François Bayrou joue-t-il son va-tout à l'Assemblée ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 49 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 11 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55OuverteÉludée
Cette annonce de Bayrou vous laisse-t-elle perplexe ?
- 2:40OuverteÉludée
Est-ce que c'est un coup politique ou un acte de kamikaze ?
- 2:50RelanceÉludée
Est-ce que le RN pouvait s'abstenir comme prévu ?
- 3:44OuverteÉludée
Est-ce que Bayrou abrège le suspense ou le supplice ?
- 4:24OuverteÉludée
Bayrou a-t-il avancé sur l'utilisation du 49.3 ?
- 5:32OuverteÉludée
François Hollande a-t-il raison sur la stabilité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54IntervenantFait
« Il a besoin d'une majorité qu'il n'a pas. »
- 1:28IntervenantFait
« Il a parlé de justice dans la répartition de l'effort. »
- 1:31IntervenantFait
« Les plus favorisés devront prendre leur juste part. »
- 4:31PrésentateurFait
« Il pouvait peut-être ne pas utiliser le 49.3. »
- 6:11PrésentateurFait
« Vous êtes d'accord avec moi, vous me donnez la confiance. »
- 11:20PrésentateurFait
« Il faut travailler plus et réduire la dette. »
- 11:40PrésentateurFait
« Faites-moi confiance ou après moi c'est le chaos. »
- 11:43PrésentateurFait
« Peut-être qu'on peut faire payer un peu plus les plus aisés. »
- 22:13IntervenantFait
« On donne les Français comme responsables de la dette, on serait des paniers percés. »
- 27:45IntervenantChiffre
« 44 milliards d'euros en une année d'économie, c'est trop. »
- 30:02IntervenantFait
« il est détesté à l'intérieur du pays un niveau jamais atteint »
- 30:06IntervenantChiffre
« François Bayrou était à 18% »
- 30:44PrésentateurFait
« le prédésident de la république est au-dessus des partis »
- 31:12PrésentateurFait
« quand la gauche a dit on est en tête et donc ça sera Lucie Casté qui fera uniquement ce que la gauche veut »
- 31:23PrésentateurFait
« Lucie Casté si elle avait dit je suis au centre du jeu et je vais m'ouvrir »
- 31:48PrésentateurFait
« on va dégager une majorité qui aille de Ruffin au centre droit »
- 32:00PrésentateurFait
« vous mettez Gérald Darmanin à l'intérieur du centre droit »
- 32:12PrésentateurFait
« François Bayrou était majoritaire ? non »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Intervenant29 %
- Intervenant 220 %
- Présentateur 220 %
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C'est ce qu'on appelle jouer son va-tout, tout mettre sur la table, faire tapis, dire chiche pour voir François Bayrou coincé dans une rentrée dans des sables mouvants à dégainer la question de confiance. Seule l'adhésion des Français peut changer quelque chose. Ce sont des mots qu'il avait prononcés dans le journal Le Parisien ce week-end et c'est bien ce qu'on a entendu aujourd'hui. Vous le savez maintenant. Donc le coup politique de François Bayrou a engagé la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée. Il part du principe, le Premier ministre, que les Français eux ont compris l'urgence de la dette, de sa résorption.
Il part du principe que c'est le plan d'ensemble d'abord, les mesures après. Est-ce que nous sommes d'accord pour dire d'abord oui, le principe de la gravité nous oblige à résorber la dette ? On verra comment on fait après. Un sacré pari. Il a besoin d'une majorité qu'il n'a pas. Il en a profité même pour tacler très sévèrement LFI et Jean-Luc Mélenchon, spécialiste de l'organisation du bordel en citant le patron de la France Insoumise. Tacle aussi au passage pour Sandrine Rousseau et cette phrase de cet été, la rentabilité des agriculteurs, j'en ai rien à péter. LFI qui donc a dit sans surprise qu'elle voterait non, évidemment pas de confiance. Marine Le Pen, au nom du RN, a dit non aussi.
La dissolution est le seul moyen pour les Français de choisir leur destin, fermez les guillemets. Les écolos ont dit non également. Si François Bayrou comptait au moins sur l'abstention du RN, c'est mal parti. C'est un pari raté pour arrondir quelques angles. Il a parlé de justice dans la répartition de l'effort. Les plus favorisés devront prendre leur juste part. Tout va se passer le 10 septembre, donc deux jours avant cette fameuse journée du 10, qui donne 15 jours pour réfléchir dans chacun des groupes parlementaires. Est-ce que c'est un coup politique ? Est-ce que c'est un acte de kamikaze ? Une énorme balle dans le pied, c'est à vous de nous le dire.
C'est le téléphone sonne, soyez les bienvenus.
