Table ronde sur la situation des filières du cognac et de l'armagnac
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour chers collègues rebonjour à ceux qui étaient présents au petit- dééjeuner organisé par la FNSEA et par les jeunes agriculteurs qui expliquent notre retard et je m'en excuse par avance et je pense qu'un certain nombre de nos collègues vont encore nous rejoindre donc nous avons une matinée extrêmement chargée et donc on a 1h30 pour donc échanger avec la filière des cognacs et armaniaac et à 11h nous avons l'audition du PDG de la Poste Philippe Val donc je vous demande de rester autant que faire se peut jusqu'au bout de cette matinée qui sera diverse dans les sujets échangés mais au combien intéressante et importante donc Messieurs les Présidents Monsieur le Délégué Général mes chers collègues je suis très heureuse d'accueillir ce matin pour commencer notre matinée des représentants du monde des spiritueux que je remercie très sincèrement de leur venue monsieur Florent Morillon vous êtes directeur des relations viticoles et des affaires institutionnel de la maison NC et présider le Bureau National Interprofessionnel du cognac vous êtes accompagné de Monsieur Anthony brun représentant au sein du bureau national interprofessionnel du cognac de la famille de la viticulture Monsieur Jérôme delure vous êtes à la tête de la maison maniaque de l'or implanté à l'anepax dans le Gers vous êtes président du bureau national interprofessionnel de l'armaniaac et Monsieur Nicolas osanam vous êtes délégué général de la Fédération des exportateurs de 20in et spiritueux qui représente plus de 550 entreprises exportatrice la filière des spiritueux dont vous portez la parole est aujourd'hui dans l'inquiétude et le mot est faible voir la colère et nous pouvons aisément le comprendre en effet le ministère chinois du Commerce a annoncé le 8 octobre que à compté du 11 octobre 2024 les importations de boissons spiritueuses à base de vin originaire de l'Union Européenne vers la Chine devront être accompagnés d'un dépôt de garantie le taux de ce dépôt de garantie est important entre 30,6 et 39 % de la valeur à l'importation la mesure va principalement frapper des produits français le cognac l'armaniaac mais aussi le Calvados et quelques autres produits le danger est de taille la Chine est après les États-Unis le deuxè marché d'exportation des spiritueux français pour un montant de 1,7 million de dollars en 2023 en comptant les volumes transitant par Hong Kong et Singapour la Chine c'est un peu moins de la moitié du chiffre d'affaires de la filière cognac et 20 % de la surface du vignoble la situation est d'autant plus préoccupante que le vignoble de Cognac ACC cru de 14500 haectares entre 2018 et 2023 porté par une conjoncture favorable impliquant de lourds investissements pour les viticulteur enfin l'élection de Donald Trump si elle devait advenir pourrait rouvrir le chapitre des sanctions américaines ce qui priverait alors les spiritueux français de leurs deux premiers marchés dans ces deux cas et surtout dans le cas des sanctions douanières chinoises qui nous occupent aujourd'hui la filière des spiritueux français est prise en otage et surtout victime collatérale d'un conflit qui ne la concerne pas en effet les sanctions chinoises constituent une réponse directe à la décision de l'Union européenne prise le 4 octobre dernier d'imposer une surtaxe à l'importation des véhicules électriques chinois si cette décision peut se comprendre au regard de la nécessaire protection de notre industrie automobile à laquelle Luc chattel le président de la plateforme automobile nous a sensibilisé il y a moins d'un mois ce n'était peut-être pas la seule possible et elle nous entraîne dans un bras de fer et des sanctions successives avec la Chine Sophie prima ministre en charge du commerce extérieur et ancienne présidente de notre commission a annoncé être prête à se rendre en Chine et j'ai pu voir dans un tweet qu'elle a fait qu'elle se rendrait en Chine dès la semaine prochaine pour défendre les spiritueux français elle a aussi annoncé que la France et l'Union européenne allaient contester la mesure chinoise devant l'OMC mais il n'est pas certain que le problème soit résolu à court terme ainsi Messieurs quels sont concrètement les risques qu'engendre cette situation pour la filière en terme de perte de part de marché de chiffr d'affaires et d'organisation du vignoble dans le cas où les sanctions ne serait pas levé à court terme ce qui semble être le plus probable pour l'instant quelle mesure de soutien attendez-vous des pouvoirs publics français et européens existe-t-il des possibilités de report partiel vers d'autres marchés exports par exemple voici messieurs les quelques questions que je souhaitais vous poser en à titre introductif je ne doute pas que les sénateurs de notre commission et particulièrement peut-être encore plus les sénateurs des territo ir qui sont directement concernés par vos filières vous interrogeront et une fois que vous aurez pris la parole et en vous distribuant la parole comme vous le souhaitez messieurs je céderai la parole à notre collègue Daniel Laurent qui est lui-même viticulteur et président du groupe d'étude vigne et vin et ensuite on ouvrira plus largement les prises de parole pour l'ensemble de nos collègues à qui je demanderai une fois de plus d'être concis compte tenu du timing qui nous est imposé et une audition qui commencera ensuite à 11h voilà Messieurs je vous laisse la parole je ne sais pas qui commence Monsieur le Délégué Général merci madame la Présidente merci de nous accueillir aujourd'hui mesdames et messieurs les sénateurs mesdames et messieurs c'est pour nous une une grande chance et nous la prenons comme telle de d'avoir l'opportunité d'aborder avec vous la situation très préoccupante auxquell font face aujourd'hui les acteurs des filières cognac et armagiaque euh peut-être en propos liiminaire juste vous resituer quelques éléments généraux sur cette filière les v spiritirueux d'une manière générale c'est 16 milliards d'euros à l'exportation dont 15 milliards d'euros d'excédent euh si on se centre sur la partie des spiritueux c'est 5 milliards d'euros d'exportation c'est grosso modo un/ers des exportations de la de la filière et l'export est pour cette filière un enjeu absolument incontournable il n'y a pas de de de futur pour cette filière des vins spirititueux sans l'exportation et c'est encore plus criant si on s'intéresse strictement aux deux filières cognac et armannac la Chine est le deuxième marché à l'exportation c'est un gros marché d'environ 800 millions d'euros à l'exportation plus encore si on s'intéresse au produits qui transitent par d'autres marchés par exemple Singapour avant d'être exporté vers vers la Chine vous posiez la question de de des alternatives en fait euh il n'y a pas d'alternative à la Chine la Chine comme les États-Unis sont deux pays continents qui euh ne peuvent être supplés par d'autres marché et donc il est absolument déterminant de rester sur ces marchés et euh de pouvoir euh construire dans la durée euh des partenariats commerciaux euh et des relations avec les consommateurs sur ces différents marchés pour peut-être approfondir plus spécifiquement sur les impacts dans les filières régional cognac et Armagnac je passe la parole à Monsieur Morillon madame la président mesdames les sénatrices messieurs les sénateurs mesdames et messieurs merci vraiment infiniment de nous accueillir et de nous consacrer ce temps aujourd'hui je voudrais saluer aussi nos sénateurs et particulièrement euh Daniel Laurent et puis nos autres sénateurs mais je je vois pas tout le monde aujourd'hui et et vraiment vous dire que on attend beaucoup de cette rencontre aujourd'hui euh et je voudrais poursuivre peut-être par quelques chiffres quelques chiffres cognac c'est aujourd'hui plus de 4000 exploitations viticol mais je laisserai mon collègue Anthony brun vous en parler plus en détail quand je dis 4000 exploitations viticol c'est 4000 famille euh c'est aujourd'hui 250 maisons de de négocce euh nous exportons à plus de 97 % et nous sommes dans 150 pays dans le dans le monde 150 pays dans le monde et puis effectivement on a des marchés plus importants les États-Unis qui est notre premier marché euh et le deuxième marché qui est qui est la Chine et qui fait l'objet aujourd'hui de notre de notre rencontre alors madame la Présidente vous évoquiez euh un danger de taille effectivement depuis le 5 janvier depuis le 5 janvier euh la région Est est dans l'angoisse une angoisse qui a progressivement euh monté donc le 5 janvier c'était la date officielle du lancement de cette enquête d antidumping et nous avons décidé au niveau de la région euh de euh collaborer pleinement à cette enquête quand je dis collaborer nous avions nous avions la possibilité de ne pas collaborer mais comme nous avons strictement rien à nous reprocher nous avons décidé de collaborer alors collaborer ça veut dire quoi ça veut dire que nos entreprises nos maisons qu'elles soient grandes petites ou moyennes ont ouvert leurs portes aux autorités chinoises que je dis ouvert leurs portes c'est ouvrir les livres c'est ouvrir nos ordinateurs euh et quand on parle d'enquête on pense tous à un questionnaire de quelques pages non concrètement ça a été des dizaines de milliers de pages qu'il a fallu fournir euh aux autorités chinoises quand je vous dis des dizaines j'ai en tête par exemple pour la plupart des grandes maisons c'est de l'ORD de 20000 pages qu'il a fallu transmettre aux autorités chinoises bien sûr traduit en chinois aujourd'hui nous avons dépensé c'est pas des milliers d'euros c'est des millions d'euros je vous parle bien de millions d'euros aujourd'hui pour se défendre sur quelque chose dont nous sommes complètement euh innocent un sujet qui est complètement euh étranger à notre filière comme vous le savez euh d'ailleurs tout le monde le reconnaît aujourd'hui que c'est une grande mascarade que nous sommes pris en otage et on prend en otage une des dernières filières françaises on va dire qui exporte qui ramène qui ramène du des devises qui crée de l'emploi l'emploi je voudrais vous juste vous donner un chiffre aujourd'hui la filière cognac c'est plus de 70000 emplois directs et et indirect et aujourd'hui cette filière est en situation grave vous l'avez dit madame la Présidente parce que la Chine c'est 25 % de notre marché c'est 1/4 de nos expéditions ce qu'il faut avoir en tête c'est que c'est pas un nouveau marché on a des traces des premières expéditions dans les années 1850 on parlait pas de véhicues électrique à l'époque on parlait même pas de véhicule thermique bon donc aujourd'hui c'est de se dire est-ce qu'on sa totalement un produit comme le cognac ou l'armaniaac mais V collègues vont en parler