"C'est plus confortable pour le patient" : l'Hôpital privé Drôme Ardèche réorganise ses services
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Questions et réponses
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- 0:37OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe aux urgences ?
- 1:16OuverteRéponse partielle
Ça va se régler ? Vous allez réussir à trouver des médecins urgentistes ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça change ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Le site de la Clinique Générale, en tant que tel, lui, est fermé ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui va devenir ce site à l'avenir ?
- 3:05OuverteRéponse directe
En lien avec vous ou pas du tout ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43PrésentateurFait
« On a une problématique nationale, je dirais, de pénurie médicale d'urgentistes »
- 0:59PrésentateurChiffre
« on avait dix gardes à pourvoir. Il en reste plus qu'une, qui est celle d'aujourd'hui du coup, qui se termine. »
- 1:24PrésentateurPromesse
« Mais à partir du mois de janvier, la situation devrait très très nettement s'améliorer »
- 1:49PrésentateurFait
« On a conservé exactement les mêmes activités. On les a juste réorganisées sur deux plateaux différents. »
- 1:53PrésentateurFait
« La Clinique Pasteur à Guy-Rangange, sur laquelle on a transféré l'activité de médecine, de chimiothérapie et d'endoscopie. »
- 2:22PrésentateurChiffre
« L'activité de rééducation, avec 70 lits de rééducation plus de la rééducation de jour aussi. »
- 4:02PrésentateurChiffre
« à hauteur de 30% du projet. »
- 4:21PrésentateurFait
« Donc c'est là où on produit les poches de chimiothérapie. »
- 5:04PrésentateurChiffre
« Plus d'une dizaine de millions d'euros. »
- 5:41PrésentateurChiffre
« Trois associations humanitaires. »
Temps de parole
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Ici Dromardèche, le réveil 100% local, ici matin jusqu'à 9h.
Il
y a du changement dans le paysage hospitalier de la vallée du Rhône. La clinique générale de Valence ferme au profit des cliniques Pasteur à Guy-Rengrange et de la Parisière à Bordeaux-Péages. Toutes appartiennent au même groupe, le groupe Ramsey. Pour en parler ce matin, la directrice de l'hôpital privé Dromardèche est avec vous, Chloé Martin. Bonjour Anne-Land Pourquier. Bonjour. Les urgences de la clinique Pasteur à Guy-Rengrange sont à l'heure, on se parle, fermées. Depuis hier matin, 9h. Elles ne rouvriront qu'à 9h tout à l'heure. C'est la troisième fois en deux mois. La dernière fois, c'était il y a dix jours seulement. Qu'est-ce qui se passe aux urgences ? Tout à fait.
On a une problématique nationale, je dirais, de pénurie médicale d'urgentistes avec des difficultés dans de nombreux services d'urgence de couvrir les gardes. Et en l'occurrence, nous concernant cette problématique-là, à laquelle c'est surajouté de l'absentéisme médical pour maladies qu'on a dû remplacer au pied levé. Alors pour vous donner un exemple, sur le mois d'octobre, on avait dix gardes à pourvoir. Il en reste plus qu'une, qui est celle d'aujourd'hui du coup, qui se termine. Et le reste du mois a été pourvu. Donc ce n
'est
pas satisfaisant à mon sens, puisqu'on devrait être en capacité d'être ouvert H24. En revanche, on a réussi à combler les manques. C
'est
vrai que ça se répète assez régulièrement, depuis plusieurs mois. Ça va se régler ? Vous allez réussir à trouver des médecins urgentistes ? Alors ça va être compliqué jusqu'à la fin de l'année, puisqu'on a quand même quelques trous dans la raquette, dirons-nous. Mais à partir du mois de janvier, la situation devrait très très nettement s'améliorer, avec des recrutements qui sont en cours, et une équipe qui devrait nous rejoindre. En parallèle, l'hôpital privé de Romardège vient de se restructurer depuis le 30 septembre, donc il y a dix jours. La Clinique Générale de Valence est fermée. Qu'est-ce que ça change
?
Alors déjà, son activité est transférée. Ce n'est pas une fermeture. On a conservé exactement les mêmes activités. On les a juste réorganisées sur deux plateaux différents. La Clinique Pasteur à Guy-Rangange, sur laquelle on a transféré l'activité de médecine, de chimiothérapie et d'endoscopie. Ce qui fait que sur ce site-là, on a un pôle spécialisé médico-chirurgical avec toute une expertise globale, une expertise complète sur ce pôle-là, donc médico-chirurgical et urgence. Et sur la Clinique La Parisière, on a transféré le SMR, rééducation du coup, soins médicaux de rééducation.
Et donc sur cet établissement-là, persiste la chirurgie ambulatoire, donc en journée, le patient vient le matin, repart le soir chez lui. L'activité de rééducation, avec 70 lits de rééducation plus de la rééducation de jour aussi. Le patient est rééduqué en journée et rentre chez lui le soir. Et de l'accueil non programmé, donc c'est un peu comme un schéma d'urgence, sauf que c'est ouvert en journée, uniquement. Et on prend en charge tous les patients du territoire qui se présentent. Mais le site de la Clinique Générale, en tant que tel, lui, est fermé ? Le site est fermé, les activités ont été transférées.