Le téléphone sonne, 01 45 24 7000
Et la première question, puisqu'on les lit ce soir dans le téléphone sonne, c'est celle d'Augustin qu'on a déjà cité, il a 18 ans, il habite au Havre. Cette annonce, dit-il, me laisse plutôt perplexe, puisque s'il n'avait pas l'assurance de rester en place, il ne prendrait pas ce risque, François Bayrou. Doit-on comprendre implicitement que des accords ont été passés entre le Bloc Central, le Parti Socialiste et le RN, permettant à François Bayrou et à son gouvernement de rester en place. Ça va nous faire balayer quelques formations politiques que cette question du jeune Augustin qu'on embrasse pour discuter ensemble autour de la table du téléphone sonne. Il y a Thomas Legrand.
Bonsoir Thomas. Bonsoir Fabienne. Vous êtes l'éditorialiste à Libération que l'on connaît. On vous retrouve le dimanche dans la matinale de France Inter. Laurence Perron, vous êtes journaliste au service politique de France Inter et vous suivez le Parlement. Et Yael Goz est éditorialiste politique sur France Inter dans le carrefour du 5-7. Bonsoir à tous. Est-ce qu'on peut répondre à la question d'Augustin, peut-être en la reformulant un peu, parce qu'on sait maintenant ce qu'a dit notamment le Rassemblement National ? Est-ce que, Laurence Perron, ça pouvait être dans l'air, effectivement ? C'est ce qu'il avait imaginé ? De toute façon, le R va s'abstenir.
Il y aura quelques voix PS, on ne sait pas trop. Donc, ça va passer ? Il s'était dit ça...
Et ça a duré 5 minutes ? Oui. Un peu plus ? Je pense à Michel Recard qui disait ne jamais privilégier le complot, mais plutôt la connerie, disait-il. Et on a un peu l'impression que, quand même, François Bayrou s'est pris les pieds dans le tapis, en pensant, effectivement, que le RN, tout à sa stratégie de respectabilité, n'allait pas y aller. Le problème, vous l'avez dit aussi, c'est ce mouvement de contestation qui monte dans le pays et qui est parti, on le sait, et de réseaux inter-mondialistes, mais aussi de réseaux très proches du RN.
Eux, qui sont très, très attentifs à toutes ces boucles sur les réseaux sociaux, ont vu qu'à un moment donné, ils ne pouvaient pas continuer à soutenir François Bayrou comme la corde le pendu. Et effectivement, François Bayrou a pris la corde pour se pendre tout seul. Il leur a finalement facilité le travail, me semble-t-il.
Donc, il abrège le suspense ou il abrège le supplice, au point où on en est, Thomas Legrand ?
Oui, c'est une sorte de kit ou double. Il faut expliquer peut-être... Mais au fond, pour pouvoir dire que ce n'est pas de ma faute. Non, mais il est peut-être tout à fait sincère dans le constat catastrophique qu'il dresse. Et il dit, en gros, il scinde le problème en deux. En gros, d'abord, vous me donnez... Vous acceptez de dire avec moi qu'il y a un gros problème, qu'il y a un problème de dette qu'il faut traiter à hauteur de 44 milliards. Et puis, si vous acceptez, et il a quand même fait une avancée, eh bien, on renégocie tout derrière. Tout est sur la table. Il a laissé entendre, après la question d'un de nos confrères, assez judicieuse, qu'il pouvait...
Sur le 49.3 ? C'est cette question que vous pensez ?
Oui, qu'il pouvait peut-être ne pas utiliser le 49.3, c'est-à-dire s'en remettre vraiment aux parlementaires. C'était peut-être une réserve, c'est-à-dire qu'il pouvait penser que laissant... que disant ça, les socialistes allaient se dire « Ah, bien, nous, on va dire OK, on peut y aller, mais n'utilisez pas le 49.3, et comme ça, on pourra faire passer nos mesures. » Ça, ça pouvait marcher que dans le cadre où le rassemblement... C'est une question arithmétique. Le rassemblement national s'abstenait. Il se trouve qu'il ne s'abstient pas. On reviendra d'ailleurs sur cette petite séquence qui, entre Bardella et Marine Le Pen, il y a des choses à dire. On y reviendra tout à l'heure.
Mais surtout... Il se trouve, comme il ne s'abstient pas, ça ne marche pas. Son pari ne marche pas. Et je pense que là, vous citiez Michel Rocard, on peut citer surtout Madès France, qui a gouverné 8 mois en 1954, en disant, moi, je ne compte pas les voix du Parti communiste, par exemple. Je ne compte que mes voix, et finalement, je suis intransigeant sur ce qu'il faut faire.
On peut citer François Hollande ce matin, sur l'antenne de France Inter. Il y a El Gauze qui dit, nous travaillons au budget, la stabilité, etc. Dans l'idée... En fait, là, François Bayrou lui donne ce qu'il a réclamé ce matin, en quelque sorte. Sauf que, du coup, le PS se retrouve dans une drôle de situation, là aussi. On ne les imagine pas sauver la tête du soldat Bayrou, là. Thomas Le Grand disait, c'est qu'il tout double, ça ressemble plutôt à du quitte. Parce qu'en réalité, il a dit lui-même, si je n'ai pas le vote de confiance... Il va pas quitter, ça ? Ouais, quitte, dans le sens, oui. Il va quitter, quitter, quitter. Pourquoi ? Parce qu'en fait, il a fonctionné en deux temps.
