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Conférence de presseRMC — Face à Face (sur Podcast)· 21 mai 2020 52 minComplaisantActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Bourdin Direct du 21 mai - 6h/7h

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteÉludée

    Les élections municipales de scénario sont sur la table, un second tour fin juin ou un report du scrutin en janvier 2021, décision samedi et décret la semaine prochaine.

  • 1:56OuverteÉludée

    Le gouvernement envisage donc un second tour des municipales le mois prochain ou alors beaucoup plus tard, en janvier 2021.

  • 4:25OuverteÉludée

    L'office HLM de Bobigny a voté l'annulation des loyers promis par la ville en pleine crise de coronavirus malgré une requête de la préfecture.

  • 4:36OuverteÉludée

    Le constructeur Renault se prépare à un plan d'économie de 2 milliards d'euros avec la fermeture de 3 sites dont celui de Choisy-le-Roi.

  • 7:22OuverteÉludée

    Fini les cigarettes au goût menthol, elles ne peuvent plus être vendues dans l'Union Européenne et donc en France.

  • 12:26OuverteRéponse directe

    Vous êtes dans le Gers et vous avez un sentiment de liberté ce matin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurChiffre
    « 110 morts ces dernières 24h en France. »
  • 2:36Locuteur non identifiéChiffre
    « 109 personnes au total contaminées. »
  • 2:51Locuteur non identifiéChiffre
    « Cela représente 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine. »
  • 6:08PrésentateurChiffre
    « 106 000 cas. »
  • 6:13PrésentateurFait
    « Près des deux tiers de ces cas ont été déclarés dans quatre pays : l'Arabie saoudite, la Russie, le Brésil et les Etats-Unis. »
  • 6:16PrésentateurChiffre
    « Les Etats-Unis, où plus de 1500 personnes sont décédées ces dernières 24 heures. »
  • 7:37Locuteur non identifiéChiffre
    « Elle représente entre 10 et 12% de ses ventes. »
  • 7:52InvitéFait
    « Née dans les années 1930, la cigarette mentholée a surtout la cote auprès des femmes. »
  • 8:20InvitéFait
    « Le menthol augmente l'absorption de la nicotine et vous n'êtes pas sans savoir que la nicotine, c'est la drogue du tabac. »
  • 18:07PrésentateurChiffre
    « C'est 5 000 personnes. »
  • 21:15Locuteur non identifiéFait
    « on a quand même dit que porter un masque, ça ne servait pas à grand-chose. »
  • 23:00PrésentateurChiffre
    « On n'obtient que 4,1 sur 10. »
  • 43:36Locuteur non identifiéFait
    « on a réussi à s'entendre pour l'avoir une semaine sur deux »
  • 43:40Locuteur non identifiéFait
    « ça nous a permis de profiter tous les deux de notre fils à fond »
  • 43:51Locuteur non identifiéFait
    « je me rends compte que je n'ai pas trop perdu finalement par rapport à la seconde que j'ai faite »
  • 48:21PrésentateurChiffre
    « en télétravail, par rapport à quand ils sont tous ensemble dans leur centre de Pasadena en Californie, ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot »
  • 49:00PrésentateurChiffre
    « c'est un boîtier qui n'émet mille fois moins d'ondes qu'un boîtier Wi-Fi »
  • 49:41PrésentateurFait
    « il n'y a plus besoin de faire de test »

Temps de parole

  • Présentateur84 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Invité4 %
  • Locuteur non identifié 23 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, jeudi 21 mai, l'info sur RMC. Il est précisément 6h, très bon réveil à vous tous. Le journal de 6h c'est avec vous Céline Kahneman, bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Les élections municipales de scénario sont sur la table, un second tour fin juin où un report du scrutin en janvier 2021, décision samedi et décret la semaine prochaine. Plus de 100 personnes testées positives au Covid-19 dans un abattoir des Côtes d'Armor, annonce de l'Agence régionale de santé 110 morts ces dernières 24h en France. Dans l'actualité également, deux radiateurs électriques d'un vestiaire de Normandie Logistique, peut-être à l'origine de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen.

C'est en tout cas l'une des pistes envisagées par les enquêteurs, selon le journal Le Monde. Bienvenue à tous sur RMC. Le gouvernement, accaparé par la crise du Covid-19, envisage donc un second tour des municipales le mois prochain ou alors beaucoup, beaucoup plus tard, en janvier 2021. Hier soir, Edouard Philippe a reçu à Matignon les chefs de parti. Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, était également présent. Pas encore de décision donc, mais deux scénarios sur la table. Pierre-Higbonneau.

1:15
Locuteur non identifié

Le Premier ministre écarte désormais l'hypothèse de septembre en raison de la rentrée scolaire, selon plusieurs responsables de parti. Compliqué également à l'automne, explique Edouard Philippe, avec l'examen du budget au Parlement. Impossible d'interrompre les débats pour faire campagne, car si le scrutin est reporté après l'été, il faudra refaire le premier tour comme la loi l'oblige. Des responsables politiques très frileux à l'idée de se prononcer eux-mêmes sur ce second tour. Personne ne voudrait être pointé du doigt en cas de contamination massive lors du scrutin, mais tous sont ressortis de Matignon avec la même impression. Le chef du gouvernement a déjà décidé, ce sera le 28 juin.

Selon l'un des participants, le Premier ministre rendra sa décision publique ce samedi pour un décret publié au plus tard, mercredi 27 mai. Parmi les réactions celles du président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour lui un scrutin en juin, risque d'éliminer tout débat démocratique

2:02
Présentateur

avec une campagne particulière sans réunion publique. A l'inverse, Christian Jacob estime que si les conditions sanitaires sont réunies, alors il est favorable à la tenue des élections le plus rapidement possible. 110 personnes sont mortes ces dernières 24 heures en France. Toujours moins de patients admis en réanimation pour le Covid-19. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a précisé qu'il était encore trop tôt pour savoir si le déconfinement a entraîné ou non un rebond de l'épidémie. Il faut au moins 10 à 15 jours pour le savoir. Une campagne de tests massifs a en tout cas été menée dans un abattoir des Côtes d'Armor. Résultat, plus de 100 personnes ont contracté le Covid-19.

Jean-Baptiste Bourgeon. Oui, 109 personnes au total contaminées. C'est ce que révèle la deuxième campagne de dépistage massif à l'abattoir de Quéméné. Cela représente 44 nouveaux cas supplémentaires en moins d'une semaine. Vendredi, lors d'une première série de tests, 65 salariés ont été testés positifs. Il s'agissait surtout de collègues proches des premiers cas recensés dans l'abattoir. L'ARS a ensuite poursuivi et élargi ses investigations sur plus de 800 salariés. Résultat, 109 personnes contaminées dans ce grand abattoir breton qui fournit l'ensemble des magasins Leclerc. Merci Jean-Baptiste. Le port du masque obligatoire aux heures les plus fréquentées dans l'hypercentre de Strasbourg.

Un arrêté en ce sens a été pris hier. L'épidémie n'est pas derrière nous.

3:26
Locuteur non identifié

Ne relâchons pas nos efforts. Tweet hier d'Emmanuel Macron alors que de nombreux Français ont prévu de retrouver leurs familles, leurs amis pour ce long week-end de l'ascension.

3:34
Présentateur

D'ailleurs, les contrôles pour savoir si la distance des 100 kilomètres sont renforcées et respectées sont renforcées. Il faut avoir un motif impérieux pour se déplacer loin de chez soi. Ce qui n'est pas toujours le cas comme a pu le constater le commissaire Michel Laveau, porte-parole de la police nationale.

