Crise avec l'Iran, réforme des retraites, Emmanuel Macron... le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:07OuverteRéponse directe
Que doit, que peut faire la France face à l'escalade entre l'Iran et les Etats-Unis ?
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En quoi l'assassinat du général Soleimani, qui a déclenché ces représailles iraniennes, était légitime, comme a pu le dire Marine Le Pen ?
- 2:10RelanceRéponse partielle
Mais si cette riposte, elle est disproportionnée, c'est le terme que vous avez employé, Jordan Bardella, c'est donc qu'elle n'est pas justifiée, qu'elle n'était pas légitime, puisque c'est elle qui est à l'origine de cette escalade de l'alliance.
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L'un de vos collègues eurodéputés du RN, Thierry Mariani, lui, il a dénoncé, dans l'assassinat du général Soleimani, il a employé le terme d'assassinat, une faute lourde, et lui, il l'a condamné fermement.
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Est-ce que vous comprenez qu'il est fui, et dans ses conditions ?
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Mais vous dites que Carlos Ghosn doit répondre de ses actes devant la justice japonaise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Tenir une position qui historiquement a toujours été celle de la France, c'est-à-dire cette position gaullienne qui consiste à être cette voie de l'indépendance qui appelle à la désescalade. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Je crains, et c'est ce que nous avons dit nous avec la mort du général Soleimani, c'est qu'en tout cas cette décision américaine, qui est une riposte qui peut se comprendre d'ailleurs suite à l'attaque de son ambassade, qui ruine toute tentative de dialogue avec l'Iran, toute tentative de poursuivre les accords de Vienne sur le nucléaire iranien. »
- 0:48Invité politiqueChiffre
« on peut craindre une envolée des prix du pétrole, des prix du baril du pétrole, ça a déjà été le cas, ça a été annoncé ce matin, plus 4%. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Et on peut demander d'ailleurs au gouvernement français d'anticiper cette hausse en anticipant la baisse des taxes sur l'essence pour pas que ce conflit géopolitique ne vienne se répercuter sur les Français. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Cette riposte m'apparaissait comme disproportionnée, eu égard à la situation extrêmement tendue sur place. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Nous ne souhaitons pas que la France s'engage dans une nouvelle guerre du Golfe. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Le général Soleimani est le numéro 2 iranien, qui avait une forte popularité dans le pays, qui a notamment lutté, contribué à la lutte contre Daesh, aux côtés, il faut aussi le rappeler, des Américains »
- 4:10Invité politiqueFait
« ce que je note dans cette affaire, c'est la faiblesse du gouvernement français, d'ailleurs, qui n'a pas exigé que des conditions de justice dignes, équitables, soient entendues, soient mises en place pour Carlos Ghosn. »
- 4:31Invité politiqueFait
« il doit, évidemment, en répondre devant la justice, et la justice japonaise. »
- 5:41Invité politiqueFait
« l'évasion fiscale ne doit pas en être blanchie. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Je crois qu'il y a quelques années, M. Ghosn avait loué le château de Versailles avec l'argent de son entreprise pour son mariage. »
- 8:35Invité politiqueChiffre
« Il y a, d'après un sondage au DOCSA qui est paru il y a quelques jours, 61% des Français qui considèrent que cette mobilisation allait justifier. »
- 9:47Invité politiqueFait
« nous sommes des adversaires farouches de cette réforme des retraites parce qu'elle est injuste, parce qu'elle ne se justifie pas et parce que nous sommes gouvernés par des gens qui mentent aux Français. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Il a commencé à le faire en début de rentrée avec la réforme de l'assurance chômage. Il continue de le faire avec cette réforme des retraites qui, encore une fois, est basée sur un mensonge. »
- 10:45Invité politiqueFait
« Moi, je me rappelle qu'Emmanuel Macron s'était engagé à ne pas repousser l'âge de départ légal à la retraite. »
- 10:54Invité politiqueChiffre
« un projet de loi a déjà été déposé auprès du Conseil d'État et qui est ficelé à près de 95%. »
- 12:11Invité politiqueChiffre
« ils souhaitaient diviser par 9 le taux de cotisation pour les 1% de salaire les plus élevés »
- 13:07Invité politiqueFait
« Cette réforme, elle est imposée par l'Union Européenne. J'ai entendu le commissaire européen Thierry Breton, qui a été choisi par Emmanuel Macron, se féliciter de l'avancée de cette retraite, ainsi que par les fonds et les gestionnaires d'actifs privés »
- 14:22Invité politiqueFait
« la vente de la branche énergie d'Alstom aux Américains, qu'il a orchestrée alors qu'il était à l'Elysée, qu'il était au plus près de François Hollande. »
- 14:39Invité politiqueFait
« la vente de nos florons industriels, d'aéroports de Paris, d'aéroports de Toulouse, d'ENGIE, de la Française des Jeux, à des acteurs privés. »
- 20:40Invité politiqueFait
« Moi j'ai cité M. Cohn-Bendit, pourquoi on n'en parle jamais, enfin je veux dire qu'il s'exprime régulièrement, et qu'il trouvait formidable de se faire tripoter la braguette par une gamine de 6 ans il y a quelques années. »
Temps de parole
- Jordan Bardella72 %
- Invité11 %
- Invité 29 %
- Présentateur8 %
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Bonjour. Que doit, que peut faire la France face à l'escalade entre l'Iran et les Etats-Unis ?