Son raisonnement, c'est de dire, vous êtes d'accord avec moi, vous me donnez la confiance, parce que le sujet prioritaire, à la MADES, mon sujet à moi, c'est la vérité sur le budget des endettés de la France, pour que nos enfants n'en souffrent pas. Il a beaucoup cité nos enfants qui sont à l'école et qui ne savent même pas encore demain ce qu'ils subiront de l'action politique actuelle. Et deuxième temps, on négociera mesure par mesure une fois que vous m'aurez donné la confiance. Mais le problème, ça veut dire, c'est un blanc-seing sur la... Ça veut dire un blanc-seing d'entrée de jeu sans savoir comment le brouillon va évoluer.
Ça serait une bonne opportunité pour le Parti Socialiste, parce que là, ils avaient de quoi faire passer plein de choses. Mais sauf qu'ils n'ont aucune garantie en votant cette confiance que les concessions seront faites avant, d'ici au 8 septembre. C'est là la difficulté. Il leur a donné justice dans la répartition de l'effort. Il leur a donné ça.
D'autant qu'il y a un précédent quand même. C'est-à-dire qu'il faut quand même se rappeler, et les socialistes le portent comme un boulet, qu'ils ont sauvé la tête de François Bayrou en obtenant des choses que finalement, François Bayrou leur a repris. Il les a même humiliés face à la représentation nationale sur la petite motion de censure histoire de dire que quand même ils existaient. Et ça, c'est quelque chose qui reste très fort chez les socialistes. Ils n'ont pas envie de se faire humilier une deuxième fois. Ce qu'on ne peut pas enlever à François Bayrou
c'est cette sincérité-là sur la question de la dette et du budget. C'est ça marotte. Depuis toujours. Présidentiel 2007, sa candidature portait sur la dette. Donc lui, il suit son fil conducteur.
Il y a des partis de plein de majorités qui se font responsables parce que lui, ils disent j'ai jamais été au pouvoir. Il a été commissaire du budget, commissaire au plan, commissaire au plan pendant quasiment dix ans. Mais la manière
dont il le fait là, tel qu'il l'a fait cet après-midi, ressemble vraiment à un baroud d'honneur. C'est-à-dire dire je suis parti avec les honneurs sur mon idée. Ils n'ont pas voulu de moi pour mener ce combat-là. Je pars, mais avec le panache. Et puis je peux, éventuellement, si ça se passe mal, être candidat à la présidentielle. Alors deux choses. Un, on va quand même faire quelques calculs pour que les gens qui nous écoutent comprennent bien pourquoi le trou est un trou de souris pour une mini-souris. Mais enfin, est-ce qu'il existe quand même ?
On va parler effectivement de cette séquence Rassemblement National avec Jordan Bardella d'abord et puis Marine Le Pen après qui va beaucoup plus loin. Je voudrais quand même avant vous lire ce message de Yves au 0145 24 7000 parce qu'en le lisant, je me dis que c'est exactement à ces gens-là que François Bayrou entendait s'adresser. Sauf qu'évidemment, c'est la représentation nationale qui vote. J'en ai marre, nous dit Yves. Bayrou pose un problème et contrairement à ce que je lis dans la presse, les Français en ont assez quand un type s'attaque au problème de l'endettement de la France. Il faut l'écouter. Qu'est-ce que ça dit dans la petite musique de l'opinion publique, Thomas Legrand ?
Parce qu'on a beaucoup dit quand même ces derniers mois que le fait que les Français désormais effectivement ont compris qu'il y avait un problème de dette et que c'était rentré dans la conversation, ce qui n'était pas forcément le cas.
C'est toujours ça. C'est-à-dire qu'il y a un problème de dette. Chacun, beaucoup, enfin une majorité de Français en convient, est inquiet. on est globalement conscient qu'on va dans le mur budgétaire mais après, quand on discute du cas par cas, comme chacun pense que c'est à cause des autres, comme le Rassemblement National n'arrête pas de dire que c'est à cause des étrangers, comme la gauche n'arrête pas de dire que c'est à cause des riches, comme la droite n'arrête pas de dire que c'est à cause des assistés, comme le centre n'arrête pas de dire que c'est à cause de tout le monde, finalement, chacun se dit que c'est vraiment à cause de quelqu'un.
Et quand vous avez cet été, moi ça m'a beaucoup frappé, quand vous avez quelqu'un comme Retailleau qui dit il y a les bons Français, il y a les salauds, quand il y a des... Voilà, quand on fracture la société, quand on fracture la société française et qu'on parle simplement à des fragments de la société française, au moment où il faut dire à tout le monde ah bah écoutez, on a un problème global et soyons unis, ça ne marche pas. Donc là, effectivement, ça ne marche pas.
Alors, maintenant, François Bayrou, soigne sa sortie, il va sortir en monsieur, un mélange de Mendes et Churchill, c'est-à-dire le courage et le parler vrai, le sang et les larmes, et puis, je pense qu'il va espérer revenir en 2027.