3:50
Locuteur non identifié

La police nationale sera là pour empêcher des comportements irresponsables ou inconséquents. Dans les infractions qui sont relevées, je peux vous en donner une. C'est une personne qui fait 118 kilomètres. Et comme motif pour dépasser ces 100 kilomètres, elle indique qu'elle veut aller récupérer des crêpes à emporter. Donc je pense que vous conviendrez avec moi que ce n'est pas un motif suffisant pour dépasser la distance de 100 kilomètres. Et donc elle a été verbalisée. Ça s'est passé à Saint-Nazaire le week-end dernier. Le message essentiel est de ne pas gâcher l'amélioration de la situation sanitaire pour ce week-end de l'Ascension.

Les contrôles seront affinés partout en France, sur le littoral, en ville et à la campagne. L'office HLM de Bobigny a voté l'annulation des loyers promis par la ville en pleine crise de coronavirus malgré une requête de la préfecture qui demandait le report du vote pour des questions de droit.

4:36
Présentateur

Le constructeur Renault se prépare à un traitement de choc avec un plan d'économie de 2 milliards d'euros. La fermeture de 3 sites dont celui de Choisy-le-Roi. 263 salariés dans le Val-de-Marne. Des salariés rencontrés hier par Mahou Bécard-Granier et Martin Bourdin qui sont surpris et résignés.

4:54
Invité

L'usine de Choisy-le-Roi fait partie du quotidien de Steve.

4:56
Présentateur

Depuis 18 ans, 18 ans qu'il y travaille tous les jours. Alors l'annonce de cette fermeture potentielle l'a évidemment bien sonné. Il va falloir penser à autre chose, c'est tout. De toute façon, on n'y fera rien de plus. Me battre contre qui, pourquoi ? On verra ce qu'ils proposent d'autres. Et c'est d'autant plus difficile à digérer pour Florence, 22 ans d'ancienneté, qu'elle ne pouvait pas l'anticiper.

5:15
Invité

On est surpris parce que voilà, ça fonctionnait bien. Pour nous, on a beaucoup de boulot. On ne sait pas, on ne comprend pas.

5:21
Présentateur

Tous attendent donc les explications de Renault. Le maire de Choisy-le-Roi, Didier Guillaume aussi. Il met en garde l'entreprise. Il ne faudrait pas que l'histoire du Covid soit un alibi à une fermeture. On sait très bien que si ce plan de restructuration a été pensé, il n'a pas été pensé dans les 15 derniers jours. Ça veut dire que c'était déjà dans les tuyaux. Il s'inquiète aussi des conséquences d'une éventuelle fermeture pour sa commune.

5:41
Invité

Ses salariés habitent à Choisy-le-Roi, s'impliquent dans la vie sociale, culturelle, économique de notre commune. Fermer cette usine serait donc pour lui une hérésie. Surtout que le site s'était inscrit, selon l'élu, dans une démarche vertueuse

5:54
Présentateur

pour donner une deuxième vie à des pièces de moteur usagées. De moins en moins de personnes touchées par le Covid-19 en France, mais ce n'est pas le cas dans le reste du monde. L'Organisation mondiale de la santé alerte sur un nombre record de contaminations d'une seule journée. 106 000 cas. Près des deux tiers de ces cas ont été déclarés dans quatre pays. L'Arabie saoudite, la Russie, le Brésil et les Etats-Unis. Les Etats-Unis, où plus de 1500 personnes, sont décédées ces dernières 24 heures. Dans l'actualité également du nouveau dans l'enquête sur l'incendie de l'usine Nubrizol à Rouen. C'est en septembre dernier, selon les investigations auxquelles le journal Le Monde a eu accès.

L'incendie pourrait trouver son origine dans les entrepôts de l'entreprise voisine Normandie Logistique qui ont également brûlé Maxime Brandstatter. Et si l'incendie de l'Ubrizol était parti de radiateurs électriques ? C'est le journal Le Monde qui révèle cette piste envisagée par les enquêteurs. Des radiateurs situés dans un vestiaire de Normandie Logistique. La société voisine de l'Ubrizol, un endroit qualifié de vétuste par l'enquête. Les salariés interrogés, eux, décrivent un lieu qui servait aussi pour la pause déjeuner. Une toiture qui prend l'eau et tous les appareils électriques branchés sur une même multiprise.

D'après les enquêteurs, des vêtements auraient pu être déposés sur ces radiateurs électriques pour sécher et auraient alors pris feu. Autre élément, l'alarme incendie a d'abord sonné chez Normandie Logistique, puis trois minutes plus tard chez l'Ubrizol. Déterminer l'origine précise du feu reste essentiel dans cette affaire où les deux sociétés voisines se rejettent la faute. Pour l'avocate de certains sinistrés, dans tous les cas, aucun scénario n'exclut pour l'instant la responsabilité de l'Ubrizol. Fini les cigarettes au goût menthol, elles ne peuvent plus être vendues dans l'Union Européenne

7:26
Locuteur non identifié

et donc en France, des cigarettes associées à une plus grande addiction. Allions Florence Donjon, Olivier Chantereau. Dans le bureau de tabac d'Hervé Berger, plus aucune cigarette mentholée depuis dix jours déjà. Elle représente entre 10 et 12% de ses ventes. L'enjeu financier est donc énorme pour ce commerçant.

7:41
Présentateur

Ça va être un manque à gagner ou si les personnes vont arrêter de fumer à cause de ça ou d'autres se focalisent sur autre chose, sur du produit plus genre potage.

7:52
Invité

Née dans les années 1930, la cigarette mentholée a surtout la cote auprès des femmes comme Christelle, une lyonnaise de 39 ans qui n'a pas l'intention d'arrêter de fumer pour autant. Je vais changer et passer au light. C'est un plaisir, c'est un moment convivial que je partage quand je suis avec des amis.

8:07
Locuteur non identifié

Pour elle, la cigarette mentholée était synonyme de fraîcheur.

8:10
Présentateur

J'avais la sensation de ne pas avoir ce mauvais goût de la cigarette dans la bouche.

8:13
Invité

Une sensation qui fait du menthol un redoutable outil d'addiction selon le docteur Marie Maléco, tabacologue au centre hospitalier Saint-Joseph-Saint-Luc. Le menthol augmente l'absorption de la nicotine et vous n'êtes pas sans savoir que la nicotine, c'est la drogue du tabac. Donc ça rend les gens beaucoup plus accros. Les professionnels de santé plaident désormais pour l'interdiction du menthol dans les cigarios, le tabac chauffé ou encore les cigarettes électroniques.

8:37
Présentateur

Le reportage est signé Florence Donjon, Olivier Chantereau. Merci Céline. Il est 6h08. Le reportage de la rédaction, je vous le disais, il y a ceux qui rient puis il y a ceux qui pleurent avec cette espèce de déconfinement mais qui n'est pas un déconfinement total. Le week-end de l'ascension débute donc aujourd'hui et dans le sud-est de la France, les conditions météo sont idéales. Loïc Rivière vous l'a dit il y a un instant pour profiter de ce déconfinement. Enfin bon, moi on parle de déconfinement mais je ne le vois pas trop. La vie reprend doucement dans le vieux Nice.

Les acteurs de la restauration sont partagés entre la joie de reprendre et l'amertume de ne pas retrouver la fréquentation habituelle. Ascension, les acteurs du tourisme entre joie et inquiétude, amertume. C'est à Nice un reportage RMC de Caroline Philippe et Romain Cluzel.

9:21
Invité

Devant les 97 bacs de glace, quelques niçois patientes dans la file d'attente aménagées pour respecter les mesures sanitaires. De quoi redonner le sourire à Frédéric Fénocchio, artisan glacier. C'est la vie qui reprend, surtout que là en plus, comme on a la clientèle locale, c'est vrai que ça fait plaisir de revoir les gens qu'on a l'habitude de voir toute l'année. Une semaine après sa réouverture, il anticipe une reprise de la fréquentation pour ce week-end de l'ascension. On a augmenté un petit peu le stock sur les gros parfums, la vanille, le chocolat, le citron.

