Gouvernement Lecornu 2 : “une honte démocratique” comme le dit Bardella ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Durant les prochaines minutes, vous allez tout savoir, tout comprendre, ce qui se passe en coulisse, ce qui se passe dans les médias, ce qui se passe entre les ténors de parti. Bonjour Loufritel. Bonjour.
Journaliste à Paris match. Le dernier papier que vous signez était pas temps. On est mort chez LR la nuit des longs couteaux.
Vous êtes chargé justement du suivi des droites et vous allez tout nous raconter ce matin. Bonjour Antoine Aberdor. Bonjour Maxime.
Journaliste à l'opinion, plutôt chargé, on va dire, du suivi des gauches avec ce papier également que vous signez. Donc je recommande la lecture. Jean-Luc Mélenchon, ce sera la présidentielle sinon rien.
Et en effet, on a besoin de vos lumières ce matin pour comprendre ce qui se passe. On en a longuement parlé. On n'osait pas le croire quand en début de semaine on a entendu parler d'un le Cornu 2.
On se disait "Mais non, pas possible, ilera jamais." Petit bien sûr que si, il a osé. Donc on va en parler avec vous. 0826 300. [Musique] Moi, je sais pas si la question est un peu provocante, mais quand même en tout cas sur le site Sud Radio, l'application et les réseaux sociaux, le Cornu 2.
Est-ce qu'on a bien fait de laisser une seconde chance à Sébastien Lecnu au vu de la situation ? C'est vrai qu'on a vu un petit regain dans les sondages. On a même vu un record d'audience au JT de France 2 en disant "Bravo monsieur le premier ministre, vous avez tendu la main, vous avez négocié Lou Fretel, Antonorf.
Comment vous avez d'abord d'un mot réagi à cette nomination qui est arrivée quand même tard dans la nuit ?" Lou Frel ? Alors pour nous c'est ça commença à être attendu.
On nous en avait parlé des mercredis midi de façon assez légère. C'est-à-dire que des membres du gouvernement des missionnaires expliquaient que après tout si Sébastien Lecnu réussissait à mettre d'accord et autour de la table les composantes de l'ex socle commun, il pouvait raisonnablement espérer avoir un engouement dans dans la population et donc être renommé. ce à quoi nous avons répondu.
Oui, mais est-ce que ça risque pas non plus de braquer un peu les Français ? Et la réponse était un peu étonnante aussi. Non, non.
Euh de toute façon, il y a eu tellement d'informations que ils ne vont pas s'en rendre compte. Donc c'est c'est vrai que il y a cette phrase. Il y a un truc quand même mis sur la lessiveuse pour en fait étourdir les français qui ne serait pas donc suffisamment physionomiste pour se rendre compte que Sébastien le Cornu 2 ressemble furieusement à Sébastien le Cornu 1.
Vous savez, c'est le jeu des des se différences avec la même photo. On est là, on plisse les yeux, on se dit mais qu'est-ce qui se passe ? Puis surtout à ce moment-là, le cornu avait fait savoir effectivement qu'il ne souhaitait pas être renommé et le soir mais c'était avant le soir même où il l'a redit devant 6 millions de téléspectateurs quand même.
Surtout ces 6 millions de téléspectateurs, c'est pas signe non plus de popularité, c'est plutôt signe de grande inquiétude chez les Français. En l'occurrence, si Sébastien Lecnu 1 n'a pas réussi, quelle raison ferait qu'il pourrait accomplir sa mission lors de de le Cornu 2 avec à peu près les mêmes ministres ? On comprend bien que Bruno Rotaillot ne sera normalement pas dans le gouvernement et on va y venir sur ce qui se passe à droite.
En effet, l'ouvritel surtout même quand on voit certaines déclarations juste sur le gouvernement. Je rappelle quand même un point précis, il faut qu'on ait rapidement un conseil des ministres. Alors même un conseil missionnaire ça peut fonctionner mais il y a un problème pour trouver des candidats au poste déjà parce que qui veut qui veut s'engager pour quelque chose qui peut durer quelques semaines seulement.
Et ensuite vous avez quand même tout le filtre de la haute autoritaire à la transparence de la vie publique. C'est extrêmement lourd. Il faut réveiller aussi les administrations et y compris vérifier les casiers des personnes potentielles.
