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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 7 juin 2023 24 min

Logement : "Tous les acteurs de l’immobilier ont la même réaction, mépris, désillusion, déception"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Dominique Estrosi ça sonne de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu des Alpes-Maritimes donc du groupe les républicains on va parler logement puisque c'est un dossier que vous suivez particulièrement mais d'abord l'actualité c'est toujours la réforme des retraites et cette 14e journée de mobilisation hier qui a été la moins suivie est-ce qu'elle marque selon vous la fin du match oui je pense je pense que c'était en quelque sorte la drder le dernier combat d'ailleurs Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT a été particulièrement clair il a dit c'est très certainement la dernière manifestation contre la réforme des retraites on a vu que la mobilisation n'était pas au rendez-vous que bon nombre de salariés n'ont pas fait grève que les transports n'ont pas tellement été embolisés donc effectivement je pense que la page va être tournée de toute façon tout le monde s'accorde à le dire la loi a été votée la loi était promulguée en revanche je pense qu'il reste encore du grain à moudre entre les syndicats et le gouvernement sur un certain nombre de questions en particulier peut-être des seniors les négociations salariales l'usure professionnelle donc je pense que de ce point de vue là il y aura encore une des négociations et très certainement un dialogue qui ne va pas être facile à mener entre les syndicats et le gouvernement qui doit reprendre selon vous oui bien sûr mais je pense que tout le monde en a la volonté quand même vous entendez les syndicats et l'opposition s'insurgés contre le fait que demain il y a LeBron Pivet dégaine probablement l'article 40 sur la proposition de loi du groupe lot est-ce que pour vous cela Bafou les droits du Parlement nous la Constitution elle est la même pour tout le monde aujourd'hui il y a un article 40 qui interdit d'aggraver les charges publiques pour diminuer les recettes de l'État l'amendement qui devrait être déposé pour rétablir l'article 1 fait manifestement aggraver les charges publiques même si il y a une compensation à travers les charges du tabac on sait que ce n'est pas sérieux on sait que ces charges du tabac elles sont déjà réemployées à autre chose donc effectivement cet amendement en pleine constitutionnelle et il me semble tout à fait légitime que la présidente de l'Assemblée nationale le déclare comme tel et donc que le texte de loi liotte ne soit pas voté vous redoutez cet après réforme des retraites est-ce que pour vous il peut y avoir une crise institutionnelle une crise démocratique nous je pense par contre il y a toujours dans notre pays une colère froide qui gronde une colère sociale qui est présente peut-être rentrer par bon nombre de nos concitoyens qui ne l'expriment pas encore totalement et je pense qu'effectivement il faut faire attention en particulier à la rentrée et puis il faut voir comment les choses vont se dérouler mais je pense plus à cette colère froide qui est assez inquiétante que véritablement une crise institutionnelle qui pourrait l'exprimer comment dans la rue dans les urnes alors dans les urnes bon il y aura a priori la prochaine étape ne sera que au mois de mai 2024 avec des élections européennes mais je pense qu'on n'est pas à l'abri effectivement on le voit de nouveau de d'actes de d'actes de dans la rue mais aussi peut-être de de violence enfin on voit bien que tout est à fleur de peau et donc je crois que c'est très important que cette négociation se dialogue reprenne même s'il va être difficile et très certainement qu'il n'aboutira pas surtout mais déjà pour faire un petit peu tomber cette soupape de sécurité qui aujourd'hui est quand même présente sur tous les territoires on va parler du logement et Elisabeth borne a présenté en début de semaine le plan du gouvernement pour faire face à la crise du logement hier au Sénat les professionnels du logement et deux ministres étaient auditionné sur le sujet on va tout ça avec Steve Jordan [Musique] bonjour Steve bonjour Yann bonjour mesdames et sive la commission d'enquête sur l'efficacité des politiques publiques en matière de rénovation énergétique tout ça ça fera oui commission qui a entamé ses