Tenir une position qui historiquement a toujours été celle de la France, c'est-à-dire cette position gaullienne qui consiste à être cette voie de l'indépendance qui appelle à la désescalade. Je crains, et c'est ce que nous avons dit nous avec la mort du général Soleimani, c'est qu'en tout cas cette décision américaine, qui est une riposte qui peut se comprendre d'ailleurs suite à l'attaque de son ambassade, qui ruine toute tentative de dialogue avec l'Iran, toute tentative de poursuivre les accords de Vienne sur le nucléaire iranien.
Donc je crains effectivement qu'on aille vers une escalade de la violence et je pense que le rôle de la France est effectivement d'appeler au calme, d'appeler à l'apaisement. Sur un point de vue peut-être un peu plus interne, pardonnez-moi d'y revenir, mais on peut craindre une envolée des prix du pétrole, des prix du baril du pétrole, ça a déjà été le cas, ça a été annoncé ce matin, plus 4%. Et on peut demander d'ailleurs au gouvernement français d'anticiper cette hausse en anticipant la baisse des taxes sur l'essence pour pas que ce conflit géopolitique ne vienne se répercuter sur les Français.
En quoi l'assassinat du général Soleimani, qui a déclenché ces représailles iraniennes, était légitime, comme a pu le dire Marine Le Pen ?
Elle était en tout cas compréhensible. Légitime, ça a un sens. Je pense qu'à partir du moment où l'ambassade américaine est attaquée et prise à partie, on pouvait s'attendre évidemment à une riposte américaine. Cette riposte m'apparaissait comme disproportionnée, eu égard à la situation extrêmement tendue sur place. On sait que l'Irak, depuis l'anéantissement de Daesh, en grande partie était livré à une guerre de territoire entre l'Iran et les Etats-Unis. Nous ne souhaitons pas que la France s'engage dans une nouvelle guerre du Golfe.
Et compte tenu de la situation d'extrême tension de la région, je crois que le rôle de la France, c'est de tenir la position qui a été celle de Jacques Chirac, qui a été peut-être l'un des derniers présidents à défendre cette position gaullienne, qui est de concevoir l'Irak comme un pays stabilisateur, comme un pays clé pour la paix dans la région, et d'appeler évidemment à la désescalade de la violence, et d'appeler à la fois les Etats-Unis et l'Iran à cesser cette course à la riposte.
Renaud Delis. Mais si cette riposte, elle est disproportionnée, c'est le terme que vous avez employé, Jordan Bardella, c'est donc qu'elle n'est pas justifiée, qu'elle n'était pas légitime, puisque c'est elle qui est à l'origine de cette escalade de l'alliance.
En tout cas, si la riposte américaine, en tout cas, est légitime. Légitime mais disproportionnée. On peut être à la fois la jugée légitime et la jugée qu'elle conduit à l'ailleurs. L'assassinage du général Soleimani, il était évident que cette tacte allait mettre le feu aux poudres, et en tout cas allait écarter toute tentative de dialogue à la fois entre la France, l'Union Européenne et l'Iran. Non, la question n'est pas ce que je la souhaitais ou pas, la question est, en tant que responsable français, quel est notre rôle ? Et notre rôle, en tout cas, est d'appeler à la désescalade de la violence.
L'un de vos collègues eurodéputés du RN, Thierry Mariani, lui, il a dénoncé, dans l'assassinat du général Soleimani, il a employé le terme d'assassinat, une faute lourde, et lui, il l'a condamné fermement.
Oui, mais je veux dire, on est d'accord sur l'essentiel, si vous voulez, c'est que... Le général Soleimani est le numéro 2 iranien, qui avait une forte popularité dans le pays, qui a notamment lutté, contribué à la lutte contre Daesh, aux côtés, il faut aussi le rappeler, des Américains, et il était évident que son assassinat allait entraîner des conséquences géopolitiques majeures. Donc, effectivement, la réponse américaine, elle est compréhensible, compte tenu de la taille de son ambassade.
