Bilan du Réseau des élu·es insoumis·es et citoyen·nes | #Amfis2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et à toutes. On est ravi de vous retrouver pour ce lancement des des enfis et on est très très heureux de vous retrouver nombreux. Et puis on va vous présenter aujourd'hui un outil qui va vous accompagner dans cette campagne électorale des élections municipales qui est le répertoire des radicalités concrètes qui est une sorte de bilan des élus insoumis.
Donc c'est une compilation euh des actions qui ont été menées euh par nos élus euh insoumis et citoyens, qu'il soit euh à la tête d'une commune, qu'il soit dans une majorité ou qu'il soit euh dans l'opposition. Et donc euh ce sont les actions politiques qu'ils ont mené pendant leur mandat. Euh cet outil reprend l'action de nos élus depuis 2020.
Euh c'est donc leur bilan et forcé de constater qu'ils ont fait un travail formidable et on les remercie. Juste une petite précision, cet outil n'est pas un nouvel outil en soi puisque dès 2014, un premier outil de ce type là avait été créé qui s'appelait déjà le répertoire des radicalités concrètes dans le cadre du parti de gauche sous la plume notamment de Gabriel Amar qui est maintenant députée du Rône et de Elisa Martin ici présente. Et donc cet outil, il a été réalisé avec le réseau des élus dans le cadre de l'espace que je coanime, l'espace élection et élu.
Et donc, il a été fait grâce aux remontées des de nos élus que donc nos élus nous ont fait tous ces derniers mois et on les remercie vivement de l'ensemble des des actions qu'ils nous ont remonté et qui ont permis la rédaction de ce répertoire. Merci à eux pour ce travail. Merci à eux d'être toujours au service du bien commun.
Et donc je vous disais, il a été coordonné donc par l'espace que je coanime avec Paul Vanier et également par le réseau des élus insoumis et citoyen qui est coprésidé par Maxime da Silva. Alors, c'est une structure associative qui est organisée également par des avec des associations départementales que rejoignent les élus insoumis citoyens et on espère bien que à l'issue de l'élection municipale de mars 2026, vous serez nombreux parmi nous parmi nous là aujourd'hui à rejoindre ce réseau des élus et les membres donc bénéficiés d'un badge du réseau des élus comme le montre Maxime ici sur sa chemise et son objectif c'est d'être une structure au service des élus avec des outils de coordination, des outils d'entraide, des visos nationales qui ont lieu régulièrement, des newsletter, des formations, des boucles de des boucles de liaison, du partage d'expérience et cetera. Cet outil donc il il reprend le schéma pour vous permettre de faire le lien avec la boîte à outils programmatique.
Il reprend le schéma de la boîte à outil programmatique qui est sur le site avec les quatre grandes parties, c'est-à-dire la révolution citoyenne, la planification écologique, fortifier l'entraide et construire la Nouvelle-Fance. Et donc ça va vraiment être un outil euh qui va vous accompagner pendant cette campagne électorale puisque ce sont autant de preuves par exemple que euh lorsque les insoumis les insoumises sont en responsabilité et bien ils peuvent décliner localement notre programme de rupture l'avenir en commun. Donc euh c'est c'est un élément et donc euh vous aviez déjà dans le la boîte à outil programmatique quelques exemples, quelques illustrations.
Vous avez dû voir quelques petites illustrations de ces radicalités concrètes, de ces preuves par l'exemple, de ce que font concrètement les élus sur le terrain. Et donc là, vous avez ce répertoire. Alors pour vous présenter cet outil parce qu'on va pas pouvoir vous le présenter en totalité et on voudrait avoir un échange également avec vous, on a choisi de faire un focus sur trois quatre éléments : les services publics, l'implication citoyenne, les solidarités euh et l'écologie.
Et à l'issue de cette présentation, on aura un temps d'échange. Alors pour faire cette présentation, on aura tout d'abord donc Elisa Martin à ma gauche qui est député France insoumise de l'ISER et qui est membre de la délégation au collectivité territoriale de l'Assemblée nationale. On a à ma droite Cyrine Béchouel coanimatrice du pôle Atelier citoyen.
Maxime Da Silva que j'ai cité tout à l'heure coprésident du réseau des élus insoumis et citoyen et Guilemme Serriè également à ma droite qui est coanimateur du pôle formation des élus. Voilà, je vous remercie. On va tout de suite donner la parole à Elisa.
On enchaînera et ensuite on aura un temps d'échange. Merci à vous. Bien.
Bonjour à tout le monde. Merci Séverine. Je veux d'abord remercier l'ensemble des militants insoumis qui sont mobilisés pour qu'on puisse s'organiser dans de si bonnes conditions et dans un si beau lieu et bien sûr vous remercier d'être présent.
Sans plus attendre, j'attaque le cœur de notre sujet qui est donc les municipales qui auront lieu donc au mois de mars, donc dans quelques dans quelques mois euh qui sera un mouvement et un moment pardon profondément politique puisque le peuple dont on sait que l'opinion a été écrasée par Macron puisqu'il n'a pas respecté le résultat des législatives et donc dans un contexte que moi je dis à démocratique et bien le peuple va pouvoir se reproncer et sans nul doute en plus là il sera bien obligé de respecter le résultat et donc sans nul doute euh les citoyens vont-ils se se mobiliser ? Donc sera ça sera sans doute un moment qui sera un moment très politique. Bien évidemment inutile de de nier le fait que la situation financière des collectivités est évidemment fort difficile et que la question d'ostérité s'applique à elle.
On a eu moins 8 milliards sur ce budget. On peut imaginer de ce que l'on sait qu'on sera quasiment à 10 milliards de dotation donc en moins pour les collectivités pour le budget. Bien, c'est comme ça.
Bon, c'est un élément du débat et un élément de notre de notre mobilisation. Ça signifie donc que nous allons avoir une posture d'élisée organisant le rapport de force. Ce que prouve le répertoire des radicalités concrètes, c'est que dans une situation relative d'isolement, dans une situation où nous n'avons pas suffisamment d'élus locaux et suffisamment de maire, et bien le le répertoire des radicalités concrètes prouve que même dans un contexte difficile, un certain nombre de nos camarades ont mis en œuvre des mesures d'intérêt d'intérêt général et ce quel que soit le contexte.
Ça signifie donc que lors des prochaines municipales où sans nul doute vous serez nous serons fort à être élus locaux et bien nous pourrons d'autant plus avancer. Nous défendons la notion de communalisme. Ça signifie quoi ?
Ça signifie que nous ne voyons pas les communes et leur pilotage évidemment comme un décalque de la 5e République avec tout pouvoir au maire. Ça supposera évidemment d'avoir une façon d'agir qui soit qui soit différente et les listes comme l'organisation d'un casting. La question donc est une la question démocratique comme clé de la capacité à diriger en l'occurrence une commune et de faire la démonstration de notre capacité à s'occuper de l'ensemble du pays de gérer de s'occuper pardon des affaires collectives et donc à améliorer et à changer d'une façon concrète la vie des gens.
C'est la seule et unique raison pour laquelle nous souhaitons avoir des élus municipaux, intercommunaux parce que nous voulons changer la vie des gens concrètement et que occasion nous est donnée de faire cela au travers des élections municipales. Ce que je veux vous dire et que je veux que vous entendiez et que vous répétiez aux camarades, c'est qu'il faut y aller. Et personne ne doit être complexé par rapport à un mandat d'élu, quel qu'il soit d'ailleurs.
Et si jamais vous avez du mal à me croire, et ben vous n'avez qu'à regarder les élus sortants, y compris les maires des grandes villes. Et vous allez voir tout de suite, ça va vous mettre à l'aise. Donc la première détermination qu'on veut, n'est-ce pas ?
Je Ça vous fait rigoler donc j'ai raison. Euh la première détermination qu'on veut partager avec vous, c'est qu'il faut y aller et qu'il y a pas de difficulté à être élu, surtout si on est dans un contexte où il y a d'autres élus euh de la France insoumise autour autour de vous et qu'évidemment vous allez vous serrer les coudes et pouvoir euh effectivement avancer. Euh j'essaie d'aller vite parce que j'ai pas beaucoup de temps.
Et donc ce qui va traverser tout le travail des élus locaux, c'est évidemment répondre à l'intérêt général et euh et considérer, c'est une formule là aussi que tout ce qui préoccupe les habitants, les citoyens nous préoccupe. Ça veut pas dire qu'on apporte parfois les réponses que eux attendraient dans un premier mouvement. Ça c'est autre chose.
Mais en tout état de cause, il faut considérer chaque préoccupation des citoyens comme une préoccupation réelle. On m'a demandé de parler de service public. Bon, c'est une question globalement vous connaissez.
On peut se redire que le service public, c'est la protection à l'égard de la marchandisation des biens communs, que cela permet donc d'agir sur un usage sobre et accessible à tous de ces biens communs, que c'est un principe organisationnel. qui va permettre au travers des organisations politiques, techniques que vous allez choisir de rendre tout ça accessible à tous. On pense bien sûr aux questions d'éducation, aux questions de gestion de l'eau, aux questions d'accueil public sûr de la petite enfance, la question des déchets, la question des transports.
Un principe, un principe organisationnel et évidemment un moyen moyen d'agir par la maîtrise puisque les politiques publiques, locales ou non d'ailleurs ne visent qu'une seule chose, c'est la maîtrise et l'organisation en opposé évidemment au laisser faire. Donc je ne vais pas vous passer en revue tout ce qu'on fait euh nos élus locaux, mais quand vous pourrez parcourir ce formidable document, merci Séverine pour le la mise en en cohérence et cetera, euh et bien on va s'apercevoir que nous avons réalisé un certain nombre de choses. Régie publique de l'eau, c'est ça qui va vous permettre la tarification différenciée, c'est ça qui va vous permettre la gratuité des mètres cubes. par hasard, vous voulez lutter contre les les inégalités sociales, un truc, c'est vrai assez étrange.
Et bien, on va penser, et ça a été fait par les camarades, à un service public de l'accueil qu'on dit périscolaire. OK. Euh, on va ça va, on peut donc parler la question des cantines et bien sûr de leur tarification et de leur contenu.
Vous comprenez bien que si c'est saxo, ça va pas se passer évidemment de cette manière-là. la gratuité des fournitures que des camarades ont mis en œuvre, un service public, des loisirs qui est un élément là aussi de lutte contre les inégalités qui est majeur, un centre de santé municipal, hein, ça signifie donc que là aussi c'est l'organisation d'un service public et que les soignants, les médecins et cetera sont euh des agents de la ville que sans nul doute vous aurez à diriger. le service public de la culture là aussi ça renvoie comme l'ont fait certains à la question de la gratuité voire la gratuité d'un certain nombre de festival et alors ça ce qui est quand même pas mal c'est qu'au passage vous faites des économies en particulier en matière de billetterie et puis on parle là de dimension fort locale mais il y a une question à laquelle tous les élus locaux sont confrontés qui est la question de l'hébergement d'urgence he j'imagine que aucun d'entre vous ne veut voir par exemple des enfants et des familles entière dormir dans la rue.