Ah oui, vous y croyez, vous, une candidature ? Bien sûr, il ne peut pas abandonner que ça, c'est évident. C'est chevillé au corps. Olivier nous dit ceci, et ça rejoint ce que vous disiez les uns et les autres sur le fait qu'effectivement le pari de François Bayrou, c'était de dire on parle de la dette d'abord, on verra bien comment après, mais ce que nous dit Olivier, c'est on ne vous demande pas de savoir si vous êtes prêts à faire des économies, la question c'est comment, et c'est la même question au fond pour la retraite à 64 ans. Moi je ne suis pas contre, la question c'est comment, le débat n'est pas pour ou contre, le débat c'est comment.
Mais c'est pour ça que je n'étais pas absolument d'accord avec ça, c'était pas idiot de scinder en deux. Mais c'est le piège qui se referme sur François Bayrou parce qu'il a scindé les choses en deux. Oui mais intellectuellement ce n'est pas idiot, on est tous d'accord
pour dire qu'il y a un gros problème, le vrai débat doit se faire sur le comment. La confiance c'est sur le comment. Ce qu'il a passé son temps à répéter pendant son intervention qui, en gros, il n'y a rien de neuf dans cette intervention. Personne n'a regardé, ou très peu de gens, quand on voit les chiffres, mais ces petites vidéos sur Youtube, ils répétaient exactement...
Alors pas personne, mais c'est intéressant les chiffres, 135 000 la première, 11 000 la deuxième. Oui. Voilà. Il y a eu 2 millions de personnes
qui vous écoutent ce soir. Et en gros, disait-il, il faut travailler plus et réduire la dette. A aucun moment, il n'expliquait comment on pourrait faire rentrer aussi plus d'argent dans les caisses de l'État et c'est ce que lui reproche la gauche. Alors on peut dire aussi que la gauche joue sa propre partition, mais de facto, il ne leur a jamais donné qui tussent là-dessus. François Bayrou, aujourd'hui, met sa tête sur le billot en disant faites-moi confiance ou après moi c'est le chaos. Il dit quand même peut-être qu'on peut faire payer un peu plus les plus aisés. On ne sait pas comment. On ne sait pas comment.
Il ne dit pas comment mais effectivement, il donne juste que ça. Est-ce qu'il n'est pas en train de faire au fond, j'allais dire, presque la même erreur qu'Emmanuel Macron lorsqu'il décide de dissoudre ? En fait, il dissout en se disant non mais pour éviter le chaos, justement, il y aura, il se passera quelque chose et j'aurai une majorité beaucoup plus stable. Je pense qu'il est assez fin politique pour lire l'arithmétiquement où en est l'Assemblée aujourd'hui depuis la dissolution et il sait que c'était extrêmement périlleux. Il n'y a même pas de trous souris. Sauf s'il a cru à l'abstention du RN. On a tous joué à faire des calculs dès l'annonce de Bayrou et du Huit.
On a tous enlevé d'abord les 123 députés RN ou apparentés et on s'est mis à calculer en fonction de ça.
Et en divisant les socialistes et ça pouvait passer le trou de souris était là. Maintenant que le RN s'abstient, je pense qu'il n'y a même plus un trou de souris. Non, ça ne s'abstient pas. Ça ne s'abstient pas. Vote contre et le PS devrait donner à mon avis Olivier Faure est sur une chaîne concurrente à 20h. Oui, et il va certainement dire qu'ils vont voter contre. Tous les échos
du groupe socialiste que j'ai depuis deux heures c'est qu'on ne peut pas ne pas voter contre. Ils auraient peut-être
pu être divisés et hésités si le RN effectivement s'était abstenu et si certains peut-être François Hollande Gage s'étaient dit bon bah alors là on nous donne la possibilité de négocier mais Hollande n'avait pas les éléments qu'on a il n'avait pas encore
ça c'est sûr oui oui oui
non mais depuis juste après le discours moi j'ai eu quelques socialistes en ligne qui étaient plutôt parmi les modérés et qui étaient dans l'optique de ça se regarde parce que s'il n'y a pas de 49.3 effectivement c'est nous qui faisons le budget
en gros c'est nous qui faisons le budget Est-ce qu'on peut revenir donc un instant on verra ce qui se passera après du coup si effectivement le gouvernement tombe qui et comment revenir à ce psychodrame qu'on a vécu avec beaucoup de fatigue ces derniers mois Thomas Legrand est-ce qu'on peut revenir sur cette séquence donc effectivement Jordan Bardella pour le Rassemblement National la première chose qu'il dit c'est il n'est pas question de voter la confiance mais le doute subsiste sur son abstention ou pas l'abstention des députés RN ou pas et puis un quart d'heure après Marine Le Pen il va là sur un grand coup en disant de toute façon il n'y a pas d'autre choix dissolution elle va même jusqu'à la dissolution
c'est très intéressant il faut savoir que par exemple pour une motion de censure on vote la motion de censure ou on ne la vote pas il n'y a pas d'abstention pour un vote de confiance demandé par un premier ministre dans le cadre du 49.1 c'est à dire après un discours on peut voter pour voter contre et s'abstenir il ne faut pas avoir la majorité forcément absolue des 577 députés il faut avoir plus de oui que de non la majorité simple des gens qui sont là majorité simple donc ça pouvait passer si le rassemblement national s'était abstenu on l'a dit depuis le début et c'était la petite musique du rassemblement national depuis le début de cette législature du rassemblement national qui veut se se normaliser et là ce qui est très intéressant c'est que Jordan Bardella est parti sur cette idée visiblement en tout cas
