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Conférence de presseÉlysée· 23 novembre 2025 27 minContradictoireFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Déclaration à la presse du Président Emmanuel Macron depuis le Sommet du G20 à Johannesburg.

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:32RelanceRéponse partielle

    Vous avez co-signé une déclaration sur le plan de paix américain en Ukraine. Ne présente-t-il pas un risque de capitulation pour les Ukrainiens et les Européens ?

  • 7:25RelanceRéponse directe

    Pourquoi ce plan serait inacceptable ?

  • 8:12RelanceRéponse directe

    Sur la conférence pour la paix humanitaire en RDC : qu'est-ce qui bloque, à quel niveau de collecte êtes-vous ?

  • 10:21RelanceRéponse directe

    L'Afrique du Sud, pays médiateur, n'a pas été conviée aux discussions sur l'Ukraine : pourquoi ?

  • 11:44FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on est devant un risque majeur de rupture avec les Etats-Unis ?

  • 13:00RelanceÉludée

    Ne reconnaissez-vous pas une forme d'échec sur la question algérienne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Emmanuel MacronFait
    « puisque c'est la première fois qu'un G20 se tient sur le continent africain. »
  • 8:57Emmanuel MacronChiffre
    « On a largement dépassé le milliard d'euros. »
  • 9:07Emmanuel MacronChiffre
    « Avant le sommet, on était à 150 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Auditeur4 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce n'est pas trop compliqué pour vous ? C'est un peu compliqué, oui. Merci pour votre patience. Merci pour votre patience. Je suis désolé. J'espère que vous pouvez travailler quand même dans les meilleures conditions possibles. Bon, du coup, je voulais justement prendre le temps de pouvoir vous dire quelques mots et répondre à vos questions. Écoutez, donc, on a aujourd'hui adopté les conclusions de ce sommet et je voudrais dire exactement où on en est. D'abord, par lui-même, ce sommet du G20 est une première puisque c'est la première fois qu'un G20 se tient sur le continent africain.

J'ai insisté là-dessus dès hier et je pense qu'il faut le voir vraiment comme un symbole déjà d'une avancée, d'une reconnaissance du rôle de l'Afrique dans le concert des nations et cela vient consacrer une réforme que la France aussi a beaucoup poussée ces dernières années qui est de donner un siège permanent autour de la table du G20 à l'Union africaine, ce qui était le cas dans ce sommet. Et à soi seul, cet élément est important. Deuxième point, alors qu'il y avait beaucoup de menaces, de craintes, qu'il ne puisse pas y avoir de déclaration, une déclaration à 19 a bien été établie. Vous savez, la délégation américaine n'est pas présente, mais elle a été adoptée ce matin.

Donc ça, c'est les bonnes choses. La troisième bonne chose, c'est qu'il n'y a pas de recul sur les éléments de ce G20, qu'il s'agisse des sujets de climat, de cadres pour gérer la dette, etc. Ça, c'est pour dire les bonnes choses, ce qui rend important ce sommet de Johannesburg. Et vraiment, je remercie nos amis sud-africains d'avoir organisé celui-ci. Et dans un moment très difficile, avec beaucoup de tensions géopolitiques, c'est, je crois, une étape qui était indispensable. Néanmoins, on voit, et je le disais ce matin, qu'on est vraisemblablement à la fin d'un cycle. On a du mal à mettre sur la table des compromis nouveaux.

On voit tous les débats qu'ont pu avoir nos sherpas ces dernières semaines sur des sujets qu'on croyait acquis. Et on voit bien les difficultés qu'on a dans l'ordre international. Gérer les conflits, on y reviendra sans doute, je pense qu'on se dira un mot de l'Ukraine, mais avoir une même vision de gérer les conflits, c'est-à-dire respecter la Charte des Nations Unies, soutenir la souveraineté territoriale. On voit les doubles standards qui parfois existent autour de la table sur l'un ou sur l'autre des sujets. Je crois à cet égard que la position de la France est une position d'unité et de cohérence.