Or cette affaire là, elle dépend donc des services de l'État. ça fait pas partie des compétences des communes. Pour autant, ben il va sans doute falloir faire des choix et sans nul doute s'investir dans cette dimension là comme d'autres là aussi l'ont fait et ont obtenu de du financement de la part de l'État, ce qui est évidemment une très bonne chose.
On m'a demandé de parler d'un service public spécifique qui est le service public de la tranquillité publique. On fait ce choix là parce qu'on sait bien qu'on va beaucoup nous embêter avec avec ces sujets. Deux ouvrages qui me paraissent impératif à lire si vous voulez gratter ce sujet.
Le premier c'est Dominique Monjardet ce que fait la police. Formidable. Et un deuxième ouvrage qui est indispensable.
Ça s'appelle les chrtroufes de l'ordre. H Et vraiment ce truc il est extraordinaire. Et po vraisemblablement idiot a bien compris quelles étaient les caractéristiques de la police pour être police, la manière dont elle agissait et bien évidemment les conséquences de ce qui sont liées à la façon dont elle agit.
Qu'est-ce que ça n'est pas la tranquillité publique et qu'est-ce qu'on ne fait pas avec la police municipale en particulier ? D'abord, c'est le recours à tout crain à ce qu'on appelle la police technologique. Et ce qui est le symbole de cette affaire là, c'est évidemment la vidéo surveillance hein, pas je sais plus comment ils disent la vidéo je sais pas quoi truc où ça protège.
Voilà, vidéo protection, ça c'est des bêtises. On parle bien de vidéosurveillance. Pourquoi ?
Ça pose un problème qui est un problème majeur qui est le respect des libertés publiques. Le droit à la vie privée, le droit d'aller et venir, le droit d'exprimer une opinion par exemple. Euh et puis de surcroix ça n'est pas efficace.
Alors attention, faut pas qu'on se trompe de sujet. La non efficacité ne contrebalance pas. Je veux dire par là, si le machin il était efficace, pour autant on ne le mettrait pas en œuvre.
Mais comme vous allez être des candidats et des élus conséquents, jamais vous ne pratiquerez une quelconque démagogie à cet égard-là. Donc vous allez devoir expliquer aux citoyens pourquoi vous n'êtes pas d'accord. D'abord parce que ça pose un problème de principe, ensuite évidemment parce que ça pose des problèmes d'efficacité.
C'est pas que la France insoumise qui le dit. Il y a le rapport de la Cour des comptes de 2020. Il y a les gendarmes qui ont demandé un travail universitaire sur l'impact de la vidéos qui a montré que B c'est un peu des bêtises quoi.
Un peu beaucoup. 19300 un peu plus de 19300 enquêtes ont été analysées. Dans celle-ci, 22 dans 22 situations, la vidéos surveillance a été utile et encore il faudrait regarder de plus près.
Il y a la question de Mutielli aussi qui est un universitaire qui a travaillé ce sujet. Alors pourquoi est-ce qu'on est tout le temps confronté à ce sujet ? Ça aussi il faut le dire.
Un parce que c'est un marché énorme où il y a beaucoup d'argent à se faire. de parce que nous sommes confrontés à un gouvernement qui veut surveiller. 3 parce que la logique gouvernementale est plutôt d'écraser les collectivités locales et de les contraindre à euh comment dire à financer ces machins-là.
D'accord ? Donc vous allez aller voir le responsable départemental de la police par exemple, vous allez discuter avec lui et il va vous dire "OK, moi je te donne des effectifs mais que si tu développes la vidéo surveillance." Donc tout ça, il faut que ce soit bien clair dans nos esprits.
Et cette histoire là, ça s'appelle chez les prout prout à galère, le continuum de sécurité. Au motif de ce continuum de sécurité, on demande aux collectivités locales d'avoir une contribution à la sécurité qui n'a strictement aucun sens. Une police municipale n'est pas une police d'enquête.
Vous n'avez pas d'OPJ là-dedans. N'est évidemment pas une police de maintien de l'ordre. Le maintien de l'ordre, c'est quelque chose de très particulier.
Et de ce point de vue-là, vous pouvez lire la police du désordre qui dit beaucoup de choses sur la tradition française et comment ça a été absolument foutu en l'air. Bien, ça ça n'est pas ce qu'est la PM. Pour nous, la PM c'est une forme de police de proximité.
Ça veut dire concrètement une police au milieu des habitants apaisante qui ressemble pas à des Robocopes parce que ça c'est important aussi euh et qui donc va assurer une présence avec des effectifs dédiés à tel ou tel territoire. Bon ça c'est pour ceux qui vont être dans des villes avec enfin un certain nombre d'habitants qui assurent le contact avec les habitants, les commerçants, les associations et cetera. ce qu'elle fait cette police municipale et ça n'est pas rien, c'est essentiellement la régulation des diverses usages de l'espace public et ça n'est évidemment pas rien. réfléchissez par exemple à comment faire cohabiter dans des centres-villes ou pas autour d'une salle municipale par exemple, le fait de faire la fête, le fait de pouvoir dormir autour et le fait si on parle de bistrop par exemple, le fait que le commerçant puisse mener son activité économique.
C'est compliqué hein tout ça. Donc là effectivement le recours à la PM pourra vous être utile. On pourrait dire que la PM se charge de délit de basse intensité.
Euh par exemple bah les terrasses, les terrasses toujours des bistro, vous allez dire elle bloc hein, la la consommation d'alcool sur l'espace public, la lutte contre les dépôts sauvages et vous comprenez bien que tout ça ça n'est pas rien. C'est l'application donc des arrêtés du maire. La notion de police administrative est un élément qui est là aussi important et qui appartient au maires et aux élus aux élus locaux d'une façon générale.
Si vous voulez piétoniser devant une école par exemple pour qu'il y ait pas les bagnoles bon qui mettent en danger les enfants. Si vous voulez lutter contre la publicité à outrance he il y a la question du consumérisme aussi et bien c'est grâce à la police administrative que vous pourrez le faire. Donc nous pensons la tranquillité publique en matière de présence humaine avec peut-être ça c'est vous qui choisirez la PM comme pierre angulaire de cette présence humaine.
Mais le sujet est bien plus large. On pense à des questions de médiation particulièrement de médiation de nuit, des questions d'éducateur spécialisés, des questions d'animateurs, des questions de gardien concierge. Quand vous pensez la question de la tranquillité, nous il nous semble que ce qui est efficace c'est la pensée au travers de la présence humaine.
J'essaie d'aller très très vite. Euh l'affaire de l'arme de point. D'abord, il n'existe pas de policipales qui ne sont pas armées.
Ça c'est des bêtises. Dans le vocabulaire, faut être rigoureux. un pistolet à impulsion électrique, un bâton télescopique, c'est des armes.
Bon, donc il y a pas de policiers municipaux, de policières municipales qui se trimbalent sur l'espace public entre guillemets tout nu. Ça n'existe pas. En revanche, bon, il y a tout un cadre, je vous passe les détails là-dessus à respecter.
Bon, je vous passe ça. Euh l'arme de point, c'est autre chose. Et si nous dis sommes opposés, c'est parce que ça nous paraît contradictoire avec le cadre d'emploi tel que je suis en train de le développer devant vous, c'est-à-dire notre vision de la police municipale.
Faut être clair. Vous leur filez des flingues, vous allez les faire courir après les dealers. C'est clair et en vrai, c'est tout à fait de cette manière-là que ça se passe.
Or, nous ne sommes pas d'accord pour qu'il fasse ça. Pas d'accord avec l'escalade de matériel et évidemment pas d'accord, c'est quand même des agents pour qu'ils soient mis mis en danger. Il y a un sujet spécifique qui repose sur le stupe sur lequel la drogue sur lequel vous allez être beaucoup interrogé.
Soyons modestes. Soyons modestes et soyons honnêtes et disons que aujourd'hui en dehors de la légalisation euh il y a pas vraiment d'issu. Et là je vous invite à lire un bouquin formidable qui s'appelle la brimade des stupes et qui montre, ça sera presque ma conclusion et qui montre que derrière les questions de prohibition, on vise toujours une catégorie particulière de la population.
Là, en l'occurrence, ce sont globalement les jeunes garçons euh des milieux qui sont les milieux populaires et qui sont ceux qui assez prioritairement se retrouvent se retrouvent victimes de de tout de ces réseaux et qui les met en esclavage et qui leur fait subir une violence absolue. Après, je vais vous dire une dernière chose et je m'arrête. Vous allez me dire "Ouais, mais bon, toi tu es gentil mais bon, moi j'arrive pas à recruter mes policiers municipaux parce que je leur donne pas l'arme de point." Et euh et ils veulent pardon euh vous allez me dire "Ouais, celle-là elle est gentille mais bon moi j'ai du mal à recruter des policiers municipaux parce que je veux pas donner l'arme de point.
Ma police municipale est sans dessus dessous parce que je ne veux pas donner l'arme de point. Écoutez, il y a pas d'issue à ça si ce n'est dire fort tranquillement et c'est bien leur dire bah écoutez il y a ce qu'on appelle la mobilité dans la fonction publique territoriale. Voilà, la porte elle est grande ouverte et ne vous inquiétez pas, vous en trouverez toujours.
Et par ailleurs, il y a un mouvement à l'intérieur des polices municipales aujourd'hui qui font h que sur la question de l'arme de point, ils en sont quand même revenus. Et par exemple, une ville comme Grenoble où il y a pas euh où la police municipale n'est pas dotée de l'arme de point, cette ville accueille aujourd'hui des policiers et des policières municipales qui viennent de commune où ils avaient l'arme de point. Voilà, je suis désolée, j'ai été trop longue.
Merci à vous. Désolé, désolé. Plus vite que vous pouvez.
Alors, merci Elisa. Donc comme Séverine vous l'a dit tout à l'heure, on a décidé pour rédiger ce répertoire de suivre le plan de la boîte à outils programmatiques. C'est donc tout naturellement qu'on va commencer par présenter le volet implication citoyenne parce que le premier volet a pour titre commencé la révolution citoyenne.
Et donc déjà avant de se pencher sur les exemples qu'on a mis dans le répertoire à partir des mesures qui n ont été remontées par les élus, euh on va voir ensemble l'importance de l'implication citoyenne pour nous, pour la France insoumise et je vais vous renvoyer pour ça à la charte de la France insoumise et du coup je vais vous renvoyer pour ça à la charte de la France insoumise où il est écrit que la France insoumise est un mouvement collectif et transparent. Il prome donc le mouvement une multiplicité de formes de participation permettant à chacun et chacune d'être utile dans le respect de son rythme et de son degré d'engagement. Et il est également écrit que la France insoumise est un mouvement qui se prépare à gouverner.