auditions mois de janvier et qui cherchent à répondre à une grande question pourquoi la France ne parvient pas à atteindre ses objectifs en matière de rénovation énergétique depuis 2013 un objectif très clair et fixé 500 000 logements rénovés par an et d'ici 2025 les radications complètes dépasseoir thermique alors on en est très loin il faut rappeler ce qu'est une passoire thermique ce sont les logements classés aujourd'hui F ou G par les DPE les fameux diagnostics de performance énergétique on parle de 17% du parc immobilier au total en France et 5 millions 200000 résidences principales au rythme où on va il faudra donc rénover un million 600 000 logements par an d'ici 2025 l'année dernière seulement 700700 000 logements ont été rénovés Oriane qu'est-ce qui coince c'est la question que vous avez posé madame la sénatrice hier aux professionnels de la filière immobilière premier problème identifié le grand bazar législatif qui freine la décision des propriétaires de rénover écoutez une loi de programmation de cinq ans renouvelable 5 ans si vous n'arrivez pas à valider les choses pour que les covriers les propriétaires les locataires comprennent qu'on est sur de la stabilité on arrivera à rien ça change tous les ans tous les six mois tous les trois ans c'est trop ces lois changeantes créer deux choses 1 de l'attentisme chez les copropriétaires il n'est pas rare d'entendre en assemblée générale les copropriétaires nous dire d'ici à ce que ça change autant attendre il est urgent d'attendre autre problème identifié par les professionnels le calendrier imposé par le gouvernement en matière d'interdiction de location on rappelle qu'à partir de 2025 les logements loués devront obligatoirement porter au moins l'étiquette F en matière de DPE et ça va beaucoup trop vite écouter la temporalité de la copropriété n'est pas celle qui figure et qui pourrait être exiger par les pouvoirs publics interdit la location ou frapper d'indécence des logements qui ne seraient pas placé j'ai ceux qui seraient au 1er janvier 2025 et Ève en 2028 suspendent la naissance de ses logements heart et notamment n'est pas productif pour le marché locatif au contraire provoque une attrition de celui-ci et qui est mauvaise la mauvaise signal et les professionnels de l'immobilier ont donc fait valoir leurs difficultés devant les sénateurs quelle est la réponse du gouvernement de ministre était auditionné par la commission d'enquête hier Christophe Béchu et Agnès panier ruines au plainte des professionnels qu'on vient d'entendre écouter on sait qu'on a un certain nombre de transformation qui entraîne des irritants parce que elle conduisent à des changements de comportement ou à des alourdissements de frais qui fragilisent une partie de nos concitoyens qui les interroge et qui les font assimiler la transition écologique à un prétexte pour augmenter les impôts pour faire en sorte de restreindre un certain nombre de liberté si on veut effectivement atteindre la neutralité carbone en 2050 il faut être sérieux et donc il faut anticiper ces sujets nous il nous semble important de poser ce sujet en se donnant le temps mais en étant aussi capable de tracer des perspectives ambitieuses d'accompagnement de la filière d'accompagnement des ménages les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur les professionnels de l'immobilier qu'on vient d'entendre et que vous avez auditionné hier c'est contraintes elles sont trop fortes aujourd'hui je pense que aujourd'hui tout le monde s'accorde à dire qu'il faut s'embarquer dans cette rénovation énergétique des logements ce qui manque aujourd'hui c'est d'abord de la confiance de la confiance pour que nos concitoyens se disent qu'ils vont avoir la possibilité de réaliser ses travaux de rénovation énergétique tant au niveau financier parce que très souvent ce sont les travaux qui coûtent très cher mais aussi qui vont pouvoir être accompagnés tout au long de leur parcours pour aboutir enfin à cette rénovation énergétique alors on a des lois on a une loi qui aujourd'hui la loi climat et résilience qui a imposé un calendrier nous l'avons dénoncé lorsque le texte a été en discussion au Sénat parce que nous considérons que ce calendrier effectivement était beaucoup trop contraint pour autant il a été adopté donc il faut se mettre en capacité de pouvoir le tenir mais il faut alléger ses contraintes aujourd'hui alléger en tout cas il faut