Nous sommes pour le même standard partout, c'est-à-dire que du Soudan à la Palestine et Israël, en passant par l'Ukraine, on défend l'intégrité territoriale, la souveraineté des nations, la dignité humaine. Mais on voit bien que ces sujets ont du mal à avancer. Et ensuite, je faisais le constat ce matin qu'on a au fond une économie internationale qui est aujourd'hui très désorganisée. Des guerres tarifaires, de la surproduction et des surcapacités, des manques d'investissement, des inégalités qui progressent dans certaines régions du globe parce que des pays sont écrasés par le poids de leurs dettes.

Et donc, ceci suppose des réponses plus vigoureuses que celles qu'on est en train d'apporter. Et donc, c'est un peu ce qu'on va essayer de faire dans les prochains mois, en consolidant sur ces éléments défensifs qu'on a pu signer aujourd'hui, mais en perspective du G7 que la France aura à présider l'année prochaine. Le premier élément, nous avons d'ores et déjà lancé un travail important pour revenir sur les causes profondes de ces déséquilibres internationaux. Il faut qu'on ait la même lecture entre Chinois, Américains, Européens, Africains sur ce qui ne va pas dans l'ordre économique mondial. Si on n'a pas la même lecture, chacun va y aller de sa réponse.

Les uns mettront des tarifs, les autres continueront de surproduire, on ne va rien régler. Et c'est d'ailleurs l'origine même de nos coopérations internationales. Le G7 est né d'une nécessité de coordonner les économies développées sur le plan monétaire et financier, et le G20 est renaît quand il a fallu régler la crise des dettes souveraines il y a une quinzaine d'années. Là, je crois qu'on est à un moment où on peut relégitimer le G7 et le G20 si on sait apporter ces réponses-là. Donc il faut faire ce travail. Aujourd'hui, il n'y a pas de consensus entre nous. Premier chantier.

Le deuxième, il faut absolument bâtir un cadre commun sur les minerais critiques, les chaînes de valeur, la réindustrialisation pour les pays en voie de développement et émergents, parce qu'aujourd'hui, on voit une division du monde, une prédation sur les minerais critiques et les matières premières qui est un vrai problème et qui crée beaucoup de tensions. Troisièmement, il faut conserver et utiliser le cadre qu'on s'est donné pour restructurer les dettes. Ça, c'est un acquis du G20 ces dernières années. Et c'est clé pour sauver beaucoup de pays, en particulier en Afrique, qui sont sinon écrasés par cette dette.

Et puis quatrièmement, nous voulons accélérer l'agenda que la France a porté dès 2021 avec le sommet sur les économies africaines, leur financement, puis ce qu'on a fait à l'été 2023 avec le pacte pour la prospérité des peuples et la planète, qui est de se dire qu'on doit mieux utiliser nos instruments, il faut beaucoup plus se mettre sur, justement, l'aide aux pays en voie de développement à revenus intermédiaires. Et donc, pour cela, la réforme de la Banque mondiale, la réforme du FMI, avoir plus de leviers et mutualiser nos actions entre toutes les banques de développement et banques régionales notaires.

Je ne veux pas être plus détaillé, mais il y a un agenda possible pour être plus efficace collectivement et créer plus d'unités. C'est celui que j'ai indiqué là, mais il va supposer beaucoup de travail théorique et politique dans les mois qui viennent. Si on veut avoir des résultats concrets, il faudra tenir cela indépendamment des urgences. Voilà les quelques mots que je voulais vous dire sur ce G20. Il va se poursuivre ce soir et demain matin. Ensuite, j'irai au Gabon pour une visite bilatérale, puis je me rendrai à Luanda pour le sommet entre l'Union européenne et l'Union africaine. Je vais maintenant répondre à vos questions.

5:32
Auditeur

Monsieur le Président, vous avez co-signé une déclaration avec d'autres leaders sur le plan de paix américain en Ukraine. Est-ce que ce plan de paix, à vos yeux, ne présente pas un risque de capitulation, à la fois pour les Ukrainiens, mais aussi pour les Européens ?