pour des produits industriels qui sont là aujourd'hui qui seront plus là demain et j'espère bien que le cognac et l'armannac seront encore là après les véhicules électriques mais en tout cas c'est tout l'enjeu aujourd'hui donc comme je vous le disais on a collaboré pleinement le résultat vous le connaissez malgré cette collaboration nous avons eu en septembre une intention de notification de taxes de l'ordre de 35 % moyenne pour nos entreprises qui s'est euh traduite ensuite quelques semaines après et ça a été dit euh par un une demande de cautionnement c'est-à-dire que nos entreprises aujourd'hui qui veulent continuer à faire du business et dans l'attente de de de de la sentence ou de la sanction définitive doivent bloquer des fonds sur des comptes bancaires à hauteur de 35 % donc là aussi on parle encore de millions d'euros ce que je peux vous dire c'est que les taxes ne sont pas tombées encore mais elles ont des déjà cette situation a déjà des effets très négatifs moi j'ai plein de PME qui m'ont appelé pour me dire bah voilà on on avait des des commande en cours l'importateur nous a appelé en disant je lève le crayon parce que là on sait pas ce qui va se passer et donc j'annule les commandes donc on voit et on le voit d'ailleurs on le voit dans dans les chiffres on voit aussi très clairement que le calendrier de cette enquête est complètement calqué et complètement calqué sur l'enquête sur les véhicules électriques he quand il y a eu le vote au niveau européen sur les véhicules électriques que vous connaissez donc positif 4 jours après nous avions cette notification pour donc ce système de de de cautionnement là donc hier il y a eu la publication du réglement européen donc avec les taux sur les véhicules électriques donc on s'attend dans les prochains jours on s'attend dans les prochains jours ou prochaines semaines à subir une nouvelle étape au niveau de de de de nos filières et ça c'est insupportable quand je dis c'est insupportable c'est que nous demandons une seule chose on demande pas d'argent on demande pas de de de de de soutien financier euh on demande juste une chose c'est de pouvoir continuer à faire notre commerce comme on le fait depuis 300 ans voir plus et continuer à à rayonner dans le monde à porter le drapeau français dans le monde entier parce que nos nos appellations et et d'ailleurs les Chinois se sont pas trompés en s'attaquant à l'armaniaque et au cognac donc nous c'est tout ce que l'on demande on n pas de jugement sur sur ce dossier des véhicules électriques sont bien fondés ou pas c'est c'est pas notre c'est pas notre sujet par contre si on a des choses à dire c'est qu'on peut pas être sacrifié totalement pour cette cette filière des des véhicules électriques et surtout qu j'entends que certains pays de l'Union euréenne européenne vont assembler sur leur territoire ce qui permettra la d'éviter ces taxation je vous cache pas que ça gronde dans la région et que en plus au regard du contexte économique national et international qui que vous connaissez que nous connaissons nous avons une région qui est sous méga pression alors c'est quoi la suite et et qu'est-ce que nous attendons finalement je viens de vous faire un état des lieux on n'est pas là pour se plainre on est là juste pour vous faire un état des lieux et voir ensemble ce que nous pouvons faire pour nos filières pour trouver une solution les taxes ont été votées on en pense que l'on veut au niveau européen sur les véhicules électriques donc ça c'est réglé entre guillemets et nous on est pris dans un étau qui se resserre et dont les conséquences pourra être majeur pour nos régions perdre 25 % du de son marché c'est pas possible c'est pas acceptable au regard des investissements qui ont pe être réalisés par les maisons par les exploitations par tout l'écosystème de la région et au niveau national donc aujourd'hui la seule solution que nous poussons auprès des membres de notre gouvernement et que nous espérons avoir votre soutien c'est qu'il faut aujourd'hui engager une discussion entre la directe entre la France et la Chine c'est quel quelle discussion il peut y avoir quelle négociation bilatérale il peut y avoir on le sait aujourd'hui via l'Europe c'est c'est plus possible c'est pas possible pour toutes les raisons que vous connaissez j'entends bien que l'Europe entré devant l'OMC donc une action probablement qu'il faut le faire pour le long terme mais très honnêtement ça règle pas notre problème dans l'immédiat on aura la suite de l'OMC dans 5 ans dans 6 ans et d'ici là on aura perdu notre marché on a un très bon exemple c'est les 20 ou un mauvais exemples c'est les 20 australiens qui ont subi la même chose il y a quelques années 4 ans de sur taxe à plus de 200 % ils ont perdu le marché ils sont sortis ils sont sortis du marché et un marché se il faut des années pour s'implanter donc après ça sera ça sera mort donc aujourd'hui pour nous c'est pas la priorité la priorité c'est de trouver un accord avec la Chine entre la France et la Chine de profiter probablement d'un certain nombre d'événements et on l'a vu notre président de la République a reçu il y a quelques mois le président chinois hein dans le casadre de de l'anniversaire de la Itié Franco chinoise et et des relations diplomatiques faisons de notre cas un bon exemple célébrer un anniversaire c'est bien mais nous on aimerait qu'il a du qu'il a du concret derrière profitons de des événements qui va y avoir la semaine prochaine en Chine donc avec ce salon international le C2i qui est le salon des importateurs et la France est à l'honneur dans le casre d'un pavillon il faut profiter de de de de cette situation et et et les dernières rencontres que nous avons pu avoir et nous avons eu la chance on le remercie encore la semaine dernière de rencontrer Monsieur le Président du du Sénat qui a vraiment été à notre écoute avec vos collègues qui étaient présents euh c'est de dire voilà il faut qu'on envoie des personnes pour parler des membres du gouvernement pour parler aux homologues chinois et donc ce que nous savons aujourd'hui c'est que madame Sophie prima accompagné de ce que je CIS comprendre Monsieur Jean-Pierre rafarin se déplacerait la semaine prochaine donc voilà on croit beaucoup à ce à à ce binô mais ça nécessite ça nécessite le soutien vraiment de tout le monde de tout le monde et c'est la piste à privilégier aujourd'hui c'est la piste à privilégié ensuite en terme de diplomatie là on n'est pas les spécialistes c'est que pouvons-nous donner en contre-partie à la Chine qui ne n'engageraiit pas qui ne renirait pas bien sûr nos les convictions qu'on que l'on peut avoir ou un certain nombre de choses mais probablement qu'il y a de la discussion à avoir afin de nous sortir de cette hornière donc voilà donc j'insiste beaucoup aujourd'hui c'est la piste que nous demandons vraiment d'étudier et d'appuyer c'est la seule viable aujourd'hui et et vraiment j'insiste on a besoin de de de tout le monde sur sur le sujet donc je vais en arrêter là je vais passer laisser la parole à mon collègue de de de l'armaniaque euh qui aussi est dans une région qui souffre beaucoup madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Sénateurs messieurs les sénateurs armagiaquais mesdames et messieurs euh juste nous sommes nous sommes cousins nous sommes frères jamaisnemi donc toutes les préoccupations de nos amis charantè sont sont les nôtres euh les marchés sont les nôtres le potentiel est le nôtre donc on est dans la même galère ce que je voudrais rajouter euh j'ai cinq témoignages de maison armagiaacais qui sont sur le marché chinois euh ce sont les les cinq les cinq les cinq majeurs qui qui expédient en Chine est-ce que je peux citer les les noms ouais donc euh le club des marques qui est une une maison qui appartient au groupe Vivadour qui est basée dans les Landes leur dernière commande c'est 25000 € en avril avril le numéro 2 c'est la maison lobade famille lesgourg commande environ 100000 € 150000 € annulé alors 15000 € en armannac ça ça cause hein euh c'est 15on pour pour nos amis les charanta ça près ça ou 2 millions le numéro 3 la maison de l'or 200000 € annulé perspective d'un nouveau importateur annulé quand je dis annulé pour l'instant c'est annulé euh numéro 4 la famille d'artigelong à Nogaro alors lui il me dit clairement euh alors je prends son email attendez je vais mettre mes lunettes parce que j'ai passé les 50 ans ah ça va mieux euh mon importateur chinois dit que bien sûr ces distributeurs se tourneront en partie vers les whisky haut de gamme si les arm si les prix de nos armaniaque augmente alors il y dit 39 % 35 mais c'est pas 35 puisqueaprès il y a tout tout le tout le bein donc on va arriver à 80 % donc quelque chose qui est qui est consommable à 50 l'équivalent de 50 ou 100 100 € ben c'est 200 donc ça le fait plus là-bas c'est le flou total le gouvernement chinois ça c'était la semaine dernière le gouvernement chinois ne donne pas d'instruction clair au douaniier et l'importateur ne sait pas s'il doit dédouaner ou non le bateau qui va arriver donc dans une semaine flou administratif le dernier dernier témoignage alors là c'est un un cour alors je pas cité le le l'importateur mais la maison c'est d'ose donc Marc d'arose qui était en Chine il y a encore 15 jours euh donc si je si je résume on va résumer donc il faut verser la caution la caution donc c'est 35 34,8 % plus la TVA donc ça fait 49 % donc déjà l'importateur avant que la marchandise arrive il doit payer 50 % de du montant euh le chinois l'importateur chinois dit l'effet de ces taxes serait catastrophique OK et sa conclusion cette taxe supplémentaire euh allait engendrer une forte baisse voire une disparition des armaniac d'arrose du marché chinois donc donc c'est clair euh j'ai c'est cinq maisons sur cinq maisons il y a quatre maisons familiales donc ça c'est la typicité un peu un peu de l'armaniaque souvent notre notre nom c'est notre marque donc on est les les premiers touchés et bon quand on dit que les armaniaacs d'arrose vont disparaître du marché chinois bah c'est pas très cool quoi surtout que daros ça fait un moment qu'il est sur sur le sur le marché voilà ce que ah j'ai j'en ai perdu mon étiquette voilà ce que je voulais ce que je voulais souligner et comme disait monsieur monillon le cognac l'Armagnac c'est c'est pas juste une balance commerciale c'est sont des familles et il y a un savoir-faire on on c'est sont des produits qui font rêver les gens de de à l'export quoi il il badent il badent nos produits je vous assure le whisky c'est sympa mais le cognac et l'armac c'est quand même beaucoup mieux donc si euh si on disparaît c'est une c'est une partie de du savoir-faire français qui disparaît et ça ça c'est grave c'est c'est très très grave voilà ce que je voulais souligner merci beaucoup messieur