Le mouvement décline le programme pour bâtir avec les citoyennes et les citoyens, ce qui est bon pour tous. Et donc l'implication citoyenne, c'est aussi une condition essentielle du de soutien de la France insoumise aux listes communales parce que c'est une des neuf garanties programmatiques sans lesquelles en fait si une des garanties n'est pas présente dans le programme, normalement la France insoumise ne peut pas soutenir la liste qui sera présentée par les camarades. Donc ce qui ressortait des remontées des élus, quelle que soit la taille de la commune, puisqu'on a sélectionné des témoignages qu'on voulait très divers.
On a eu des témoignages de maire, d'adjoint au maire, d'élus d'opposition ou d'élus qui sient aussi dans des majorités de gauche. C'est que l'implication citoyenne a eu plusieurs modalités. Donc la première, c'est avant et pendant la campagne des municipales et la seconde, c'est après.
Donc une fois que les camarades ont été élus et ont siégé au sein des conseils municipaux. Donc sur les mesures en elles-même dans le répertoire pour celles qui concernent l'implication des citoyens pendant la campagne, on a eu par exemple la remontée de Florence A Courvoisier qui est conseillère municipal d'opposition à Orlie dans le 94 dans une commune de 24500 habitants et sa remontée portée sur l'organisation de forum thématique pour la coconstruction programmatique locale et euh en fait construire votre programme avec les citoyens C'est un outil de légitimation de votre liste et aussi d'enrichissement des propositions programmatiques locales. Donc pour reprendre l'exemple de Florence, avec les militants du groupe d'action de son quartier euh et donc avec eux les élus d'opposition, ils se sont dit que ils voulaient organiser des formes thématiques pour former les citoyens et les citoyennes et les inclure dans les projets pour construire ensemble la ville populaire.
Elle nous a fait remonter que plusieurs forums ont été organisés sur le droit au logement social et à la ville et ils ont permis d'expliquer, de former, de mobiliser les locataires sur les conséquences du projet de renouvellement urbain dans le cadre de l'ENRU, donc l'Agence nationale de renouvellement urbain sur leur quartier. Donc maintenant sur les mesures qui ont été mises en place une fois nos élus au pouvoir au pouvoir communal dans la boîte à outils programmatiques. On propose notamment d'instaurer des référendums d'initiative citoyenne municipal et de s'engager à convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune.
On souhaite aussi faciliter l'exercice du droit de proposition des élus de l'opposition comme de la majorité avec par exemple un ordre du jour municipal qui pourrait amender un droit justement d'amendement d'émotion et on s'est rendu compte en rédigeant les remontées que en réalité nos élus étaient allés plus loin que ce qui était proposé ce qui montre que les garanties programmatiques sont vraiment un minimum atteignable et il faut vraiment garder ça à l'esprit quand vous rédigez vos programmes locaux et que vous négociez le programme avec d'éventuels partenaires de gauche. Et du coup l'implication citoyenne, on s'est aussi rendu compte de ça, que c'était vraiment la pâte insoumise dans les collectivités où nous avons des élus. Euh et euh du coup parce que l'échelon local, c'est vraiment un laboratoire pour la mise en place de nos notre programme en fait de l'avenir en commun.
Et donc la première mesure qu'on a mis en avant dans ce répertoire, c'est celle du RIC. Euh donc c'est le référendum d'initiative citoyenne communale euh qui peut également se présenter sous la forme de Vic. C'est un vœu d'initiative citoyenne.
Donc par exemple la FCH Tuménil qui est une commune de 18000 habitants euh avec un maire insoumis Patrick Proisi, le RIC donc avec 2 C à la fin euh initiative citoyenne communale a été mis en place de telle sorte que si une pétition citoyenne réunie jusqu'à 18 % du corps électoral ce qui équivaut à peu près à 2000 habitants, elle déclenche un RIC à condition que le sujet bien évidemment soit de la compétence de la ville. Et comment ils font pour admettre les sujets ? Il y a une commission qui est composée de citoyens et citoyennes, d'élus de la majorité et de la minorité qui se chargent de vérifier la condition.
Donc pourquoi 18 % ? Pourquoi 2000 ? Parce que la liste concurrente en 2020 avait obtenu 2000 voix dans un contexte de Covid.
Donc ça leur paraissait un marqueur assez important en fait de pouvoir laisser l'opposition s'exprimer si elle en avait envie. C'est pour ça qu'ils ont pris ce chiffre qui leur semblait pertinent et ils ont également mis en place du coup le Vic. Si une pétition récolte les signatures de 3 % du corps électoral cette fois, donc à peu près 400 électeurs sur une commune de 18000 habitants, la revendication sera délibérée sous forme de vœu lors du conseil municipal.
Et du coup, ça permet aux citoyens d'attirer l'attention de la majorité municipale sur des sujets précis sans avoir forcément déclencher de RIC. Donc ça c'était la première remontée qu'on a mis dans le livret, mais on a également euh euh des formes plus originales d'expression de l'implication citoyenne qui ont trait aussi à l'éducation populaire, ce qui est également important aussi de conserver en fait une fois que on est que nos camarades sont élus pour pas se couper des citoyens de la commune. Et donc là, on a l'exemple de Dominique Ma Vince qui est première adjointe insoumise de Trnac dans le 44 qui est une commune de 8100 habitants et elle a mis en place des permanences en marchant.
Donc elle explique que c'est pour mieux connaître les problématiques remontées dans les quartiers, écouter les doléances des habitantes et des habitants et échanger sur de futurs projets. Donc ces permis ces permanences itinérantes ont permis de développer des contacts directs avec les habitants et les habitantes qui sont indispensables au choix des projets que la municipalité réalise et elles ont permis de choisir et d'adapter les projets en fonction des besoins en mettant les citoyens en cœur de décision pour pour un mieux être dans la ville. Et du coup enfin, on a également bien sûr la mise en place Agrabels dans le 34 qui est une commune de 9000 habitants avec un maire également insoumis.
René Revol d'une charte de la démocratie communale et des votations citoyennes. Cette charte pose les principes et les engagements de la commune en matière de démocratie communale. Elle fixe un cap donc associer les citoyens aux décisions majeures du territoire et créer une vraie culture de la participation.
C'est euh en fait c'est un cadre d'action qui articule les instances de démocratie participative et les outils de participation citoyenne pour que les habitantes et les habitants soit acteur des choix qui les concernne au quotidien. Donc la municipalité, je vais pas développer ces points parce que Guillem va en parler ensuite, la municipalité a aussi mis en place des comités de quartiers, un conseil de vie pariscolaire, un comité citoyen de suivi pour la construction d'un écoquartier, un conseil des jeunes ou encore un conseil citoyen de la transition écologique. Et les services municipaux sont en appui de ces instances et la commune a recours aux méthodes aussi là aussi de l'éducation populaire pour nourrir les réflexions et faire vivre la démocratie communale.
Ils ont également organisé plusieurs votations citoyennes avec Une et liste de démergement. La première pour le choix du passage en régie publique de l'eau et une autre sur le déploiement du compteur Linky et encore une autre sur l'extinction nocturne de l'éclairage public. Donc voilà quelques mesures concrètes qui ont déjà été mises en place par nos élus et je vais pas vous en dire plus euh sur les autres mesures proposées comme les repas républicains, l'organisation de campagne d'inscription sur les listes électorales qui sont organisées par le maire insoumis, l'élaboration de budget participatif, les ateliers citoyens d'écriture de délibération, les opérations communes en chantier avec des projets concertés parce que vous les trouverez dans le livre.
Et pour conclure ce temps sur l'implication citoyenne, euh elle est bien évidemment indispensable pour changer les choses et faire primer l'intérêt général pour mettre en place les solidarités nécessaires que Maxime va donc vous présenter. [Applaudissements] Bonjour tout le monde. Bonjour à toutes et à tous.
C'est un vrai plaisir qu'on se retrouve pour ces amphies 2025 et de voir que malgré ce premier créneau des amphi et bien la tente déborde déjà ce qui donne des indications sur le nombre que nous serons ce weekend et la grande réussite populaire que sera cet événement de rentrée des anfis. Je voulais juste commencer pour qu'on puisse se rendre compte dans la salle. Est-ce qu'il y a des personnes qui sont élues aujourd'hui parmi les participants à la conférence ?
Levez la main. OK. Et est-ce qu'il y a des personnes qui pensent qu'il pourrait être candidat à l'élection municipale à venir ?
OK, bravo. Alors, comme vous le disais Cyrine, on a repris le chapitre, les différents chapitres de la boîte à outil programmatique. Donc, il faut que vous vous saisissiez pour construire vos programmes municipaux.
Et donc, le deuxième chapitre, c'est le chapitre fortifier l'entraide. Et moi, je vais donc parler plutôt des solidarités et de comment un élu municipal insoumis avec de la volonté politique est capable d'agir concrètement contre la pauvreté, contre la précarité pour les solidarités. Avant cela, redéfinir un peu ce que ce qu'est agir en solidarité lorsqu'on est un élu radical comme un élu insoumis.
D'abord, il faut se reposer sur la force de l'entraide et non sur la force de la concurrence. pour que chacun voit ses besoins satisfaits. Lors de l'élection présidentielle de 2022, rappelez-vous, on rappelait souvent que le programme l'avenir au commun n'avait pas été construit en fonction des intérêts de quelques-uns ou en fonction de calcul pour que recettes et dépenses soient à l'équilibre, mais on est parti avant tout des besoins des gens et c'est comme ça qu'on doit agir.
Ensuite, un élu insoumis, il a en perspective de stopper les effets du néolibéralisme qui détruit avec un zel fanatique tout ce qui est collectif, les services publics, l'école, l'hôpital, la sécurité sociale, les droits sociaux et cetera. Les lieux insoumis, ils ront avec ce que les gestionnaires des collectivités promuvent, c'est-à-dire la division, l'égoïsme, la guerre de toutes et tous contre tous, bref ce qui mine de l'intérieur et détruit la société. Alors bien sûr, quand on dit ça, les communes, elles ne peuvent pas se substituer totalement à l'État pour relever l'école publique ou pour relever l'hôpital public seul.
Mais dans le passé, elles ont déjà joué le rôle d'incubateur de solidarité. Historiquement, c'est dans les munic dans les municipalités qu'on a vu l'extension du domaine du service public, qu'on a vu l'invention du logement d'habitation à loyer modéré, l'HLM, qu'on a vu les créations des premières mutuelles ouvrières, qu'on a vu les expérimentations du RMI, l'actuel revenu de solidarité active avec pour objectif d'éradiquer la misère et d'éradiquer le manque que connaissent nos concitoyens et nos concitoyennes dans nos villes. Et je le disais, c'est un choix politique.
