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interviewBLAST· 19 septembre 2025 14 min

BLOQUONS TOUT, ACTE 2 : LA COLÈRE ET LA MOBILISATION S’AMPLIFIENT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] 18 septembre 2025, acte 2 mvlocontau. Les syndicats prennent le relais et appellent à la grève contre les mesures budgétaire jugé brutal de François Bairou. Une nouvelle journée noire est annoncée paralysant transport, route, école et services publics. [Musique] Les 4h du matin, des agents de la RATP ont bloqué le dépôt de bus de la rue de Lannie dans le 21e arrondissement Paris. [Musique] Bon, salut, moi c'est Fred.

On est réuni 18 septembre pour dénoncer un peu le mépris que le gouvernement avers les travailleurs. On est réuni devant le centrebus de l'an. va falloir qu'on qu'on se décide d'une suite à donner à cette journée.

Alors va falloir qu'on en discute avec les collègues parce qu'on est dans une situation actuelle un petit peu complexe par rapport à l'ouverture à la concurrence. On est un peu dans le flou mais là c'est encore plus important. C'est un c'est un gouvernement qui méprise les travailleurs et ça c'est très voilà ça craque il y a l'intersyndical c'est vrai que ça nous a fait une petite claque.

J'ai pas compris pourquoi ils ont pas appelé le 10 mais ça c'est fait c'est fait. Après le 10 ça nous a permis de créer un un début de mouvement parce que ici on a tenu notre piquet et là on fait une belle une belle journée là. Si nous tirerons tous, il tombera, ça ne peut pas durer comme ça.

Un groupe de manifestants venus soutenir les grévistes de la RATP a subi les charges des forces de l'ordre. Lève-toi, [ __ ] ! Lève-toi !

Lève-toi ! Lève-toi ! Lève-toi !

Lè-toi ! J'ai cré un coup dans la tête ! Lè-toi !

J'ai cré un trou dans la tête ! Mais je suis blessé, [ __ ] Lève-toi. Je te dis un coup dans la tête.

Je comprends. Dégage ! Dégage !

Tu as un coup dans la tête, tu prends ça ou pas ? Là, allez dans la tête. Tu dégages.

Tu sors. Tu sors de là. Allez, dégage.

On est s'il vous plaît. Rapidement, sortez. [Musique] Au fil de la journée, les étudiantes et étudiants se sont joints au mouvement.

Même si Macron veut pas nous on est là pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ne va pas nous on est là l'organisation révolutionnaire Pink Block a également marqué cette mobilisation en bloquant l'entrée d'un magasin carrefour à Saint-Paul. OK, il est 7h du matin, on vient d'empêcher l'ouverture de enfin de créer la fermeture de ce carrefour là. Euh, on est issu d'une assemblée générale quirgi euh et euh et on a décidé de faire cette action ce matin parce que Carrefour est un des soutiens du génocide à Gaza et que et que en fait des produits Carrefour sont partout, que c'est un espèce de géant mondial qui est implanté dans tous les pays du monde, qui respecte rien et qui surtout ne lutte pas pour faire respecter le droit international.

Donc on appelle vraiment à boycoter les produits de ce géant et c'est pas le seul géant qui tire un profit de son de son implantation en fait dans les territoires occupés et de son sa nouvelle implantation à chaque fois qu'un nouveau territoire est occupé. Et donc avec la responsabilité qu'un tel groupe, il est impensable de de traiter le droit international comme le fait Carrefour. Il est imprensable de ne pas respecter des principes qui sont absolument fondamentaux parce que Carrefour, plus que qui que ce soit d'autre, a une énorme responsabilité là-dedans.

France pédine avec Gaza, le pink washing ne fonctionne pas. Comme le 10 septembre, la greffe s'est poursuivie à l'hôpital Tenon où plusieurs syndicats ont convergé avec le personnel soignant, bientôt rejoint par des lycéennes et des lycéens. Ça peut pas continuer ce qui se passe dans ce gouver, dans ce pays.

Il y a du fric et c'est à nous qui veulent faire payer la crise. C'est eux qui la font la crise, c'est les riches. Donc maintenant, il faut amplifier le mouvement.

Il faut que ça continue encore plus. Et il nous a mis le cornu. Le cornu euh c'est la même hein.

C'est pas le cornu le problème. C'est Macron. Macron faut qu'il dégage en fait.

