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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 6 février 2016 21 minAutoproduitActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprises

Nicolas Dupont-Aignan invité de "Ça roule" sur Sud Radio : péages et autoroutes.

Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 35 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent, quand vous voyez une barrière de péage et que vous lancez une petite manifestation, en principe, comment ça se passe de votre côté ?

  • 3:47OuverteRéponse partielle

    L'entretien des routes, est-ce que vous considérez qu'il faut quand même garder peut-être un droit de péage ?

  • 4:52RelanceRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, j'ai une petite question : pourquoi vous n'êtes pas entendu ? Qu'est-ce qui se passe ?

  • 5:29RelanceRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, vous nous disiez, je ne comprends pas, les médias ça ne réagit pas, les Français ça ne réagit pas plus que ça.

  • 6:44OuverteRéponse directe

    En dehors de ces augmentations tarifaires qui sont clairement proposées par les sociétés d'autoroutes, il y a aussi l'augmentation des taxes par l'État. Et là, il y a un côté, enfin, vous ne trouvez pas qu'il y a un côté presque schizophrène chez la ministre des Transports ?

  • 9:50OuverteRéponse directe

    Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, la question que pose Pierre derrière : est-ce qu'il y a des pressions de la part de certains lobbies et de la part des sociétés d'autoroutes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Locuteur 1Fait
    « Après un gel en 2015, les tarifs des péages sont repartis à la hausse en 2016. »
  • 0:27Locuteur 1Fait
    « Contrairement à la promesse de Ségolène Royal, il progresse bien de 1,12% en moyenne. »
  • 0:37Locuteur 1Fait
    « Cette année, cette hausse attendue après un gel des tarifs en 2015 s'explique en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale qu'on peut définir comme le loyer payé par les entreprises concessionnaires d'autoroutes à l'État pour l'occupation du domaine public. »
  • 3:34Locuteur 7Fait
    « Mais là, c'est absurde, les autoroutes ont été remboursées pour la plupart. »
  • 4:01Locuteur 7Fait
    « Regardez par exemple le compte de Vinci. »
  • 4:12Locuteur 7Fait
    « C'est une rente de situation qui a été donnée à des sociétés autoroutières, et j'aimerais savoir pourquoi. »
  • 4:28Locuteur 7Fait
    « L'augmentation, en plus, n'est pas uniforme. On vous dit 1%. Mais ça dépend des trajets. »
  • 4:40Locuteur 3Chiffre
    « La région Rhône-Alpes, on est à 1,27%. »
  • 4:43Locuteur 3Chiffre
    « Centrestre de la France, 1,23% de plus. »
  • 5:56Locuteur 7Fait
    « Madame Royal, par exemple, avec qui j'ai discuté, a été scandalisée quand elle est arrivée au gouvernement. »
  • 11:02Locuteur 7Chiffre
    « Dominique de Villepin a privatisé, c'est-à-dire qu'il a vendu ses sociétés pour une bouchée de pain, 14 milliards, alors qu'elles en valaient au moins 20 ou 30. »
  • 11:34Locuteur 7Chiffre
    « Ces autoroutes rapportent 3 milliards par an. »
  • 16:56Locuteur 7Promesse
    « On pourrait très bien racheter les sociétés d'autoroutes, leur garder un caractère de société d'économie mixte, mais dirigée avec des obligations par l'État. »

Temps de parole

  • Locuteur 744 %
  • Locuteur 316 %
  • Présentateur11 %
  • Locuteur 68 %
  • Locuteur 46 %
  • Locuteur 84 %
  • ?3 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 22 %
  • Locuteur 12 %

≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur 7

Pour

0:02
Locuteur

ou

0:03
Locuteur 3

contre la suprématie des sociétés d'autoroutes, d'augmenter les tarifs de péage comme bon leur semble, voici la question que l'on vous pose ce matin sur Sud Radio. Et évidemment, vous avez la parole 0826 300 300 pour nous donner votre avis. Gaspard, on fait tout de suite un point sur cette question que l'on pose dans sa roule.