Donc être radical, il faut pas avoir peur de ce mot. Vous êtes des radicaux. Nous sommes des radicaux assumé.
Ça veut dire que nous imaginons des nouveaux rapports aux autres et des nouveaux rapports notamment à la propriété. Dans ce super document, je remercie à mon tour tous les élus qui ont contribué pour qu'on puisse le compiler. Et bien, vous avez de nombreux exemples.
Je vous en ai sélectionné quelques-uns sur la partie solidarité. Donc d'abord une mesure, une politique publique de lutte contre le sans-abrisme menée à ville urbane. Une autre politique publique donc sur la gratuité de l'éducation à Fontené sous-bois, ensuite la gratuité et la tarification sociale des concessions funéraires et enfin un SMIC municipal parce que c'est aussi important de lutter contre la précarité des agents locaux.
On a commencé déjà à en parler. Donc je commence avec la lutte contre le sans-abrisme. La mesure c'était c'est la mise en place d'un service dédié au suivi des situations de sansabrisme en lien avec les partenaires institutionnels.
C'est-à-dire que toutes celles et ceux qui ont levé la main, puisqu'on est super fort, vous allez tous être élus en mars prochain. Et donc si les villes dans lesquelles vous serez élu sont confrontées au sans-abrisme, c'est quelque chose où un élu insoumis ne peut pas se coucher le soir tranquille en se disant qu'il n'a rien d'autre à faire alors qu'il y a des personnes qui dorent dans la rue, dans la ville qui gouvernent. Et donc il faut mettre en place ce genre d'outil.
Cet exemple, il a été porté par Mathieu Garabédian dont je voudrais saluer le parcours sur ce mandat comme adjoint à aux solidarité à ville urbane et qui a vraiment qui est une fierté du réseau des élus insoumis parce qu'il a mené de très nombreuses politiques publiques qui nous ont permis d'alimenter comme Patrick Froisi par exemple ce répertoire et de faire des preuves par exemple que c'est possible d'agir. L'objectif de cette mesure, c'est d'établir des diagnostics sociaux sur le sans-abrisme et de proposer des solutions pour limiter les risques. Comment ils l'ont mis en œuvre ?
Donc, il y a des équipes municipales qui réalisent des visites de terrain. Elles font des listings des situations. Elles orient les personnes vers des dispositifs adaptés.
Elle rédige des outils d'information pour les personnes sans abri comme pour les professionnels et la commune cherche également à réduire les risques par des actions externes sur des lieux de squat en mettant en place notamment l'accès à l'eau, au sanitaire, à l'eau potable, en donnant un accompagnement au droit, à la santé et à l'accès au droit, la mise en place de collègues de déchets et cetera. Pour parfaire la lutte contre le sans-abri, vous avez des éléments dans la boîte à OTI programmatique. On va parler réquisition des logements vides, on va parler ouvrir des centres d'accueil d'urgence et cetera.
Vous avez ce deuxième outil pour pouvoir compléter. Autre exemple sur la gratuité de l'éducation et je voudrais là revenir sur le mot gratuité. Quand on est un élu radical et qu'on veut s'assurer que quelqu'un est axé sans condition à un service public, et ben le moyen le plus court pour pouvoir y arriver, c'est bien de mettre en place des systèmes de gratuité.
Parce que comme on le dit souvent, le les services publics sont le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas. Alors, s'il faut payer pour avoir accès à ce patrimoine, ça crée évidemment des inégalités. La mesure dont je vais vous parler, c'est qu'il y a plusieurs espaces de gratuité qui ont été ouverts au cours autour du service public de l'éducation.
Et là-dessus, je reviens sur le fait que les élus insoumis que vous allez devenir et ben ils héritent d'une situation et que donc aujourd'hui le service public de l'éducation dans notre pays n'est plus gratuit, n'est pas gratuit et que donc il va falloir qu'on reconstruise tout cela. L'exemple c'est porté par Viané Orgebin qui est adjoint à l'éducation à Fonten Soubois et aussi conseiller régional d'Île-de-France. L'objectif de la mesure, je vais plutôt vous citer Vian qui a rédigé la la le texte autour de la mesure.
Il écrit "La gratuité n'est pas un coût. C'est un principe de progrès social. Quand elle permet de répondre aux besoins élémentaires de chacun, elle permet aussi de sortir un service de la marchandisation en le ramenant à l'état de bien commun." Et c'est ça toute la logique que l'on va suivre, sortir des services de la marchandisation pour en faire un bien commun.
Donc gratuité de l'école, qu'est-ce qu'ils ont mis en œuvre ? Exemple des fournitures scolaires. Ils ont établi une liste avec les services de l'éducation nationale niveau par niveau afin de répondre aux besoins.
Et donc les gamins ont un cartable, une trousse complète et exactement les mêmes fournitures à la rentrée. Chaque famille peut se procurer ce matériel lors de rendez-vous de la rentrée en septembre où elles peuvent aussi rencontrer les services, les partenaires éducatifs de la ville. Ils ajoutent qu'en CE1, un dictionnaire est également offert à chaque enfant comme c'est déjà fait dans de nombreuses collectivités.
Et pour tous les niveaux, chaque année, un livre est choisi par classe et offert à l'ensemble des gamins de la classe. Autre exemple, les classes de découverte, ils ont mis en place chaque année 500 enfants qui partent avec leurs enseignants à la campagne, à la mer, à la montagne. Euh et donc ça permet aux gamins d'aller découvrir la mer.
Moi, j'ai découvert par exemple en menant en campagne en scène maritime où pourtant l'ensemble du département a une côte maritime et bien que dans à l'est de Rouan et bien il y avait plein d'enfants qui à l'arrivée au collège n'avaient jamais vu la mer alors qu'il suffit de faire 40 minutes de route pour y aller mais c'est pas accessible à tout le monde. Et c'est aussi le rôle d'une collectivité locale de mettre en place le bus gratuit pour que les gens puissent se rendre à la mer l'été car beaucoup de personnes ne peuvent pas partir en vacances. Autre exemple, la cantine.
Donc l'objectif c'est la gratuité. Ça fait partie de la garantie programmatique. Cantine gratuit et bio pour toutes et tous.
Pour l'instant à fonter sous bois parce qu'il y a aussi ça, on répare. Donc on répare, parfois, on est obligé d'y aller par étape d'où le fait que dans la garantie, on a mis objectif de gratuité. C'est ce qu'on fait les élus insoumis de Fonten sous-Bois.
Les quotients 1 et 2 ont la cantine gratuite. Ça représente 30 % des familles. Les repasses sont à 70 % en bio et 20 % en local.
Et le but lors du prochain mandat, c'est euh d'arriver à la politique publique parfaite en la matière, c'est-à-dire une cantine 100 % bio, locale et gratuite. Voilà pour la cantine pour la gratuité de l'école. Autre exemple rapide, gratuité et tarification des concessions funéraires.
Donc c'est quelque chose comme ça qui peut paraître lointain, mais c'est très important lorsqu'on est un élu local et dans quasim dans la plupart des villes de France, il y a un cimetière. Et bien, il y a un grosse inégalité devant la mort aujourd'hui dans notre pays. Là, je suis sur des considérations sociales.
Donc déjà, il y a le prix qui est très prohibitif aujourd'hui. Enterrer quelqu'un dans un dans dans le pays, ça peut c'est plusieurs milliers d'euros et ça peut avoisiner 5 6 7 8 9000 € selon selon les les modalités de l'enterrement. Et je fais quand même une parenthèse sur le fait qu'il y a aussi une grosse inégalité euh d'accès selon les religions des personnes.
Donc je c'est vraiment une parenthèse parce que si vous gérez un service public funéraire, vous le ferez évidemment de manière laïque. Euh mais aujourd'hui, il y a plein de cimetières dans lesquels il n'existe pas d'espace pour les compatriotes juifs et les compatriotes musulmans qui souhaitent être reposés selon leur coutume personnelle. C'est un problème.
Ou alors il y a même des problèmes de d'accès en terme de dignité parce que vous avez des cimetières où l'herbe est verte et bien entretenue euh pour les parties dites catholiques et vous avez des cimetières où c'est des côtes en terre battu qui sont jamais entretenues avec des fausses herbes et des ortilles pour nos compatriotes musulmans qui reposent là-dessus. C'était une parenthèse mais ça me met particulièrement en colère donc je vais le souligner. Euh donc sur ces concessions funéraires, Aurélie Grilles qui est conseillère municipal dans le 7e arrondissement de Lyon, elle avait l'objectif de diminuer ses inégalités devant la mort.
Avant, à cause de l'ouverture à la concurrence des pompes funèbres de 1993, ça a fait exploser les prix, aggravant la vulnérabilité des familles en deuil à Lyon. Et donc maintenant, il y a la présence d'un opérateur public de pompe funèbre à Lyon, ce qui est très important parce que ça leur permet de réguler les prix. La la commune a donc mis en place un service public de pompe funèbre avec une tarification sociale progressive sous conditions de ressources.
Donc si vous n'avez pas les moyens d'enterrer vos proches dans la dignité, bah vous pouvez quand même le faire. Et ben je suis fier que ce soit une élu insoumise qui était à la bataille euh de ce dossier. Enfin dernier exemple sur les agents, vous pouvez l'applaudir.
Dernier exemple sur les agents et ben c'est le SMIC municipal à 1632 € net. Alors, vous les voyez les éditorialistes sur les plateaux qui disent à tous nos députés quand ils sont là "Mais si vous mettez le SMIC à 1600 € comment on va faire ?" Et même les collectivités, comment ils vont faire ?
Bah écoutez, donc mise en place d'un SPIC municipal correspondant à l'avenir en commun. On a gratté 32 € net en plus, tant mieux. Et les agents de cette ville peuvent remercier Olivier Glock qui est adjoint insoumis aux ressources humaines encore une fois de ville urbaine.
L'objectif déjà c'était de rattraper l'inflation parce que depuis près de 30 ans la valeur du point d'indice qui sert de calcul du salaire de base des fonctionnaires Stagnne, elle est de 58 € alors qu'elle devrait être supérieure à 75 € si elle avait suivi l'inflation, soit une perte de pouvoir d'achat de 20 % pour les agents. Et puis cette mesure de SMIC à 1632 permet aussi de revaloriser les bas salaires avec des métiers où les femmes sont notamment surreprésenté pour le mettre en œuvre. À savoir que par exemple si vous allez porter ça dans vos programmes municipaux, tous les SMIC municipal à 1600 on va vous dire "Non mais vous dites n'importe quoi les insoumis, vous êtes des pères Noël, de toute façon vous pouvez pas le faire parce que la valeur du point d'indice des fonctionnaires et les gris salariales, elles sont fixées nationalement." Oui, c'est fixé nationalement, mais le conseil municipal est libre de fixer la part du régime indemnitaire.
