Les vapoteuses : un nouveau danger ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
que vous évoquez comme tous les jours mon cher Félix Mathieu mais là c'est particulier les cigarettes électroniques sont-elles le moyen de sevrage ou alors un danger qui en remplace un autre ? Je vous avoue que j'ai cette discussion depuis des années au quotidien y compris avec des professionnels. C'est un débat qui n'est jamais tranché.
J'espère que vous allez nous nous sauver ce matin. Les liquides de vapoteuses pourrait coûter plus cher. D'ailleurs, ça c'est autre chose encore.
Si le projet de budget du gouvernement entre en vigueur Félix. Ben oui, mais c'est aussi ça la justification, c'estes doutes. Parce que vous savez que les petits flacons pourraient coûter 30 à 50 centimes de plus dès l'année prochaine.
Le billet de 5 ne suffira plus concrètement, faudra ajouter des pièces jaunes pour pouvoir se l'acheter. Les députés s'étaient opposés pourtant à cette taxe vapotage en commission, mais le projet de budget du gouvernement qui revient aujourd'hui à l'Assemblée comporte bien cette mesure. Les professionnels voix rouge, il dénoncent effectivement un mauvais signal en terme de santé publique pour ce qu'il considère souvent comme une méthode de sevrage.
Et encore et encore cette taxe vapoteuse, elle aurait pu être encore plus importante puisqu'elle avait déjà été envisagée l'année dernière mais ça c'était avant la chute du gouvernement Barnier. C'est déjà de l'histoire ancienne. Autre mesure qui inquiète le secteur en ce moment, les sites de vente de produits pour vapoteuses par internet s'acheminent vers une fermeture pure et simple. vu que le gouvernement veut interdire ses ventes en ligne couru he notamment pour l'entreprise par exemple le petit vapoteur c'est en Normandie entreprise qui a basé son succès sur les ventes et bien justement par internet 3000 emplois menacés à la clé tout vive la fiscalité galopante c'est décidément une maladie française derrière ces ces menaces sur les cigarettes électroniques et quand même l'enjeu de santé publiqué oui depuis qu'elles sont apparu on les a plutôt considéré effectivement comme un moyen de s'arrêter de fumer une méthode de sevrage.
Autrement dit, bah même si elles sont un peu nocives, quelque part, elles le sont tellement moins que les vraies cigarettes que ça vaudrait le coup quand même si ça permet de s'en passer des vraies cigarettes. Une sorte de moindre malâ. Le choix entre la peste ou le rhume, passez-moi l'expression.
En vapotant, on inhale de la vapeur, pas de la fumée. Mais cette vapeur contient oui des produits chimiques potentiellement toxiques à long terme, nous disent pas mal d'études. Glycérol, formaléhïde.
Une récente étude britannique parle même de risque de démence, de défaillance d'organes, de défaillance cardiaque à long terme à cause de la vapote car les vaisseaux sanguins des gros vapoteurs se dilateraient moins bien. Cette étude concluait que la vapote serait préférable seulement à la condition d'être utilisée à court terme comme moyen de sevrage et non pas pour remplacer les vraies cigarettes à long terme de façon définitive. Bon voilà à trancher en tout cas certains reproches aux vapoteuses d'être aussi un premier pas vers le tabagisme pour certains jeunes.
C'est un autre reproche qui leur est fait. Et bonjour à vous docteur Bertrand Dottenberg. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes Bonjour à vous. Vous êtes tabacue, pneumologue, président de l'association Paris sans tabac.
Je vous avoue que je suis très très curieux de de vos éclairage ce matin. Cher docteur Bertrand Tsenberg, qu'est-ce que vous pensez de cette d'abord de cette idée de de taxe de taxe vapote ? Ben ce qui me gêne principalement, c'est que la taxe vapote est pris dans le cadre des taxes des droits d'assise sur les produits du tabac sur des produits nocifs.
Donc de taxer, on taxe les médicaments, pourquoi pas taxer la vape mais pas au nom de la de quelque chose de nocif à la santé. Et moi comme médecin, ce qui me qui mérite beaucoup, c'est que ces taxes soient pris au nom d'un produit toxique à la santé. Alors que c'est clairement clairement le produit le plus utilisé pour l'arrêt du tabac.
