Nicolas Dupont-Aignan invité de "Ça roule" sur Sud Radio : péages et autoroutes.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 35 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:38OuverteRéponse directe
Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent, quand vous voyez une barrière de péage et que vous lancez une petite manifestation, en principe, comment ça se passe de votre côté ?
- 3:47OuverteRéponse partielle
L'entretien des routes, est-ce que vous considérez qu'il faut quand même garder peut-être un droit de péage ?
- 4:52RelanceRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, j'ai une petite question : pourquoi vous n'êtes pas entendu ? Qu'est-ce qui se passe ?
- 5:29RelanceRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, vous nous disiez, je ne comprends pas, les médias ça ne réagit pas, les Français ça ne réagit pas plus que ça.
- 6:44OuverteRéponse directe
En dehors de ces augmentations tarifaires qui sont clairement proposées par les sociétés d'autoroutes, il y a aussi l'augmentation des taxes par l'État. Et là, il y a un côté, enfin, vous ne trouvez pas qu'il y a un côté presque schizophrène chez la ministre des Transports ?
- 9:50OuverteRéponse directe
Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, la question que pose Pierre derrière : est-ce qu'il y a des pressions de la part de certains lobbies et de la part des sociétés d'autoroutes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Locuteur 1Fait
« Après un gel en 2015, les tarifs des péages sont repartis à la hausse en 2016. »
- 0:27Locuteur 1Fait
« Contrairement à la promesse de Ségolène Royal, il progresse bien de 1,12% en moyenne. »
- 0:37Locuteur 1Fait
« Cette année, cette hausse attendue après un gel des tarifs en 2015 s'explique en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale qu'on peut définir comme le loyer payé par les entreprises concessionnaires d'autoroutes à l'État pour l'occupation du domaine public. »
- 3:34Locuteur 7Fait
« Mais là, c'est absurde, les autoroutes ont été remboursées pour la plupart. »
- 4:01Locuteur 7Fait
« Regardez par exemple le compte de Vinci. »
- 4:12Locuteur 7Fait
« C'est une rente de situation qui a été donnée à des sociétés autoroutières, et j'aimerais savoir pourquoi. »
- 4:28Locuteur 7Fait
« L'augmentation, en plus, n'est pas uniforme. On vous dit 1%. Mais ça dépend des trajets. »
- 4:40Locuteur 3Chiffre
« La région Rhône-Alpes, on est à 1,27%. »
- 4:43Locuteur 3Chiffre
« Centrestre de la France, 1,23% de plus. »
- 5:56Locuteur 7Fait
« Madame Royal, par exemple, avec qui j'ai discuté, a été scandalisée quand elle est arrivée au gouvernement. »
- 11:02Locuteur 7Chiffre
« Dominique de Villepin a privatisé, c'est-à-dire qu'il a vendu ses sociétés pour une bouchée de pain, 14 milliards, alors qu'elles en valaient au moins 20 ou 30. »
- 11:34Locuteur 7Chiffre
« Ces autoroutes rapportent 3 milliards par an. »
- 16:56Locuteur 7Promesse
« On pourrait très bien racheter les sociétés d'autoroutes, leur garder un caractère de société d'économie mixte, mais dirigée avec des obligations par l'État. »
Temps de parole
- Locuteur 744 %
- Locuteur 316 %
- Présentateur11 %
- Locuteur 68 %
- Locuteur 46 %
- Locuteur 84 %
- ?3 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 22 %
- Locuteur 12 %
≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Pour
ou
contre la suprématie des sociétés d'autoroutes, d'augmenter les tarifs de péage comme bon leur semble, voici la question que l'on vous pose ce matin sur Sud Radio. Et évidemment, vous avez la parole 0826 300 300 pour nous donner votre avis. Gaspard, on fait tout de suite un point sur cette question que l'on pose dans sa roule.