Et donc, c'est ce qu'on fait les élus de ville urbane, ce qui a permis de mettre le SMIC à 1600. Et cette mesure, en plus, elle fait ricocher. Elle concerne 60 % des agents des personnels puisque cette augmentation se répercute mécaniquement sur les agents qui ont plus d'ancienneté et sur les salaires les plus élevés de la catégorie B, pas uniquement la catégorie C, donc un panel euh d'agent public. plus large.
Pour conclure, j'espère que j'ai pas été trop long. Pour conclure, pour changer la vie des gens, ce qui doit être l'essence de l'engagement d'un élu insoumis, il faut porter un programme de rupture. C'est possible.
Les quatre exemples que je viens que je viens de donner sont possibles et ceux des camarades. Il y a plein d'exemples dans ce livre qui sont possibles. Donc deux choses.
Un, vous avez la capacité toutes et tous d'être des élus municipaux de la République parce que quand on est insoumis, on a ça dans le ventre et quand on a ça dans le ventre, petit deux, on arrive à changer la vie des gens. Alors, lancez-vous, on va gagner. Alors, bonjour.
Alors, on a entendu Elisa nous parler de service public, Cyrine de démocratie communale, Maxime d'entraide et de solidarité. J'envens naturellement à la question de la planification écologique qui est définie dans l'avenir en commun comme le moyen concret de mettre les êtres humains en harmonie entre eux et avec la nature. Vous le savez, notre écosystème est en danger absolu et à l'évidence l'échelon municipal n'est pas suffisant pour faire face à l'urgence climatique.
Mais l'échelon communal est extrêmement pertinent comme laboratoire pour mettre en œuvre dans le quotidien de la vie des gens euh les mesures prenant en compte les besoins des individus, l'urgence écologique et l'urgence démocratique. Et de ce point de vue, je veux insister sur ça, c'est qu'à la France insoumise, on considère que ces questions écologie, sociale, démocratie sont indissociables l'une de l'autre. On ne peut pas par exemple protéger l'écologie et les biens communs si on ne les sort pas de la logique du marché, si on les protège pas de la logique du fric et de la rapacité du capitalisme.
De la même manière, on ne peut pas protéger les euh plus pauvres dans la population du défi social sans les protéger dans le même temps des urgences écologiques. Parce que si on les prend les problèmes concrètement, ça ressort de façon éclatante. Prenons des exemples un par un.
Qui sont les habitants qui souffrent le plus des logements passoirs thermiques et bou bouilloir énergétique ? Les plus pauvres. Qui sont ceux qui sont obligés de rouler dans de vieux véhicules diesel ?
Les plus pauvres. Qui sont ceux qui sont exclus des mobilités décarbonées ? Les plus pauvres.
Qui sont ceux qui n'utre qui n'ont pas d'autre choix que d'acheter l'alimentaire euh dans une logique industrielle malbouffe dégueulasse ? Les plus pauvres. Qui sont ceux qui n'ont pas le choix que de souffrir de la canicule parce qu'ils ont ni piscine municipal à proximité, ni piscine privée, ni lac les plus pauvres.
Si bien que en traitant la question écologique, on traite aussi la plupart du temps la question de l'urgence sociale. C'est pourquoi nous mettons comme préalable à notre prisme écologique le fait de se donner les moyens, Maxime l'a expliqué, de permettre l'accès à toutes les catégories sociales au bien qui sont nécessaires pour une vie digne au quotidien. C'est pourquoi pour nous écologie ne doit pas rimer avec taxe pour les plus pauvres.
Écologie ne doit pas rimer avec avec exclusion sociale comme c'est le cas avec les métropolees. Écologie doit au contraire rimer avec services public. Écologie doit rimer avec intérêt général.
Écologie doit rimer avec anticapitalisme. Écologie doit rimer avec démocratie. Parce que si on ne fait pas rimer écologie avec ces ambitions là, l'écologie au final c'est du blabla mais ça permet pas de résoudre de façon radicale, c'est-à-dire au fond des choses et les sujets concrets qui sont posés, y compris à l'échelle des des mairies.
Et ce répertoire démontre justement que l'échelon municipal est un laboratoire particulièrement adapté et les réalisations de nos élus insoumis le démontrent. Mettre en œuvre la planification écologique, que ce soit à l'échelle d'un pays ou d'une commune, c'est fixer des objectifs, identifier, anticiper des besoins et décider des moyens à mettre en œuvre en mettant en place les cadres démocratiques adaptés pour permettre l'implication de plus grand nombre pour fixer ses objectifs et et réaliser les les les bifurcations nécessaires. Grabels, le maire insoumir René Revol a mis en place un conseil citoyen de la transition écologique composé à la fois d'élus municipaux mais aussi de citoyens tirés au sort sur la base de volontaire et un collège représentant les associations qui œuvrent dans le domaine de la biodiversité et de l'environnement dans la commune.
Ce conseil territorial s'appuie sur les services municipaux et définit des questions en chantier et au final fait des propositions au conseil municipal de la même manière que le conseil municipal sollicite l'avis de ce conseil territorial de la transition écologique sur tous les sujets qui ont un rapport avec les ambitions écologiques ou autour de l'environnement. Siri parlait tout à l'heure de la gestion publique et citoyenne de l'eau. L'eau, c'est aussi un exemple parfait qui montre qu'on peut répondre à la fois à une ambition sociale, démocratique et écologique.
Déléguer la gestion de services de l'eau et de l'assainissement au multinational Suè, Véolia, Sort. C'est accepté des marges bénéficiaires énormes pour les entreprises concernées qui se font sur le dos des usagers puisque'au final c'est l'usager qui paye. Mais c'est également accepté euh du gaspillage dans la ressource à eau puisqueon sait bien que quand c'est la puissance publique qui gère et ben ma fois on utilise les bénéfices du service pour réinvestir à la fois pour entretenir les réseaux et éventuellement pour faire baisser le le prix de l'abonnement et mettre en place des terrifications sociales. que quand c'est multinational et ben évidemment vous dégagez une marge pour les actionnaires, c'est en gros 15 % et ça c'est au bout du compte c'est répercuté sur la facture et sur les fuites qui se démultiplient au mépris de de l'économie de la ressource à eau puisque vous savez que c'est un sujet de plus en plus majeur.
Le premier maire de France qui a mis qui a mis en place une tarification sociale et écologique de l'eau en mettant en place la gratuité de 8 L par personne et par jour, c'est un maire insoumis, c'est Tony Bernard, maire de Châteldon dans le puit de Dom et c'est un exemple qui a ensuite été suivi par de nombreuses communes et communautés de communes quand elles font le choix à la fois de la régie publique, quand elles font le choix de la volonté politique parce que vous verrez Maxime, bon demain si vous êtes élu et que vous avez l'eau qui est gérée par un privé et que vous dites à vos services techniques que vous aimerez bien le faire passer en régie publique, bon mais 9 fois sur 10 malheureusement on va vous répondre "Ah, c'est vraiment laborieux, c'est très compliqué, on n pas les moyens financiers, on n pas le temps, on n pas les moyens techniques." Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai parce qu'au bout du compte, les économies générées par le fait de revenir en régie public permettent très largement de prendre en gestion publique le personnel puisque vous savez que quand vous prenez en régie publique, vous pouvez aussi reprendre tout simplement en gestion publique le personnel euh qui qui souvent il il trouve beaucoup d'intérêt aussi à être fonctionnaire territorial plutôt que que salarié par exemple de de Suède.
Un mot sur les mobilités, je l'ai évoqué tout à l'heure autour de la question des des mais c'est un sujet important pour les collectivités territoriales et pour les communes et commités de communes puisque les autorités compétentes en matière d'organisation de la mobilité sont les communautés de communes, communauté urbaine, communauté d'agglomération, métropole. Euh je parlais tout à l'heure des affe comme outil d'exclusion sociale et non un outil d'écologie. J'en dis un mot parce qu'on est un peu attaqué là-dessus, on mais on est beaucoup attaqué en mode euh c'est un peu une position démagogique compris euh les députés insoumis à l'assemblée.
Je veux d'abord insister sur la cohérence des des députés insoumis puisqu'ils ont voté en 2019 contre la mise en place du dispositif et encore aujourd'hui ils votent contre parce qu'ils sont favorables à un moratoire sur la mise en place des tant que il n'y a pas de solution de mobilité apportée aux personnes qui se retrouveraient exclu de la mobilité par la mise en place de la ZFE. Mais je dis deux trois remarques de plus. Ne laisser personne dire que les fe outil de lutte contre le changement climatique et un outil écologique.
Non, ce n'est pas le cas. Voilà, les feuses ont été mises en place dans un but précis qui est pas dérisoire, qui est important aussi, c'est préserver la santé publique et limiter l'émission de particules fines dans l'air pour protéger la santé publique. Mais les aides feu et les vignettes critères sur les voitures n'ont rien à voir avec l'émission de CO2.
C'est les particules fines. Or, on a poussé tout le monde en gros à changer les vieux véhicules diesel pour des nouvelles voitures thermiques ou hybrides. Sauf que la réalité, c'est que les constructeurs aujourd'hui font des véhicules beaucoup plus lourds que les véhicules qui faisaient avant.
Et que 10 véhicules beaucoup plus lourds, même si les particules fines sont en volume moindre dans l'air parce que les filtres sont de meilleure qualité. Par contre, elle rejette plus de CO2 que ce que rejetait la plupart des véhicules qui ont été mis au rebut. Voilà.
Donc, d'un point de vue écologique, ça ne tient pas la route. Ça tiendrait la route si par exemple on imposait au constructeur français de mettre en place des véhicules électriques plus légers, plus accessibles. Parce que vous savez qu'aujourd'hui, on ne trouve plus de véhicule électrique du tout à moins de 18 19000 €.
Et quand on parle de véhicule électrique français, c'est 25000 €. Voilà. Donc si on voulait être cohérent, ben rendrait des véhicules électriques accessibles.
Et deuxièmement, on rendrait les réseaux de transport urbain collectif euh gratuit et euh euh assurant le maillage des habitants de tous les quartiers des métropoles, ce qui n'est pas du tout le cas aujourd'hui. Et vous savez bien que ceux qui sont exclus des des des lignes de transport en commun souvent sont également ceux qui sont euh dans les situations sociales les plus les plus les plus difficiles. C'est pourquoi on défend non seulement la gratuité des transports en commun à l'échelle des métropoles, mais j'ajoute un mot parce que attention, il faut faire attention aussi à pas brandir juste des totems qui peuvent se retourner contre nous du point de vue des objectifs politiques qu'on se fixe qui sont ceux de l'égalité d'accès au services publics.
Vous avez des mairies, par exemple, la métropole de Montpellier euh il y a 2 ans a mis en place la gratuité des transports métropolitains mais ça s'est fait à budget en gros constant. C'est bien qu'ils ont financé la gratuité par le fait qu'ils ont supprimé des lignes et notamment les quartiers les plus excentrés parce qu'ils savent bien je vais dire un peu les trucs cach mais bon ceux à qui on supprime les lignes si vous le faites dans les quartiers où dans les quartiers où les gens votent le moins et ben c'est un peu plus indolore à l'élection municipale suivante. C'est ça qu'ils ont fait à Montpellier.
Voilà, du coup, nous on défend bien sûr l'objectif d'aller vers la gratuité, mais on préfère le faire par étape si plutôt que de mettre en passe la gratuité, mais en réalité exclure de la mobilité des des des des personnes. Bon voilà, je voulais développer un petit peu sur les transports. Je veux dire un mot des déchets puis j'en arriverai à la fin.
Euh les déchets, c'est également une compétence importante des des des communes euh qui sont sous bon alors parfois c'est délégué à la commune ou parfois un syndicat mixte à l'échelle de plusieurs communes voir même pourquoi pas dans dans les départements très ruraux la le le traitement des déchets ménagers se sont transférés à un syndicat mixte carrément à l'échelle départementale. Mais au bout du mais à la base c'est les communes donc les élus municipaux qui prennent les décisions. La planification écologique, c'est aussi reprendre en main ce que nous produisons, ce que nous échangeons, ce que nous consommons et donc au final ce que nous jetons.
Je disais le déchet c'est une compétence essentielle des collectivités qui sont responsables de la collecte et du traitement des déchets ménagés à assimilés. comme l'eau, c'est un secteur qui est très fortement soumis à la capacité des industriels. Euh et on est dans un paradoxe qui est que la loi prévoit plutôt des choses ambitieuses.
Normalement, il y a une obligation de diminuer la quantité globale de déchets. Il y a une obligation de trier de façon séparée les ordures ménagères et les biodéchets. Il y a obligation de traiter le plus à la source possible normalement les déchets, notamment les biodéchets par des politiques pour le compostage individuel, collectif.
Euh mais c'est des industriels qui gèrent ce secteur et eux ils ont un intérêt inverse. C'estàdire qu'ils ont intérêt à maximiser les volumes qui sont qui finissent dans les centres de trait dans les centres de tri puis dans les centres de traitement dans les centres d'enfouissement et dans les incinérateurs. Donc il y a deux logiques qui s'affrontent. l'intérêt général et la loi qui pousse plutôt à réduire les déchets et les industriels du secteur qui poussent plutôt à maximiser les déchets qui finissent dans des dans des des dans des dans des monstres industriels et leur but bon c'est c'est la rentabilité euh en considérant le déchet souvent il c'est leur langage hein considérer le déchet comme une matière première comme une ressource permettant alors c'est souvent par des procédés de valorisation énergétique soit par la méthanisation pour les biodéchets ou par l'incinération pour les déchets qu'on dit ultime, c'estàd qu'on peut qu'on peut pas recycler.
Euh et nous c'est pas notre logique du tout. Nous, on est pour aller vers le zéro déchet et y compris on remet en cause le dogme du recyclage. Vous savez que le recyclage quand on vous dit recyclage pour plastique tout ça, on vous fait trier dans la poubelle jaune, tout ça marche très mal, très mal. la quand vous mettez une tonde de plastique au bout du compte je sais plus les proportions, je crois que c'est 20 % qui qui au final est réellement recyclé.
Voilà. Donc nous on n'est pas pour cette logique là. On est pour une logique inverse qui est basée sur lutter contre l'obsessence programmée et au niveau local mettre en place les outils pour réparer, réemployer, réduire les déchets.
Je sais que dans le répertoire, il y a deux trois exemples de ressourceries qui ont été mis en place. Le but étant justement de réemployer les objets et c'est profondément générateur d'emploi. Vous pouvez réparer énormément de choses notamment dans les biens qui sont nécessaires au quotidien.
Euh on crée plus d'électroménager français. Par contre, on a encore la compétence pour savoir réparer l'électroménager, même s'il est pas produit en France. Vous pouvez faire ça pour le mobilier, l'électroménager, les vélos, les voitures avec des initiatives autour de garages solidaires par exemple, permettant de créer des emplois.
Euh et souvent ces ces ressourceries permettent aussi de faire un lien avec euh la possibilité pour les communes de ou des quartiers de candidater à à l'expérimentation territoire zéro chômeur qui permet justement de créer des emplois en dehors de la sphère marchande de la sphère du marché. L'idée étant plutôt que distribuer des allocations sociales de définir des emplois à partir des compétences des gens et des besoins du territoire. Et c'est vrai que les besoins du territoire du territoire des territoires, des villes, des quartiers en matière d'écologie, de réemploi, ben ils peuvent être très important et du coup c'est un bon moyen à la fois de créer des ressourceries, de candidater au territoire zéro chômeur.
Bon, c'est un dispositif d'état, vous pouvez pas le faire comme ça, mais souvent ça répond notamment aux besoins pour les territoires politiques de la ville, les territoires qui qui sont marqués par secteur certains vecteurs discriminants socialement. Voilà, j'ai dit beaucoup de choses. Je je cite juste les thèmes que j'ai laissé de côté euh pour vous donner envie de lire le livre euh en matière d'écologie euh tout ce qui est lié à la à la canicule, aux épisodes caniculaires extrêmes, à la lutte contre l'étalement urbain et pour le retour de la nature en ville avec des exemples parins qui ont mis en place des villages comestibles, c'estàdire pour permettre aux gens librement de planter euh des arbres fruitiers et des légumes et de de de façon collectiviste en fait.
Bon, si si on dit des termes tels qu'ils sont, c'est ça. Euh je laisse de côté l'agriculture bio, les cantines scolaires, le droit à la nuit, la défense du petit commerce. Mais évidemment, c'est dans le livre puis ça peut faire l'objet de l'échange que l'on aura dans un second temps.
Voilà. Merci. Merci à vous pour cette présentation.
Avant de de passer à un petit échange, juste quelques points de de conclusion. Donc vous l'aurez compris, c'est un outil important pour cette campagne électorale parce qu'encore une fois ça donne à voir les innovations et les bouleversements que les insoumis sont capables de mettre en place à l'échelle de la commune. C'est une étape importante pour nous en tant que jeune mouvement.
On fêtera nos 10 ans en mars 2026 et notre objectif c'est de s'inscrire dans cet héritage de diverses expériences qui au fur à mesure des décennies qui ont précédé ont permis de mener des innovations dans l'action municipale qui ont souvent précédé des innovations au niveau national. Moi par exemple, je viens de Besançon. À Besançon, c'est là qu' a été créé le RMI dans les années 80 et à chaque fois qu'on a eu des innovations municipales, communales et bien ensuite elles se sont transposées dans la société.
Et c'est dans ce cadre-là euh qu'on doit qu'on doit inscrire notre action. Et donc parce que le mouvement insoumis euh prend au au sérieux cette élection, parce queon veut changer euh véritablement la vie des gens en déclinant localement notre programme, et bien on vous fournit un certain nombre d'outils. Donc ce répertoire qu'on vous invite à vous procurer, il coûte juste 3 €.
Ils sont là disponibles pour vous à la fin de cette conférence et ils sont également disponibles au stand du réseau des élus. Ça fait partie des outils. Il y a d'autres outils qui sont à votre disposition.
La boîte à outils programmatique qui est déjà sur le site. Vous avez également une boîte à outils implication citoyenne qui vous donne des exemples d'enquêtes, de questionnaires euh qui vous permettent de de mener des actions comme les a développé Cyrine. Il y a un méminu du candidat également.
Vous avez dû voir pendant ce printemps qu'on a organisé également des visions nationales où on a eu des témoignages d'élus. On vous a présenté ces outils. On a eu d'ailleurs le témoignage de Damien Karê qui est juste là et que je remercie et qu'on va solliciter à nouveau pour d'autres visos puisque il y a eu ces outils et vous allez avoir de nouveaux outils qui vont vous être proposés à partir de la rentrée.
On va continuer les cycles de visio en vous proposant des thématiques et il y aura également des formations en présentiel qui seront proposées par l'Institut Labo ici. Et puis durant ces amphi, l'échéance municipale également très présente puisque vous avez dû voir dans le programme qu'il y a un parcours municipal. Donc il y a 11 conférences sur la question des municipales.
Il y en a quatre aujourd'hui dont celle-ci. Il y en a trois demain, quatre samedis. Donc je vais pas vous les vous les détailler euh parce que vous les avez dans le programme, mais on vous invite vraiment euh à y participer dont une tout à l'heure avec Jean-Luc ici même.
Euh on sera également nous à nouveau les quatre sur une autre conférence tout à l'heure euh pour parler plutôt la campagne municipale. Euh donc voilà, autant d'outils à votre service et vous avez également accès et j'en terminerai là-dessus euh dans le palais des congrès, la dernière salle qui est la salle Nathalie Lemel. C'est une salle dans lequelle il y a la formation des élus qui est organisée.
Donc là, c'est notre partenaire de formation qui est le formateur des collectivités. Euh, on aura l'occasion d'en reparler quand vous serez élu puisque on vous incitera à vous former puisqueen tant qu'élu insoumis, il faudra vous former. Donc, on a un institut partenaire qui est le formateur des collectivités euh qui propose des formations aux éluses.
Et donc, il y a un programme de formation euh qui a lieu pendant tous ces amphies, qui est ouvert aux élus, insoumis et et euh et citoyens, mais également à tous les militants. Donc hésitez pas, le programme est également dans le programme des amphies. On vous invite également à y participer bien évidemment.
Voilà. Euh oui. Non, non, désolé.
Non, pas de contemarque pour ceci. Donc on va lancer la discussion, répondre à vos questions. On a encore une vingtaine de minutes euh pour parler de ces répertoires et merci à Mareline qui va s'occuper du micro.
On peut l'applaudir aussi. Je pense qu'il faut prendre quatre questions. Merci.
C'est le parcours. Salut. Salut.
C'était pour Bruno Fiallot du GA Paris 18e. Mais je suis aussi coanimateur du groupe de travail pour la sécurité sociale de l'alimentation. C'est pour vous dire que c'est un sujet qui est très prignant aujourd'hui dans notre pays au point qu'il y a plus d'une quarantaine de territoires qui l'expérimentent.