Mission, il y a pas d'autres solution. Ça mettra ça mettra le temps que ça mettra. et euh va falloir va falloir vraiment faire quelque chose et je pense que le mouvement d'aujourd'hui il il est il est encourageant en tant qu'usager mais aussi de proche proche d'usager de l'hôpital.

On est aussi des témoins directs de la dégradation complète du service public, du manque de moyens, du manque de personnel mais aussi en fait de la dégradation des infrastructures de l'hôpital. Et ça en fait c'est le résultat de politique austéritaire que nous à l'université on connaît très bien aussi. À Parisen, c'est 13 millions de coûtes budgétaires qu'on essaie de nous imposer.

Du coup, il y a des formations qui ferment au profit d'autres d'autres formations qui ouvrent en partenariat avec des des entreprises privées. Notamment là à Parisen, il y a un master en cyber en cybersécurité qui va ouvrir en partenariat avec l'entreprise Talè. Je pense que j'apprends rien à personne si je dis que l'entreprise Talè, elle est complice du génocide à Gaza parce qu'elle envoie directement des armes à l'État d'Israël.

En fait, ce qu'on constate à la fois dans les hôpitaux mais aussi dans les universités, c'est qu'on est victime de de du même objectif qui un objectif de casse des des services sociaux qui sont déjà en genou à terre, quoi. [Musique] À Bery, les syndicalistes Sudraille ont mené une action éclaire en envahissant le parvis du ministère de l'économie et des finances. On est là, on est là, on est là.

Nous, on est là des travailleurs à la gare du Nord, la contestation s'est exprimée à la fois contre le gouvernement et contre les dirigeants de l'intersyndicale accusé de ne pas avoir soutenu les grèves et blocages citoyens du 10 septembre. La vérité les amis, c'est qu'ils ont peur politiquement de ce qu'on est en train de faire. Ils ont peur de faire en sorte que ce qui se passe à la gare du Nord soit un exemple pour l'ensemble du mouvement. parce que ça lui fait chier de se dire que les travailleurs de la SNCF, peu importe l'organisation syndicale dans laquelle ils sont, se préoccupe non pas de leur boutique syndicale, non pas uniquement du rail, mais se préoccupe de l'avenir des générations futures, de l'avenir des personnels hospitaliers, des profs de la jeunesse.

C'est pour ça qu'aujourd'hui ce qu'il voudrait faire, c'est de faire en sorte que ça soit uniquement la bureaucratie syndicale qui reprennent le my parce que ça leur va bien les mouvements routiniers République nation en rang en écoutant de la house et en plus grand Mito tranquille. C'est ça ce qu'ils veulent parce qu'ils sont détanisés les amis par ce qui est en train de se passer. C'est un des mois de septembre les plus explosifs des dernières décennies.

La radicalité qui s'est exprimé le 10, ils en veulent pas. C'est pour ça qu'il nous criminalise l'ultra gauche, les casseur et cetera et cetera. C'est ça ce qu'ils essayent de vouloir montrer et de dire de l'autre côté, il y a les directions syndicales qui elles sont responsables, qui savent faire.

Il y a Marie-Lise Léon, la patronne de la CFTT, elle est pas pour la chute du gouvernement. Elle a dit "Je ne fais pas de grève politique." Ah, première nouvelle, moi les amis, je sais pas ce que c'est la lutte pour la réforme des retraites, pour l'augmentation des salaires, les minimats sociaux si ce n'est pas éminemment politique.

Bien sûr qu'il faut dégager Macron et toute la Macron et tous ses amis, mais c'est que c'est pas fini. Macron, il est là, c'est le représentant du du système néolibiral et capitaliste. Mais il y a pas que lui qui veut faire trouver, c'est tous ses amis.

Toutes ces personnes qui pensent vraiment que le ruissellement, que les milliards du CICE, que les milliards qui déversent en déduction fiscale pour les entreprises de Bourgeois, elles descendent vraiment vers le petit peuple. C'est des conneries, nous on le sait très bien, on le vit tous les jours. La révolte, on la jette dans la rue, le peuple il la saisit ou il la saisit pas.

Maintenant, c'est aux gens de la saisir. Vous en avez marre de tout ça. Vous en avez marre de vous faire vous faire taper dessus tout le temps, de vous faire taxer tout le temps, d'avoir un système qui qui gonfle la richesse des plus riches en France.