9:49
Locuteur non identifié

On en a un petit peu plus que ce qu'on avait la semaine dernière. On a espoir que les gens sortent, viennent consommer chez tout le monde,

9:55
Invité

que tous les commerces puissent travailler. A quelques ruelles de là, le restaurant de Jean-Charles Mercier est calme. C'est moins évident de vendre des plats à emporter. En une semaine, son chiffre d'affaires atteint celui d'une journée habituelle. Et selon lui, le week-end de l'ascension n'y changera rien. Il y a quelques locaux qui sortent, mais encore même pas tous les niçois. On ne s'attend vraiment pas à faire un week-end de l'ascension tel qu'il se doit. Je ne pense pas qu'il y ait un regain d'activité durant ces jours-là. Et quand bien même, il serait infime dans tous les cas.

Ces frémissements restent anecdotiques aux yeux de Denis Cipollini, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie des Alpes-Maritimes. On n'y est pas du tout. Il y a quelques glaciers qui sont verts. Il y a de la vente à emporter. Mais ça, ça représente entre 3 et 5% de notre activité de restauration. Ce week-end habituellement, c'est le week-end du Grand Prix de Monaco. C'est le week-end du Festival de Cannes. C'est le week-end où il y a le plus de monde sur la Côte d'Azur, à part le 15 août. Et puis cette année, il n'y a rien du tout. Donc ce que l'on espère, c'est que ce week-end passe vite.

Tous n'attendent désormais qu'une date, le 2 juin, avec la possible réouverture des cafés, restaurants et hôtels dans ce département classé vert.

10:55
Présentateur

Jean qui rit et Jean qui pleure à Nice. Et justement, à quoi va ressembler ce week-end d'entre-deux ? Emmanuel Macron a décidé de nous mettre en garde. Il a tweeté hier soir, l'épidémie n'est pas derrière nous. Ne relâchons pas nos efforts. Alors, précisément, est-ce que ce sera n'importe quoi ce week-end ? De nombreux maires craignent. Il y a un week-end sur le littoral où on ne sache plus très bien si c'est confinement, déconfinement et où on oublie un peu le virus quand on vient. Oui, c'est ça. Par exemple, Saint-Malo s'attend carrément à l'affluence d'un mois d'été pendant 4 jours. Les touristes devront d'ailleurs porter le masque dans les petites rues de la vieille ville. Pourquoi ?

Parce que le week-end dernier, personne ne faisait attention. Carnac aussi. Carnac constate un relâchement complet. C'est ce que dit le maire. On oublie les règles sanitaires. On ne respecte pas vraiment les consignes au sable d'Olonne. Alors, là-bas, les plages de la ville, les plages urbaines seront carrément fermées l'après-midi. Elles ont même déjà refermé dans trois communes du Morbihan où les maires ont constaté trop d'incivilité le week-end dernier pour la réouverture et même des serviettes plosées sur le sable avec des gens qui venaient bronzer. Pourtant, il faudra faire attention. Il faudra que les comportements soient exemplaires.

C'est ce que dit le maire de Vimreux dans le Pas-de-Calais. C'est la suite qu'on joue en ce moment. On joue notre week-end de la Pentecôte par exemple. Et puis, il y aura des contrôles. C'est vrai, l'amende est de 135 euros. Mais beaucoup de voitures immatriculées 75-92 sont aperçues en ce moment sur la route en direction de la tranche sur mer par exemple en Vendée. Oui, et effectivement, si on nous dit comme ça, attention, parce que si jamais, franchement, vous sortez des clous, vous n'aurez pas votre week-end de Pentecôte, forcément, on est un peu plus attentif et un peu plus prudent. On est avec Philippe. Bonjour Philippe. Oui, bonjour Apolline. Bonjour Philippe.

Bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Vous êtes dans le Gers et vous, vous avez un sentiment de liberté ce matin ? Ah oui, oui. Il a fait liberté à moitié puisque je suis venu bosser pour aider mon collègue parce qu'hier, on s'est fait exploser au rayon.

12:44
Invité

On a eu beaucoup de monde. Donc, normalement, c'est mon genre de repos. Et donc, je suis venu l'aider pour remonter le rayon. Et après, je pars à la pêche.

12:51
Présentateur

Ah ! C'est ça, vous partez à la pêche. Voilà, mais dans un rayon de 100 kilomètres. Oui, oui, un rayon de 100 kilomètres. Oui, je passe. Oui, je n'ai pas trop regardé. Vous ne pouvez pas calculer, attention. Pardon ? Attention, il faut calculer. Oui, oui, je calcule. Pour la pêche, je calcule, oui. Disons qu'en tout cas, les forces de l'ordre, si elles vous contrôlent, elles calculeront pour vous. Donc, il vaut mieux avoir calculé avant. Oui, oui. Non, non, non, c'est un rayon de 100 kilomètres. Je vais aller dans les Hantes-Pyrénées du côté de Vic-Pégor. Profitez-en bien, profitez-en bien, Philippe. Vous avez quand même réussi à vivre ce confinement sans que ce soit trop douloureux ?

Nous, on a bossé. On n'a pas arrêté de bosser puisque je travaille dans l'alimentation. Bien sûr. Je suis responsable de boucher dans un petit, comment dirais-je, carrefour market. Et donc, nous, on n'a pas arrêté de bosser. Le confinement, on n'a pas tellement connu.

13:43
Invité

Je plaigne les gens qui sont restés en appartement, en ville, parce que ça devait être très, très compliqué pour les enfants, pour tout le monde. Par contre, oui. Après, nous, ça n'a rien changé, quoi.

13:54
Présentateur

À part qu'on s'est fait exploser. On a eu beaucoup plus de monde. Mais autrement, ça n'a pas changé. Ça n'a pas changé, quoi.

14:00
Locuteur non identifié

Après, aussi, le week-end, au lieu d'avoir des week-ends, on va rester à la maison. Mais voilà, quoi.

14:05
Présentateur

Et là, vous la voyez un peu, la différence, justement, dans les boutiques, là, depuis quand même, depuis le 11 mai ? Oui, les gens font attention. Certaines personnes font attention. D'autres, un peu moins. Après, si, il y a quand même de la civilité, quoi.

14:20
Locuteur non identifié

Si les gens portent le masque, voilà, quoi. Bon, c'est vrai que nous, entre nous, avec mon collègue, on ne s'est entendus.

14:27
Présentateur

On ne voit personne. Pendant le confinement, on n'a vu personne. Donc, on ne pouvait pas respecter les consignes de sécurité au boulot. Vous avez presque confiné ensemble. Ça devient presque un foyer.

14:40
Locuteur non identifié

Oui, parce que lui, rentrer chez lui, moi, je rentrerai chez moi. Et puis, le matin, on se retrouvait. Voilà, quoi. Donc, voilà, ça n'a pas...

14:47
Présentateur

Le confinement n'a pas tellement changé nos vies, quoi. Après, c'est clair qu'il y a certaines personnes, ça a dû changer leur vie. Ça, c'est clair.

14:55
Locuteur non identifié

Et ça a peut-être changé leur vie pour certains, pour plusieurs années, quoi. Ceux qui vont se séparer, etc.