0:23
Locuteur 1

Après un gel en 2015, les tarifs des péages sont repartis à la hausse en 2016. Contrairement à la promesse de Ségolène Royal, il progresse bien de 1,12% en moyenne. Et pourtant, l'inflation reste toujours aussi faible puisqu'elle a atteint plus 0,2%. Cette année, cette hausse attendue après un gel des tarifs en 2015 s'explique en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale qu'on peut définir comme le loyer payé par les entreprises concessionnaires d'autoroutes à l'État pour l'occupation du domaine public. Pour

0:51
Locuteur 3

ou contre cette suprématie des sociétés d'autoroutes, comprenez-vous que les tarifs augmentent aussi régulièrement ? Vous nous donnez votre avis 0826 300 300, avis que Gaspard est allé également vous demander dans la rue. Écoutez.

1:04
Locuteur 10

Je suis totalement contre.

1:06
Locuteur

C

1:06
Locuteur 10

'est l'État qui devrait décider du prix des péages en fonction de la situation économique du pays. Malheureusement, ce n'est pas possible.

1:12
Locuteur 2

Je pense que l'augmentation des tarifs sur les autoroutes

1:15
Locuteur

peut

1:16
Locuteur 2

être justifiée. Enfin, si on a besoin d'améliorer la qualité des routes, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, il faudrait que nous, en tant qu'usagers, nous soyons conscients des améliorations qui peuvent être apportées. Si on nous demandait une augmentation des péages juste pour renfouer les caisses de l'entreprise, ça ne serait pas très justifié. D'accord pour l'augmentation des tarifs de péages, mais avec une justification à la clé.

1:41
Locuteur 3

Honnêtement,

1:41
Locuteur

je

1:41
Locuteur 3

suis contre. Je ne comprends pas l'intérêt de les avoir gelés l'année dernière si c'est pour les augmenter cette année. En plus, je suis sûre qu

1:47
Locuteur

'ils

1:47
Locuteur 3

vont continuer à grimper et je trouve ça

1:49
Locuteur 2

scandaleux.

1:49
Locuteur 5

Je suis contre. Les Français, de toute façon, sont des moutons. Tant qu'il y

1:53
Locuteur

aura

1:53
Locuteur 5

des gens pour payer, ils auraient tort de se priver. Cette suprématie, ce sont les Français qui l'ont créée. Donc aujourd'hui, on ne peut pas s'en plaindre. Tous les ans, ça augmente. Tous les ans, ça râle 5 minutes. Et voilà. En France, on est des pros du râlage 5 minutes. Ça, on est des pros. C'est comme quand je suis charliste et je suis charliste 5 minutes. Voilà. On est des pros pour gueuler 5 minutes. Voilà. Pendant ce temps-là, eux, ils courbent le dos 5 minutes. Et à la fin, ça repart comme en 40 et on se reprend des augmentations, etc. Donc cette suprématie, je suis désolé, c'est nous qui l'avons créée.

2:28
Locuteur 3

Alors Pierre,

2:29
Locuteur

on

2:29
Locuteur 3

va en parler de ce sujet avec notre invité Nicolas Dupot-Aignan. Bonjour Nicolas.

2:33
Locuteur 7

Bonjour Pierre. Ça fait.

2:35
Locuteur

Je

2:35
Locuteur 3

suis ravi. Bonjour Nicolas.

2:38
Présentateur

Je suis ravi de vous avoir dans sa roule. On est ravi de vous avoir dans sa roule parce que sur ce dossier, il faut être clair. Vous êtes l'ami des automobilistes. Mais bon, ce n

2:44
Locuteur

'est

2:44
Présentateur

pas la première fois où on commence à y être habitués. Dites-moi, Nicolas Dupot-Aignan, pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent, quand vous voyez une barrière de péage et que vous lancez une petite manifestation, en principe, comment ça se passe de votre côté

2:53
Locuteur

? Ce

2:54
Locuteur 7

n

2:55
Locuteur

'est

2:55
Locuteur 7

pas facile, mais moi j'entendais un de vos auditeurs dire qu'on s'est couché. Moi j'ai essayé de réveiller les hommes politiques et les femmes politiques de notre pays. J'ai essayé de réveiller les Français, les médias, par ces opérations qu'on a faites aux différents péages. Ce qui est ahurissant,

3:12
Locuteur

c

3:13
Locuteur 7

'est de voir un État, donc des gouvernements

3:16
Locuteur

de

3:17
Locuteur 7

droite puis de gauche, donner un pouvoir scandaleux à des concessionnaires d'autoroutes au mépris du bien public parce que qui est un péage pour payer l'emprunt qui a servi à construire l'autoroute

3:33
Locuteur

? Pourquoi

3:33
Locuteur 7

pas

3:34
Locuteur

?