Après un gel en 2015, les tarifs des péages sont repartis à la hausse en 2016. Contrairement à la promesse de Ségolène Royal, il progresse bien de 1,12% en moyenne. Et pourtant, l'inflation reste toujours aussi faible puisqu'elle a atteint plus 0,2%. Cette année, cette hausse attendue après un gel des tarifs en 2015 s'explique en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale qu'on peut définir comme le loyer payé par les entreprises concessionnaires d'autoroutes à l'État pour l'occupation du domaine public. Pour
ou contre cette suprématie des sociétés d'autoroutes, comprenez-vous que les tarifs augmentent aussi régulièrement ? Vous nous donnez votre avis 0826 300 300, avis que Gaspard est allé également vous demander dans la rue. Écoutez.
Je suis totalement contre.
C
'est l'État qui devrait décider du prix des péages en fonction de la situation économique du pays. Malheureusement, ce n'est pas possible.
Je pense que l'augmentation des tarifs sur les autoroutes
peut
être justifiée. Enfin, si on a besoin d'améliorer la qualité des routes, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, il faudrait que nous, en tant qu'usagers, nous soyons conscients des améliorations qui peuvent être apportées. Si on nous demandait une augmentation des péages juste pour renfouer les caisses de l'entreprise, ça ne serait pas très justifié. D'accord pour l'augmentation des tarifs de péages, mais avec une justification à la clé.
Honnêtement,
je
suis contre. Je ne comprends pas l'intérêt de les avoir gelés l'année dernière si c'est pour les augmenter cette année. En plus, je suis sûre qu
'ils
vont continuer à grimper et je trouve ça
scandaleux.
Je suis contre. Les Français, de toute façon, sont des moutons. Tant qu'il y
aura
des gens pour payer, ils auraient tort de se priver. Cette suprématie, ce sont les Français qui l'ont créée. Donc aujourd'hui, on ne peut pas s'en plaindre. Tous les ans, ça augmente. Tous les ans, ça râle 5 minutes. Et voilà. En France, on est des pros du râlage 5 minutes. Ça, on est des pros. C'est comme quand je suis charliste et je suis charliste 5 minutes. Voilà. On est des pros pour gueuler 5 minutes. Voilà. Pendant ce temps-là, eux, ils courbent le dos 5 minutes. Et à la fin, ça repart comme en 40 et on se reprend des augmentations, etc. Donc cette suprématie, je suis désolé, c'est nous qui l'avons créée.
Alors Pierre,
on
va en parler de ce sujet avec notre invité Nicolas Dupot-Aignan. Bonjour Nicolas.
Bonjour Pierre. Ça fait.
Je
suis ravi. Bonjour Nicolas.
Je suis ravi de vous avoir dans sa roule. On est ravi de vous avoir dans sa roule parce que sur ce dossier, il faut être clair. Vous êtes l'ami des automobilistes. Mais bon, ce n
'est
pas la première fois où on commence à y être habitués. Dites-moi, Nicolas Dupot-Aignan, pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent, quand vous voyez une barrière de péage et que vous lancez une petite manifestation, en principe, comment ça se passe de votre côté
? Ce
n
'est
pas facile, mais moi j'entendais un de vos auditeurs dire qu'on s'est couché. Moi j'ai essayé de réveiller les hommes politiques et les femmes politiques de notre pays. J'ai essayé de réveiller les Français, les médias, par ces opérations qu'on a faites aux différents péages. Ce qui est ahurissant,
c
'est de voir un État, donc des gouvernements
de
droite puis de gauche, donner un pouvoir scandaleux à des concessionnaires d'autoroutes au mépris du bien public parce que qui est un péage pour payer l'emprunt qui a servi à construire l'autoroute
? Pourquoi
pas
?
Mais là, c'est absurde, les autoroutes ont été remboursées pour la plupart.
Donc
vous voyez bien l'escroquerie qu'il y a devant nous. Et
l'entretien
?