5:42
Présentateur

Alors, il y a un plan de paix qui est arrivé, qui reprend des idées qui sont assez familières, soit qu'elles aient pu être partagées ou pas. Alors, il est bon dans le sens où il propose la paix et il reconnaît des éléments importants sur des questions de souveraineté, de garantie de sécurité et autres. Mais c'est une base d'un travail qui doit se reprendre, comme on l'avait d'ailleurs fait l'été dernier, parce que ce plan aujourd'hui, d'abord, n'a pas été négocié avec les Européens. Or, il stipule pour les Européens beaucoup de choses. Les actifs gelés sont détenus par les Européens. L'intégration européenne de l'Ukraine, c'est dans la main des Européens.

Savoir ce que fait l'OTAN, c'est dans la main des membres de l'OTAN. Donc il y a beaucoup de choses qui ne peuvent pas simplement être une proposition américaine, qui suppose une concertation plus large. Donc je pense qu'il faut d'abord dire, nous, nous voulons tous la paix, et on est cohérent. On veut que cette paix soit robuste et durable. Donc pour ça, il faut des éléments qu'on a déjà posés à plusieurs reprises.

Et donc c'est pourquoi, dès demain matin, les négociateurs américains arriveront à Genève, l'équipe de négociation ukrainienne s'y rendra, et l'équipe de négociation de l'Union européenne, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la France s'y rendront pour pouvoir remettre autour de la table de la substance et réconcilier toutes ses vues. Mais je pense que toute initiative qui va vers la paix est bonne. Maintenant, nous savons à quelles conditions cette paix est acceptable. Il faut qu'elle prenne en compte les éléments qui permettent une paix juste et durable pour les Ukrainiens et qui prennent en compte les éléments de sécurité pour tous les Européens.

7:25
Auditeur

Pourquoi ce plan serait inacceptable ?

7:26
Présentateur

Je ne vais pas prénégocier pour ce que font nos sherpas, mais on voit bien qu'il y a des éléments sur la limitation du format de l'armée ukrainienne, donc de sa propre souveraineté. On sait que s'il n'y a pas les éléments de la dissuasion, les Russes reviendront et trahiront leurs promesses. Nous l'avons vu à plusieurs reprises, et en particulier en ce qui concerne l'Ukraine en février 2022. Donc nous, nous voulons la paix. Je pense qu'elle doit commencer par un cessez-le-feu. Et ça aussi, c'est des choses qu'on peut essayer d'avoir à court terme.

Je constate que depuis mars, où le président Zelensky a donné son accord, c'est la Russie qui a toujours dit non, mais on a des éléments qu'on avait déjà retravaillés, d'ailleurs, au printemps-été, et après la rencontre qui s'était tenue à Anchorage. Donc voilà, on va recréer un moment de reconvergence pour essayer d'avoir un texte commun.

8:12
Auditeur

Monsieur le président de l'Europe en Afrique, vous avez organisé la conférence pour la paix humanitaire en République démocratique du Congo, mais depuis, même dans ce sommet, vous n'en avez pas parlé. Est-ce que, qu'est-ce qui bloque, vous êtes à quel niveau, combien collecté, ou bien qu'est-ce que les acteurs doivent faire ?

8:27
Présentateur

Alors, je me permets de juste corriger votre propos. J'ai parlé, en parlant des crises, des Grands Lacs et du Soudan. Donc je veux rassurer le continent africain qu'on ne doit pas oublier les guerres qui s'y jouent, et donc j'ai bien parlé de ce qui se passe, de manière aussi rapide que pour l'Ukraine et le Proche-Orient, parce que ça n'était pas l'objet premier de la discussion de ce matin, mais j'ai pu l'évoquer. Et à Paris, nous avons avancé avec cette conférence humanitaire qui a donné des... D'abord, qui a mobilisé de l'argent dans un plan qui n'était pas financé. On a largement dépassé le milliard d'euros. On était à 1,5 milliard de millions. Merci, M. le ministre, précisément.

Avant le sommet, on était à 150 millions d'euros. Donc on a fait x10 sur le soutien à l'humanitaire en République démocratique du Congo. C'était une nécessité. Il faut qu'on continue d'avancer. La situation est terrible dans tout l'Est et dans l'équivalent. Maintenant, on avait aussi posé des points opérationnels comme la réouverture de l'aéroport de Goma, les conditions pour le permettre. Je note qu'aujourd'hui, l'effort n'a pas été fait par les M23 et ceux qui détiennent l'aéroport de Goma pour pouvoir le rouvrir, alors même que les conditions administratives ont été prises par la République démocratique du Congo.

