France. Ah non, vous trichez pas le chat. Émilien toujours les accusations, les procès, les purges de Moscou bientôt avec l'humanité. Émilio et Émilien ont dit réponse B. Louir a dit réponse D. Le chat a dit réponse B. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'est la réponse B. Ah, c'est la réponse B. Et mais la bonne nouvelle, c'est qu'on peut acheter une grenouillère séance de nuit.
Elle est là la grenouillère. Ça veut dire qu'on peut acheter une grenouillère séance de nuit. C'est tout à fait possible. Le temps de parole aussi 2 minutes je suppose. Il est dégueulasse le sablier hein. Euh ah ouais c'est très lait. Ouais personne m saché. Ah c'est 4 minutes le sablier mais ça correspond pas 12 balles. C'est pas cher. Euh sachez mesdames et messieurs que les gants de cuisine sont fabriquées en France. Sachez que le sablier est fabriqué en Allemagne. Pour la grenouillère on n pas l'info. Voilà. C'est chezine la grenouillère. C'est chezine. Ouais c'est cheine. Le parfum existe mais il n'est pas vendu par l'assemblée. Ça s'appelle le palais Bourbon. C'est le nom d'un parfum d'intérieur. Il est vendu par Jean Massier, je sais pas ce qui sent de au rez- de chaussé de chez lui
pourrait en acheter chez moi. Deuxième question de ce quiz à la con. Quel ministre a détonné en conseil des ministres en venant chausser de croc rose ? Trop facile, c'est trop facile. Je sais pas est-ce que c'est réponse toute seule alors ou vasy. Alors toi tu joues pas Émilien ? Non mais ah parce que tu tu la connais aussi. Merde. Bon ben ce sera pour lire. La première question, vas-y. D'accord. Alors, vous apprendrez avec plaisir. On vient de me le dire dans l'Oriette, que le site internet de la boutique de l'Assemblée nationale vient de cracher. Vous avez fait planter le
Il le trouve vraiment peu, j'ai l'impression. Les serveurs sont pas ouf. Mais surtout, ils vont penser que c'est une attaque des Russes, un truc comme ça. Voilà, voilà. Voilà. Alors, quel ministre est venu en conseil des ministres avec des crocs ? Est-ce que c'est Roseline Bachelot ? Est-ce que c'est Barbara Pompili ? Est-ce que c'est Cécile Duflo ? Ou est-ce que c'est Arnaud Monbourg ? Franchement, j'ai envie de dire Arnaud Monbourg. Arnaud Monbourg en croque se rose au conseil des ministres de la République française. Non, c'est absurde. Après, tout est absurde. Oui, tout est absurde. Roseline Vachelot, c'est le moins absurde. Après Cécile Duflo, j'adore Cécile mais elle-même s'appelle Mémé Cécile. Oui, on la suit tous. Oui. Donc franchement, j'ai envie de dire
Roseline parce que c'est rose ça. C'est sa vibe du sud là, tu vois. Je crois pas que gagne du sud. Non, elle vient de canoise. C'était la députée de Massirine Bachel si vous voilà fun. Ben en même temps le temps que le chat met choisiss réponse, on a du temps parce que maintenant que Glumir a répondu là. Bah ouais parce que vous du coup je pas Non mais du coup ça va être une question à blanc évidemment. On va pas compter les points parce que c'est d'accord. Comment ça une question à blanc pour du beurre. Alors, on change les règles. Allez, hop. E commence pas toi avec les règles. Euh, la bonne réponse va vous être donné prends les possibilités. Attention, le wiki sheet en image. Ah, évidemment, et elle est contente d'elle en plus.
Là, elle est sur le péron de l'Élysée, hein. Oui, oui. Bah, non, non, mais il y avait pas de réponse. On fait une on compte pas cette question là. Après entre elle et l'autre à la FIFA dépense 65000 balles pour ses freins et bon au moins c'est pas très cher. Ouais c'est c'est moins cher. C'est moins cher. En l'occurrence Roseline Bachelot elle était ministre des sports. Elle avait promis qu'elle viendrait en croc rose si la France obtenait plus de 40 médailles au Jio de Pékin. Donc c'était un paris. Waouh ! MDR elle l'a fait. Les les les gens devaient être pétédr là. François Filon là il était mort de rire. À l'époque, on avait que ça pour rigoler, hein. C'était vachement moins rigolo. Aujourd'hui, on a l'Union de la gauche. C'était la belle époque SarkoZi, hein. Oh qu'il est piquing.
Ah il est piquing. 3è question de ce quiz à la con. À propos de boutique. Lequel de ces objets n'a jamais été vendu par un candidat à la présidentielle en France ? Dans les vous savez les boutiques des candidats là, réponse A. Une enceinte Bluetooth français réveillez-vous du RN. Oh l'enfer. Lar. Réponse B. Le mug parce que c'est mon café de la République en marche. H réponse C. La balle antiress. Valérie déstress. Réponse D. Le t-shirt faites zmour pas la guerre de reconquête. Personne n'arrive sur celle-là. Ils sont ils sont tellement ilarrants pour le pire c'est que faut y penser faut penser à Zemour pendant quoi ?
Ah atroce. J'en connais au moins une en France que B. Allez. Oh si vous voulez péchot en soirée, ne mettez pas ce t-shirt s'il existe. Sauf si vous êtes dans le 16e. Oui, peut-être que ça fonctionne. Je On va pas aux même soirées oui. Dav, c'est ton domaine d'étude, pas le mien. Chacun ses choix. Euh, d'après vous, lequel de ces goodies n'a pas été vendu par un candidat à la présidentielle ? Les macronistes, là, le truc B, c'est tellement pas drôle que c'est forcément eux. Mais ils ne sont ils ont peu d'autodérision ces gens quand même, il faut le dire. Je te rappelle qu'ils mettent les chemises dans le pantalon hein. Eux, ils mettent des chemises, hein. Déjà, ils mettent des chemises quand ils vont militer, distribuer des tractes et tout. Euh, donc ouais. Non, je sais pas.
Le fait de Zemmour, je crois l'avoir vu. Je pas acheté mais je crois l'avoir mais vas-y, dis-le, dis-le, tu l'as acheté, c'est sûr. Tu as tous les t-shirts. Franchement, celui-ci n'est pas très polémique. Vous auriez pu avoir pire. Vous aurez pire d'ailleurs. Euh on espère bien maisce que je suis déjà allé sur la boutique du FN du temps. Il y avait encore JM euh et je sais pas c'était pas c'est vraiment des médailles des calendriers c'était très ringard. Il y avait le Marine Le Pen avec des chats. Enfin c'était un peu comme ça. C'était pas la c'était pas Bluetooth. Attends, il y avait un calendrier avec Marine Le Pen et des chats à chaque âge. Oui. Oui. Mais elle va avec ses chats à Matignon chaque année C'est vrai qu'elle va avec ses chats à Matignon. C'est vrai. Ils peuvent pas survivre
sang apparemment. Apparemment. Tu es triste. Euh elle en tué un chap sort de chez elle. Euh moi je dirais l'enceinte Bluetooth, je vois pas ça en plus. Alors là fabriqué en France, il y a rien du tout. Donc ouais ouais. L'anciin Bluetooth, serait une bonne idée. Bon après on va pas se mentir, tout ce qui est fabriqué dans les boutiques de candidat sont pas fait en France. Gén crois que ce t-shirt là qui est pourtant magnifique qui n'est pas officiel euh ne ne vient pas. C'est un fan c'est un fan t-shirt. C'est un fan made effectivement. Effectivement c'est comme les jeux Pokémon. C'est les gens sont tellement à fond que ils ont besoin d'en faire d'en faire plus. Et moi, je pense bien que la balle antistress Valérie existe et je je la demande d'ailleurs. Je l'exige.
Je l'exige aussi. Euh moi je me souviens de l'époque où le le l'UMP, ils avaient des décapsuleurs avec écrit "la gauche me saoule" et des ballons de Baudruche avec écrit "La gauche me gonfle". Oh il y avait pas les capotes la gauche moncule ce qui est très dommage. Oh très très dommage. On sait pas on demandera Xavier Berto à l'époque Raymond de Voss sont passés à côté d'un coup. Euh vos réponses chers amis ma blague l'enfont un coup. Allez la balle antistress moi j'y crois pas. La balance tristess crois pas. Réponse C. Elle stress était stressé Valérie hein. Euh, Émilien, la Bluetooth la a l'enceinte Bluetooth français réveillez-vous du RN. Tu es quand même con,
Lumir ? Ouais, pareil. L'enceinte Bluetooth français, réveillez-vous. Le chat a voté pour la réponse D, le t-shirt faites zemour, pas la guerre. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la balle antiress. De Valérie PC qui n'existe pas. Mais je je vais te dire sans doute que parce que si ça existait, je pense j'en ai entendu parler et je pense que je l'auraiis déjà. Ah bah je je Et donc tu m'expliques pourquoi tu as pas voté pour ça ? Ben je sais, je voulais pas regarde, c'est dégueulasse cette en train de Bluetooth desf je sais pas, c'est immonde. Enfin non, pardon euh je sais pas mais vous apprendrez avec plaisir que le slogan euh français réveillez-vous ressemble beaucoup à allemand réveillez-vous qui était le slogan du parti nazi en 1920. Je sais pas pourquoi
je dis ça mais c'est une info c'est l'historien Johan Chaputo qui l'a confirmé auprès de Libé. Euh voilà. Euh le RN s'en est défendu en disant que c'était un hymne régional picardant du 15e siècle. Ça ça n'empêche pas hein. Ça y est, ça circule des fois he. Oui, c'est vrai. Euh voilà, 4e et dernière question de ce quiz à la con. Question mode. Selon Nadine Morano, la la spécialiste, alors je l'ai déjà vu en vrai. Très beau legging léopard. Très bien. Merci Émilien pour cette info. Moi je t'avoue que moi elle m'avait insulté donc Ah merde, peut-être mérité. communiste après tout en même temps. Oui oui communiste. Non mais voilà tu cherches manger un bout de retier en même temps
c'est anecdote que tu nous racontes cette anecdote là. Qu'est-ce qui s'est passé ? Bah j'étais c'est Sarco venait de prendre non il y avait le canard venait de révéler un potentiel emploi fictif de Cécilia Sarkozy [ __ ] temps. Et il se trouve que c'était les vœux de LR à ce moment-là. Mon collègue qui suit la droite était en congé bébé paterné. Donc je me suis retrouvé là chez L et bon mon sujet avait un peu changé sur Cécilia et je me suis dit tiens ça va être marrant d'aller questionner Nadine Morano sur Sarco mauvaise idée elle avait le bout de roti conse entre les dents et et me traité votre torchon il existe encore blaa tous ces trucs là donc je lui rappelé que c'est Nicolas Sarkozi qui lorsqu'il était président avait annulé aussi une partie des cré des dettes de l'huma pour
le sauver c'est il a le cœur ce type là quoi. remerci quand c'est pas son argent, c'est Nicolas SarkoZi qui qui nous regarde depuis sa cellule d'ailleurs, je vous rappelle on le salue, on le salue. 4e question. Donc selon l'An Morano, un bon français ah ah [ __ ] ne rentre pas son jogging dans ses chaussettes. Ne porte pas de jogging. Ne porte pas un maillot de foot ou alors pour aller au stade. Ah porte son foulard autour du cou. Ne mets pas la casquette à l'envers. Casquette. D'après vous la casquette. Quel est le bon conseil mode de Nadine Morano ? C'est pas le bracelet électronique le bracelet électronique à la cheville. Ouais. Non pas au poignet. Parce que porte son fat autour du cou. Tu veux le porter où sinon ?
Sur la tête. Mais hein. Mais on est que dans les années 90 là. C'est les c'est les c'est les c'est les loubardes. Télécharge TikTok. Éilien télécharg. Je n'ai pas je n'ai pas ça. Remarque que tout a quand même un grand potentiel raciste hein. On n'est quand même jamais déçu ou islamophobe. Ouais. Ouais, je peux On est quand même jamais déçu par la droite. Ah [ __ ] Ah bah le foulard. Ah bah oui, le foulard c'est ça. Elle l'a dit oui le fou. Ah oui vous aviez vraiment pas percuté. Tu m'as tu m'as débloqué le truc là. Oh, j'ai pas compris que par mo c'était vraiment que le carrière herm quoi c'était vois pas les couleurs pardon mais moi je tellement Nadine brano dire je suis désolé quand on a un bon français son foulard c'est autour du coup pas sur la tête ok
mais je sais pas moi je voyais le bandana le truc un peu rap le bandana un peu rap non mais oui c'est Renault le bandana bordel bandana on est nul en mode c'est pas ou marine Tondelier parce qu' moment elle t'habill en Renault Marine Tondélier aussi elle a une période du coup ouais et ben quand elle reviendra sur le plateau de Baxit, on exigera qu'elle revienne déguisée en en Renault. Les deux les deux chantent aussi bien aujourd'hui. Euh ah il fou leur autour du coup. Ah ça c'est bien la punchline effectivement mais je serais déçu. Je serais déçu. Moi je vois je la vois bien en mode qu'est-ce que c'est que ces jeunes là avec leur maillot du PSG et tout tu vois de jeunes de de banlieu bah c'est arabes he il veulent c'est c'est ça qu'elle en tête quand même.
Elle dit jamais comme ça même si elle a un très une très bonne amie noire. Euh plus noire qu'une arabe. Plus noire qu'une arabe et elle adore je crois que c'est le kefta. left ou les ou je sais pas où les f un truc dans le genre mais vraiment enfin tu peux pas l'accuser quoi. Euh ah le fur du coup ça c'est peut-être Rashida, je sais pas. Rashida c'est le fou RMS. Ah mais Rashida elle a du Ouais je sais pas fou effectivement mais autour sur la tête par contre euh oh je vais pour le maillot je sais que c'est pas la bonne mais jeis pour le maillot de foot pour la pour le jeu tu vois l'amusement la marade. On est en plein dedans de toute façon. Donc toi tu votes tu votes maillot de foot ? Ouais. OK. Émilio Lomir qu'est-ce qu'on en pense ? Moi, je vote euh le foulard.
Je rappelle que ça n'est pas illégal de porter un foulard nulle part en France, sauf à l'école. Ah, et à l'Assemblée nationale. On n' pas parlé de la d la casquette à l'envers. C'est vra que cétait il y a le moment c'était la la chanson la casquette à l'envers. Elle a pas pu sortir un truc, une connerie au moment de la sortie euh de cette chanson ? Non, je non, je vais vous si chante chante. Non, non, vraiment pas. Je vais vous raconter l'anecdote Nadine Morano, ce que vous voulez, mais je chante pas. Quel dommage. Euh non. Euh bah je sais pas. Du coup, tu votes quoi toi ? Le foulard. Le fou. Le foulard autour du coup. Le foulard autour du coup aussi pour Lumir. Le chat a voté la casquette à l'envers. La bonne réponse mesdames et messieurs, c'était la casquette à l'envers. Oh
et ben elle a bien raison. Elle a bien raison. Elle a bien raison. C'était à l'occasion d'un débat sur l'identité nationale en 2009. Les plus jeunes vous êtes passés à côté de ça. Quel dommage pour vous. Nadine Morano alors secrétaire d'État à la famille à la solidarité avait dit je cite moi ce que je veux du jeune musulman quand il est français c'est qu'il aime son pays c'est qu'il trouve un travail c'est qu'il ne parle pas le verlant et qu'il ne met pas sa casquette à l'envers. Fin de citation. Ouais si vous avez tout ce qu'il y a avant c'est pas encore assez mais si vous remettez la casquette devant là elle est va elle voit elle voit plus rien. C'est parfait. C'est et section d'assaut sort casquette à l'envers en 2010. J'ai vérifié. Ça n'a rien à voir. Voilà. Fun fact.
Fun fact. D'accord. OK. Euh, qui c'est qui a gagné ? Du coup, il y a la Régie qui est en train de compter les points. C'est Émilio qui a gagné. Bravo Éilio. C'est l'effet Nadine Morano. Ça c'est incroyable. Euh, formidable. Mesdames et messieurs, je vous propose qu'on parle de l'actualité de la semaine. C'est parti pour l'actu de la semaine.
Pour commencer, mesdames et messieurs, on avait envie de vous parler de ça. Regardez, on en parle. Allez les gars, tire de GM2. Objectif les manifestants. Tendu, tendu, tendu. Tire à droite et l'heure une dans la gueule. Compte les mecs comme les billes. J'espère bien les b kiffe. Une GL dans les couilles ça fait dégager du monde he. Bah on va les manger hein. Bah oui qu'on les tue mais oui ils sont ravagés. C'est des pulapis. C'est des résidus de capote fils de [ __ ] De merde. C'est un chien va. Viens ta gueule fils de [ __ ] Merde ça flip. Ces insultes, ces violences hors de tout cadre réglementaire, ce sont celles des gendarmes mobiles lors de l'opération de maintien de l'ordre à l'occasion de la
manifestation interdite des militants anti mégabassines de Sainte Soline. C'était le 25 mars 2023. Ce que vous venez de voir, ce n'est qu'un extrait de révélation stupéfiante faite par les journalistes de Libération et de Méia Part hier euh qui ont exploité des dizaines d'heures de vidéos issues des caméras embarquées des forces de l'ordre. Pour rappel, à l'issue de la manifestation, on comptait 200 blessés chez les manifestants dont 40 grièvement touchés ainsi que 45 blessés côté gendarme. Émilio, je commence avec toi. Tu y étais toi à Saint Soline ? Ouais, j'y étais. C'est pas le meilleur souvenir de ma vie he pour ne rien vous cacher. Quand j'ai vu cette vidéo hier, ça a réactivé quand même quelques quelques petits trucs parce que déjà j'ai vu qui m'a tiré dessus parce que
figurez-vous que ils ont arrosé, ils pleuvaient littéralement des grenades. C'est une grenade qui explose toutes les de secondes Saint-Sine, c'est du jamais vu dans l'histoire du du maintien de l'ordre. En réalité, c'est parce que Gérald Darmanin qui était ministre de l'intérieur à l'époque voulait aussi fournir les images aux chaînes d'information qu'il a déployé ce dispositif là. C'est de devant la méga bassine qui était un trou où il y avait rien à protéger. Euh sinon quelques quelques pompes. D'ailleurs, ce marrant, c'est que l'un des gendarmes le dit il y a rien à protéger au il serait mort pour un trou. Mais c'est pas grave puisque c'est les autres. Il y a il y en a qui il y en a qui Ouais ouais il y en a qui le dit. Ouais. Euh et donc pourquoi je vous dis ça ?
parce que ça permet d'accréditer ce que tous les médias et tous les journalistes présents racontent depuis 2 ans et de rappeler que Gérald Armanin a menti à l'époque dès le le surlendemain. Il fait une conférence de presse pour dire qu'aucune arme de guerre n'a été utilisée à Saint-Soline. On il parle des gemmes de ailes dans le dans le dans l'extrait. Les gemmes de ailes, c'est des grenades qui sont classifiées comme armes de guerre de même que les LBD, les lanceurs de balles de défense, les anciens flèches, ce qu'on appelait les flash ball. C'est aussi des armes de défense. Euh donc il y avait ça. Il a aussi dit que euh les secours n'avaient pas été empêchés d'arriver pour soigner les quatre blessés euh qui ont porté plainte euh depuis dont deux personnes avaient terminé dans le coma.