L
'entretien des routes, est-ce que vous considérez qu'il faut quand même garder peut-être un droit de
péage
? Non mais
qu
'il y ait éventuellement une péréquation, qu'il y
ait
un système d'entretien, pourquoi pas ? Mais l'entretien est extrêmement minime. Il faut que vous regardiez les bénéfices des sociétés d'autoroutes. Regardez par exemple le compte de Vinci. Oui, il tire tous ses bénéfices des autoroutes, mais ce sont des bénéfices extravagants. C'est une rente de situation qui a été donnée à des sociétés autoroutières, et j'aimerais savoir pourquoi. Ça ne peut plus durer.
Et
là, ils viennent à nouveau d'augmenter sous un faux prétexte. Ils prétendent faire des travaux, mais les travaux ne correspondent pas aux montants qui vont être reçus. Vous avez vu l'augmentation. L'augmentation, en plus, n'est pas uniforme. On vous dit 1%. Mais ça dépend des trajets.
Alors j'ai les chiffres, Nicolas Dupont-Aignan, si vous le voulez bien. Les autoroutes du sud de la France seront le plus touchées, comme à SF. On a plus 1,63%. La région Rhône-Alpes, on est à 1,27%. Centrestre de la France, 1,23% de plus. Voilà, on a quand même des chiffres qui sont importants. Alors
Nicolas Dupont-Aignan, j'ai une petite question.
Pardonnez-moi de vous reprendre là-dessus. Ça, c'est la moyenne. Mais ces sociétés d'autoroutes vont augmenter beaucoup plus fortement certains tronçons. D
'accord. Je vous ai donné la moyenne sur les tronçons
régionaux. Non, non, non. Mais ce que veut dire Nicolas Dupont-Aignan, c'est que... Vous avez donné la
moyenne sur le réseau régional.
Oui, c'est ça. Mais à l'intérieur du réseau des allemands, les tronçons,
ils augmentent plus encore.
Alors pourquoi vous n'êtes pas entendu ? Qu'est-ce qui se passe ? Expliquez-moi pourquoi ce combat ne trouve absolument aucun écho. Je ne
suis
pas d'accord.
Nicolas Dupont-Aignan,
vous nous disiez, je ne comprends pas, les médias ça ne réagit pas, les Français ça ne
réagit pas plus que ça. Je vais
vous dire, il y a deux choses. Il trouve un écho du côté de nos concitoyens. Je reçois tous les jours des témoignages de soutien. En revanche, j'aimerais savoir pourquoi, et j'aimerais qu'il
y ait
des journalistes indépendants, et il y en a beaucoup en France, heureusement, qui fassent une vraie enquête, pourquoi les dirigeants, que ce soit le gouvernement, ce gouvernement comme les autres, se couchent devant ces lobbies, ces groupes d'intérêts. Madame Royal, par exemple, avec qui j'ai discuté, a été scandalisée quand elle est arrivée au gouvernement. Oui, elle
a même demandé le gel des tarifs, voire même la baisse des tarifs,
et au final
ça monte.
Et
puis,
elle a disparu. Le dossier a été repris par M. Valls. Comme si, à chaque fois qu'il y avait quelqu'un qui veut vraiment remettre en cause cette puissance d'intérêt, immédiatement, un des deux camps politiques, leur grand chef, immédiatement les remettait sur les rails, si je veux dire. C'est ça qui est absolument scandaleux. Alors, qu'est-ce qu'il y a derrière ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. J'aimerais qu
'il y ait
une enquête approfondie. Je pense qu'il faudrait porter plainte. Maintenant, je ne vois que la voie judiciaire. Nous sommes en train d'étudier ça avec des juristes,
parce que
ça ne peut plus continuer. C'est
une
enquête organisée.
En
dehors, Nicolas Dupont-Aignan, de ces augmentations tarifaires qui sont clairement proposées par les sociétés d'autoroutes, il y a aussi l'augmentation des taxes par l'État. Et là,
il
y
a
un côté, enfin, vous ne trouvez pas qu'il
y a
un côté presque schizophrène chez la ministre des Transports, c'est Golanne Royal, qui d'un côté est en train de dire qu'il faut faire baisser les prix des péages pour les usagers, mais qui augmente la taxe domaniale, c'est-à-dire le loyer que versent les sociétés à l'État. C'est évident que ça allait être répercuté sur l'automobiliste.