Je dis que la situation est extrêmement compliquée, et que, évidemment, les deux ont leur responsabilité, les deux acteurs ont leur responsabilité, mais, encore une fois, le rôle de la France, ça a d'ailleurs été le sens du communiqué d'Emmanuel Macron, des désaccords politiques avec Emmanuel Macron, mais je trouve que, pour ce coup-là, il a plutôt fait entendre une voix raisonnable, qui est la voix française.
Jordan Bardala, Carlos Ghosn va s'exprimer tout à l'heure au Liban, pour la première fois depuis qu'il a quitté le Japon, il y a quelques jours, où il est accusé, entre autres, de malversations financières. Est-ce que vous comprenez qu'il est fui, et dans ses conditions ?
Oui, je peux comprendre qu'un homme, qui est attaché, peut-être attaché au sens de la justice, et qui souhaite être jugé convenablement, a fui, mais, moi, si vous voulez, ce que je note dans cette affaire, c'est la faiblesse du gouvernement français, d'ailleurs, qui n'a pas exigé que des conditions de justice dignes, équitables, soient entendues, soient mises en place pour Carlos Ghosn. Qu'aurait dû faire le gouvernement, précisément ? Je pense qu'il ne peut pas se soustraire à la justice, et qu'il doit, s'il est bien coupable de ce système d'évasion fiscale qu'on lui reproche, il doit, évidemment, en répondre devant la justice, et la justice japonaise.
Qu'aurait dû faire le gouvernement français dans cette affaire ? Maintenant, ce que je dis, si vous voulez, c'est que le gouvernement français aurait dû s'assurer que le traitement judiciaire qui aurait été infligé légitimement à Carlos Ghosn soit respecté, respectable, et que ce soit fait dans des conditions à peu près normales. Maintenant, le Japon est une démocratie, comme le sont les États-Unis d'Amérique, comme le sont plein d'autres pays là-bas. Oui, mais je vous dis, je pense que cette affaire, elle reflète la faiblesse de la diplomatie française, parce que je pense qu'un patron américain n'aurait peut-être pas été traité de cette manière...
C'est une démocratie, le Japon, à vos yeux ? Oui, c'est une démocratie. Maintenant, le gouvernement français, je vous dis, aura pu s'assurer que le procès qui aura été infligé, encadré pour Carlos Ghosn, aura été équitable, évidemment. Mais je pense que dans cette affaire, c'est évidemment la faiblesse du gouvernement français qui est à souligner. On peut quand même s'étonner que le Japon trouve de quoi reprocher un système d'évasion fiscale à l'un des principaux patrons français, que même l'administration française n'est pas vue.
Mais vous dites que Carlos Ghosn doit répondre de ses actes devant la justice japonaise ?
Oui, il doit répondre de ses actes. Mais vous comprenez qu'il se soit en fuite du Japon ? Le contexte, je peux le comprendre humainement, mais il est inexcusable. Et de la même manière que moi, je fais preuve de la fermeté la plus totale à l'égard de la délinquance et de la criminalité au quotidien, l'évasion fiscale ne doit pas en être blanchie.
Pour être parfaitement clair sur ce que vous avez dit, la diplomatie française aurait dû faire pression sur les juges japonais pour que les gardes d'avis n'aient pas vu dans ses conditions.
Non, non, non, il aurait dû juste exiger de la part de la justice japonaise que le traitement... Qui ne soit pas traité comme les autres. ...qui soit traité de manière équitable. Voilà, et que l'un de nos ressortissants à l'étranger, pour une éventuelle infraction, crime ou délit qui était le sien, soit jugé et traité de la manière la plus équitable qui soit.
Vous souhaitez qu'il revienne en France pour y être éventuellement jugé un jour ?
Non, je ne souhaite pas qu'il revienne en France. Je pense que c'est très compliqué, si vous voulez, d'être jugé en France pour des choses que vous avez commises à l'étranger. Il faut tout simplement qu'il réponde de ses actes devant la justice japonaise.
Certains des faits qui lui sont reprochés ont ou auraient été commis en France, puisque Carlos Ghosn...
Alors c'est très inquiétant, et c'est pour ça que je vous dis que c'est extrêmement inquiétant que l'administration française ait fait preuve de faible. Je crois qu'il y a quelques années, M. Ghosn avait loué le château de Versailles avec l'argent de son entreprise pour son mariage.
Notamment cette soirée qui lui vaut l'ouverture d'une enquête préliminaire.
Je m'étonne que le gouvernement français, que l'État en tout cas, représenté par son gouvernement, qui est actionnaire à près de 15% de son entreprise, n'ait absolument rien dit.
Il y a eu une enquête préliminaire qui est ouverte sur ces faits.
Oui, très bien, mais on a attendu très tardivement la médiatisation par la justice japonaise de cette affaire pour pouvoir s'y intéresser.