Euh l'enquête de Méia parté montre qu'il y a eu un retard anormal, ce que disait déjà la Ligue des droits de l'homme à l'époque. Et surtout ça permet aussi de voir à quel point on est dans une dérive entière républicaine de de ce qu'on appelle les forces de l'ordre. Moi, je déteste ce mot, mais c'est de les gendarmes. Euh moi, j'ai vu les ravages que ça a fait sur les sur les blessés. Je me rappelle d'une jeune femme notamment allongée par terre qui fait partie des quatre blessés extrêmement graves qui avait la moitié du visage enfoncé, rempli de sang euh parce qu'elle avait fait elle avait subi un tir tendu. Parce que c'est bien de ça dont on parle la les révélations de Libé et de Medéia part c'est surtout notamment la multiplication euh des tirs tendus et les ordres
qui et qui sont interdits. Et là, c'est la hiérarchie, le commandement qui intimait au gendarme de tirer de façon tendue. Donc c'està-dire avec un angle inférieur à 45° directement dans la tête des manifestants. Il y a dans la vidéo, on voit des quelqu'un qui a 10 m qui prend une grenade en pleine tronche. Voilà, c'est donc ça qui s'est passé à Soline. C'est vidéo de la test. Merci à Libération et Méia Part d'avoir d'avoir obtenu ces vidéos parce que c'est enfin c'est terrifiant. Le ministre de l'intérieur, Laurent Nunz, a déclaré ce matin évidemment que je ne suis pas du tout content des propos que j'ai pu entendre, mais il ne laissera, je cite, jamais critiquer les forces de sécurité intérieure. Fin de citation. Lomir, tu en penses quoi ? On est sur
une OERTA du côté du gouvernement qui va bien être obligé de faire quelque chose. Il y a une inspection qui a été décidée du côté de de du ministère de l'intérieur. Mais je crois que aucun aucun service public ne peut fonctionner dans l'impunité. C'est l'impunité. Le problème, c'est l'impunité qui protège les agresseurs, qui protège les violents, qui protège la brutalité. Si la réalité est telle qui la décrive, c'est-à-dire quelques quelques brebis galeuses, et ben qu'on les exclut, qu'on les juge et qu'on les exclut. Je crois assez sincèrement que la stratégie du maintien de l'ordre en France, bon de toute manière, elle est objectivement plus violente qu'ailleurs. Ça ça a été euh
documenté. On refuse enfin la France refuse de participer à des stratégies innovantes ou à des conversations autour de comment est-ce qu'on peut faire redescendre la violence dans le maintien de l'ordre alors que tous nos voisins européens participent à ce genre d'exercice coopératif. Il y a, on a quand même en France, faut faut se le dire, des armes notamment ces grenades qui sont interdites aux États-Unis. Et alors ça c'est quand même assez extraordinaire. Ouais, c'est vrai. Moi ce que je trouve vraiment extraordinaire, c'est dans ces commentaires, c'est la banalisation absolue de la violence. C'est le le jeu, l'humour, la blague. En fait, tout est inconséquent. Donc tirer sur quelqu'un
et lui arracher la moitié du visage, c'est inconséquent. Et pour moi ce que ça montre c'est la déshumanisation des écolos. C'est qu'en fait les gens qui étaient en face d'eux n'étaient plus alors digne de des personnes dont il était il fallait qu'on protège la sécurité, ça c'est sûr, mais ils étaient même plus dignes de d'humanité. Et pour moi, ça c'est le résultante d'années de propagande auprès d'une grande majorité de la population pour faire des écolos, les responsables du désordre, les responsables euh euh des troubles euh des terroristes bien évidemment. Ça je en fait on va on va dire plein de choses sur et je suis pas la la l'experte sur le côté
réglementaire, justiciable et cetera. Par contre, moi ce qui m'interroge, c'est que ces gens-là, ce sont des jeunes hommes en majorité de milieu populaire et de ruralité parce que ce sont eux qui fournissent les rangs des forces de l'ordre. Donc c'est des gens avec qui j'ai grandi et je me dis qu'est-ce qui s'est passé dans leur construction politique pour que ils soit en face d'autres gens qui sont parents qui ont un âge similaire au leur qui veulent j'imagine des choses assez similaires au leur c'est-à-dire que leurs gamins grandissent bien être propriot avoir un taf qui te permet de partir en vacances bouffer un truc pas trop dégueulasse et respirer un air pas pollué et que dans cette construction du monde les gens qu'ils ont identifié comme adversaires à leur bien-être, ce
sont les personnes qui sont en face d'eux alors que eux se battent pour justement exactement ça. Et je pense que ça montre à quel point tout est brouillé en terme de qui sont nos alliés et qui sont nos adversaires objectifs et qu'on a beaucoup de travail à faire pour rétablir qui sont les véritables responsables de nos problèmes. H Émilio ? Oui. Non, je vois le chat qui s'emballe sur la question de la de la proportionnalité ou pas de la réponse de de la police. Euh je pense qu'il faut rappeler deux trois faits. Euh c'est effectivement il y avait des militants parmi euh les euh les 30000 qui ont revendiqué les soulèvements de la terre euh qui étaient venus là pour en décour d'cve en découde avec la police. La stratégie du black block, on a l'habitude, il venait de toute l'Europe,
il y avait des Italiens, des voit dans les vidéos d'ailleurs molot ce qu'on voit ceux qui font face et ils sont violents hein. Moi quand je suis arrivé sur place, on certains m'ont fait comprendre de toute façon ils venaient à la confrontation. Je rappelle que c'est quand même pas eux qui ont tiré les premiers. C'est complément d'enquête qui l'avait révélé juste après. Ça c'est la première chose. Donc oui, il y a eu des il y a eu des violences. Il y a même une un escadron, je crois qui prend 29 cocktail molotop. C'est inexcusable. Et dans le cas où la c'est de la de légitime défense, le tir tendu est autorisé. Donc ça c'est une chose. La deuxième c'est que la l'immense majorité des manifestants que j'ai pu rencontrer était pacifique. Il y avait des familles, des enfants, des personnes
âgées qui étaient là et les tirs n'ont pas visé que les personnes qui attaquaient la police. La preuve en est. Je me suis fait tirer dessus. Une grenade est tombée à 30 cm de mon pied. À une seconde près, je la prenais sur la tête. Au moment où j'étais entouré d'élus en écharpe, il y avait Marine Tondelier, il y avait Clémence Gué, il y avait Benoît Bito en écharpe donc identifié. J'avais moi-même un brassard presse. Il y avait les blessés qui étaient avec nous, les enfants, les polici vu, c'est les c'est les gens quad qui avaient débarqué et qui nous ont tiré dessus. à aucun moment les personnes qui étaient là étaient un danger pour les gendarmes qui étaient en première ligne. Donc ils l'ont fait en connaissance de cause. Euh donc la question de la proportionnalité, elle ne
elle n'est absolument pas celle de de tous les tirs. Il y a peut-être des tirs qui ont été qui sont justifiés. Je je ne suis pas l'IGGN, l'inspection générale de la gendarmerie, mais en tout cas, je peux vous dire que l'immense majorité de ces tirs ne l' ne l'était pas. Émilien ? Oui, je pense qu'il y a il y a trois sujets très très rapidement. Bon, il y a il y a ce qu'a évoqué Lumir sur le maintien de l'ordre. Effectivement, en France, il est il y a pas du tout de il y a beaucoup moins qu'ailleurs. Donc il y a des armes plus létales et puis il y a beaucoup moins qu'ailleurs des stratégies de des désescalade de la violence. Bon notamment chercheur Sébastien Rocher qu' faut vraiment aller regarder je sais pas si Sébastien je sais plus faut vraiment aller aller
écouter il y a le sujet je pense du déni effectivement qui point même s'il est obligé vu que vu les images connaissent ça mais je le dans le ministre de l'intérieur et encore d'autres ont dit vraiment c'est inaccepable de critiquer la police je comprends c'est le ministre des policiers quelque part mais en même temps il y a quelque chose de l'institution en elle-même n'est pas critiquable mais sauf que ce qu'on a vu c'est les policiers c'est c'est pas un craquage. Là, il y a vraiment une mentalité qui existe depuis longtemps qui en effet peut-être relève de l'idée d'on y va pour la bagarre, pour l'assaut avec l'une déshimmisation. Ça c'est quelque chose qui qui doit être travaillé au niveau structurel et systémique. Et donc ça demande une remise en cause qui n'est pas un
dénigrement général de tous les personnes en tant qu'individus, mais qui est la réflexion sur une institution. Et enfin, il y a la question de la criminalisation du mouvement écologiste euh qui n'existe pas qu'en France. Je recommande. Il y a il y a un ouvrage qui est parti qui est apparu l'an le mois dernier s'appelle Green Backlage. Dedans, il y a un chapitre de mon collègue Lucien Tabouret du journaliste de reporter Gaspar d'Ance qui parle de ça et notamment par exemple en Grande-Bretagne, il y a eu ce mouvement de criminalisation et des militants qui ont pris jusqu'à 5 ans de prison pour participer à une visionférence discutant de pouvoir bloquer une autoroute. Ah ouais. Donc on est sur un niveau de jusqu'en 2020 et cetera, ça allait à peu près les marches climat. On se souvient Macron
qui était plutôt genre genre les boucles WhatsApp là de Blocour en septembre dernier. Voilà. Alors ça te vaut de la 50 tôle ? Bah en Angleterre oui euh avec les mouvements just all et cetera. Et Macron bah jusqu'en 2019-2020 était plutôt concilient avec ces gens-là. Les mouvements de jeune pour le climat c'était bien sympathique. Et depuis qu'il y a eu des mouvements un peu un peu plus radicaux mais surtout une délégitimation des mouvements écologistes dans la politique notamment à droite et ben ça conduit à des mouvements qui sont bah vraiment de criminisation. de gens qui on peut envoyer ce qu'on veut mais en tout cas sont là pour des causes qui estiment justes et qui sont pas extrêmement polémiques non plus quoi. Moi j'étais sur RM j'étais sur RMC le lendemain de Sainte Soline. J'étais
chronique sur RMC à l'époque avec ce cher Jérôme Lavrieux. Donc quand même un mec qui a été condamné à de la prise en ferme pour malversation financière dans l'affaire Big Malion. Et c'était lunaire le niveau de de mensonge qu'il y avait sur le plateau, la solitude absolue dans laquelle j'étais sur le plateau où moi j'avais beaucoup d'amis euh comme je suis issu du mouvement climat qui y était. Et ce que ce que j'ai vu c'est quand même que le personne n'y croyait à ce qu'on disait, à ce que disait la LDH, à ce que disaient les manifestants sur place. Il y avait vraiment un déni absolu de la potentialité même de la violence des forces de l'ordre, de la totalité du plateau mais aussi de la totalité des auditeurs et cetera. Et ça, je trouve enfin pour moi, c'est
c'est c'est limite ça qui m'intéresse le plus, c'est comment est-ce qu'on crée un contexte, un climat où il devient impossible d'envisager que la police, alors même qu'on a documenté, que les quartiers populaires notamment documentent, que les gilets jaunes ont documenté que il y a des problèmes de violence dans la police et ça revient sur cette histoire de de d'impunité et de d'impossibilité de critiquer. Moi moi je trouve ça lunaire que un ministre ne critique pas c'est c'est des les des personnes qu'il est censé administrer. Enfin, moi ma mère, elle est prof. Je vous assure que euh les ministres de l'éducat ont assez peu de problèmes à critiquer euh les profs, de même que ministre des transports a moins de problèmes à ticket la SNCF ou les les gens de la RATP. Euh et et je trouve ça
fascinant comme comment l'armée et la police sont des espèces d'exception dans le traitement par leur ministre au sein du service public. Euh affaire à suivre en tout cas chers amis. Si vous n'avez pas encore vu, je vous invite à aller sur le site de Mediapart ou sur celui de Libération, de regarder leurs vidéos respectives qui traitent du du même phénomène. On sera attentif à la suite qui sera donnée évidemment aux révélations de de ces vidéos. Est-ce que la justice sera saisie à l'issue du rapport qui devrait être vendu par les GGN ? deuxème rapport, il y a un le premier concerne les quatre blessés euh qui avaient porté plainte pour violence par des forces des par personnes dépositeur de la force publique et et par euh par euh pour non assistance à personne en
danger par exle. J'avais moi j'avais été auditionné par exemple par l'hygiène enfin ce truc-là. Donc ça c'était cette enquête là, elle elle est circonscrite à ça. Normalement lorsqu'ils ont accédé, ils ont vu les vidéos, les enquêtes auraient dû saisir le parquet, ce qu'ils n'ont pas fait alors qu'ils ont vu des irrégularités dans les dans dans la façon de de faire le maintien de l'ordre. Donc il y a une deuxième enquête qui a été ouverte par Ninnaz et potentiellement des suites judiciaires. C'est en tout cas ce que demande toute la gauche. Bah c'est ce que demande toute la gauche et on espère des suites judiciaires pour que la justice se penche sur ce qui s'est passé et et que ça puisse on espère ouvrir une réflexion un peu plus large sur le maintien de l'ordre euh
depuis le temps qu'on le demande. On va parler du budget. On est toujours dans le marathon budgétaire du côté de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les députés ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur le volet recette du projet de loi de finances. En attendant le retour des discussions à l'Assemblée nationale, c'est l'examen du PLFSS, donc le budget de la sécurité sociale euh qui a débuté avanthier. Émilien, on a beaucoup parlé du risque de ce qu'on appelle un budget Frankenstein. Je sais plus qui avait été le premier à utiliser cette expression. C'était Cockrel le premier. Oui, président de la commission des finances qui avait parlé de budget Frankenstein, un espèce de budget de briquet de broc avec des mesures de droite, des mesures de gauche parce que
des majorités différentes ont voté des truc. Euh pour toi euh est-ce que c'est la méthode du gouvernement qui est en cause ? D'abord, c'est un beau bordel quand même. Je veux dire quand on quand on suit le quand on suit mais on a pas besoin quand on est abreuvé de je de tweet par exemple application du diable euh il y a des accusations y compris de masques qui tombent toutes les toutes les demi-heures. Donc c'est une pluie de masque à l'assemblée euh de PS qui accusé les fil qui excuse le PS chacun est complice de tout le monde. Et effectivement dans la mesure où il y a pas une coalition de base pour ce budget parce que je rappelle que Sébastien le Cornu a été nommé sur la base d'aucune coalition précise. On était même pas sûr que est-ce que LR est dedans ou pas. Les
autres ils sont allés avec beaucoup de de mauvaise grâce. Le PS censure pas mais on sait pas exactement sur quelle mesure si ce n'est éventuellement les retraites mais pas que. Donc en fait, il y a rien de défini, ce qui fait que bah en fait chacun y va en voyant bien ce qui va arriver. Et donc effectivement, bah des fois, il y a des mesures, il y a des des fois il y a des 5 milliards d'euros qui arrivent, qui partent en fonction de bah de qui il y a compris bah dans les rangs de l'assemblée, on le voit bien parce que évidemment il y a des moments où il y a plus ou moins de personnes y compris y compris en commission. Donc en fait ça ça peut très vite basculer et je pense qu'à la fin se retrouve avec un ensemble qui n'est pas très cohérent et ça j'ai l'impression que tous les partis le
disent et ce qui va arriver c'est peut-être aussi que si le budget ne ressemble à rien euh le gouvernement à un moment donné disent ben non on est désolé on pourra pas faire passer ça parce que c'est pas conséquent il y a peut-être pas parce qu'il y a aussi des questions, des missions à remplir et cetera. Enfin c'est un budget c'est il y a ça il y a ça a besoin d'une forme de coordination chose parce qu'il y a des missions à remplir faut définir quel ministère a qui a combien d'argent. Enfin, c'est des choses assez précises d'ailleurs. C'est des c'est des mois de discussion, c'est un bordel sans nom à l'assemblée. Les gens n'en peuvent plus mi-décembre quand c'est voté. Donc ça ne peut pas se faire sur l'improvisation et ça se fait. Et donc peut-être que
l'ement tranchera, dira on vote sur mon texte parce qu'il y a quand même d'autres outils que le 493 pour faire passer ça. Mais c'est vrai que là ça fait pas très envie. Ce qui est fou c'est que enfin tu me diras, on commence à être habitué mais c'est qu'on sait pas exactement à quelle sauce on va être mangé dans les mois qui viennent. c'est qu'on ne sait pas ce sur quoi on va atterrir. On ne sait pas s'il y aura une dissolution, s'il y aura une motion de censure votée. On ne sait pas si le gouvernement va passer par ordonnance. C'est très probable. Et même le régime juridique des ordonnances budgétaires n'est pas très clair. Il y a des discussions en ce moment entre constitutionnalistes pour savoir c'est quoi exactement le véhicule, c'est quoi le régime contentieux et cetera. Donc
euh c'est très spectaculaire. Émilio, est-ce que tu dirais que le problème est plus profond que ça ? parce qu'on on a quand même on a quand même un on a quand même un premier ministre qui a renoncé à l'article 493, ce qui change la donne, ce qui fait que l'hémicycle est beaucoup plus peuplé par exemple, ce qui fait qu'on a plus que les batailles sur les amendements sont décisives. En fait, on a un problème institutionnel. La première chose, c'est qu'Emmanuel Macron a nommé Sébastien Lecnu sur la base de 210 députés. C'est ce qu'il avait dit au chef de parti lorsqu'il les avait reçu à l'Élysée. Le problème, c'est que Émilien vient de le dire. Déjà, on ne sait pas qui est parmi les deux son députés parce que même entre eux, ils sont pas d'accord sur qui est dedans, qui est pas
dedans. Euh la deuxième chose, c'est que Sébastien Lecornu ne tient absolument aucun des groupes qui sont censés appuyer le gouvernement dont il dont il est le premier ministre. C'estàd que les macronistes votent avec leurs pieds. Le modè c'est pareil. LR ils sont même pas d'accord au sein du même groupe pour voter la même chose. Enfin en gros, il se passe rien. Donc le cornul lui il s'en lave absolument les mains. Euh il dit moi j'ai donné le dernier mot à l'Assemblée nationale. Euh en gros il bah il arbitre il compte les points. C'est un arbitre de tennis. qui regarde comme ça, voilà, et il et il regarde les balles passées sans for sans présenter une copie, une vision de la copie euh importante. Or, c'est le gouvernement qui a l'initiative euh de notamment de
créer des dépenses, des de nouvelles charges parce que les députés n'ont pas le droit. C'est l'article 40 de la Constitution. Dès qu'il y a trop de charges qui sont créées par des députés, hop, ça tombe. Euh et donc il se met dans cette position en disant "Moi, j'ai vous savez le le 493, j'y ai renoncé, euh ça me pose euh maintenant c'est c'est les députés qui votent, les parlementaires et ensuite adviennent que pour sauf que le corps nu, il fait ça parce qu'il sait très bien que si le 49 s'il utilise le 493, il tombe euh parce qu'il y a il y a aujourd'hui une majorité qui le censurerait si jamais il l'utilisait. Et le deuxième chose, c'est qui c'est qu'il a le super 493 à la fin ? Parce que ce qu'on n pas dit depuis le départ, c'est que la discussion budgétaire, elle est
encadrée par la Constitution notamment sur une question de temporelle. C'est ils ont 70 jours à partir du 1er octobre pour obtenir et voter un budget délis au-delà duquel c'est le gouvernement qui prend par ordonnance euh les qui peut prendre il peut parce que soit c'est la loi spéciale, soit il soit c'est les ordonnances. Et donc ça veut dire que si c'est une loi spéciale, c'est le budget de l'année dernière en gros qui a reconduit. Donc une année blanche et donc c'est un budget de droite et si c'est les ordonnances en gros c'est lui qui tient la plume et qui décide qu'il garde ou pas dans le budget. Même ça c'est pas sûr. Alors est-ce que c'est la version initiale du texte ou c'est la version amendée ? Il il y a des discussions là-dessus en gros s'il y a le conseil
constitutionnel, on sait très bien aussi parce que il sera saisi il a une une en cas d'urgence, il a des interprétations très larges et qu'en gros même si c'est un gouvernement démissionnaires qui dépose les ordonnances, a priori ce que disent les constitutionnalistes, c'est que même là dans une situation qui serait quand même dingue d'un point de vue démocratique, le conseil constit. Faut faut se méfier du conseil constit et du Conseil d'État. Ils sont capables de sortir des dings. Euh, on verra bien. Au milieu de tout ça, euh il y a un groupe qui focalise l'attention de tout le monde en bien ou en mal. Ce sont les socialistes. Les socialistes qui ont permis à euh Sébastien Lecordu de ne pas être censuré. Les socialistes qui essayent de tirer le meilleur parti.
Justement, Louir, comment comment toi tu vois la stratégie des socialistes ? Est-ce que tu la comprends déjà ? Première question et je te demande pas si tu la soutiens, si tu la soutiens pas, mais comment tu l'analyses ? Alors euh moi j'ai je sais pas si il y a d'autres gens comme moi mais ce qui est très compliqué dans cette période c'est que je je vois des sauces qui m'expliquent leur stratégie à la fin ils arrivent quasi à me convaincre. Je dis "OK, je vois le truc machin." 2 jours après, je vois des LFistes qui m'expliquent leur stratégie ou pourquoi ils trouvent que la stratégie des SOS est lunaire. Et je me dis "Bah ouais, j'avoue, ils ont pas complètement tort." Et donc je n'arrive pas à garder de boussoles stratégiqu parce que j'ai l'impression qu'on est
sans arrêt dans la réaction. H Et je suis épuisée d'être dans la réaction au point où je n'arrive plus, tout est confus. Euh, j'arrive plus à savoir ce qui est bon, ce qui est pas bon. Alors, par ailleurs, je précise, je suis pas experte de ce sujet, mais en tout cas ce que ce que je constate, c'est que pour les gens qui ne sont pas dans ces NGO, personne ne comprend rien et la frustration grossit à l'idée que la gauche que nous avons collectivement porté au pouvoir en faisant du NFP la formation politique en tête aux dernières élections législatives est incapable de se mettre autour d'une tête autour d'une table pardon aussi d'une tête d'ailleurs. tu me diras non le
c'est intéressant parce queou sans se donner de coup de tête pour nous donner à nous peuple de gauche une voie de sortie et un horizon de ce qu'on essaie de faire. Donc j'avoue que franchement moi j'en viens à un stade où j'ai un peu envie de dire finalement le la stratégie m'importe peu. Ce qui m'importe c'est la vision. Où est-ce qu'on va ensemble collectivement et je crois que on est tellement empétré dans des embrouilles de stratégie que on a plus de vision. Et ça c'est vraiment extrêmement problématique. On on reparlera après de l'élection de Zoran Mamdani euh euh à New York. Mais ce que ce que moi je constate, c'est qu'en France, la gauche n'a pas de vision. Elle n'a pas vision de programme. Enfin, elle n'a pas vision de de manière dont elle veut exercer le
pouvoir et elle n'a pas vision de conquête du pouvoir. Et ça, franchement, ça commence à devenir vraiment très très lourd. Euh et ça ça fait sérieusement grincer des dents euh dans euh les chaumières des gens qui sont pourtant des gens politisés et engagés qui sont qui n'en peuvent plus d'ouvrir le journal le matin en se disant "Bon, alors qu'est-ce qu'ils vont encore inventer aujourd'hui ?" Franchement euh ça fait vraiment petite petit meurtre entre amis où il passe plus de temps à se tailler les uns les autres que à parler des vraies menaces qui pèse aujourd'hui sur nous, c'est-à-dire un budget néolibéral ou l'arrivée des fascistes au pouvoir quand même, on se rappelle. Euh et en fait moi, je m'encale de savoir comment vous gérez. Juste mettez-vous dans une salle et gérez-vous. Pardon ?
Je un peu je suis un peu dur mais en fait c'est leur travail. C'est leur travail. C'est pour ça qu'ils sont là. Ils ont payé avec nos impôts des milliers d'euros pour se gérer. Gérez-vous. J'espère que l'appel sera reçu du côté du côté de la gauche. C'est épuisant. C'est Je dis pas que c'est facile mais c'est leur travail. Donc chacun fait son taf. C'est pas facile d'être médecin urgent. C'est pas facile d'être prof devant 39 gamins. C'est pas c'est pas facile. Faites votre travail. Euh on on on aura l'occasion dans Baxit de continuer à à regarder évidemment les les soupbres sauts à gauche qui sont provoqués par cette période particulièrement tendu et et complexe. On va parler de Zoran Mamdani qui a été élu maire de de New York. Les New Yorkaais ont voté majoritairement
pour le démocrate Zoran Mamdani qui a largement devancé l'exgouverneur ancien démocrate Andrew Komo. Une élection, c'est beaucoup de première d'ailleurs cette élection. Plus jeune maire de New York à 34 ans depuis plus d'un siècle. Premier socialiste revendiqué, premier musulman. Lumir, je crois que c'est un peu ton obsession en ce moment cette élection. Tout à fait. Comment tu as trouvé le sourire d'un coup ? Ouais. La gauche new yorkaise donne plus envie que la gauche française. Bah ouais, pas dur hein. Mais bon euh ce qui est ce qui est rare pour la gauche américaine quand même, elle fait rarement envie. Mais non, c'est extraordinaire ce qui s'est passé à tout point de vue. C'est une victoire en terme de coalition. Zoran Mandani, il est le fruit d'une coalition euh
collective d'acteurs. Donc d'autres petits partis comme Democratic Socialist of America, DSA qui est l' gauche du parti, enfin un sous-parti du Parti démocrate, Working Families Party qui est un sous-parti des des organisations syndicales, des ONG, des organisations politiques non électorales. Enfin vraiment c'est un travail en enfin en anglais ils disent "We stand on the shoulders of giant". On on est debout sur les épaules de géants. Et lui il vient vraiment à la fin d'un processus de coalition au niveau de la gauche et géographiquement de New York qui est extrêmement inspirant. Et ça, je trouve que c'est vraiment fascinant pour plein de pour plein de raisons. C'est
aussi une grande victoire de messages parce que pour la première fois le parti depuis Obama le démocr les démocrates font campagne sur quelque chose de positif et non pas la résistance à Trump. Euh pour la première fois euh euh c'est un un quelqu'un qui représente la diversité sans en faire un argument de campagne. Obama, on avait fait un argument profond de campagne en le couplant avec une vision d'espérance pour l'Amérique. Camala Haris parce que les les démocrates depuis l'élection d'Obama essayent de refaire Obama. Ils sont là en mode c'est le dernier truc qui a marché. Allez vas-y on refait. Camala Haris étant la 1e tentative de diversité vide. Obama, ça a fonctionné parce qu'il y avait la diversité, l'histoire n na nana et euh
la vision et le projet. Et Zoran Mamdani, il a été capable d'être qui il était sans s'excuser mais sans en faire non plus un argument de campagne. Les arguments de campagne de Zoram Nandani, c'est en fait ce que dit Zoram Dani, c'est e New York c'est trop cher. C'est ça hein. Zorani, c'est e c'est trop cher pour 99 % des gens. Donc venez, on fait autrement. Et ça euh c'est très simple mais c'est visiblement très difficile pour le Parti démocrate forcément quand tu es majoritairement financé par des oligarques et des millionnaires et que ton parti est tenu par des octogénaires millionnaires qui vivent sur les côtes. C'est difficile d'imaginer ce que veulent les classes populaires. Ceci étant, les démocrates, ils ont débouché le Champagne hier soir parce qu'ils ont gagné quand même largement
les élections contre Donald Trump qui s'est pris une rouste assez tout à fait. Oui, parce qu'on parle beaucoup de cette de cette élection, mais il y a eu beaucoup d'autres élections en Virginie, par exemple. Il y a eu des élections de gouverneur et et ça je pense que en tout cas ce que moi je trouve très intéressant, c'est que le baricentre du Parti démocrate est en train de se déplacer. On accuse par exemple les AOC Bernie Sanders d'être alors l'extrême gauche accuse Bernie Sanders et AOC d'être des vendus euh de de devenir centriste, mais non, c'est le centre qui s'est déplacé autour de Eux n'ont pas changé de ligne mais le centre du Parti démocrate s'est déplacé et ça je trouve que c'est vachement intéressant parce que c'est exactement ce à quoi on aspire je crois en France.
