Réforme du code du Travail : "Une loi XXL cataclysmique pour les salariés", juge Sophie Montel
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Questions et réponses
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Le gouvernement commence à dévoiler son projet de réforme du Code du Travail. Pourquoi réformer le Code du Travail ?
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Êtes-vous plutôt opposée à la réforme du Code du Travail ?
- 1:52FerméeRéponse directe
On ne touche pas au CDI ?
- 3:05FerméeRéponse partielle
Donc il est question de toucher au SMIC ou pas ?
- 3:27RelanceÉludée
Est-ce que vous avez des informations qui vous permettent de dire que le gouvernement va modifier le SMIC ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction pour vous à défendre les PME tout en s'opposant à la réforme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La première loi travail votée n'a rien amené de particulièrement positif. »
- 1:16InvitéFait
« Aujourd'hui, on se trouve face à une loi travail XXL, directement impulsée par l'Union Européenne. »
- 1:46InvitéFait
« C'est la volonté de rendre, de détricoter le code du travail. Et ça va être cataclysmique pour les salariés. »
- 2:05InvitéFait
« Il est prévu de supprimer le CDI à la française. »
- 2:12InvitéChiffre
« On annonce aussi pour 2019 la fin des charges sur le SMIG. »
- 15:32InvitéFait
« Le côté belliciste de M. Trump est assez désagréable. »
Temps de parole
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Et bienvenue à tous, c'est parti donc pour le 8h30 politique. Bonjour Jean-Michel Apatine. Bonjour Lucie.
Et nous recevons aujourd'hui l'eurodéputé frontiste Sophie Montel. Bonjour Sophie Montel. Bonjour. Le gouvernement commence à dévoiler aujourd'hui, commence par le MEDEF, puis ensuite dans les jours qui suivront les organisations syndicales des salariés, son projet de réforme du Code du Travail. Pourquoi réformer le Code du Travail ? Voilà ce que disait sur France Info le Premier ministre Edouard Philippe, c'était le 13 juin.
On cherche par cette réforme, notamment par cette réforme du droit du travail, à définir le bon endroit de discussion. Il y a des sujets qui méritent d'être discutés dans l'entreprise. Celui-ci par exemple ?
Précisément les causes de l'économie ?
Je vais vous dire, parce que c'est le plus près des salariés, c'est le plus près des questions concrètes qui se posent dans l'entreprise. Et il y a des questions qu'il faut discuter, pas dans l'entreprise, mais dans la branche.
Dit comme ça, ça paraît logique. Rapprocher la négociation du terrain quand c'est possible. Et vous y êtes plutôt, le Front National y est plutôt opposé, Sophie Montréal.
C'est-à-dire que nous avons déjà vu que la première loi travail votée n'a rien amené de particulièrement positif. Ça n'a pas dégagé des centaines de milliers d'emplois ou des millions d'emplois.
La loi El Khomri, votée l'an dernier.
Aujourd'hui, on se trouve face à une loi travail XXL, directement impulsée par l'Union Européenne. Parce que ce qui est présenté, bien évidemment, M. Macron et M. Philippe suivent la feuille de route de l'Union Européenne. Et cette feuille de route, qu'est-ce qu'elle veut ? En réalité, cette feuille de route, elle va impulser davantage de flexibilité, de dérégulation dans le monde du travail. Alors aujourd'hui, effectivement, les arbitrages vont être examinés par le MEDEF. Vous l'avez dit, peu après, ce sera autour des organisations syndicales. Mais en réalité, qu'est-ce qui se cache derrière cette loi travail XXL ? Eh bien, c'est la volonté de rendre, de détricoter le code du travail.
Et ça va être cataclysmique pour les salariés. On ne touche pas au CDI ?
On ne touche pas au CDI ? On ne touche pas la durée du travail ?
On verra ce qu'il en est à la fin.
Ah, le CDI, on le sait.
Oui, enfin, en l'occurrence, il existe déjà en France ce qu'on appelle un CDI projet, parce que dans les cartons de l'Union Européenne, il est prévu de supprimer le CDI à la française. Le but de cette flexibilité, vous avez vu qu'on annonce aussi pour 2019 la fin des charges sur le SMIG. Qu'est-ce qui se cache derrière tout ça ? Eh bien, c'est la baisse du salaire des minimums, c'est la baisse du salaire des Français. On explique aujourd'hui, M. Pisani et les économistes qui sont autour de M.