15:02
Présentateur

Pour plusieurs années, de toute façon, nos vies, elles ont changé. On le voit bien. Et d'ailleurs, le regard que les Français portent désormais sur la vie sociale, sur les autres, même sur nos responsables, il a changé. Philippe, je vous invite à nous écouter dans un instant, parce que, justement, on sera avec un responsable de l'association DataCovid. Ils ont essayé de réunir avec l'Institut de sondage IFOP toutes les informations. Et ils se rendent compte que pendant ce temps de confinement, on a été de plus en plus dans le doute. Le doute vis-à-vis des autres, le doute vis-à-vis de nos dirigeants.

Et dans un instant, on le verra, les Français sont très, très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise. Après, juste, en aparté, tout le monde tape sur le gouvernement. Je ne veux pas faire de politique. Mais on a tous été confrontés à une pandémie mondiale. Tout le monde a eu besoin de tout en même temps. Il faut relativiser, quand même. Quand on regarde effectivement les voisins, on a le sentiment que ce n'était pas tellement mieux. Sauf certains, en même temps. Quand vous regardez ce qui se passe en Allemagne, ça pose des questions, quand même, non ? Oui, tout à fait. Mais non, mais attendez.

Nous, quand même, en France, l'État a quand même pu indemniser les Français que les Allemands ont été indemnisés. Et etc. Il ne faut pas oublier. Il faut relarder tout. Il faut relarder un peu plus loin. Il ne faut pas regarder devant soi. Il faut relarder tout ce qui a été fait. Après, ça n'a peut-être pas été bien fait. Mais ça a été fait. Voilà, il faut relativiser. Et notamment, Philippe, vous avez complètement raison sur ce chômage partiel. massif et ce soutien à l'économie. Quand on regarde la situation aux États-Unis, où là, pour le coup, il n'y a pas de filet de sécurité. Ça a été le chômage direct. En effet, on se dit que l'État-providence en France existe encore.

Merci beaucoup, Philippe. Bonne pêche, alors. Merci, Philippe. Il ne faut pas le dire à Pauline. On ne dit jamais ça.

16:49
Locuteur non identifié

Mais ça ne va pas. Bonne pêche. Il ne va rien pêcher, le pauvre.

16:53
Présentateur

Merde pour la journée. Je voulais dire bonne journée, Philippe. Demain, pour nous dire quand même. Oui, oui. Parce que du coup, je porte une très grosse responsabilité. On dit qu'il n'y aura rien eu dans les filets, grâce à Pauline. Mais non, mais non, mais non. Vous allez gagner sa journée. Mais non, Philippe. Philippe, au contraire, je vais être votre bonne étoile. Allez, bonne journée. Très belle journée, du coup. Merci, Philippe. A tout de suite. Dans un instant, je vous le disais, les Français sont très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise du coronavirus. Mais pas Philippe. On aura envie de revenir dans un instant. Bonjour Jean-Michel Moslonka.

Vous êtes responsable des partenariats de l'association DataCovid. C'est une base de données sur le Covid-19 qui est ouverte à tous, d'ailleurs, pour la recherche, pour les entreprises. Et vous avez travaillé avec l'Institut Ipsos. Les Français très méfiants vis-à-vis des acteurs de la crise du coronavirus. C'est ce qui ressort de votre étude. Ils ne savent plus qui croire dans cette crise. Comment ça se manifeste ? Bonjour, Apolline de Malherbe. Merci de votre invitation. Donc, en fait, ce qu'on voit, un des éléments que nous avons mesuré cette semaine, puisque nous faisons cette grande enquête avec Ipsos chaque semaine sur un très grand échantillon, c'est 5 000 personnes.

Donc, c'est 5 fois plus que l'enquête classique d'opinion. Et une des choses qu'on voit, c'est qu'effectivement, les Français ne font pas confiance. communiqués par le gouvernement, les médias, par exemple. Bon, il faut encore moins confiance. En même temps, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau, c'est-à-dire cette remise en cause de la parole publique et institutionnelle. Elle était déjà là avant le Covid. Peut-être que le Covid l'a un peu exacerbé dans l'espèce de confusion ambiante.

C'est qu'il y a deux catégories qui gardent quand même la confiance des Français aujourd'hui, qui sont d'une part les chercheurs et les scientifiques, 1,8 sur 10, là où, par exemple, le gouvernement et les soignants, les médecins, les infirmiers. Ça veut dire que, pour le coup, leur présence dans les médias, vraiment, on a redécouvert aussi la parole scientifique, la parole des médias, même si on s'est rendu compte aussi que les scientifiques pouvaient ne pas être d'accord entre eux. Donc, est-ce que là aussi, ça ne crée pas une sorte de sentiment de qui croire ? Oui, je crois qu'en fait, c'est un problème pour les scientifiques, mais aussi pour les acteurs gouvernementaux.

C'est qu'en fait, sur le Covid, on ne sait pas comment le Covid va réagir à l'arrivée de l'été et des fortes chaleurs. On ne sait pas si avoir eu le Covid protège vraiment du Covid. Donc, en fait, au niveau qu'il y a un partenariat public-privé, c'est de fournir des données. Il y a bien sûr une analyse qui est faite par Ipsos. Mais en fait, grâce à nos partenaires, on a huit partenaires, on fournit des données qui sont publiées en open source sur le site data.gouv.fr, où tout un chacun peut venir chercher ses données et faire ses propres analyses. Donc, nous, ce que nous essayons de faire, c'est d'apporter de la clarté et des informations objectives.

Parce que quand on voit tout ce qui circule... J'ai envie de vous arrêter sur le mot objectif, parce que c'est justement toute la question qu'on s'est posée, même pendant toute cette période. On écoute des scientifiques, certains vous disent... Je vous prends un exemple, les enfants porteurs sains, pas porteurs sains. Au début du coronavirus, on nous dit, les enfants, c'est presque les pires. Ils diffusent le virus, il faut s'en méfier comme de la peste, c'est le cas de le dire. Et puis, aujourd'hui, un certain nombre de scientifiques reviennent sur cette information et nous disent, non, en réalité, on a le sentiment qu'il est possible que les enfants ne soient pas porteurs du tout.

Et du coup, est-ce que ce mot d'objectivité, y compris dans le domaine de la science, a encore un sens ? Alors, je crois qu'en fait, quand on se place sur l'objectif, mais ça prend du temps. Je crois que c'est ça le problème, c'est la temporalité. C'est qu'évidemment, que ce soit vous, les médias ou les politiques, par exemple, on leur demande de parler tout de suite. Et moi, si je regarde le port du masque, on a quand même dit que porter un masque, ça ne servait pas à grand-chose. Maintenant, on dit que ça sert à quelque chose. Mais du coup, nous, ce qu'on voit dans le baromètre, c'est qu'il y en a 47% ou souvent.

Alors, c'est plus 7% par rapport à la vague de la semaine dernière, mais c'est quand même moins de 50%. Et surtout, si vous prenez l'Île-de-France, les gens qui disent porter un masque tout le temps, il y en a 27% en Île-de-France, mais dans les pays de la Loire, c'est 13%. En Bretagne, c'est 16%. Donc, on a une grande dichotomie. Et je pense que le problème, encore une fois, à Pauline de Malherbe, ça vient plutôt que les médias les primaient tout de suite sur des choses qui ne sont pas stabilisées. Donc, le rapport au temps, à l'urgence, au fait de parler tout de suite. Merci beaucoup, Jean-Michel Moslanka, d'être venu ce matin sur RMC. Juste un petit mot.

Je voudrais en fait remercier les huit entreprises qui nous permettent de faire ça. CNP Assurance, 20 Autoroutes, RATP et EDF. Car sans eux, on ne pourrait pas faire ce dispositif qui est fait avec également Ipsos. Et on cherche également d'autres partenaires. Parce que là, on a en fait publié la cinquième vague. Mais on sait que ces comportements des partenaires potentiels qui sont intéressés de nous aider, n'hésitent pas à nous contacter. Vous en avez profité pour lancer votre appel. Jean-Michel Moslanka, mais ce qui est sûr, c'est qu'évidemment... Je profite de l'occasion. Ensuite, le travail que vous faites est franchement passionnant. Et d'ailleurs, il faut être tout à fait honnête.