Donc cette machinerie interne fait qu'on on va aussi mécaniquement se retrouver avec à peu près les mêmes ministres. Antoine Bardor, sur votre première réaction, même si le Cornu 2, on le voyait venir quand même. Ah quand même quand même.
On a vécu la nuit des mortsvivants et c'était pas rien. Non, très honnêtement, le sens du devoir et du sacrifice, devrais-je dire, de Sébastien Lecornu force l'admiration. C'est vrai qu'au fond, les Français ont fait connaissance avec lui lors de ce 20h.
Il ne s'était jamais exprimé dans un tel format. Et ils ont découvert Sébastien Lecnu, un homme de 39 ans, moins de soldat, plutôt humble, euh plutôt qui forçait le respect, il aurait fait un très bon premier ministre. Sans doute se sont dit beaucoup de de Français.
Et le problème c'est que le contexte en politique ça compte et que si vous voulez on a le sentiment quand même d'être arrivé au fond du fond de l'entonoir. Euh Emmanuel Macron euh a brutalisé les institutions à un tel point, brutalisé ses troupes aussi qu'effectivement il a épuisé les bonnes volontés. Et vous savez qu'on a coutume de dire dès lors qu'il s'agit de de former un gouvernement que on en trouve toujours quelques-uns, compris peut-être en désérance pour venir à la soupe, mais quand il s'agit même plus d'un CDD mais d'une mission d'intérim dans un ministère, effectivement euh ça fait moins rêver.
Euh les ministres peut-être de la future équipe le Cornueu auront à peine le temps de prendre possession de leur voiture de fonction qu'ils auraient déjà été éjectés. Donc forcément ça fait moins rêver. On nous parle, et ça m'inquiète, j'en finirai par là, de ministres technique, en tout cas de ministres euh euh étrangers à toute ambition présidentielle, mais la maladie présidentielle ça s'attrape au contact du pouvoir.
Donc euh on peut faire venir des gens de grande qualité. On parle par exemple de Laurent Nunz, du côté de la place Bovau, le préfet de police de Paris, encore une fois, homme de grande qualité. Mais moi, je me pose la question de savoir par exemple un profil technique à Bercy dans la période, mettre les moins les mains dans le cambouille d'une assemblée nationale aussi tortue, c'est une folie. justement, vous êtes l'un et l'autre chargé de la droite et de la gauche.
C'est quand même maintenant là vers, on va dire l'endroit vers lequel tous les tous les on va dire tous les regards se tournent et toutes les analyses vont commencer à se faire parce que notamment je me tourne vers vous loufrit chargé des droites. Votre dernier papier on est mort chez LR la nuit des longs couteaux dites-vous. En effet, on se souvient de plusieurs réunions houleuses.
Hier, on en a fait des caisses sur Bruno Rota Laurent Voquier qui arrive séparé qui repartent ensemble. Il y a des énigmes aussi dans les éléments de langage. On ne soutient pas mais on parle de plateformes programmative, on comprend rien.
Vous qui les suivez, qui les scrut qui êtes la journaliste clairement la mieux informée sur ce qui se passe à droite. Non mais qu'est-ce qui se passe dans les coulisses depuis plusieurs heures maintenant et depuis cette réunion avec le président de la République où tout le monde s'accorde à dire qu'elle fut lunaire ? Bon ben alors déjà, je vais pas vous rassurer parce que même les les cadres LR eux-mêmes ne comprennent pas très bien ce qui est en train de se passer.
Recouchez-vous auditeur de laissez la radio allumer mais recouchez-vous. Hier soir, il y a eu une réunion juste des députés. Ce ceux-ci ont décidé à quasi unanimité de de soutenir le gouvernement.
Est-ce que ça ira avec une participation une participante m'a écrit en me disant soutien au gouvernement et participation ? il y a vraiment une envie de participer. Euh en l'occurrence, ce sont plutôt les sénateurs et Bruno Rotaillot en tête qui sont pas du tout sur cette ligne parce que déjà bah parce que Bruno Rotaillot quand il décide quelque chose, les sénateurs le suivent.