pour ces propos Lim ah pardon oui madame la Présidente Mesdames Messieurs les les sénateurs merci de nous recevoir moi j'aimerais apporter un après les éclairages apportés par nos deux représentants des interprofessions un œil plus plus terre à terre aujourd'hui la filière cognac et à armannac c'est aussi des viticulteurs qu'il y a derrière on a aujourd'hui une filière je parle pour la filière cognac où le sujet des Galim ne se pose pas depuis des années il y a des relations contractuelles viticulture négos qui sont en place notamment avec des contrats plurannuels glissants et toute la relation a été construite sur cette partie-là on a été porté par la la réussite économique de la filière depuis plus de 15 ans on a augmenté nos nos ventes de près de 30 ou ou 40 % on a dimensionné notre vigob pour répondre à ses besoins là en augmentant de de 15 % et aujourd'hui après tout ce qui s'est passé depuis le covid avec le le contexte inflationniste vient nous arriver en plus la perte de notre deuxième marché et c'est notre deuxième marché en volume mais il faut savoir que c'est un marché principalement de vieilles au de vie et pour faire ces vieilles au de vie elle consomme presque plus de 20 que le premier marché puisque les de vies au fur et à mesure du temps s'évaporent ces de vies- là contractualisé ont été achetés contractuellement par nos opérateurs et continuent de l'être et je m'en félicite aujourd'hui mais avec ce qu'on vient d'entendre chez nos opérateur si et c'est le cas aujourd'hui et c'est ce qu'on a comme retour avec des volumes qui sont passés avant l'instauration de ces taxes de ces taxes provisoires qui ont été divisé la semaine suivante par 5 c'est-à-dire que les volumes qu'ils ont acheté à l'époque ils ont CIN fois plus de stock que ce qu'ils ont besoin sur le marché chinois si ce qui est prévu qu'est-ce qui va se passer pensez-vous pour les viticulteurs avec qui les relations contractuelles sont établies la situation ça va être que voilà va y avoir des choix à faire on sait qu'il y a déjà des entreprises qui sont très fortement implantées en Chine qui sont dans une situation dramatique côté de la filière de négos et forcément les viticulteurs qui sont engagés avec vont voir très très vite les impacts de cette situation alors on a un cycle de récolte annuel donc forcément c'est pas forc c'est pas dès cette année que ça va sentir même si cette année ça va sentir fortement pour certains viticulteurs mais dans les années à venir le marasme va être catastrophique en sachant malgré tout qu'on a un vignoble de production de vin blanc avec des choix individuel de viticulteur qui si aucune solution n'est trouvée l'ont déjà fait par le passé auront des volumes qui pourront aller sur d'autres débouchés et je ne vous cache pas que aujourd'hui si ce qui ne peut pas aller au cognac va ailleurs dans un monde viticle dans la difficulté où elle est aujourd'hui c'est une catastrophe économique pour l'ensemble du monde viticol français ça me paraissait important de le souligner merci merci beaucoup à à tous les quatre de vous être exprimé je vais donc céder la parole au président du groupe vigne 20 notre collègue Daniel Laurent oui madame la Présidente messieurs les les présidents monsieur le le délégué général de de la Fédération tout d'abord merci madame la Présidente d'avoir organisé cette cette audition il me semblait indispensable que je souhaitais bien sûr organisé avec le groupe vigévin mais une grande partie des des représentants du groupe vigvin sont ici présents je voudrais également bien sûr remercier Gérard Larcher qui a qui a qui a la semaine dernière accepté de de vous recevoir donc vous le disiez très justement qui montre l'importance du sujet et et l'importance de la répercussion sur nos territoires alors cette cette crise s'inscrit dans une crise bien sûr globale conjoncturelle et structurelle viticol et et j'insiste là-dessus en tant que président du goigneva et moi je suis très heureux que que le président du Sénat dans la foulée de notre réunion la semaine dernière messieurs et puis transmettre au président de la République directement la suite de notre rencontre et la réflexion du président de la République je vous le Liv je sais pas si vous le savez mais été de dire je vais les recevoir alors écoutez soyez l'arme au pied et j'espère que le Président de la République va mettre en action cette affaire je remercie bien sûr nos collègues d'être d'être présent et d'être solidaire de la situation des filière cognac et Armagnac face à ces récentes mesures nous savons à quel point ces filières sont stratégiques je dis bien la filière cognac armagiaac mais la filière 20 sont stratégiques dans le cadre et les chiffres vous ont été donnés dans le cadre de la balance extérieure nous concernant et ces mesures chinoises qui imposent des droits de Douine additionnel menace directement nos entreprises nos emplois et l'équilibre économique de nos territoires derrière ces chiffres se cachent des savoir-fa uniques et et BR l'a dit tout de suite des des artisans passionnés et un rôle essentiel dans l'exportation de nos produits c'est notre histoire la viticulture c'est notre patrimoine c'est notre environnement je vous invite à aller dans les dans les sur les côteaux de Gironde aujourd'hui c'est catastrophique quand on voit toutes ces vignes qui qui ne sont pas arrachées et qui ne sont plus en production parce que elles ne sont plus cultivées c'est un problème aussi environnemental donc je crois que il faut aussi en prendre conscience alors nous y sommes puisque le depuis le 11 Nov 11 octobre vous l'avez très justement dit les taxes du cognac sont applicable avec des conséquences directes et comme vous le disiez très justement monsieur Morillon des commandes peut-être annulées suspendu ou reportter enfin il y a des choses qui sont assez assez floues pour le moment je suis ici en tant que président du groupe d'études vignvin du Sénat j' dirais vignvin est spiritueux pour rappeler que notre mobilisation est total hein Dominique je crois que ça il faut il faut vous le dire et vous le préciser et vous le montrer nous devons défendre ses viliersres face à des décisions commerciales qui les mettent en péril aujourd'hui monsieurs Messieurs les Présidents cette audition est l'occasion et j'imagine que vous aurez les questions làdessus de discuter sur les impacts court terme et moyen terme qu'elle pourrait avoir sur nos territoires comme l'a appelé rappelé Florent maillon la filière ne souhaite pas être sacrifiée sur l'Hôtel Des des sur l'hôtel de de des décisions et et vous avez le sentiment d'être le les dommages collatéraux de conflits qui vous sent complètement étranger et on le sait bien au-delà de cette situation l'ensemble de la filière viticole traverse une crise conjoncturelle et j'insiste parce que je pense aussi aux autres filières et structurell majeur avec de nombreux défis à relever nous aurons l'occasion d'en reparler bien sûr lors de l'occasion l de la l'audition de la ministre de l'agriculture dans quelques jours nous sommes tous mobilisés le président du Sénat la ministre d'agriculture la ministre du Commerce extérieur les députés européens donc ne considérons pas je vous le disais tout à l'heure comme à quiis cette affaire et j'espère que la les discussions diplomatiques vont faire évoluer cette situation catastrophique merci merci cher Daniel donc on va passer aux questions de nos collègues et on commence par un sénateur armagiaqué Franck Montauger merci merci Madame la la Présidente je je salue nos nos invités euh monsieur de Laurent en particulier euh ma ma question euh aura de temps et vous me permettrez dans ce contexte euh extrêmement compliqué lourd lourd d'inquiétude euh que vous avez évoqué euh pas de plaisanter mais un petit peu quand même deux points distinguent l'armannac du cognac voilà il y en a qui m'ont vu venir le premier c'est que l'armannac 700 ans d'âge quand même qui dit mieux est beaucoup plus fin que le cognac parole objective de Petitfils de distillateur gersoit de la ténarise et Daniel Laurent j'avais marqué c'est Daniel Laur est d'accord avec moi sur ce point entre parenthèses et et le second plus plus sérieusement là c'est c'est l'organisation productive et surtout commerciale des des deux filières pour faire simple ça a été évoqué par Monsieur deor en particulier des Grandes Maisons Côté cognac et des des productions plus de domaine on peut l'appeler comme ça côté armagiaac et je tiens vraiment à à saluer c'est pas exercice de style le travail de de Monsieur Delor au sein du du du bureau national interprofessionnel de de l'armaniaque ma question à partir de là elle est simple et complexe à la fois quelles options quelles réflexion stratégique éventuelle quel est le piste de travail permettrait d'ouvrir d'accroître de préserver les perspectives commerciales de de l'armagnac et du cognac bien entendu dans le concert international dont vous nous avez décrit les menaces et les opportunités voilà euh moi ce que je comprends de vos propos euh mais j'ai peut-être mal compris c'est que finalement il y a peut-être qu'une piste euh d'urgence à prendre c'est celle de la fiscalité je sais pas euh voilà je je je je je je pose la question il y a il y a il y a des il y a des mesures à prendre dans l'immédias et d'autres certainement à à à à plus à plus long terme alors est-ce que pour vous c'est c'est pertinent je je voudrais le le le le savoir et quel et quel plan stratégique quelle réflexion stratégiqu sont les votres pour voilà sur le moyen et et et et et le long terme et je vous remercie si vous le voulez bien mie on va prendre les questions trois par trois et vous y répondrez donc on pense à Vincent louau merci madame la Présidente merci pour votre présentation j'ai bien peur malheureusement que vous soyez sacrifié euh sacrifier dans un jeu qui est commercial qui est un jeu très mondial nous et sacrifier un peu à l'image de l'agriculture on en parla entre collègues à l'image de l'agriculture avec des accords de qu quasi libre échange en Ukraine parce qu'on n'est pas foutu de donner des obus donc on accepte tout et puis le Mercosur on en reparlera moi j'ai une question et puis le manque d'investissement dans nos relations avec les Chinois parce que j'ai été témoin de certaines choses et je suis très heureux que Sophie puisse puisse aller les voir et parler et avoir un vrai lien avec avec eux c'est c'est une diplomatie qui n'a pas les mêmes usages et les coutumes que la diplomatie française on peut pas imposer une vision très française de la diplomatie il faut apprendre aussi à parler avec eux c'est un peu compliqué et je dis pas que c'est facile mais il faut le faire alors je compte beaucoup là-dessus nous on aura pas le choix en fait moi je suis agriculteur quand il y a une maladie qui