Euh Émilio, on a vu sur les réseaux sociaux en France la foire à la récupération de la victoire de de Zoran Mamedan. C'est la passion de la gauche française que dès dès qu'il y a la gauche qui gagne ailleurs, c'est merde, comment on peut dire que ça rentre dans notre grille de lecture à nous pour comprendre comment ? Donc ceux qui s sont donnés à CJ évidemment c'est la France insoumise parce qu'ils se sentent proche de de Zoran Mami. Jean-Luc Mélenchon a dit c'est notre gauche. Ils avaient d'ailleurs envoyé des parlementaires et des militants suivre la campagne de de Mamdani le porte à porte notamment la question aussi de du du fichage des pour optimiser les Attends, il y a il y a François Picmal qui a fait une affiche avec la typo de Zoran M. J'adore. Oui.
Demain Toulouse c'est pareil. les les deux villes sont pareils. C'est mais surtout ils ont vu ils ont vu deux choses dans la dans la victoire de Zor Mamedani. Un, c'est la question de la de la rupture, c'est que on gagne à gauche quand on a une ligne de rupture. C'est ce qu'a démontré la primaire démocrate à à New York. Como qui était l'ancien l'ancien maire euh et bah beaucoup plus centriste, pardon, il était gouverneur. Gouverneur, pardon. Oui. Euh et bien a perdu et c'est Mamdani qui l'a remporté. La deuxième sauge, les insoumis disent "Ah ben vous voyez bien, c'est à la preuve qu'il faut pas faire de primaire puisque il était dans la primaire et bah il a il est il faut quand même lancer en indépendant. Je rappelle qu'il a en plus dans quand il s'est lancé reçu le
soutien de Donald Trump et des milliardaires et pour éviter essayer de contrer la montée de Zoram Mami. Et de l'autre côté on a les unionistes à gauche, ceux qui sont pour la primaire. Et eux, ils disent quoi ? Ils disent "Ben Zoram Mamdani", on est d'accord avec Mélenchon sur la rupture. Par contre là, on a un désaccord stratégique, c'est sur la primaire. Et donc eux, ils voient, c'est notamment Raquel Garido qui a qui s'est fondu d'un message à à toute la journalistes qui suivent gauche qui disait "Bah, regardez, c'est bien la preuve qu'il faut faire une primaire puisque Zor Mamdani, il a gagné la primaire et donc ça a créé un élan derrière lui, même si l'autre c'est s'est présenté contre lui, c'est lui qui avait l'étiquette officielle du parti et c'est
ce qui lui a c'est ce qui lui a permis de mobiliser très fort." Moi, je trancherai pas dans ce dans ce débat parce que tout n'est pas transposable. C'est une élection municipale new yorkaaise. On est c'est pas une c'est pas une présidentielle française. Euh par contre ce qui ce qu'on ce qu'on oublie de noter dans le cas de Mamdani par contre c'est que euh effectivement il a gagné sur une ligne de rupture et à plus de 50 %. C'està-dire que il n'y a aucun euh aucun débat, aucun doute sur le fait qu'il a écrasé euh cette élection et il le fait dans la dans une pure tradition de la gauche new yorkaaise parce qu'on a tendance à dire que voilà, c'est un révolutionnaire, il va il est trop radical, il va appliquer ce programme. se trouve qu'il y a un maire qui est de New York qui
s'appelait, j'ai je reprends son nom tout de suite Fiorello La Guardia qui était maire de 1934 à 1945 qui lui a mené une politique aussi qu'on pourrait qualifier de socialiste parce qu'on a tendance des années du Newal voilà on on a oublié que New York ça pas toujours été la ville de Wall Street c'était aussi une ville extrêmement ouvrière et donc il y avait des services publics l'école gratuite l'université gratuite des crèches gratuites à l'époque tout ça a disparu et donc en fait il se rattache à cette tradition de la gauche new yorkaaise que et je dirais même de la gauche globale enfin la gauche ça a été FDR et le New Deal enfin la gauche jusque dans les années 80 et l'acceptation par la troisème voie et la gauche clintonienne du néolibéralisme
euh de dire ça a été le parti des classes populaires qui se battait pour les classes populaires qui étaient soutenu par les syndicats parce qu'aux États-Unis les syndicats soutiennent des candidats politiques et et je trouve trouve ça lunaire d'entendre les classiques du Parti démocrate se retourner dans leur tombe alors que tout ce qu'il fait c'est reprendre l'héritage du parti démocrate et et sans montrer digne. J'ai j'ai oublié de préciser juste une chose très vite dans le ce débat sur dans la gauche française qui dit quoi ? Le PS dit rien. Voilà, c'est juste si Olivier Fort il a communiqué aujourd'hui. Oui, il a fait il a il a fait un tweet mais en gros ils se sont ils se disent pas que ça peut servir de modèle la Non mais sur ce moment ils ont d'autres
problèmes le PS ils sont dans d'autres trucs que la question de l'incarnation et de la stratégie. Non c'est fou là. Euh Émilien comment nos amis de la droite voi l'élection de de Zoran Mamdani ? Alors, ça dépend si tu prends la droite, on va dire institutionnelle ou les les commentateurs de droite. Bon, la droite institutionnelle, on a rien à [ __ ] parce que ne s'intéresse pas à l'international. Euh point les commentateurs, ils ont réagi de manière euh raciste, on peut le dire, euh et islamophobe. Il y a eu quand même eu des montages de comparence en élection en septembre, hein, avec des associations entre lui, les frères musulmans parce que on sait, je sais pas trop quoi, il a dû serrer la main à quelqu'un un jour. Euh, et non, il est juste musulman. Non,
il est juste musulman. Oui, en plus il est même pas il a tireur qui a fait un en plus il est cheat alors que musulman c'est un truc vraiment bref euh donc oui il y a eu des des trucs absolument dégueulasses euh qui en fait c'est c'est amusant si on peut dire était vraiment sur l'exacte ligne des trumpistes qui vraiment étaient sur l'idée que voilà New York deviendrait donc communiste islamiste et serait quasiment faudait même mettre un mur autour ou un dô pour pour empêcher de se propager il y avait vraiment un un un alignement sur les positions de la droite Trumpis qui est pas censé être la droite modérée, enfin l'équiv la droite modérée. Donc donc il y a il y a je trouve une folie basée sur la religion
de ce type là et peut-être le fait qu'il a une barbe même si une trage moustache je veux dire Noël ma mère serait jaloux mais oui qui est hallucinant alors que le type a fait campagne sur des questions de transport gratuit de loyer et par ailleurs un soutien des des personnes trans LGBT et ils ont dit c'est si si c'est un islamiste, il fait vraiment mal son boulot quoi. C'est aussi sur Gaza que ça s'est joué reproché beau énormément d'avoir pris position pour Gaza de dire qu'il arrêterait Netaniaahu s'il met s'il foulait le sol new yorkaais c'est ça qui lui vaut d'être traité d'antisémite pour des phrases qui ne le sont pas. On va on va continuer cette discussion mesdames et B mesdames et messieurs avec un intervenant supplémentaire. C'est
parti pour l'Edito mesdames et messieurs
avec Eddou Plenel qui nous rejoint en plateau. Bonjour. Bonsoir Edou. Comment vas-tu ? En parlant de moustache. En parlant de moustache. Exactement. En parlant de moustache. Bon, on rembobine ? On rembbobine. Vas-y. Alors, il y a 1 an, il ne faisait qu'un % dans les sondages et il a été élu avec plus de 50 %, près de 51 %. Il est jeune, il n'a que 34 ans, il est musulman, il est immigrant et il est socialiste. Et il est aujourd'hui maire de la plus grande métropole des États-Unis d'Amérique. Une capitale économique, une capitale financière, une capitale culturelle. Alors, qu'est-ce que ça nous dit à nous
ici de l'autre côté de l'Atlantique ? Qu'est-ce que nous dit Zoran Mambdani ? Immigrant d'abord, il est élu alors qu'il y a Donald Trump dont les nervilles de l'ICE font la chasse à tous les migrants qu'il décent en situation irrégulière. et son élection nous dit que la migration et bien c'est une richesse, que nous sommes liés au monde, que cela nous ouvre au monde et cela devrait nous interroger car il y a d'autres leaders musulmans dans d'autres pays européens. Je pense à la capitale britannique, je
pense à un moment au premier ministre d'Écosse. Nous sommes aussi une Amérique de l'Europe par la Constitution de notre peuple. Nous sommes faits du monde et notre lien avec le monde n'est pas un problème, c'est une richesse. C'est ce qui nous permet de parler au monde. Et dans son discours au soir de son élection, il n'a pas hésité à citer d'où il vient. Il est né en Ouganda mais d'une famille indienne et donc il a cité Jawa Ral Nerou. Il arrive un moment rare dans l'histoire où nous passons de l'ancien au nouveau où une époque s'achève et où l'âme d'une nation longtemps réprimée trouve enfin sa voix. Ensuite, il est musulman et dans ce même
discours, il a dit ceci à un momentum, c'est de l'arabe et que la paix soit avec vous tous. Il a osé dire qu'il est ce qu'il est, mais qu'il est musulman aussi, pas seulement citoyen des États-Unis, arrivé à 7 ans d'Ouganda né dans cette famille indienne. Il pratique, il va à la mosquée. On peut être démocrate, socialiste, engagé, citoyen de son nation et revendiquer une identité comme on peut revendiquer un genre, comme on peut revendiquer d'être de telle ou telle minorité. Cela nous dit aussi quelque chose à nous
où tout de suite on brandit comme si c'était péjoratif le mot communauté, comme si l'on avait pas le droit d'être de sa communauté. L'identitarisme fermé, clos est un danger, mais il est justement du côté de ceux qui refuse que les minorités s'assument. Vous le voyez, il suffit d'ouvrir les yeux dans les réseaux sociaux. L'islamophobie française se déchaîne contre Mandani venant de quoi ? Pas seulement de l'extrême droite ou de la droite, mais de soi-disant la gauche laïque, celle qui camperait sur la laïcité. Ça s'appelle Fran tireur, Caroline Foureste et d'autres. Et du coup une image du 11 septembre et détour
Never foget l'attentat du 11 septembre 2001 les musulmans terroristes et de l'autre côté une image et bien mandanie we foget c'est-à-dire que nous avons un musulman et parce qu'il est musulman, il est un danger, il est un terroriste. Et puis il est socialiste. Il est socialiste. Et il l'a dit tout de suite en citant un père du socialisme américain, Eugène Deps, très peu connu chez nous. Je vois poindre l'aube d'un jour meilleur pour l'humanité. Cela nous rappelle à nous où les gauches en France sont souvent empreinte d'un anti-américanisme primaire, que certes, il y a un impérialisme nord-américain qui fait beaucoup de dégâts, certes, il
y a un fascisme nord-américain, certes, il y a des racistes nord-américains, mais il y a une longue tradition de gauche américaine ouverte au monde, ouvrière, populaire, ancré dans cette tradition et qui a des heures de gloire et des heures d'hospitalité. son socialisme et c'est le mot du courant politique d'où il vient qui a été créé en 1982. C'est un socialisme démocratique et il l'a mis en pratique. Il est passé par une primaire et c'était pas une formalité. Cela veut dire se confronter, cela veut dire mobiliser. Il a une façon d'engager son programme de manière très concrète au plus près des autres. pas
des idées et des idéologies qui seraient en surplomb, qui seraient vertical et puis surtout il a réussi par une mobilisation populaire, par une mobilisation de bénévoles auquel ils ne demandaient pas leur carte de naissance, leur carte d'identité, en clair leur certificat de bonne conduite idéologique. Il leur demandaiit pas de rentrer dans telle ou telle partie. Il rassemblaient, il unifiait, il ne clivaient pas. Ce qui m'amène à sa 4è caractéristique. Il est jeune, pas seulement en âge 34 ans. Il bouscule un vieux monde politique, un vieux monde d'oligarchie politique du parti démocrate, du parti
républicain et de la politique américaine est très liée au monde capitaliste et au monde de la finance est corrompu car il s'est dressé aussi en faisant de la question de l'éthique en politique, de la probité en politique. Une question essentielle, pas une question marginale. L'ancien maire de New York démocrate est tombé pour des affaires de corruption. Le gouverneur qu'il avait en face de lui, Comomo est poursuivi par des femmes qui l'accusent d'agression sexuelle. Il a pris cette question comme une question politique, pas une question secondaire qui est une question qu'il faut assumer, défendre. Et donc il a aussi incarné une politique
dont la jeunesse est un oubli, un effacement, un congédiment d'un vieux monde politique, y compris dans sa parole. Il a une radicalité tout simplement démocratique, tout simplement concrète, tout simplement réaliste, qui se joue sur le logement, qui se joue sur les transports, qui se joue sur les enfants, qui se joue sur l'imposition des plus riches. Mais cette radicalité, il ne l'a pas porté avec une virulence verbale, avec une violence. Il ne s'est pas dit que le mot rupture signifiait le bruit et la fureur. Au contraire, il s'est dit que le mot rupture c'était être capable de rassembler, être capable de rassurer. Voilà tout ce que nous dit
Mis. Et ce n'est pas un anachronisme de se dire qu'il y a des leçons américaines pour la politique française. Car vous savez, il y a dans la B New York une statue qui s'appelle la statue de la liberté. Et vous savez d'où elle vient ? Elle vient de Paris. Elle a été offerte après la guerre de sécession contre les esclavagistes par et après la commune de Paris par les ouvriers de Paris à la ville de New York, à cette ville populaire. Et vous savez qu'elle a été offerte mais qu'elle est restée sur les quais de New York. La bourgeoisie new yorkaaise, celle des oligarques et des riches, n'en voulaient pas. Qu'est-ce que c'était que ce cadeau des révolutionnaires français ? Et vous savez comment elle a été dressée, comment elle a réussi à à voir sa petite
île et être reconstruite et bien par une campagne de presse, par une figure de la presse, de la presse dans la rue, de la presse dans la société, de la presse s'adressant au public. un crowd funding, un financement participatif avant l'heure. Joseph Pulzer, ça a été le grand coup de lancement de son journal à New York. Une campagne pour que la statut de la liberté soit debout et donc voilà, la presse aussi est concernée par cette victoire. Merci Eddou pour cet Edito. Merci beaucoup. Reste avec nous. Reste avec nous. Je voulais te demander
aussi ton analyse sur euh globalement la vague démocrate qui a gagné quand même beaucoup d'élections hier soir aux États-Unis, la gifle pour Donald Trump. Est-ce que ça dit quelque chose aussi d'une capacité de résistance populaire à l'extrême droite ? Alors, il faut maintenant les difficultés commencent. Il l'a dit, il a dit "Vous savez, on fait une campagne en en poésie et après on gouverne en prose dans son dans son discours. Pourquoi je dis les difficultés commencent ? Il va y avoir un assaut féroce et pas seulement un assaut. Nous sommes dans un pays les États-Unis où et ça ça vaut pour tout toutes sortes d'actes divers. Nous sommes en pays où les où les armes sont en vente libre et ça va être un cast-ête pour la police new yorkaaise puisque
Mandani va beaucoup au contact et va beaucoup dans la rue et puis Trump va lui faire toutes les difficultés possibles en usant des armes fédérales. Et puis une partie du camp démocrate conservateur n'a pas désarmé. Attention, dans les gouverneurs qui sont deux femmes qui ont été élues euh dans deux États, et bien l'une d'entre elles est l'opposé total de M d'Ais. Elle l'a dénoncé justement parce que musulman, parce que proalestinien et elle l'a vu comme une radicalité dangereuse. Donc tout ça n'est pas terminé. C'est une début de quelque chose par en bas. C'est ce que je voulais souligner dans ma chronique, c'est que c'est une renaissance par rapport y compris à notre désespérance par rapport à cette
cette petite cette cette querelle permanente des gauches irréconciliables en France et de ces hommes et hommes et femmes d'appareil qui au fond pensent que la politique c'est eux parce qu'ils sont élus et qui oublient que la politique c'est d'abord la société, c'est d'abord la mobilisation de la société. Quelle est la leçon de membre d'Annie ? et que face à l'extrême droite, on ne s'en sort qu'en mobilisant la société. Certes, il a été élu, mais il a d'abord mobilisé la société. Il vient de là, il s'occupait des questions des loyers impayés. Il a fait une greffe de la fin pour les chauffeurs de taxi. C'était un activiste et un rappeur d'ailleurs dans dans la rue, dans dans le concret. Et donc il était au cœur des luttes elle-même. Ce n'est pas un certes, il a été élu au conseil de la
ville, mais ce n'était pas un professionnel de la politique, c'est d'abord un activiste des luttes concrètes, des luttes sur le climat, des luttes sur les discriminations, des luttes sur les questions sociales, des luttes sur les violences faites aux femmes, sur discrimination de gens. Et pour moi, la leçon, elle est celle-là et c'est comme ça que pourra advenir un sursaut aux États-Unis, sachant, j'en termine là, que l'autre, il a tous les pouvoirs présidentiels comme chez nous et les pouvoirs présidentiels sont dangereux, ils sont autoritaires, ils permettent toutes sortes d'abus et il ne faut pas se tromper avec le pouvoir des milliardaires, il va essayer de tuer les primaires, ça se joue dans un an et il va tout faire pour essayer de les
entraver, de les corrompre. et c'est l'enjeu qui est devant le peuple américain aujourd'hui. Lumir, je te laisse le mot de la fin sur ce sujet. Quelle inspiration peut nous apporter Zoran Mamdani ? Je pense moi le truc qui me qui m'interroge, c'est que beaucoup j'ai entendu non mais ce serait possible qu'à New York, c'est un truc de grande ville et tout. C'est faux. C'est faux quand on a une campagne qui est ancrée dans les besoins concrets des gens, qui est accueillante, inclusive, sans s'excuser d'être qui elle est. On peut la mener à New York, mais on peut l'amener dans le main comme le fait Graham Platner qui se présente pour être gouverneur. On peut l'amener au Texas comme le fait James Tayorico. On peut on peut le faire partout où il y a des classes populaires qui sont épuisées
d'être divisé, qui sont épuisés d'être utilisé comme de la chair à exploitation leur corps, leur cœur, leur esprit qui ne sert qu'à faire des profits pour des ultra riches qui nous marchent dessus et qui quand ils auront fini vont aller s'exiler sur Mars. Je crois qu'il y a aujourd'hui un moment extrêmement important où il y a des millions de personnes qui cherchent des responsables et des solutions à leurs problèmes et que ce qui nous attend c'est une bataille des idées et que cette bataille des idées, elle ne peut pas on peut pas récupérer des gens qui sont perdus sans être au clair mais que une fois qu'on est au clair, on peut complètement le faire. La bataille des idées qui nous attend. Merci beaucoup encore une fois mon cher Edou. On peut l'applaudir très fort.
Le le logo des socialistes démocrates, c'est une rose comme le Parti socialiste qui prouve que quand même il y a des surprises et il y a une autre histoire. Mais ce n'est pas un point, ce sont deux mains qui se contrent. sont deux mains qui se serrent comme ça. Et c'est donc cette idée des causes communes et de comment on va vers l'autre, y compris vers celui qui a voté Trump, y compris vers celui qui est garé. Et c'est comme ça qu'il a réussi Maman, pas en leur faisant la morale et pas en leur disant "Moi, je suis dans le vrai et vous vous êtes dans le faux." On va garder ça en tête. Merci Edou. Je te laisse quitter le plateau. On va recueillir notre invité suivant. Recueil. On recueille carrément. Recueille. On le recueille. On l'a
trouvé dans la rue, il est tout mignon. Euh non non, on va accueillir mesdames et messieurs un invité exceptionnel pour parler avec lui de l'actualité. Un tonner d'applaudissement pour Gabriel Zucman.
Bonsoir Gabriel Zucman. Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backed. Vous êtes économiste, professeur à l'École normale supérieure et directeur de l'Observatoire européen de la fiscalité à l'école économie de Paris et vous avez été enseignant à Berkley et à la London School of Economics. D'ailleurs, vous sortez un livre, hop, je l'ai là. Vous sortez un livre, les milliardaires qui s'appelle Revient. Oui, c'est celui des milieux. Ouais, voilà, c'est bon. Il fallait pas le dire ça. Euh, vous sortez un livre qui s'appelle Les milliardaires ne payent pas d'impôts sur le revenu et nous allons y mettre fin. Euh Gabriel Zucman, on est très heureux de vous recevoir parce qu'on voudrait parler de l'actualité avec vous et en l'occurrence la fameuse taxe qui porte votre nom, la
taxe duAman n'a pas été votée à l'Assemblée nationale dans le cadre des débats budgétaires. Est-ce que vous les avez suivis ces débats budgétaires et quel a été votre sentiment à ce moment-là ? Ouais, j'ai suivi ça de de près comme je l'avais suivi déjà en février quand euh cet impôt planché de 2 % avait été adopté cette fois par l'Assemblée nationale dans le cadre d'une niche parlementaire du groupe euh les écologistes. Moi je trouve que le le niveau du débat a beaucoup monté. Moi, je me réjouis du fait que franchement c'est bien posé maintenant. Il y a la plupart des Français qui comprennent le problème. Les milliardaires payent deux fois moins d'impôts tout prèvement compris que le français moyen. Euh principalement parce qu'il paye pas d'impôt sur le revenu et qui comprennent
la solution qui est la solution la plus logique, la plus évidente, c'est qu'il faut venir créer un plancher un minimum. C'est des idées relativement nouvelles parce que la recherche qu'il y a derrière tout ça, elle a été faite au cours des 3 qu dernières années. La solution, elle a été euh inventé, elle a été imaginée euh d'abord en travaillant au G20 l'année dernière avec le Brésil. Enfin, tout ça est très récent et moi je me félicite des des progrès qu'on a réalisé en si peu de temps. Bon, pour autant, c'est une défaite pour la gauche à l'Assemblée nationale qui a pas réussi à à imposer cette idée dans le budget à nouveau, si je puis dire, parce que ça avait déjà été voté dans des conditions particulières. Euh mais est-ce que la gauche a pas réussi à
gagner une forme de bataille culturelle dans l'opinion ? Précisément, vous le disiez, plus de 80 % des Français sont pour la tax duman. Ouais, exactement. Et c'est dans toutes d'ailleurs les sensibilités politiques, hein, c'est pas que à gauche, c'est oui, plus de 90 % des électeurs de gauche, mais aussi euh 90 % chez les macronistes, chez les LR, 75 % chez les électeurs du du Rassemblement national. Et c'est pas que en France d'ailleurs, c'est dans tous les pays. Il y a eu des enquêtes d'opinion aux États-Unis, il a eu des dizaines. B c'est pareil, c'est par tous les pays. 70 % 80 % des gens qui en ont assez de l'impunité fiscale des milliardaires et qui veulent que qu'on s'y attaque sérieusement. Mais vous savez, ces combats, ils prennent toujours du temps
parce que dans le fond, c'est quoi ? C'est essayer d'élargir le champ de la démocratie. C'est ça. Dans le fond, les milliardaires ne sont toujours pas entrés dans la dans le champ de la solidarité nationale. Ils payent pas d'impôt sur le revenu. Près d'un siècle après sa création, cette impô sur le revenu, ça reste une révolution inachevée. Et donc aujourd'hui, l'enjeu c'est quoi ? C'est de poser le principe que l'autorité de la puissance publique, elle doit s'exercer sur les immenses fortunes. Ce serait même si le taux de 2 % est modeste, ce serait quand même une petite révolution démocratique. Et c'est pas des combats qui se gagnent comme ça en quelques semaines ou même en quelques mois. Bon, il y a quelque chose de cranté en tout cas et on croit là-dessus. Émilio ?