Donc je demande vraiment instamment à toutes les parties prenantes sur le sujet humanitaire de savoir avancer. Ensuite, c'est tenu, comme vous le savez, une réunion de médiation à Doha qui a permis aussi d'avancer sur l'aspect politique et la discussion avec le M23. Nous, on continue d'avancer. Et je pense qu'il faut unir tous les efforts, les efforts de l'Union africaine et du président Fornassim Bey qui a été mandaté par le président Lourenço, les efforts des Etats-Unis d'Amérique et ce qui a été signé l'été dernier, les efforts du Qatar et la médiation qui vient de marquer un pas important et on s'en est réjouis, et ce que la France a pu apporter. On doit absolument continuer.

La situation est trop grave pour qu'on la laisse. Et donc c'est cet effort conjoint que nous allons poursuivre.

10:21
Auditeur

Sur l'Ukraine, M. le président, on n'a pas été convié aux discussions sur l'Ukraine. Aujourd'hui, on est en Afrique du Sud. C'est un pays médiateur dans la crise et ils n'étaient pas là, ils n'ont pas été conviés.

10:30
Présentateur

Alors c'est d'une manière très simple parce qu'on parle de la sécurité de l'Europe et donc ça a été une coordination entre Européens pour préparer les réunions de demain de nos sherpas. Et donc, pour être très clair, comme il y a quelques pays européens qui sont actifs dans la discussion par souci d'efficacité, c'est tout à fait normal qu'on se coordonne. Et d'ailleurs, on a coordonné les Européens et aussi les partenaires de la coalition qui étaient présents et qui sont non-européens. Marc Carnet était là, la 1re ministre du Japon, pour ne citer que quelques exemples.

Nous avons aussi acté, au-delà du processus, une décision et nous allons organiser, en lien avec Keir Starmer, une réunion par vidéoconférence de la coalition des volontaires que, vous le savez, nous avons bâtie depuis février dernier à la réunion de Paris qui s'était tenue, cette coalition des volontaires qui a plus d'une trentaine de pays, européens mais aussi alliés. Donc nous tiendrons une réunion mardi après-midi pour nous coordonner sur ce point et voir les avancées qui se seront faites pendant les négociations des prochains jours à Genève et pouvoir prendre de nouvelles initiatives. Merci, monsieur le président. Vous avez dit qu'effectivement,

11:37
Auditeur

il y a des points qui paraissent à ce stade inacceptables. Les négociations démarrent demain, elles vont être compliquées. Est-ce qu'on est devant un risque majeur de rupture avec les Etats-Unis ?

11:47
Présentateur

Non, je ne ferai pas ici de politique fiction et je pense qu'à chaque fois, on a su reconverger. Les Etats-Unis d'Amérique jouent un rôle important dans le soutien à l'Ukraine et nous avons besoin de leur soutien pour cette guerre de résistance. Ils ont fait des propositions et je pense que tous ceux qui sont trop critiques ont tort de négliger le rôle que jouent aujourd'hui les Etats-Unis. Mais on doit ensuite reconverger parce que les Etats-Unis ont aussi besoin des Européens pour régler ce conflit. Et c'est très clair, d'ailleurs, dans les 28 points qui sont mis sur la table. Donc c'est cette négociation qui va se tenir.

Et en vrai, les gens qui vont se réunir demain à Genève, ce ne sont que des gens qui veulent la paix. Il ne faut pas se tromper. La tension, elle est avec la Russie. C'est la Russie qui a déclenché une guerre d'agression. C'est la Russie qui, depuis mars, ne veut pas le cesser le feu. Donc je pense qu'il faut tous qu'on ait beaucoup de calme et de sang-froid. On va faire reconverger ces positions avec tous le même but, obtenir la paix, mais pas une paix qui serait précaire, une paix vraiment durable pour l'Ukraine et pour les Européens.

12:44
Auditeur

Monsieur le Président, lors de ce G20, le Président Tebou n'était invité, finalement, il n'est pas venu. Vous étiez disponible pour une rencontre. Est-ce que, finalement, un entretien aura lieu et quand ? Et puis, par ailleurs, vous avez toujours prôné l'apaisement avec l'Algérie, mais vous avez été confronté à une très grave crise. Alors, est-ce que vous ne reconnaissez une forme d'échec sur la question algérienne ?

