Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2025 8 minActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Juges et politiques : l'ère de la défiance ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15locuteur_inconnuFait
    « Nicolas Sarkozy n'est pas une victime. Nicolas Sarkozy est citoyen qui a été condamné, qui est présumé aujourd'hui innocent, qui pourra se présenter à nouveau dans un dans un nouveau procès en appel, mais ce n'est pas une victime. »
  • 0:30locuteur_inconnuFait
    « Cet attentat a été perpétré, commandé, organisé par le colonel Kaddafi, le dictateur des dictateurs, son beau-frère Abdallah Senusi. »
  • 4:00locuteur_inconnuFait
    « Le but était d'obtenir un engagement de la Libye à financer la campagne présidentielle de 2007 en échange de contrepartie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je me sens et très seule et toutes les familles de l'attentat du décès 10 avec moi. On on a un petit groupe, un collectif qui s'appelle les filles du décis. Nous sommes toutes des mères, des sœurs, des filles, des nièces de gens qui étaient dans cet avion.

Et en fait, on ne nous donne que très très peu la parole. Vous me permettez de m'exprimer, je vous en remercie. Mais quand j'entends des mots comme sortir de la bouche des avocats de Nicolas Sarkozy comme émotion, innocent, humiliation et injustice, euh je suis quand même très très choquée parce que Nicolas Sarkozy n'est pas une victime.

Nicolas Sarkozy est citoyen qui a été condamné, qui est présumé aujourd'hui innocent, qui pourra se présenter à nouveau dans un dans un nouveau procès en appel, mais ce n'est pas une victime. S'il y a des victimes dans cette affaire, ce sont les 170 morts de l'attentat du décis. Cet attentat a été perpétré, commandé, organisé par le colonel Kaddafi, le dictateur des dictateurs, son beau-frère Abdallah Senusi.

Ces deux personnes avec lesquelles monsieur Sarkozy, monsieur Ortefeu, monsieur Géant ont commercé, marchandisé, dîner, pris le café, voilà de quoi on parle et c'est pour c'est fait là d'une extrême gravité qu'aujourd'hui dans un délit d'association de malfaiteurs, monsieur Sarkozy est en prison. Il y restera un mois, 2 mois, peu importe, ça ne nous intéresse pas. Ça ne nous intéresse pas non plus, nous les familles de cet attentat de savoir combien il y a de mètres carrés dans sa cellule, quel bouquin il a emmené dans son pactage, ce qui va manger et qui va lui rendre visite.

Ça ne nous intéresse pas. On aimerait on aimerait que aujourd'hui on replace un tout petit peu le curseur sur pourquoi monsieur Sarkozy est en prison. Parce que c'est fait avec vous Daniel Clin évidment.

Absolument et je vous en remercie énormément. Vous l'avez déjà fait évidemment au moment du du jugement, c'était le 25 septembre dernier du jugement de Nicolas Sarkozy, mais c'est vrai que vous qui avez assisté au procès comme d'autres partie civil, vous voyez finalement un décalage he c'est ce que vous nous dites entre cette condamnation, ce jugement et ces images de la journée. Oui, un décalage et puis euh je reviens sur le mot euh solitude pour pas dire colère parce que la colère euh elle euh elle ne n'apporte rien de bon mais une grande solitude, on a évidemment euh dans nos familles aussi, on se soutient les uns les autres mais euh notre notre émotion est grande parce que nous sommes des victimes de terrorisme et qu'en France, heureusement, les victimes de terrorisme, on les respecte.

Moi, je fais partie d'une association de victimes depuis toujours, depuis cet attentat et je vois combien la nation, les ministères dont nous dépendons nous soutiennent. Et là, quand je vois cette affaire de financement lit bien qui tourne autour des deux grands fléaux qui sapent la démocratie, que sont la corruption et le terrorisme, mélanger, ça va ensemble. C'est quelque chose qu'on a jamais vu dans un procès.

Et quand je vois combien on essaie de nous faire croire que Nicolas Sarkozy euh est une victime, c'est pas possible en fait pour nous. C'est inaudible. Ouais.