mais il se passe un quart d'heure seulement il se passe un quart d'heure
même pas d'ailleurs et puis Marine Le Pen Marine Le Pen ferme la porte complètement donc on a le Jordan Bardella plutôt libéral plutôt union des droites plutôt amie avec Ciotti etc et on a la Marine Le Pen un peu plus populiste un peu plus sociale qui ferme la porte plus Marine Le Pen est sans doute
elle va plus loin elle parle de dissolution oui oui
elle réclame la dissolution oui parce que alors c'est compliqué pour elle parce qu'après si elle ne pourra pas se présenter aux législatives elle est sous le coup d'une inéligibilité mais enfin là on quitte le débat présidentiel dans lequel elle est plombée non mais alors il y a peut-être aussi autre chose parce que moi j'ai eu avant Marine Le Pen Laurent Jacobelli qui est porte-parole du RN et qui est députée de Moselle donc ces gens sont en contact avec les gens de leur circonscription il y a peut-être aussi une fracture entre Jordan Bardella président du parti qui lui est au Parlement européen je ne dis pas qu'il ne rencontre pas des gens mais eux en tout cas savent que pour se faire réélire il faudra à un moment donné être en phase avec le pays et peut-être que c'est aussi la dichotomie entre le RN qui est au Parlement français à l'Assemblée nationale qui en cas de dissolution parce qu'on ne sait pas si pourquoi pas là on sait que la dissolution depuis juillet elle est possible à nouveau oui et puis le RN a sans doute peur de se faire voler enfin de laisser la place à la France Insoumise dans le cadre du 10 septembre il ne faut pas apparaître comme finalement faisant partie du système en s'abstenant mais attendez
s'il n'y a plus de gouvernement le 8 ça sert à quoi le 10 septembre ?
ça existe encore le 10 septembre ? demander la dissolution bloquer tout je ne sais pas ça peut le rebooster en tout cas c'est pour demander à un gouvernement
qui serait peut-être plus en phase ça le rebooste ou est-ce que ça l'étouffe ? en fait ça étouffe la contestation ou ça lui donne une autre forme ?
c'est très difficile je pense que ma réponse sera aussi nébuleuse que le 10 septembre est arrivé de manière nébuleuse c'est-à-dire qu'au départ vous aviez quand même au mois de mai des premiers messages qui venaient d'un groupe souverainiste anti-vax pro-russe qui s'appelait les Essentiels France s'appelait comme ça ce groupe qui voulait réenraciner la France et puis il a fallu ensuite que ce gré fasse ça des appels syndicaux et surtout Jean-Luc Mélenchon là mi-août après avoir lui-même dit qu'il ne fallait surtout pas se mélanger à ça qu'il fallait que le mouvement soit indépendant et à partir de là ça a pris une autre dimension je ne sais pas ce que devient le bloc en tout un mercredi c'est un mercredi le 10 septembre dans la foulée d'un gouvernement Bayrou qui pourrait tomber donc le lundi précédent deux jours avant à mon avis on va être dans d'autres considérations ça va remonter directement Emmanuel Macron est-ce qu'il a envie de rejouer aux petits chevaux en renommant un nouveau premier ministre Sébastien Lecornu ou Madame Vautrin je ne sais pas qui dans le bloc central est-ce qu'on recommence un socle commun bis avec LR un nouveau gouvernement à l'infini qui serait à nouveau censuré en série en fait ce qu'on n'a pas encore la capacité à mesurer puisqu'il faut attendre le 8 septembre pour être fixé mais c'est à quel point Emmanuel Macron a peut-être là dans les semaines qui viennent la fin du quinquennat entre ses mains et peut-être une fin prématurée du quinquennat entre ses mains parce que la pression va être énorme si jamais il y a un appel à la dissolution à nouveau s'il enchaîne les gouvernements qui tombent que rien ne se passe que le budget est encalminé tout va revenir sur sa tête à lui en disant vous président de la république c'est vous qui avez les clés du déblocage c'est ce que c'est le déblocage c'est le retour aux urnes
et c'est exactement la raison pour laquelle Jean-Luc Mélenchon appelle à amplifier le mouvement du 10 et là encore la gauche le parti communiste les verts et le PS Olivier Faure qui lors des journées d'été des verts a dit on y va on part sur ce mouvement là je pense que justement dans l'intervalle où il va y avoir la chute de Bayrou s'il y a la chute de Bayrou bien sûr et la constitution d'un nouveau gouvernement le mouvement va s'amplifier parce qu'en réalité ce que cherchent aujourd'hui les plus puissants à gauche en l'occurrence LFI c'est à ce que Emmanuel Macron reprenne l'initiative et éventuellement prenne acte de ce que en réalité il n'arrive à rien avec ses différents gouvernements il a tenté Barnier ça n'a pas fonctionné Bayrou finalement se fait à Rakhiri tout seul et ils vont demander à ce qu'on rematte les cartes donc deux solutions la dissolution voire ce que croit Mélenchon une présidentielle anticipée avec une démission c'est vertigineux en fait c'est vertigineux parce que d'abord rappelons que aucun depuis 1958 aucun premier ministre n'est tombé sur un vote de conscience