Macron expliquent très clairement, d'une manière assez cynique, que les Français, en réalité, sont trop payés et que pour gagner en compétitivité, il va falloir s'attaquer au montant des salaires des Français. Ce qui va être évidemment catastrophique. Personne ne parle de toucher le SMIC. Mais vous allez voir, nous, nous avons montré... Vous avez des informations ? Je suis députée au Parlement européen et nous étudions déjà, c'est déjà dans les tuyaux, tout ça. Donc ça va... Pour la France ? Bien sûr.
Excusez-moi, c'est important ce que vous dites, parce qu'on ne peut pas non plus dire des choses comme ça. Ah, je ne lance pas des choses. Il y a un projet en France de suppression du SMIC.
Non, pas de suppression du SMIC. De quoi ? De baisse des salaires. De baisse, puisque vous avez remarqué... De baisse des salaires ? Oui, de baisse des salaires. Puisque les économistes... Ce n'est pas le gouvernement qui choisit les salaires, madame. Non, non, mais les économistes...
Le seul salaire qui est fixé de manière légale, c'est le SMIC.
Bien évidemment.
Donc il est question de toucher au SMIC ou pas ?
Dans les... Vous verrez, durant la mandature, enfin le quinquennat de M. Macron, vous verrez qu'on s'attaquera au SMIC.
Mais vous avez des informations ?
C'est dans les cartons de l'Union européenne, vous verrez.
Mais l'Union européenne, ce n'est pas la France.
Ah ben, l'Union européenne... Qu'est-ce qui vous permet de dire...
Mais c'est une information intéressante. Bien sûr. Je ne conteste pas du tout ce que vous dites, j'essaie de comprendre. Est-ce que vous avez des informations qui vous permettent de dire que le gouvernement d'Edouard Philippe va modifier le SMIC.
Ce sera dans la suite logique, M. Apathy.
C'est une hypothèse.
Oui, mais vous verrez.
C'est pas une information.
Parce que là, c'est plutôt l'inverse que dit Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. M. Le Maire, il dit beaucoup de choses. 250 euros dégagés pour les SMICAR avec justement un allagement des cotisations sociales.
Oui, bien évidemment, M. Le Maire, il vous explique aussi que la hausse de la CSG, on demande aux retraités d'accepter la hausse de la CSG pour que ça profite aux jeunes. Comme aux jeunes, on leur demandera aussi pourquoi pas, on fera croire que la baisse des APL, c'est pour soutenir les retraites. Nous sommes dans un contexte, comment dire, économique qui est plus que tendu. Vous avez vu le FMI qui nous explique très clairement, c'est pas le Front National qui le dit, pour le coup c'est le FMI, que la monnaie unique est beaucoup trop forte pour l'économie française et elle est par contre très avantageuse pour l'économie allemande puisqu'elle est sous-évaluée à hauteur de 18%.
Ce qui fait que nous sommes en perte de compétitivité. Pour regagner de la compétitivité, il y a deux manières, M. Apathy. Soit vous jouez sur les salaires, soit vous jouez sur les retraites, soit vous avez une monnaie nationale et à ce moment-là, vous pouvez pratiquer de la dévaluation et vous avez le levier de la monnaie comme aussi outil politique.
En tout cas, on retiendra que vous formulez l'hypothèse que le SMIC disparaîtra, mais que ce n'est pas une information, que c'est une hypothèse.
Pas que le SMIC disparaîtra.
La réforme du Code du travail, pour en revenir à elle, est attendue par les PME que vous défendez tout le temps. Vous dites, ah les PME, ça c'est notre truc, nous, les petits patrons, on les défend parce qu'on les comprend. Et là, eux sont favorables à la réforme du Code du travail. Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction pour vous, Sophie Montaigne ?
Non. Alors déjà, dans ce que vous dites, je rappelle que c'est le MEDEF qui va discuter cet après-midi, qui va regarder les arbitrages. Le MEDEF ne représente pas forcément, pas vraiment les petites entreprises, les PME et les TPE. C'est plutôt la CGPME qui représente ces entreprises-là. Qui va être reçue aussi par le ministre du travail. Bien évidemment. En l'occurrence, M. Apathy, qu'est-ce que réclament les chefs d'entreprise ? Les chefs d'entreprise des PME et des TPE en France. La première de leurs réclamations, c'est d'avoir un carnet de commandes plein. Non mais évidemment, on parle du Code du travail. Oui, mais la première de leurs revendications, c'est ça.