arrive dans un troupeau la puissance publique arrive et l'État le prouve avec mhhe avec tout un tas de maladies c'est des fonds d'urgence et aujourd'hui vous êtes tout à fait légitime parce que vous êtes une victime collatérale d'un débat qui vous qui vous concerne pas vraiment parce que l'échange entre pas du tout d'être légitime pour un un fond d'urgence et un fond de soutien il y a pas le choix aujourd'hui vous allez perdre 50 % de vos chiffrre d'affaires il faut passer une période très difficile donc moi alors c'est difficile pour nous de poser des amendements qui vont proposer une dépense c'est pas l'usage au Sénat de proposer une dépense supplémentaire donc moi je je je le dirais franchement il y aura des choix à faire dans la dans la dépense pour aider les filières première chose et dernière chose je voudrais savoir quels sont vos négociation avec Madame la Ministre de l'Agriculture justement sur un fond de soutien d'urgence et avec l'Union européenne qui est quand même la cause de de la grande diplomatie qui fait qu'aujourd'hui vous serez à mon avis sacrifié en tant que petit grain de sable dans cette machine euh de commerce international Daniel salmand merci madame la Présidente merci pour vos vos présentations on est forcément dans dans un moment de de crispation au niveau du du marché mondialisé aujourd'hui on parle souvent ici de la du problème de la désindustrialisation de la France et effectivement on est dans des injonctions je veux pas dire contradictoire mais il faut qu'on ait de la cohérence parce que effectivement si on veut amener une protection sur notre notre industrie c'est ce qui est demandé bien souvent ici effectivement on sait bien que on a des contrecoups qui se font à l'autre à l'autre bout du monde donc on est dans une un moment un moment difficile qui amène une grande vulnérabilité sur vos productions j'aimerais bien savoir quelle est votre proportion la proportion de votre production qui est consommée en France et dans l'Union européenne parce que sans doute faut-il se se recentrer également sur notre marché on va dire intérieur qu'il soit français ou ou européen et quelles sont aussi les autres perspectives de marché hors Union Européenne parce que je je crains franchement que ce soit difficile de de faire plier la Chine parce que voilà nous aussi on on a des exigences on demande de protéger notre industrie et euh il y a des contrecoups qui qui sont là et sinon dernière petite question voilà il va falloir sans doute faire évoluer on a des régions agricoles qui sont très spécialisés est-ce qu'il y a des pistes de déspécialisation dans votre territoire merci voilà messieurs je propose de répondre à ces premières questions euh madame la madame la présidente écoutez moi je vais répondre aux deux premières questions mon collègue va répondre à sur mais mes deux autres collègues n'hésiteront pas à compléter on n' pas préparé les réponses vous connaissez pas les les les questions donc j'espère être assez exhaustif en ce qui concerne la la première question vous avez posé monsieur le monsieur le sénateur euh question stratégique pour moi aujourd'hui la la stratégie il y en a qu'une seul c'est on lâche rien sur ce dossier donc pour aujourd'hui n n'est pas sur les plombb quand je dis aujourd'hui sinon ça serait déjà se dire on a perdu et moi je veux pas croire qu'on qu'on est perdu et donc ça veut dire que la semaine prochaine il y a ces rencontres qui vont avoir lieu et nous avons la chance de rencontrer demain soir notre ministre du Commerce donc Madame prima pour justement évoquer son déplacement en Chine donc là on va voir ce qui est prévu et nous on va on va lui dire en tout cas ce qui est attendu donc on croit beaucoup à ce à ce déplacement et aujourd'hui c'est ce qu'il faut privilégier c'est ce qu'il faut privilégier peut-être par vos propres relations avec peut-être des homologues en Chine je sais pas mais en tout cas c'est la piste qu'il faut privilégier pourquoi parce que aujourd'hui on commence sur l'armannac et sur le conognac mais pas que vous le savez il y a aussi là on est en train de rentrer dans une espèce d'escalade c'est le port c'est la filière moi je me souviens au mois de janvier la première rencontre qu'on a eu c'était à l'Élysée donc avec Monsieur Alexis CER et on lui avait dit il faut trouver une solution pour Armagnac et Cognac parce que sinon il va y avoir des dérives sur d'autres filières la la suite vous la connaissez on n pas trouvé de solution à notre sujet et finalement maintenant c'est la filière ltière qui est attaquée qui n'a pas besoin de ça c'est la filière porsine aussi et demain ça sera peut-être d'autres filières donc on peut continuer comme ça on peut nous donner quelques subventions je vais vous dire la Chine pour nous c'est plus du on parle du milliard d'euros plus du milliard d'euros par an de chiffre d'affaires un milliard et demi ENF je pense pas qu'avec les finances de la France actuelle on va nous donner un milliard et demi par an je veux pas le croire et personne le croirait ici donc si c'est pour nous donner quelques centaines de milliers d'euros ça va être un pansement sur une jambe de bois donc non il faut aujourd'hui continuer à privilégier cette négociation parce que le marché chinois n'est pas remplaçable il n'est pas remplaçable etez à l'esprit qu'aujourd'hui on est dans plus de 150 pays dans le monde mais un marché qui a été construit sur des décennies des des siècles on on ne perce pas comme ça un nouveau marché et la situation mondiale est compliquée pourz dire bon ben il y a les États-Unis c'est votre premier marché on suit tous l'actualité on regarde tous la télé qu'est-ce qui va se passer est-ce que Trump va revenir n'oublions pas que les taxes dites de Trump ne sont que suspendu jusqu'au 1er janvier le problème n'est pas résolu elles ont été suspendu et potentiellement on pourrait aussi avoir un problème on pourrait revenir vous voir dans quelques mois pour pour pour les États-Unis donc aujourd'hui on ne peut pe strictement rien lâcher il faut continuer et et peut-être je fais le lien avec votre votre question monsieur le sénateur la deuxème question sur la diplomatie oui nous on demande s'il vous plaît qu'on soit plus dans la diplomatie en je voilà je fais pas de procès d'intention mais moi j'ai souvenir qu'il y a un an au mois de septembre l'année dernière quand au niveau européen l'enquête a été lancée sur les véhicules électriques la France par l'intermédiaire de nombre de ces membres du gouvernement se prévalait dans la presse largement que c'était grâce à la France si cette enquête était lancée c'était grâce à la France et moi je me souviens à l'époque les filières vticoles ont écrit pour dire bon même si c'est le cas restons derrière l'Europe sur ce sujet cachons-nous quelque mais ne brandissons pas le le drapeau dans la presse parce que sinon ça va se retourner contre nous bon bah bonne année 5 janvier c'est tombé sur cogiac et armannac on le savait bon là je vois que hier donc il a eu cette publication cette publication du règlement européen donc c'est voté on revient pas dessus même si je vous cache pas que nos filières auraient apprécié une abstention de la France sur le sur le vote pour plein de raisons en tout cas c'est notre avis parce qu'on a aussi quand même un avis sur le sur sur le vote et et je vois quand même des articles de presse où on a tendance à se prévaloir encore que grâce à la France et cetera donc est-ce qu'on pourrait faire un peu preuve sur le sujet d'humilité et et se consacrer un peu sur cognac et Armagnac maintenant de toute façon le résultat que nous souhaitions enfin que la France souhaitait et les autres pays européens est abouti il y a eu le vote et donc il va y avoir les taxes très bien et là comme je vous le disais tout à l'heure on n' pas de jugement nous à avoir par contre on peut pas payer indéfiniment cela donc maintenant on aimerait que les regards au plus haut niveau de l'État se tournent vers nous en disant on a voté on a pris nos responsab très bien mais ne lâchons pas n'abandonnons pas totalement des filières historiques je vais pas redire ce qui a ce qui a pu être dit et et donc ça veut dire qu'il faut qu'on aujourd'hui on ait un comportement vis-à-vis de la Chine de pas dire de proximité mais qu'on discute qu'on fasse de la diplomatie moi c'est pas mon métier je sais pas ce qu'on peut donner en en échange est-ce qu'on peut leur expliquer gentiment que on peut nous prendre en otage mais on est des otages inutiles ici là de ce côté on voit bien peut nous tuer de toute façon de toute façon les les taxes seront appliquées sur les véhicules électriques donc et et c'est ça que on a besoin on a besoin de vous pour vous portiez au plus haut niveau ce message il faut absolument aujourd'hui c'est la seule solution c'est la négociation diplomatique entre la France et la Chine bilatérale et trouver des solutions pour nous voilà ce que je voulais dire et je laisse mon collègue répondre à la trème 3è question oui sur sur les différents éléments comme ça a été dit dit aujourd'hui la filière cognac notamment c'est les principaux exportateurs mon dieux de spiritueux qui reprennent qui ont qui possèdent nos marques il sont présents sur tous les pays du monde avec toutes les gammes de produits s'il y avait un marché à conquérir ne vous imaginez pas qu'il l'aurait déjà fait et c'est pas en en disant hop où c'est qu'on peut aller qu'on va y aller d'un seul coup il y a des barrières tarifaires qui sont en place sur d'autres pays si on n'y est pas c'est essentiellement pour ça sur la partie des autres activités agricoles enfin je pense que vous entendez et vous aviez ce matin je pense un échange avec les représentants de la FNSEA et des JA aller où on est sur une culture viticole donc en plus avec des fonds immobilisés qui sont importants parce que c'est pas des céréales où l'année suivante on peut changer de culture moi qui suis moi-même viticulteur céréalière et arboriculteur je peux vous garantir qu'aujourd'hui un viticulteur qui a investi dans un vignoble qui a investi dans du matériel performant pour pouvoir améliorer ses pratique sur l'aspect environnemental sur tous les points lui dire demain il faut que tu fasses autre chose bon courage aujourd'hui en plus aller où on est dans l'ensemble des filières agricoles dans une situation qui va être de plus en plus compliqué et notamment de plus en plus compliqué parce que quasiment la totalité des filières vticoles et agricooles françaises vont être ciblé par les contremesures qui vont être prises au niveau chinois les contemesures qui sont proposées c'est le port le lait et les autres VI de vin on entend parler de la même sanction sur les vins c'est quatre filières agricoles sur les CIN produits que les Chinois envisagent de mettre en contremesure