Persiste quand même sur le site de la Clinique Générale, une activité de radiologie et des consultations médicales. Qu'est-ce qui va devenir ce site à l'avenir ? Aucune idée. Il y
a
eu un appel d'offres quand même qui a été lancé ?
Alors,
ce n
'est
pas des bâtiments qui nous appartiennent. C'est un site qui appartient à une société immobilière lyonnaise. L'objectif, d'après ce que j'ai compris, c'est de faire un centre de consultation médicale et autre. En lien avec vous ou pas du tout ? Non, pas en lien avec nous. Donc vous, vous repassez vraiment sur deux sites ? Nous,
on
repasse sur deux sites. Donc la Clinique Pasteur à Guilleran-Range et la Clinique La Parisière à Bourg-de-Péage, ça doit faciliter le parcours de soins pour le patient ? Oui, complètement. Notamment sur la partie médico-chirurgicale. Non pas que les liens n'existaient pas avant, mais le fait d'avoir le Rhône qui nous sépare à 5 km, ça complexifie quand même les prises en charge un petit peu plus. Là, sur place, on a absolument tout. Donc vous allez avoir les oncologues qui croisent des chirurgiens, les infirmiers de médecine qui croisent plus facilement ceux de chirurgie et les patients qui sont au final régulièrement dans les mêmes services. Puis ça évite les transferts entre deux sites.
Si vous avez besoin d'installer une chambre implantable, un patient qui est hospitalisé en médecine, avant, on devait basculer sur la Clinique Pasteur. Aujourd'hui, on reste sur la Clinique Pasteur. Donc c'est plus confortable pour le patient. Je dirais que la répartition de l'activité, elle est plus lisible, plus fluide et facilitée pour le patient, clairement. Vous en avez profité pour faire des travaux ? Oui, on a fait de gros travaux de restructuration pour lesquels d'ailleurs on a été accompagné par l'Agence régionale de santé à hauteur de 30% du projet. Donc c'est pas uniquement un projet Ramsey, c'est aussi un projet de territoire et un projet soutenu par la tutelle.
Et ça, je pense que c'est important de le souligner. Donc sur la Clinique Pasteur, on a refait entièrement le service de chimiothérapie avec notamment l'unité de reconstitution des cytotoxiques. Donc c'est là où on produit les poches de chimiothérapie. Donc c'est une petite salle blanche qui est intégralement neuve. On a refait le service de chirurgie ambulatoire, en grande partie, avec des blocs neufs. Et une nouvelle stérilisation aussi, qui nous permet d'absorber toute notre activité. Il y a aussi des travaux, côté La Parisière, pour deux péages ?
Oui,
tout à fait. De très gros travaux, avec une bascule des consultations dans la partie château. Donc ce qui est chouette, c'est qu'on a pu conserver le patrimoine dans ce bâtiment-là. On a refait quasiment toutes les chambres d'hospitalisation, deux ailes complètes, qui sont encore en partie un travaux pour certaines. Une extension au rez-de-jardin avec un plateau technique de rééducation et une balnéothérapie. Et la création d'un fast-track. Alors le fast-track, dans notre jargon, c'est un circuit court pour la prise en charge, ophtalmo notamment. Donc les patients viennent très rapidement. Le coût global de cette restructuration, de ces travaux ? Plus d'une dizaine de millions d'euros.
Donc c'est conséquent dans un environnement financier contraint. Ça ne
se
fait pas au détriment par ailleurs du recrutement de médecins ? Absolument pas, justement. Ça peut permettre justement d'attirer davantage de médecins ? Complètement. C'est un argument important ? Complètement. Typiquement sur l'ESMR, on était à la Clinique Générale depuis plusieurs années dans un environnement qui commençait à s'abîmer avec le temps. Là aujourd'hui, le fait d'avoir un plateau technique neuf, c'est attractif.
Puis
c'est très joli, je vous encourage à venir voir. Vous avez profité justement du déménagement de la Clinique Générale pour donner du matériel médical à des associations humanitaires. Pourquoi ce choix ? Tout à fait. Trois associations humanitaires. Je pense qu'on a un rôle en tant qu'établissement de santé de ne pas polluer plus la planète qu'elle n'est déjà. Tout le matériel qui a pu être réutilisé a été réadressé. Alors soit on l'a conservé, soit on l'a donné à des associations et on s'est séparé uniquement du matériel qui était complètement hors d'usage. Parce que ce n
'est
pas anodin de transférer une telle activité. Il reste des lits notamment, il reste des biaperfs, il reste pas mal de choses. Et notre objectif,
c
'était que ce matériel-là puisse servir à des populations qui en ont besoin. Merci Anne-Laure Pourquet d'avoir été avec nous ce matin. Bonne
journée.
Bonne journée. 7h51.