C'est pas de pouvoir licencier plus facilement parce que, là encore, c'est un leurre. Le fait d'essayer de déréguler le Code du travail, de le détricoter, déjà c'est très dangereux pour les salariés. C'est très dangereux pour les salariés. En fait, vous êtes pour que rien ne bouge ? Non, moi je suis pour que nous récupérions les véritables outils qui nous permettront d'être compétitifs. Mais là, en l'occurrence, dans ces ordonnances,
il sera question d'ouvrir le dialogue au sein de l'entreprise et dans les PME qui n'ont pas de syndicat aujourd'hui. Donc c'est une liberté en plus aussi pour les salariés et les petits salariés de ces PME.
Nous ne disons pas qu'il n'y a pas des aspects qui peuvent être intéressants. Donc vous y voyez du positif alors ?
Vous n'en parlez pas beaucoup.
Oui, mais parce que la globalité va être négative, si vous voulez. Le pour, dans la balance, va être tellement minime par rapport aux dégâts occasionnés. Donc on n'a absolument aucune raison. Nous sommes très inquiets quant à cette loi.
Vous participeriez aux manifestations qui vont s'opposer précisément à cette réforme du Code du travail ? Plusieurs sont annoncées au mois de septembre.
Oui, on verra pour l'instant. Les organisations syndicales, en tout cas, je les trouve très frileuses puisqu'elles appellent à des journées de manifestations. On verra ce qu'il en a. Elles ne sont pas frileuses puisqu'elles appellent à des journées de manifestations. Oui, oui, mais voilà. J'ai quand même la sensation, nous avons quand même la sensation que tout ça est quand même un peu plié et organisé entre le gouvernement, le MEDEF et les organisations syndicales où on va donner dans les semaines à venir l'image que tous ces gens s'opposent alors qu'en réalité, sur le fond, ils sont absolument d'accord.
Donc vous avez un sentiment que tout est joué d'avance.
Oui, j'ai ce sentiment-là.
On continue de discuter ensemble dans le 8h30 politique juste après le rappel de l'essentiel. Il est 8h40 et voici Stéphane Milhomme.
L'Afghanistan va devenir un cimetière pour les Etats-Unis. Les talibans, ce matin, réagissent en ces termes aux annonces de Donald Trump. Cette nuit, le chef de la Maison-Blanche a exclu tout retrait du pays. Il a même défendu l'idée d'envoyer des soldats supplémentaires 16 ans après le début de l'offensive en Afghanistan. Younes Abouyakoub était en fuite depuis jeudi soir et l'attentat qu'il a commis à Barcelone, ce Marocain de 22 ans, a été abattu hier après-midi par la police catalane à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Barcelone. Ce suspect était en fuite depuis qu'il a foncé dans la foule sur les remblasses. 14 morts et une centaine de blessés.
Le MEDEF ouvre le bal des consultations cet après-midi sur la réforme du Code du Travail. La reprise à 14h des concertations du gouvernement. Cette réforme à haut risque sera intégralement révélée le 31 août. Et puis les Françaises veulent leur place en finale dans le Mondial de Rugby. Les Bleus rencontreront ce soir l'Angleterre sur la pelouse de Belfast. Un match retransmis à 20h45, une fois de plus, par France 2.
Et nous sommes toujours avec notre invité politique ce matin, Sophie Montel, heureux députée frontiste.
Un homme a semé la terreur hier à Marseille. Il a projeté son véhicule sur des personnes qui attendaient un bus, sous un abribus. Une femme de 42 ans est morte. Il s'avère que cet homme était atteint de troubles psychiatriques. Et il est possible que l'actualité récente du terrorisme ait motivé son passage à l'acte. Cette situation était un peu anticipée par les pouvoirs publics puisque la semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, disait ceci à propos des personnes déséquilibrées mentales et qu'il faudrait, selon lui, surveiller. On écoute Gérard Collomb.
Nous sommes en train de travailler avec ma collègue ministre de la Santé pour essayer de repérer l'ensemble de ces profils qui, demain, peuvent passer à l'acte et donc mobiliser l'ensemble des hôpitaux psychiatriques, des psychiatres libéraux, de manière à essayer de parer à cette menace terroriste individuelle.
Voilà, c'était ton micro d'RTL la semaine dernière. Quel jugement portez-vous sur l'action des pouvoirs publics ? Comment anticiper toutes ces personnes qui peuvent être troublées, qui le sont déjà et qui peuvent être troublées par l'effet de terrorisme qui se produisent ?
Je crois que le problème, c'est pas forcément de s'occuper des gens qui sont... essayer de détecter les gens qui sont déséquilibrés psychiatriquement. La personne dont vous parlez était d'ailleurs très largement connue par les services de police puisque je crois qu'elle avait fait l'objet d'une vingtaine de condamnations.