qui vont être ciblés bon courage comme ça a été dit aujourd'hui si on veut trouver une solution pour aider les personnes qui sont taxées c'est-à-dire les négociants on peut on peut leur donner des subventions mais comment on aide toutes les personnes qui travaillent avec parce que c'est pas le viticulteur qui va subir directement les taxes sur les véhicules et la les autres vies c'est celui qui est exporte aujourd'hui on produit côté viticulture 97 % de volume il est commercialisé à 97 % je par les négociants on est interdépendant les uns des autres mais qui va être aider si le négoce est aidé est-ce que la viticulture va l'être si la viticulture est-ce que les personnes avec qui on travaille les pépiniéristes les tonneliers toutes ces personnesl qui aujourd'hui ne savent pas ce qui va pouvoir advenir de la filière au global euh comment on va trouver les financements nécessaires avec toutes les discussions que vous devez voir en ce moment sur un budget qui doit être déjà largement assez compliqué c'est pas la peine de l'envisager c'est pas ce qu'on demande aujourd'hui on sait que le constat c'est si on attend sur la décision de l'OMC comme ça a été dit ça sera dans 4 ou 5 ans et encore il y avait que le dossier australien à l'époque aujourd'hui il y a pas une semaine où il y a pas un nouveau dossier qui est déposé même les Chinois viennent de déposer un dossier contre l'enquête européenne donc l'OMC doit avoir un travail beaucoup plus important à faire qu'elle n'avait à l'époque et ça sera certainement encore plus long et on aura disparu donc voilà les solutions sur ce pointl elles sont assez simples imaginez que de l'argent règlera le problème non imaginez qu'on peut trouver un nouveau marché demain non donc la seule chose qu'on peut espérer c'est rester là de trouver des solutions pour pouvoir rester là où on est présent et ça voilà je je voudrais peut-être compléter j'ai j'ai répondu que partiellement une question importante sur le marché français le marché européen alors Monsieur monsieur le sénateur je laisserai mon collègue pour l'armaniaac parce que on a on a plein de points communs mais sur marché français probablement c'est c'est un peu différent pour le cognac le marché français c'est entre 2 et 3 % de de de nos ventes je vous le disais on exporte à 97 % ceci étant c'est quand même notre 6e marché sur 150 c'estàd que c'est pour ça on a les États-Unis la Chine et puis derrière vous parliez d'autres marchés le Royaume-Uni par exemple c'est notre 4è marché l'Allemagne c'est notre 5è marché donc on continue à travailler he bien sûr mais ça prend énormément s et puis si je viens au marché français je peux vous assurer que les maisons les groupes travaillent sur le sujet mais avec bien sûr toutes les contraintes c'est normal que nous connaissons de bien sûr de lois et vin et cetera donc ce qui limite et puis toujours bien sûr avec cet esprit de consommation responsable donc on essaie de gagner des parts de marché sur le whisky par exemple parce que c'est vrai que le whisky on est le premier le pays consommateur mais on est aussi sur des gammes ou sur des produits différents n'oublions pas n'oubliez pas que nous sommes une are vie issue d'une plante pérenne la vigne contrairement à une autre vie de céréal qui coûte beaucoup moins cher à produire à Cognac quand vous plantez une vigne aujourd'hui c'est pour en moyenne vos premiers vs c'est-à-dire le cognac le plus jeune qu'on commercise dans 7 ans donc vous imaginez bien et tout à l'heure madame la Présidente vous avez évoqué nos plantations effectivement que nous avons mis en œuvre quand on a planté en 2017 qui autour i dans cette salle nous aurait dit qu' aurait le covid la qui nous aurait dit qu'il y aurait la guerre en Ukraine et qu'aujourd'hui le marché russe on s'en serait retiré qui nous aurait dit que nous aurions les les les potentielles taxes chinoises donc voilà ou alors on fait rien mais c'est pas dans notre esprit on est des des conquérents voilà depuis des des décennies et on sait aussi que la géopolitique quand on exporte à 97 % on est une cible privilégiée mais on peut pas être sacrifié systématiquement juste tu peux dire combien de bouteilles vous vendez en France avec avec vos 2 % donc pardon donc c'est plus ou moins selon les années 4 millions 4 million et demi de de bouteille donc 4 millions c'est le marché global de l'armaniaac la répartition France Export moi pour pour avoir quelque chose de facile à à retenir c'est 5050 et donc et par par contre les armaniaquais on n pas la force de de frappe de nos amis charanta je pense qu'on est à fond sur le marché français on est à fond on est chez tous les cavistes dans tous les restaurants voilà à un moment donné trouver de l'armaniaque en France c'est facile donc donc on est à fond et comme je disais tout à l'heure c'est c'est pas c'est c'est un secret ou pas un secret mais en fait on on se cale un peu sur nos amis charanttin on voit ce qui fonctionne on voit sur les pays qui progressent et après on arrive derrière ils sont c'est le grand frère qui qui qui qui ouvre le qui ouvre le bal et nous on suit donc trouver d'autres marchés euh c'est c'est pour nous c'est impossible la Chine c'est grand c'est long euh on est un peu souvent quand je fais des des visites je je dis on on fait pas des bières la bière vous la faites vous la buvez c'est fini euh l'armannac le cognac il y a des vignes il faut le faire le vin le disyer c'est du long terme et le commerce c'est du long terme donc repartir euh ce se comment dire arrêter ou se faire arrêter sur le marché chinois et partir ailleurs c'est c'est c'est c'est impossible c'est impossible donc on demande pas ni de l'argent on demande juste de de nous laisser travailler ça j'ai bien aimé ce que disaient nos amis charanta nous on veut juste juste faire du business et et on laisse tranquille tout le monde voilà ce que je voulais ce que je voulais dire sur sur sur sur l'armaniaac qui est qui est quand même similaire au au cognac peut-être sur la question de de la diversification par rapport je sais pas alors pour pour un AR maniaquel non non c'est c'est c'est c'est non c'est impossible en plus là c'est vous vous touchez un armaniaquais vous touchez une famille nous ça fait 4at générations qu'on fait l'armaniaac que parce qu'il y a une crise une crise non on change pas on continue sinon le le le le comment dire le savoir-faire français il est mort quoi il est mort on change de on dit tiens les spiritueux c'est plus à la mode on va faire des vins sans alcool et après on fait quoi quand c'est fini on va sur la lune non non on a une stratégie on s'y tient les armaniaqu s'y tiennent il faut s'y tenir on va pas changer de et puis en plus on sait pas faire on sait pas faire ça fait ce que vous disait monsieur sénateur ça fait 700 ans qu'on fait l'armaniaque et parce qu'il y a une crise sur les les véhicules on va changer de métier mais non c'est pour nous c'est pas possible non non merci Madame madame la Présidente je pense que c'est important sur cette histoire de diversification on a connu des crises dans nos filières il y a des décennies et on s'est peut-être à un moment donné diversifié en faisant si je prends pour cognac il y a quelques décennies on s'est dit on va se mettre à faire des v pays ce qui s'appelle les v pays à l'époque mais aujourd'hui en fait ça serait complètement illusoire nos collègues qui vivent que de ça des autres régions vous savez parfaitement aujourd'hui ça a été dit par Monsieur le Sénateur aujourd'hui en France si je retire la région cognac il est reconnu qu' a à peu près 100000 hectares 100000 hectares de trop sur les 800000 voilà bon ENF c'est c'est c'est c'est dit connu reconnu de de l'ensemble de la filière viticole française aujourd'hui sans exception ou quasiment sans exception toutes les filières viticoles souffrent voilà nos amis de Bordeaux ça a commencé il y a déjà quelques années et puis ça ça ça a été contagieux ou je sais pas en tout cas toutes les régions aujourd'hui sont touchées donc si demain parce qu'on vend moins de Cognac à cause de ces taxes on doit arracher nos sépages pour remettre des sépages dit consommation euh pour venir en concurrence avec nos collègues qui sont à 100 km et les cru périphériques notamment qui qui n'arrivent pas à vendre leur production on déplace le problème donc c'est pour ça je vous dis il faut régler le problème parce que là si on règle pas le problème déjà et je le disais tout à l'heure on va toucher la filière la la filière laitière la filière porcine qui nous dit si on narrive pas à se mettre d'accord à un moment donné avec la Chine ou trouver des des des des compromis que ça va pas être d'autres filières et puis nous on fait quoi de nos excédents de de de de vin qui partiront pas au cognac on va pas les mettre au fossé on va pas demander des distillations euh obligatoires avec des fonds de l'État euh comme on a déjà comme on a déjà connu euh et et c'est des vins qui potentiellement vont aller polluer le reste du marché français et nous on veut pas ça on veut pas ça et là on voit très bien ça serait être il faut que tout le monde soit responsable sur ce sujet au plus haut niveau euh aussi bien de l'État que nous professionnel et on doit préserver aussi nos nos autres collègues des autres des autres régions qui n'ont pas besoin de ça et ça passe par trouver des solutions en tout cas on doit à date privilégier cette orientation là et si demain et si demain quand je dis demain ou dans une semaine ou dans deux la Chine devait confirmer ses taxes euh on baissera pas les bras pour autant ça sera le début d'autre chose mais il faudra continuer euh à discuter avec eux et l'approche et ça a été dit par Monsieur et moi je suis pas spécialiste de la diplomatie probablement qu'avec les les les les les voilà la Chine les Chinois il y a euh une diplomatie particulière mais on a des spécialistes et on est ravi que notre ministre du Commerce extérieur accompagné de Monsieur rafarin voilà qui est connu reconnu là-bas et et voilà et on a beaucoup d'espoir dans ce dans ce déplacement sachez aussi qu'on n'attend pas tout du gouvernement nos maisons nos grands groupes vont être sur place aussi il va y avoir un nombre de de rencontres à l'ambassade en parallèle et c'est un comment dire c'est un combat commun c'estàdire avec vous avec notre gouvernement mais je peux vous assurer que que ce soit aussi bien au sein de nos interprofessions au sein de nos groupes depuis le 5 janvier c'est c'est c'est nonstop parce que l'enjeu l'enjeu est trop important merci donc on passe à une nouvelle série de questions Bernard bu merci madame la Présidente moi je suis sénateur de la Drome une zone aussi viticole et très impacté aussi par la problématique aujourd'hui donc ma question portera sur le nombre de bouteilles vous avez