Alors, c'est tout à fait clair. Nous avons un État qui ne sait plus où il habite, si je peux me permettre, qui d'un côté dit qu'il faut baisser les tarifs autoroutiers, et qui de l'autre est en train de ponctionner ces sociétés. Mais, soyons clairs, cette taxe est très minime, et je pense d'ailleurs au départ qu'elle avait été faite justement pour qu'il
y ait
un retour des sociétés d'autoroutes vers l'État. Et les sociétés d'autoroutes ont retrouvé soi-disant un élément de la concession du document juridique qui les oblige à répercuter cette taxe. On nous raconte n'importe quoi. La vérité, c'est qu'il y a une disposition dans les contrats de concession qui permet la rupture.
Donc,
un gouvernement pourrait tout à fait rompre les concessions d'autoroutes. Et j'ai précisé vraiment le moyen de le faire. Il suffirait de racheter les concessions d'autoroutes au prix où elles ont été vendues, moins les bénéfices reçus et plus les investissements faits. Il y
a
une clé. On peut le faire. Alors, on va continuer.
Nicolas Dupontaignant,
on
va continuer évidemment avec vous et de vous donner la parole ce matin sur Sud Radio, mais également la parole, vous le savez, le standard est ouvert à ceux qui l'empruntent, cette autoroute, plus ou moins régulièrement. 0 826 300 300. Êtes-vous pour ou contre la suprématie des sociétés d'autoroutes d'augmenter les tarifs de péage, comme bon leur semble ? On accueille tout de suite Pierre. C'est vraiment le prénom à la mode ce matin. Au standard. Bonjour Pierre.
Bonjour. Voilà, je suis très heureux de participer à votre émission. Et je dirais tout d'abord que M. Dupontaignant a raison. Je rajoute également que depuis les années 60, on nous mène en bateau.
Pourquoi ?
Dans les années 60, nous avions 20 km d'autoroutes, l'autoroute de l'ouest que j'empruntais à l'époque souvent. A l'époque, si vous vous rappelez, il y avait une concession de 30 ans qui était faite aux sociétés d'autoroutes qui par la suite devaient revenir à l'État. Oui, mais les autoroutes, les sociétés d'autoroutes, ont toujours gardé le monopole et ce n
'est
jamais revenu à l'État. Alors, on peut se poser la question, qui est derrière les sociétés d'autoroutes ? Et je pense, je n'en suis pas sûr, mais qu'il y a pas mal de politiques qui maintiennent donc, qui sont un appui pour les lobbies, pour maintenir les tarifs et font ce qu'ils veulent. Donc, on nous met un bateau. Je vous dis, dans les années 60, je me rappelle très bien, l'autoroute de l'ouest, il y avait une concession de 30 ans. Elle est toujours restée dans le gilom des autoroutes.
Oui,
Pierre. Dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, la question que pose Pierre derrière, si je veux la reformuler, c'est, est-ce qu'il y a des pressions de la part de certains lobbies et de la part des sociétés d'autoroutes ? Vous êtes parlementaire aussi, vous êtes élu de la République. Est-ce que vous subissez des opérations de lobbying intensives de la part des sociétés d'autoroutes ?
En tout cas, pas moi, parce qu
'ils
savent que c'est perdu d'avance. Mais ce qui est sûr, c'est que M. Alamin, par exemple, on connaissait M. Alamin, qui est invité dans toutes les émissions, qui n'a jamais été élu nulle part, qui n'a jamais été élu nulle part, et qui est très influent. M. Alamin, ça,
il
ne s'en vende pas quand il vend ses bouquins, qu'il est président d'une société d'autoroutes. Et je l'ai vu traîner plusieurs fois dans le hall de l'Assemblée nationale. Voilà. Donc, il y
a
des lobbies. Alors, je voudrais reprendre ce qu'a dit votre auditeur. À l'époque, quand il parlait de l'autoroute de l'Ouest, ces sociétés, c'était des sociétés publiques. C'est-à-dire que l'État avait créé une société, avait dit, plutôt que de taxer le contribuable par des impôts, on va faire payer l'usager pendant 30 ans. Ça, à la rigueur, ça pouvait se comprendre.