Dans votre étude, nous, journalistes, on n'est pas franchement très très bien placés. On n'obtient que 4,1 sur 10. On n'a pas la moyenne. On est légèrement mieux que le gouvernement qui est à 4 sur 10. Les seuls élus qui s'en sortent un tout petit peu du côté des politiques, ce sont les maires. Et encore, ils sont juste au-dessus de la moyenne à 5,1. Merci pour cette étude sur le rapport des Français avec les acteurs de la crise du coronavirus. C'est l'heure de retrouver Charles Magnin. Il est 6h26. Charles, tous les matins, 3 histoires, 3 images insolites. On commence avec un petit tour du monde des nouvelles idées en vue de la réouverture des bars. Oui, des idées plus ou moins absurdes.

Je vais vous laisser juger. D'abord, partons en Espagne ou un bar de Séville, a mis en place, regardez, un bras automatique pour servir des bières. Une sorte de robot capitaine crochet capable d'attraper un gobelet en plastique, de pivoter tout seul pour le placer sous la tireuse à bière. Et une fois que le gobelet est rempli, le robot va pivoter pour vous donner votre gobelet dans la main du client. Résultat, votre gobelet n'a été touché par personne avant d'arriver dans votre main. C'est ingénieux. En revanche, là, pas question de draguer le serveur. Quoi qu'il faut reconnaître que ce robot est très agile. Vous êtes en train de tomber un mot du robot.

Il m'a séduit en tout cas avec sa dextérité. Au Japon, j'ai ce pub qui va encore plus loin avec un sas de désinfection des clients. Quand vous arrivez à l'entrée du pub, on prend votre température, vous vous lavez les mains, puis vous vous placez au centre de cette machine qui va vous pulvériser une sorte de brume à base de chlore pendant 30 secondes. Et vous avez enfin le droit d'aller vous asseoir à bonne distance des autres clients. C'est très chaleureux. Ça sent quand même difficile. L'appel de la bière rend quand même extrêmement ingénieux. Exactement. Il y a enfin l'Allemagne où certaines discothèques berlinoises ont ouvert leurs portes au public avec des conditions strictes.

Seuls les espaces extérieurs comme les terrasses sont ouverts. Vous pouvez boire un verre. Il y a bien un DJ. Il y a de la musique. Mais interdiction de danser, obligation de rester assis, fermeture obligatoire à 22h. On est encore très loin des chaudes nuits berlinoises. Vous appelez ça quand même encore une boîte de nuit ? En tout cas, ce sont des clubs, oui, qui ont rouvert, mais en version à midi. Mais on ne danse pas et on ne se parle pas et on va se coucher à 22h. La belle histoire du jour, Charles Magnin, c'est cette italienne qui remporte un tableau de Picasso en jouant à une tombola. Une loterie organisée par l'ONG CARE qui vient en aide aux populations africaines.

Pour tenter sa chance, il fallait acheter un ticket à 100 euros. Et c'est donc une italienne qui a décroché le gros lot hier soir à Paris. Et bien, elle est millionnaire ce soir. Et tous les autres qui ont participé, ils ont donné tout. Voilà, un Picasso pour 100 euros. Claudia est donc millionnaire. C'est la belle action et la belle histoire du jour. C'est plutôt pas mal que ce soit une italienne en plus quand même après toute cette histoire. Franchement, après toute cette crise. Il est 6h29 dans un instant. Le journal de 6h30, avant cela, comme tous les matins, on vous offre une machine à café. Pour tenter de la gagner, c'est le 3216, touche 5 ou par SMS. Vous envoyez matin au 7-3216.

Le gagnant sera avec nous avant 7h. Bonne chance. À suivre, dans le monde indirect du monde et par endroits, même beaucoup de monde. Pour ce pont de l'ascension, les hôteliers espèrent en profiter pour se relancer. Comment s'organisent-ils ? Quelles sont les mesures sanitaires ? On va tout savoir avec Laurent Duc de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Avec nous, juste après le journal de 6h30 sur RMC. 6h30, très bon réveil à vous tous. Le journal de 6h30 avec vous Anne-Sophie Balbier. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Début d'un long week-end déconfiné dans la chaleur et sous le soleil. Une belle occasion pour les professionnels du tourisme.

Certains hôtels rouvrent leurs portes. Fin juin ou en janvier, deux possibilités pour les municipales. Le Premier ministre tranchera samedi. Il recevait hier soir les représentants des partis politiques. Et puis, faute de festival, Cannes installe son Ciné Drive. Des films projetés en plein air à regarder depuis sa voiture. Au programme hier soir, E.T. l'extraterrestre de Steven Spielberg. RMC 6h31. Et vous, qu'est-ce que vous faites pour ce long week-end de l'ascension ? Une certitude avec ce beau temps et de nombreuses semaines à domicile. Vous allez être nombreux à sortir, vous déplacer, profiter ailleurs que chez vous.

Le moment pour les hôteliers et les professionnels de l'hébergement de se refaire une santé. Reportage au Gros du Roi dans le Gard, Jean-Wilfrid Forkess.

27:38
Auditeur

Eric et Denis sont venus en voisins. Ils voulaient absolument changer d'air. On habite Saint-Mitre-les-Remparts, petit village à côté de Martigues. Et on se fait une petite échappée dans le respect des 100 kilomètres qui nous sont octroyés pour l'instant.

27:52
Locuteur non identifié

On a passé quand même deux mois confinés. Et ça fait du bien de prendre un petit peu le soleil et la mer.

27:59
Invité

Dans l'hôtel où sont hébergés Eric et Denise, priorité à la sécurité sanitaire.

28:04
Locuteur non identifié

C'est d'enlever tout ce qui est superflu, tout ce qui est chemin de lit, tout ce qui est coussin décoratif. Pour pouvoir traiter avec un virus-cid adapté et que nos clients soient en totale sécurité.

28:13
Invité

Stéphane Baptiste est le directeur du Splendid Hôtel sur le front de mer.

28:17
Locuteur non identifié

On ne laisse rien au hasard. Tous les clients qui viennent d'un entre-établissement doivent avoir la sensation d'être en totale sécurité.

28:23
Invité

Et pour ce pont de l'ascension, 20% des chambres seulement sont occupées. Mais Antoine, réceptionniste, a retrouvé le sourire. Nous sommes ravis de retrouver nos clients, de reprendre le travail, de reprendre l'activité. Aujourd'hui, sur le front de mer, face à l'hôtel, quelques vénards vont pouvoir en profiter. Car le mercure devrait dépasser les 30 degrés.

28:44
Présentateur

Quelques parquets châteaux rouvrent à l'occasion du pont de l'ascension. Le château de Chantilly, dans l'Oise, ou encore le domaine privé de Volvicomte, en Seine-et-Marne, en région parisienne. Réouverture également des plages en Guadeloupe, dans 19 communes du littoral. Et bonne nouvelle aussi, en Grèce, réouverture progressive des frontières aux Européens. Coup d'envoi de la nouvelle saison touristique le 15 juin. Les vols directs avec l'étranger reprendront petit à petit à partir du 1er juillet. Une éclaircie pour les voyagistes, même si Jean Brajon, le directeur général de Vacances Eliade, reste réaliste.