et surtout ils n'y vont pas quand ils savent qu'ils n'ont pas la majorité absolue confère Michel Rocard confère Borne confère Attal et confère Barnier les trois ne font pas de vote de confiance parce qu'ils savent qu'ils vont
donc si on poursuit la ligne que vous avez entamée Yael Gauze et Laurence et qui va jusqu'une éventuelle démission du président de la république dans un moment où Marine Le Pen est inéligible la seconde instance n'a pas encore donné son avis on rentre dans une crise une crise assez aiguë et un moment d'incertitude très fort après ce qui plaide pas du tout en faveur de ça c'est la situation internationale et la manière dont Emmanuel Macron est très très investi notamment sur les dossiers au Proche-Orient et en Ukraine on voit mal un président de la république dire bon bah puisque ça va mal dans mon pays je laisse tomber le monde en tout cas ça correspond pas à sa psychologie je pense
remarque juste pour rebondir sur Laurence je fais le lien avec l'international ce que je voulais vous dire sur le 10 septembre c'est que vous avez au Quai d'Orsay Viginum vous savez cette cellule qui veille aux ingérences étrangères sur nos réseaux français et sur notre actualité française et à chaque fois que le 10 septembre est évoqué ce week-end ce qui est monté très fort ce sont des réseaux pro-russes pro-iraniens et MAGA MAGA la base Trumpiste qui pousse à fond ce mouvement du 10 septembre pour déstabiliser une démocratie européenne puissante une démocratie française pardon puissante en Europe c'est l'idée à chaque fois c'est-à-dire que le 10 septembre sert aussi et cette crise liée au vote du 8 septembre va être un révélateur aussi de ceux qui nous veulent du mal quelque part à l'étranger
puisqu'il faut bien on est bien obligé de faire de la politique fiction et de la prospective un petit peu à l'aveugle si on réfléchit ensemble on va plutôt vers une recherche de temporisation avec une personnalité assez consensuelle
ah bah dis donc si vous avez un nom surtout n'hésitez pas
non mais voilà qui surtout ne fasse pas grand chose pendant
pardon mais j'ai l'impression que l'hypothèse du gouvernement technique ou du gouvernement
polochon oui c'est ça
mais j'ai l'impression d'avoir une conversation qu'on a eue ensemble il y a un an
oui bien sûr la vie est un éternel on est toujours parti là
en attendant effectivement
ce fameux premier ministre ou alors Emmanuel Macron piège typiquement LFI et Jean-Luc Mélenchon en disant le NFP allez-y maintenant Lucie Castel débrouillez-vous avec la dette ça pourrait être aussi une solution non c'est de la politique fiction alors attendez
avant d'y aller pourquoi pas vers votre projection potentielle Laurence Perron on a Alain sur Whatsapp qui nous dit ceci comment on peut faire confiance à François Bayrou après ce qu'il a fait avec le conclure nous dit-il on donne les français comme responsables de la dette on serait des paniers percés parce que des responsables alors que les responsables pardon sont ceux qui ont laissé filer les recettes de l'Etat par une politique de l'offre puisque litigieuse qui n'a fait qu'ubériser la société fragiliser les petits ce que je trouve intéressant dans ce que nous dit Alain c'est cette idée que on dit aux français c'est vous qui êtes responsables c'est en tout cas comme ça qu'il le vit vous avez laissé filer vous êtes des paniers percés
c'est cette mécanique-là qui fait le succès pour l'instant uniquement numérique du 10 septembre mais François qui s'appelle François Alain peut-être je ne sais pas mais peut-être qu'Alain quand on lui propose des réductions de financement des économies peut-être qu'une par une Alain ne les accepterait pas moi non plus Laurence non plus personne ne les accepte on en revient on en revient au début le problème c'est que à partir du moment où nous sommes dans un système où il n'y a pas de compromis où on ne fait pas de compromis les partis ne font pas de compromis chacun est pour sa petite chapelle et tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut faire des économies mais personne ne veut faire des économies dans son domaine pour pouvoir faire des économies dans son domaine alors Alain qui m'a l'air d'être plutôt de gauche voudra qu'on taxe plutôt les riches pour pouvoir taxer les riches et faire accepter ça à une majorité de parlementaires il faut qu'il y ait il faut qu'il y ait des compromis et pour qu'il y ait des compromis il faut qu'on ait une culture de compromis et pour qu'on ait une culture de compromis il faut que les élections se passent selon moi à la proportionnelle parce qu'à la proportionnelle on y revient toujours à la proportionnelle enfin surtout vous oui mais quand on se présente et d'ailleurs François Bayrou aussi à la proportionnelle quand on se présente on sait qu'on n'aura pas la majorité absolue et donc on ne tape pas sur son voisin idéologique et on fait en sorte que celui qui gagne à la proportionnelle n'applique pas tout son programme son programme est simplement la base de la négociation avec ses voisins c'est ce qui se passe dans plein de pays démocratiques