Je absolument inaudible. Je et et vraiment j'aimerais j'aimerais que tous les gens qui le soutiennent et on a le droit de le soutenir et de sentir de se sentir en lien avec le la personnalité de monsieur Sarkozy, mais j'aimerais aussi que les gens qui le soutiennent aient une petite pensée de temps en temps pour les 170 morts de l'attentat dont 54 français et 18 nationalités. Et moi je dis toujours ces 18 nationalités, c'est une un petit bout d'humanité, vous voyez, qui ont qui ont disparu comme ça euh d'un coup parce que euh un dictateur avait décidé de le faire. ce dictateur ayant été euh en permanence connecté avec notre ex président de la République.

Si vous me permettez, je voudrais juste rajouter quelque chose. Il se trouve, c'est vraiment hasard que m'est tombé entre les mains. Vous savez le le temps des tempêtes, tome 1, c'est le la biographie de Nicolas Sarkozi.

Il raconte d'une façon très chronologique euh dans ce gros livre euh ce qui se passe pour lui dans sa première année en tant que chef d'état. Bon voilà. Il se trouve et j'ai évidemment été tout de suite, je me suis rendue en décembre 2007, le mois où il a reçu Kaddafi à Paris pendant 4 jours.

Ça n'existe pas dans sa biographie. Cet épisode n'existe pas. Nous n'existons pas.

Nous avons même d'ailleurs et je le dis été reçu pendant que monsieur Kaddafi était à Paris. Monsieur Sarkozi nous a reçu pendant 1 heure à l'Élysée ce qui était en soi et à ce moment-là quelque chose d'assez courageux. Ces épisodes n'existent pas dans sa biographie.

Pourquoi ? Enfin, on n'existe pas. Les 170 morts n'existent pas.

On les a oublié alors que on est à quelques semaines de de fer nation autour des victimes de terroristes du 13 novembre. Ce sont les mêmes victimes. Ce sont les mêmes victimes.

Où est la morale là-dedans ? Donc voilà, vous comprenez un petit peu mon émotion, ma colère et le grand sentiment de solitude dans lequel on est aujourd'hui. Et c'est ce qu'on va retenir justement effectivement de une certaine forme de solitude et des images que vous trouvez indécentes et on comprend pourquoi.

Merci Daniel Clin d'avoir été avec nous sur France info pour en parler, vous qui avez perdu votre frère donc dans cet attentat de l'avion DC 10 de la compagnie UTA. C'était en 1989. C'est vrai Noémi qu'on comprenne bien effectivement Nicolas Sarkozi, il est en prison aujourd'hui pour association de malfaiteurs justement parce que Claude Guéan et Brisortefeu ont eu des contacts avec le beaufrère de Moimar.

Oui, peut-être sans doute est-il important aujourd'hui de rappeler aussi pourquoi Nicolas Sarkozy vient d'être incarcéré. Il a été reconnu coupable, c'était le 25 septembre dernier d'association de malfaiteurs pour des faits d'attente de 2005 à mai 2007. qui lui est reproché d'avoir participé à une entente dans le but de préparer le délit de corruption.

Qui avait participé à cette entente ? Nicolas Sarkozy, Claude Guéan, Bris Ortefeu et Ziat Takedin qui est mort qui est mort en septembre. Le but était d'obtenir un engagement de la Libye à financer la campagne présidentielle de 2007 en échange de contrepartie. les contreparties, c'était la reprise des liens avec la Libye sur la scène internationale, la levée du mandat d'arrêt euh d'Abdalla Senusi, donc ce très proche de Mohamar Kadfi ou encore la possibilité pour la Libye d'avoir des contrats en matière de de nucléaire civil.

Et euh sur quoi la justice s'est-elle appuyée, sur quoi le tribunal s'est-il appuyé pour se forger cette conviction de la culpabilité de Nicolas Sarkozi ? C'est vrai, la justice a écarté la corruption. La justice a écarté le financement illégal de campagne, mais elle a gardé l'association de malfaiteur en disant que les rencontres de Claude Guéan et Brisortefeu avec un très haut dignitaire libien, le proche de Kaddafi Abdallah Sinussi condamné pour défait de terrorisme et bien ça avait été un élément essentiel.

Ces rencontres n'avaient de sens que de la nécessité d'obtenir des fonds pour sa campagne. Aucune explication crédible n'a été donnée à ces rencontres. Ils n'ont pas été piégés.

Voilà notamment ce que le tribunal avait expliqué. On rappelle que le jugement a fait 400 pages.

Juges et politiques : l'ère de la défiance ? — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote