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interviewBFMTV· 16 mars 2025 17 min

Donald Trump, armée de réserve, SNU... L'interview de Fabien Roussel en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Fabien Roussel. Merci d'être notre invité ce soir. Vous êtes secrétaire national du Parti communiste. Avant de développer et de voir passer en vue l'actualité de ce dimanche, peut-être une réaction sur ce service national universel qui serait refondu selon les déclarations du président de la République. Vous, vous y croyez à ce service national universel ou c'est un gadget pour vous ?

0:22
Fabien Roussel

Non, je n'y ai pas cru parce que la manière dont ça a été fait, mise en place, montre que ça n'a pas véritablement marché. On n'a jamais eu une génération entière qui s'est engagée là-dedans, comme à l'époque de la conscription. Et c'est pris en plus sur le temps scolaire, comme ça a été dit. C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle nous, nous avons dit que nous ne partagions pas ce projet. On souhaite que l'école reste l'école et qu'à l'école, on accède aux connaissances, aux savoirs, qu'on devienne citoyen. Et en revanche, il y a une question qui est posée. C'est comment on arrive à tisser un lien entre un peuple et la nation ?

Comment on arrive à faire en sorte que chacun se sente concerné pour défendre le drapeau, défendre le territoire ? C'est ce que faisait l'armée avant. Et M. Jacques Chirac a abandonné ça en 2001. Et cette question, par contre, elle se pose aujourd'hui. Et ça, c'est le sujet qui fait débat.

1:20
Présentateur

Alors c'est intéressant parce que justement, François Bayrou, aujourd'hui, a évoqué ce point, le lien entre une armée et le peuple. Alors il n'y a pas question de service militaire tel qu'on l'a connu jusqu'en 1995. Mais il a évoqué aujourd'hui, François Bayrou, une armée de réserve qui viendrait appuyer l'armée professionnelle. Est-ce que sur ce point, vous êtes plus convaincu que vous n'êtes par la refonte du SNU ?

1:39
Fabien Roussel

C'est une piste qui est plus à explorer, en regardant d'ailleurs comment fonctionne l'armée de réserve aujourd'hui. En tout cas, la question d'abord qu'on doit se poser, c'est à quoi doit servir une armée ? Quel est son objectif ? Est-ce que c'est une armée au service du peuple, du pays, pour protéger le territoire et ses intérêts vitaux ? Ou est-ce que c'est une armée pour se projeter et faire la guerre à l'étranger ? Et quand a été constituée une armée de professionnels, c'est plus ça que les dirigeants avaient en tête.

C'est-à-dire d'avoir une armée de professionnels dont c'est le métier pour aller faire la guerre sur des théâtres d'opérations extérieures qui ne sont pas forcément liées à la protection du territoire, mais plutôt pour aller en OPEX. Donc à partir du moment où on veut une armée pour se défendre, ce que nous, nous défendons, une armée nationale pour défendre la France, pour défendre le peuple, eh bien nous partons du principe que cette armée doit être constituée des citoyens, de nous-mêmes. Alors, on ne peut pas revenir à une armée de conscription comme avant. Compliqué. On n'a plus les casernes, on n'a plus les moyens.

Certains pays européens le font, ils reviennent sur des services militaires. Moi je pense que ça mérite un vrai débat. Le vrai débat c'est pourquoi avoir besoin d'une armée ? Est-ce qu'on doit la confier à des professionnels ? Et pourquoi faire ? Ou est-ce qu'on doit chacun prendre une part à la défense de notre pays ? Personnellement, j'ai défendu ça lors des dernières élections présidentielles. Nous, nous sommes plutôt attachés à une armée constituée de citoyens qui font le choix d'apprendre à défendre son pays et tout le monde doit pouvoir y participer. L'armée de réserve, par exemple, est un moyen pour, pourrait être un moyen pour y parvenir, mais elle souffre de beaucoup de moyens.