On va évoquer le conflit des retraites avec vous, Jordan Bardella, dans un instant. Vous nous direz notamment si vous irez manifester demain aux côtés des syndicats. Mais d'abord l'essentiel de l'info à 9h moins 20, puisque Mélanie Delaunay vient de nous rejoindre.
L'Iran affirme que ses tirs contre deux bases américaines en Irak ont fait 80 morts, une quinzaine de missiles tirés cette nuit pour venger la mort du général tué par les Etats-Unis. Il y a quelques heures, Donald Trump laissait lui entendre qu'il n'y avait pas de victimes. En Iran, près de Téhéran, un Boeing ukrainien s'est écrasé. Les 170 passagers et membres d'équipage sont morts, confirme le président ukrainien. Elle assure qu'elle n'était pas au courant de sa fuite du Japon, mais c'était le seul choix possible, selon la femme de Carlos Ghosn, avant la conférence de presse de l'ancien patron de Renault-Nissan, en début d'après-midi depuis Beyrouth.
Ils sont attendus par les commerçants au chiffre d'affaires plombé par la grève. Les soldes d'hiver commencent ce matin et cette année, ils sont plus courts, 4 semaines. Le tenant du titre sorti en quart de finale de la Coupe de la Ligue de football, Strasbourg éliminé au tir au but par Reims. France Info, et tout est plus clair.
Jordan Bardala, est-ce que le vice-président du Rassemblement National soutient toujours les grévistes ?
Nous soutenons la mobilisation, oui, contre la réforme des retraites. Moi, je ne réduis pas cette contestation à la réforme des retraites, uniquement aux grèves qu'il peut y avoir à la RATP, à la SNCF. Il y a, d'après un sondage au DOCSA qui est paru il y a quelques jours, 61% des Français qui considèrent que cette mobilisation allait justifier. Et il y a beaucoup d'autres professions, d'ailleurs, qui descendent dans la rue, qui vont contester cette réforme des retraites. Moi, j'ai entendu les infirmiers, les pompiers, les kinésithérapeutes, les experts comptables, des professions toutes différentes. Et pour ce qui est de la grève dans les transports...
Remeront des adversaires à la réforme des retraites. Et pour ce qui est de la grève dans les transports, qui en est à son 35e jour, vous la trouvez toujours justifiée aujourd'hui à son 35e jour ?
Elle est en tout cas justifiée. Maintenant, est-ce le rôle d'un parti politique que de dire s'il soutient ou non des grévistes ? Oui, de donner son avis ? Il est constitutionnel. Et si des grèves persistent alors que nous sommes un mois et demi après l'ouverture de ce débat sur la réforme des retraites et que les Français ne souhaitent pas cette réforme des retraites dans leur immense majorité, c'est bien de la responsabilité du gouvernement. Et c'est le gouvernement qui est responsable aujourd'hui de la situation de tension et de blocage. Mais je n'ai pas à souhaiter ou ne pas souhaiter. Je pense que contester une réforme, si vous voulez, passe à la fois par des marches dans les rues.
Et nous avons soutenu la mobilisation du 5. Ça passe par les grèves pour les syndicats. Et ça passe surtout par la contestation politique que nous, nous portons à l'Assemblée nationale et dans les assemblées où nous sommes élus. Donc oui, nous sommes des adversaires farouches de cette réforme des retraites parce qu'elle est injuste, parce qu'elle ne se justifie pas et parce que nous sommes gouvernés par des gens qui mentent aux Français.
Vous appelez vos adhérents, vos électeurs et les Français en général à manifester demain ?
Non, on a toujours laissé la liberté à nos électeurs, à nos adhérents, à nos militants de participer ou non à des grèves. Mais moi, si vous voulez, je m'étonne que le gouvernement persiste dans une voie, une voie politique qui a été désavouée lors des dernières élections, les élections européennes, dans une voie sociale qui est désavouée depuis maintenant plusieurs semaines par les Français dans toutes les études d'opinion dans les rues. Donc je pense que la régression sociale n'est pas une fatalité. Et qu'en l'occurrence, Emmanuel Macron est en train de détricoter tout l'héritage social de la France. Il a commencé à le faire en début de rentrée avec la réforme de l'assurance chômage.
Il continue de le faire avec cette réforme des retraites qui, encore une fois, est basée sur un mensonge. Moi, j'ai entendu hier le Premier ministre, pardon, M. Edouard Philippe, nous expliquer que cette réforme était justifiée, qu'elle était formidable, qu'elle avait surtout été plébiscitée lors de l'élection présidentielle. Moi, je me rappelle qu'Emmanuel Macron s'était engagé à ne pas repousser l'âge de départ légal à la retraite. Et si on en croit, pardonnez-moi, j'ai lu un article de vos confrères de Marianne qui ont travaillé sur le sujet, qui nous explique qu'un projet de loi a déjà été déposé auprès du Conseil d'État et qui est ficelé à près de 95%.