Oui. Alors, je je suis d'accord avec ce que ce que vous dites. La bataille culturelle, elle est gagné. Je rajoute même un chiffre. 76 % des petits patrons, des commerçants artisans, ils sont ils sont favorables à cette à cet impôt planché. Donc la bataille culturelle, elle est gagnée dans la société. Mais par contre, on l'a dit à l'Assemblée nationale, il y a quand même c'est c'est l'inverse. Il y a un rapport de force qui qui est opposé. Les macronistes, la droite et le rassemblement national. Pourquoi d'après vous il s'arqueboute pour empêcher ce cet impôt de voir le jour ? Comment vous l'expliquez ça ? Bah je pense principalement par la mobilisation que tout le monde a vu des contribuables concernés, des très grandes fortunes françaises, des milliardaires qui là en septembre, en
octobre ont quand même utilisé peu ou prout toute le toutes les armes à leur disposition y compris bien sûr les médias qu'ell qu'elle contrôle euh pour faire comprendre que cette impôt planchée elle n'en voulait pas. Et euh bon, c'est c'est toujours comme ça historiquement, hein. Vous savez, c'était la même chose au début du 20e siècle, au moment du vote de l'impôt sur le revenu. Il fallait il s'agissait de créer un impôt sur revenu autour de 4 % sur les revenus, pas sur les patrimoines, sur les plus hauts revenus de l'époque et ça avait suscité des levées de boucliers, des protestations, des des grandes fortunes de l'époque incroyables. Et ça avait mis longtemps, ça avait mis 7 ans en l'occurrence entre le dépôt du projet de loi à la chambre des députés porté à l'époque par Joseph
Caillot, ministre des finances et son adoption par le Sénat en 1914. Là, je pense pas qu'on puisse se permettre franchement d'attendre 7 ans hein dans la situation d'abord budgétaire actuelle très dégradée euh dans la situation politique dans la situation géopolitique il est urgent d'avancer mais euh ces combats fiscaux toute l'histoire montre que quand c'est sérieux et là c'est une proposition sérieuse he parce qu'il y a pas d'échappatoire possible pour les milliardaires. Ils se mobilisent, ils se battent et en France ces ces milliardaires ont une emprise particulièrement forte sur le débat d'idée. Vous saz, c'est même le Financial Times lui-même qui l'écrivait il y a une dizaine de jours, la Bible du libéralisme qui disait ce qu'on ne lit plus dans la presse économique
française, à savoir que les milliardaires en France, plus que dans tout autre pays d'Europe occidentale, se caractérisent par leur emprise sur la vie économique du pays et sur la vie politique de la nation et en particulier sur le débat d'idée qui constitue le cœur de la vie démocratique d'un pays. C'est la situation dans laquelle on est aujourd'hui. Je pense ça explique quand même beaucoup de choses. Lom. Euh moi j'ai une question sur euh comment est-ce que vous abordez le débat pour euh convaincre les les gens qui sont qui sont convaincus que c'est une attaque euh sur la propriété privée, l'entreprise et cetera. Pour un peu de contexte, euh moi je viens d'une zone rurale plutôt plutôt très populaire, pardon, excusez-moi. Euh donc une zone
rurale qui est vraiment la France du RN, la France périurbaine qui est en train de de tomber dans l'escarcel du RN. Et ce que j'ai beaucoup entendu chez mes potes et autour de moi, c'est cette espèce de phénomène d'identification atroce que les ultra riches ont réussi à créer entre un patron multination d'une multinationale et un petit patron, c'est la même chose. De même que un agriculteur comme Rousseau de la FNSEA et le gars d'à côté qui est elver, c'est la même chose. et un riche. Voilà. Et donc j'ai toujours du mal à déconstruire cette idée que un riche, un patron, un agriculteur, ça existe. Comment est-ce que vous avez réussi ça ? Bah il faut il faut déconstruire ces discours. C'est-à-dire que il faut rappeler de quoi on parle. On parle de
taxer les personnes qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. C'est quand même pas le l'agriculteur ou le petit patron du coin. Les interlocuteurs ne sont pas concernés. Euh, il y a à peu près 1800 foyers fiscaux en France qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Première chose. Ensuite, on on demande de les taxer. Mais comment ? On le on demande pas de de confisquer leur euh leur fortune. On demande simplement de s'assurer que ces très grandes fortune payent autant en impôts que les autres catégories sociales. C'est comme ça qu'il a été calculé le taux planché de 2 %. C'est ce qui permettrait de s'assurer que ces plus grandes fortunes ne payent pas moins que le français moyen ou que les classes moyennes. C'est simplement mettre en
conformité nos lois fiscales avec notre principe fondamental d'égalité devant l'impôt qui en France est un principe constitutionnel et même plus que ça qui est un principe qui vient de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Donc être contre le principe de l'impôt planché ça veut dire quoi concrètement ? va dire être pour le droit des milliardaires s'ils y arrivent à payer zéro. Qui peut être en faveur du droit des milliardaires à payer zéro ? Ça existe pas. Si on est contre, si on est forcément pour qu'il y ait un minimum un plancher incompressible. Pour autant, on sent on on sent dans ce débat, il y a quelque chose de très de très charnel, de très absurde aussi parfois dans la discussion sur les impôts. On voit par exemple sur les questions sur l'héritage, ça j'adore.
C'est même les gens qui ne sont pas du tout concernés sont parfois vent debout contre l'idée même qu'on puisse taxer l'héritage un peu plus parce que ça vous rendez compte de ce que ça veut dire. C'est ce que j'ai gagné à la su front toute ma vie, ce que je transmets à mes enfants, ça ça me regarde, c'est intime et cetera. Euh et là, on a l'impression aussi de de d'avoir quelques réactions de gens ulcérés par la taxe Zukman comme si on allait toucher à leur à à leur portefeuille dans leur poche. Ouais. Alors que c'est très différent parce qu'effectivement l'héritage, ça touche aux transmissions intergénérationnelles, aux familles euh et l'impôt sur la succession, il existe depuis longtemps et il touche beaucoup de de françaises et de français. Là, ce serait pas le cas 100 millions 1800
foyers fiscaux. Et l'impôt sur les successions, oui, il est impopulaire. Il faut comprendre pourquoi. Il faut comprendre pourquoi euh plus en plus de Français veulent vraiment pouvoir laisser de l'argent à leurs enfants et considère que c'est de plus en plus important. Bah, je pense c'est lié à la montée des inégalités dans notre pays, à la détérioration des services publics où de plus en plus de gens se disent finalement pour que mes enfants réussissent, la seule façon c'est que je leur laisse quelque chose. Paradoxalement. Ouais. Émilien paradoxalement. Oui, vous avez une approche assez en lisant votre livre assez historique et politique de la question des impôts notamment sur la question de de justice et de solidarité. Est-ce que sachant l'échec et sans doute l'échec à qui sera
répété à l'assemblée de de votre taxe, est-ce que vous avez pensé ou discuter avec des politiques la possibilité d'un référendum initiative partagé ? Certes, les taux sont de des nombres de signatures requis sont très importants, mais puisque vous avez un soutien certain, est-ce que c'est quelque chose qui traversé que ça mobiliserait les gens vraiment et qui ça ferait un sujet quelque part un référendum sur un sujet fiscal ? C'est quasiment jamais arrivé, je crois. Euh ça serait une occasion démocratique en plus de de budget. J'ai pas réfléchi plus que ça. Moi je suis quand même parce que je suis un peu plus optimiste que vous. C'est-à-dire que je pense que je pense que ça va passer à la ça va passer à l'assemblée. Non non mais c'est c'est sérieux. C'est-à-dire que c'est c'est le le débat
la situation budgétaire française elle va pas s'améliorer comme ça dans les semaines qui viennent hein. On a 116 % de dett pourcentage du PIB. On a un déficit de4 points de PIB. C'est des niveaux, la dette publique, c'est des niveaux qui ont jamais vu depuis la fin de la 2e guerre mondiale, avant ça la fin de la première guerre mondiale et avant ça la révolution française. Dans tous les cas, ça s'est fini par une mise à contribution lourde, très lourde, beaucoup plus que 2 % des des très grandes fortunes euh de l'époque. Et euh l'année prochaine quand on discutera du budget en 2026, on sera dans la même situation. Donc tout ça, voilà va pas va pas disparaître. Et donc je pense qu'à un moment il y aura un vote positif au Parlement et même si c'est pas là en
2026 dans tous les cas ce sera un enjeu majeur de l'élection présidentielle de 2027. Là là c'est peut-être le moment où je vais faire mon gauchiste, mais vous l' vous l'avez dit d'ailleurs en une de l'humain quand on vous a interviewé. 2 % c'est le minimum syndical. Vous venez de le dire là, c'est pas grand-chose qu'on demande. Mais est-ce qu'il faut quand même pas aller plus loin ? Parce que vous vous le dites, entre depuis 30 ans la fortune des 500 plus grandes fortune française a triplé c'est ça de bah ouais elle est elle est passée en en pour du PIB si vous prenez 500 plus grande fortune française. En 96 elle possédait l'équivalent de 6 % du PIB leur patrimoine c'est l'équivalent de 6 % du PIB aujourd'hui c'est l'équivalent de 42 % du PIB donc je veux que tout le monde comprenne. Quand
du coup est-ce que c'est pas un peu mou la la l'impôt planché ? Je je vais répondre mais d'abord 42 % du PIP, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'avec leur patrimoine, c'est 500 plus grandes fortunes, elle pourrait acheter 42 % c'est presque la moitié de tout ce qui est produit une année donnée en France. Tous les biens, tous les services du pays. D'accord ? C'est quand même un niveau particulièrement extrême. Euh 2 % bien sûr que c'est minimaliste, ça a été. Mais ça a été conçu comme ça. C'est-à-dire que c'est vraiment le minimum syndical. Ça a été conçu comme ça parce que tout ça vient d'un travail d'abord au G20 qu'on a mené avec l'observatoire européen de la fiscalité où le but c'était de mettre à l'ordre du jour du G20 des nouvelles propositions de coopération d'harmonisation fiscale
internationale. Donc dans une enceinte comme ça, on peut pas venir en disant oui, on va faire la révolution fiscale mondiale. Non non, c'était de créer quelque chose qui soit viable à moyen terme et que les ministères des finances des différents pays puissent s'approprier. Processus qui a commencé d'ailleurs. Mais c'est un plancher et c'est évidemment pas un plafond. Il faut aller au-delà. Moi, j'ai travaillé, j'ai vécu 10 ans aux États-Unis. J'ai travaillé par exemple avec Bern Sanders dans les primaires démocrates de 2019-2020 sur son programme fiscal. Il proposait de créer un impôt sur les plus grandes fortunes qui irait jusqu'à 8 % sur les patrimoines de plus de 10 milliards de dollars. C'est quelque chose qui à mon avis est parfaitement défendable non seulement aux États-Unis
mais dans un pays comme la France. Pour la raison suivante, regardez l'arithmétique. Les grandes fortunes françaises, leur richesse, elle a augmenté de 10 % par an en moyenne depuis 1996. Avec un impôt planché de 2 %, elles auraient augmenté de 8 % par an. C'est-à-dire qu' elles auraient elles auraient explosé leur richesse. Elles auraient juste explosé un tout petit peu moins vite. Les inégalités auraient continué à se creuser même s'il y avait eu ce taux de 2 %. Donc si on veut se donner la possibilité ne serait-ce que de stabiliser ou même évidemment idéalement de réduire un temps soit peu les inégalités de patrimoine, il faut aller sur des taux nettement supérieurs à 2 % et comparable à ce que ce qu' avait pu proposer Bernie Sanders il y a il y a 5 6 ans.
La gauche voulait tellement la taxe Zucman qu'ils ont même été prêts à en présenter une version light à l'Assemblée nationale qui n'a pas été votée non plus. Quel Quel regard vous avez sur cette proposition qui émanait des socialistes en l'occurrence d'une taxe Zucman qui en fait n'en était plus vraiment une et que le Conseil d'État a dit qu'elle se règle ce modo inconstitutionnel. Bah ce que proposait le le socialistes c'était d'introduire des échappatoires dans le dispositif. Il y en avait deux. Il y avait d'abord si vous étiez actionnaire d'une d'une société innovante et puis surtout si vous possédiez plus de 51 % d'une entreprise, alors les les actions, votre fortune était exclue de l'impôt planché.
Et ça c'est une profonde erreur parce que créer des exonérations, des échappatoires comme ça, c'est lancer la machine à optimisation et c'est ça qui a miné l'ISF et les autres impôts sur les grandes fortunes qui existaient en Europe. Parce queil faut rappeler l'histoire de tout ça. L'ISF est créé en 1980 sous le nom d'impôt sur les grandes fortunes. Les milliardaires de l'époque se mobilisent en disant "Oh là là, hors de question qu'on le paye." Euh le pouvoir en place cède et crée une exonération pour les grosses détention actionnariale. Vous posséderz plein d'actions dans une entreprise, en l'occurrence plus de 25 % du capital d'une entreprise, vous n'avez pas d'ISF à payer sur la fortune correspondante. pour faire voter ça par l'Assemblée nationale de l'époque, au lieu de
présenter les choses comme ça, euh le pouvoir de l'époque présente en disant "Bon, il s'agit d'exonérer l'outil de travail, les biens professionnels et c'est comme ça que l'ISF n'a jamais taxé les plus grandes fortunes à la veille de son abolition en 198. Abolition, c en 2017, donc à la veille en 2016, d'après les travaux de mes collègues de l'Institut des politiques publiques, le taux effectif d'ISF pour les milliardaires c'était 0,005 %. Donc là, il y avait quand même une déroute politique intellectuelle majeure qui de mon point de vue est l'échec le plus cuisant en matière budgétaire, en matière fiscale en France des 40 dernières années qui dont il faudrait quand même tirer les leçons. Et la leçon principale, c'est que dès que vous créez
des exonérations comme ça, bah c'est se condamner à l'échec. Et moi ce que j'ai fait dans mon travail de chercheur, c'est d'essayer de tirer les leçons de ses expériences pour proposer quelque chose bah qui ne répète pas les erreurs du passé. Et donc une façon de pas répéter ces erreurs, c'est de d'avoir un dispositif qui est sans échappatoire possible. Donc il va véritablement taxer les milliardaires. Lomir en fait ce que je trouve très difficile de ce débat c'est que c'est tellement évident que c'est ça qu'il faut faire. Par bien dans le micro s'il te plaît. Pardon. Punaise, je vais y arriver. C'est tellement évident que c'est ça qu'il faut faire. C'est tellement évident que la situation est lunaire mais au propre au au sens propre du terme. Euh et pour autant l'attachement
euh charnel comme on le disait à au fait de ne pas être taxé est très très fort. Euh vous disiez tout à l'heure que c'est notamment à cause de la prise très forte sur le monde politico-médiatique des milliardaires. Est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu comment ça se passe ? parce que j'ai moi j'ai l'impression en tout cas en France que aux États-Unis pour avoir vécu aussi pas mal aux États-Unis, c'est clair parce que on sait que les milliardaires financent les politique. Voilà, ça c'est évident, ils financent des campagnes et cetera. En France, à part ce sujet de "Les milliardaires détiennent les médias". Il y a qui est quand même un gros morceau, mais il y a quand même beaucoup de gens qui ne voient pas, qui ne perçoivent pas le la pénétration très forte du pouvoir
des milliardaires et de ces fameux 1800 foyers sur le monde politique, sur le monde médiatique peut-être un peu plus. Mais est-ce que vous pouvez nous en dire plus de concrètement ? Comment est-ce que ces 1800 personnes ont fait pour polluer le débat au point que quelque chose qui paraît si naturel à l'ors même qu'on est dans un contexte où on est en train de dire les personnes handicapées, les malades vont être moins remboursé et cetera et on se prive de cette source d'argent. Bah, il y a deux choses. Il y a d'abord l'emprise sur la vie économique, c'est-à-dire que les milliardaires et les entreprises, les très grands groupes qu'ils possèdent sont des acteurs économique de poids et donc ils ont des clients, ils ont des partenaires en affaires et mais il y a
plein il y a plein de patrons en fait, enfin il y a plein de gens qui qui pourraient soutenir cette taxe, mais dès qu'ils sont tentés de de le dire, bah tout de suite ils sont tapés sur les doigts concrètement voir même menacé concrètement concrètement on leur dit alors voilà dans WhatsApp en sais leur dire mais tu es fou de défendre ça et fais attention à ce que tu dis. Donc il y a cette emprise sur la vie économique et puis il y a quand même l'évolution de du paysage médiatique. Enfin ça c'est quand même une évolution considérable. le fait que 80 % de la presse privée détenue par des milliardaires, le fait qu'on a des chaînes maintenant même c'est censé être interdit mais qui sont de fait des chaînes d'opinion d'opinion extrêmement conservatrices, réactionnaire, c'est
c'est c'est quelque chose qui a un poids très fort dans la dans la conversation, dans le débat public. Bon, il y a aussi plein de gens qui sont qui sont payés enfin un peu dans le salaire dépend du fait de pas comprendre la solution et donc qui ont qui ont qui ont tendance à embrouiller tous les débats et ça aide pas non plus à la voilà à la clarté de de du débat démocratique. H Merci. Très mignon. Oui. Est-ce que ce que de de de ce que j'entends ce que vous ce que vous dites, c'est que finalement en fait il y aurait parfois en France même des blocages qui seraient pas nécessairement aussi euh qui qui sont parfois plus importants que ce qu'on pourrait trouver aux États-Unis où il y a peut-être une une mentalité un peu différente. En tout cas, je sais que
le le la gauche a pu proposer des choses, réussi à faire passer des choses contre Obama qui était de de d'acation un peu plus importante. comme vous vous rappeliez dans votre ouvrage que historiquement les États-Unis avait aussi des mécanismes de de de taxation qui ex en fait qui ressemblent un peu à ce que vous proposez déjà. Euh ma question c'est est-ce que en fait est-ce que c'est lié au fait que la France est quand même plutôt de ce que j'en perçois un pays où la rente et l'héritage est important et que les grandes fortunes peut-être plus qu'aux États-Unis viennent d'héritage de d'empise familiale on va dire plutôt que de selfm man ou je sais pas comment un peu exagéré mais voilà euh je pense que le le les grandes fortunes si vous
voulez l'explosion de la richesse des grandes Grande fortune, ça a été un phénomène mondial qui a été euh fort dans la plupart des pays mais particulièrement fort en France en fait, encore plus qu'aux États-Unis. Si vous regardez par exemple les 400 plus grandes fortunes américaines du classement Forbes, en 1982, elle possédait les 42 % du PIB américain et là c'est 20 % du PIB américain. Nos 500 fortunes à nous, je l'ai rappelé là, elles sont à 42 % du PIB français. Euh donc il y a cet élément-là. Euh il y a le fait que disons une différence entre les États-Unis et la France, c'est que aux États-Unis, il y a plus une tradition de progressivité fiscale forte, c'est-à-dire de d'utiliser l'outil de
l'impôt progressif pour venir limiter voir même plafonner les inégalités. C'est ce qu'avait fait Roosevelt à partir du New Deal. une politique qui a été continuée ensuite dans les années 50 60 70 jusqu'au jusqu'au tournant réganien d'avoir un taux marginal d'imposition sur les plus hauts revenus de de 90 % ou de plus de 90 %. Ça n'a jamais existé en France et c'était une logique de véritablement de revenu maximal qui est qui qui suscitait l'adhésion dans la population américaine au milieu du 20e siècle. Il y a un discours célèbre de Roosevelt en 1942 où il dit "Écoutez, je pense qu'aucun Américain ne devrait avoir un revenu de plus de 25000 dollars et donc je propose de créer un taux marginal supérieur de 100 % sur tous les revenus quels qu'ils
soient au-delà de 25000 dollars. Et les et les parlementaires de l'époque au congrès, bon 10 % c'est peut-être un peu exagéré mais enfin ils votent 94 % ce qui est vraiment la même logique quoi. c'est-à-dire d'utiliser la fiscalité pour réguler les inégalités, réguler l'économie de marché, euh limiter la concentration des fortunes parce qu'il y a tout un courant si vous voulez dans le dans le dans le mouvement de gauche progressiste américain qui depuis la révolution américaine est vraiment comment dire très inquiet par le risque de capture du processus politique par les très grandes fortunes et le le conflit qui est un conflit inhérent dans toutes les sociétés démocratiques entre l'extrême richesse qui est toujours un
extrême pouvoir et la démocratie de l'autre. Donc aux États-Unis, l'outil fiscal a été utilisé pour essayer de de résoudre ce conflit beaucoup plus qu'en France où la gauche a misé sur d'autres formes de régulation de l'économie. Ça pu être les nationalisations et cetera. Donc là, il y a un enjeu de mon point de vue pour le la gauche en France de s'approprier l'outil fiscal et d'en faire un un instrument et un mode de régulation central euh pour les pour les décennies à venir. Euh Sébastien Lecnu à l'Assemblée nationale a parlé de de la taxe Zucman en disant qu'elle était inconstitutionnelle. Moi, ça m'a surpris. Euh euh c'est vrai ou pas ? Faut demander faut demander au conseil
constitutionnel. D'abord, on peut pas préjuger de ce que dire le Conseil constitutionnel, mais surtout deux choses. D'abord, si on se place du point de vue des principes constitutionnels fondamentaux, la Constitution ne dit rien en matière fiscale, rien d'autre que de reprendre dans son préambule la déclaration des droits de l'homme de 1789, son article 13 qui pose le principe d'égalité devant l'impôt dont l'interprétation minimaliste faite par le Conseil constitutionnel lui-même, c'est que l'impôt ne devrait pas pouvoir être régressif, c'est-à-dire que les gens plus riches ne devraient pas pouvoir payer moins en proportion de leurs revenus que les autres catégories sociales. Si on se place du point de vue des principes fondamentaux, non seulement cette taxe est
constitutionnelle, mais c'est plus que ça. C'est une mise en conformité de nos lois avec notre constitution. Deuxième chose, évidemment, c'est toujours plus compliqué que ça parce qu'il y a une jurisprudence du conseil constitutionnel en 2012 à l'époque de l'ISF où le conseil constitutionnel a dit pour ce qui est de l'ISF, il ne peut pas être supérieur à 0,5 % s'il n'est pas accompagné d'un mécanisme de plafonnement. Mais cette jurisprudence est incohérente et et et incompréhensible. Pourquoi ? Parce que on a en France un impôt sur le patrimoine depuis la révolution française qui s'appelle la taxe foncière qui sauf qu'à rare n'est pas plafonné. C'est-à-dire par exemple quelqu'un qui posséderait 10 châteaux doit payer 10
taxes foncières même si cette personne n'en tire aucun loyer, aucun revenu. Alors pour dire oui mais qu'est-ce que c'est que ça 10 châteaux ? et sauf qu'à l'époque de la Révolution française quand la taxe foncière a été créée, c'était ça la grande fortune de l'époque et ça a toujours été comme ça. Ça n'a jamais été jugé inconstitutionnel. Et donc là, il y a quand même une incohérence et par ailleurs, on est aussi dans une situation où il y a plein plus pertinent pour la situation actuelle, des millions de Français qui payent en taxe foncière nettement plus que 0,5 % ou même 1 % ou même 2 % de leur fortune chaque année. Je vais vous donner un exemple très simple. Pour quelqu'un qui a c'est des millions de français dans ce cas-là qui a un logement d'une valeur de 200000 € mais