parce qu'on pourrait s'amuser puisqu'on a fait un peu de politique fiction et c'est bien normal là où nous en sommes aujourd'hui s'il y avait une dissolution et donc une élection législative demain est-ce qu'on se dit qu'on retrouverait une assemblée qui ressemblerait peu ou prou à une petite différence près seulement à celle que nous avons aujourd'hui est-ce qu'on imagine tout à fait autre chose est-ce qu'on imagine cette fois un RN qui aurait la majorité absolue ou est-ce que même pas à gauche ça serait difficile une majorité relative peut-être en fait c'est difficile c'est très difficile
parce qu'en plus alors ce qui est sûr en tout cas c'est que ça va obliger la gauche pour le coup à reprendre langue c'est-à-dire qu'ils se sont quand même vraiment tapés dessus tout l'été enfin et même avant l'été reprendre langue entre eux vous voulez dire gauche sociale démocrate LFI écolo le le le le le le le le non mais effectivement Olivier Faure quand il dit oui d'accord banco pour le 10 septembre il y a aussi il a clairement dans l'idée que maintenant réaffermi par un congrès qu'il a gagné de très très hautes luttes n'arrivera pas tout seul et qu'à un moment donné il va falloir que il est il arrive à reparler un peu avec Jean-Luc Mélenchon ce qu'il arrivait toujours à faire avec les Verts etc c'est-à-dire que s'il y a une élection législative qui arrive bientôt la gauche va devoir refaire d'une manière ou d'une autre
à NFC c'est là c'est ce que j'allais vous demander est-ce qu'on peut c'est plus la même chose le front républicain qu'on disait déjà est-ce qu'on peut se projeter sur un front républicain il est presque mort aujourd'hui avec LFI et Jean-Luc Mélenchon qui volontairement hystérisent le débat punit des journalistes en les privant d'accréditation à ces universités d'été s'attaque même à Zelensky publiquement quand vous avez un LFI Jean-Luc Mélenchon qui fait ça comment voulez-vous derrière qu'un modéré dans un deuxième tour face au RN dise je vais voter plutôt LFI que m'abstenir ou RN alors un électeur modéré
oui non non mais
Laurent ce que je veux vous dire c'est que ce qui a changé par rapport à la dissolution et le nouveau front populaire version juillet 2024 c'est qu'il est à mon avis très illusoire de penser que le front républicain fonctionne de la même manière avec le RN mais même qu'il y aura-t-il même un front républicain je voudrais juste vous interrompre avec cette phrase d'Olivier Faure il est dans le monde ce soir il est inimaginable que les socialistes votent la confiance à François Bayot fermé les guillemets alors ce qui ne veut pas dire qu'ils voteront non enfin moi pour l'homme pour moi on est dans la même ambiguïté que le premier bardell c'est-à-dire on vote pas oui mais pour l'instant on peut aussi s'abstenir ça ne changera pas grand chose sur l'arithmétique ça ne changera même rien sur l'arithmétique en réalité
si le PS s'abstient ça ne change rien
après on sait aussi comment il fait de la politique est-ce que ça a du sens d'imaginer qu'il y a quand même 15 jours à venir et qu'il peut se passer des choses pour ces 15 jours oui ça par contre Jean-Laurent se couvre des yeux comme des bides donc non vous vous dites non là au moment où on se parle le jeu paraît bloqué et l'avenir de François Bayrou vraiment vraiment vraiment sombre puisque arithmétiquement il chuterait si maintenant le vote de confiance avait lieu maintenant là maintenant il chuterait mais est-ce qu'il n'y a pas un dernier sursaut sur justement donner les quelques gages que demande le parti socialiste sur la taxation des hauts revenus Stéphane Le Foll tout à l'heure disait l'ancien porte-parole du gouvernement de François Hollande il disait 44 milliards d'euros en une année d'économie c'est trop est-ce qu'on ne peut pas réduire à 25 20, 25 et 30 milliards vous voyez mais sauf qu'on n'en prend pas le chemin puisque François Bayrou dit je vous demande juste
la confiance sur la dette mais quand on regarde les revendications justement du 10 septembre qui fait peur à tout le monde on se rend compte aussi que les gens sont tabous c'est-à-dire que d'un côté les agriculteurs ne font plus confiance on leur a dit qu'on allait leur voter une loi faite sur mesure pour qu'ils puissent à nouveau avoir des revenus la loi du plan n'a rien réglé en plus le conseil constitutionnel a fini par les fâcher de l'autre côté à gauche les gens ont l'impression qu'il n'y a plus d'espoir et qu'à un moment donné c'est toujours sur eux que ça repose on est quand même dans une période de rentrée des classes où les gens vont avoir à payer les cartables les activités scolaires où il ne va pas y avoir forcément un prof la taxe foncière pas nécessairement un prof devant chaque classe tout ça c'est des ferments de colère et on peut quand même dire une chose sur Emmanuel Macron et François Bayrou n'a pas changé la donne il n'y a jamais d'espoir c'est-à-dire qu'il n'y a jamais de récit qui est raconté aux français on leur dit on va faire des économies 44 milliards d'économies mais derrière on arrive à quoi ?