Donc je veux dire, le gouvernement persiste dans la voie de la communication pour se donner bonne conscience, alors qu'il aurait les moyens politiques de sortir de cette crise et d'éviter que des Français soient pénalisés par cette grève.
La réforme systémique des retraites, le passage d'un système par points, figurait bien dans le programme du candidat Macron.
Par l'âge de départ légal à la retraite.
Qui n'est pas non plus dans la réforme actuelle, pas dans le texte actuel, puisque le gouvernement parle d'un âge pivot et pas du report de l'âge légal. Non mais attendez, pardon, mais à partir du moment où vous parlez... On peut considérer, Jordan Bardal, et c'est tout l'objet d'ailleurs de la polémique actuelle, y compris d'ailleurs entre le gouvernement et certains syndicats, que c'est une façon de repousser les départs en retraite, en impligeant une décote à ceux qui partirent des 72 ans. Mais officiellement, ce n'est pas un report de l'âge légal.
C'est un report de l'âge légal, puisqu'on peut effectivement jouer sur les mots. Maintenant, vous pourrez partir avant 64 ans, mais pas avec une retraite à taux plein. Donc je veux dire, on peut jouer sur les mots. Moi, je me souviens aussi du même Emmanuel Macron qui nous expliquait qu'il ne pouvait pas repousser l'âge de départ légal dans un pays où vous avez 6 millions de chômeurs, quand on sait que notre modèle aujourd'hui est basé sur un système de répartition, c'est-à-dire la solidarité entre les générations, ceux qui travaillent, paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas. Or, ce qu'il veut faire, c'est aller vers un système par capitalisation.
C'est faire plaisir à tous ses amis, des fonds privés, des gestionnaires d'actifs qui vont être les grands bénéficiaires de cette réforme, également aux 1% les plus riches, parce que moi j'ai vu qu'ils souhaitaient diviser par 9 le taux de cotisation pour les 1% de salaire les plus élevés, quand en même temps ils souhaitent remettre en cause des régimes spécifiques pour des professions...
Jordan Bardella, pour être précis sur le point que vous avez abordé, les plus gros salaires n'auraient plus qu'une cotisation d'un peu moins de 3%, mais cotisation au-dessus de 10 000 euros, mais cotisation qui n'ouvrirait plus le droit à des retraites. C'est donc une cotisation à perte.
Non, puisqu'en tout cas, à perte pour le système de retraite, puisqu'on va créer un trou... Pas pour le système de retraite. Ah si, parce qu'on va financer... Non, mais non, puisque nous allons créer... Non, puisque nous allons créer cette mesure, en tout cas, va créer un trou de 3 à 5 milliards dans le système de retraite. C'est pas moi qui le dis, c'est vos confrères de Marianne qui ont calculé le coût de cette mesure. Donc cette réforme, elle ne se justifie pas. Il faut arrêter d'expliquer aux gens que le système de retraite, il est en faillite, c'est faux. De l'argent en réserve, il y en a. Cette réforme, elle est imposée par l'Union Européenne.
J'ai entendu le commissaire européen Thierry Breton, qui a été choisi par Emmanuel Macron, se féliciter de l'avancée de cette retraite, ainsi que par les fonds et les gestionnaires d'actifs privés, M. Cyréli, que j'ai écouté sur votre antenne en juin dernier, a dit que lui et BlackRock, son fond vautour, allez suivre avec attention ce nouveau système d'épargne-retraite qui va bénéficier à des acteurs privés alors qu'elle ne se justifie pas.
Donc je ne comprends pas le bon sens de cette réforme, alors qu'on gagnerait d'abord à pérenniser ce système, parce que les Français ont bien compris que lorsque vous allez prendre en compte l'intégralité de leur carrière dans le mode de calcul, au lieu des 6 derniers mois pour les fonctionnaires aujourd'hui et des 25 meilleures années pour le privé, eh bien ils allaient évidemment y perdre.
Vous accusez Emmanuel Macron, Jordan Bardella, de faire avec cette réforme, de jouer le jeu des gestionnaires d'actifs, de la retraite par capitalisation. Et vous avez eu le week-end dernier une expression même, à l'issue de cette démonstration, vous avez dit qu'Emmanuel Macron n'est pas de France.
J'ai dit qu'Emmanuel Macron était au service d'intérêts privés, et parfois au service d'intérêts privés étrangers. Et que toute l'action qui a été celle d'Emmanuel Macron depuis qu'il est au pouvoir, et d'ailleurs bien avant 2017, parce qu'avant il a été secrétaire général adjoint de l'Elysée, il a été ministre de l'économie, a consisté à démanteler l'héritage social et économique de la France. Ça a consisté, on peut parler de la vente de la branche énergie d'Alstom aux Américains, qu'il a orchestrée alors qu'il était à l'Elysée, qu'il était au plus près de François Hollande.