Vous pouvez aller voir hein, Montpellier, Bfort, enfin il y en a un peu partout à Bordeaux et ça fait partie de nos engagements municipaux. Euh ne pas oublier que la sérité, c'est les expérimentations de sécurité sociale de l'alimentation sont un moyen euh pour transformer l'ensemble de notre rapport à l'alimentation par le biais du levier des cantines scolaires et et des épates des et des cantines de siège public, mais au-delà de ça, d'être une participation démocratique des citoyens à leur propre alimentation par des conventionnements avec les agriculteurs, avec les magasins, avec les transformateurs, avec toute la filière de des tout le système de l'alimentation et de donc de transformer nos territoires avec une une idée, c'est qu'il y a une distribution donc des caisses des caisses financières de financement d'échec où faut voir comment selon les territoires comment vous pouvez le faire pour financer donc l'accès à l'alimentation bio et de qualité à tous les habitants en particulier dans les quartiers populaires où ces habitants eux-mêmes prennent en main les conventionnements qu'ils font avec les agriculteurs et avec les les magasins de leur territoire voire qui créent eux-mêmes des coopératives avec les agriculteurs de distribution d'alimentation bio pour les quartiers et pour les villages. Voilà, je vais vite mais il faut en tenir compte parce que c'est dans beaucoup beaucoup de territoires.
Ça fait partie de leviers de transformation, de leviers insoumis de transformation de notre territoire et de transformation de la société dans son ensemble. [Applaudissements] Oui. Oui.
Bonjour. Donc je pense que les municipales, ce qu'il faut surtout noter à mon avis, c'est la manière dont on se démarque des autres listes qui vont bon an malin, je dirais parler d'écologie, parler de je dirais de de d'aide à la population et cetera. Et par exemple, moi je voudrais donner un exemple très précis sur ce que nous avons l'intention de faire sur la ville de Libour, 30000 habitants.
Nous sommes partis en disant Libour s'engage pour la paix et l'économie de guerre ruinera tous nos budgets. Et sur cette sur cette orientation sur cette orientation en 3 semaines alors que nous avions zéro patates, on a eu 62 noms, 37 noms pour une liste de 35. Donc on a séduit la population et je pense que dans une campagne municipale, c'est ce qu'il faut regarder avant toute chose.
Ensuite sur les exposés qui ont été qui ont été donnés, euh il il me semble que ne sont pas apparues les contraintes qui sont soumises aux communes. C'estàdire que l'eau, par exemple, sur sur notre commune, c'est un syndicat, ça échappe à la commune, les poubelles ça échappe à la commune, les les transports, ça échappent à la commune. Il y a énormément de choses qui échappent à la commune. comment dans ce contexte-là la commune va pouvoir mettre en œuvre une remunicipalisation des eaux.
Souvent une fois, ça se présente pas sous cet aspect-là totalement. Donc, faut voir quelles alliances on on nous qu alliances on ne nous pas ou quelle bataille politique on on mène je dirais quelle bataille politique on mène au sein des comités de commune ou des aglos pour dire il faut remunicipaliser. Tout ça n'apparaît pas je dirais dans l'exposé.
Il me semble que c'est assez déterminant parce que sinon euh on peut s'engager sur le truc sur le fait que de dire on va pas une commune mais on va gérer les choses je dirais tel qu'on l'a décrite et en fait les contraintes ne peut-être ne nous ne le permettront pas. Ça sera une véritable bataille politique qu'il faudra mener dans les communes. On va prendre une fap.
Bonjour. Euh oui, du coup, j'avais une question qui prolonge un peu celle du camarade sur euh les contraintes. Euh effectivement dans dans l'exposé, enfin dans vos exposés, on peut pas enfin vous ne pouviez pas euh tout dire.
J'espère que ça allaide dans le livre. Mais euh quels sont aussi les leviers ? Euh voilà, c'est un peu la question qui fâche mais budgétaire parce que les communes n'ont pas forcément beaucoup de ressources propres.
Elles sont dépendantes euh bah des dotations de l'État qui baissent, euh des dotations des départements qui baissent et et donc euh voilà euh toutes les mesures, on est enfin voilà, on est OK mais euh elles ont un coup donc je sais pas est-ce que vous pourriez nous dire rapidement bah dans telle commune ils ont fait ça mais du coup qu'est-ce qu'ils ont pas fait ? sur quoi ils ont enlevé pour pouvoir financer bah la gratuité de la cantine, le SMIC à 1600 € pour tous les agents et cetera et cetera parce que sinon effectivement on est exposé à des remarques de dire bah en fait vous êtes des pères Noël et vous êtes vous avez pas les pieds sur terre et et ça c'est aussi des outils qui de formation je pense qu'ils sont importants pour nous qu' allons mener aussi la bataille là-dessus quoi. Encore une.
Ah oui ouais. Moi je veux bien répondre à à la à la question d'avant. Je je laisse de côté euh économie de paix, économie de guerre.
Franchement, si vous avez lancé euh euh avec cet angle-là localement et que vous avez du monde qui vient avec vous, c'est très bien. Je je juste réagir sur ce que tu as évoqué euh autour de l'idée en gros que puisque des compétences ont été transférées à l'intercommunalité, tu as tu as cité les déchets, l'eau, on pourrait citer les transports, on pourrait citer le développement économique. Euh il il est pas possible pour la commune en fait d'avoir une prise euh bon une ou deux remarques par rapport à ça. un là on peut le dire clairement nous ne sommes pas favorables à continuer à transférer en permanence les compétences et les moyens financiers au niveau des intercommunalités parce que évidemment au bout du compte ça euh vide les communes de leur substances démocratiques puisqu'il peut pas y avoir de vie démocratique à che commune s'il y a pas les moyens les compétences et les moyens budgétaires.
Euh voilà, dans le même temps, on peut pas dire que ça concerne pas les élections municipales parce que et là je le dire clairement pour que ce soit compris si c'est pas le cas pour tout le monde, mais l'élection municipale c'est aussi l'élection à l'intercommunalité et du coup vous pouvez pas avoir des programmes municipaux qui ne parlent que des compétences municipales. Au contraire, puisque la plupart des compétences très importantes ont été transférées à l'intercommunalité, c'est justement à l'élection municipale qu'il faut avoir un programme qui parle aussi des sujets intercommunaux. Il faut surtout pas différencier les deux échelons parce que sinon vous allez complètement perdre le citoyen pour le coup.
Euh si vous voulez mettre dans votre programme la gratuité des transports en commun, ben c'est à l'élection municipale qu'il faut le défendre. Bon et deuxièmement, euh je sais bien qu'il y a des endroits où c'est plus compliqué que d'autres. Par exemple, dans les territoires, bon à la campagne, souvent vous avez une intercommunalité qui comprend 10 12 communes.
Il faut travailler un projet à cette échelle-là. Mais dans les zones plus urbaines, c'est ce qu'il faut faire aussi. Et il faut essayer pour ce qui concerne Libourne euh j'imagine que ça doit être dans dans dans la dans dans l'intercommunalité girondine.
Bon euh et ben il faut un programme à l'échelle euh de l'intercommunalité sur les sujets qui relèvent de de cette compétence là euh quand c'est possible. Mais en tout cas, c'est à l'élection municipale que vous devez le porter. Et si jamais vous n'arrivez, je sais bien que vous arriverez pas forcément à faire des listes dans toutes les communes de la communauté rubaine de Bordeaux.
Mais c'est pas pour cela qu'il faut s'interdire d'avoir trois ou quatre listes à l'échelle de la communauté urbaine de Bordeaux qui défendent des points programmatique en commun à cette échelle-là, notamment sur les trans. Voilà, c'est c'est une moyenne, c'est le seul moyen de s'en sortir parce que si vous faites une campagne municipale juste en parlant des termes des compétences de la mairie et ben vous allez être très limité quoi. Voilà.
Donc c'est et donc pour d'un point de vue technique, si c'est pas clair pour tout le monde, sur le bulletin de vote et la liste que vous allez déposer euh par exemple Libourne, j'en sais rien, doit avoir doit y avoir quelque chose comme 35 ou 40 candidats à l'élection municipale pour faire une liste, mais sur c sur ce bulletin de vote, vous devrez flécher les personnes qui sont également candidates pour siéger à l'intercommunalité. Donc c'est un même bulletin de vote l'élection municipale et l'élection intercommunale et donc le programme pour à l'échelle intercommunale, il se porte aussi à l'échelle municipale. Voilà.
Et donc les sujets, il faut surtout pas les différencier, il faut au contraire les lier. Euh sur l'aspect budgétaire, toutes les mesures qui ont été présentées dans ce répertoire sont des mesures qui ont été mises en place par des élus insoumis. Donc ça veut dire ce sont des mesures qui ont été financées par euh par les budgets des collectivités donc qui peuvent être mis en place.
Ça c'est déjà un premier point sur l'aspect programmatique, sur la boîte à outils programmatiques. Vous avez aussi une indication par rapport au coût qui est indiqué sur la boîte aux outils programmatiques. Mais j'insiste sur le fait que ces mesures qui ont été mises en place, ce sont des actions concrètes qui ont été mis en place et qui ont été financées et qui montrent que c'est possible de le faire. 2è point, les élus insoumis ne s'inscrivent pas dans le fait des des élus de simples gestionnaires de la pénurie.
Nous sommes là pour innover et pour mettre en place des grands bouleversements. Et pour ça et bien on assume de faire des choix politique. Une gestion budgétaire c'est faire des choix politiques.
Et quand on fait le choix de financer telle ou telle chose et bien on fait le choix de ne pas financer autre chose. Et je crois qu'il faut qu'on assume et qu'on ne se laisse pas enfermer dans ce débat de oui mais il y a pas de sous. Non, on fait des choix politiques et et je pense que c'est important qu'on qu'on assume ça.
Et ce que nos élus ont réussi à faire, ça veut dire qu'on peut le faire aussi. Voilà. Et donc euh Elisa va aussi compléter en tant que en tant que député.
Alors évidemment, la question de l'austérité euh c'est un sujet. Bon, il y a la question des choix comme ça a été dit. par exemple la gratuité des transports.
Peut-être vaut-il mieux inventer euh des buaux des des bus à haute qualité de service plutôt que de coller des trames. Vous voyez ? parce que évidemment le le coût ne va pas du tout être le même.
Et ce qui empêche parfois quand les élus ont la volonté bien sûr la gratuité des des transports, c'est le coût des infrastructures. Donc ça veut dire faire des choix qui sont des choix un peu anticipateurs et où on réfléchit bien à moyen et long terme sur les conséquences financières en mode de fonctionnement et cetera et cetera de nos choix. Après la question de l'austérité, c'est la question de la bagarre.
C'est la seule chose à faire, c'est se bagarrer. Et la grande différence entre hier et aujourd'hui, je sais pas moi, les élus de Grenoble 2014, catastrophe. Bon, les caisses sont vides, très endetté et cetera.
La décision qui a été prise par rapport à ça, c'est de faire une journée des services morts. Bon, pour le coup, fallait quand même assumer le truc. Tout a été fermé, les crèches, euh les maisons des habitants, tout a été fermé.