un crédit immobilier de 180000 €. Donc la fortune nette de cette personne c'est 20000 €. Mais sur le logement de 200000 € bah il faut payer de la taxe foncière à peu près 1 % donc ça fait 2000 € de taxe foncière sur un patrimoine de 20000 € c'est 10 % le taux la taxe c'est 10 % de votre fortune. Pas de plafonnement le conseil constitionnel a toujours trouvé ça parfait. Donc quand il s'agit de taxer à 5 % 10 % la classe moyenne, c'est OK. Mais 0,5 % pour les riches, ah non pas possible, il faut un plafonnement. Donc là forcément, il y a un moment où cette euh jurisprudence va devoir être mise en cohérence. Et la façon la plus simple de la mettre en cohérence, c'est bien sûr de dire, comme on l'a toujours fait, qu'il est possible de taxer l'immense richesse indépendamment de de tout
revenu parce que elle procure en soi une capacité contributive et donc il y a pas il y a pas plafonner quoi que ce soit. Je sais qu'on est regardé par les membres du Conseil constitutionnel hein. Donc voilà, c'est ils ont entendu. Salut Richard. Une et peut-être une double question un peu plus personnelle. Gabriel Zucman vous êtes donc économiste reconnu, vous avez eu de nombre de nombreux prix. Première question, c'est qu'est-ce qui vous a décidé de sortir de votre labo de recherche pour aller ferrailler dans les médias comme vous l'avez fait ces derniers mois pour aller essayer d'expliquer faire cette pédagogie ? La deuxième, c'est qu'est-ce que vous qu'est-ce que ça vous a fait aussi d'être d'être reçu de cette façon dans les médias là où on a vu ces dernières
semaine Philippe Agon, le prix Nobel d'économie, lui être reçu comme s'il incarnait le nutre alors que c'est le l'un des corédacteurs du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a eu un engagement partisan euh avéré mais vous vous étiez le diable quand lui était le neutre. Ça dépend de les chaînes que vous regardez mais Ah bah faut me dire les lesquels ne vous ont pas traité comme ça sur la première question euh pour moi ces interventions, c'est le prolongement de mon travail de chercheur. C'estàd ça fait 15 ans que j'étudie ces grandes fortunes. J'essaie de cartographier leur richesse, objectiver leur technique d'évasion fiscale et quand on a compris des choses, ça fait partie du travail de chercheur en sciences sociales de
permettre une appropriation citoyenne des savoirs. On peut pas juste rester entre nous, essayer de de chiffrer l'évasion fiscale et que ces connaissances restent comme ça dans un petit cercle d'universitaire. Elles ont vocation à être diffusé dans la population. première chose. Deuxième chose, euh le rôle de l'économiste, c'est pas c'est certainement pas de dire voilà euh il faut faire les choses comme si ou comme ça c'est pas le sens de ma démarche. Sur n'importe quelle question, il y a toujours une une panoplie de politique possible, de réponse possibles. Et là où les économistes, les chercheurs en sciences sociales peuvent être utiles, c'est en expliquant précisément la gamme des possibles et en mettant l'accent sur des solutions qui auraient pas été bien comprises par
auparavant comme par exemple cette impôt plancher de 2 % mais pas dans une approche en surplomb technocratique pour dire voilà la seule façon de faire les choses au contraire pour alimenter un débat démocratique et permettre aux personnes de voter en étant bien informé. C'est c'est pour moi c'est c'est ça le sens de cette de cette démarche. C'est vraiment pas se substituer au débat démocratique mais tout l'inverse permettre de faire vivre une démocratie de haute intensité en quelque sorte. Et sur la deuxème question et sur la deuxème question, bah sur les les euh les réactions que j'ai eu euh moi je suis pas surpris par euh par ces réactions pour deux raisons. La première, c'est que j'ai vu des choses quand même assez similaires aux
États-Unis au moment des de la campagne 2019-2020. pareil avec une grosse mobilisation des milliardaires des médias et cetera contre les propositions d'impôt sur la fortune Sanders Waren. Et la 2è chose surtout, c'est que j'ai étudié les débats fiscaux, l'histoire de ces débats et que ça se passe un peu toujours comme ça quoi. Finalement, c'est ces idées, elle rencontre des résistances et puis euh quand même ensuite quand on explique, quand on comprend, quand ce débat démocratique a lieu, c'est comme ça qu'on marque des points et que et qu'on finit par progresser. l'omir euh sur ce sujet, ça m'interroge de voir justement la stratégie pour sexifier un peu ce sujet parce que c'est vrai que
c'est un sujet qui est euh qui fait qui est aride et qui fait euh je pense qui rebute beaucoup de gens aussi qui au-delà du fait de euh idéologiquement sont pour ou contre se disent "Non mais je vais rien comprendre ou là là c'est trop compliqué, il y a des chiffres et tout." Euh et donc ce que j'ai beaucoup moins retrouvé aux États-Unis où il y avait vraiment plus une volonté du politique mais aussi des influenceurs euh des youtubeurs et cetera à s'emparer de ce des syndicats aussi à de s'emparer de ce sujet en disant non, on va en faire un sujet populaire parce qu'en fait ça concerne tout le monde et c'est très important que nos bases s'en saisissent. Est-ce que vous voyez ce même phénomène en France ? Et et sinon,
comment est-ce que nous collectivement, on peut aussi participer à alimenter le débat sur ces questions ? Moi, j'ai l'impression que j'ai c'est qu'il y a une immense soif de savoir et de s'approprier les connaissances sur sur ces sujets. Par exemple, j'ai j'étais à Clermontferrand lundi, euh une rencontre en librairie, il y avait près de 400 personnes. Ensuite, à l'université de Clermont Auvergne, un lundi soir à 21h, il y avait 1000 personnes, trois enfis. euh plein. Euh je pense que c'est quand même révélateur du fait que euh les Français ils veulent comprendre. Et pourquoi est-ce qu'ils veulent comprendre ? Parce que la question fiscale c'est euh la question démocratique et la question citoyenne
par excellence. Enfin, c'est via l'impôt que on fait société qu'on peut agir en commun. Et c'est particulièrement vrai dans des sociétés comme la nôtre où la puissance publique prélève bon à peu près la moitié des des revenus qui sont touchés. chaque année pour ensuite euh faire tourner notre état social, investir dans notre éducation, dans notre santé, dans notre service public et donc comprendre comment tout ça fonctionne, voter sur ces sur sur sur ces choix-là, bah c'est en fait quasiment le la chose la plus importante, une des choses les plus importantes qu'on peut faire en tant que citoyen, en tant que en tant qu'électeur. Donc moi, je pense que voilà, c'est c'est un sujet qui qui passionne les gens et c'est pas prêt de s'arrêter. Émilien Oui, je parlais de votre livre et de
votre thèse avec un camarade sociologue fait une thèse sur l'histoire de la régulation des prix du logement qui s'appelle Max du Tiul et qui et on se disait bon al évidemment c'est dans l'idéal, je sais votre sujet c'est fiscalité et l'argument sur y compris historique sur le le lien entre fiscalité et démocratie est très convaincant mais on se demandait est-ce que dans l'idéal le rôle de l'État est de venir en fait en en fin processus pour essayer de compenser, de rattraper un peu les problèmes d'inégalité, de dire "Toi, tu as quand même eu trop, on va te prendre, on va donner à l'autre." Est-ce que c'est une question est-ce que toute le la question des inégalités se règle par la fiscalité ? Est-ce qu'il y a des questions de propriété, de
financiation de l'économie ? Je sais que la réponse est non, mais est-ce qu'il a est-ce que vous voyez d'autres éléments ? Évidemment, on faut commencer par ce qu'on peut mais pour prendre peut-être encore plus à la racine la question des inégalités économiques. Oui, il y a il y a évidemment plein d'autres politiques extrêmement importantes. Le la question du salair minimum, la question de la régulation du marché du travail, la régulation financière, enfin tout ça est absolument essentiel. Euh de façon un peu comment dire scolaire, les économistes classifient ces différentes politiques en en deux catégories. les politiques dites de prédistribution et de redistribution. La prédistribution, c'est agir sur euh la répartition primaire des revenus, c'est-à-dire avant
intervention de la puissance publique. Et puis la redistribution, c'est effectivement prendre aux gens qui ont un revenu très élevé pour redistribuer euh euh au bénéfice des des catégories sociales qui ont des revenus plus faibles. En fait, l'outil fiscal qui souvent est classé dans la case redistribution, c'est plus compliqué que ça. Il joue sur les deux tableaux et c'est pour ça que c'est si puissant. Évidemment, ça ça fait de la redistribution l'impôt, mais ça aussi ça vient changer la répartition primaire des revenus et le fonctionnement de l'économie de marché elle-même. Et l'illustration la plus claire de ça, bah c'est de nouveau euh ces politiques de de de taxation très progressive des revenus qui existaient aux États-Unis au milieu du 20e siècle, aussi au
Royaume-Uni au milieu du 20e siècle. Parce que vous voyez bien que si vous faites un impôt de euh 94 % ou 100 % sur tous les revenus de plus de 25000 dollars de l'époque et qui en 2 millions d'euros d'aujourd'hui, bah ça veut dire que plus personne ne va chercher à gagner plus de 2 millions de dollars. Il y a juste plus aucun intérêt puisque quasiment tout au-delà de ce seuil-là irait irait au fisque. Et c'est ça qui a permis de réduire les inégalités primaires. Et donc c'est en ça que l'outil fiscal est particulièrement puissant même si bien sûr c'est pas le seul. On voudrait parler avec vous de Zoran Mamdani, le nouveau maire de New York. Vous avez longtemps étudié et enseigné aux États-Unis, vous êtes d'ailleurs franco-américain. D'abord, je me tourne
vers toi, Émilio. Est-ce que c'est vrai que Zoran Mamdani est un communiste ? Comme le dit Donald Trump, apparemment quand tu fais cinq épiceries avec des prix pas chers dans New York, apparemment c'est déjà communiste. Donc ça commence tôt he le communisme. C'est vrai. C'est vrai. Vous vous en pensez quoi Gabriel Zucman ? C'est un c'est le début du communisme. Ouais. Non, on est on en est vraiment très loin. C'est comme l'impôt planché de 2 %. C'est vraiment pas du tout du communisme. Ça se discute. Mais non, mais Zoral Momdan, ce qui ce qui ce qui est une des choses qui est intéressantes, c'est c'est le mouvement global dans lequel il s'inscrit. Il propose évidemment les épiceries, le contrôle des loyers, les les transports publics, mais de financer tout ça en
allant taxer les super riches new yorkaais. En l'occurrence euh les personnes qui à New York ont un revenu de plus de 1 million de dollars par an, aujourd'hui elle paye à peu près 4 % d'impôts à la ville de New York en plus de l'impôt qu'elle paye à l'État de New York, en plus de ce qu'elle paye à l'état fédéral. Et lui, il veut faire passer ça de 4 % à 6 %. C'est quand même une augmentation de 50 % de l'impôt new yorkaais pour les plus hauts revenus. Euh et euh et je pense que ça illustre le le la bascule plus générale à laquelle on assiste depuis 2024 2025. Donc quelques illustrations. Euh il y a en 2024 le Royaume-Uni qui souvent est à l'avant-garde sur ces questions a aboli le régime des nonomes. C'est-à-dire le privilège fiscal pour les les très
grandes fortunes étrangères qui étaient installées au Royaume-Uni qui n'avaient pas payé d'impôts pour l'essentiel au Royaume-Uni. Ensuite, Mamdani fait campagne sur taxer les ultra riches, il gagne. Ensuite, très récemment, la semaine dernière où il y a 15 jours, la Californie a annoncé qu'elle allait tenir un référendum pour créer un impôt de 5 %, un impôt unique de 5 % sur les milliardaires. Ça va être euh voté en novembre 2026 en Californie. Ça va faire partie de des différentes propositions qui vont être voté pendant les midterms et ça va être sans doute un point focal de la la campagne des des midterms. Et c'est sérieux, c'est-à-dire que il y a tout un tas de sondages qui ont été faits, c'est 60 65 % de de soutien dans la population
califienne. Donc ça pourrait être le premier et je pense à une très bonne chance en fait d'être la le premier impôt sur les milliardaires votés où que ce soit dans le monde. Il y a les Suisses qui vont voter à l'automne sur la création d'impôt sur les successions de 50 % pour les successions de plus de 50 millions de francs- suisse. Je pense pas que ça va passer celui-là. Je pense pas que la révolution fiscale va venir de Suisse mais je pense qu'elle a plus de chance en l'occurrence de venir des États-Unis où je préférais et je continue à espérer de France avec l'impôt planché. Il y a aussi tout ce qui a commencé l'année dernière au G20 avec le Brésil et qui continue parce que il y a tout un tas de pays, le Brésil bien sûr, mais aussi l'Espagne, le Chili, la Colombie, l'Afrique du Sud qui
ont décidé de former une coalition des volontaires pour faire continuer ces discussions sur l'imposition des milliardaires. Et donc là, voilà, pour moi, Mambd Dan, il s'inscrit clairement dans ce dans ce début de tournant mondial où simplement les peuples du monde entier en ont assez des privilèges fiscaux de de cette aristocratie contemporaine. Lomè, à quel point vous pensez que ces propositions peuvent être portées au niveau fédéral aux États-Unis ? Parce que ce qu'on a beaucoup entendu, c'est non mais c'est parce que c'est New York, de toute manière, c'est tous des démocrates et cetera. Moi, j'ai l'impression que ça peut en l'occurrence les endroits où j'ai passé beaucoup de temps qui sont les Apalaches, majoritairement la Virginie occidentale, Kentucky, sont des
comptés qui ont en totalité voté pour Bernie Sanders par rapport à Hillary Clinton dans les dernières primaires. Mais c'est vrai que il y a enfin les classes populaires blanches rurales font partie des plus victimes de la propagande capitaliste selon laquelle les riches ont mérité et ce serait confiscatoire de les priver. Et donc la question que je me pose, c'est comment est-ce que euh ce discours, il peut fonctionner ailleurs dans d'autres couches, y contribue dans des couches plus conservatrices mais extrêmement populaire elle aussi. Ouais, il il fonctionne de fait parce que toutes les enquêtes d'opinion qui ont été faites aux États-Unis sur les propositions de Bernie Sanders, d'Élisabeth Waren montrait que c'était 80 % des démocrates qui soutenaient l'impôt sur les trant de fortune mais
aussi 50 60 % des républicains et des indépendants. Euh regardez par exemple ce qui s'est passé avec Joe Biden. Ça c'est vraiment un cas assez spectaculaire. Euh Joe Biden avait fait campagne en 2019 contre les projets d'impôts sur les grandes fortunes qui étaient portés par Sanders et Waren. Et une fois élu, il a mis dans son propre budget de président des États-Unis une mesure qui n'était pas du tout dans son programme qui s'appelait la billionnaire income tax qui était un impôt de 25 % sur le revenu des Américains avec plus de 100 millions de dollars de richesse mais en incluant les plusvalues de l'attente dans le revenu. Alors concrètement ça voulait dire quoi ? Ça veut dire il allait prendre 20 en année 1 25 % du stock de plusvalue l'attente, c'est-à-dire pour l'essentiel 25 % de la
fortune des milliardaires, 25 % de la fortune d'Elon Musk, 25 % de la fortune de Jeff Bezos, voilà en année 1 et ensuite chaque année 25 % sur l'augmentation de leur fortune. C était dans le c'était non seulement dans le budget de Joe Biden, mais il l'a fait voter par la Chambre des représentants quand les démocrates avaient la majorité à chambre d'apprésentant et c'est et c'est pas passé au Sénat et d'assez peu et c'est le même Joe Biden qui il venait de loin hein, c'est pas c'est pas gauche du Parti démocrate. En 1986, il était déjà sénateur. Il avait voté la réforme fiscale de Rean en 86 qui baissait le taux d'imposition des plus riches américains de 70 % à 28 %. et il a complètement changé sur la fin de sa vie à tel point que cette proposition de
billionnaire income tax une des propositions en matière économique qui lui tenait le plus à cœur, dont il parlait le plus jusqu'à en venir dans son discours d'adieux à dénoncer la capture oligarchique du pouvoir fédéral américain. C'est pour vous donner quand même le le comment dire une idée de l'évolution rapide qui a pu se placer dans un pays comme mais qui est finalement en parallèle avec l'évolution délirante du néolibéralisme parce que moi j'ai l'impression que on est toujours en train de parler ce que nous on propose mais c'est c'est faire abstraction de la situation qui dérape totalement où on revient sur ces 42 % du PIB pour les 500 plus grandes fortunes. Enfin franchement, j'ai l'impression qu'on ne fait que parler nous de ces taxes et donc on nous reproche d'être de taxer
taxer toujours taxer tu là mais en fait on n jamais la conversation sur l'augmentation de ce qui a taxé et de l'assiette en fait. Or la conversation commence ici. Mais c'est en ça que j'ai peut-être l'impression que vous avez aussi changé de stratégie personnelle dans la façon de d'aborder le débat public. Vous avez commencé en disant cette cet impôt planché c'est quelque chose c'est pas grand chose. Regardez, c'est raisonnable, c'est le minimum mais que vous êtes aussi rendu compte de l'opposition que ça que ça a généré et donc vous avez été aussi un peu plus offensif comme si vous vouliez ouvrir la fenêtre d'overton fiscale pour regarder regarder tout ce qu'on pourrait faire et moi ce que je vous propose à départ c'est de pour vous voyez c'est pas grand-chose quand même. Est-ce que ça
faisait partie aussi de de la façon de votre façon de réfléchir pardon ? Oui, bah enfin ça a toujours euh j'ai toujours été parfaitement clair sur le fait queavec 2 % euh vous allez pas ne serait-ce que stabiliser les inéalité de patrimoine et pas les faire baisser. Si on a 2 % les ignités de fortune continueraient à augmenter et donc on a besoin je pense de se donner la possibilité de venir stabiliser et réduire ces de fortune. Et donc il faut forcément dans un pays comme la France compte tenu des la la dynamique d'explosion des plus hauts patrimoines, il faut forcément aller plus loin et en même temps, il faut commencer quelque part. Et euh moi mon idée c'était de commencer par poser un principe sur lequel tout le monde devrait pouvoir se mettre d'accord et que ça ferait un effet cliqué.
Le principe que voilà, les gens les plus fortunés devraient pas pouvoir payer moins que les autres. Et euh c'est comment dire ? quand même une petite innovation parce que c'est c'est c'est de dire que euh quand vous êtes immensément fortuné, vous devez avoir des obligations incompressibles vis-à-vis de la communauté nationale. C'est quelque chose qui en fait on pourrait dire bah ouais c'est c'est évident. Après tout vous êtes milliardaire, c'est quand même vous avez bénéficié des infrastructures de l'éducation, de la santé, des tribunaux qui protègent vos propriétés et cetera. Donc évidemment, vous devriez avoir des obligations fiscales personnelles. Bien sûr, vos entreprises, elles payent de l'impôt, mais vous-même personnellement en tant que que que contribuable personne physique. Or, on
est aujourd'hui en 2025 et on a toujours pas ce principe là qui est écrit nulle part dans aucune de nos lois, dans même dans aucun pays. Et donc en fait ce combat en lui-même même indépendamment du taux, le taux 2 % est très faible, mais indépendamment du taux de poser ce principe de devoir incompressible euh je pense c'est un combat fondamental et c'est déjà un combat assez difficile à mener. Dernière question. Euh, imaginons que la gauche s'unisse. Euh, imaginons, faisons un rêve, j'en sais rien. Euh, primaire, tout ça, 2027 se prépare, la gauche s'unit derrière une candidature euh exaltante. Euh, qui euh qui vous demande est-ce que vous avez des idées ? Je suis en train d'écrire mon programme. Euh,
vous voulez quelle circonscription ? Moi je pensais déjà au ministère de l'économie. Je ministère de l'économie, non, c'est possible. Mais ça, on en discutera après. Quelle vulgarité ? Moi d'abord on est sur le monde des idées. En fait ma question c'est est-ce que vous avez d'autres idées dans votre BAS que que ce cette impôt planchée à 2 % ? Oui, ça ça oui, j'en ai j'en ai un certain nombre, ça c'est sûr. Mais mais bon, on n pas encore à l'étape d'écrire un des crémocratisation, économique et politique. Là, l'impôt planché, écoutez, c'est déjà une bataille très compliquée, donc il faut pas sauter les étapes. Vous avez vu les mobilis, on pourrait se dire mais quand même une petite proposition de rien du tout comme ça, ça devrait être voté d'un claquement de doigt. C'est
l'évidence. Vous avez vu les mobilisation, vous aviez une autre proposition sur la taxation des multinationales qui a été adoptée de façon bon ça a été fait un peu n'importe comment dans les rédactions à l'Assemblée nationale. Apparemment, ça va pas taxer grand chose, mais vous aviez une proposition sur la taxation des multinationales. Oui, très raison de mentionner. C il y a eu un amendement qui a été voté pour dire finalement les multinationales qui ont des clients en France, qui font du chiffre d'affaires en France mais qui se sont débrouillés pour enregistrer leurs bénéfices à l'étranger dans des paradis fiscaux, ben on va les faire payer plus en France. Et ça, ce principe est fondamental. Et plus généralement, l'idée de venir conditionner l'accès au marché français
au fait de se rapprocher des normes françaises, que ce soit en matière fiscale, que ce soit en matière environnementale, climatique, sociale, ça c'est une idée qui est qui est extrêmement importante qu'on peut décliner de 1000 façons. Et cet amendement là, c'est une façon de de décliner cette cette proposition là. C'est vous pouvez pas continuer à avoir des ventes des clients français et payer 0 % ou 5 % d'impôts quand la PME française quand l'entreprise française bah elle paye 25 % c'est la norme. Donc on devrait dire si vous voulez continuer à avoir accès à notre marché vous devez appliquer les règles, les normes françaises. Merci beaucoup Gabriel Zucman d'être venu sur le plateau de Baxit.
Gabriel Zucman qui je le rappelle a sorti un livre Les milliardair ne payent pas d'impôts sur le revenu et nous allons y remédier. C'est aux éditions du Seuil. C'est un bouquin qui est très clair. Il y a pas besoin d'avoir fait une thèse en économie pour le lire. Il est très court, il est très cool. Lisez-le, mangez-en, c'est bon pour la santé. On va faire une pause les amis. On se retrouve après la pause avec notre invité politique cette semaine, le président de la région Haut-Fance, Xavier Bertrand. à tout à l'heure après la P. Et pareil, c'est la même chose. Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur B mesdames et messieurs. Quel plaisir de vous retrouver. Extraordinaire. Merci d'être là. Bonsoir Twitch, bonsoir le chat. Tu es avec nous. Bonjour, bonsoir celles et ceux
qui nous regardent en replay sur YouTube ou qui nous écoutent en podcast. Dans la deuxième partie de cette émission, nous allons recevoir notre invité politique, le président de la région Haut-De-Fance, Xavier Bertrand. Mais avant, une chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour la vie d'Adel.