C'était quand même le patron des sénataires et des sénateurs à une époque. Lui voulait participer et soutenir il y a une semaine. Il s'est retrouvé dans un méie mélo, un tweet écrit beaucoup trop vite et sans consultation à devoir acter sa rupture avec le gouvernement et sous le coup et la pression déjà de la boucle des sénateurs qui a très mal réagi he la boule de discussion notamment.
Et et un dernier élément, les fédérations, c'est-à-dire que les patrons de fédération ont commencé à recevoir des cartes tout de suite d'adhérents qui ne voulaient pas gouverner avec Bruno Rotaillot, Bruno Rota Bruno le maire ou même Aurore Berger par exemple à la passe de Sophie Sophie Prim en tant que porte-pole. Ensuite, vous avez autre chose qui est une question de ligne, c'est-à-dire que LR n'a jamais vraiment tranché après Rikioti cette son alliance. C'est est-ce que c'est avec les macronistes ?
Est-ce que c'est avec le Rassemblement national ? enquête le Figaro LCI et Sud Radio. Il y a un chiffre qui est sidérant 46 % des électeurs souhaitent une union des droites 41 % jusque chez LR.
Vous qui les avez en permanence au bout du fil est-ce que c'est ça que vous sentez chez les cadres ? une tentation moment de de tendre la main vers la droite droite droite droite. Je vais vous raconter je vais vous raconter une anecdote vraiment que qui qui explique vraiment ce qui s'est passé chez LR aussi depuis un an et demi.
C'est-à-dire pas grand-chose il y a pas grandchose qui a changé la nuit où Eric Sioti deal avec Marine Le Pen. J'appelle des cadrell pour essayer de vérifier l'information et surtout le nombre de circos qui avait été demandé et j'apprends que un accord est en train de se nouer à ses cadres. Et l'un d'eux donc d'abord est furieux et quand je lui dis le nombre de circonscriptions qui a apparemment été demandé à éc par Ericotiste c'està dire 130 dit ah 130 quand même non mais vous savez euh en fait le cordon sanitaire c'est vrai que ça fait des années qu'il existe plus avec le rassemblement national et donc il me déroule le truc et puis et puis ben je vous annonce que ce cadre est toujours chez LR et qu'il a même pris du galon dans la le scient de Bruno R on pense on pense fort à lui ce matin du côté de la gauche maintenant Antoine Bord je rappelle ou votre dernier papier ce sera la présidentielle sinon rien comment ça se passe à ga on a vu hier quasiment un fran commun que ce soit le ps enfin le ps j'ai l'impression que c'est plus nuancé vous allez nous dire mais ce soit les écologistes avec la phrase de Marine Tondelier tout ça finira mal l'état des lieux des troupes comment on observe ça c'est la censure automatique absolument forcément pas pour les socialistes en tout cas la censure a priori pour les socialistes partie de gouvernement s'il en est c'est pas tout à fait possible en fait Olivier Fort arrive pour le moment à sauver les apparences.
Euh je m'explique, il a d'une part des insoumis qui de toute façon matin, midi et soir le traiter de traître à à Touva, ça c'est une constante, il s'est habitué à vivre avec. Et par ailleurs Olivier Fort euh mais oui, qu'est-ce que vous voulez quand vous avez bulka jusqu'à la le après vous sentez plus rien. Euh en revanche euh il lui faut absolument garder à ses côtés euh Marine Tondelier l'écologiste et Fabien Roussell le communiste parce que ils sont engagés ensemble vers une présidentielle une possible candidature communale à la présidentielle une potentielle primaire.
Donc les laisser partir, se couper d'eux, c'est compromettre l'échéance de 2027. Donc Olivier Fortenait absolument à avoir sa photo dans la cours de l'Élysée avec ses partenaires communistes et écologiste qui lui permettent de supporter précisément les ases constants de Jean-Luc Mélenchon parce que tant que Jean-Luc Mélenchon est seul et isolé dans sa logique jusqu'au bouthiste, les socialistes peuvent continuer à avancer vers des solutions de compromis constructives, des solutions gouvernementalesqu Exactement. Ceci étant posé, euh Olivier Fortine de croire qu'il était possible qu'un premier ministre de gauche soit nommé, en particulier qu'il soit nommé à Matignon.
Dans le même temps, les socialistes un peu lucides et y compris lui-même vous disait que il savait pertinemment qu'Emmanuel Macron préférait s'ouvrir les veine plutôt que de nommer un premier ministre de gauche. Emmanuel sont pas dans l'excès. Mais non, mais c'est vrai, il méprise fondamentalement les socialistes.