On ne peut pas imaginer aujourd'hui qu'évidemment, nous connaîtrons les mêmes chiffres cette année. Parce que la saison, au lieu de commencer début avril, comme c'est le cas chaque année, elle commencera dans le meilleur des cas que le 1er juillet. Forcément, il y aura beaucoup moins de touristes français, voire de touristes en général qui viendront. Évidemment, il reste encore pas mal de choses à mettre en place. Mais là, on va pouvoir envisager au moins une petite saison. C'est-à-dire à partir de juillet, j'espère, jusqu'à fin octobre. En Grèce, il fait quand même beau, même jusqu'au début novembre. Donc là, c'est au moins un espoir de sauver une partie de la saison.

29:50
Locuteur non identifié

C'est une crise d'une brutalité et d'une intensité jamais vue, disait hier Édouard Philippe.

29:54
Présentateur

Le Premier ministre assure qu'un plan pour le secteur automobile sera présenté la semaine prochaine. Lundi, des concertations vont commencer avec les acteurs du secteur de la santé. Et autre dossier chaud pour le gouvernement, Anne-Sophie, les municipales. Pas de date précise, mais deux options. Oui, soit un second tour fin juin, soit un report en janvier 2021. Au plus tard, le temps de faire campagne. Édouard Philippe prendra sa décision publique samedi. En attendant, les représentants de partis politiques affichent leurs préférences, comme Alexis Corbière, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis.

Dans la mesure où il a été répété qu'on ne pouvait pas tenir une campagne électorale, alors il nous semble impossible de pouvoir faire un scrutin le 28 juin. Sans quoi, finalement, c'est un peu la prime aux élus sortants. D'ailleurs, certains ont pu distribuer des masques dans les communes, et je ne leur en fais pas reproche. Des maires sortants étaient en visibilité, et puis ceux qui contestent leur pouvoir, évidemment, étaient confinés. Donc tout ça, la sincérité du scrutin est quand même assez discutable si l'élection du 28 juin était maintenue. On verra. L'épidémie a fait au moins 28 132 morts en France.

Plus de 100 personnes ont été testées positives au Covid dans un abattoir des Côtes d'Armor, bilan d'une deuxième campagne de dépistage. Dans l'actualité également, l'arrestation de deux hommes aux Etats-Unis soupçonnés d'avoir aidé l'ex-patron de Renault, Carlos Ghosn, à fuir le Japon. Cédric Fech, vous êtes notre correspondant aux Etats-Unis. Qui sont ces deux suspects ? C'est un père et son fils qui ont été arrêtés à Harvard, près de Boston, dans le Massachusetts. Le père a 59 ans. C'est un ancien béret vert, un ex-membre des forces spéciales américaines qui s'est reconverti dans la sécurité privée. Et son fils a 27 ans.

Michael et Peter Taylor font l'objet d'un mandat d'arrêt japonais pour avoir aidé Carlos Ghosn à s'enfuir du Japon pour se réfugier au Liban fin décembre. D'ailleurs, le fils Taylor s'apprêtait à partir au Liban lorsqu'il a été arrêté hier matin. Ce sont eux notamment qui auraient aidé l'ancien patron de Renault-Nissan à se cacher dans un flycase, cette boîte de transport pour du matériel audio-vidéo. Michael Taylor aurait rencontré Carlos Ghosn cette fois avant l'évasion et avec un autre complice, ils auraient permis à Carlos Ghosn de quitter le Japon dans un jet privé pour qu'il se réfugie au Liban où il est toujours.

32:00
Locuteur non identifié

Les deux Américains pourraient se retrouver très vite en prison au Japon parce que les Etats-Unis ont une convention d'extradition avec le pays.

32:06
Présentateur

Cédric Fech, correspondant des RMC aux Etats-Unis. Et puis, c'est l'une des déceptions des amoureux de cinéma à cause de la crise sanitaire. Pas de festival de Cannes cette année. Il aurait dû se dérouler en ce moment. Alors, pour compenser, la ville a installé un ciné-drive sur le parking du casino Palm Beach. Première projection hier soir, E.T. l'extraterrestre a regardé sur un écran géant depuis sa voiture. Rémi Hink, Caroline Philippe, Romain Cluzel. Une par une, les voitures sont accueillies sur le parking.

32:35
Invité

Bonjour et bienvenue, je vais vous viser s'il vous plaît.

32:38
Présentateur

Et prennent place ensuite face à la mer et à l'écran géant.

32:41
Auditeur

Fabrice est venu avec sa femme et ses enfants pour une soirée en famille à l'extérieur après deux mois de confinement.

32:45
Invité

C'est E.T. en plein air. On va regarder le film et puis on va s'éclater en famille.

32:50
Présentateur

Les pop-corns, le sandwich, les boissons, on a tout prévu. Emmanuel et sa fille Emy ont le sourire au lèvre. Elles avaient hâte de retrouver ce genre de sortie.

32:57
Invité

On a envie de culture un petit peu là. Les spectacles, les concerts, il n'y a rien quoi. Moi, je trouve que c'est super.

33:03
Présentateur

Une sortie qui fait du bien aussi à Adeline et Nicolas. Ils retrouvent la magie du cinéma à Cannes. Cannes, cette année, c'est un peu triste. Donc du coup, on va ramener un peu de baume au cœur à notre belle ville de Cannes. C'est un peu féerique. La musique de la montée des marches était d'ailleurs diffusée avant le début du film. Un clin d'œil évident pour Delphine Cazin, directrice de l'événementiel à la mairie de Cannes. Ça aurait dû être le festival de Cannes. Donc on ne peut pas passer à côté. Il faut qu'on propose quelque chose en lien avec le cinéma. Les billets se sont vendus en moins de 24 heures. Ça a été complet.

33:30
Auditeur

L'opération sera renouvelée la semaine prochaine avec cinq projections sur le parking du stade Pierre-de-Coubertin à Cannes pour continuer de faire vivre la magie du cinéma.

33:40
Présentateur

Cine drive, Mathieu ? Si tu m'emmènes, je viens. Oh là là ! On y va ! Cette déclaration d'amour à 6h37. Anne-Sophie, vous rougissez un peu. Ah bon ? Très légèrement. Ah oui, il est content. C'est Mathieu, il me fait cet effet. Il y a les ciné drives, mais vous avez vu qu'il y a les messes drives. Mathieu trouvait ça extraordinaire. Chalons en Champagne le week-end dernier. Il était inouï. Avec cette fameuse phrase, si vous voulez la communion, vous mettez les feux de détresse. C'est ça. C'est dément. Vous êtes en détresse, je vous apporte la communion. Je vais venir m'occuper de vous. Moi, je vous emmène à Deauville. Parce qu'il y a des courses aujourd'hui.

Mais oui, pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris, c'est L'As. Chasselet, outsider numéro 4, Villarro. L'As et le 4. Sauf que, attention, ce n'est pas dans les 100 kilomètres, Deauville. Deauville, non. Non, non. Voilà, la règle. Pour les Parisiens, en tout cas, il faut oublier. Exactement. Ce ne sera pas la plage des Parisiens avant longtemps. On est avec Laurent Duc. Bonjour. Bonjour, bienvenue sur RMC. Est-ce que vous m'entendez, Laurent Duc ? Parfaitement. Et vous, m'entendez-vous ? Et moi, je vous entends parfaitement, Laurent Duc. Vous êtes président de la branche hôtellerie de l'UMI. C'est l'union des métiers de l'industrie et de l'hôtellerie.

Vous êtes vous-même, d'ailleurs, propriétaire d'un hôtel dans le centre-ville de Lyon. Je voudrais qu'on soit très concret avec vous. On va parler des règles que vous mettez en place dans les hôtels pour pouvoir à nouveau accueillir des clients. Mais la première question, c'est qu'on a du mal à comprendre. Les restaurants, les cafés restent fermés. Mais est-ce que les hôtels, oui ou non, ont le droit d'être ouverts ? Ils ont toujours le droit d'être ouverts. Donc, c'est simplement le manque de trafic et de clients qui ont fait que les hôtels étaient en sommeil, si je peux dire. Il n'y avait pas la règle, vous n'aviez pas l'obligation de fermer.