redonner de la confiance il faut véritablement mieux accompagner nos concitoyens et il faut continuer à autoriser la rénovation geste par geste parce que bien évidemment ce à quoi nous prétendons ce sont des rénovations performantes qui permettent au logement de gagner plusieurs étiquettes d'un coup mais on sait très bien que c'est très difficile de s'engager sur un parcours qui peut être de 18 mois 2 ans 3 ans et donc on a besoin de continuer à dire à nos concitoyens voilà si vous faites un premier geste c'est déjà une première façon de pouvoir réaliser des économies d'énergie et de lutter contre les gaz à effet de serre mais vous ne devez pas vous en arrêtez là et on doit continuer à les accompagner tout au long de ce parcours à condition bien évidemment qu'on arrive aussi à simplifier les procédures à simplifier des dispositifs parce qu'aujourd'hui il y a beaucoup d'aide mais nos concitoyens s'y perdent il y a un maquis d'aide et on voit bien que ça peut les décourager de ne pas faire par contre ce que j'ai pu constater tout au long de ces auditions c'est que tout le monde s'accorde à dire que cette rénovation énergétique c'est le grand enjeu c'est le grand défi de demain et qu'il faut néanmoins être rendez-vous un mot sur le calendrier parce que à partir de 2025 il y a des logements qui ne pourront plus être noués loués vous l'avez dénoncé au Sénat mais est-ce que ça va aggraver la crise du logement qui encourt est-ce que ce calendrier il est compatible avec un retour de la confiance elle reviendra pas d'ici 2025 il y a des risques effectivement que compte tenu du calendrier qui est mise en place que l'on voit déjà d'ailleurs apparaître que des personnes des particuliers des propriétaires privés retire leur bien du marché du logement soit directement pour le vendre parce qu'ils savent qu'ils n'arriveront pas à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans le temps imparti c'est le cas mais on va on va voir à l'avenir comment les choses vont se passer parce qu'effectivement pour les passoires thermiques les plus énergivores c'est 2025 donc c'est demain et pour celles qui sont F ça sera 2028 donc on voit effectivement et le risque est de voir une attrition des résidences principales une baisse de l'offre sur le marché locatif qui ne va pas ranger effectivement la crise du logement que nous connaissons dans notre pays les abords on a fait des annonces en matière de rénovation énergétiques 200 000 rénovations en 2024 c'est ce qu'elle a annoncé ça vous semble assez ambitieux je veux rappeler les chiffres tout à l'heure mais 200000 rénovations par an ça vous paraissait ambitieux un plan assez ambitieux non on reparlera du Conseil national de la refondation sur le logement et de l'ambition qui n'est pas celle qui est au rendez-vous sur la rénovation énergétique je vous assure véritablement dans les annonces de la première ministre il y a rien de nouveau alors elle dit qu'effectivement il faut augmenter le dispositif ma prime rénove mais uniquement pour les rénovations performantes celles qui sont les plus difficiles à conduire et à atteindre avec des chiffres qui ne sont de toute façon pas à la hauteur des objectifs ambitieux tels que la France les a fixés elle dit qu'il faut mettre des points France rénovs partout dans les territoires ce qui commence déjà à se faire de 450 à 1300 un par intercommunalité mais c'est déjà en route si j'ose dire et enfin elle dit qu'il faut augmenter le nombre de mon accompagnateur rénov c'est personne qui vont accompagner le parcours de la rénovation énergétique auprès des particuliers depuis la recherche de financement depuis l'accompagnement technique et l'accompagnement social cet accompagnateur rénove va se mettre en place seulement le premier septembre aujourd'hui ça manque de garantie de neutralité et on sait aussi qu'il n'y a pas forcément les personnes qui seront formées pour faire ces métiers donc je ne vois pas comment ce nombre pourra doubler dans le temps annoncé par la première ministre vous dites que c'est pas faisable mais que c'est assez ambitieux ce que j'essaye de comprendre ce que vous dit qu'il y a rien de nouveau en matière de rénovation énergétique dans les annonces qui ont été faites on continue sur ce qu'il y a été fait jusqu'à lors et donc il n'y a pas l'ambition nécessaire pour enfin embarquer tout le monde vers cette massification de la rénovation énergétique au-delà