Pourant, il en vient. C'est ça qui est fou. Oui.
Oui. C'est parce qu'il les a vu qu'il les méprise. C'est bien pour ça.
Mais arrêtons-nous un instant sur les de tr minutes qui nous restent précisément sur ce que vous venez d'aborder rapidement. Est-ce que vous venez d'esquis Antoine Bordor ? C'est cette question de la réforme des retraites.
Il se joue quand même quelque chose de d'inédit actuellement, que ce soit à droite et à gauche. Et c'est pour ça que j'aimerais qu'on qu'on essaie de terminer ce débat là-dessus. On nous dit réforme des retraites, alors je passe les détails, suspension, abrogation, mais on se rappelle quand même déjà du premier choc de savoir qu'une partie de la droite a fait refuser de voter la réforme bord pire, ils avaient voulu censurer le gouvernement. parce que ceux qui sont sur terrain qui sont pas qui sont confrontés au français disent et je me tourne vers vous frit en réalité sur le terrain si on suspend la réforme ça va peut-être nous faire gagner des points c'est ça qui joue vraiment en coulisse.
Alors, il y a plusieurs choses à savoir déjà. Effectivement, 19 avait voté la censure à Ellisabeth Borne en 2023. Ensuite, LR n'a que deux circonscriptions maintenant avec Michel Barnier où les députés où le député est en en zone urbaine.
Sinon, ce sont seulement des zones rurales. Ils sont directement concurrencés et très très sévèrement par le RN. Et la question de la réforme des retraite effectivement est un point central.
Et en l'occurrence, c'est une autre ligne de LR qui a réussi à s'imposer à l'Assemblée nationale. C'est une ligne beaucoup plus sociale en réalité et c'est complètement en dicotonomie avec le Sénat. Alors Loup, vous dites social, moi je vais vous faire la version l'opinion.
La réalité c'est qu'on s'aperçoit que CLR qui nous donnent des leçons de bonne gestion comptable sont des libéraux en pot de lapin en fait depuis le départ. On aurait dû on aurait dû s'en rendre compte au moment de la réforme des retraites, c'est-à-dire que tous les toutes les préventions, les précaution qu'ils ont par rapport au rassemblement national parce que vous comprenez Jordan Bardella n'a pas de programme économique, c'est vulgaire l'extrême droite et et par certains aspects, pourquoi pas ? Ils ont raison, il ils n'ont pas réfléchi à leur plateforme économique, mais en réalité tout ça c'est la poudre aux yeux, du vent.
Et du côté de la gauche, à quel point si vous voulez c'est un totem contrairement à Ellisabeth Born pour reprendre son expression. Est-ce que vous sentez par exemple que le Parti socialiste serait capable d'être dans une ambiguïté stratégique là aussi pour prendre un terme sans toucher à la réforme des retraites ou pas du tout ? Il va falloir y toucher.
Il va falloir y toucher pour de bon. Alors après vous avez euh la suspension, vous avez le mot. Donc déjà on est passé d'abrogation à suspension.
Ça ça va vite là. C'est trè politique après il faut il faut faire il faut préparer il faut préparer euh j'allais dire le cadavre. Mais oui, il faut il faut habiller tout ça.
Il va falloir habiller cette suspension de la réforme des retraites comme François Baouvait su habiller l'annoncensure des socialistes en janvier-février dernier pour se maintenir et faire passer un budget. Voilà, Antoine Aberdorf, journaliste à l'opinion chargée d'GO. Je rappelle votre dernier papier Jean-Luc Mélenchon.
Ce sera la présidentielle sinon rien. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin et merci aussi à Loufritel journaliste à Paris Mat chargé des droites. Je rappelle votre dernier papier.
On est mort chez LR la nuit des longs couteaux. Rien que ça, vous avez compris et j'espère auditeur de Sud Radio que vous avez eu un petit aperçu de ce qui se tram en coulisse parce que comme on dit trivial blanc, ce n'est pas joli joli. Merci beaucoup euh mes camarades d'avoir été avec nous ce matin.
Je vous souhaite une très belle journée parce que je sais qu'elle va être compliquée.
Jordan Bardella