Il
fallait construire des autoroutes. Mais ce qui est scandaleux, c'est quand Dominique de Villepin a privatisé, c'est-à-dire qu'il a vendu ses sociétés pour une bouchée de pain, 14 milliards, alors qu'elles en valaient au moins 20 ou 30. Même le Financial Times avait dit à l'époque, et on ne peut pas le suspecter d'être pour moi, un journal britannique libéral qui avait dit que
c'était
l'escroquerie du siècle. Donc, ils ont vendu, sous-évalué, à des intérêts privés. Et maintenant, ça la voudrait dire, et c'est pour ça que le gouvernement ne le fait pas, ça voudrait dire racheter ces sociétés au prix de l'époque.
Donc,
ça voudrait dire sortir 10 milliards d'euros ou 5 milliards selon la comptabilité qu'on fait. Ce qui est clair, c'est que ça fait de l'argent. Mais ce serait largement amorti, puisque ces autoroutes rapportent 3 milliards par an. Donc, ce que je demande, c'est que l'État ait le courage, l'État aurait le courage de racheter ces sociétés. Je peux vous dire qu'ensuite, on laisserait les péages pendant 2-3 ans pour amortir le rachat, et au bout de 2-3 ans, on pourrait supprimer tous les péages sur les autoroutes amorties ou laisser juste un péage pour l'entretien, c'est-à-dire réduire considérablement le tarif. Aujourd'hui, une famille de Smicard ne peut plus prendre l'autoroute.
Aujourd'hui, les gens modestes dans notre pays ne peuvent plus prendre l'autoroute.
Monsieur Dupont-Aignan, on revient avec vous dans quelques instants. Plein de questions à vous poser, d'autres auditeurs au standard de Sud Radio, mais pour l'instant, c'est l'heure de la pause. 0800 26 300 300, rejoignez-nous pour nous donner également votre avis sur cette question pour ou contre la suprématie des sociétés d'autoroutes de gérer leurs péages et leurs tarifs comme bon leur semble.
Le pour
Au
contre
Et
pour ou contre, cette question que l'on vous pose ce matin, si vous nous rejoignez, je vous souhaite la bienvenue sur Sud Radio, dans sa roule. Pour ou contre, la suprématie des sociétés d'autoroutes d'augmenter les tarifs de péage comme bon l'ensemble. Alors, on en parle avec Nicolas Dupont-Aignan, mais on en parle aussi avec vous. Et on va tout de suite accueillir Didier au standard de Sud Radio. Bonjour Didier.
Oui, bonjour.
Merci d'être avec nous. Vous appelez d'où
?
De Gange, dans les
Hérènes.
Très bien. Vous avez votre radio qui est éteinte derrière vous ?
Tout est éteinte. Je suis... Voilà.
Dans la grotte et ça fait écho. Ah, vous êtes à moi. Alors Didier, parlons bien. Parlons concret. Non, votre avis sur cette question que l'on pose ce matin dans sa roule ?
Déjà d'une, je salue M. Dupont-Aignan, qui était un des rares hommes politiques qu
'on
sent près du peuple, qui a su se dégager du système. Et je dirais qu'on peut extrapoler toute la société française actuellement. C'est-à-dire que le 26, ils font partie du 4,40. Et ces gens-là ont parlé de comment... Alain Minc. Donc le système est bloqué puisqu'il fait les... À chaque fois qu'il sort un bouquin,
il
place sur... M. Dupont-Aignan a été évincé un petit peu de là que 4,40. 80% du peuple depuis 20, 30...
Votre intervention a le mérite d'être clair.
Didier
remonté.
Ah oui,
et
puis là, on
voit
là.
Ce sont des
représentatifs. Il a raison Nicolas Dupont-Aignan,
ça
évidemment, chacun le voit en fonction. Mais ce que l'on peut dire, c'est qu'effectivement, les Français en ont un peu marre de peut-être être pris par des vaches.