parlé tout à l'heure du nombre de bouteilles que vous produisez vous en exportez combien en Chine combien ça représente de pourcentage pour avoir une idée de la grandeur que ça représente et puis ma deuxème question porte sur les diminutions que vous avez déjà commencé à faire sur le rendemain à l'hectare et ne craignez-vous pas à terme que les vignes soient abandonnées et qu'il y a un problème sanitaire d'une manière générale sur tout le tout le secteur merci Bernard Serge meriloup Serge oui bonjour moi je crois pas que vous êtes un petit grain de sable vous êtes un énorme grain de sable voire un énorme caillou et c'est la raison pour laquelle vous avez été choisi par les Chinois pour faire le contre-poid euh par rapport à à leur marché des voitures électriques sin vous auriez été en paix tranquillement je voudrais dire je ne crois pas du tout un fond de soutien ça nécessiterait une masse d'argent énorme et par les temps qui court j'y crois encore moins je pense qu'il y a que la solution diplomatique je suis pas sûr que ça puisse être à l'échelle uniquement française qu'il y ait du travail fait par notre diplomatie c'est évident mais la difficulté elle provient des de l'Europe avec qui qui qui protège l'industrie des voitures automobiles et a pris le cognac l'armaniaac enfin les B spiritueux et d'autres produits donc à mon avis seul une une avancée diplomatique parce que les chinois sont condamnés aussi à trouver un accord tout le monde on est sur un marché sur du business tout le monde est condamné à trouver un accord moi je suis pas sûr que ça dure très longtemps il va y avoir peut-être 6 mois un an de négociation tout le monde va essayer de se faire de faire peur aux autres mais la la diplomatie à mon avis finira de l'emporter et et la question c'est combien de temps ça va durer et comment on fait pour tenir moi j'ai le sentiment que vos filières sont suffisamment solides je le crois pour et que vous pouvez stocker pour pouvoir tenir je je l'espère sincèrement alors moi je je je le dis parce que je suis sénateur d'un département qui a aussi de la Dordonne qui a aussi une dizaine de communes en appellation cognac et et j'ai été sollicité par les producteurs qui ils sont pas dans le cœur de l'appellation mais qui qui sont très inquiets parce qu'ils ont fait beaucoup d'effort en la matière voilà et je pense que vraiment la la diplomatie réparera ce qu'elle a détruit et je voulais vous dire j'ai écrit à Sophie prima en tant que ministre du Commerce extérieur pour lui faire part de nos inquiétudes sur la partie du vigob de la Dordonne et de l'ensemble du du cognac c'est pas pour ça que j'ignore le l'armaniaac mais moi je suis plus proche du du cognac voilà merci merci Serge Amel gaker merci madame la Présidente vous l'avez dit he il n'y a pas de doute ici nous sommes tous mobilisés en tout cas autour de de de vos filières mises en danger et vous avez raison il ne faut pas bouger l'effet bien sûr est économique mais il est aussi vraiment politique symbolique puisqu'il s'agit ici de la place de la France en fait de du rôle de la France dans les échanges comm mondux mais une question que je me pose on l'a bien compris ce que vous souhaitez aujourd'hui c'est non pas un retour en arrière puisque les choses sont pas effectives mais une pause dans cette menace sur cette taxation des chinois mais quels sont vous en fait vos arguments aujourd'hui c'estueer à faire du business c'est clair mais qu'est-ce que vous mettez aussi sur la table pour accompagner faciliter l'action fait diplomatique que et je m'en réjouis va mener notre notre ministre accompagné du du ministre rafarin sachant que ou alors ou alors vous estimez que la balle est juste dans le camp de la diplomatie et que à aujourd'hui vous vous n'avez pas forcément à bouger mais pour tout vous dire je me questionne et je m'interroge sur aujourd'hui le le positionnement des Chinois qui sera de dire bon bah d'accord avec un une contrepartie on veut bien mettre un bouton pause mais encore une fois quels sont vous quels arguments vous mettez sur la table merci merci voilà messieur je vous laisse de nouveau la parole oui alors je pareil à mes collègues compléteront alors concernant la la première question le pourcentage Chine donc pour pour Cognac en direct parce que on a aussi on a du passage par Singapour que l'on maîtrise moins mais en direct aujourd'hui c'est 25 % c'est 1/4 donc donc c'est un/4 donc on est à peu près à 170 millions de bouteilles on parle bien de millions de bouteilles donc vous faites un/4 donc vous voyez ce que ce que ça donne et puis a les ce qui arrive on va dire indirectement donc voilà pour pour la partie cognque mais je laisserai mon collègue compléter sur sur la partie armaniaque vous évoqueiez aussi le rendement à l' hectare donc en fait effectivement on vote au niveau de l'interprofession tous les ans un rendement à hectare c'estàd c'est le rendement commercialisable il y a le rendement agronomique celui qui sort réellement de de la Vig et il y a le commercialisable et se trouve effectivement il a baissé il a 8,64 cette année donc 8,64 heectolit d'alcool pur que peut vendre le viticulteur sur sur chaque chaque hectare c'est lié à plusieurs choses c'est lié à l'évolution économique global général on a eu une baisse une baisse des ventes très clairement post covid donc là je vais pas rentrer dans le détail mais en tout cas c'est ça et puis on a aussi ses perspectives parce qu'on a un business plan qui intègre les perspectives et dans ces perspectives on intègre aussi bien sûr tous ces phénomènes et ce qui fait qu'aujourd'hui on est à 8,64 et on sait qu'à 8,64 quand on regarde les cûps de production on est à la limite voire en dessous la limite ou au-dessus la limite pour certaines exploitation viticoles et qu'on arrive en zone en zone en zone rouge donc voilà pour cette première question sur la deuxème question sur la diplomatie pour nous enfin je l'ai dit je me répète pour nous c'est la seule voie aujourd'hui la seule la seule voie possible et comment on tient en attendant sur le sur le long terme parler de stock a été évoqué les stocks ce qu'il faut savoir c'est que déjà depuis 3 ans suite à la période post covid où il y a quand même une dégringolade de consommation d'une manière générale pour les vins les spiritueux dont le le le cognac les maisons et ça a été dit tout à l'heure par Anthony que nous sommes dans une région fortement contractualisée où total je pas dire totalement mais quasi totalement contractualisé et malgré la baisse des ventes de ces trois dernières années on a d'un côté le curseur rendement qui au BNC à baisser donc effectivement le viticulteur a pu vendre moins mais à l'intérieur de ce rendement voté au BNIC les maisons ont continué d'acheter malgré les baisses de de vente parce qu'on a la chance d'avoir un produit qui peut se stocker sociétant ça a des limites quand je dis ça a des limites quand vous stockz trop et quand vous achetez trop à un moment donné quand ça fait 2 3 ans un moment donné c'est plus possible parce que les stocks c'est un coup ensuite ça ne correspond pas particulièrement ce que l'on stock à ce qu'on attendra sur les marchés ce que je peux vous dire juste en chiffre très rapidement c'est que le cognac c'est 50 % en VS à peu près donc un cognac qui a 2 ans minimum c'est 40 % tout ce qui est VSOP c'estàd 4 ans minimum et toutes les vieilles eau de vie c'est 10 % ou moins de 10 % voilà et et et à un moment donné si on a trop de vieilles eau de vie mais que le consommateur et notamment aux États-Unis veut du VS puis on pourra pas dire bon on utilise quand même des vieilles de vie parce que là on rentrera plus dans les coups de dans les coups de production et et pour terminer peut-être et après compléter surtout mes collègues par rapport à votre question madame c'est qu'est-ce que vous attendez et je vous l'ai dit tout à l'heure on n'est pas là uniquement pour faire un état des lieux voir pleurer c'est pas c'est pas notre sujet la preuve en est c'est que dès le 5 janvier on a pris la situation en main on aurait pu dire on attend on collabore pas à l'enquête ce que je vous dis aujourd'hui c'est qu'en 10 mois euh on a collaboré à cette enquête donc ça je pense que la filière je peux vous dire que toutes les semaines le nombre de réunions qu'on a sur le sujet on a des on a été obligé d'accompagner des entreprises des PME parce que on parle de grandes entreprises mais dans les PME des fois c'est des PME de 5 6 personnes le PDG fait aussi bien la mise en bouteille que les papiers quand vous tombe une enquête comme ça je peux vous assurer moi j'en ai eu au téléphone on pleure qu' avait déjà des diff ulté et et les gars dis mais moi j'arrête tout quoi donc donc il a fallu supporter tout ça et on a répondu par que je suis pas allé au bout tout à l'heure de de ma de mon propos on est allé à Pékin répondre à une une audition qui était une grande mascarade je peux vous l'assurer voilà donc on a fait tout ce qu'on nous demandait on a fait tout ce qu'on nous demandait pour se voir au mois de septembre notifier se voir notifier ces taxation pour aller jusqu'à 39 % et ça suffit pas on nous a dit après on va vous envoyer des contrôleurs dans vos entreprises est-ce que vous acceptez on a accepté les contrôleurs concrètement c'est quoi c'est des contrôleurs chinois du movcom qui sont venus chez NC qui sont venus chez réy Martin qui sont venus chez Martel pendant 2 jours il a fallu leur ouvrir nos ordinateurs tout leur donner nous demandit même nos coupes bon nos coupes de de viis bon alors on leur a donné mais à peu près je vais vous dire sur les coupes de de vie très à peu près et ils sont venus euh voilà et et les documents qu'on leur avait envoyés en Chine comme il voulaaiit pas les transporter on nous a demandé de refaire l'ensemble du dossier pour qu'il puissent vérifier dans nos ordinateurs que ce qu'on leur avait donné était bien vrai enfin après je me dis est-ce qu'on peut faire plus et et aujourd'hui on a dépenser je vous dis bien des millions d'euros la FVS pourrait vous en parler nous l'interprofession et les maisons si on fait l'addition et je pense qu'on va la faire à un moment donné on va réclamer de l'argent là par contre parce qu'en fait on subit les conséquences et on le sait tous ici d' d'un sujet on est pour rien et nous pour nous défendre on est obligé d'avoir des avocats en plus de nos avocats européens des avocats chinois n'oubliez pas qu'ils sont d'abord chinois comme je l'ai dit à mon collègue avant d'être avocat donc on sait pas ce qu'il défendent véritablement bon donc donc donc voilà donc je peux vous assurer que c'est des services entiers je dis bien des services parce que ça a été toutes les filiales toutes les filiales européennes il a fallu fournir donc depuis le 5 janvier on on a on n pas