3:34
Locuteur 7

Mais là, c'est absurde, les autoroutes ont été remboursées pour la plupart.

3:38
Locuteur

Donc

3:39
Locuteur 7

vous voyez bien l'escroquerie qu'il y a devant nous. Et

3:42
Locuteur

l'entretien

3:42
Locuteur 7

?

3:42
Locuteur

L

3:43
Présentateur

'entretien des routes, est-ce que vous considérez qu'il faut quand même garder peut-être un droit de

3:46
Locuteur

péage

3:46
Locuteur 7

? Non mais

3:47
Locuteur

qu

3:48
Locuteur 7

'il y ait éventuellement une péréquation, qu'il y

3:52
Locuteur

ait

3:52
Locuteur 7

un système d'entretien, pourquoi pas ? Mais l'entretien est extrêmement minime. Il faut que vous regardiez les bénéfices des sociétés d'autoroutes. Regardez par exemple le compte de Vinci. Oui, il tire tous ses bénéfices des autoroutes, mais ce sont des bénéfices extravagants. C'est une rente de situation qui a été donnée à des sociétés autoroutières, et j'aimerais savoir pourquoi. Ça ne peut plus durer.

4:19
Locuteur

Et

4:19
Locuteur 7

là, ils viennent à nouveau d'augmenter sous un faux prétexte. Ils prétendent faire des travaux, mais les travaux ne correspondent pas aux montants qui vont être reçus. Vous avez vu l'augmentation. L'augmentation, en plus, n'est pas uniforme. On vous dit 1%. Mais ça dépend des trajets.

4:34
Locuteur 3

Alors j'ai les chiffres, Nicolas Dupont-Aignan, si vous le voulez bien. Les autoroutes du sud de la France seront le plus touchées, comme à SF. On a plus 1,63%. La région Rhône-Alpes, on est à 1,27%. Centrestre de la France, 1,23% de plus. Voilà, on a quand même des chiffres qui sont importants. Alors

4:52
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan, j'ai une petite question.

4:54
Locuteur 7

Pardonnez-moi de vous reprendre là-dessus. Ça, c'est la moyenne. Mais ces sociétés d'autoroutes vont augmenter beaucoup plus fortement certains tronçons. D

5:04
Locuteur 3

'accord. Je vous ai donné la moyenne sur les tronçons

5:07
Locuteur

régionaux. Non, non, non. Mais ce que veut dire Nicolas Dupont-Aignan, c'est que... Vous avez donné la

5:09
Locuteur 7

moyenne sur le réseau régional.

5:12
Locuteur

Oui, c'est ça. Mais à l'intérieur du réseau des allemands, les tronçons,

5:15
Locuteur 7

ils augmentent plus encore.

5:18
Locuteur 3

Alors pourquoi vous n'êtes pas entendu ? Qu'est-ce qui se passe ? Expliquez-moi pourquoi ce combat ne trouve absolument aucun écho. Je ne

5:23
Locuteur

suis

5:23
Locuteur 3

pas d'accord.

5:24
Locuteur

Nicolas Dupont-Aignan,

5:25
Locuteur 3

vous nous disiez, je ne comprends pas, les médias ça ne réagit pas, les Français ça ne

5:28
Locuteur

réagit pas plus que ça. Je vais

5:29
Locuteur 7

vous dire, il y a deux choses. Il trouve un écho du côté de nos concitoyens. Je reçois tous les jours des témoignages de soutien. En revanche, j'aimerais savoir pourquoi, et j'aimerais qu'il

5:40
Locuteur

y ait

5:40
Locuteur 7

des journalistes indépendants, et il y en a beaucoup en France, heureusement, qui fassent une vraie enquête, pourquoi les dirigeants, que ce soit le gouvernement, ce gouvernement comme les autres, se couchent devant ces lobbies, ces groupes d'intérêts. Madame Royal, par exemple, avec qui j'ai discuté, a été scandalisée quand elle est arrivée au gouvernement. Oui, elle

6:03
Présentateur

a même demandé le gel des tarifs, voire même la baisse des tarifs,

6:06
Locuteur

et au final

6:06
Présentateur

ça monte.

6:07
Locuteur 7

Et

6:07
Locuteur

puis,

6:07
Locuteur 7

elle a disparu. Le dossier a été repris par M. Valls. Comme si, à chaque fois qu'il y avait quelqu'un qui veut vraiment remettre en cause cette puissance d'intérêt, immédiatement, un des deux camps politiques, leur grand chef, immédiatement les remettait sur les rails, si je veux dire. C'est ça qui est absolument scandaleux. Alors, qu'est-ce qu'il y a derrière ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'aimerais qu

6:30
Locuteur

'il y ait

6:30
Locuteur 7

une enquête approfondie. Je pense qu'il faudrait porter plainte. Maintenant, je ne vois que la voie judiciaire. Nous sommes en train d'étudier ça avec des juristes,

6:39
Locuteur

parce que

6:40
Locuteur 7

ça ne peut plus continuer. C'est

6:42
Locuteur

une

6:42
Locuteur 7

enquête organisée.

6:44
Locuteur

En

6:44
Présentateur

dehors, Nicolas Dupont-Aignan, de ces augmentations tarifaires qui sont clairement proposées par les sociétés d'autoroutes, il y a aussi l'augmentation des taxes par l'État. Et là,

6:53
Locuteur

il

6:53
Présentateur

y

6:53
Locuteur

a

6:53
Présentateur

un côté, enfin, vous ne trouvez pas qu'il

6:55
Locuteur

y a

6:55
Présentateur

un côté presque schizophrène chez la ministre des Transports, c'est Golanne Royal, qui d'un côté est en train de dire qu'il faut faire baisser les prix des péages pour les usagers, mais qui augmente la taxe domaniale, c'est-à-dire le loyer que versent les sociétés à l'État. C'est évident que ça allait être répercuté sur l'automobiliste.

7:10
Locuteur 7

Alors, c'est tout à fait clair. Nous avons un État qui ne sait plus où il habite, si je peux me permettre, qui d'un côté dit qu'il faut baisser les tarifs autoroutiers, et qui de l'autre est en train de ponctionner ces sociétés. Mais, soyons clairs, cette taxe est très minime, et je pense d'ailleurs au départ qu'elle avait été faite justement pour qu'il

7:33
Locuteur

y ait

7:33
Locuteur 7

un retour des sociétés d'autoroutes vers l'État. Et les sociétés d'autoroutes ont retrouvé soi-disant un élément de la concession du document juridique qui les oblige à répercuter cette taxe. On nous raconte n'importe quoi. La vérité, c'est qu'il y a une disposition dans les contrats de concession qui permet la rupture.

7:53
Locuteur

Donc,

7:54
Locuteur 7

un gouvernement pourrait tout à fait rompre les concessions d'autoroutes. Et j'ai précisé vraiment le moyen de le faire. Il suffirait de racheter les concessions d'autoroutes au prix où elles ont été vendues, moins les bénéfices reçus et plus les investissements faits. Il y

8:12
Locuteur

a

8:12
Locuteur 7

une clé. On peut le faire. Alors, on va continuer.

8:16
Locuteur 3

Nicolas Dupontaignant,

8:17
Locuteur

on

8:17
Locuteur 3

va continuer évidemment avec vous et de vous donner la parole ce matin sur Sud Radio, mais également la parole, vous le savez, le standard est ouvert à ceux qui l'empruntent, cette autoroute, plus ou moins régulièrement. 0 826 300 300. Êtes-vous pour ou contre la suprématie des sociétés d'autoroutes d'augmenter les tarifs de péage, comme bon leur semble ? On accueille tout de suite Pierre. C'est vraiment le prénom à la mode ce matin. Au standard. Bonjour Pierre.

8:40
Locuteur 4

Bonjour. Voilà, je suis très heureux de participer à votre émission. Et je dirais tout d'abord que M. Dupontaignant a raison. Je rajoute également que depuis les années 60, on nous mène en bateau.

8:55
Locuteur

Pourquoi ?

8:56
Locuteur 4

Dans les années 60, nous avions 20 km d'autoroutes, l'autoroute de l'ouest que j'empruntais à l'époque souvent. A l'époque, si vous vous rappelez, il y avait une concession de 30 ans qui était faite aux sociétés d'autoroutes qui par la suite devaient revenir à l'État. Oui, mais les autoroutes, les sociétés d'autoroutes, ont toujours gardé le monopole et ce n

9:22
Locuteur

'est

9:22
Locuteur 4

jamais revenu à l'État. Alors, on peut se poser la question, qui est derrière les sociétés d'autoroutes ? Et je pense, je n'en suis pas sûr, mais qu'il y a pas mal de politiques qui maintiennent donc, qui sont un appui pour les lobbies, pour maintenir les tarifs et font ce qu'ils veulent. Donc, on nous met un bateau. Je vous dis, dans les années 60, je me rappelle très bien, l'autoroute de l'ouest, il y avait une concession de 30 ans. Elle est toujours restée dans le gilom des autoroutes.

9:50
Locuteur

Oui,

9:50
Présentateur

Pierre. Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, la question que pose Pierre derrière, si je veux la reformuler, c'est, est-ce qu'il y a des pressions de la part de certains lobbies et de la part des sociétés d'autoroutes ? Vous êtes parlementaire aussi, vous êtes élu de la République. Est-ce que vous subissez des opérations de lobbying intensives de la part des sociétés d'autoroutes ?

10:10
Locuteur 7

En tout cas, pas moi, parce qu

10:11
Locuteur

'ils

10:11
Locuteur 7

savent que c'est perdu d'avance. Mais ce qui est sûr, c'est que M. Alamin, par exemple, on connaissait M. Alamin, qui est invité dans toutes les émissions, qui n'a jamais été élu nulle part, qui n'a jamais été élu nulle part, et qui est très influent. M. Alamin, ça,

10:29
Locuteur

il

10:29
Locuteur 7

ne s'en vende pas quand il vend ses bouquins, qu'il est président d'une société d'autoroutes. Et je l'ai vu traîner plusieurs fois dans le hall de l'Assemblée nationale. Voilà. Donc, il y

10:38
Locuteur

a

10:38
Locuteur 7

des lobbies. Alors, je voudrais reprendre ce qu'a dit votre auditeur. À l'époque, quand il parlait de l'autoroute de l'Ouest, ces sociétés, c'était des sociétés publiques. C'est-à-dire que l'État avait créé une société, avait dit, plutôt que de taxer le contribuable par des impôts, on va faire payer l'usager pendant 30 ans. Ça, à la rigueur, ça pouvait se comprendre.

10:57
Locuteur

Il

10:57
Locuteur 7

fallait construire des autoroutes. Mais ce qui est scandaleux, c'est quand Dominique de Villepin a privatisé, c'est-à-dire qu'il a vendu ses sociétés pour une bouchée de pain, 14 milliards, alors qu'elles en valaient au moins 20 ou 30. Même le Financial Times avait dit à l'époque, et on ne peut pas le suspecter d'être pour moi, un journal britannique libéral qui avait dit que

11:15
Locuteur

c'était

11:15
Locuteur 7

l'escroquerie du siècle. Donc, ils ont vendu, sous-évalué, à des intérêts privés. Et maintenant, ça la voudrait dire, et c'est pour ça que le gouvernement ne le fait pas, ça voudrait dire racheter ces sociétés au prix de l'époque.

11:28
Locuteur

Donc,

11:28
Locuteur 7

ça voudrait dire sortir 10 milliards d'euros ou 5 milliards selon la comptabilité qu'on fait. Ce qui est clair, c'est que ça fait de l'argent. Mais ce serait largement amorti, puisque ces autoroutes rapportent 3 milliards par an. Donc, ce que je demande, c'est que l'État ait le courage, l'État aurait le courage de racheter ces sociétés. Je peux vous dire qu'ensuite, on laisserait les péages pendant 2-3 ans pour amortir le rachat, et au bout de 2-3 ans, on pourrait supprimer tous les péages sur les autoroutes amorties ou laisser juste un péage pour l'entretien, c'est-à-dire réduire considérablement le tarif. Aujourd'hui, une famille de Smicard ne peut plus prendre l'autoroute.

Aujourd'hui, les gens modestes dans notre pays ne peuvent plus prendre l'autoroute.

12:10
Locuteur 3

Monsieur Dupont-Aignan, on revient avec vous dans quelques instants. Plein de questions à vous poser, d'autres auditeurs au standard de Sud Radio, mais pour l'instant, c'est l'heure de la pause. 0800 26 300 300, rejoignez-nous pour nous donner également votre avis sur cette question pour ou contre la suprématie des sociétés d'autoroutes de gérer leurs péages et leurs tarifs comme bon leur semble.

12:28
Locuteur 7

Le pour

12:30
Locuteur

Au

12:30
Locuteur 3

contre

12:31
Locuteur

Et

12:31
Locuteur 3

pour ou contre, cette question que l'on vous pose ce matin, si vous nous rejoignez, je vous souhaite la bienvenue sur Sud Radio, dans sa roule. Pour ou contre, la suprématie des sociétés d'autoroutes d'augmenter les tarifs de péage comme bon l'ensemble. Alors, on en parle avec Nicolas Dupont-Aignan, mais on en parle aussi avec vous. Et on va tout de suite accueillir Didier au standard de Sud Radio. Bonjour Didier.

12:51
Locuteur 8

Oui, bonjour.

12:52
Locuteur 3

Merci d'être avec nous. Vous appelez d'où

12:54
Locuteur

?

12:54
Locuteur 8

De Gange, dans les

12:55
Locuteur

Hérènes.

12:56
Locuteur 3

Très bien. Vous avez votre radio qui est éteinte derrière vous ?

12:59
Locuteur 8

Tout est éteinte. Je suis... Voilà.

13:01
Locuteur 3

Dans la grotte et ça fait écho. Ah, vous êtes à moi. Alors Didier, parlons bien. Parlons concret. Non, votre avis sur cette question que l'on pose ce matin dans sa roule ?

13:09
Locuteur 8

Déjà d'une, je salue M. Dupont-Aignan, qui était un des rares hommes politiques qu

13:15
Locuteur

'on

13:15
Locuteur 8

sent près du peuple, qui a su se dégager du système. Et je dirais qu'on peut extrapoler toute la société française actuellement. C'est-à-dire que le 26, ils font partie du 4,40. Et ces gens-là ont parlé de comment... Alain Minc. Donc le système est bloqué puisqu'il fait les... À chaque fois qu'il sort un bouquin,

13:36
Locuteur

il

13:36
Locuteur 8

place sur... M. Dupont-Aignan a été évincé un petit peu de là que 4,40. 80% du peuple depuis 20, 30...

14:21
Locuteur 3

Votre intervention a le mérite d'être clair.

14:23
Locuteur

Didier

14:24
Présentateur

remonté.

14:24
Locuteur 3

Ah oui,

14:25
Locuteur

et

14:25
Locuteur 3

puis là, on

14:25
Locuteur

voit

14:25
Locuteur 3

là.

14:25
Locuteur

Ce sont des

14:26
Locuteur 3

représentatifs. Il a raison Nicolas Dupont-Aignan,

14:28
Locuteur

ça

14:28
Locuteur 3

évidemment, chacun le voit en fonction. Mais ce que l'on peut dire, c'est qu'effectivement, les Français en ont un peu marre de peut-être être pris par des vaches.

14:35
Locuteur

Mais vous savez

14:35
Présentateur

le problème, Laurent, c'est le système actuel qui est aujourd'hui dans un système qui n'est plus acceptable. Les sociétés d'autoroutes sont les seules entreprises en France qui n'écoutent pas le mécontentement de leurs clients. Il y a quand même un problème. Votre réaction, Nicolas Dupont-Aignan,

14:49
Locuteur

sur le témoignage de Didier ?

14:49
Locuteur 7

On leur a donné un monopole public. C'est ahurissant. L'entreprise privée, elle est là pour aller sur des marchés privés où il y a de la concurrence. Il n

15:01
Locuteur

'y

15:01
Locuteur 7

a rien de pire qu'un monopole privé.

15:03
Locuteur

Parce

15:03
Locuteur 7

qu'il y a les défauts du monopole public et les défauts du privé cumulé. Moi, je suis pour baisser les charges des PME, de celles qui se battent, qui ont de la concurrence. Mais pourquoi donner les autoroutes à des sociétés privées et leur donner un monopole ? Et c'est l'État qui fixe les tarifs. Et vous savez ce qu

15:21
Locuteur

'ils

15:21
Locuteur 7

sont en train de nous préparer sous la pression de Bruxelles

15:23
Locuteur

et

15:24
Locuteur 7

de l'Europe ? Ils veulent maintenant privatiser les barrages hydroélectriques.

15:27
Locuteur

C

15:28
Locuteur 7

'est-à-dire les barrages hydroélectriques que les Français ont construits avec leurs mains à la fin de la guerre, qui ont été financés par les intérêts publics, les barrages hydroélectriques doivent être obligés d'être cédés à des entreprises privées.