Parce que là, en fait, la place Beauhau voudrait établir un protocole et demander de l'aide aux hôpitaux psychiatriques et aux psychiatres
pour faire remonter certaines informations. Très bien. Moi, je lis les communiqués de l'Elysée, les communiqués de M. Macron suite aux derniers attentats de Barcelone, par exemple. Je trouve les propos totalement lignifiants. Les pouvoirs publics, le gouvernement, le président de la République n'ont même pas le courage de donner le nom du fléau qui ravage notre société, à savoir le fondamentalisme islamiste. Nous ne font rien pour lutter contre le communautarisme qui est le terreau. On a des espèces de pudeurs de vierges et farouchées. À l'intérieur du gouvernement, on n'ose pas dire que le problème, c'est le fondamentalisme. Ce sont ces mosquées... Non, on ne fait rien, en tout cas.
Et on ne fait rien, en plus. Ce sont ces mosquées avec...
Quand tu parles de l'islamisme radical, je ne comprends pas bien le raisonnement.
Non, mais moi, ce que je constate, c'est qu'on éteint la tour Eiffel, on interview les mères ou la mère des terroristes qui vous expliquent que ces enfants étaient des enfants charmants. Elle ne comprend pas. Et on fait très peu de part pour les... On réserve une part totalement congrue aux familles des victimes. Moi, ce que je note aujourd'hui en France, c'est que voilà, nous sommes... Mais c'est qui on, madame ?
C'est qui on ? Le gouvernement. Qui ne dit pas les mots que... Le gouvernement.
Mais les services... On ne parle pas de terrorisme islamiste. Non, on est dans une... Non, je ne dis pas que les services de police... Je ne dis pas que les services de police et de renseignement ne font pas leur travail. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Je dis simplement que les politiques ne l'assument pas et ne font pas leur travail et n'impulsent pas, ne donnent pas la sensation de vouloir lutter de manière efficace contre ce terrorisme, contre ce communautarisme. Le communautarisme en France, qui est le terreau, on le sait, du fondamentalisme islamiste. Il y a en France des mosquées radicales, M. Abati, avec des imams étrangers qui prêchent la haine de la France.
Et ces mosquées ne sont pas fermées. Les fichées S étrangers... Oui, certaines. Certaines, d'accord, certaines. Mais elles devraient toutes être fermées. Les fichées S étrangers devraient être expulsées. Que fait le gouvernement ? Alors, vous avez vu, il y a quelques semaines, deux sénatrices ont sorti un rapport sur la politique de déradicalisation en France qui, depuis trois ans, a coûté 100 millions d'euros. Voilà. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Les sénatrices, moi, j'ai lu leur rapport. C'est très intéressant, d'ailleurs. On en a très peu parlé.
Ces deux dames vous expliquent qu'en fait, c'est un business très lucratif pour un certain nombre d'associations, qu'il n'y a aucun contrôle, qu'on ne vérifie pas a posteriori si tout ça a marché. Et on propose, par exemple, à des gens qui sont en prison et qui sont radicalisés ou qui reviennent de Syrie ou qui ont commis des délits ou des crimes et qui sont en prison et qui sont susceptibles de se radicaliser assez rapidement. Eh bien, on leur propose des thérapies. Par exemple, caresser des hamsters ou des cochons d'Inde en les regardant droit dans les yeux. Est-ce que vous pensez, M. Apathique, que c'est avec de telles mesures qu'on va lutter contre... Mais ça vous fait rire ?
C'est risible !
Caresser des cochons d'Inde, je ne pense pas, mais je pense qu'on ne peut pas réduire la lutte contre le terrorisme aux caresses que l'on fait aux cochons d'Inde.
Je suis d'accord avec vous, mais voilà, ça fait partie...
Et j'ajoute que les deux dames sont deux parlementaires parce que si un homme s'est tout exprimé
comme vous l'avez fait,
sans doute on aurait accusé de sexisme. J'ai dit que dans l'actualité, le pape souhaitait que les migrants et des visas temporaires d'accueil ?
Oui, le pape, il devrait se concentrer sur son domaine, à savoir la spiritualité. Rendons à César ce qui appartient à César et ne pas se mêler de politique. Il devrait plutôt chercher à réfléchir pourquoi les églises se vident, pourquoi les gens sont de moins en moins réceptifs à la spiritualité en ces temps modernes. C'est son travail, ce n'est pas de se mêler de la politique et de la politique des États. Et voilà, parce que les bons sentiments, la compassion, moi je sais qu'en France, il y a 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres, dont 3 millions d'enfants qui vivent dans des conditions, qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.