Vous auriez pu rester ouverts pour la plupart d'entre vous, mais effectivement avec le risque que les gens ne viennent pas. Il y a 5% des hôtels qui sont restés ouverts. Il y a 5% au moins. Je rappelle que dans certaines régions, on a logé des soignants. Dans certaines régions, on a logé des gens en quarantaine. Et dans certains types d'hôtels, on a logé les indigents qui vivaient à l'extérieur. Donc, vous avez continué votre activité. Et là, évidemment, avec le fait que les Français ont le droit de sortir de chez eux, est-ce que vous constatez que les réservations ont repris ? Alors, les réservations reprennent avec un peu plus de force pour les professionnels la semaine prochaine.

Mais aujourd'hui, dans des campagnes ou dans des régions, la montagne ou le balnéaire qui est à moins de 100 km d'une zone forte d'activité, je pense à Nice, Marseille, Nantes, eh bien, vous avez des hôtels d'ores et déjà qui proposent des séjours avec de la restauration, certes, pas dans une salle de restaurant ni dans la salle des petits-déjeuners, mais dans votre chambre ou sur votre balcon, si votre chambre a un balcon. Donc, là, vous commencez à essayer de nous faire rêver. Je le sens bien, Laurent Duc, mais ne me faites pas de rêver de la mer parce qu'elle n'est pas dans mon secteur. Laurent Duc, vous restez avec nous.

Dans un instant, vous allez nous expliquer très concrètement comment ça fonctionne, est-ce qu'il y aura des flexibilasses à la réception, comment vous allez faire s'il y a des chambres à mettre en quarantaine. Très concrètement, est-ce qu'il faudra porter un masque dans l'hôtel ? Vous allez répondre à toutes ces questions. Restez avec nous. Et Laurent Duc, qui est toujours avec nous. Je rappelle que vous êtes le président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie. Vous-même, vous avez un hôtel dans le centre-ville de Lyon. Je voudrais qu'on rentre vraiment dans les détails.

C'est-à-dire, ceux qui veulent aller à l'hôtel, quel système, quelle organisation vous avez mis en place, comment on fait pour être à l'hôtel et respecter les distances de sécurité, respecter les exigences sanitaires ? Quels sont les principes que vous allez appliquer ? Alors, d'ores et déjà, effectivement, on a protégé nos réceptionnistes souvent par des plexiglas pour qu'ils puissent, au moins que vous les voyez s'exprimer. C'est clair. Et puis, on impose des occupations des ascenseurs limitées aux seuls occupants d'une chambre. Le personnel qui fait votre chambre est séparé entre désinfection et nettoyage et entretien de la chambre.

jusqu'à certains hôteliers et qu'ils affichent la mise dans le jachère entre deux clients de la chambre, puisqu'on sait très bien que dans le cas du virus, au bout de trois jours, ce sont des traces qui, a priori, ne sont pas contaminantes. Donc, le temps joue aussi dans la France. Ça veut dire que vous mettez certaines chambres en quarantaine, en quelque sorte, entre deux clients ? Alors, il faut bien être réaliste qu'on ne va pas faire 100% d'occupation dès la semaine prochaine, ni dès le 2 juin. Donc, ça permet un roulement ? Voilà, c'est assez facile de le faire.

Et plus on avancera vers une récession de la pandémie, et plus on réduira ces jachères en fonction de l'occupation de nos établissements. Est-ce que vous allez laver le linge avec davantage de soins que d'habitude ? Est-ce qu'il y a un certain nombre aussi de règles de lavage sanitaire ? Alors, déjà, l'hygiène, c'est notre ADN, c'est notre métier. Depuis toujours, un hôtel, la seule chose qui évolue, c'est le standing et les prestations. Mais au départ, la propreté du linge, c'est l'ADN d'un hôtel. Donc, le linge à plat, ce qu'on appelle le linge à plat, les têtes d'oreillers, les housses de couettes, les draps, sont passés en calandre après lavage à 140 degrés.

Donc, elles sont complètement, complètement, du moins, il n'y a absolument aucun virus. Concernant le linge de toilettes, elles sont lavées et séchées dans des séchoirs qui montent à plus de 70 degrés. Et le temps de séchage permet largement de tuer tout germe et tout virus dans les serviettes. Après, il reste à apprécier toutes les surfaces plates et tout ce que le client touche dans la chambre le plus fréquemment, que sont la table, le téléphone, la lampe de chevet, les interrupteurs, la pompe de douche, le robinet. Tous ces éléments-là, on les désinfecte avec des produits spécifiques.

Et un autre personnel, après, interviendra soit dans les 24 heures, soit selon la jachère qu'on a mis en place pour faire le nettoyage et refaire la chambre et faire une chambre impeccable. Mais tout ça, ça a un coût colossal. Comment vous allez faire ça ? Vous imaginez que ça va représenter à peu près combien ? Le temps supplémentaire qu'il va falloir passer ? La désinfection, c'est à minima un tiers de plus de travail pour la femme de chambre, pour les femmes de chambre. Et sachant aussi que l'on sépare les personnels ou quand le personnel fait de la désinfection et du nettoyage, on a une coupure, on leur propose de changer complètement d'uniforme, de prendre une douche entre les deux.

Tout ça pour la protection de nos personnels aussi. Ça va de pair avec celle du consommateur. Pour faire des petits déjeuners, aujourd'hui, on n'a plus le droit au buffet puisque il est bien évident que si les gens sont penchés et servent même sur un buffet, c'est tout sauf sécure. Donc, on emballe beaucoup plus de choses. On met les viennoiseries soit dans des corbeilles fermées, soit dans des sacs en papier pour ne pas que les gens les touchent. Le moins possible, on rentre dans la chambre du client, voire même certains hôteliers proposent de ne pas rentrer dans la chambre du client pendant son séjour. Pour ne pas rompre cette barrière sanitaire.

Mais tout ça, c'est un coût qui s'ajoute au fait d'avoir quand même évidemment une clientèle qui est beaucoup moindre. D'abord, vous le disiez vous-même, pendant toute la période du confinement, même si officiellement vous n'étiez pas obligé de fermer, il y avait de fait plus de clientèle. Là, elle revient très progressivement. Est-ce que l'hôtellerie va avoir les reins suffisamment solides pour faire face aux coûts supplémentaires et à la baisse de consommation ? Alors, est-ce que l'hôtellerie aura les reins assez solides ou est-ce que le consommateur aura assez de moyens pour pouvoir payer ce coût ? C'est une boucle, c'est une boucle, bien sûr. C'est une boucle.

Moi, je m'en réfère aux coiffeurs qui, eux, existent sans avoir à partager leur prix en ligne, ce qui n'est pas le cas de l'hôtellerie, et qui ont allègrement ajouté 2, 3, 5 euros à leur couple pour compenser le surpéignoir, les serviettes individuelles, les infections du fauteuil. Nous, je ne sais pas encore, le marché nous le dira, si on sera capable de répercuter ce coût en tout état de cause. À un moment, un hôtel, il va falloir qu'il gagne de l'argent, sinon il fermera. Donc, le marché va s'adapter. Je ne peux pas dire mieux. Le marché va s'adapter, les clients aussi, et on verra bien comment ça fonctionne. Merci, en tout cas, Laurent Duc.