On peut parler de la vente de nos florons industriels, d'aéroports de Paris, d'aéroports de Toulouse, d'ENGIE, de la Française des Jeux, à des acteurs privés. On peut parler effectivement de la Légion d'honneur qui a été remise.
On peut parler de la Légion d'honneur qui a été remise pendant les vacances en Catimini,
pendant la trêve, au patron, à M. Cyrilly, qui est le patron de la branche française de BlackRock, qui est le plus gros gestionnaire d'actifs américain, qui est donc un gestionnaire de fonds privés et qui est fortement intéressé par cette réforme de la traite et dont il sera probablement l'un des nombreux bénéficiaires privés. Donc effectivement, je considère qu'Emmanuel Macron est au service d'intérêts privés et qu'il, malheureusement, par ses décisions, ne sert pas les intérêts français et ne sert pas les intérêts du peuple français.
Il n'est pas de France, Jordan Bardella. Il est d'où alors Emmanuel Macron ?
Oh, il est d'une salle de marché. Je pense qu'Emmanuel Macron voit notre pays comme une salle de marché. J'ai dit, et je le crois, qu'il joue au casino avec l'argent des Français. Je vous rappelle que ce système par capitalisation qu'il souhaite mettre en place en France de fait, parce que vous allez créer un sentiment partiellement, Oui, notamment les fonctionnaires. Mais vous savez que notre système de retraite français est basé essentiellement sur un système par répartition, sur la solidarité entre les générations.
Allez demander aux Américains, aux familles modestes américaines qui, lors de la crise des subprimes, ont vu leur épargne et retraite divisé par deux par ce système par capitalisation. Et bien c'est exactement ce système qu'Emmanuel Macron souhaite imposer comme une norme en France. Et ça, nous ne le souhaitons pas. Et c'est la raison pour laquelle nous sommes et serons des adversaires farouches encore pendant longtemps de cette réforme des retraites, que, je le dis, si nous arrivons au pouvoir en 2022, nous retirerons.
Vous rétablirez les régimes spéciaux si vous arrivez au pouvoir ?
Manifestement, il s'agit de ne plus les supprimer.
S'ils sont supprimés et que vous arrivez au pouvoir, vous remettez par exemple la possibilité pour les conducteurs de métro de s'arrêter à 53 ans pour se faire une carrière complète ?
D'abord, ce statut a évolué, mais oui, des régimes spéciaux se justifient. Et oui, on n'imagine pas un marin, un militaire, un policier travailler jusqu'à 65 ans. C'est bien que ce système n'est pas si formidable. C'est bien que ce système n'est pas si formidable et que nous avons donc raison de nous y opposer et de le combattre. Vous le rétablirez par référendum ? Non, si nous arrivons au pouvoir, nous mettrons de côté ce système par points qui a fait ses preuves dans d'autres pays et qui a simplement pour but de baisser massivement le niveau général des retraites, qui crée un sentiment d'insécurité dans la vie des Français.
Et effectivement, nous pérenniserons les spécificités d'un certain nombre de professions parce qu'il faut prendre en compte la pénibilité.
Aujourd'hui, vous réclamez au gouvernement aujourd'hui un référendum sur la retraite. Pour qu'il retire la retraite, mais si nous arrivons au pouvoir, vous n'organiserez pas de référendum.
Non, si nous arrivons au pouvoir, fort du succès et de la confiance que nous aurons accordé les Français en 2022 dans les urnes, alors nous rétablirons ce système par répartition et nous retirons ce système par points.
La question des municipales dans quelques instants avec vous, Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement National. Mais d'abord, un coup d'œil au titre de l'actualité. Nous sommes mercredi matin, il est 9h10. Voici Mélanie Delaunay.
L'Iran riposte à coups de missiles contre deux bases américaines en Irak. Des tirs pendant la nuit. L'opération porte le nom du général tué par les États-Unis. D'après Téhéran, il y a 80 morts. Parmi les soldats américains, pour l'heure, aucune victime signalée par les États-Unis. Dans ce contexte de tension, un Boeing ukrainien qui s'écrase près de la capitale iranienne, 170 personnes à bord, il n'y a aucun survivant. Il parle en public pour la première fois depuis sa fuite du Japon. Carlos Ghosn, l'ancien patron de Renault et Nissan, s'exprime en tout début d'après-midi depuis le Liban. Sa femme, elle dénonce un complot industriel.
Avant les manifestations et la grève dans les écoles demain, 35e jour de mobilisation dans les transports. Les trois quarts des TGV en circulation, la moitié des transiliens. Et puis, cette mauvaise nouvelle pour l'environnement, l'usage des pesticides en forte hausse, plus 25% en 2018. L'explication, c'est que les agriculteurs ont anticipé des hausses de taxes. France Info, et tout est plus clair.