resté les bras ballant et attendre et depuis le 5 janvier on a sollicité tous les membres du gouvernement de l'ancien gouvernement là depuis on a rencontré la nouvelle ministre de l'Agriculture on a rencontré bon on vous rendc compte je peux vous assurer que on narrête pas et nos maisons nos maisons essaient de trouver aussi des solutions alors des solutions diplomatiques techniques juridiques mais mais on a besoin on sait que c'est la solution passe par le politique non mais donc ça peut être qu'une solution moi je ve dire on a rencontré en marge du Salon de l'Agriculture l'ambassadeur de Chine en France et à la fin de la discussion étéit très sympathique hein il nous a dit mais la solution est dans les mains de votre gouvernement il nous l'a dit comme ça voilà on nous a envoyé pour ça le maire de Cognac a écrit lui a écrit il lui a fait une réponse de tro pages on l'a donné d'ailleurs à Monsieur Larché de notre président du du du Sénat quand on l'a rencontré trois pages il se cache pas du tout que c'est complètement lié voilà donc maintenant il y a même plus de avant mais non c'est pas lié et cetera et et et à la fin parce qu'il a un peu d'humour il cite un proverbe chinois disons c'est à celui qui a accroché le collier au coup du la clochette la clochette au coup du de le décrocher voilà voilà s'adressant au gouvernement français voilà pour résumer la la situation donc qu'est-ce qu'on peut faire nous on est à votre écoute mais qu'est-ce qu'on peut faire de plus qu'est-ce qu'on peut faire de plus monsieur oui pour pour compléter les les propos de de Florent sur la partie des rendements et et des stocks sur la gestion qu'on a aujourd'hui voilà les rendements depuis la la première voilà la baisse du contexte économique mondial c'est-à-dire qu'il a commencé au niveau des chiffres des expéditions au mois de novembre 2022 donc le rendement de l'année précédente était terminé puisqu'on fait la récolte au mois de septembre depuis on a une baisse on est passé d'unement commercialisable de 146 4 à 864 c'est-à-dire que ça c'est un effort qui a été partagé sur cette partie viticulture négo sans rien demander à personne malgré tout dans le même temps vu que les de vies qu'on produit sont en stock et que voilà on on calcule aussi le stock en fonction des années d'expédition donc on prend le chiffre des expéditions de l'année sauf que vu que le chiffre des expéditions baisse et qu' va être amené à baisser beaucoup beaucoup plus on a un chiffre d'années de rotation de stock qui augmente et et pour le coup ben là encore ça va on fait ça veut dire que si on regarde aujourd'hui on a par rapport à l'année dernière même si on a moins de devis en stock plus du stock pour plus longtemps parce que les les ventes ont baissé donc on a aujourd'hui une gestion de la filière àavoir et sur ce pointlà on demande rien mais aujourd'hui nos produits si on ne peut pas aller les commercialiser à l'international enfin la situation elle est morte on a un produit qui est né pour ça et très clairement on a besoin une action diplomatique qui permette juste de pouvoir être concurrentiel par rapport aux autres produits parce que là qu'est-ce qu'on dit il y aura juste nos produits les aut VI de vin européenne c'est quoi c'est à 98 % des VI de vin françaises hein armaniaque et cognque ça va concerner que nous on va se retrouver dans une situation où par rapport à tous les autres produits nous ne serons plus concurrentiel Monsieur le Délégué Général merci Madame la président peut-être élargir un peu le focus et rappeler que dans le marché des spiritueux en Chine les spirituux importés ça représente 2 à 3 %. donc la la la part que représente nos exportations là-bas sont pas un facteur de déséquilibre du marché des spiritueux en Chine et l'essentiel des spiritueux chinois ce sont des spiritueux locaux notamment le Baou je pense que peut-être certains d'entre vous ont eu le plaisir de le déguster et et et et effectivement ça pose quelques difficultés c'est pas vraiment ce qu'on a l'habitude de boire mais on a de de bonnes relations et des relations suivies avec nos homologues chinois sur les avec lesquels on travaille sur des aspects d'ordre réglementaire d'ordre de développement commercial et cetera et s'il faut bien se dire une chose c'est que ça n'est pas un conflit entre producteur de spiritueux chinois et producteurs de spiritueux européens ou français quoi qu'on puisse dire ou présenter sait tous comment ça se passe le mucom tape sur l'épaule d'une association sur place et lui demande de déposer une plainte on a vu le le le record de vitesse des dépôts de plainte dans le domaine du porc ou du ou du lait donc ça ça ne se passe pas sur le terrain de la relation professionnelle ou de la relation commerciale sur les spiritueux on peut proposer 1 et une chos on le fait sur le plan de de des relations qu'on a avec eux mais ça n'est pas là qui est le cœur du sujet le cœur du sujet il est sur la la façon dont euh l'Europe et la France prennent une position qui nous appartient pas de commenter sur le la la la politique industrielle et le développement d'un certain nombre de secteurs jugés stratégiques en Europe et la réaction que ça suscite côté chinois en dehors de ça le reste c'est uniquement des bras de levier pour faire valoir une position politique merci mieurs alors il reste encore cinq questions et vraiment le temps est compté donc je vous demande d'être court et et concis on va donc continuer avec Henri Cabanel Henri oui merci madame la Présidente merci messieur nous partageons tous bien entendu votre inquiétude et ça rappelle de vieux souvenir avec la taxe Trump où les viticulteurs français n'avaient rien à voir avec la problématique entre Boeing et Airbus voilà mais c'est un petit peu malheureusement les règles du marché mondialisé et dont on on en est les conséquences moi je je je vais revenir sur ce que j'ai évoqué ce matin déjà le petit déjeuner au niveau de de la FDSEA sur euh la stratégie de la viticulture française euh vous venez d'évoquer effectivement le fait que vous puissiez réduire vos rendements mais force de constater quand même que sur ces dernières années vous avez planté énormément de de vignes euh dans le cogacé et euh euh qui peut effectivement avoir euh une problématique aujourd'hui dans la stratégie mais euh aujourd'hui ça a été évoqué par l'un d'entre vous tous les vignobles français plus ou moins sont dans des difficultés on a connu les difficultés dans le langueedoc aujourd'hui il demeure il y a des difficultés dans le bordelé à quand une vraie stratégie viticole française plutôt que de se tirer la concurrence entre régions viticoles française parce que que si on n pas compris que l'intérêt que nous avions c'était d'être ensemble et de vendre l'image France au niveau donc de l'export on Nura rien compris à la situation et queles que soient les difficultés que peuvent rencontrer les uns et les autres chaque fois nous recevons les régions viticoles séparé aujourd'hui c'est vous hier c'était le Bordelet demain je sais pas je sais pas qui mais il y a un véritable problème au niveau de la stratégie donc de la viticulture française donc moi j'espère comme vous comme nous tous ici que le climat diplomatique arrivera à trouver des solutions je le crains il faut avoir espoir mais même en Europe on n'est pas sur la même longueur d'onde donc si nous entre Européens on s'entend pas ça sera difficile de de faire entendre notre voix au niveau au niveau chinois mais je crois qu'il est important aussi de regarder euh la vision que l'on peut avoir et et la défense qu'on peut avoir au niveau français à travers l'OMC parce que là il me semble aussi que c'est une question importante merci Henri Daniel Fargeot oui merci madame la Présidente et merci messieurs pour vos différentes interventions alors vous l'avez précisé vous l'avez exprimé la filière est prise en otage et pour autant vous ne devez pas être sacrifié ça c'est certain alors pour élargir le le débat sur le le plan de l'exportation des des autres viill je voudrais juste revenir sur un point en comp complment de celui posé par madame la Présidente dans son propos limininaire l'Union européenne se prépare dans le cas d'une réélection de Donald Trump à l'hypothèse d'un nouveau bras de faire commercial avec les États-Unis les difficultés rencontrées avec la Chine pourrait s'étendre aux relations commerciales avec les États-Unis la question est de savoir si vous vous y préparez et de quelle manière enfin une toute petite question supplémentaire toujours liée aux États-Unis pendant la période de covid les Américains se sont rués vers le cognac il y a eu des problèmes d'approvisionnement et des augmentations de prix significatives au point que les consommateurs américains se sont tournés vers deux autres produits la tequila et le whisky je voudrais juste vous demander si vous avez une stratégie de répliques pour reconquérir ce marché merci Yannick jade merci madame la Présidente merci messieur pour votre témoignage et votre engagement je pense qu'on a au-delà de ce que disait notre collègue Cabanel on a un problème aussi de stratégie commerciale européenne c'est qu'on n'est pas habitué à faire de l'antidumping en vrai au niveau européen on a raison de taper les Chinois sur le dumping sur l'automobile c'est une évidence on a raison de se battre pour la propriété intellectuelle qui qu'il viole régulièrement ou le droit des marques y compris des appellations champagne et autres pour que ce soit pas qu'on soit pas victime de concurrence déloyale et la difficulté qu'on a c'est qu'on n pas habitué à ça en fait on le fait parfois et parfois on le fait pas moi je me souviens sur les panneaux photovoltaïques l'Europe a totalement lâché parce que les chinois sont venus menacer les Français déjà de représaill sur le vin et que on s'est dit oh là là on veut pas de représail sur le vin on veut pas de guerre commerciale le problème c'est que ça s'arrête jamais avec les Chinois donc il faut un bloc de cohérence européen pour qu'on défende tous nos secteurs face à une concurrence qui est objectivement déloyale si on laisse aujourd'hui c'est vous qui être victime de cette guerre là mais demain vous serez peut-être victime au premier chef parce que d'un seul coup ils décideront que le le cognac c'est aussi une production chinoise c'est plus une appellation contrôlée et protégée au niveau international ou champagne ou d'autres donc c'est moi je plaî plutôt à la fois évidemment pour que on trouve un un moyen de vous vous vous soutenir dans dans la démarche y compris de manière diplomatique le BF aux hormones ça s fini par une négociation avec les États-Unis et le Canadas donc il faut cette cette diplomatie mais il faut surtout quand même une stratégie commerciale ferme et cohérente au niveau européen sinon