15:39
Locuteur

C

15:40
Locuteur 7

'est-à-dire que, comme ces gens-là, M. Attali, Minc et toute la clique, ne gagnent pas d'argent par leur capacité à inventer des produits, à aller sur les vrais marchés, eh bien, ils volent des rentes de situation en tondant les Français.

15:56
Locuteur

Car

15:57
Locuteur 7

c'est ça derrière. C'est un système qui va tondre les Français et il

16:01
Locuteur

y a

16:01
Locuteur 7

un moment, trop c'est trop. Et moi, je demande simplement à ceux qui m'écoutent d'écrire, d'envoyer des mails, de nous soutenir, c'est-à-dire de faire en sorte que des associations, même comme 40 millions d'automobilistes, soient soutenues. Parce que nous, on n'a pas les moyens financiers de tous ces gens-là. On n'a pas les réseaux d'influence. Et

16:20
Locuteur

donc, c'est

16:21
Locuteur 7

qu'avec nos moyens qu'on peut y arriver.

16:23
Locuteur

Je

16:23
Présentateur

rappelle, Nicolas Dupont-Aignan, pour ça, il y

16:25
Locuteur

a

16:25
Présentateur

un site, un stopophtrochers.com, le site de 40 millions d'automobilistes. Mais j'ai un petit souci, parce que vous savez qu'il

16:31
Locuteur

y

16:31
Présentateur

a à peu près l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette sur votre idée et conception de la défense des automobilistes et puis la mienne. Mais dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, vous n'avez pas peur quand même que demain, que l'État soit moins bon gestionnaire qu'une société privée ? Vous n'avez pas peur que demain, par exemple, si on se met à vouloir nationaliser les boulangeries, le pain devienne dégueulasse du jour au lendemain ?

16:52
Locuteur 7

Non, mais regardez, il ne

16:54
Locuteur

s

16:54
Locuteur 7

'agit pas de transformer. On pourrait très bien racheter les sociétés d'autoroutes, leur garder un caractère de société d'économie mixte, mais dirigée avec des obligations par l'État. D'ailleurs, aujourd'hui, c

17:07
Locuteur

'est

17:07
Locuteur 7

l'État qui fixe les tarifs. Donc, à partir du moment où le capital serait public, comme elles l'ont été sous De Gaulle et Pompidou, le capital était public. Il y avait des péages, mais ce n'était pas pour nourrir des actionnaires privés, c'était pour réinvestir dans des routes. Moi, si les péages servaient, par exemple, à investir dans les transports en commun, dans de nouvelles routes, que fais-je dans le réseau numérique au débit ? Mais à la rigueur, c'est un choix public transparent. Ce qui me choque, c'est qu'on racquette les automobilistes pour prendre l'argent pour une poignée de personnes.

17:42
Locuteur

C

17:42
Locuteur 7

'est différent.

17:43
Locuteur 3

Alors, Nicolas Dupontagne, on restait avec nous.

17:44
Locuteur

On

17:44
Locuteur 3

va conclure avec Jacques. Il y

17:46
Locuteur

a

17:46
Locuteur 3

eu beaucoup de monde aussi au standard. On va donc accueillir la dernière personne que l'on peut prendre ce matin. Bonjour, Jacques.

17:51
Locuteur 6

Bonjour. Bonjour à tout le monde.

17:53
Locuteur 3

Merci d'être avec nous sur Sud Radio. On vous écoute, Jacques.

17:56
Locuteur 6

Bon, alors, voilà. Moi, j'ai très peu de choses à dire, mais je pense qu'il y

18:00
Locuteur

a

18:00
Locuteur 6

une chose essentielle, c'est que le but

18:02
Locuteur

d

18:03
Locuteur 6

'une autoroute au départ, c'était de modérer la mortalité, de rendre les gens plus sécurisés, enfin, qu'il y ait de sécurité sur la route. Et, évidemment, c'est le rôle pour l'instant des gens du gouvernement et de tous ceux qui ont précédé, de dire qu'il y

18:26
Locuteur

a

18:26
Locuteur 6

beaucoup de morts, donc on va taper sur les automobilistes. Mais non de non, qu'on donne la possibilité aux automobilistes de continuer à payer si on le veut, mais de les amoyer plus sur la route que sur les routes de campagne qui ont beaucoup à dire. Donc, ensuite, pour récupérer ces autoroutes, ben, moi, je ne vais pas y aller par 50 chemins, il n'y

