Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 19 septembre 2025 5 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Les Français veulent vivre de leur travail !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    Êtes-vous en phase avec les revendications des cortèges syndicaux aujourd'hui ?

  • 2:16RelanceRéponse directe

    Vous dites « J'entends ce qui a été dit, j'entends qu'il y a de la colère ». Donc, vous dites quoi ? Stop ou encore ? Ils ont raison. Ils devraient continuer à manifester ce soir ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous faites confiance à Sébastien Lecornu pour mener les négociations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:32Invité politiqueFait
    « les Français qui travaillent aujourd'hui, ils sont de moins en moins nombreux »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « il faut essayer de faire en sorte de limiter l'assistanat au maximum »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « qu'on soit mieux payé quand on va travailler que quand on reste à regarder la télévision chez soi »
  • 3:10Invité politiqueFait
    « réduire les dépenses de l'État, aller chercher l'argent là où il est, le coût immodéré de l'immigration »
  • 3:16Invité politiqueFait
    « le budget augmenté de la participation française à l'Union européenne »
  • 3:20Invité politiqueChiffre
    « Il y a 100 milliards à aller chercher »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « C'est la rupture ou la censure »
  • 4:17Invité politiqueChiffre
    « cette politique, nous sommes comme 85% des Français, nous n'en voulons plus »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli77 %
  • Présentateur23 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Merci d'être avec nous en direct ce soir sur BFM TV, député de Moselle et porte-parole du Rassemblement National. Juste une chose, une curiosité de ma part, est-ce que vous êtes en phase ce soir avec toutes les re-indications portées par les cortèges syndicaux aujourd'hui ?

0:15
Laurent Jacobelli

Toutes, ce serait difficile à dire puisqu'il y en avait beaucoup, ça va des pharmaciens que nous soutenons bien évidemment, puisqu'on leur rabottera de 20% à peu près le profit sur la vente de médicaments génériques, de gens qui disent que malgré leur travail et leur salaire, ils n'arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin du mois. Tout cela est bien évidemment audible. D'autres manifestations le sont moins, comme les revendications liées notamment à Gaza, avec ce drapeau palestinien qu'on voit maintenant fleurir à chaque fois, comme si la Palestine était pour ces gens-là plus importante que la France.

Vous savez bien que ce n'était pas le cœur de la manifestation aujourd'hui, Laurent Jacques-Cobéry. Très très à gauche, voire à l'extrême gauche. Pardon ?

0:52
Présentateur

Vous savez bien que ce n'était pas le cœur de la manifestation aujourd'hui, que le cœur des revendications, c'était autour de la réforme des retraites, c'était autour de la taxation des plus riches, c'était ça, ce n'était pas Gaza.

1:04
Laurent Jacobelli

Non, je ne pense pas que les gens qui manifestaient, manifestaient pour qu'on taxe les plus riches, je pense que la plupart voulaient vivre de leur travail, voulaient que l'étouffoire fiscale les épargne pour qu'ils puissent miser sur l'éducation de leurs enfants ou s'acheter des biens. Je pense que c'est ça en fait le cri qu'on a pu entendre dans la rue. Un cri d'ailleurs qui devrait s'exprimer de manière démocratique à travers les urnes. Et ça aurait été la sagesse de dissoudre l'Assemblée nationale pour que tous ces Français qui veulent vivre dignement de leur travail, tous ces professionnels, ces artisans puissent s'exprimer à travers un bulletin de vote. Ce n'est pas le cas.

Et donc, ils ont besoin de crier leurs besoins dans la rue. Moi, j'aimerais dire quand même qu'aujourd'hui, je déplore que 26 forces de l'ordre aient été agressées et que 7300 individus radicalisés puissent se balader tranquillement dans les rues de France. On voit bien aujourd'hui, dans cette manifestation, que nous sommes face à deux problèmes fondamentaux. D'abord, le pouvoir d'achat d'un côté et de l'autre, le respect de l'ordre et de l'autorité.

2:01
Présentateur

Le respect de l'ordre, même si le ministre de l'Intérieur, effectivement, donnait ses chiffres des blessés côté des forces de l'ordre. Il y a des blessés aussi côté manifestants et disait que ça s'était globalement passé dans de bonnes conditions. Ce sont les termes du ministre de l'Intérieur. Je vais vous poser la même question qu'aux autres ce soir, Laurent Jacobelli. Vous dites « J'entends ce qui a été dit, j'entends qu'il y a de la colère ». Donc, vous dites quoi ? Stop ou encore ? Ils ont raison. Ils devraient continuer à manifester ce soir ?

2:25
Laurent Jacobelli

Je pense qu'il faut entendre la juste colère d'un certain nombre de Français qui en ont marre de payer pour les autres. Vous savez, les Français qui travaillent aujourd'hui, ils sont de moins en moins nombreux. Ils payent pour de plus en plus de monde, les profiteurs du haut comme les profiteurs du bas. Je pense qu'il faut essayer de faire en sorte de limiter l'assistanat au maximum, qu'on soit mieux payé quand on va travailler que quand on reste à regarder la télévision chez soi et surtout donner la priorité aux Français par rapport à ceux qui viennent d'arriver légalement ou illégalement et qui profitent très largement des largesses sociales de notre pays.

Je vous ai entendu parler entre les différents macronistes, ceux de l'extrême-gauche qu'on a appelé à voter Macron et ceux de la macronie assumée sur votre plateau. Ils débattent de taxes, etc. Mais vous savez, ce qu'il faut, c'est surtout réduire les dépenses de l'État, aller chercher l'argent là où il est, le coût immodéré de l'immigration, les agences qui ne servent à rien, le surpoids de l'État, le budget augmenté de la participation française à l'Union européenne. Il y a 100 milliards à aller chercher.

Alors plutôt que d'imaginer comment on va ponctionner les Français et leur faire les poches, essayons de voir plutôt comment on va faire faire une cure d'amaigrissement à notre État qui aujourd'hui est vraiment en surpoids.

3:31
Présentateur

— Mais est-ce que vous faites confiance à Sébastien Lecornu, justement, pour mener les discussions, les négociations qu'il a en ce moment avec les forces politiques et avec les forces syndicales ? Je vous pose la question parce qu'hier, quand Marine Le Pen est ressortie de son bureau, elle n'a pas dit « c'est terminé, on censure forcément ».

3:51
Laurent Jacobelli

— Ah mais nous, on est très clair. Et Marine Le Pen l'a dit, Jordan Bardella l'a dit. C'est la rupture ou la censure. La rupture avec la politique macroniste, qui est celle de la taxe devenue folle, qui est celle de la sécurité abandonnée et qui est celle de l'immigration échevelée. Si on arrête avec ça, il n'y aura pas à censure. En revanche, si M. Lecornu est finalement ce qu'on imagine qu'il est, c'est-à-dire un clone un peu plus poli et un peu plus respectueux de M. Emmanuel Macron, mais qui mène la même politique, cette politique, nous sommes comme 85% des Français, nous n'en voulons plus. Alors M. Lecornu sautera, comme M. Béroud ou comme M. Barnier.

Donc nos lignes rouges, elles sont toujours les mêmes. Notre ancrage dans la Vème République et la volonté de respecter nos institutions est toujours la même. Nous irons au rendez-vous, nous donnerons nos lignes rouges et nos contre-budgets. Si M. Lecornu, et entre nous c'est peu probable, nous écoute, tant mieux. S'il reste un macroniste enraciné dans son erreur, eh bien il sautera, je ne peux pas vous dire mieux. Sous-titrage Société Radio-Canada