Elle n'a pas assez de gens qui s'engagent dans une armée de réserve, notamment les civils, ont une solde qui correspond à leur grade et pas à leur métier. Donc il y en a qui perdent des sous, ça ne va pas. Il manque d'équipement. Il n'y a même pas les points pour la retraite, au moins que ça serve à quelque chose. Quand on s'engage, qu'on se dise, je défends mon drapeau, mais je ne perds pas d'argent. Et puis en plus, j'ai cotisé un peu plus pour mes droits à la retraite.

4:02
Invité

– Vous avez parlé de patriotisme. Il y a justement eu une autre réflexion de notre Premier ministre sur comment raviver le lien, qu'est-ce que c'est être français ? Qu'est-ce que c'est votre réponse à vous sur cette question ? Comment est-ce qu'on ravive le lien avec la nation ? Vous avez parlé d'aller sous les drapeaux. Qu'est-ce que c'est la solution ? Parce que c'est une des branches de ce service national.

4:20
Fabien Roussel

– J'ai fait une conférence sur ce sujet il y a trois semaines à l'occasion de l'anniversaire de la panthéonisation de Missak Manouchian. Justement, parce que nous disons qu'être français, ce n'est pas seulement par le sang que l'on a, mais c'est aussi par le sang versé. Et donc, nous qui nous sommes engagés, avec d'autres dans la résistance, mon parti, je veux dire, pendant la Seconde Guerre mondiale, nous avons défendu le pays, défendu la nation. Et beaucoup se sont engagés dans la résistance comme ça.

Et y compris des étrangers, qui n'étaient pas français, mais qui travaillaient en France à ce moment-là, et qui ont fait le choix de défendre la France, la République, le drapeau, ses valeurs. Et donc, être français, c'est ça. C'est-à-dire faire le choix de s'engager et être prêt à mourir pour son pays, quand il est attaqué. Et ça, c'est quelque chose qu'il faut savoir faire vivre, et l'avoir dans le cœur, fortement. Ça veut dire être attaché aux valeurs de la République. Ça veut dire aimer la République, et aimer une République qui vous aime aussi. Et c'est pour ça qu'on met aussi souvent les droits et les devoirs en face.

Être français, c'est aussi se sentir protégé par son pays, avoir de la reconnaissance pour ce que l'on fait. Et beaucoup de Français aujourd'hui ne la trouvent pas, cette reconnaissance de la République, et se sentent abandonnés. Et donc, retisser ce lien, c'est aussi faire en sorte que les Français se redeviennent fiers de leur pays, de leur patrie, mais de leur République, et des valeurs qu'elle fait vivre sur son territoire.

5:53
Présentateur

Alors, pour revenir sur la situation sur place, je voulais avoir un peu votre analyse, parce qu'il y a beaucoup de déclarations ces dernières heures, notamment de la part des Insoumis, sur Donald Trump et Vladimir Poutine. Je cite Jean-Luc Mélenchon, qui considère que Donald Trump est celui qui nous menace aujourd'hui physiquement. On a entendu aussi Mathilde Panot, la chef du gouvernement, groupe insoumis à l'Assemblée, qui estime que c'est la Russie qui est… que c'est Trump qui est une menace, et pas la Russie en tout cas. Est-ce que c'est l'analyse que vous avez du conflit et du contexte international actuel ?

6:22
Fabien Roussel

– Mais le contexte international, il est différent, selon qu'on regarde ce qui se passe en Russie ou aux États-Unis. La Russie de Poutine, lui, a envahi un territoire, violé le droit international, il est en guerre et il envoie ses armées. Lui dit que c'est pour défendre son territoire et les Ukrainiens, eux, sont envahis et donc, pour eux, c'est une invasion. De l'autre côté, ce que fait Trump, je ne veux pas du tout le minorer. Ce n'est pas la même chose, ce n'est pas la guerre, mais ce que fait aujourd'hui l'administration américaine est extrêmement grave. Ils sont en train de bouleverser l'économie mondiale.

Le monde est multipolaire, et dans ce monde multipolaire, les États-Unis veulent capter des capitaux le plus possible, mettre la pression sur des grandes puissances que sont la Chine, mais aussi l'Union européenne. Ils sont en train de siphonner notre industrie. Ils s'attaquent à nos vins, à nos champagnes, à ce qui fait la marque de la France. Oui, mais vous me dites, c'est quoi être français ? Mais être français, c'est ça. On le vit comme une agression, ce qui se passe de la part de Donald Trump.

La manière dont il a traité Zelensky a choqué tout le monde, mais la manière dont il traite les Français aujourd'hui, avec des droits de douane de 200% sur ce qui fait la France, notre vin, notre gastronomie, mais c'est s'attaquer à la France, et c'est extrêmement grave. Et donc, c'est violent pour nous. Mais en fait, on a affaire à des grandes puissances qui sont en train de se partager l'économie mondiale. Donc, Trump qui veut s'attaquer au Danemark, au Groenland, au canal de Panama, au Canada, les terres rares de l'Ukraine, ça l'intéresse. Ils s'en foutent de la liberté des Ukrainiens. Ils veulent les terres rares. Et donc, on a affaire à un businessman. Et c'est dangereux.

C'est dangereux pour l'économie européenne, pour l'économie française.

8:11
Invité

Alors, est-ce que ça nous inquiète la liberté des Ukrainiens ? Est-ce que vous êtes prêts à accompagner le fait que la France s'engage pour défendre cette liberté, pour défendre des valeurs, dont vous disiez que, durant la Deuxième Guerre mondiale, votre parti s'était engagé pour défendre des valeurs aussi ?

8:26
Fabien Roussel

Tout à fait. Et c'est pour ça que nous avons toujours défendu, pour tous les peuples, le droit à l'autodétermination et le droit à l'indépendance des peuples. Le droit à l'indépendance des peuples. Garantir leur souveraineté. Que ce soit le peuple palestinien ou que ce soit le peuple ukrainien. Donc vous êtes pour une Ukraine qui a bien le droit de rentrer dans l'Europe si elle le souhaite ? Il n'y a pas deux poids, deux mesures en la matière. Il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures en la matière. Et donc, c'est le choix des Ukrainiens de dire, aujourd'hui, comment ils sortent de la guerre, comment ce conflit s'arrête, comment on gère les territoires qui sont actuellement occupés.

Est-ce qu'on les gère de la même manière, que ce soit le Donbass ou la Crimée ? Ça doit faire partie de négociations et de discussions. Trois ans de guerre, un million de victimes morts et blessés, 700 000 tués des deux côtés. Quand est-ce que ça va s'arrêter ?

9:19
Présentateur

On va revenir en France juste un instant parce que cet effort de guerre dont on parle beaucoup depuis plusieurs semaines maintenant, il est une justification. En tout cas, il pourrait amener un recul sur la question de la retraite. On a beaucoup entendu François Bayrou aujourd'hui qui a fermé la porte à un retour à 62 ans en disant, mettant en avant le nouveau contexte international. Est-ce que c'est un argument que vous entendez ?

9:40
Fabien Roussel

Oui, je l'entends. Je l'entends de la part de Français qui viennent me voir. On me dit, mais qu'est-ce qu'on va aller faire ? Alors, on va aller faire la guerre à Moscou, on va aller faire la guerre contre Poutine. Et derrière, on va devoir payer et sacrifier encore une fois notre retraite, notre pouvoir d'achat, les factures qui vont augmenter. Mais quand est-ce que ça va s'arrêter tout ça ? Ça, je l'entends et je comprends ça. Et c'est bien pour ça que les Français ont bien intégré une chose, c'est que quand on leur parle d'économie de guerre, à chaque fois, ce sont les travailleurs qui payent. Ce sont toujours les mêmes qui payent. C'est un faux argument selon vous.

Ce n'est pas ceux qui vivent dans les salons propres, bien branchés, avec tout ce qu'il leur faut. C'est ceux qui ont du mal déjà à boucler leur facture, qui travaillent durement et qui vont, eux, devoir payer la guerre. Mais les Français ne veulent pas de ça. Et moi, je ne veux pas ça. Je ne veux pas ça pour les Français non plus. Donc, une économie... Il y a deux choses. Il y a vivre sans la protection des Américains.

Et entre nous, vous pourrez quand même convenir que nous, les communistes, c'est ce que l'on dit depuis des années, il y a quand même eu un axe en France dans l'histoire entre les communistes et les gaullistes pour dire qu'il fallait ne plus vivre, ne pas vivre sous la tutelle des Américains. Et être du côté de la paix.

10:51
Invité

Et être du côté de la paix. Et notamment la défendre par des guerres de solidarité. Donc, comment est-ce qu'on fait pour financer cette solidarité, notamment une solidarité avec le peuple ukrainien, qui a presque quelque chose d'un peu désuet, qui se bat pour la démocratie, le social, l'entrée dans ce concert des nations. Donc, en fait, comment on la finance finalement cette solidarité avec un peuple qui correspond complètement à l'aspiration communiste historique ?

11:13
Fabien Roussel

Nous avons, et quand j'étais député, il y a trois ans, nous avons exprimé notre soutien au peuple ukrainien. Et les moyens financiers, nous avons soutenu le fait que la France dégage des moyens financiers pour les aider à se défendre, avec des lignes rouges qui ne devaient pas être franchies. Et nous avons aussi appelé à ce qu'il y ait le plus rapidement possible des discussions, des négociations, pour pouvoir mettre fin à ce conflit au plus rapide. J'ai écrit au président de la République il y a un an et demi, on était à un an et demi du conflit, en lui disant, il est temps d'ouvrir des négociations. Bientôt ce sont les Russes qui vont gagner la guerre, il n'y aura plus rien à négocier.

Et j'avais même fait des propositions. C'est ce qui est en train d'être discuté aujourd'hui, entre les Américains et les Russes, sans nous d'ailleurs. Pourquoi n'avons-nous pas pris le manche de ces négociations, de ces discussions à cette époque ? Aujourd'hui, ce sont les Russes qui sont en train de gagner la guerre. Regardez dans quel état nous en sommes arrivés. Et quand je disais ça, ici on me traitait de lâche, d'avoir peur d'aller faire la guerre, etc. Mais enfin, aujourd'hui on est prêt encore à aller faire la guerre. Ça n'a pas de fin. Nous sommes confrontés à des puissances nucléaires. Nous sommes une puissance nucléaire. C'est une puissance nucléaire la Russie.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après Hiroshima et Nagasaki, tout le monde a dit qu'il faut arrêter avec l'Holocauste nucléaire. Il faut signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires. Et aujourd'hui on parle de surenchérir dans l'arme nucléaire. Mais il faut arrêter.

12:39
Invité

On parle de protection, comme ils n'en parlent pas de surenchérir dans l'arme nucléaire.

12:42
Fabien Roussel

Quand je dis de surenchérir, c'est qu'on parle de développer l'arme nucléaire française pour qu'elle serve de bouclier à toute l'Union européenne. Donc je peux vous dire qu'il va falloir investir dans l'arme nucléaire. C'est le sens du monde que l'on doit promettre à nos enfants. Mais moi je souhaite que l'on arrive à un cessez-le-feu, à des négociations, et que l'on remette sur la table un traité de non-prolifération des armes nucléaires pour toutes les puissances nucléaires.

13:11
Présentateur

Et que l'on arrive à apaiser les tensions. Alors toute autre chose, je voulais avoir votre vision de la gauche, de l'avenir de la gauche, avec des insoumis qui semblent de plus en plus infréquentables. Vous avez publié, on va voir l'image que vous avez publiée sur les réseaux, qui reprend en fait, vous êtes repris en caricature avec l'affiche qui a beaucoup fait parler, notamment une affiche au Roland antisémite, clairement reprenant Cyril Hanouna. Voilà ce qui a été publié. Vous avez retweeté, donc repossé cette photo en demandant des excuses, en tout cas en vous scandalisant de cette affiche. Qu'est-ce qui se passe avec les insoumis ?

13:48
Fabien Roussel

D'abord, j'ai trouvé ignoble l'affiche qui a été faite avec la caricature de Cyril Hanouna, parce que c'est une affiche qui clairement reprend les mêmes codes antisémites des années 30 utilisés par l'extrême droite française et par les nazis. Donc on connaît l'histoire dramatique de l'antisémitisme en France, qui n'est pas la même dans d'autres pays. Chez nous c'est particulièrement grave, notamment en cause de la collaboration, de l'affaire Dreyfus, donc il y a une histoire en France. Donc attention avec l'antisémitisme. Et je vois que là, donc ils ont fait ça avec de nombreuses...

14:22
Présentateur

Est-ce que c'est la direction des insoumis ? Est-ce que ce sont des militants ?

14:26
Fabien Roussel

Je demande une chose, c'est qu'en politique, on peut avoir des désaccords, on doit savoir se les exprimer, sans être outrancier, insultant, vulgaire. Or, ce n'est pas le chemin qu'ils prennent. Je sais bien qu'ils font ça pour faire débat, la preuve, ça marche, on en débat. Mais le bruit et la fureur, comme ça a été théorisé par M. Mélenchon, c'est la même manière que fait d'ailleurs M. Trump, tous ces dirigeants qui sont excessifs, vulgaires, outranciers, parfois mensongers. La politique, ça ne doit pas être ça. C'est justement pour ça que les Français s'en détournent.

15:02
Présentateur

Vous faites un parallèle entre Donald Trump et M. Mélenchon ?

15:04
Fabien Roussel

Je fais un parallèle avec ces choix de communication, qui sont des choix de communication, c'est théorisé par certains, comme Steve Bannon, le directeur de la campagne de Trump, lors de sa première élection. Chantal Mouffe, également, qui est une influence de M. Mélenchon. Vous dites que Mélenchon fait du Trump ? Oui, c'est un choix de communication. C'est-à-dire qu'il faut réussir, pour faire parler de soi, il faut réussir à mettre l'éléphant dans le salon pour qu'on ne voit plus que ça. Il faut qu'on ne voit plus que lui. Si, voilà, M. Mélenchon, il faut qu'on ne voit plus que lui, comme M.

Trump, et ça devient terrible, parce qu'il y a des mensonges qui sont véhiculés de cette manière, et le débat politique, ça peut... Donc, il faut que la gauche se rassemble. Sans LFI, vous rejoignez l'appel de Glucksmann, aujourd'hui ? Il faut surtout, et je sais que parmi les militants de la France insoumise, beaucoup se sont émus de ces affiches. Je sais que beaucoup ne partagent pas ça, et heureusement, donc c'est à eux de tirer la sonnette d'alarme dans leur propre parti, pour dire stop, pas comme ça. On peut avoir des désaccords, parlons-en, débattons-en.

D'ailleurs, nous, moi je continue mes déplacements, je m'en vais dans le Lot, je fais une rencontre publique à Fijac demain, j'étais dans le Mans, au Mans la semaine dernière. Donc, il faut que l'on débatte entre nous, débatte devant les Français, mais sereinement, avec respect, avec le sourire, même si on n'est pas d'accord entre nous, mais c'est comme ça qu'on restera tous ensemble. L'appel est lancé. Merci beaucoup, Fabien Roussel,

16:27
Présentateur

de l'avoir été en direct avec nous ce soir sur BFM TV.

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