Salut Adelle. Salut. Salut. Ça va ? Ouais, ça va. J'adore le t-shirt Émilien. Euh ben non, je suis contente de vous retrouver là dans un nouveau monde parce qu'apparemment l'avenir du socialisme est aux États-Unis. Décidément 2025, une année riche he tu démarres avec un vieux milliardaire qui ferme les frontières et tu finis avec un jeune rappeur qui ouvre les logements et les bus. C'est ça. Ça c'est vrai qu'on l'avait pas vu venir quoi. Euh autre truc qu'on avait pas vu venir, il y a maintenant un code backseat pour le spectacle d'Adel Barbers. Allez. Ouais, c'est le moment autopromo. Tous les vendredis à la nouvelle scène. Et c'est quoi le code backseat ? Et ben c'est backat. Et ouais, j'ai le même service IT que le Louvre. Absolument. Voilà. Moment promoito. Alors tu vois,
tu vas deux fois quand même dans la haute de France Peut Xavier Bertrand pourra venir. Absolument. On vient on vient d'en parler à l'instant. Tout à fait. Mais bon, on en parle après peut-être. Oui, peut-être. Bon, allez, on y va. Cette semaine, on commence directement par votre série préféré parce que peut-être qu'on a un des acteurs dans le studio précédemment dans Los Republicanos, alors que leur cousin américain The Republicanos découvre un socialisto qui surgit hors de la nuit, Thoro Mandino dit à l'idalgo de la grossa manana. Il faut il faut être un peu hispanophone quoi. Évidemment, au sein de l'os républicain os de France, le cartel se questionne qui sera le candidat de la droita pour prendre la succession d' Macron ? Une question qui en soulève d'autres he pour le clan. Comment
choisir ce successeur ? Quelle famille invité à la sélectionne ? Et comment éviter una tragédia comme celle qui frappa la Donia Valéria Pressia la Santa Sacrificada del souffrageo universal ? Si certains réclament une primaria, d'autres la refusent catégoriquement. Tel Javier Bertran, tel Pablo Escobar Picard qui avait qui avait perdu celle de 2021, la Primaria derrière la Donia Valéria. Ah ben derrière Ricky Siotito aussi et derrière Miguel Barniero. Ouais ouais ouais. Aïe aïe aïe la la piqueta depuis quand on évoque devant Ravière il la priméa il se recroqueeville en position fétale non pas la priméa non pas la priméra
c'est lui j'ai l'image c'est terrible face à lui revenu d'entre Los Muertos Juan Frances Copeo ombrée au 0,3%ento est contre toute attente favorable à cette primaria qui a pourtant lui a valu pourtant ce soquet est-il devenu du locau. Non, c'est juste qu'il a pas prévu de se présenter. CQFD Lorenzo Vier Duen des dîners cheau de la montagna et David Lisnarinito de la Riviera se demande quel sera le périmètre de cette primariat. Est-ce que ça ira de Gabriel Atalign Todo Perdido à Rikio, le juda de la droite à
barricadeau d' bureau ? D'autres personnages oubliés feront-ils le réapparitionne dans les prochains épisodes ? Nadina Morano, Patricio Belcanino, Eduardo Baladurau, dont vous voulez le t-shirt ? Oui oui oui. Et enfin, les accords du cartel auront-ils un impact sur la campagne de Paris de la Rachiditadati, la castafiora de la Cultura, celle qui a autant de diamon que de perquisition, vous le saurez en regardant la suite de Los Republicanos. Bon et ben maintenant on passe à l'invité de la semaine. Alors semaine placée sous le signe de la littérature he parce que ce soir vous recevez le lauréat du prix concours. Non non non. Adelle on reçoit Xavier Bertrand. Oui mais mais c'est pas lui le concours ? Non lui il est président des Haut de
France, ancien ministre. Il a publié un livre mais c'est pas le concours. Ah bon ? Il il l'a pas eu non mais parce que il s'est trompé le jury parce que enfin vachement bien. Moi j'avais déjà préparé l'annonce he. Donc je vous la fais quand même. Avec cet ouvrage monumental, Xavier Bertrand signe une fresque intime et romanesque où derrière chaque paragraphe on sent la main de l'ancien assureur. Le risque est maîtrisé, pas un mot de trop, pas une émotion hors garantie. Un chefdœuvre de mélancolie républicaine, mémoire d'une carrière qui s'achève. Un adieux poignant à la politique. Et non, non, non, non, non. Il quitte pas la politique, hein. Il se présente même à la présidentielle. Ah ! Ah ! Bon ! Encore, c'est courageux. Ouais. Euh non, ben je suis désolée, j'ai pas
lu le bouquin jusqu'au bout. Ça se voit genre ? Oui, un peu. Ouais. OK. Euh non, mais parce que je pensais pas qu'il serait si long quoi. Enfin, le bouquin s'appelle Rien n'est jamais écrit dire rien rien. 400 pages de rien, c'est beaucoup quoi. Raymond Devos. Euh 400 pages le bouquin. Mais c'est ça que Sarco aurait dû en prendre avec lui. En plus, il est l'un des personnages principaux. Il est cité 181 fois. Une page sur deux, ça confère presque à l'obsession. Moi, je suis sûr que Xavier il va plus souvent en parloir que Carla. D'ailleurs, je je sais pas quand a été publié le livre, mais je me demande si la table des matières est un hasard. Chapitre 4. Vous pouvez applaudir Xavier Bertrand. Je pense là vraiment c'est autorisé.
Ah là là, il est meilleur à prédire les décisions judiciaires que les résultats électoraux. Mais euh premier livre à 60 ans, c'est tard. Enfin, Gér il a quand même été ministre pendant plus de 6 ans. Il avait le temps parce que si on suit le rythme de Bruno Lemire, il aurait dû en écrire 10 quoi. Les deux premiers tiers que j'ai lu, bah c'est un récit de son histoire, de son engagement, son parcours politique Sushirax Sarco. C'est un livre qui fleur bon les années 2000 quoi. C'est les larges majorités à l'assemblée, le RPR qui devient l'UMP, les stars de l'époque, Xavier Darcos, Rafarin, Dou blasige. Ça sent la moquette du Sénat. Bon, rappelons-nous aussi que cette époque où l'UMP c'était c'était l'époque des jeunes pop, euh la jeunesse, l'espoir et puis le le sens du rythme. Ah oui,
ceux qui veulent changer le changer venez marcher, venez changer moi. Tous ceux qui veulent changer le monde, changer le monde, venez marcher à mes compés. Je pense que c'est important. Oui, on est sur du Daily Motion l' année 2000. J'adore clip dans lequel Gilbert Montagier conduit un 44. Ouais, absolument. Non, vraiment pour ceux qui ne connaissent pas, allez voir l'œuvre en entier, c'est important de pas la tronquer. Enfin, en tout cas, moi dès que j'ai un petit coup de mou, je la remets et ça repart. Ce livre, c'est vraiment une madeleine, une madeleine de prous pour tous les nostalgiques de de l'UMP, peu nombreux dans le public de backsit. Euh, c'est vrai que vendre un livre sur l'histoire récente de la droite ici, c'était c'était c'était osé. C'était osé. Il y en a qu'un seul qui est
content, c'est Émilien. Oui. Mais je suis sûr qu'il l'a déjà. dédicacé sans doute. Alors je je peux malheureusement pas vous faire l'exégèse du livre du livre pardon, mais je voudrais vous dire qu'il a une vertu, c'est qu'il révèle les secret de fabrication de la politique. Attention, page 261. Un soir d'hiver, Vanessa et moi organisons un dîner à la maison en présence de Gérald Darmanin et quelques piliers de la campagne. L'ambiance est chaleureuse, décontractée mais studieuse. Ouais. Au cours du repas correctement arrosé. Voilà. Jaillit le slogan la région au travail. C'est et c'est et c'est et c'est vrai que il est il est bien ce slogan. C'est c'est pas mal. C'est pas mal. Non non, c'est Mais comment l'ont-ils trouvé ? C'est l'auteur qui nous le raconte le
mieux. C'est en évoquant la série House of Cards que l'idée a germé dans nos esprits. Et donc voilà. et de fil en aiguille, nous nous sommes inspirés de l'épisode 1, saison 3, dans lequel le héros présente un programme intitulé "L'Amérique au travail". OK. Euh, ça c'était une soirée studieuse, donc piocher son programme politique dans Netflix, ça c'est ça c'est du taf. Et ça c'est le secret finalement, le secret c'est la c'est la fiction. Moi, depuis des années, je fais une fausse série à partir des vraies aventures des républicains et je découvre ce soir que eux-mêmes ils pompe le travail des scénaristes de House of Cards. Ouais, moi c'est trop méta pour moi. Je je vais je sais pas, je vais
aller repenser toute ma vie, je pense. Je vous laisse. Merci beaucoup Adelle. Pardon.
Ouais, ouais, ouais, ouais. Non, carrément, carrément. Euh mesdames et messieurs, sans plus tarder et sans transition, nous accueillons notre invité politique ce soir, le président du conseil régional des Haut-Fance, Xavier Bertrand.
Bonsoir Xavier Bertrand. Merci bien Jabelle. Oui, absolument. C'est bien ça. C'est bien ça. La chronique sur l'invité. Euh c'est vous qui faites une chronique maintenant. Humoristique si possible. Oh là là, je tente. Merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backed. Je suis très heureux de vous accueillir. Je précise que vous venez donc de publier. Rien n'est jamais été écrit aux éditions Robert Lafond. Euh elle en a très bien parlé. Elle en a bien parlé quand même. Non, c'est pas mal. Non non. Merci Adelle pour ça. Qu'est-ce que je voulais dire ? Xavier Bertrand, avant de discuter avec vous de la droite parce que c'est mon obsession en ce moment, je voudrais un peu avoir vos votre sentiment sur l'actualité politique ces dernières semaines, le débat budgétaire à
l'Assemblée. Comment est-ce que vous le vivez ? Est-ce que c'est un bel exercice de démocratie 1493 ? Est-ce que c'est une folie fiscale ? Comment vous le voyez vous ce débat budgétaire ? C'est un peu le bal des fous quand même. Dans quel sens ? Le bal des fous qui est mené par les deux extrêmes. Très clairement. Quel extrême ? Le le sujet aujourd'hui c'est qu'il cherchent pas à faire voter un budget les deux extrêmes LFI et le RN. Il cherchent à ce que ce soit très clairement un budget qui passe pas, un gouvernement qui tombe, une dissolution et le départ de Macron. Faut être très clair, il y a que ça qui les intéresse. Trouver une solution, essayer de trouver budget pour réduire les déficits en faisant preuve de justice. C'est pas le registre. C'est pas le registre. Alors
là là du coup je pense quand même que à un moment donné on va essayer d'avoir à nouveau la tête sur les épaules. C'est va le faire. Et puis on a aussi une grande chance quand même, c'est qu'on ait un pays. Alors ça remonte à loi Adelle pointer un peu du doigt le côté boomer et tout ça, je vais aller beaucoup plus loin. On a quand même de la chance que à l'époque général de Gaulle, Michel Debré quand ils ont fait la constitution, c'est pas une constitution en carton patte, hein. Donc c'est-à-dire que même si à un moment donné ça part dans tous les sens, on est capable d'avoir un budget à la fin de l'année. Et ça c'est pas tous les pays qui ont cette possibilité là. Elle est questionnable cette constitution à l'exercice ces dérives présidentialistes, l'autoritarisme,
l'absence de majorité absolue à l'assemblée qui change un peu la donne. Pour vous, elle est encore elle est encore jeune et fraîche la la constitution. Moi je pense que le problème c'est pas la constitution, c'est la pratique des institutions. Moi je crois au référendum. Ouais. Depuis longtemps, je pense qu'il faut donner la parole aux gens, donner la parole au peuple. Sauf que si on va jusqu'au bout du raisonnement, le problème c'est que vous savez pourquoi on fait pas de référendum en France ? Non. Pourquoi ? Pas depuis 2005, il y a eu un un traumatisme quand même. Non, c'est c'est pas ça. C'est que on a fait à mon sens une grave erreur quand on est passé du Septena au Quinquena en l'an 2000. Ouais. Les les 5 ans, on s'est dit c'est génial, on va pouvoir choisir plus
souvent notre président. et bien sauf qu'on est rentré dans un système à l'américaine. Celui ou celle qui rentre à l'Élysée a qu'une envie, c'est de faire deux mandats. Et dès le départ, c'est l'obsession de la réélection. Tout est fait quand même à l'ône de cette obsession de la réélection. Et donc du coup, demander l' vie des Français, ah non à peur, si jamais il disait non, je vais être désavoué et ça va compliquer ma réélection. Moi moi je crois aujourd'hui d'ailleurs qu'il faudrait revenir au Septena un temps beaucoup plus long et à titre personnel, je suis convaincu qu'il faut se mettre dans la tête de ne faire qu'un seul mandat. Septena unique. Ouais, tout à fait. Enfin, moi en tout cas c'est ce que je crois c'est c'est que vous savez quand on a de l'énergie en
politique, soit vous la mettez pour faire des choses, soit vous la mettez pour rester en place. Bah vaut mieux chercher à faire des choses. Mais pourquoi ça vaut pas quand on est président de région, monsieur Bertrand ? parce que vous avez fait plusieurs mandats. Bon, j'en suis qu'au 2uxè he deè donc deux ça fait plusieurs. Ouais mais là attendez ouais je crois oui ça fait Ouais ça fait plusieurs parce que le sujet est très simple c'est quand même pas tout à fait le même enjeu. J'ai pas toutes les compétences et c'est d'ailleurs aussi les limites de l'exercice de la région. La région vous savez c'est trois grandes compétences. Il y a l'économie, l'emploi, la formation. Il y a le financement des lycées, des bâtiments, le personnel d'entretien, de restauration et les transports où la
vérité c'est que j'ai surtout le droit de faire un chèque à la SNCF, de raller quand le service est pas génial. J'ai les transports scolaires, c'est ça les compétences de la région. Donc c'est pas exactement le même engagement. Vous avez pas géré les crises internationales, vous avez pas tout ce qui concerne la sécurité, le rapport au travail. Hélas. Donc clairement moi sur un mandat présidentiel, je pense qu'il faut se sortir de la tête l'idée je vais faire de mandats et je vais chercher à être réélu. Faut chercher à faire les choses. C'est c'est vraiment ma conviction. Et voyez, si vous faites ça, notamment des référendums sur beaucoup plus de sujets, je pense que il y aurait plus de respiration dans le pays, j'en suis convaincu. Et puis on a aussi le référendum, ça fait d'initiative
citoyenne où les Français peuvent d'eux-mêmes dire on voudrait se prononcer sur un sujet comme ça. Mais alors là, la vérité c'est simple, c'est qu'on a mis la barre tellement haut qu'il pourra jamais y avoir. Et donc moi, je souhaite un qu'on élargisse le champ du référendum et que d'autre part le référendum d'initiative citoyenne la barre soit beaucoup plus basse que à peu près 4 millions et demi 4 5 millions. Ça sera jamais atteignable. Et si on fait ça, je pense que ces institutions, elles sont capables de montrer qu'elles sont fortes, mais on donnerait davantage la parole aux gens. Je voulais vous demander euh euh votre positionnement euh politique. Je vous ai connu chez à l'UMP, chez les Républicains. Vous en êtes partis, vous avez créé Nous France,
vous êtes revenu pour la primaire euh en 2021. Euh chez ma famille, j'y suis toujours. Voilà. Donc aujourd'hui, vous y êtes toujours. Vous êtes toujours chez les républicains. D'accord. Faites partie des instances dirigeantes. Hm ouais, je dois faire partie du comité stratégique. Ouais. Ou c'est ça ? Bureau politique mais le bureau politique oui je suis tout seul avec 100 personnes quoi. C'est quoi c'est quoi votre droite à vous Xavier Bertrand ? C'est une droite c'est une droite très républicaine. C'est une droite sociale c'est une droite qui est pas dure avec les plus fragiles. OK. Voilà, très clairement, c'est comme ça que je suis depuis longtemps. Peut-être parce que il y a mon histoire personnelle, vous parliez du livre tout à l'heure, euh je je le je le raconte
dans cet ouvrage, c'est que l'histoire de ma famille, c'est l'histoire des classes moyennes. Donc je suis comme ça. J'ai été en plus élu à 50 ans et je pense que là où on est élu, là où on côtoie les gens, ça façonne quand même beaucoup quelqu'un. Et et je suis intimement convaincu que quand on est élu, vous êtes élu pour les gens qui vont bien et pour les gens qui vont pas bien. Vous êtes élu pour les gens qui sont au cœur par exemple de l'île dans ma région et ceux qui sont dans la ruralité. Vous êtes élu pour tout le monde. Et c'est ça qui fait que je suis pour une droite où je veux pas qu'on oppose les riches aux pauvres. Je veux pas qu'on oppose justement les uns les autres. Je veux pas que qui que ce soit soit inquiété en raison de son prénom, de sa religion ou de son origine. La loi
s'applique pour tous mais chacun doit être respecté. C'est ça ma droite et je dis très clairement, c'est une droite qui dit non aux deux extrêmes. Très clairement et définitivement. Pour l'instant, l'extrême qui menace le plus les républicains, c'est l'extrême droite. C'est le Rassemblement national qui gratte des partarts de marché, si je puis dire, avec une fusion des électorats sur des thématiques qui sont celles du Rassemblement national. Euh pas que des électorats d'ailleurs. Pas que des électorats ? Non non mais justement j'allais y venir. J'allais venir. Pas que des électeurs. Vous avez raison. Le parti aussi. Quel regard vous portez sur Bruno Rotaillot qui est à la tête de votre parti ? Et ben moi je lui demande de clarifier sa position. Moi je dis régulièrement ni les filles ni
il y en a beaucoup chez moi dans ma famille politique qui disent ils ont pas de mal à dire ni elle est fille ni elle est filles h je voudrais les entendre dire ni elle les filles ni Eren et je vais vous dire pourquoi je suis à ce point mobilisé contre les extrêmes. Je fais de la politique pour essayer que ça aille mieux dans la vie des gens et que ma région aujourd'hui demain mon pays aille mieux. Je cherche des solutions au problème et je pense en plus qu'un élu, il doit chercher à rassembler, à unir et pas à diviser. Or, les deux extrêmes ont une autre logique. C'est quand ça va mal pour les Français que ça va bien pour eux. C'est pas la logique qui est la mienne. Et ne cherchez pas notamment des solutions de leur part. Ils sont juste là pour dire ça va mal, ça fait mal mais rien
d'autre. des programmes quand mme il cherch aussi des solutions. Ce sont pas vos solutions en occurrence celle de l'extrême droite pas du tout la mienne mais ils ont un programme un projet c'estd Ah ouais bah oui ils ont pas de probl truc s'appir en commun par exemple nous Front populaire ils avaient un programme relativement détaillé bah excusez-moi mais quand vous prenez le Front National c'est quoi le programme ? C'est-à-dire que on sortirait on sortirait tous les immigrés. Donc il y a plus du tout de problème. Ça tient pas la route. Ça tient pas la route. Vous le savez bien. C'est des c'est des programmes à de balles tout ça. C'est des programmes à de balles. Il y a rien qui tient la route. Et quand vous avez notamment quelqu'un comme Philippe Agon qui est
pas tout à fait n'importe qui, économiste, prix Nobel d'économie et qui dit que leur programme tient pas la route un quart de seconde, ça les met dans tous leurs états parce qu'ils vent juste. Voilà. C'est aussi simple que ça. Et personne ne dit ça cependant de l'avenir en commun. De de l'avenir en commun. Personne ne dit ça de l'avenir en commun. Il y a peu d'économistes qui ditent l'avenir en commun n'est pas financé parce que il est financé. Et ce qui est intéressant c'est quand même que là vous vous créez cette cette opposition entre deux extrêmes à laquelle moi je n'adhère pas du tout. Mais bon j'avais un peu compris. Mais ce qui est intéressant c'est que les partis de gauche que vous semblez exclure non un parti et les filles et pas le parti communiste par exemple.
