1989 - Johnny Hallyday évoque la série David Lansky dans le Journal de 20H d'Antenne 2 (30 Avril)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ce soir l'événement sur Antenne 2, Johnny Hallyday alias David Lansky ou le contraire, car ce commissaire de police qui ressemble étrangement à un rockeur et son véhicule de fonction n'est pas une voiture banalisée, mais une Harley Davidson. Johnny Hallyday invité sur ce plateau. Madame, Monsieur, bonsoir. De ce dimanche, c'est ce soir sur Antenne 2 le premier film d'une série de 6 téléfilms mettant en scène un policier pas comme les autres. David Lansky alias Johnny Hallyday, ou plutôt le contraire, encore que le personnage de Lansky soit exactement taillé aux mesures de Johnny, qui est notre invité ce soir.
Alors Johnny, ce rôle vous a été proposé par Christian Fechner, le producteur, c'est Hervé Pallu qui a réalisé cette série de téléfilms. Il a été conçu pour vous, parce que voilà un commissaire de police...
Je tiens à dire d'abord que c'est un téléfilm et pas une série.
C'est pas une série à épisodes. Voilà, c'est pas une épisodes. On va suivre dimanche prochain.
C'est 6 films, 6 films différents, avec un début, un milieu, une fin, donc avec une histoire à chaque fois, et c'est pas à suivre. Mais c'est très important pour vous. Vous n'auriez pas aimé tourner dans une série ? Je n'aurais jamais fait une série, non. Jamais, pourquoi ? Non, parce que j'aime trop le cinéma. Je pensais justement à... à Morricone tout à l'heure, quand vous avez parlé de Morricone... Sergio Leone. Sergio Leone, pardon, oui. Sergio Leone, qui, bon, pour moi, qui a créé le nouveau western moderne, c'est vrai. Et si vous voulez, à travers ce qu'on a fait, à travers Lansky, c'est un petit peu la même tradition, quoi. C'est un western moderne, quelque part.
Renouveler le genre du policier. C'est cela. D'une certaine façon. Bien, alors donc, je disais que c'est un commissaire qui vous ressemble étrangement, et si vous avez accepté le rôle, c'est peut-être aussi que vous n'avez pas eu à vous déguiser. Il n'y avait pas de chapeau mou, pas d'imperméable, pas de cravate. Vous avez le droit de porter votre blouson. Vous avez une moto, Casawasaki, j'ai dit tout à l'heure Harley Davidson.
Oui, non, c'est pas une Harley Davidson, c'est une Casawasaki Casson. C'est une décision importante pour les amateurs et les puristes. Bien sûr, oui, bien sûr. Mais, c'est pas tout à fait ça, parce que, bon, je ne suis pas Lansky, et puis Lansky n'est pas à l'idée. Je porte un blouson dans la grande partie du film, parce que Lansky s'habille comme ça. Bon, il se trouve que moi aussi, dans la vie, je mets beaucoup de blousons. Mais si on regarde bien les flics aujourd'hui, les flics qu'on voit la nuit, qu'on rencontre dans les boîtes de nuit, qu'on voit à Pigalle, ils ressemblent à tout le monde. Ils ont des blousons, ils ont des cheveux longs, ils ont des boucles d'oreilles.
Bon, alors, je ne pense pas qu'il faille associer le rock'n'roll à Lansky, parce que, c'est pas ça.
C'est un personnage vraiment différent de l'autre.
C'est un personnage différent de l'autre, oui. Non plus Durtierry, on peut comparer à Durtierry, parce que c'est quelqu'un qui travaille plus ou moins, malgré qu'il ait une équipe, il travaille quand même très souvent tout seul, mais... Ce n'est pas un solitaire.
Mais ce n'est pas un solitaire, non. Ce n'est pas un solitaire, parce que j'allais dire que SOS Racisme aurait pu parrainer votre équipe. Vous avez un black, vous êtes le blanc, il y a un beurre, et il y a un jaune aussi dans l'équipe.
Oui, de toute façon, c'est tout à fait antiraciste. C'est-à-dire que, d'abord, j'y tenais, parce que moi, je ne suis absolument pas raciste. Et Mousse, par exemple, qui joue avec moi dans tous ces épisodes de films, il dit d'ailleurs très justement, lors d'un interrogatoire, il dit, moi, avec ma gueule d'arabe, on n'arrêtait pas de me demander les papiers dans la rue, maintenant les papiers, c'est moi qui les demande. Alors, dans ce film,
vous n'êtes pas un tendre, il y a de la violence, mais c'est pour le bon motif.
Oui, mais c'est jamais gratuit. Lansky ne tue pas. Lansky tire, s'il ne peut pas léviter, mais Lansky lévite très souvent. Je dirais plutôt que c'est un film d'aventure, c'est un film d'action, mais ce n'est pas un film de meurtre.
Vous vous êtes senti à l'aise dans ce rôle même de flic particulier ?
Oui, tout à fait, dès le premier jour. D'abord parce que l'équipe était formidable, l'équipe, c'était une équipe de cinéma. Par exemple, pour vous dire, le chef opérateur, c'est Claude Agostini qui avait fait les lumières pour La Guerre du Feu, pour plein d'autres films de Jean-Jacques Hannault. C'est une équipe formidable que je tiens à remercier ce soir d'ailleurs parce qu'ils ont fait un boulot formidable, avec une patience formidable. Et quand on sait qu'à la télévision, il faut faire la même qualité qu'au cinéma, en allant beaucoup plus vite. D'accord.
Je ne vous demanderai pas si vous avez été payé beaucoup moins cher. Alors, le prochain film, il paraît que vous avez d'autres projets, et là, personnage complètement différent, ce sera ma dernière question, Johnny Haley voudrait faire rire.
C'est quoi le... J'aimerais bien... J'aimerais bien un jour faire une comédie, oui, c'est vrai, avec quelqu'un comme Zidi, Zidi que j'aime beaucoup. Mais le prochain projet que j'ai éventuellement, si ça se concrétise, avec Fechner, toujours, ce serait encore le rôle d'un flic, avec éventuellement Jean-Alain Vint dans le rôle d'un autre flic. Ce seraient deux super flics qui se rencontrent et qui vont... Et qui ne s'entendent pas forcément. Si, qui s'entendent bien, justement. Mais l'un et l'autre sont complètement différents.
Bien, merci Johnny. On va donner le titre du premier téléfilm de ce soir. Hong Kong sur 7. Hong Kong sur 7. Voilà, rendez-vous dans moins de 10 minutes maintenant.