de la rénovation énergétique ce plan est les conclusions de ce conseil national de leur fondation sur le logement il visait à facilité l'accession à la propriété on sait que c'est difficile aujourd'hui d'accéder à la propriété du coup ça a des conséquences sur l'accès à la location et il y a aussi des pénuries de logements ne fait que le plan d'Élisabeth borne répond ou à la crise du logement selon vous écoutez je pense que vous avez pu lire la presse depuis 48 heures tous les acteurs de l'immobilier ont eu les mêmes réactions mépris des illusions déception je crois que le Conseil national de la refondation sur le logement aura eu le mérite de faire l'unanimité contre lui il y a plus de 200 personnes qui ont travaillé pendant 7 mois à ce conseil national de la réfondation tout ça pour ça pour quelques mesures quelques mesures techniques quelques mesures courtes mais qui n'apportent aucune réponse à la gravité de la du logement que connaît notre pays et auxquels sont confrontés les Français je pense encore une fois mais comme dans la précédente mandature Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs mais plus particulièrement depuis un an n'ont pas pris conscience de la gravité de la crise du logement non pas les moyens en face qui permettraient de commencer à essayer de la résoudre la résoudre sur tous les marchés du segment du logement le logement social il est oublié le logement locatif neuf et le logement locatif il est en panne l'accession à un propriétaire n'en parlant plus le parcours résidentiel ne fonctionne plus et bien je pense que malheureusement Emmanuel Macron n'aime pas l'immobilier le logement n'est pas une priorité pour ce gouvernement il n'y a aucune ambition aucune stratégie qu'est-ce qui manque qu'est-ce que vous attendiez qu'est-ce que vous auriez aimé qu'Elizabeth bandit mais je crois qu'il y avait beaucoup de propositions sur la table qui ont été faites par tous les acteurs de l'immobilier des propositions assez innovantes moi ça fait longtemps que je plaide pour la mise en place d'un statut du bailleur privé de considérer que la personne qui investit dans le logement elle a un rôle d'utilité sociale de considérer que un investisseur dans le logement c'est pas ni un rentier ni un Thénardier qui va voilà par rapport à des locataires mais c'est quelqu'un qui prend des risques qui entreprend mais si en même temps on encourage pas cet investissement locatif par des par des niches fiscales par de la possibilité de pouvoir avoir plus de revenus pour pouvoir mieux investir et bien on bloque le marché de l'investissement locatif c'est un des exemples d'une proposition innovante qui était mise sur la table elle a été balayée d'un revers de la main parce qu'elle coûterait trop cher mais c'est toujours la même chose c'est-à-dire que Emmanuel Macron le gouvernement de Madame borne voit le logement uniquement avec une approche budgétaire et comptable on considère que la politique du logement en France elle coûte trop cher on ne dit jamais ce qu'elle rapporte effectivement c'est 35 milliards de dépenses mais c'est plus de 85 milliards de recettes et ça c'est malheureusement je dirais le péché originel depuis qu'Emmanuel Macron est aux affaires tout le temps on a vu que rien n'était fait pour le logement à la hauteur de ce qui doit être fait dans notre pays un dernier mot puisque hier en commission vous avez voté contre le prolongement du plafonnement de la hausse des loyers ça devait s'arrêter fin juin le gouvernement souhaitait le prolonger pourquoi vous avez voté contre est-ce que dans un contexte d'inflation vous ne craignez pas que ce soit mal perçu alors on a voulu d'abord dénoncer une méthode une méthode d'impréparation une méthode d'urgence effectivement cette mesure nous les avions votées dans la loi de pouvoir d'achat au mois de juillet dernier donc nous ne sommes pas contre de telle mesure par contre arrivé avec une proposition de loi il y a tout juste dix jours à l'Assemblée nationale avec des délais qui ne sont pas respectés alors que le gouvernement savait très bien que tout s'arrêtait au 30 juin 2023 donc il avait tout loisir dès le mois de janvier dès le mois de février de présenter un texte de loi dont on aurait pu discuter calmement avec une concertation qui aurait pu s'engager avec là encore les acteurs qui ont été pris de cours avec des études d'impact qui auraient pu être menées et surtout