Mais donc ce qui est intéressant c'est que le reste de la gauche n'exclut pas LFI que on a fait des campagnes ensemble récemment. On a un programme commun euh et donc c'est intéressant que vous vous excluiez euh de ce cadre LFI alors que la gauche elle-même finalement ne le fait pas. On voit ils prennent sacrément leur distance quand même. Demander à Fabien Roussell, secrétaire national du Parti communiste qui pense de monsieur Mélenchon. On voit souvent Fabien Roussell en vidéo en vacances. Il part pas en vacances avec Mélenchon hein. Euh non mais face à je crois pas que ce soir par en vacances avec Bron Taillot vous. Alors, je suis plutôt je suis plutôt corse que Vendé. Voilà, je suis désolé, je suis plutôt corse que Vendé ou les Haut de France plutôt que Vend. Émilien
euh dans votre lit, vous expliquez donc les raisons qui vous ont fait quitter LR en 2017, notamment le fait que le parti est un peu ben c'est ce que Versiqué euh en quittant le parti en 2019, donc le verrouillage du parti par l'appareil évoqué et notamment le fait que le renvoqué n'ait pas été capable d'appeler clairement à voter contre Marine Le Pen, donc pour Emmanuel Macron tout comme le parti a été un peu bah pas tout à fait dit les termes. Néormement, vous êtes resté sous sur deux personnes qui n'ont pas qui ont été plus qu'ambigu sur cette question là, notamment y compris vis-à-vis de Zemour dans le cas d'un second tour. Qu'est-ce qui qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Bah, c'est tout simplement que je me
bats aussi à l'intérieur pour éviter cette dérive. Je sais très clairement je l'époque à l'époque quand il y a quand quand je pars notamment quand Laurent Voquier et là c'est pas un problème de verrouillage et autre c'est parce que je le dis c'est à l'occasion justement de ce que je réussis à obtenir avec Bernard Casneuve le démantellement de la jungle de Calais où il y a 9000 migrants qui sont exploités par ces criminels que sont les passeurs et ont réussi à trouver des solutions pour eux et les propos qui sont tenus à l'époque c'est les mêmes que ceux du Rassemblement national les mêmes. Et je suis désolé, c'est moi qui trouve cette solution avec Bernard Casneu avec la mère de Calais et euh honnêtement tout ceci était invivable à la fois pour ceux qui étaient dans la
jungle mais aussi pour tous ceux qui habitaient autour. Et quand je vois le responsable de mon parti parler comme le RN, je suis désolé, j'estimais que j'avais plus rien à y faire. Aujourd'hui, je me bats de l'intérieur, je suis pas le seul. H Il y a aussi celle qui est sur votre t-shirt, Valérie PCress. C'est bien Valérie PC sur votre t-shirt. Il y avait pas le t-shirt. Il y avait en cherchant bien se regarder nous France tout ça c'est ça ça date après primaire peut-être. OK. Jean-François Copé Michel Tabarot on est sur la même position. Michel Tabarot jamais. Oui tout à fait mais jamais avec l'extrême droite jamais avec le Renn. Et si je peux me permettre, vous parliez de Sioti. Je pense avoir été assez clair quandoti
en douce barre chez Le Pen en disant c'est un trait qu'il dégage mais la parce que je n'étais pas justement pour les demmesures en disant oui mais il prend position mais nous on n'est pas non non non il pouvait pas rester président à Bour Cambresse en ce moment qu'est-ce que vous pensez de votre parti qui s avec reconquête pour moi c'est pareil reconquête le RN c'est pareil c'est exactement pareil c'est pour ça que je veux cette clarification parce qu'aujourd'hui on est en train de nous dire ouais mais on va aller sur la primaire non avant avant la primaire avec qui on bosse et avec qui on refuse de bosser. Moi je le dis, il y a une élection pour moi, c'est pas une voix pour les filles, c'est pas une voix pour le rassemblement national. Ils sont assez nombreux d'ailleurs à à me
reprocher. D'ailleurs, il mente. Monsieur Ti est un menteur. Il dit régulièrement Bertrand, il a appelé à voter les filles. Non, jamais appelé à voter les filles. En revanche, je le dis, il m'est arrivé une cantonale, une législative. J'y avais un choix dans une circonscription, dans un canton entre un communisme que je connaissais et le Rassemblement national, même si aujourd'hui ça me coûte, même si les autres mentent en disant que j'ai appelé à voter pour les filles. Non, j'ai appelé à voter parfois pour un socialiste, pour un communiste quand ils étaient opposés au rassemblement national. Je dis et je l'assume. C'est aussi un problème de conception de la politique. J'ai un refus j'ai un refus des des extrêmes. Vous prenez tiens, on va prendre l'exemple le communiste en
question Sébastien Jumel à Diep. Je le connais depuis des années, je le connaissais, j'étais ministre de la santé. Je vais le voir dans sa ville, il y avait un problème avec l'hôpital, on commence un petit peu à chauffer dans les discours mais il avait raison. Et donc je prends une décision de dire on va effectivement faire ce qu'il faut pour l'hôpital. J'apprends à le connaître. Ensuite, quand il est député, on n'est pas sur sur les mêmes banc sur les mêmes bords, il se bat pour la pêche. Mais vraiment le mec, il se bat, il se bat pour l'industrie. Et au jour où il est candidat, lui face à un RN, bah je suis désolé, le mec je le connais, j'estime que c'est quelqu'un qui a des combats que j'ai porté avec lui. Bah, je vais pas me planquer parce que ça va pas plaire à certains chez
moi. Je m'en fous, j'appelle à voter pour lui. Point bar. Pour revenir à l'extrême dont on parlait de reconquête, est-ce que vous croyez toujours dans la théorie du grand emplacement, monsieur Bertrand ? Non mais attendez ça, les propos de Zemour d'ailleurs, je l'avais dit, c'est certainement aussi au moment de la campagne de 2022 le fait de reprendre les propos de Zemour notamment pour Valérie d'utiliser ces termes, je suis intimement convaincu que c'est quelque chose qui qui a marqué. Moi j'ai beaucoup de mes copains qui dit "Attendez, et si vous chez LR vous parlez comme les autres clairement pourquoi on va répond vous avez dit ça ne se produira pas parce qu'on va gagner l'élection présidentielle et mettre fin au laxisme migratoire. C'est pas une prise de distance avec le concept, c'est
juste de dire que il ne se produira pas parce que vous ferez le travail. C'est pas la même chose. Non, attendez monsieur et je vais vous dire un truc. Moi, je sais exactement ce que je veux faire en terme d'immigration et sans les outrances des autres hein. Moi, je suis pas en train de vous dire que tous nos problèmes viennent des immigrés, viennent des étrangers, attendez, non. Viennent des musulmans parce que c'est là-dessus, c'est sur la peur de l'islam que joue le Front National. Et il faut le dire dans tous leur sujet, quand ils font leur niche parlementaire l'autre jour sur l'Algérie, c'est toujours le même bouqu émissaire. Ce sont les musulmans. Voilà. L à voter pour bah écoutez moi en tout cas j'aurais pas voté. OK. J'aurais pas voté pour deux pour
plusieurs raisons. D'une part c'est une motion qui ne changera rien à rien parce que les accords internationaux c'est la responsabilité du président de la République et pas du Parlement. Deuxièmement c'est encore une fois une niche bouquém émissaire. Toujours pareil la peur de l'islam et l'amalgame. Il joue là-dessus. Et puis le dernier point, c'est ça facilite la libération de Bolhemme sensale ou ça la complique ? Bien sûr que ça la complique. Donc c'est tout simplement irresponsable. C'est un coup politique. On n'est pas obligé de rentrer là-dedans. Est-ce que et même si je lis très clairement, depuis 2021, j'ai certainement été l'un des tout premiers à dire qu'on ne pouvait pas continuer de la même façon. Alors, on sera certainement pas d'accord et moi, je suis pour qu'on ait une
politique migratoire qui soit à la fois empreinte de justice, de dignité, mais aussi de fermeté. Parce, il y a personne qui en parle, même vous vous en parlez pas. Il y a régulièrement des gens qui meurent aujourd'hui dans la Manche. Oui. Oui. Oui. Et personne n'en parle. Savez pourquoi ? Parce qu'il y a pas de corps qui arrive sur la plage. Je le dis dans ce livre, c'est en 2000 2015 ce petit Elane qu'on retrouve sur une plage et là il y a une émotion mondiale et puis après qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde oublie. Tout le monde passe à autre chose. J'ai régulièrement des morts moi dans la Manche. Pourquoi ? Parce que ce sont les britanniques qui continuent à les attirer. Et quand ils sont là-bas les migrants, il y en a pas un qui revient parce que les Britanniques les font
bosser et les paye avec un lance-piierre. Cette hypocrisie, il y en a marre. On ne peut pas garder les accords tels qu'ils existent. Là, hier encore, je crois qu'il y a eu 94 personnes qui ont été secourues en mer. Mais bien évidemment, ça n'intéresse personne. Moi, c'est un sujet sur lequel ch changéresse beaucoup de monde. Il y a personne qui en parle jamais. Il y a que la presse quotidienne régionale qui en parle tous les joup. dis il y a des enfants qui sont morts, il y a des il y a des mamans qui on qui ont péri justement en mer et clairement sur ces sujets-l changer les choses avec les anglais. Je vous enverrai les codes de l'humanité, monsieur Bertrand. Vous verrez. Profitez-en bien, parlez-en régulièrement. Est-ce que Est-ce que les les Est-ce que
la droite que vous nous décrivez, cette droite gauliste ferme sur l'absence d'accord possible avec l'extrême droite, est-ce qu'elle a encore sa place chez les Républicains ? J'en suis convaincu. Ou est-ce que vous avez pas plus votre place chez l'UDI, chez une partie de la Macronie ? Non non non non parce que on va aller on va aller jusqu'au jusqu'au bout. Jusqu'au bout. La première des choses, c'est que il y a beaucoup de ceux qui sont dans ma famille politique qui se disent aussi un truc, bah le RN va gagner. Regardez les sondages, il faut être avec les vainqueurs. C'est ça qui est en train de se passer. Non mais c'est pas très gauliste, he si je fais il y en a qui pensent ça mais attendez mais même les médias mais qui dit qui dit que que que Bardella n'a aucune compétence ? Tout le
monde le sait. Il suffit de regarder son CV. Il y a même certains des députés chez lui qui disent si si il a de la compétence, il pourrait être président, il a eu des jobs d'été. Mais on se fout du monde. Votre problème avec Bardella, c'est un problème de compétence, c'est pas un problème de principe et de alors vous vous me lisez pas. Si si parce que j'ai toujours dit que ma différence avec l'extrême droite, c'est pas une différence de degré mais de nature. Voilà. Donc c'est exa c'est pour ça que je vous lance parce que là vous attaquez vous attaquez sur ces compétences. Donc vous Non non attendez si si vous connaissez mon parcours et je l'explique bien là-dedans, c'est pas un problème. Moi, je fais pas partie de ceux qui vous disent non, on peut pas faire avec le RN
parce que on est différent sur l'économie et puis quoi encore ? Il y a pas que l'économie, la culture pour eux. Culture ça rime avec censure. Je suis bien placé parce que dans ma région je les combats jour après jour et notamment à chaque fois qu'il y a des dossiers culturels, ils sont à vouloir sabrer une grande partie de ces dossiers. Je pense qu'il y a la liberté de création qu'on doit respecter. Mais sur la santé, c'est pareil. Quand on à des des moments donné, depuis 10 ans que j'y suis, on avait notamment des politiques de prévention du sida. J'étais ministre de la santé, peut-être que ministre de la santé un jour, ministre de la santé toujours dans ma tête. Mais il votait contre, il votait contre. Donc la différence, elle est pas là. Et puis surtout en politique, vous devez pas
chercher à cliver, à trouver des bouqu émissaires. Vous devez chercher à rassembler. Vous voyez que la différence, elle est pas là. Mais on va revenir sur Bardella et sur les autres. Comme tous les sondages vous disent qui vont gagner la prochaine présidentielle, même si je suis convaincu que ça se passera pas comme ça, il y en a qui sont en train de préparer pour avoir une place. La vocation de la droite gauliste, celle qui a été dirigée par Jacques Chirac, c'est pas de monter sur le porte-bagage de l'extrême droite, hein. On n'est pas en Italie où le parti de monsieur Berlusconi, il a été essayé de négocier de trois places. C'est pas comme ça que je vois les choses. C'est pas comme ça que je vois la politique. Et et même sur ce sujet-là, si je me fais critiquer, je continuerai jusqu'au
bout. Et j'explique dans le livre, c'est depuis 98. J'ai j'ai toujours été confronté au Rassemblement national chez moi parce que je suis une région où il y a aussi beaucoup de colère, beaucoup de misère. Les gens qui ont voté notamment parfois pour le PS, pour le PC ou pour la droite, ils sont sentis trahis. Trahiis. Donc faut comprendre aussi ça. Et du coup les dirigeants eux exploitent cette colère, exploitent cette misère. C'est quoi cette trahison dont vous parlez ? Sur quels objets ? Comment est-ce que vous expliquez la montée vous du Rassemblement national dans votre territoire ? C'est sur quel type de le fait qu'ils aient sentiment qu'il y a plus d'espoir et puis on va aussi aller plus loin. C'est une conviction très profonde que j'ai et c'est pas parce que
c'est mon histoire personnelle ou mon histoire familiale. Quand dans un pays quel qu'il soit et la France est au première loge aussi, les classes moyennes qui bossent voient qu'avec un travail on narrive plus à s'en sortir et qu'elles sont convaincues que leurs enfants vivront moins bien queux. C'est terminé. Ce sont des gens qui sont prêts à à basculer et à ne plus faire confiance à personne. Quand dans un pays vous avez des gens, vous dites "Mes enfants vivront moins bien que moi, c'est impossible à entendre, c'est impossible à concevoir". C'est pour ça que je pense que le projet qu'on doit avoir dans notre pays, il vient bien évidemment à parler à tout le monde, mais le cœur ce sont les classes moyennes. Et je vous dis pas seulement ça pour c'est mon histoire, il faudrait
le faire. C'est ce que je fais dans ma région. Vous savez, dans ma région, je suis je suis pas un magicien. J'ai été élu en 2015 dans des conditions très particulières contre Marine Le Pen avec le désengagement de la gauche. Voilà. C'est-à-dire que je suis un homme de droite dans une région qui est historiquement à gauche et qui était promise à Madame Le Pen. C'était écrit qu'elle allait gagner. OK. Ça s'est pas passé comme ça parce que je réussis à porter le niveau de la droite de 15 à 25 %. Je suis au deuxème tour et là la gauche a une attitude profondément républicaine. Il se retirent sans rien demander, sans négociation et leurs électeurs comme leur dirigeants disent votez Bertrand. C'est-à-dire qu' il m'aime pas mais il détestent l'idée que Marine Le Pen dirige la R.
On l'a toujours fait et ça c'est pour ça je suis désolé, je reviens sur mon mon propos du début où vous faites des équivalences entre le RN et la LFI. Il me semble quand même que on n' jamais parlé de cordon sanitaire pour autre chose que pour l'extrême droite fasciste dans ce pays et que cette équivalence, elle est très problématique pour notamment pour des gens de gauche qui s'interrogent profondément sur l'incapacité de la droite à voir les divagations de son propre camp où on je les vois plutôt moi. Oui, mais mais ce que ce qui m'interroge c'est que alors même que vous les voyez, vous continuez à faire cette équivalence ou alors alors que vous êtes vous-même élu de votre propre de vos propres dirs grâce à nos votes, y compris des votes LFistes.
Et ça, je pense que ça n'arriverait pas dans l'autre sens comme l'histoire nous l'a montré y compris au NFP en juin 2024. Mais bon, ça c'est c'est autre chose. Ça n'est pas une question que j'ai à vous poser. La question que j'ai à vous poser est la suivante : euh comment est-ce que vous vivez cette défense de cordon sanitaire au sein de LR ? Est-ce que comment ça se passe ? Est-ce que vous avez du du répondant ? C'est vrai que nous à distance, enfin moi je viens de l'un donc pour Cambress voilà, on a on a vraiment l'impression d'un glissement et qui est un glissement je veux dire qui qui est en France mais qui est vous l'avez mentionné en Italie qui est aux États-Unis avec le le l'OPA hostile du maga sur jusqu'à quand ça tient. Voilà et donc la question que que je me
pose qui est dans voilà nous on sait comment ça se passe chez nous mais comment chez vous ça se passe cette conversation avec les électeurs, avec les cadres ? Vous voyez que ça tient encore ? Comment est-ce que vous avez ces conversations vous ? Bah ces conversations, je les ai publiquement chez vous parce que je les ai aussi dans nos différentes instances. Comité stratégique, bureau politique, je l'ai dit l'autre jour, je veux qu'on clarifie. Pourquoi ? Parce que quand il y a des vice-présidents de LR notamment comme François Xavier Bellami qui vote au Parlement européen une motion de censure de madame Vleyenne poussée par monsieur Bardella qui dit "J'attends des républicains qu'il votent et qu'il votent, pour moi c'est une faute." Le seul du PPE à le faire. les seul les
seuls du PPE à le faire à voter cette censure de bien sûr mais il y a pas il y a pas que ça aussi il y a il y a aussi David Lissard qui s'est exprimé en disant on fait un projet de gouvernement et on voit qui veut venir. Je suis désolé, je suis contre ça et c'est pour ça que je je demande pas maintenant, j'exige qu'on ait cette clarification si elle arrive pas et c'est vrai pour les élections municipales aussi parce qu'il est pas question là-dessus qu'il y ait la moindre ambiguïté. Quand il y a eu l'élection législative dans le Tarnégaron, j'ai entendu pas une voix pour la gauche. Non, moi ce que je veux entendre c'est pas une voix pour le rassemblement national. Alors là où on sera pas d'accord, j'assume. C'est vrai que je fais une différence entre LFI,
les communistes et les socialistes. Je le dis, je l'assume parce que on pourrait aller beaucoup plus loin. L'attitude d'élu de de LFI, l'attitude de Jean-Luc Mélenchon, c'est une attitude encore une fois qui divise avec des bouquet émissai et notamment on soit d'accord ou pas quand on dit que honnêtement les pauvres sont pauvres à cause des riches quand on prend les riches comme bouqu émissaire je suis désolé vous avez vous avez écouté juste avant le segment avec Gabriel Zucman ou pas ? Non mais j'ai parlé de lui l'autre jour. D'accord. Bah il était sur le plateau, il était à votre place juste avant. Ilit pas tout à fait le même discours. Ouais. Oui. Non mais attendez et j'ajoute qu'en 2011 vous disiez qu'il fallait taxer les salaires extravagants. Mais attendez mais j'ai pas changé.
Non mais justement c'est pas c'est riches les ultra riches. Ouais mais je vais vous dire moi je suis un pour qu'il y ait la contribution minimum pour effectivement les haut revenus la tranche marginale et je suis également j'ai proposé plutôt que la taxe j'ai proposé que la fameuse flat taxe soit augmentée. Pourquoi ? parce que ce sont les revenus distribués. Voilà, je l'ai dit donc voyez, j'ai pas changé mais c'est une passoir avec des trous ni sur les salaires extravagants ni sur le reste. La seule chose c'est que j'aiqué aussi à l'autre jour, alors je vais peut-être pas faire un tabac ici mais je répète ce que j'ai dit. Monsieur Zucman et il se procure un cabis, il recrute du personnel, il remplit les carnets de commande, il paye ses salariés, il paye
ses charges, derrière il se paye et il met l'argent de côté et ensuite on verra s'il fait toujours la même proposition. C'est comme ça que vous parlez d'un universitaire qui a enseigné à Berkley et cetera. Monsieur Bertrand, c'est pas sérieux. Et à Agion, c'est qui ? Mais c'est aussi quelqu'un de très sérieux. Je dis pas dit quoi Philippe Agon ? Il plus Donc vous me dites vous êtes en train de me dire comment on parle des universitaires quand même enfin je qui fassent leur boulot qui réfléchissent. Non mais j'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs. C'est pas le sujet les chefs d'entreprise. C'est un sujet parce que c'est pas les politiques qui créent les emplois, c'est pas les universitaires les entrepreneurs qui créent l'emploi. Proposition dans le débat public des patrons du C 40.
Non mais je comprends ce que vous voulez dire mais c'est l'argument me paraît quand même bizarre quand on parle d'intellectuels qui interviennent dans le débat public. On pourrait dire pareil des climatologues. Qu'est-ce qu'ils y connaissent ? Je monté de boîte. Qu'est-ce qu'il nous raconte alors sur le champion climatique ? Voilà. Non je suis désolé vous avez pas à faire à un climatceptique. Donc non je sais mais justement ben justement on est d'accord vous et moi pour écouter les climatolog d'accord avec les propositions de monsieur Zmanit même si par contre remettre en cause sa compétence et ça sache c'est pas ce que je suis en train de vous dire. Je suis en train de vous dire que quand vous montez une boîte, vous avez pas le même raisonnement parce que
monter une boîte aujourd'hui clairement c'est aussi prendre des risques et heureusement que dans ce pays, on a des entrepreneurs qui ne sont pas tous des gens du CAC 40 ou des gens qui effectivement ont une réussite ou une fortune. C'est ça la réalité. Moi, j'étais entrepreneur, j'étais entrepreneur 12 ans et donc très clairement, je sais pertinemment aujourd'hui qu'il faut qu'on arrête avec ce système où on les montre du doigt. Voilà. 7% des des commerçants artisans testés dans l'ensemble des sondages sur la TCM, ils sont favorables parce qu'ils ont bien compris que c'est pas eux qui été visés. C'est les personnes qui échappent à l'impôt par des par systèmes d'optimisation. C'est ce qu'il nous a expliqué tout à l'heure. Là ce qui joue de l'optimisation, il
faut pardonnez-moi, c'est comme la fraude fiscale. On parle de fraude sociale, je parle aussi de la fraude fiscale. Tous ceux qui effectivement volent notre système, il faut effectivement les taper. Voilà, c'est exactement ce qu'il propose. Émiléien. Oui, je je suis pas sûr, on peut être universitaire et quand même compris penser aux gens y compris entrepreneurs. Éminien est universitaire. Oui, c'est à lui que vous pensiez à l'instant. Je pensais à lui, je l'ai défendu, ça me fait plaisir. Mais c'est pas ma question. Euh chez LR, il y a une ma spécialité euh il y a une une divergence plus en plus grande entre élus locaux et nationaux, notamment parce que au niveau national, dans les discours qui sont portés, notamment par les dirigeants, euh ça parle très enfin
très majoritairement immigration et sécurité. Bon, ça c'est on peut être c'est un sujet important pour la droite et en terme d'économie, on est de plus en plus libéraux d'indicateurs dessus depuis 20 ans. Les locaux eux ils disent pas que les sujets, vous vous en parlez énormément des questions de décentralisation d'emploi et cetera et par ailleurs, ils sont parfois un peu plus prudents sur les questions économiques et cetera. Est-ce qu'il y a pas un problème de ce décalage là entre y compris parce qu'il y a beaucoup d'élus LR qui sont partis chez Horizon en se disant ou là là qu'est-ce qu'ils nous font avec les discours beaucoup il y a pas mal de mères quand même qui sont partis chez l' Philippe. Bon euh est-ce qu'il y a pas un problème de prise en compte
des de discours qu'on qui tient des yeux locaux qui sont au contact des gens euh dans les remontées et dans la conception du programme de L est-ce qu'à un moment donné on parle pas de sujets qui bah de la de ce qu'on entend de la part des gens sur le terrain ne sont pas toujours l'esprit des Français quoi ? Oui mais c'est pas seulement une question d'élus locaux. Pourquoi il y a un décalage ? C'est on a pensé à l'époque que le quinquena c'était une super bonne idée. Je vous ai dit ce que j'en pensais et on a pensé que le non cumul des mandats était une super bonne idée. Faut bien comprendre une chose, c'est qu'aujourd'hui les élus locaux ne peuvent plus être au parlement. Moi, je pense que à l'époque, on a fait une erreur. Et pour bien expliquer à tout le monde,
avoir à nouveau le cumul, c'est pas cumuler les indemnités. Les indemnités sont plafonnées aujourd'hui et moi je dis qu'elles doivent rester plafonnées exactement au même. Non mais est-ce que parlement ou d'accord mais comme je sais que c'est un sujet qui existe, je dis un sujet de place aussi et de qui a accès au monde politique et de qui peut se présenter, qui peut représenter la nation et quand il y a un nombre de places limitées et qu'elles sont captées par toujours les mêmes, je rappelle qu'il y a trois ouvriers à l'Assemblée alors que dans mon coin il représente 30 %. Euh c'est aussi un problème. Donc c'est c'est le le non cumule des mandats, c'est pas juste une question économique, c'est une question mais c'est un préalable qui explique le décalage qu'il y a en je sais pas si les
députés dirait qu'ils sont pas très connectés au terrain. Je pense qu'ils attendez alors là attendez pas connecté au terrain. Je vous présente Julien Div là qui est député chez moi. Sans être local. Voilà. Mais il y a aussi un autre sujet. Il y a un autre prisme pardonnez-moi mais c'est les médias c'est les médias nationaux. Oui, parce que dans les médias nationaux, on vous parle régulièrement de ces sujets-là, des sujets d'immigration de sécurité. Entendons-nous bien. L'ordre de l'autorité, c'est un préalable. Mais un projet de société, ça n'est pas que cela. Un projet de société, il y a toute une dimension économique et sociale. Et puis on est en France et c'est aussi la conviction qui est la mienne, les services public ça compte pas pour rien. H l'école, la santé, le logement, la
culture, tout ce qui fait des liens entre les Français, ceux qui vont bien et ceux qui vont pas bien, pour moi, ça a du prix. Je dois être l'un des rares et d'ailleurs je me souviens au moment des élections législatives à parler de culture dans les médias nationaux parce que j'y crois énormément à la culture. C'est rare à droite et pas seul. Ouais, mais c'est rare dans la classe politique quasiment. Je je vais chaque année, il y a une gauche qui a quand même tout un discours culturel. Ouais. Fait il s'avère quand même qu'aux élections législatives à l'époque, je je vais je crois sur France interre, j'en parle, tout le monde dit "Vous êtes le premier à en parler parce que c'est important et c'est même des sujets sur lesquels je vais vous dire un truc, on devrait pas faire d'arbitrage
budgétaire à la noi. Moi dans ma région, j'ai augmenté les premières années le le budget de la région, je partais pas d'une feuille blanche. Avant moi, ils avaient fait du gros boulot. Martin Aubri à Lille fait de de Lille une place forte culturelle et j'ai augmenté le budget des 2 tiers et là c'est hyper difficile. La culture est pas une variable d'ajustement. Je ne baisse pas les crédits de la culture. Il y a une très belle phrase d'un d'un premier ministre qui était anglais, c'était Churchill au moment de la guerre. Il dit si on se fait pas des efforts pour la pour la culture, à quoi ça sert de se battre ? Si on se bat pas pour la culture, à quoi ça sert ? Et et ça, il faut bien comprendre que c'est des sujets dont on parle très peu sur les plateaux, mais c'est la clé parce
qu'encore une fois unit les gens entre eux, les politiques de les services publics, les politiques publiques et puis pardonnez-moi mais encore une fois la culture, le sport également et pas seulement au moment des Jeux Olympiques ou quand on va se passionner pour telle ou telle discipline et tout ce qui unit les gens, purée, il faut se battre pour ça, il faut des moyens pour ça. Faut que l'État euh je je viens de vous dire moi dans ma région riche dans notre région je suis pas riche mais en attendant chez moi j'ai décidé la culture on n'y touche pas voilà c'est on n'y touche pas on ne fait on ne sa pas dans les budgets mais votre famille politique sa vie ou il y a d'autres à d'autres alors d'autres ou à d'autres alors votre famille politique pas sa vie à sabrer dans les budgets y
compris vous vous comptiez sur le sénat pour redresser la copie budgétaire vous savez comme moi que le sénat va faire des coupes partout des coupes massives dans les services publics donc alors Moi, il y a deux questions. Est-ce que enfin la question c'est est-ce que vous êtes dans le bon parti ? Monsieur monsieur Bertrand, je l'avais déjà posé celle-là. Oui, mais décidément si vous voulez si vous voulez vraiment débattre, si vous voulez donner la parole aux gens, avoir la parole, bien venez faire un tour chez nous France parce que c'est le mouvement que c'est votre partique mouvement, un mouvement politique parce que il y a pas vocation à présenter des candidats aux élections municipales ou autres, c'est la différence et on est vraiment sur le fond. On s'est réuni
l'autre jour à à Saint-Quentin et toute la matinée, pardonnez-moi, il y avait pas de grands experts, tout ça, les gens avaient la parole, ils l'ont prise avec des vrais débats, avec des gens qui étaient pas forcément d'accord sur tout et qui faisaient des propositions et qui débattaient. Alors moi, c'est ce que j'ai connu voilà longtemps dans les partis politiques. J'ai un peu cette nostalgie et c'est ce que je veux retrouver là où les gens ont clairement la parole. Et cette magie- làà elle est encore possible, j'y crois. Elle est possible. Quand les gens ont la parole, faut s en tenir compte. Regardez ce qui est ce que sont devenus les cahiers de doléance. Rien. Ils ont été Ouais. Enfin, ils ont été aujourd'hui il y a nouveau peut-être grâce à une proposition de loi de de
Marie Pochon l'écologiste. Ouais. Moi, je sais que avec Julien Di encore une fois chez moi, on a repris ce qu'il y avait dans les cahiers d'oléance. Il y a des choses qui sont très claires. C'est pas parce qu'il y a eu le débat, le grand débat avec les maires que ça épuise toutes les idées qu'il y avait avec les cahiers de doléance et notamment des Français qui disent "On veut être entendu." Et vous me parliez tout à l'heure pourquoi je suis pas avec Macron ou depuis 8 ans et demi, je suis dans l'opposition président de la République. Pourquoi ? parce que il y a il y a des sujets sur lesquels j'étais en désaccord profond, notamment sur les questions d'autorité et puis c'est aussi la question un sujet un manque d'attention de considération pour beaucoup de Français et c'est ça
qui a éclaté avec la crise des gilets jaunes quand Édouard Philippe était au pouvoir et je pense que voyez je dis ni elle est fil ni reine mais toute personne qui vient me voir si elle a des problèmes je me moque de savoir son étiquette politique. Je m'en moque réellement. D'accord. Heureusement d'un point de vue purement légal, c'est plutôt mieux. Ouais. Non non non. Ouais mais tout le monde fait pas ça. Vous parliez vous parliez tout à l'heure notamment des États-Unis. Il y en a qui qui président ou qui dirigent pour ceux qui leur sont favorables. Moi j'ai plein de défauts hein. J'en parle un peu dans le livre mais je suis pas sectaire mais je pense sincèrement qu'il faut absolument avoir en tête cette obsession de chercher à rassembler. On n pas fini. Vous m'avez
interrompu. On est parti un peu dans tous les sens tout à l'heure. Pardon. C'est moi qui a dû partir dans tous les sens. Mais je vous ai dit en 2015, je suis élu dans ces circonstances là. Ouais. En 2021, c'est pas la même histoire parce que tout le monde se présente sous ses couleurs. Le RN Marine Le Pen se défile, elle revient pas. OK, elle envoie Sébastien Chenu. Monsieur Macron envoie cinq ministres pour me faire mettre un genou à terre en espérant qu'au deuxème tour, je devrais m'unir avec eux. Je dis que ce sera pas le cas, mais en se disant comme ça, si je suit avec nous, il peut pas se présenter à la présidentielle. OK. La gauche est totalement unie et là les observateurs disent c'est le retour de la gauche. Bertrand va se faire taper. Il y a pas beaucoup de gens qui
Ah je peux vous sortir les articles ? Il y a aucun problème. Oui mais c'est encore quand on regarde les les rapports de force, on peutiner que vous auriez des des bons résultats. Au final. Au final. Au final. Et qu'est-ce qui se passe ? Je fais reculer le Rassemblement national de 16 %. Les gens sont pas devenus amoureux de moi. Je suis pas devenu magicien mais ils se disent "Ce mec se bat pour nous et pour sa région." Ce qui montre bien une chose, c'est que sans aller sur leur terrain et en les combattant, vous pouvez les faire reculer et il y a aucune fatalité justement à ce que clairement ils puissent l'emporter. Il y a aucune fatalité à ça. Mais pour parlons-en, parlons-en parlons-en de 2027. Parlons de cette élection présidentielle qui approche. Vous avez
vous-même planté le décor en rappelant que les sondages donnent le Rassemblement national gagnant dans beaucoup de scénario différents aujourd'hui à date. D'où ma question c'est quoi l'étape d'après Xavier Bertrand ? Continuez à me préparer. OK. continue à me préparer. C'est-à-dire aussi même si je vous l'ai dit, je pense qu'il faut clairement renouer avec cette promesse républicaine parce que c'est ce qui donne aussi de l'espoir. Je pense que notre pays, je vous l'ai dit tout à l'heure, il y a il y a besoin à la fois un d'ordre et d'autorité, c'est un préalable. C'est clairement qu'on retrouve espoir au niveau des classes moyennes pour commencer et c'est ces services publics. Et après, il y a deux sujets de gouvernance. Ce pays est formidable, il peut pas
continuer de diriger comme il est. Tout est décidé à Paris. Et si vous ne remettez pas aujourd'hui clairement plus de décision, plus de pouvoir, plus de responsabilité, plus de liberté dans nos territoires, ce pays ne pourra jamais renouer clairement avec une dynamique. Et après, il y a un dernier point, je pas en train de vous dresser le projet, mais ce sur quoi je bosse. On a besoin d'avoir un pact générationnel. Faut qu'on arrête de dire "Nos jeunes sont importants et il y a pas véritablement de choix qui sont faits en direction des jeunes. Il faut mettre le paquet sur la jeunesse parce qu'on va s'apercevoir que les Français sont pas égoïstes et que plutôt que de montrer du doigt les boomers, va falloir se rendre compte que les même les retraités sont prêts à se mobiliser
s'ils ont le sentiment qu'une politique sera efficace pour les jeunes. C'est ce que j'essaie de faire dans la région et je pense que c'est vraiment le sujet des années qui viennent pour un pays comme l'autre." Quelle méthodologie de désignation du candidat ? Est-ce que vous êtes favorable à une primaire ? Plusieurs choses ont été mises sur le tapis ces derniers temps à droite. Prima jusqu'à Sarah Knafo, primaire plus fermé et cetera. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ouais, ça ressemblerait à un truc ça d'Edouard Philippe de Darmanain jusqu'à Knafo là. Moi je trouve ça absurde mais je suis pas particulièrement. Ouais. Ouais, on est d'accord. Ouais, on est d'accord. Oui, on est d'accord. On est d'accord. Très bien. Formidable. Je sais pas si on est d'accord sur plein
de trucs mais là on est d'accord. Ah sur ce truc là, on est d'accord. Oui. Oui. Complètement. Bon, plusieurs choses. Bon, c'est pas parce que j'ai brillamment remporté la primaire de 2021, on le sait bien, non, je plaisantais hein, je je plaisantais que ma position a changé. Je pense que une élection présidentielle, c'est une rencontre, un candidat, une candidate et les Français. Et la véritable primaire, c'est l'élection présidentielle clairement. Et puis je vais vous dire aussi un truc, on est tous à se passionner sur qui pourrait être candidat et on va se calmer et boire frais. Vous allez voir dans quelques mois exactement le paysage aura beaucoup changé. On est à un an et demi. Tiens, c'était Guillaume Tabar dans dans le Figaro, j'ai vu le tweet là-dessus qui
disait "Voilà un an, un an et demi avant euh de Gaul était pas du tout en ballotage, Giscar était réélu, il y avait aucun problème. On savait même pas que Macron existait comme candidat à la présidentielle et on a su ce qui se passait. Mais on est toujours à vouloir faire le film. Pardon ? Ouais. Ouais. Mais on a toujours et et Jospin était élu en 2002. Était élu en 2002 et Baladur alors là, il y a même pas besoin de se présenter contre Chirac en 95. C'était effectivement les les doigts dans le nez. On veut toujours faire le film 1 an ou un an et demi avant. Et je reste persuadé que les Français vont beaucoup regarder ce que les gens ont dans le ventre et dans la tête. J'en suis intimement convaincu. Aujourd'hui, ce qu'il faut bien voir, c'est que c'est une situation très particulière.
C'est un président qui ne sera plus candidat. C'est arrivé en 17, en 2017. C'est arrivé en 2007, c'est arrivé également en 95 et c'est arrivé également, si je ne me trompe pas, vous me dites si je me trompe en 60 en 69 et en 74 et en 74 parce que George Pompilou est décédé. Ça n'arrive pas si souvent que ça. Ça veut dire que tout est terriblement Oui, c'est un reset. Tout est terriblement Ouais, c'est un peu c'est un peu ça. J'ai j'ai j'ai une question pour vous. Je l'ai vu dans le chat, elle est intéressante. Euh euh quel regard vous portez sur la figure de Dominique de Villepin qui revient euh et qui semble lui aussi incarner quelque chose qui peut être proche de vous, une droite plus sociale, gaulisme, chirakisme ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que c'est pas lui le meilleur ?
Ce qu'il propose ça ? J'en sais rien. Il fait des très très beaux discours je vous ai mis sur la table des propositions. Voilà, on l'a pas encore reçu dans cette émission mais euh vous avez pas mis sur la table des propositions. Vous nous avez mis sur la table des orientations. Mais moi, j'entends pas de proposition de politique publique quand même. Ben vous voulez que j'en fasse sur des sur des domaines qui vont certainement pas nous rassembler. En matière d'immigration, moi je suis pour que effectivement on ait des quotas, je le dis depuis des années, c'est-à-dire que l'on dise exactement qui on peut accueillir, de quelle façon. Vous savez, les pays comme le Canada et l'Australie sont pas des régimes dictatoriaux mais dans lesquels très clairement on a une immigration que l'on
sait accueillir dans bonnes conditions. C'est une vision utilitariste de l'immigration. Faut qu'elle soit utile ou je je fais un peu de provoque mais j'ai fait exprès d'aborder ce sujet. Ah ça marche he je sais vous il me faut pas grand chose vous savez. Je sais mais après au final vous pourriez me trouver sympa donc je fais gaffe à ce que vous soyez pas tenté. Je voudrais pas vous compromettre tout ça. Non mais à part l'immigration donc on a bien compris que la droite c'était votre sujet. Est-ce Est-ce qu' d'autres B je remarque quand même que je vous pose la question des mesures et vous commencez direct sur l'immigration parce que je vous l'ai dit tout à l'heure ça m'interroge le reste. Non, il y a un préalable à tout. Il y a un préalable à tout comis. L'ordre et l'autorité.
L'ordre et l'autorité. OK. Je pourrais vous parler également des payes minimum auquels je crois profondément. Et ensuite on va venir sur le cœur de mon projet. D'accord. Le cœur de mon projet, il est très clairement sur les classes moyennes et notamment sur une nouvelle politique en faveur des classes moyennes sur leur revenu. Et je vais vous prendre un un exemple. Qu'est-ce que vous mettez dans les classe moyenne juste pour la définition ? Si j'étais si j'étais un tecto, je vous dirais que c'est une catégorie sociologique qui gagne entre temps et temps. Oui. Tout ça, moi je veux juste vous dire ce que pour moi les classes moyennes, vous êtes trop riche pour être aidé. Oui. Et vous êtes pas assez riche pour vous en sortir par vous-même. Et donc je vais vous donner une mesure très concrète.
Vous avez des enfants qui font des études. H h OK, je revois complètement le système des bourses parce qu'aujourd'hui dès que vous bossez, vous ne touchez rien ou quasiment rien. Et donc clairement le fait que vos enfants ne puissent pas faire d'études aujourd'hui, c'est un drame pour les familles. Il y a des familles qui ne partent plus en vacances qui se saignent pour que leurs enfants partent. Je revois complètement le système des bourses et j'arrête d'exclure les gens qui bossent. Et pardonnez-moi, c'est ce que je fais aussi dans ma région. La location de rentrée scolaire dans la région des Haut-Fance, elle est versée à tout le monde, à tout le monde, sans exception quels que soient les revenus. Je je permets aux jeunes de pouvoir passer leur permis en étant financé par la région
parce que bien souvent notamment quand vous habitez au milieu rural, le permis de conduire est devenu un impôt et derrière faut vous acheter une voiture. Je finance, nous finançons 90 % du prix du permis. D'accord. C'est des mesures très concrètes. Alors, je veux pas vous faire le le catalogue de tout, mais pour bien vous montrer qu'il s'agit pas d'être dans l'incantation, mais clairement que c'est avec des propositions précises qu'on peut aussi améliorer la vie et redonner de l'espoir. Je peux continuer sur la santé ? Ah mais je nous on ne demande que ça des politi je je parce qu'en fait c'est difficile de juger sur des idées, des discours. J'ai Mais peut-être que je reviendrai alors pour vous expliquer. Mais on vous réinvitera. On vous réinvitera. Vous êtes sûr hein ? Non mais sans
déconner, à partir si vous êtes candidat à l'élection présidentielle, ça nous intéressera de vous réinterviewer dans une Attendez, je reviens juste sur un exemple sur sur la santé là. Les mesures là sur sur la santé, pardonnez-moi, c'est c'est quand même des comptables qui ont prévu ces mesuresl. Après, ça s'explique, hein. De quoi ? Le doublement des franchises médicales. Il y a il y a eu alors je vais être très clair avec vous parce que vous le savez peut-être pas, mais le 1 € chez le médecin, c'est moi qui l'ai mis en place à l'époque. Je me souviens. Ouais. B étiez déjà né ? Vous étiez déjà né ? D'accord, c'est moi qui l'ai mis en place. Mais le 1 € c'était de la responsabilisation plus que des mesures de rendement comme c'est le cas aujourd'hui. Il y a notamment un
institut s'appelle l'Institut santé, professeur Bizar qui a fait des propositions clairement qui ne cassant rien le système, qui ne tapent pas les gens aux portees-monnaie et qui permettent à la fois d'avoir 10 milliards d'euros de dépenses en moins et il réinjecte 3 milliards d'euros dans le système notamment pour la prévention parce que ça aussi c'est un sujet auquel je crois beaucoup. Vous voyez euh c'est moi qui ai mis en place à l'époque la formule MTd ou vous êtes des enfants ou si vous avez petits frères et sœurs ou des neveux qui qui bénéficient de ça, c'est de la prévention. On n'a pas été assez loin en matière de prévention. Euh l'ostéodencytométrie qui permet de mesurer les risques d'ostéoporose, pareil, je l'ai mis en place alors que les experts me disaient "Mais ça va
coûter cher, ça sert à rien. Je crois énormément à la prévention. Il faut qu'on investisse dans la prévention. Et je vous donne un exemple, la médecine scolaire, les infirmières scolaires, faut réinvestir massivement pour en avoir. Ça embaucher des fonctionnaires. Ouais. Ah alors là ça nous fait plaisir. Non mais parce que il y a des endroits où on a besoin. Moi encore une fois j'ai pas partout j'ai l'impression je suis pas un nostalgique. Je suis pas un nostalgique mais cette époque où on passait des visites justement à l'école aujourd'hui c'est terriblement compliqué et donc sur ces sujets-là vous ne pouvez pas même quand on parle de mais on sait pourquoi c'est compliqué ? C'est parce qu'il n'y a plus d'infirmière scolaire parce que je vous rappelle le non remplacement d'un
fonctionnaire sur deux c'était Paul à gauche hein. C'était vous ? C'était vous ? Ouais. Euh et donc euh moi je suis fille de prof et de cheminot. J'ai vu ce que c'était hein les coupes dans les services publics, les classes qui passent de 27 à 30. Ça a pas concerné la SNCF hein à 33. Ça a pas concerné les entreprises publiques. Les les le Non mais alors parlons du reste parce que je veux dire c'est le non remplacement d'un fonctionnaire sur de chose. Et puis après il y a le la déresponsabilisation totale de l'État sur le transport ce qui en est une autre. Euh mais je vous ai pas du tout parlé entendu parler d'écologie. Attendez. Bah je peux finir attendez. Non non non non parce que vous me cherchez sur un sujet, je veux juste vous répondre. OK. Le non remplacement d'un sur deux,
le seul problème qu'il y avait, c'est qu'on donnait le sentiment que ça s'appliquait pour tous de la même façon. Moi, je ne fais pas de la politique avec une règle à calcul. Dans ma région, je ne remplace pas tous les fonctionnaires qui partent à la retraite et je regarde quel est l'impact sur le service public. Je m'explique. J'ai la gestion des cantines. Quand j'ai deux cuisiniers qui font un repas pour 500 élèves ou 700 élèves. Il y en a un qui par la retraite, je suis obligé de le remplacer et j'ai envie de le remplacer. Pourquoi ? Parce que si c'est pas le cas, très clairement, on va avoir des fils d'attente de dingue pour tout simplement prendre son repas. En revanche, j'ai des agents qui sont en train de faire les dossiers de subvention avec l'intelligence
artificielle. Plutôt que de regarder s'il y a 15 cases à bien remplir, on va gagner un temps fou. Et ça va permettre à certains agents de ne plus faire ça, mais d'avoir des tâches où ils seront en contact avec le public. C'est-à-dire que moi, je suis pour une politique où on sait faire preuve de surmesure. Je reste intimement persuadé qu'on peut avoir moins d'agents publics, même si les services publics doivent continuer à trouver leur place, mais ils sont pas forcément assurés par des agents publics. L'important, c'est qu'on garde ces services publics. La santé, je crois que vous êtes concentré puis vous cherchez le moment où vous allez pas être d'accord avec moi. Non, j'ai déjà inquiétez pas. Mais je l'avais vu, je l'avais vu. Je vous écoute, je vous je suis concentré
sur ce que vous me dites. Je sais pas si on a fait exprès de nous mettre un à côté d'autre, mais je vois bien que vous résistez là. Vous résiste vraiment c'est juste parce qu'elle est arrivé en dernière. Bon d'accord. C'est que par exemple la santé et ben on doit marcher sur deux jambes. Il y a une jambe publique et il y a une jambe libérale. Xavier Bertrand, je crois ou deux je crois aux ou deux. On vous réinvitera écologie. Venez voir, venez faire un tour dans ma région sur notamment on a réussi à marier l'économie et l'écologie, la décarbonation sur justement les les chemins verts sur la replantation des sur la biodiversité. On fait des choses, je pense, importantes dans la région et contrairement à ce qu'on pense, tous les mecs de droite sont pas des hommes des
cavernes dans la matière. Euh, on arrive à la fin de nos discussions. On réconciliera pas ce soir les la droite et la gauche, mais on a été ravi de vous recevoir. Je not invitation, je note qu'on se retrouvera tous dans la résistance de toute façon à la fin et on ira on ira se cacher, on ira se cacher dans les greners des résisté résisté à l'état d'esprit ambiant mais je suis intimement convaincu, tiens, pardonnez-moi cette facilité, que rien n'est jamais écrit et que la victoire des extrêmes n'est certainement pas écrite. Ça c'est très très beau. Jamais écrit. Xavier Bertrand aux éditions Robert Lafond. Un tonner d'applaudissement pour Xavier Bertrand. Merci d'être venu sur le plateau. Je vous laisse quitter le plateau. Au revoir.
On va conclure rapidement cette émission les copains. Elle était dense cette émission. On a parlé de beaucoup de choses. Euh il y avait plein de sujets d'actu. Peut-être un peu trop d'ailleurs qu'on voit parce que j'ai l'impression de vous pressuriser. Ça va, vous l'avez pas mal vécu ? Bah si, mais qu'est-ce qu'on disa d'autre ? Tu me remercies et tu me félicites comme d'habitude. Tu as pas du par cétamol plutôt là ? Ouais, il en faut euh Non non, il en faut euh qu'est-ce que je voulais dire ? Où est-ce qu'on peut vous retrouver sur les internets ? Louir. Moi, vous pouvez me retrouver sur Instagram, Lumir, on n'est pas nombreus l'après. Vous pouvez me retrouver sur Substac Plug Power ou en librairie, ces gens-là. La librairie, c'est gens-là, le livre
que tu viens de sortir et tu es en promo actuellement. Bonne suite de promoir et bravo encore pour ce livre. C'est trop cool. Merci Émilien. Tu vas guérir d'abord. Oui, ça ira mais pas grâce à l'homopè. Euh, tu me tiens au courant si tu trouves des t-shirts baladure ? Évidemment. Bah oui. Ou on se tient au courant. J'ai l'impression qu'il y a t-shirt Bertrand du coup qui existe. Le t-shirt Bertrand, je le veux. Je veux le t-shirt Bertrand et du coup je les veux maintenant quoi. Ou ouais carrément. Et bah sur Twitter et Blue Sky et et sinon bah en re relecture du livre de G Bertrand tous les jours en public. Je fais des lectures publiques de ça mais je l'ai vraiment lu en entier. Tu l'as vraiment lu en entier ? Le livre vraiment entier. des passages. J'ai j'ai eu la petite larme. Euh
à quel moment ? Une histoire de de pare-brise lavée avec une demi-patate qui était qui était assez magnifique. Je vous jure que c'est vrai. Moi je moyen de souffre je mais je maintiens que c'était quand même bizarre de patate mais mais qu'il y avait autre chose mais mais pourquoi pas ? Je l'ai pas tenté. J'ai pas de voiture aussi. Attends, il y a des photos et tout. Je suis un vilain. Je suis Ah oui, il y a pas ça dans la version PDF légal. Des photos. C'était légal hein. Je ouis, il sert la main à François Hollande et tout. Bref, pardon. Excusez-moi Émilio, où est-ce qu'on te retrouve ? Et ben Xavier Bertrand pourra me lire sur le site de l'humanité dans l'humanité l'humanité magazine et et sur nos sur sur Twitch, YouTube blabla bla bla incroyable et sur blab blabla. Voilà. Euh
merci encore à X Bertrand d'être venu. Merci à Gabriel Zukman d'être venu. Merci à vous le public, merci les chroniqueurs, merci la régie, merci les équipes. C'est la fin de cette émission back. Salut à toutes et à tous. Ciao. Bye bye.
Xavier Bertrand