La seule chose qui a pas été fermée et vous vous en doutez, c'est les ÉPAD communaux et publics. Bon et nous les les élus à ce moment-là sont allés devant ces équipements service public qui étaient fermés pour expliquer aux gens ce qui s'était passé. Bon, on l'a fait, c'était fondamental sur un plan politique mais on était un peu tout seul, voyez, à le faire.
Demain, les choses vont être radicalement différentes parce que demain, il y aura des milliers d'élus de la France insoumise, des centaines de maires et que ça sera pas la même chose si tout d'un coup dans tous les territoires de France, quels qu'ils soit, je dis pas, je dis ça une autre forme que ça doit prendre, pouf, on ferme tout et on explique pourquoi on ferme. La question de l'austérité, c'est le fait de savoir dire non. Non, à l'enue avec les projets euh euh catastrophiques de suppression pour aller vite euh des euh des HLM et des logements HLM.
Non au préfet, non évidemment euh au responsables de la police départementale puis non bien évidemment au gouvernement. Mais sur cet aspect, ça sera la bagarre. Et moi je suis pourquon l'explique aux habitants.
Mais non pas en disant on se met les bottes de plomb mais en disant comme nous ne sommes pas des élus comme les autres comme nous sommes des élus radicaux bah on va pas être tout seul je ne sais où là dans nos tours de TF1 que sont les les mairies. Il faudra que les choses se passent avec les habitants. D'où l'intérêt de construire le programme d'emblé tel que ça nous a été proposé.
D'où l'intérêt de créer d'emblé de la mobilisation populaire et dire bien aux gens attends attends bon ok admettons, il y a le maire la maire insoumise avec son équipe, mais toi si tu rentres chez toi, on n'y arrivera pas et on va continuer de toute façon à avoir besoin de toi. Puis il y a un autre levier mais il faudrait un peu de temps pour en discuter, je suis désolé, c'est la question du levier fiscal. Mais ça, il faudrait qu'on prenne du temps pour en discuter parce qu'il y a 1 et une manières de fairein, on est d'accord ?
Bah on me fait des signes. Donc il y a une façon de faire ou d'une manière un peu non pas arbitraire mais à l'intérieur de ton conseil municipal, tu dis "Allez pouf", j'augmente la part communale de la taxe foncière. C'est tout ce qui te reste de toute façon.
Ça c'est une façon de faire bon qui est un peu brutale puis qui est quand même pas très juste. Il y a une autre façon de faire, c'est de là aussi mettre le sujet en discussion avec les habitants. Peut-être d'ailleurs faut-il les faire voter ?
Ah là là, quelle naïveté ! pas forcément parce que vous vous aurez mis en face ce que vous allez faire avec ces crédits supplémentaires. Et si vous êtes sur des logiques tel qu'on les a définis là jusqu'à maintenant, vous comprenez bien que quand vous poussez l'intérêt général, bah les citoyens peuvent percevoir qu'il y a effectivement un intérêt un intérêt à faire à faire de cette à faire de cette manière-là.
Bon et puis pourquoi pas parce que maintenant c'est accepté. Bon, il y a des trucs un peu étranges qui se produisent, mais là en l'occurrence ça nous avantage, c'est avoir une situation où pour ceux qui sont les plus modestes, alors ils sont exonérés euh de cette ils ont une possibilité via les CCAS. Donc c'est évidemment la commune qui va prendre en charge cela et qui va dire bon bah en dessous de tel niveau de revenu, dans telle et telle situation, tu payeras pas l'augmentation de la part communale de la taxe foncière et c'est la commune qui se substitera substituera euh aux personnes.
Voilà me semble-t-il un. Et avant toute chose, la bagarre d'abord la bagarre de toutes les manières possibles et imaginables et collectives. Et puis il y a aussi la question pourquoi pas du levier du levier fiscal mais qui demande à travailler non pas dans un entreto mais travailler avec les habitants puis pourquoi pas un vote pour avoir peur du vote de toute façon. très rapidement pour compléter ce que j'entends la la les questions des camarades et y compris on on se projette on se projette comme candidat et on se dit bon ben si tu tu c'est les mots du père Noël du coup il arrive celui qui fonctionne.
Ah bah oui, cel marche et du coup si tu as cette accus Ouais, mais faut faut aussi entendre si tu as cette accusation qui t'est faite, comment réagir et comment préparer et comment être sérieux et c'est moi je trouve ça positif que vous ayez cette inquiétude parce qu'il faut queon soit crédible dans la manière dont on se présente devant les électeurs. Ce qui fait que c'est difficile d'avoir une réponse qui marche partout, c'est que bon bah c'est pas la même chose dans la ville de 500 habitants et dans la métropole et cetera. La première des choses, c'est que si vous êtes dans un objectif de conquête du pouvoir municipal et que vous ne l'avez pas actuellement, analyser point par point, reprenez les compte-rendus des conseils municipaux, les tableaux qui sont parfois pas accessibles à tous, mais mettez analyser ça collectivement, essayer trouver des camarades qui peuvent vous y aider parce que forcément il y a on prenait des exemples tout à l'heure, Elisa par exemple parlait de la vidéos surveillance et ben regardez en 6 ans combien d'argent a été dépensé par votre collectivité en vidéo surveillance.
Tout cet argent-là, vous le récupérez. Regardez le nombre de euh d'argent qui était dépensé pour armer la police, le nombre de d'argent qui était par exemple pour financer l'école privée. La loi oblige les collectivités à financer l'école privée.
Et bien, en fait, l'élu insoumis peut s'insoumettre à cela. euh dire non au préfet comme le disait Elisa, il y a des moyens de récupérer de l'argent sur le bilan des sortants. Et ensuite regarder aussi les grands projets euh qui parfois sont inutiles, qui parfois sont déraisonnables, qui ont été menés par des majorités sortantes.
Je prends un exemple parce que pour pouvoir construire le contreargumentaire, ça pourrait être que dans les villes dans lesquelles vous êtes que vous allez faire l'analyse et trouver des arguments. Je prends donc l'exemple de la ville dans laquelle je vis, rouan. Rouan et bien le maire qu'on connaît qui qui est Nicolas Mayerosignol et bien il souvent c'était pas possible la gratuité des transports.
Il en avait pris l'engagement mais il ne l'a fait que le samedi et cetera parce qu'il y avait pas l'argent dans les caisses. Et puis là, il y a quelques semaines, début juin, je crois, il fait un communiqué pour dire qu'il va faire voter un spectacle le 14 juillet coordonné par Thomas Jolie qui a fait la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques. Donc un truc grandiose, un peu une deuxième cérémonie d'ouverture un an plus tard à Rouan, un spectacle gratuit.
Euh donc ça c'est bien. Euh il il prévient début juin et ça allait coûter 11 millions d'euros pour 90 minutes de spectacle. Et ça il te le propose et du coup on lui dit "Mais comment c'est possible ?
Et comme on est en fin de mandat bah là il te dit bah les finances elles sont saines. C'est possible parce que c'était aussi vous voyez à un an des élections municipales mettre roi en avant et cetera, ça avait aussi un intérêt électoral. Il faut aller regarder aussi dans ces détails là et dans ce qui va être fait ici.
Moi par exemple, je sais pas si vous avez pris des vacances cet été, j'espère que oui, je vous le souhaite. Et si vous êtes allé en France, moi j'ai pas mal bougé en France et ben le pays, il est en travaux cet été mais comme jamais parce que là ils sont en train de faire tous les trucs qu'ils ont pas fait pendant 6 ans pour dire "Regardez, mais oui madame machin, regardez, on a refait la route là, regardez, on a refait." Ils l'ont l'argent là pour pouvoir dire on gonfle un peu le bilan avant la réélection l'année prochaine.
Donc je pense qu'il faut aller dans le détail. Je dis pas que ça va être facile partout. Peut-être qu'il y a des villes dans lesquelles franchement la situation financière elle est hyper compliquée et qu'appliquer le programme insoumis en intégralité ce sera pas possible en 6 an.
On peut se le dire. Mais il y a aussi plein de choses sur déjà des trucs gratuits euh parce que être des démocrates, c'est gratuit même si ça peut coûter la démocratie participative de mettre en place des des choses et cetera, ça peut coûter un peu d'argent mais c'est pas les dépenses les plus fortes. Il y a des choses que l'on peut faire et comme on disait, on parle des besoins des gens et donc on a parlé de l'impôt.
Je pense que sur la fiscalité, on a parlé des visos. Ce serait peut-être bien qu'il y ait une viso spécifique sur la question de la fiscalité municipale pour que tout le monde puisse être au fait là-dessus. Donc on peut le noter.
Euh 2uxè aspect, par exemple, moi je ne suis pas spécialiste de tous les sujets, mais en tant qu'insoumis euh je vous donne ma réflexion de militant de base quoi. Moi je me dis si les gens ils crèvent la dalle dans la ville que je gouverne, bah est-ce qu'on va pas creuser la dette un peu de la ville pour trouver des solutions pour que les gens ne crèvent plus la dalle ? Parce que comme je le disais tout à l'heure, quand on est élu insoumis, on ne se couche pas le soir avec des gens qui crèvent la dalle alors qu'on les gouverne.
Donc comment on fait ça ? Comment on crée de la dette ? Comment on crée de l'emprunt ?
Comment on fait pour changer la vie des gens malgré toute la merde qu'il nous prévoit depuis des décennies contre laquelle il va falloir dans tous les cas, comme le disait Elisa, qu'on se batte. Et juste pour terminer, je dirais que les insoumis ont les défauts de leur qualité. C'est-à-dire qu'on veut toujours faire un maximum et bien faire et on veut être prêt à 100 % dès le début.
Euh je pense qu'il faut se dire aussi euh que effectivement il va y avoir des visos sur les questions de fiscalité et cetera pour vous aider, pour vous former et cetera, mais euh de enfin exercer un mandat, c'est aussi se former tout au long du mandat. Et vous inquiétez pas, tout au long du de votre mandat, on vous accompagnera pour vous former sur les questions budgétaires, pour aller justement lire les comptes administratifs et cetera. Ne vous dites pas que vous n'êtes légitime à être candidat que si vous vous sentez prêt à 100 %.
Non, votre formation en tant qu'élu, elle va se faire tout au long de votre mandat et tout au long des différents mandats que vous pourrez faire. Donc voilà, soyons euh soyons sûr de ce qu'on défend, soyons fiers de ce qu'on défend et c'est nous qui avons qui allons gagner. Merci.
Et dernier point, à l'issue de ce livret, vous avez une petite liste de bouquins qui peuvent aussi vous aider et notamment sur les questions financières, il y a un bouquin qui s'appelle F comme finance publique, comme finance locale pardon, qui peut aussi qui peut aussi vous aider et qui sera on va en mettre quelques exemplaires sur le stand du réseau des élus. Merci et à tout à l'heure. peut-être dire aux gens qui peut l'acheter M.
Élisa Martin