avec des compensations qui n'ont pas été prévues dans cette proposition de loi alors que l'année dernière il y avait des garanties de compensation et puis je pense que la situation n'est pas tout à fait la même que celle que nous avons vécue au mois de juillet dernier lorsque ce paquet a été voté la guerre en Ukraine avait juste commencé l'inflation était au plus haut la l'inflation donne quand même quelques signes de repli et je pense pour revenir au sujet précédent que si nous voulons aussi que les propriétaires privés puissent véritablement s'engager dans les travaux de rénovation énergétique il faut qu'ils aient des ressources des recettes et si on continue à plafonner leur loyer on y arrivera jamais d'autant plus que l'État ne donne aucune garantie financière enfin dans les logements sociaux ce qui pèse le plus pour le budget des personnes les plus ce ne sont pas tant les loyers parce que les loyers les bailleurs sociaux ne vont jamais au plafond de ce qu'ils pourraient appliquer ce qui pèsent le plus ce sont les charges et sur la question des charges rien n'est fait rien n'est proposé merci Steve mais merci à vous faut revenir tout à l'heure mais vous-même avec grand plaisir du projet de loi justice du gouvernement vous attendez tout à l'heure chez vous du côté de Nice on va voir l'actualité dans votre département on trouve Denis carro bonjour Denis merci beaucoup d'être avec nous directeur des rédactions du groupe Nice Matin et Denis avec vous on va revenir sur les incidents à répétition dans le quartier des Moulins sur fond de trafic de drogue oui bonjour Oriane bonjour Dominique Estrosi sessonne alors le effectivement le quartier des Moulins que Dominique Estrosi ça sonne connaît bien vider flambées de violences à répétition depuis des semaines mercredi dernier encore une fusillade a fait un blessé grave à chaque fois le scénario et le même c'est des guerres de territoire sans fin sous fonds de trafic de drogue une situation qui fait craindre une dérive à la Marseillaise alors ce sont les mots du préfet des Alpes-Maritimes Bernard Gonzalez qui a renforcé considérablement les moyens de police dans dans le quartier en moins de deux mois ce sont 250 personnes qui ont été arrêtées mais 13 seulement ont été écroués et certains passent carrément entre les mailles du filet c'est le cas d'un homme et d'une femme qui ont été jugés lundi soir par le tribunal de Nice chez eux la police avait trouvé trois armes chargées près de 7 kg de cannabis de la cocaïne 11000 euros en liquide et ils ont été libérés le tribunal ayant annulé la procédure alors à leur rencontre la raison et simple les policiers n'avaient manifestement pas demandé l'autorisation de pénétrer dans les parties communes de l'immeuble au moulin alors ma question madame la sénatrice doit-on revoir ce type de disposition juridique qui au bout du compte l'esplaner un sentiment d'impunité et doit-on renforcer la réponse pénale pour faire en sorte de mettre fin réellement au trafic qui gangrène le quartier des Moulins oui vous l'avez signalé Denis je connais bien ce quartier j'ai eu en responsabilité pendant plus de 20 ans tout ce qui touche à la politique de la ville et j'étais conseillère départementale du quartier des Moulins je suis effaré de voir combien la situation s'est dégradée en l'espace de deux ans mais cette situation qui s'est dégradée elle n'est quand même pas propre au quartier des Moulins aussites malheureusement tous les jours que de plus en plus ce trafic de drogue ce capitalisme sauvage qui amène à conquérir des territoires se répand non seulement bien sûr dans les quartiers les plus sensibles mais aussi dans des villes moyennes ou dans la ruralité et effectivement je crois que aujourd'hui pour lutter efficacement contre le trafic de drogue la police fait son travail et je soutiens absolument les forces de sécurité les forces de police bien sûr qui sont commandés par le préfet des Alpes-Maritimes et par le directeur départemental de la sécurité publique je soutiens également bien sûr le maire de Nice qui donc s'investit largement pour faire en sorte que dans ce quartier on retrouve une vie quasi normale mais vous l'avez signalé ce qui pêche aujourd'hui c'est la chaîne pénale c'est effectivement ce que ne comprennent pas nos concitoyens c'est lorsque la police fait son travail les policiers sont de véritables fantassins de la lutte contre la drogue et bien