13:04
Présentateur

Je pense que, sur l'Algérie, il y a beaucoup de monde qui veut en faire une question politique. Je vais vous dire comment je vois les choses. Beaucoup de gens veulent faire de l'Algérie une question de politique domestique française. Et en Algérie, beaucoup de gens veulent faire de la relation à la France une question de politique domestique algérienne. Si on laisse ces gens-là de chaque côté faire l'agenda, il n'y a aucune chance qu'on avance. Moi, je note que, ces dernières années, on a su faire des avancées très concrètes. Et moi, j'ai toujours eu la même méthode, le respect et l'exigence. Le respect, parce que, quand on veut avancer avec quelqu'un, on a rarement des résultats insultants.

En tout cas, c'est plutôt mon expérience. Et l'exigence, c'est que la situation n'est pas satisfaisante, donc on veut des résultats. Mais il faut le faire en comprenant aussi ce que veulent les autres. Moi, je veux bâtir une relation d'avenir qui soit apaisée, mais on doit corriger beaucoup de choses. Et on sait que, sur beaucoup de sujets sécuritaires, migratoires, économiques, on n'est pas dans une situation satisfaisante, de part et d'autre. Il y en a beaucoup de défis communs. Donc, il y a un processus que j'ai décidé en réunissant les ministres et les services concernés il y a plusieurs semaines. C'est celui qu'on applique.

Il a conduit à des réengagements de discussion au niveau technique de nos directeurs des services, au niveau de nos secrétaires généraux des ministères des Affaires étrangères. Puis il y aura des réunions entre ministres qui vont se tenir. Et c'est comme ça qu'on reprépare, qu'on redéclenche les choses. Je constate qu'on a déjà eu des premiers résultats. Et la libération de Boilem sans salle est un premier résultat dont il faut se féliciter. Maintenant, il faut avoir beaucoup de constance et, je le dis, d'humilité et de respect. Et pour moi, c'est un sujet qu'on doit régler. Elle se fera au moment où on aura préparé pour avoir des résultats.

14:48
Auditeur

Monsieur le Président, toujours en parlant de diplomatie, on ne vous a pas encore entendu sur ces propos de votre chef d'état-major des armées il y a quelques jours au Congrès des maires. Beaucoup de réactions en France suite à, notamment, ces quelques mots « il faut accepter de perdre nos enfants ». Est-ce que vous reprendriez vous aussi ces mêmes termes et qu'avez-vous pensé des réactions en France ?

15:07
Présentateur

Je ne ferai pas de commentaire. Il n'y a qu'un chef des armées en France, c'est le Président de la République. Il y a ensuite un lien et un commandement qui se fait avec le chef d'état-major des armées qui a toute ma confiance et qui a tenu un discours qui était beaucoup plus élaboré que la phrase qu'on en a sortie. Je vois assez bien de quoi il peut s'agir, sortir une phrase et la sortir de son contexte pour faire peur. Je vois aussi les surreactions qu'il y a pu avoir.

La ministre des armées comme le chef d'état-major des armées lui-même ont pu, je crois, ces derniers jours donner toute clarté et pour tous les gens qui veulent sincèrement écouter ce qu'ils ont dit, remettre les choses dans leur contexte et dans le calme. Nous avons une armée qui est forte dont on doit être fier, qui s'est engagée sur des têtes d'opérations dangereuses ces dernières années, qui n'a jamais manqué à sa mission et ses devoirs et que nous avons consolidée par les décisions que nous avons prises et les deux lois de programmation militaire. C'est sans doute c'est même véritablement l'armée la plus efficace du continent européen aujourd'hui. Nous sommes fiers de cette armée.

J'aurai d'ailleurs des annonces complémentaires à faire dans les prochains jours et les prochaines semaines et c'est ça qu'il faut regarder et parce que c'est ce qui nous permet, je le redisais le 13 juillet dernier, dans le monde où nous vivons, fait d'incertitude, d'une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l'autre de venir. Mais je comprends s'ils n'ont écouté qu'un beau oui et je comprends surtout que ça a été détourné par beaucoup de gens qui ont un autre agenda. Mais moi, je ne cèderai pas à l'esprit de défaite, au déclinisme ambiant.