Non la François Bayrou a jonglé avec des milliards qui en fait de 2000 milliards ça ne parle à personne 66 milliards d'intérêt de la dette en fait les français se disent 66
je ne suis pas tout à fait d'accord quand vous additionnez le budget des armées et l'éducation nationale et que vous dites ça additionné ça fait moins que ce que vous payez pour vos dettes bah si c'est l'image de la famille et du foyer que pour François Bayrou mais je ne suis pas sûre que ça parle aux gens d'accord mais on ne peut pas dire que c'est un sujet virtuel quand on regarde les questions la conscience de la dette on a ici une question qui dit mais après le Covid notamment on a forcément fait de la dette et forcément il faut rembourser cette dette aujourd'hui donc la conscience de la dette ça pour le coup elle existe elle existe vraiment après l'éducation et je pense qu'il faut donner un chemin aux gens pour leur expliquer exactement et je reviens à la question de notre auditeur tout à l'heure qui disait c'est pas qui c'est comment et surtout dans quelle direction la situation se grippe dangereusement nous dit Eric l'absence de compromis notamment pour l'élection Macron est au pied du mur il est détesté à l'intérieur du pays un niveau jamais atteint alors il faudra regarder d'ailleurs parce que François Bayrou était à 18% je ne sais pas où en est Macron aujourd'hui les extrêmes et le populisme semblent prendre le dessus il est temps de retrouver une mandature de sauvegarde dans l'intérêt du pays mandature de sauvegarde alors je ne sais pas ce que ça veut dire mais je reviens à ce qui était une partie de notre discussion tout à l'heure on va se retrouver effectivement face à un gouvernement technique on peut se retrouver face à un gouvernement technique qu'on a rayé d'un trait de plume toute cette dernière année en fait après la dissolution mais qui a toujours été dans la conversation
il y a quelque chose qu'on n'a pas essayé et qui est qui est dans la logique en tout cas qui est dans la logique du discours de Bayeux 1946 du général de Gaulle c'est de dire que le prédésident de la république est au-dessus des partis et qu'il remet aux partis politiques le soin de s'organiser et de faire une majorité donc en fait ce qu'on n'a pas essayé mais ils n'ont pas réussi
depuis la dissolution on ne leur a pas demandé Emmanuel Macron dans ses voeux régulièrement disait j'appelle les partis il les a reçus d'ailleurs amplement
il les a reçus mais ce n'est pas à lui de faire ça c'est aux partis c'est aux partis eux-mêmes ce n'est pas Emmanuel Macron qui n'a pas essayé c'est les parlementaires c'est-à-dire que quand la gauche a dit on est en tête et donc ça sera Lucie Casté qui fera uniquement ce que la gauche veut alors qu'elle n'avait pas la majorité absolue Lucie Casté si elle avait dit je suis au centre du jeu et je vais m'ouvrir puisque je n'ai pas la majorité je vais m'ouvrir aux macronistes au bloc central il aurait fallu qu'elle soit nommée déjà
je voudrais revenir à ce que disait Laurence Perron vous dites qu'on n'a pas essayé on a essayé LR on a essayé le centre on n'a pas essayé la gauche non mais Macron peut aussi
Macron peut aussi faire ce calcul les parlementaires devraient se réunir et dire on va dégager une majorité qui aille de Ruffin au centre droit et ça fait une majorité relative voilà mais simplement le centre droit vous mettez qui ? vous mettez Gérald Darmanin à l'intérieur du centre droit qui est au gouvernement vous mettez tout le bloc central mais c'est vrai qu'on n'a jamais essayé la gauche mais la gauche n'est pas la gauche n'est pas majoritaire pas la majorité absolue mais alors est-ce que François Bayrou était majoritaire ? non est-ce que Barnier était majoritaire ?
ça ne marche pas il faut aller plus loin ah oui ça c'est ce que vous proposez c'est pas ce que je propose c'est la seule solution il y a une chose qui peut nous être d'accord
pour aller plus loin attendez on a fini vraiment il faut vraiment qu'on s'arrête pour aller plus loin il y a un téléphone sonne demain on était parti pour faire une une émission sur le 10 mais peut-être que ça évoluera je vous signale que Jean-Luc Mélenchon sera l'invité du 8h20 de France Inter demain donc cette conversation n'est pas terminée