Toujours avec Jordan Bardella du Rassemblement National. Avant de parler de la question des municipales, puisqu'elles approchent ces dans deux mois maintenant, un mot de l'affaire Madzneff, l'éditeur Gallimard a décidé hier d'interrompre la vente, la commercialisation du journal de l'écrivain accusé, notamment de pédophilie. Est-ce que c'est une bonne décision pour vous ?
Oui, je le pense. Je pense que M. Madzneff a bénéficié, comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs, à qui on continue de donner la parole aujourd'hui dans les médias, d'une certaine mensuétude pendant des années, probablement héritée de cette idéologie 68-arde, qui a consisté qu'il ne devait y avoir d'entrave à rien, à commencer par l'entrave au plaisir sexuel des enfants.
Y compris dans le parti qui est votre, aujourd'hui ?
Non, pas dans le parti qui est le mien.
M. Madzneff a été un intime de Jean-Marie Le Pen pendant 30 ans, le premier à réagir.
Je ne sais pas s'il a été, en tout cas, moi je n'ai aucune forme de tolérance.
Jean-Marie Le Pen le dit, il écrit aussi.
En tout cas, moi je n'ai aucune forme de tolérance à l'égard de cette idéologie, qui a bénéficié de la mensuétude des institutions pendant des années. Et moi, vous voyez, je me réjouis de vivre dans une époque, qui est l'époque des réseaux sociaux, où finalement parfois les réseaux sociaux, dans les faits de société qui sont les nôtres, sont parfois beaucoup plus utiles pour combattre certaines idéologies qu'en tout cas les institutions elles-mêmes. A commencer par la justice, qui pendant des années a fermé les yeux sur ce genre de comportement.
Mais seule la gauche, à vous écouter, les tenants d'une idéologie libertaire, comme vous le dites, ont fermé les yeux sur le comportement bien-être ? C'est un ami de 30 ans, Jean-Marie Le Pen, il vivait encore récemment ensemble.
Je ne sais pas nous recoller Maznev, je vois bien la question implicite qui est derrière la vôtre, et j'ai dit que peut-être profitons de cette affaire Maznev pour faire le ménage. Jean-Marie Le Pen ne pouvait pas savoir, si je vous écoute. Non mais je ne suis pas l'avocat de Jean-Marie Le Pen, et n'essayez pas de nous recoller Maznev, parce que pour le coup ce n'est pas très crédible. Et oui, effectivement, il est l'héritier d'une idéologie 68-Arte, qui est héritée de mai 68, dont il y a encore beaucoup de représentants aujourd'hui dans les médias, et qu'on laisse effectivement encore s'exprimer. Moi j'ai cité M.
Cohn-Bendit, pourquoi on n'en parle jamais, enfin je veux dire qu'il s'exprime régulièrement, et qu'il trouvait formidable de se faire tripoter la braguette par une gamine de 6 ans il y a quelques années. Bon, il a tenu ses propos publiquement dans l'émission Aposoft sur les plateaux de télévision, et aujourd'hui les plateaux lui sont encore ouverts, donc profitons peut-être de l'affaire Maznev pour faire le ménage, et le ménage le font en comble. Ce sont des réseaux sociaux, donc qui d'après vous doivent le terminer.
Oui, les réseaux sociaux c'est mieux que la justice à vos yeux.
Non, je n'ai pas dit ça, j'ai dit que j'étais ravi de vivre dans une époque où les réseaux sociaux permettaient généralement de mettre un fait de société sur la table, et que bien souvent ce sont grâce aux réseaux sociaux qu'on réagit. C'est grâce aux réseaux sociaux, pardon de quitter le terrain de votre question quelques temps, mais c'est grâce aux réseaux sociaux qu'on a vu par exemple la nuit du 31, des voitures brûlées partout en France, ça a commencé dans la ville de Strasbourg, qu'on a vu des policiers pris à partie, qu'on voit régulièrement, qu'on voit, en tout cas le ministre de l'Intérieur ne s'est pas exprimé.
Le premier décompte, en l'occurrence vous parlez de Strasbourg, le premier décompte des voitures brûlées, je crois qu'on le doit au journal d'Alsace.
Oui, et souvent les images sont des images issues et postées des réseaux sociaux. Donc oui, moi je me réjouis d'être cette génération réseaux sociaux qui, malgré ses limites, a quand même beaucoup d'avantages. Vous serez candidat au municipal ?
Non, je ne serai pas candidat aux élections municipales, je mets à profit la victoire des élections européennes pour aller soutenir beaucoup de nos candidats partout en France, qui sont mobilisés pour ces élections municipales, pour lesquelles nous investissons des candidats partout en France, nous travaillons sur des projets sérieux, et je serai pour ma part probablement candidat aux élections régionales qui arriveront un an après les élections municipales. Dans quelle région ? Décisif.