Bah faut se lever à un moment donné. Le cortège principal partie de la Bastie a rassemblé les différentes organisation syndicales qui ont avancé ensemble en direction de nation. En marge de la manifestation, certains ont souligné l'importance de prolonger la dynamique initiée le 10 septembre.

Je pense que bah le budget de toute façon c'est une question sur le long terme qui sera pas réglée avant décembre. Donc ça va être important qu'il y ait des journées de mobilisation qui soient qui soient continu jusqu'à jusqu'à décembre. Mais ouais pu aussi révélateur lui fait que on narrive pas tellement à se projeter c'est quand même qu'il y a une crise institutionnelle quand même assez générale et qui a été assez inédite ces dernières années et donc c'est vrai qu'on ne sait pas du tout vers où on va quoi.

On a traversé la crise Covid. On a subi des plans d'économie et des restructurations parce que bah comme d'habitude, on a un gouvernement qui tient pas ses engagements et à chaque fois on nous demande de nous sacrifier. Et euh bah le résultat c'est dégradation des conditions de travail, euh difficulté de prendre en charge nos patients et puis on a des gros problèmes d'attractivité, de fidélisation à l'hôpital public et en particulier dû au salair qui même si ils ont pu augmenter, on a toujours gel du point d'indice et on est toujours sur des salaires inférieurs à la moyenne européenne.

Là, on voit bien le combat idéologique entre ceux qui veulent nous imposer l'état gendarme et ceux qui comme nous défendons l'État providence en fait et en particulier notre système de protection sociale. On sent une résignation, une colère, c'est un peu un mélange de tout. Et notre trinte, c'est moi, je vous le cache pas, d'arriver en 2027 avec voilà des idées extrêmes, en particulier de l'extrême droite et ça nous inquiète en fait.

On a bien compris que on va pas s'arrêter uniquement à cette journée parce que le plan de financement de la sécurité sociale, il est prévu pour les semaines qui viennent et il faut pas relâcher la pression. Nous nous sommes là aussi pour revenir sur la réforme des retraites parce que nous considérons que il faut revenir sur cette réforme qui est injuste et qui dans les faits ne peut pas s'appliquer parce que les gens sont usés et ne vont pas jusqu'à 64 ans au travail ou alors s'ils y arrivent, c'est souvent dans de très mauvaises conditions. On est tout à fait euh solidaire et surtout partisan de la stratégie d'aller allumer des foyers un peu partout en France pour arriver effectivement à une grève beaucoup plus massive dans tout le pays et nous on considère aujourd'hui que c'est bien par une grve radicale dans les boîtes en reprenant l'outil de production comme on l'a fait en 2023 qu'on a été remettre l'électricité gratuite dans les quartiers populaires, qu'on a coupé des bâtiments d'état.

D'ailleurs, à ce sujet-là, on a subi une répression très forte puisqu'on a plus de 1000 collègues qui ont été traduits devant les tribunaux, qui ont été condamnés, qui ont été mis en garde la vue. Et donc nous, on est pour un vraiment une grève radicale qui s'inscrivent dans un mouvement citoyen, c'est-à-dire un mouvement citoyen dans les rues et un mouvement des salariés dans les boîtes qui bloquent l'outil de production de façon reconductible et on se réapproprie notre outil de notre outil de travail. Il y a beaucoup de jeunes aujourd'hui qui ont jamais connu de grandes conquêtes sociales qui s'en prennent plein la gueule.

La violence qui nous est opposée aujourd'hui par le pouvoir, elle est énorme que ce soit physiquement, que ce soit au niveau des urnes où toutes les élections ont été bafouées. Donc c'est évidemment par la mobilisation populaire massive dans les boîtes et citoyennes qu'on va réussir à à les stopper et surtout aller à la reconquête sociale. C'est vraiment ce qu'il y a de plus important.

À nous, à nous, à nous, elle est à elle est à nous. On espère qu'aujourd'hui ce sera le début de de quelque chose. Si ça allait pas, on continuera à se mobiliser pour que ça le soit.

Le 18 septembre s'inscrit ainsi comme un nouvel épisode d'ampleur dans la mobilisation nationale avec la volonté affichée de voir le mouvement prendre toujours plus d'ampleur. [Musique] [Musique] Ah.