J'ai eu l'occasion, en tant que mère de famille, de m'en rendre compte à la sortie d'école de mes filles. Vous voyez des petits gamins arriver en plein hiver avec un gilet sur le dos et un pantalon trop court. Bon, ben voilà, la misère, elle existe en France.
Donc le pape et ses visas temporaires, ça ne le recueille pas non plus votre sentiment.
Voilà, sa sainteté devrait se mêler de sa mission, à savoir s'occuper de son troupeau de fidèles et de spiritualité.
Je pense que quand il a pris la parole sur le sujet des migrants, il pensait être, mais peut-être être plus qualifié que lui pour le savoir, dans sa mission spirituelle. Le Front National s'était réjoui de l'élection de Donald Trump. Qu'avez-vous pensé de l'attitude du discours des mots du président des États-Unis à propos des suprémacistes blancs ?
Par principe, moi, je ne... Comment dire ? J'ai un peu envie de vous dire... Voilà, c'est... Je ne suis pas atlantiste. Et j'ai un peu envie de vous dire, voilà, ce qui se passe aux États-Unis. Regarde les Américains.
Ça vous permet de ne pas dire votre embarras ?
Ah non, non, pas du tout. Je n'ai absolument... Une commodité que vous utilisez ce matin avec nous ? Non, non, non, je n'utilise aucune commodité. Nous avons été très clairs sur la question. Évidemment, nous condamnons ces délires, ces personnes qui se revendiquent du nazisme, qui se revendiquent de l'extrême droite. Vous êtes déçus ? Évidemment, ce n'est pas forcément
une évidence. Oui, ce n'est pas une évidence. Vous savez qu'il y a des groupuscules qui aussi tournent autour du Front National, même si vous ne les acceptez pas officiellement.
Laissons-les tourner autour d'eux-mêmes. D'ailleurs, si ça les amuse, mais en tout cas, nous ne les acceptons pas au sein du Front National.
Déçus par Donald Trump, Sophie Mantel ?
Écoutez, moi, je... Voilà, vous savez, on avait le choix entre... Enfin, le choix qui a été offert aux Américains, c'était Hillary Clinton et c'était Donald Trump. Oui, M. Trump est décevant
sur ce côté belliciste. Le Front National s'était félicité de son élection ?
Oui, c'était peut-être... On pensait à un moment donné que c'était un moindre mal par rapport à Mme Clinton, mais le côté belliciste de M. Trump est assez désagréable.
Vous êtes réconcilié ? Besoin d'apaisement. D'accord. Vous êtes réconcilié avec Marine Le Pen ? Parce que ça n'allait pas très fort.
Je n'ai jamais été en guerre ni opposée à Marine Le Pen. C'est quelqu'un... Elle vous a suspendu
de vos fonctions.
Non, elle ne m'a pas suspendu de mes fonctions. Elle m'a retiré ma présidence de groupe au Conseil Régional. Je suis évidemment toujours membre du Front National et j'y suis depuis 30 ans.
Mais elle vous a retiré donc la présidence du groupe. Oui, alors... Donc, ce qui prouve qu'il y avait un petit truc entre vous...
Je vais vous donner un scoop.
Ah, très bien.
Je vais vous donner un scoop. On vous écoute, Sophie Montalé. Je suis toujours présidente du groupe Les Patriotes Front National au Conseil Régional. L'administration du Conseil Régional m'a fait savoir que j'étais toujours présidente du groupe parce que visiblement mes collègues sont en train de se livrer et de guéguerre ceux qui... Les 15 qui ont décidé de former un groupe FNRBM alors qu'à côté il y a 7 non-inscrits toujours Front National dont je fais partie. C'était ça le 30 juin. Mais en réalité il semblerait qu'ils sont en train de se battre pour savoir entre eux pour savoir qui sera le président qui sera vice-président.
Mais vous êtes toujours fâchée avec Marine Le Pen ?
Non, je ne suis pas fâchée du tout avec Marine. Je lui ai envoyé un courrier pour lui expliquer la situation et de toute façon j'ai bon espoir qu'officiellement tout rentre dans l'ordre à la rentrée parce qu'il le faut. Le spectacle que nous avons offert à nos électeurs ce 30 juin à Bourgogne-Franche-Comté était pour le moins piteux. Donc pas de nuages à l'horizon
qu'a priori entre Marine Le Pen et vous Sophie Montalé. Ce ne sera pas été meurtrier. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation du 8h30 politique et à demain Jean-Michel Apatis.
A demain Michel.
Sophie Montel