Luc Smessaert
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Des fermes ouvertes, pour quoi faire ? Vous pensez que les Français ne savent plus ce qu'est une exploitation agricole ?
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Les agriculteurs manquent de reconnaissance, dit souvent la FNSEA.
- 1:27OuverteRéponse directe
Vous pensez que le scrutin du 25 mai est crucial ? Pourquoi exactement ?
- 3:20OuverteRéponse directe
Vous dénoncez l'omniprésence des réglementations, notamment la dernière directive nitrate. Pour vous, c'est trop ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est 15 000 enfants qui vont venir sur plus de 500 fermes en France. »
- 1:41Invité politiqueFait
« l'agriculture, c'est peut-être la seule grande politique européenne. »
- 1:56Invité politiqueFait
« plus, c'est mieux d'Europe. »
- 2:00Invité politiqueFait
« dans nos rangs, régulièrement, les gens avec des réformes successives de la PAC sont un peu des fois des abusés d'Europe. »
- 2:22Invité politiqueFait
« il faut qu'aujourd'hui, on ait au niveau de l'Europe, on aille vers plus de normes sociales »
- 2:34Invité politiqueFait
« le nouveau SMIG allemand nous fait espérer que demain, on puisse avoir une Europe qui soit encore plus forte. »
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« l'Europe, c'est quand même le poumon économique mondial, puisque c'est quand même 19% du PIB. »
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« le soutien qui est donné et puis l'organisation des marchés, c'est quand même un beau marché pour nous qui s'ouvre avec à peu près 400 millions de consommateurs. »
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« Ce qu'on veut surtout, c'est ces normes et ces réglementations qui nous font peur. »
- 3:46Invité politiqueFait
« quand aujourd'hui l'Europe fixe des rigueurs budgétaires, c'est tant mieux parce que je pense qu'on a tous besoin aujourd'hui de faire des efforts. »
Temps de parole
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Votre invité Yves ce matin, c'est Lux Messard, vice-président de la FNSEA, la Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles. Il est avec nous par téléphone à l'occasion du lancement de la Semaine Nationale Fermes Ouvertes.
Bonjour Lux Messard. Bonjour. Des fermes ouvertes, pour quoi faire ? Vous pensez que les Français ne savent plus, ne savent pas ce qu'est une exploitation agricole ?
Il y a un grand besoin aujourd'hui de reconnecter justement entre le consommateur et l'agriculteur. Nos fermes, elles ont été polluées, elles ont été aussi modernisées. Je crois qu'on a vraiment besoin aujourd'hui d'expliquer comment on travaille nos produits que demain le consommateur va manger.
Les agriculteurs manquent de reconnaissance, dit souvent la FNSEA et son président, Xavier Belin. Manque de reconnaissance de la part des pouvoirs publics, mais aussi du public alors apparemment.
Alors la du public, là on accueille les 8-12 ans, c'est les CM1, CM2. C'est 15 000 enfants qui vont venir sur plus de 500 fermes en France. Les fermes de toutes les régions, des fermes séralières, des fermes d'élevage, des fermes aussi de viticulture. Mais c'est aussi pour leur montrer que dans une ferme, ce n'est pas une simple balade. On va aussi voir que la production, ça amène des besoins de technicité, d'agronomie. On va aussi parler de l'alimentation, puisque cette année notre thème c'est le gaspillage alimentaire. C'est comment bien manger, manger aussi par rapport aux saisons. C'est plein de choses qui, dans un parcours pédagogique, s'inscrivent complètement.
Alors la FNSEA recevra mercredi, je crois, les têtes de liste aux européennes. Vous pensez que le scrutin du 25 mai est crucial ? Pourquoi exactement ?
C'est un scrutin très important. Important puisque l'agriculture, c'est peut-être la seule grande politique européenne. En tout cas, la seule est vraie. Et depuis le traité de Lisbonne, je crois que le Parlement a été renforcé. Il faut qu'on choisisse réellement ce qu'on veut d'Europe. À la FNSEA, ce qu'on dit, c'est plus, c'est mieux d'Europe. Même si dans nos rangs, régulièrement, les gens avec des réformes successives de la PAC sont un peu des fois des abusés d'Europe. Ce qu'on dit nous aujourd'hui, c'est qu'il faut que, notamment nos hommes politiques, soient un peu des meilleurs VIP. Je pense qu'aujourd'hui, on n'a pas forcément des politiques qui soutiennent l'Europe.
À chaque fois, quand il y a un problème, c'est à cause de l'Europe. Et je crois qu'il faut qu'aujourd'hui, on ait au niveau de l'Europe, on aille vers plus de normes sociales, qu'on aille aussi vers un coût du travail qui soit plus harmonisé. Et le nouveau SMIG allemand nous fait espérer que demain, on puisse avoir une Europe qui soit encore plus forte. N'ayons pas peur de dire qu'aujourd'hui, l'Europe, c'est quand même le poumon économique mondial, puisque c'est quand même 19% du PIB.
Sans la PAC, sans la politique agricole commune, nous ne serions pas là, explique ce matin dans Le Parisien, un éleveur.
Très clairement que le soutien qui est donné et puis l'organisation des marchés, c'est quand même un beau marché pour nous qui s'ouvre avec à peu près 400 millions de consommateurs. Et puis, tout le travail qui a été fait, on a besoin de l'indépendance alimentaire, de cette sécurité alimentaire et de cette agriculture qui est plurielle, en tout cas ce qu'on essaye de bâtir en France.
Alors vous, ce que vous dénoncez, surtout dans cette Europe telle qu'elle est aujourd'hui, c'est l'omniprésence des réglementations, notamment la dernière directive nitrate. Pour vous, c'est trop ?
Ce qu'on veut surtout, c'est ces normes et ces réglementations qui nous font peur. Ce qu'on veut surtout, c'est qu'on ne dicte pas tout de Bruxelles ou de Paris. C'est qu'on est de cette souplesse régionale de nos territoires. On vit avec le vivant, on vit avec le climat. Donc il nous faut de l'adaptation. Mais quand aujourd'hui l'Europe fixe des rigueurs budgétaires, c'est tant mieux parce que je pense qu'on a tous besoin aujourd'hui de faire des efforts.
Alors au niveau de la politique agricole commune, ce qu'on a aussi besoin, c'est de montrer vraiment que l'agriculture peut produire de l'alimentaire, de l'énergie, peut être justement un bouquet qui peut être aussi une solution pour l'emploi, notamment dans un pays comme le nôtre qui en a vraiment besoin.
Merci Luc Smessard, vice-président de la FNSEA. Donc je rappelle, semaine fermes ouvertes toute la semaine. Portes ouvertes, oui, tout à fait. Portes ouvertes dans les fermes dans toute la France et on peut avoir des renseignements évidemment en allant sur le site de la FNSEA. Merci beaucoup.
Merci, bonne journée.