c'est les uns après les autres qu'on perdra merci Rémy Cardon et ensuite Anne cri Loisier et on s'arrêtera là merci madame la Présidente pour rebondir sur les propos de mon collègue Yan jado effectivement le l'enjeu d'une stratégie commerciale européenne est essentiel mais moi je plutôt me focaliser sur euh territoire d'industrie puisque ça j'ai vu qu'il y avait un territoire d'industrie angoulem Cognac qui fonctionne bien qui a été construit il y a quelques années et ce territoire d'industrie va avoir va forcément être chahuté par votre problématique ça va de soi et j'aimerais bien avoir connaissance à la fois des emplois directs et indirects parce que les emplois indirects le secteur de l'emballage que ça soit sur l'industrie du bois du papier du carton ou de l'imprimerie il y a je pense beaucoup d'emplois en jeu et je pense aussi ça il faut qu'on en prenne conscience en tant que parlementaire en tant qu'élu de la représentation nationale et je pense que c'est des chiffres importants que vous peut-être vous avez en votre possession pour alimenter le débat merci Anne catroisier merci messieur en deux mots effectivement je pense qu'il y a un enjeu de cohérence du de la parole de l'Union européenne dans le cadre des des relations d'échange avec la Chine mais par ailleurs est-ce que est-ce que vous vous explorez d'autres marchés je je pense à l'Inde je pense voilà est-ce que il y a d'autres perspectives qui pourraient peut-être venir un peu finalement contrebalancer voilà ces pertes de marché en tout cas ces pressions de la Chine voilà messieurs pour ces mots de conclusion et donc on vous laisse la parole monsieur Bran merci je vais répondre sur sur de des questions la première sur la la partie plantation et la réflexion d'une stratégie nationale étant moi-même vice-président de de lanog donc le le Comité national des AOC aujourd'hui c'est une discussion qu'on a régulièrement au niveau de l'ensemble de la filière viticole française après aujourd'hui il est évident que notamment à travers nos cyles de qualité on a aujourd'hui un sujet qui concerne les EAU DE vievin il y a parfois des sujets qui concerne la difficulté que peut rencontrer le vin rouge des filières qui se sont spécifié sur les bulles et les effervescents d'autres sur la partie vin blanc ou rosé on n'a pas les mêmes difficultés au même moment et ça avec nos cycles de qualité on ne peut pas décider d'aller faire de l'eau de vie à Bordeaux d'aller faire des bulles à Bordeaux d'aller faire du vin rouge en Champagne donc forcément on ne rencontrera pas les mêmes difficultés au même moment donc une stratégie commune réfléchie penser collectivement c'est ce qui se passe aujourd'hui mais qui est fort forcément différente parce que chaque chaque vignoble fait fait sa propre production pour répondre de manière très succinte sur la partie emplois direct et indirect aujourd'hui les emplois directs de la filière cognac c'est 15000 emplois directs c'est 77000 emplois indirects ces chiffres là ont fait l'objet d'une étude et juste sur un petit point sur la partie de la stratégie commerciale à l'internationale je suis peut-être plus je peux plus facilement en parler que que mes collègues négociants aujourd'hui la particularité de la F cognac avec les grands groupes qu'on a fait que une des marques de Cognac est sponsor officiel de la NBA une des marques de Cognac a payé une pub dans pendant le super B aux États-Unis une des marques de Cognac vient de signer un partenariat avec la Fédération Internationale d'automobile donc qui va être présente sur les Grands Prix de Formule 1 en terme de visibilité commerciale aucune structure agricole ou viticole ne peut sans ces groupes là avoir la force marqu qui est aujourd'hui de ces grands groupes on peut enfin al après peut-être que c'est pas la bonne chose mais en tout cas il y a des publicités avec les plus grands acteurs qui sont mis en place par toutes les maisons pour pouvoir être visible et gagner des partarts de marché voilà sur ce point là ça me paraît c'est important aussi de le souligner je veux bien répondre à la deuxième question donc sur les US comment on se prépare sur d'éventuelles taxes Trump sachez qu'il y a un travail qui est fait à la fois par les interprofessions la FVS de rochement avec nos homologues aux États-Unis qui font d'autres spiritueux pour voilà que que qu'on travaille chacun de notre côté de nos côtés avec nos gouvernements respectifs pour dire voilà nous on veut pas être pris entre le martou et l'enclume donc on a intérêt même s'ils sont concurrents à un moment donné on a intérêt à voir ce travail là il y a le travail qui est fait aussi par les groupes en local donc donc voilà sur les prix sur les prix du des cognacs aux États-Unis effectivement il y a eu la période covid vide où les il y a eu une évolution de la consommation le pouvoir d'achat des Américains qui touchaient des subventions et qui consomm à domicile donc on a une évolution des ventes qui était anormale entre guillemets qui qui n'était pas dans la normalité structurelle on va dire et on a effectivement des distributeurs qui se sont cru tout permis sur les prix et on connaît la sensibilité du consommateur au prix par exemple un vs qui était à plus ou moins 42 doars et passé à 41 42 4 jusqu'à 45 46 et à un moment donné quand on est revenu à la vraie- vie c'est-à-dire quand la période covid s'est arrêté et cetera ben ces gens-là ils ont arrêté d'acheter d'acheter donc euh les groupes ont fait pression parce qu'on maîtrise pas la politique de prix en local parce qu'il y a plein de distribution on a fait pression on a on leur a fait comprendre que c'était une erreur et là maintenant ils sont revenus au vrai prix au bon prix et on voit même si ça se traduit pas totalement aujourd'hui dans les statistiques de sortie de la région nous ce que l'on sait c'est ce qu'on appelle le sellout c'estàdire ce qui est vendu véritablement et les chiffres que nous avons de nos commerciaux on sait aujourd'hui que ça reprend et grâce notamment à un prix adapté le vrai prix ensuite vous me parliez aussi de tout ce qui est tequila euh whisky et cetera euh on nous disait à un moment donné oui c'est la tequila qui a pris le Pass sur et cetera aujourd'hui je peux vous assurer que c'est et on regarde c'est les statistiques que tous les spiritueux souffrent tous les spiritueux sont en baisse de consommation probablement moins que le cognac mais le Cognac a tellement évolué vite que obligatoirement on a rebaissé rapidement donc voilà pour répondre à la question numéro 2 j'espère avoir été concret pour rester sur les marchés pour répondre à Madame et on l'avait parlé tout à l'heure sur les autres marchés l'Inde par exemple aujourd'hui il y a il y a des droits qui sont complètement qui ne permettent pas d'accéder au marché aujourd'hui on a on va dire sur 10 marchés potentiels qui pourrai nous intéresser les droits sont tellement important que alors il faudrait déjà trouver un accord bilatéral avant de trouver avec ces 10 marchés là on aimerit bien trouver un accord bilatéral avec la Chine mais en tout cas les 10 marchés qui pourraient nous apporter des nouvelles parts même en les cumulant même en obtenant un accord qui va prendre des années ça ne compensera même pas le le le le quart de ce que l'on vend de ce que l'on vend en Chine peut-être pour pour conclure même si je suis armagiaqué j'ai travaillé longuement dans le groupe cadbur webs eu donc au final c'est c'est c'est le commerce qui est en jeu et le consommateur ou l'acheteur de vin n'est pas l'acheteur de spiritueux on peut avoir une stratégie commune 20 vin spiritueux ça ça ne fonctionne pas certes on vient de la vigne on peut gérer des des rendements des choses comme ça mais l'acheteur et le consommateur est complètement différent et en ce moment ce qui est à la mode c'était pas ça il y a il y a il y a 20 ans quand je suis arrivé c'est le spiritueux même si voilà donc si on était pas taquiné par par des choses politiques les croissances de charant continueraient des armanquais suivrai monsieur général peut-être pour compléter sur l'Inde qui a été évoqué il y a un instant ça fait 15 ans qu'on est en négociation avec l'Inde je ne sais pas si dans 15 ans on sera encore en négociation avec l'Inde mais tant que les droits à l'entrée sont de 50 % avec une bascule qui monte jusqu'à 400 % sur les produits vous imaginez bien que même si c'est séduisant avec 1 milliard et demi d'habitant il est absolument impossible aujourd'hui de pénétrer sur le marché indien alors on le regarde avec les yeux de l'amour mais que ça l'autre élément qui est très important parce que ça a été c'est revenu à plusieurs reprises dans vos questions le marché national le marché européen le marché pays-tiers 3/4 de nos exportations vont vers les paystiers pas par magie parce que les pays-tiers on valorise davantage ce qu'on expédie sur les paystiers que ce qu'on valorise sur le marché national et sur le marché de l'Union européenne et c'est très important parce que si on veut faire vivre des filières depuis le producteur jusqu'à celui qui exporte il faut qu'à un moment donné on arrive à faire de la marge et j'ai pas besoin de vous faire un dessin sur le fait que le marché français de ce point de Villa il est d'une complexité je vais utiliser ce terme là atroce et que c'est pas là-dessus c'est pas dans l'Hexagone qu'on fait beaucoup de marche et qu'on peut la redistribuer ni sur les différents maillons de la chaîne ni dans l'investissement en terme de développement commercial pour gagner des pars de marché donc l'export est absolument déterminant et pour prendre un chiffre qui n'est pas celui des spiritueux on fait un tiers des volumes de vin vendu à l'export mais ça génère plus de la moitié du chiffre d'affaires de la filière merci beaucoup Messieurs les Présidents Monsieur le Délégué Général et Monsieur le Représentant de la la viticultur viticulture pour ces échanges vous avez compris donc que nous sommes ici tous à vos côtés extrêmement mobilisé pour soutenir votre filière et pour faire en sorte en tout cas on le souhaite que dans les semaines à venir les relations en tout cas diplomatiques entre la France et la Chine puissent vous permettre d'avoir voilà une vision et en tout cas d'être rassuré aujourd'hui au regard de la crise que vous traversez on vous vous remercie vraiment très sincèrement et voilà on est à vos côté et n'hésitez pas à vous mobiliser en tout cas on va suivre dès la semaine prochaine le déplacement de la ministre du Commerce extérieur que vous rencontrez d'ailleurs demain et on continuera bien évidemment à à vous accompagner et à vous soutenir très très fortement et on a compris que vous êtes des combattants et on vous en remercie merci bonne journée à vousation lare voilà je vous propose de
Dominique Estrosi-sassone