J. Dray : «Marine Le Pen pensait que Jordan Bardella ne serait pas à la hauteur de cette campagne»
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Oui, avec une précision, elle n'est pas innocente, à titre personnel elle est innocente, mais elle a validé un dispositif qui existait auparavant, et elle-même l'a dit d'ailleurs, elle a regretté de ne pas l'avoir corrigé plus rapidement, d'avoir laissé faire ce qui était un arrangement pour le moins indiscutable avec le Parlement européen. Donc ça quand même, ça existe, je veux dire. Alors après on peut dire les uns les autres, mais ça c'est une réalité qui est incontestée, y compris par elle-même, puisqu'elle a évolué dans sa défense.
Deuxièmement, moi je pense que l'arrêt était un arrêt tordu, je l'ai dit comme ça, parce qu'effectivement il la mettait devant une situation qui était très difficile. J'avais pensé, et je me suis trompé, donc je le reconnais, qu'elle en profiterait pour se mettre en retrait, qu'elle laisserait faire. Bon, elle y va, elle fonce, elle sait que c'est un pari risqué, y compris par rapport à la Cour de cassation, qui peut aussi se crisper, que malgré tout, même si ses adversaires, évidemment, je suis d'accord, vont pas passer leur temps à lui dire vous êtes coupable, etc. C'est quand même quelque chose qui pèse dans une campagne électorale, et ça va pas être si simple que ça.
Alors après, si vous me permettez, j'ai eu le sentiment qu'elle y allait aussi, parce que ça l'a libéré de quelque chose qu'elle avait dans la tête, c'est qu'elle n'avait pas le sentiment que M. Bardella serait à la hauteur de cette campagne. Sous-titrage Société Radio-Canada