Je pense que la France doit continuer d'être une nation forte avec une armée forte mais avec aussi une capacité de sursaut collective. C'est-à-dire que nous sommes tous, dans le moment que nous vivons, face aux risques contemporains avec la nécessité d'être conscients sur ces risques géopolitiques et de nous tenir ensemble. Voilà. Mais j'en appelle à l'unité. Monsieur le redit, si nous voulons être véritablement protégés dans ce monde-là, on doit pouvoir dissuader les autres et pour ça, on doit être forts. Oui, là, on peut être que j'ai une ligne dissuade. Vous avez une question française, monsieur. Oui, en français. En français.

17:15
Auditeur

Monsieur le président, est-ce que vous êtes prête d'organiser un sommet G8 l'année prochaine, si c'est nécessaire ? C'est aussi, au plan américain, le retour de la Russie.

17:31
Présentateur

D'abord, aujourd'hui, les conditions ne sont pas remplies. Je n'ai pas de politique fiction, mais aujourd'hui, les conditions ne sont pas remplies pour réintégrer la Russie. Deuxièmement, le format dépend de l'avis unanime de tous les membres du G7 actuel. Donc je ne vais pas commencer, alors que la France prendra la présidence en janvier, à stipuler pour les autres. Il faut des consultations, il faut que tout le monde soit d'accord. Par contre, je souhaite bâtir le G7 français en associant étroitement des pays qui ne sont pas au G7 parce que je veux porter cet agenda sur les déséquilibres internationaux.

Et donc, il y aura une concertation étroite avec le Brésil, l'Afrique du Sud, l'Inde, la Chine et plusieurs autres. Donc on aura un format original et un peu nouveau parce qu'on a besoin d'unité.

18:13
Auditeur

Monsieur le Président, il y a-t-il une rencontre franco-saoudienne à propos de Palestine et surtout sur le Soudan ?

18:21
Présentateur

Écoutez, d'abord, nous avançons sur notre agenda. La situation sur le terrain reste évidemment extrêmement difficile. Et ce que nous voulons, c'est maintenir la paix et que chacun tienne ses engagements jusqu'au bout. Il y a ensuite l'administration de Gaza, le déploiement de forces de sécurité puis de la force internationale le jour d'après. Et donc l'Arabie saoudite et la France vraiment sont garantes de cet agenda de la déclaration de New York qui prend chacune de ces étapes jusqu'à la perspective politique. Et ça, je crois que c'est très important. Et c'est ce qui d'ailleurs fait le consensus pour ne pas dire l'unanimité dans toute la région.

Et donc on va continuer de tirer ce fil avec beaucoup de force. Sur le Soudan, nous sommes attachés aujourd'hui à la paix. Je pense que ce pays a trop souffert de cette guerre civile terrible avec trop d'aides militaires qui vient de l'étranger. Je pense qu'il faut maintenant que tout le monde se calme et se remette autour d'une table, que des médiations reprennent et que aussi la société civile puisse reprendre sa place. La France, il y a quelques mois, avait organisé une conférence à cet égard. Nous rejouerons en lien avec les négociateurs principaux notre rôle. Mais le Soudan a besoin de paix.

Le Soudan a besoin que les armes s'arrêtent, que ceux qui les fournissent cessent de le faire et que la société civile reprennent sa place. Madame, si on va... Oui.

19:39
Auditeur

Merci beaucoup, M. le Président. Sophie Mouéna, correspondante pour la coopération de broadcast sud-africain. Cette rencontre, c'est sur l'africain. Je l'ai entendu vous parler de Soudan, le GRC en français. et les gens out there, les Africains en particulier, sont en train de dire qu'est-ce que la déclaration va faire en termes de l'implementation pour address cette challenge de conflit. En Soudan, la speculation est que la crise de la humanité en Soudan est plus intense que nous voyons dans d'autres parts of the world. But the Sudanese are a forgotten nation. Does Africa deserve neglect?