très souvent les dealers qui sont de plus en plus souvent arrêtés grâce en particulier aux caméras de vidéos protection sont relâchés quasi immédiatement parce que voilà on ne trouve pas la preuve qui permettait de montrer qu'il y avait la raison de pouvoir les incarcérer alors moi quand j'avais été présidente de Côte d'Azur Habitat qui est le plus gros bailleur social et qui est propriétaire de la quasi totalité des logements social sociaux pardon dans ce quartier des Moulins j'avais autorisé effectivement les forces de police mais aussi tous les personnes assermentées de pouvoir rentrer dans les halls d'immeubles aujourd'hui que je sache c'est tout à fait possible et permis par la loi à partir du moment où le bailleur social ou le copropriétaire la copropriété de l'immeuble en donne l'autorisation et l'affiche dans le hall d'immeuble alors je comprends pas beaucoup cet argumentation qui a été utilisé dans ce cas précis auquel vous faites référence mais je pense que aujourd'hui on ne on ne vaincra pas cette bataille de trafic de drogue uniquement à travers bien sûr l'investissement des policiers il faut qu'il y ait une réponse pénale mais il faut aussi qu'il y ait un ensemble de choses on le voit de plus en plus au niveau de l'éducation nationale au niveau de tout ce qui peut se passer en termes de sensibilisation des publics on a beaucoup plus de consommateurs de drogues que l'on en avait par le passé et la France est aujourd'hui le premier marché de cannabis en Europe donc tout cela explique ceci mais explique aussi comment les dealers se déplacent investit des territoires qui ne connaissaient pas jusqu'à lors les dérives à la Marseillaise auxquelles vous faites référence mais pour le quartier des Moulins effectivement je constate une grande dégradation alors que beaucoup de choses ont été faites dans ce quartier mais on doit avoir qu'une seule préoccupation c'est de permettre à la plupart des habitants de ce quartier qui se comportent dignement de pouvoir continuer à y vivre en relative sécurité et alors qu'ils ont peur tous les jours pour leur vie et pour celle de leurs enfants Denis une dernière question oui vous venez de le dire Madame madame la sénatrice beaucoup de choses ont été faites dans le quartier des Moulins comme dans beaucoup de cités sensibles en France des dizaines des centaines de millions ont été investis dans des opérations de de réabilisateur de réhabilitation de grande ampleur qu'est-ce qui n'a pas marché je pense que sur la rénovation urbaine il n'y a pas eu de véritable échec d'une part on a agi sur l'architecture mais aussi on a accompagné en tout cas Nice toujours avec des mesures d'accompagnement social des mesures qui visent à meilleur insertion sociale et professionnelle des personnes qui habitent aujourd'hui nous sommes submergés submergés parce que ce trafic de drogue je l'ai dit à explosé submergé aussi parce qu'il est souvent en lien avec une immigration une immigration illégale et ce chaos migratoire il faut bien évidemment aujourd'hui arriver à le résoudre à y mettre fin c'est ce qu'a fait ce qu'a fait le les républicains tant au Sénat que à l'Assemblée nationale à travers les projets les propositions de loi que nous venons de déposer qui font en tout cas beaucoup réagir qui montrent qu'on met le doigt sur des mesures qu'il faut aujourd'hui impérativement prendre dans notre pays mais je pense que en tant que tel ce quartier des Moulins il a été ouvert sur la ville et on lui a amené les transports et ça relève plus effectivement de politique nationale au niveau bien sûr de la justice mais au niveau aussi du chaos migratoire parce que je suis désolé il y a un lien incontestable entre immigration et délinquance merci Denis carro merci beaucoup d'avoir été avec nous la une c'est ce lendemain de manifestations baroud d'honneur c'est à la Une de Nice-Matin aujourd'hui merci de nicaro d'avoir été avec nous et merci beaucoup Dominique merci beaucoup pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club des territoires débat sur les moyens de la justice entre Nelly Bertrand la secrétaire général du Syndicat de la magistrature et Dominique Verrien qui rapporte du projet de loi justice qui est examiné en ce moment même au Sénat ce sera suivi dans 20 minutes mais d'abord on accueille notre prochaine invité c'est Olivier Faure qui nous rejoint

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