18:49
Locuteur

a

18:49
Locuteur 6

qu'à les nationaliser. On donne ce que ceux qui nationaliseront, combien de drones du prix, enfin, combien de drones du prix, il faudra peut-être en discuter un peu, mais fixer la barre à un niveau. et que les sociétés d'autoroutes où il y a des lobbies comme M. Menck, etc., qui viennent solliciter... Il est habillé pour l'hiver,

19:14
Locuteur

lui. Ah oui, non, non, on n'est pas là, on n'est pas complètement là

19:16
Locuteur 3

pour ça. Mais Jacques, si je veux essayer de résumer votre idée,

19:20
Locuteur

c

19:20
Locuteur 3

'est ça, c'est de remettre les sociétés, enfin, les péages, les autoroutes, en termes de nationalisation, on le nationalise, c

19:26
Locuteur

'est un peu l'idée

19:26
Locuteur 3

que vous voulez, quoi, aussi simple que ça.

19:28
Locuteur 6

Il y

19:28
Locuteur

aura

19:28
Locuteur 6

déjà beaucoup moins de morts sur la route. En

19:30
Locuteur 3

fait, ce qui est important, oui, pour conclure, Jacques

19:33
Locuteur

?

19:33
Locuteur 6

Oui, pour conclure, alors, pour les gérer, bien sûr, il faudra des gens, des fonctionnaires qui sont compétents, qui seraient compétents, et qui sont sous contrôle, parce que gérer, faire gérer, faire dire par un membre du gouvernement qui est actuellement, qui n'a pour elle que,

19:53
Locuteur

peut

19:53
Locuteur 6

-être la mère des enfants du président, on voit ce que

19:56
Locuteur

nous... Oui, alors,

19:56
Locuteur 3

Jacques, c'est peut-être un point de vue qui ne rentre pas dans le sujet d'aujourd'hui, mais en tout cas, on a bien compris. Juste, dernière réaction, Nicolas Dupont-Aignan, sur le témoignage de Jacques,

20:06
Locuteur

et sur la sécurité routière,

20:07
Locuteur 3

surtout.

20:09
Locuteur 7

En

20:09
Locuteur

une

20:09
Locuteur 3

minute, Nicolas !

20:11
Locuteur 7

Oui, on le voit bien, aujourd'hui, tellement de gens ne peuvent plus prendre l'autoroute, et vous avez beaucoup de camions aussi qui ne le prennent plus, qui ne les prennent plus, donc ça surcharge les routes nationales, ce qui fait que ça coûte cher à la collectivité, tout ça est complètement absurde. Je demande juste qu'on renationalise les sociétés d'autoroutes, qu'on gagnera beaucoup d'argent au départ pour rembourser ce qu'on a payé pendant 2-3 ans, il faudra encore subir les péages pendant 2-3 ans, et après, on pourra diminuer les péages sur les tronçons amortis. Et ça ne coûtera rien aux contribuables, et ça permettra de remettre de l'ordre et de maîtriser notre destin.

Vous savez, derrière tout ça, la question sincère, c'est est-ce que le peuple français veut maîtriser son destin ou se laisser tondre ? C'est ça la seule question.

20:54
Locuteur 3

Ce sera le mot de la fin.

20:55
Présentateur

Pour la tonte, je ne

20:56
Locuteur

suis

20:56
Présentateur

pas emballé. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été avec nous. Moi, ce qui me plaît dans ce discours, c'est qu'on a quand même une vraie volonté d'abaissement du coût du péage pour les usagers dans la démarche politique qu'entreprend Nicolas Dupont-Aignan. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Alors, nationalisé, pas nationalisé, j'ai envie de

21:14
Locuteur

dire,

21:14
Présentateur

pour l'automobile, ce qui compte vraiment, c'est que les prix baissent et point barre. Ce sera

21:18
Locuteur

déjà pas mal.

21:18
Locuteur 3

Et puis Nicolas Dupont-Aignan, merci d'avoir été avec nous.

21:20
Locuteur

La prochaine

21:20
Locuteur 3

fois, le challenge, c'est d'être avec nous en studio. Bon week-end ! Au revoir.

21:25
Locuteur

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