La décision n'est pas encore prise, mais en tout cas nous regardons ce cycle d'élections locales avec grand intérêt, et nous sommes le premier parti de France, donc c'est bien naturellement que nous préparons ces élections avec intérêt, avec évidemment en ligne de mien l'élection présidentielle de 2020.
Vous dites, Jordan Bardella, des candidats partout en France, combien il y aura de listes du Rassemblement National ? Je ne sais pas. Il y en avait 600 en 2014. Il y en aura davantage.
Il est très difficile de vous donner un chiffre pour la simple et même d'une façon que nous continuons chaque semaine d'investir des candidats. Moi, si vous voulez, ce que j'aimerais dire, c'est que partout où les Français nous ont fait confiance, depuis 2014, nous avons fait nos preuves.
Dans toutes les mairies que nous dirigeons, que ce soit à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, à Fréjus dans le Var, à Bocard dans le Gard et partout ailleurs, nous avons baissé les impôts, nous avons ramené la sécurité et nous avons surtout connu une croissance spectaculaire de nos résultats, ce qui veut bien dire que nous arrivons, quand nous dirigeons, à convaincre des gens qui peut-être hier nous ont combattus d'ailleurs.
Et depuis 2014 aussi, Jordan Bardella, plus d'un tiers des conseillers municipaux qui avaient été élus à l'époque sous l'étiquette du Front National vous ont quittés. Est-ce que vous vous êtes assurés là davantage de loyauté des candidats que vous avez investis ?
Vous savez, quand vous faites élire plusieurs centaines de conseillers municipaux qui, nous, nos candidats ne sont pas des professionnels de la politique, ce sont des gens qui, généralement, viennent de la société civile, qui consacrent leur nuit et leur week-end à la politique, eh bien, ça peut arriver que parfois, effectivement, certains démissionnent, mais d'autres sont élus à leur place. C'est la vie d'un mouvement politique. Et j'aimerais bien qu'on fasse ce décompte, y compris pour le Parti Socialiste et les Républicains, qui n'existent plus beaucoup aujourd'hui.
Tous les autres partis n'ont pas perdu plus de 15%, vous, plus d'un tiers de vos élus en partie.
Et je pense que, oui, mais, si vous voulez, moi, ce qui m'intéresse, c'est le bilan qui est le nôtre. Et j'aimerais bien qu'on parle davantage de notre bilan, parce que notre bilan, il est très bon. Et je crois que nous essayer, c'est nous adopter.
Votre candidat à Perpignan, Louis Alliot, annonce qu'il va se présenter sans l'étiquette. Est-ce qu'il a le Rassemblement National honteux, Louis Alliot ?
Non, mais Louis Alliot fait partie de ces cadres du mouvement qui sont particulièrement identifiés. Enfin, je veux dire, il n'y a pas un électeur de Perpignan qui ne sait pas que Louis Alliot est cadre du Rassemblement National, qu'il est député du Rassemblement National. Mais dans ce cas-là, on le met sur les affiches. Vous savez, on nous a souvent fait ce reproche d'être un peu parfois repliés sur nous-mêmes, à tort, je le crois. Eh bien, aujourd'hui, nous assumons cette logique d'ouverture de rassemblement et on parle à des gens qui sont issus de la droite, qui sont issus de la gauche, qui ne font pas partie du Rassemblement National, qui ont vocation à venir combattre à nos côtés.
Et vous savez que souvent, les élections municipales sont des élections de rassemblement où vous dépassez votre étiquette politique. Un peu comme l'élection présidentielle, d'ailleurs.
Mais si Louis Alliot gagne, le Rassemblement National, évidemment, on revendiquera la victoire à Perpignan. Évidemment. Et il y a derrière Louis des gens qui sont adhérents du Rassemblement National,
mais pas seulement. Et c'est vrai que dans une campagne municipale, qui plus est dans ce contexte de recomposition de la vie politique, on fait le choix de s'ouvrir, de soutenir des candidats comme à Paris, par exemple, comme Serge Fédard-Bouche, qui n'est pas issu du Rassemblement National. Et c'est peut-être un peu la différence que nous avons avec les précédentes élections municipales.
Merci à vous, Jean-Dane Bavéla. Merci à vous. Merci à vous. Bonne journée. Et très bonne journée dans 2 minutes 9h sur France Info. Et l'info politique, n'oubliez pas, c'est aussi un podcast original sur France Info. Paris, la bataille, le feuilleton des municipales. Un nouvel épisode tous les vendredis. Un podcast à écouter sur franceinfo.fr, disponible aussi sur l'application Radio France.
Jordan Bardella