20:35
Présentateur

So, first of all, I want to insist here and to say very clearly to all your people that you should not underestimate the impact and the importance of having the first G20 summit in our history on the African continent. And by itself, it's a great achievement. And I think South Africa can be proud of this achievement. Second, this is as well a summit where African Union has this seat, which is a very important achievement as well in the recognition of Africa as a whole and Africa as being part of these nations to decide for themselves and for the future.

Second, the main topic of the G20 is much more about climate, economy, and trying to regulate and find common tools for our economies and not the vivid and geopolitical crisis. It's never been the core of our agenda, even if inside events we can meet on that. This G20 consolidated some of very important points decided during the past few years, especially on debt restructuring, which was an important part of the discussion this morning. and this is very important in real terms for the African countries because a lot of them, too many of them, are overwhelmed by the debt service and have to sacrifice health, education because of that.

So delivering a common restructuring is critical and G20 is the right framework. Why? Because you have China, Europeans, all the key creditors around the table. Now, as for the crisis, let me tell you that Sudan is not forgotten by France. We organized several conferences in support of Sudan and trying to find a way to give to the civil society its fair place and to push and re-engage with the different parties to cease fire. Now, the main objective in Sudan, and I think all those involved in this conflict have to follow this same line, is clearly cease fire, resuming the humanitarian help and setting, as we did in 2019, a peace where civil society could take its place and its fall.

And I, you know, I do remember the civil society being in Paris in 2019 right after the Sudanese revolution. And these young women were so impressive, so powerful, and we owe them so much. So by respect for what they dedicated and what they did, now, for me, the objective is to deliver this agenda. Thank you very much. One more question in English.

23:14
Auditeur

For the Middle East, how do you evaluate the situation now, the geopolitical situation?

23:18
Présentateur

Look, the situation as I was mentioning. So in Lebanon, the situation remained extremely fragile. I think President Aoun made a very important speech today, and I want to say that he reflected what we have in mind, meaning being very firm and deficient vis-à-vis Hezbollah and delivering our plan, which is clearly to restore Lebanese sovereignty in the Thars and fighting actively against the terrorist groups.

Now, what we want to do in close coordination with the U.S., because as we know, we are together in the coordination mechanism, in direct discussion with Israel, with security is clearly impacted, we want to deliver this mechanism step by step to restore sovereignty of Lebanon and Lebanese forces in the South, withdraw progressively the presence of the Israeli forces and be efficient against Hezbollah. So the weeks and months to come will be absolutely critical in this achievement, but I think that the commitments taken today by President Aoun were very important and we will follow up.

And in the meanwhile, we will organize as well our conference to support the recovery of Lebanon in France, and our Saudi friends will organize a conference for the financing of the Lebanese armed forces in closing with us. And these two pillars are very important to deliver this concrete result.

24:43
Auditeur

Thank you, Mayor. Thank you. We have a question. We have a question. We have a question. We have a question. We have a question. I have a question. On Ukraine? Last question. Just regarding Ukraine, I mean, what do you all as European leaders plan to do in order to convince President Trump of some of the issues you all have? And is Europe in a position to support Ukraine should the U.S. withdraw its support?

25:01
Présentateur

I will not try to figure out some scenario. Where we are, it's clear. Ukraine, the U.S., and the Europeans want peace, but we want a robust and long-standing peace. I think it's very good that the U.S. propose something to go to a ceasefire and peace, and we have to command these efforts. But at the same time as what is at stake is obviously Ukrainian sovereignty and European security, it's normal to have both the Ukrainians and the Europeans on the table to finalize this plan. So this is exactly what we will do tomorrow and the days after in order to make a common plan. Now we just have one problem and our problem is not the U.S. on this negotiation on this point.

Our unique problem, all of us, is Russia which started this war. We refused to take the ceasefire's proposals in February, March, July, August, etc., and didn't provide any guidance if they are okay just to have a ceasefire now. And look at the humanitarian situation in Ukraine, not just in the East, but everywhere. Look at the situation of the infrastructure, of energy, and so on. Look at the civilian casualties. I mean, this is a necessity to stop the Russians. There is one aggressor and one victim. Full stop. Thank you very much.

26:28
Auditeur

Thank you very much. Just on the Marche Blanche, on hommage to Medi Kessie Rasey. Thank you.