C'est un produit que je conseille dans mes consultations de tabacie de façon très régulière et la plupart des patients l'arrêtent après 3 mois ou 6 mois. Je leur conseille de la garder un an dans la poche pour les soirées arrosées parce que c'est un moyen de préventif important pour la non reprise du tabac la première année du sevrage. Donc c'est un produit d'arrêt et il faut étudier la vape avec comme on étudie les médicaments avec rapport bénéfice risque et pour moi le bénéfice c'est infiniment supérieur au risque.
Et les vapoteurs au long cours il y en a pas tant que ça. En Europe il y a autant d'exvapoteurs que de vapoteurs. Et la plupart des vapoteurs au long cours sont des gens qui font tabac et vape.
Et l'avantage considérable de la vape par rapport au tabac, c'est que le tabac par les pics brutaux de nicotine crée et favorise et maintient l'addiction alors que la vape apporté de façon exclusive, de façon douce et quelque chose qui permet de sortir de l'addiction dans 85 % des cas. Félix Mathieu, c'est-à-dire que vous défendez la vape comme méthode de sevrage, pas comme quelque chose qui remplacerait euh la cigarette euh traditionnelle de façon définitive en se disant dépendant pour dépendant, mieux vaut quand même vapoter. Non non, les les gens qui sont dépendants à la nicotine et qui passent à la vape, moi je le fais de façon quotidienne.
Le premier mois de traitement, ils ont ils ont 3 ou 4 mg de nicotine par jour par cigarette prise par la vape et puis au bout de 1 mois, ils ont plus que deux et puis au bout de 2 mois et puis ils ont plus que un et au bout de 3 mois, ils ont plus besoin de nicotine et la plupart arrêtent la vape. Donc la vape est vraiment un produit de sortie du tabac si on guide bien les gens, si on aide bien les gens. Et d'ailleurs, la première enquête qui avait été faite en 2013 par les vapoteurs montrait que au début, ils utilisaient du 18 20 mg par mil et après 3 mois, ils utilisaient du 3 ou du 6, c'est-à-dire spontanément, sans avoir vu de médecin, sans avoir rien.
Le nombre de récepteurs nicotiniques au niveau du cerveau diminue, diminue, diminue et c'est ça traduit ça diminue pas non seulement la consommation, ça diminue la consommation de nicotine parce que ça diminue le nombre de récepteurs nicotiniques qui cr famine de nicotine au niveau du cerveau. C'est un vrai produit de curage chez 85 % des gens. En revanche, 15 % des gens restent dépendant les nicotines après les rail du tabac.
Avant la vape, il croquaient des gommes nicorettes ou d'autres marques des gommes à mâché pendant des années et maintenant ils prennent la vape. Mais c'est un petit nombre de patients qui pour l'instant ces 15 % de patients sont très peu étudiés. On n'a pas étudié les raisons qui font qu'ils restent dépendants à mon grand regret.
Hm. Et merci pour cet éclairage. Juste une donnée chiffrée si vous l'avez, je sais pas si elle existe vraiment.
Est-ce que on sait combien de gens vapotent dans notre pays ? J'ai demandé au chat qui m'a dit 3 millions docteur Bertrand Dotsonberg est-ce que ça dépend ce qu'on a c'est les gens qui vapent une fois ou les gens qui va plus souvent mais on est dans au niveau de l'Europe on est à à 3 % en France on est à peu près le double parce que en France la vape est beaucoup utilisée pour l'arrêt du tabac il y a des pays où elle est taxée interdit on interdit les arômes et interdire les arômes aussi c'est un autre projet qui est dans dans les aux États-Unis ça a été fait l'interdiction des arômes dans les États américains où ça a été fait. C'est accompagné d'une chute importante du nombre de ventes de liquide mais c'est accompagné d'une explosion de vente de cigarettes témoignant s'il en était besoin que la vape est vraiment un produit de remplacement de la cigarette.
Merci à vous, docteur Bertrand Dossenberg, tabacue, pneumologue et président de l'association Paris sans tabac pour cet éclairage. Merci Félix Mathieu. euh dans un instant.
Xavier Bertrand