Mais vous savez
le problème, Laurent, c'est le système actuel qui est aujourd'hui dans un système qui n'est plus acceptable. Les sociétés d'autoroutes sont les seules entreprises en France qui n'écoutent pas le mécontentement de leurs clients. Il y a quand même un problème. Votre réaction, Nicolas Dupont-Aignan,
sur le témoignage de Didier ?
On leur a donné un monopole public. C'est ahurissant. L'entreprise privée, elle est là pour aller sur des marchés privés où il y a de la concurrence. Il n
'y
a rien de pire qu'un monopole privé.
Parce
qu'il y a les défauts du monopole public et les défauts du privé cumulé. Moi, je suis pour baisser les charges des PME, de celles qui se battent, qui ont de la concurrence. Mais pourquoi donner les autoroutes à des sociétés privées et leur donner un monopole ? Et c'est l'État qui fixe les tarifs. Et vous savez ce qu
'ils
sont en train de nous préparer sous la pression de Bruxelles
et
de l'Europe ? Ils veulent maintenant privatiser les barrages hydroélectriques.
C
'est-à-dire les barrages hydroélectriques que les Français ont construits avec leurs mains à la fin de la guerre, qui ont été financés par les intérêts publics, les barrages hydroélectriques doivent être obligés d'être cédés à des entreprises privées.
C
'est-à-dire que, comme ces gens-là, M. Attali, Minc et toute la clique, ne gagnent pas d'argent par leur capacité à inventer des produits, à aller sur les vrais marchés, eh bien, ils volent des rentes de situation en tondant les Français.
Car
c'est ça derrière. C'est un système qui va tondre les Français et il
y a
un moment, trop c'est trop. Et moi, je demande simplement à ceux qui m'écoutent d'écrire, d'envoyer des mails, de nous soutenir, c'est-à-dire de faire en sorte que des associations, même comme 40 millions d'automobilistes, soient soutenues. Parce que nous, on n'a pas les moyens financiers de tous ces gens-là. On n'a pas les réseaux d'influence. Et
donc, c'est
qu'avec nos moyens qu'on peut y arriver.
Je
rappelle, Nicolas Dupont-Aignan, pour ça, il y
a
un site, un stopophtrochers.com, le site de 40 millions d'automobilistes. Mais j'ai un petit souci, parce que vous savez qu'il
y
a à peu près l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette sur votre idée et conception de la défense des automobilistes et puis la mienne. Mais dites-moi, Nicolas Dupont-Aignan, vous n'avez pas peur quand même que demain, que l'État soit moins bon gestionnaire qu'une société privée ? Vous n'avez pas peur que demain, par exemple, si on se met à vouloir nationaliser les boulangeries, le pain devienne dégueulasse du jour au lendemain ?
Non, mais regardez, il ne
s
'agit pas de transformer. On pourrait très bien racheter les sociétés d'autoroutes, leur garder un caractère de société d'économie mixte, mais dirigée avec des obligations par l'État. D'ailleurs, aujourd'hui, c
'est
l'État qui fixe les tarifs. Donc, à partir du moment où le capital serait public, comme elles l'ont été sous De Gaulle et Pompidou, le capital était public. Il y avait des péages, mais ce n'était pas pour nourrir des actionnaires privés, c'était pour réinvestir dans des routes. Moi, si les péages servaient, par exemple, à investir dans les transports en commun, dans de nouvelles routes, que fais-je dans le réseau numérique au débit ? Mais à la rigueur, c'est un choix public transparent. Ce qui me choque, c'est qu'on racquette les automobilistes pour prendre l'argent pour une poignée de personnes.
C
'est différent.
Alors, Nicolas Dupontagne, on restait avec nous.
On
va conclure avec Jacques. Il y
a
eu beaucoup de monde aussi au standard. On va donc accueillir la dernière personne que l'on peut prendre ce matin. Bonjour, Jacques.
Bonjour. Bonjour à tout le monde.
Merci d'être avec nous sur Sud Radio. On vous écoute, Jacques.
Bon, alors, voilà. Moi, j'ai très peu de choses à dire, mais je pense qu'il y
a
une chose essentielle, c'est que le but
d
'une autoroute au départ, c'était de modérer la mortalité, de rendre les gens plus sécurisés, enfin, qu'il y ait de sécurité sur la route. Et, évidemment, c'est le rôle pour l'instant des gens du gouvernement et de tous ceux qui ont précédé, de dire qu'il y
a
beaucoup de morts, donc on va taper sur les automobilistes. Mais non de non, qu'on donne la possibilité aux automobilistes de continuer à payer si on le veut, mais de les amoyer plus sur la route que sur les routes de campagne qui ont beaucoup à dire. Donc, ensuite, pour récupérer ces autoroutes, ben, moi, je ne vais pas y aller par 50 chemins, il n'y
a
qu'à les nationaliser. On donne ce que ceux qui nationaliseront, combien de drones du prix, enfin, combien de drones du prix, il faudra peut-être en discuter un peu, mais fixer la barre à un niveau. et que les sociétés d'autoroutes où il y a des lobbies comme M. Menck, etc., qui viennent solliciter... Il est habillé pour l'hiver,
lui. Ah oui, non, non, on n'est pas là, on n'est pas complètement là
pour ça. Mais Jacques, si je veux essayer de résumer votre idée,
c
'est ça, c'est de remettre les sociétés, enfin, les péages, les autoroutes, en termes de nationalisation, on le nationalise, c
'est un peu l'idée
que vous voulez, quoi, aussi simple que ça.
Il y
aura
déjà beaucoup moins de morts sur la route. En
fait, ce qui est important, oui, pour conclure, Jacques
?
Oui, pour conclure, alors, pour les gérer, bien sûr, il faudra des gens, des fonctionnaires qui sont compétents, qui seraient compétents, et qui sont sous contrôle, parce que gérer, faire gérer, faire dire par un membre du gouvernement qui est actuellement, qui n'a pour elle que,
peut
-être la mère des enfants du président, on voit ce que
nous... Oui, alors,
Jacques, c'est peut-être un point de vue qui ne rentre pas dans le sujet d'aujourd'hui, mais en tout cas, on a bien compris. Juste, dernière réaction, Nicolas Dupont-Aignan, sur le témoignage de Jacques,
et sur la sécurité routière,
surtout.
En
une
minute, Nicolas !
Oui, on le voit bien, aujourd'hui, tellement de gens ne peuvent plus prendre l'autoroute, et vous avez beaucoup de camions aussi qui ne le prennent plus, qui ne les prennent plus, donc ça surcharge les routes nationales, ce qui fait que ça coûte cher à la collectivité, tout ça est complètement absurde. Je demande juste qu'on renationalise les sociétés d'autoroutes, qu'on gagnera beaucoup d'argent au départ pour rembourser ce qu'on a payé pendant 2-3 ans, il faudra encore subir les péages pendant 2-3 ans, et après, on pourra diminuer les péages sur les tronçons amortis. Et ça ne coûtera rien aux contribuables, et ça permettra de remettre de l'ordre et de maîtriser notre destin.
Vous savez, derrière tout ça, la question sincère, c'est est-ce que le peuple français veut maîtriser son destin ou se laisser tondre ? C'est ça la seule question.
Ce sera le mot de la fin.
Pour la tonte, je ne
suis
pas emballé. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir été avec nous. Moi, ce qui me plaît dans ce discours, c'est qu'on a quand même une vraie volonté d'abaissement du coût du péage pour les usagers dans la démarche politique qu'entreprend Nicolas Dupont-Aignan. Ce qui n'est pas le cas actuellement. Alors, nationalisé, pas nationalisé, j'ai envie de
dire,
pour l'automobile, ce qui compte vraiment, c'est que les prix baissent et point barre. Ce sera
déjà pas mal.
Et puis Nicolas Dupont-Aignan, merci d'avoir été avec nous.
La prochaine
fois, le challenge, c'est d'être avec nous en studio. Bon week-end ! Au revoir.
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