De votre côté, vous le disiez, vous êtes hôtelier à Lyon. Hôtellerie, plutôt d'affaires. Et donc, ça, ça va revenir très, très progressivement. On le voit bien, les habitudes aussi ont changé. Merci, Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. On est avec Philippe en ligne. Bonjour, Philippe.

42:59
Locuteur non identifié

Bonjour, Pauline.

43:00
Présentateur

Bonjour, merci d'avoir appelé RMC ce matin. Vous nous appelez de Côte d'Or. On le voit bien, on est dans un espèce d'entre-deux. On le disait tout à l'heure, le confinement est officiellement terminé, mais on n'est pas non plus complètement dans un déconfinement. Ça change aussi nos habitudes de vie. Philippe, vous vouliez témoigner sur la façon dont le confinement et même cette période se passe pour vous. Père, divorcé, pas...

43:22
Locuteur non identifié

Mon épouse qui en a la garde, je le vois normalement un week-end tous les quinze jours. Et comme j'étais en baisse d'activité en chômage partiel, on a réussi à s'entendre pour l'avoir une semaine sur deux. Je trouve que ça a été vraiment bénéfique parce que ça nous a permis de profiter tous les deux de notre fils à fond. Je me suis remis aux cours du lycée, physique, maths et autres. Parce qu'il avait des cours en... Pas évident quand même. Il est en quelle classe ? Il est en seconde.

43:50
Présentateur

Seconde.

43:51
Locuteur non identifié

Et je me rends compte que je n'ai pas trop perdu finalement par rapport à la seconde que j'ai faite.

43:54
Présentateur

Bravo.

43:56
Locuteur

Voilà.

43:57
Présentateur

Et vous avez réussi à continuer à le mettre au travail régulièrement ? Ce n'était pas trop difficile, ça ?

44:02
Locuteur non identifié

Non, alors il y avait des cours qui... Bon, les cours de maths, il y avait certains cours, c'était vraiment intensif. Par contre, les cours de français, moi, je n'ai jamais entendu parler de son prof. C'était silence radar.

44:13
Présentateur

Oui. On parle souvent des enfants qui ont décroché, mais il y a certains professeurs, il y en a beaucoup qui se sont donnés énormément de mal, mais il y en a d'autres, effectivement, qui étaient quand même beaucoup moins présents. Philippe, du coup, vous diriez que pour vous, ça a été une période plutôt heureuse ?

44:27
Locuteur non identifié

Heureuse. Oui et non. On a pris le confinement parce qu'il fallait le prendre, de toute façon. On a essayé de l'adoucir au maximum, de faire en sorte que ça se passe le mieux possible.

44:36
Présentateur

Et est-ce que vous espérez pouvoir justement continuer à avoir votre enfant plus souvent ? Est-ce que c'est devenu quelque chose de plus régulier ?

44:43
Locuteur non identifié

Alors, on est reparti sur le rythme normal. Bon, après, il a 25 km de chez moi, donc si j'ai envie de le voir, ce n'est pas compliqué. J'appelle mon exam et puis je vois mon fils.

44:52
Présentateur

C'est évidemment, chacun a vécu ce confinement différemment. Merci beaucoup. Merci, Philippe.

44:57
Locuteur non identifié

Je voulais vous dire, vous avez un magnifique prénom. Parce que c'est aussi le prénom de ma fille aînée.

45:02
Locuteur

Eh bien, vous voyez, je suis très heureuse de partager.

45:04
Présentateur

Vous savez que moi, je suis née en 1980. J'ose dire mon âge ce matin. Et je crois que mon année, il y en a vraiment, ça se compte sur les doigts de la main. Mais heureusement, aujourd'hui, c'est un prénom qui est plus partagé. Même ma fille de 95, il y en a très peu. Oui, très, très peu. Bah écoutez, heureuse du coup, ça vous est plu, visiblement. Oui, tout à fait. Merci, Philippe, d'être venu témoigner ce matin sur RMC. Dans un instant, ce sera les nouvelles technologies. On parlera évidemment des innovations. Parce que ce coronavirus, il a permis aussi à certains de réfléchir et d'inventer. Mais vous allez voir, vous allez voir que même la NASA s'est mise au télétravail.

Les ingénieurs de la NASA contrôlent le robot sur Mars depuis leur salon. Frédéric Simotel, dans un instant, sur RMC. RMC, au bain direct. Et vous, vous, vous êtes déjà très nombreux à nous écouter en ce jeudi férié. Le bonjour d'Abdallah, de Youssef, d'Abdelkarim. Beaucoup sont au boulot aujourd'hui sur la route. John, depuis 4h30, à faire sa tournée pour les journaux. Jean-Marc, routier, toujours sur la route. Encore 2h et j'aurai fini. Jérôme nous écoute depuis les routes d'Auvergne, où il visite ses clients boulangers. Christian est en Lauserre. Tous les matins, lui, il travaille dans sa voiture. Les fameux secteurs essentiels à la nation, toujours là, même les jours fériés.

On a la grande surface, la grande distribution avec Nicolas et Mélanie. Hervé, là c'est les soignants, prothésistes dentaires. Sur les dents, nous dit Hervé. Christelle, aide-soignante dans le Morbihan. Yacine nous écoute aussi. Il travaille en réanimation. D'autres travaillent au Grand Air. C'est le cas de Julien, qui est en plein traitement de ses vignes pour les protéger des maladies. C'est vraiment que du bonheur, nous dit Julien. Et puis d'autres encore vont profiter de ce Grand Air. Alex est sur la route pour retrouver son bateau, pour partir à la pêche aux alentours de l'île Douessant. Très bonne journée, mon cher Alex.

46:50
Locuteur

RMC.

46:50
Présentateur

RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain avec Frédéric Simotel. Bonjour Frédéric. Bonjour Pélin. Eh bien, à quelque chose, malheur est bon. Les ingénieurs débordent d'idées dans cette période de coronavirus. Ça a fait marcher la cervelle. On parle télétravail avec vous aujourd'hui, mais pas n'importe où. À la NASA, qui a été très innovante. Là-bas aussi, les ingénieurs sont confinés chez eux. Et c'est depuis leur domicile qu'ils pilotent le rover qui se trouve sur la planète Mars. Oui, c'est déjà incroyable. Déjà, voir ces images de Mars aujourd'hui, c'est incroyable. On n'aurait jamais imaginé ça il y a quelques années.

Mais là, en plus, ce qui se passe, on imagine d'habitude, ils sont dans un grand centre de commande où il y a plein d'écrans. Ils ne sont tous pas rangés. Ils sont des centaines à l'intérieur. Il y a tous ces scientifiques qui collaborent entre eux pour justement faire évoluer ce rover sur la planète Mars. Et puis là, les missions, elles doivent continuer. Et chacun est confiné chez soi. Eh bien, on les voit. Ça y est, ils sont tous chez eux. Depuis leur bibliothèque, depuis leur salon. On peut les voir sur RMC Découverte. Ils vont piloter tout ça. Et alors, ce qui est incroyable, parce que c'est évidemment une performance technologique, parce que pouvoir connecter tous ces gens-là ensemble.

Alors, ils fonctionnent tous évidemment par visioconférence, téléconférence. Mais c'est en plus une performance d'organisation. Parce que lorsqu'il faut faire avancer le robot, ça entraîne. Il y a les géologues qui ont leur mot à dire. Il y a ceux des télécoms pour les réseaux qui ont leur mot à dire. Enfin, chacun a son mot à dire. Donc, il faut faire collaborer tous ces groupes. Et donc, il y a une coordinatrice qui gère chaque jour 15 téléconférences en ligne, comme ça, avec cette centaine d'ingénieurs. Donc voilà, il y a une double performance technologique.

Et le robot, ce qui est impressionnant, c'est qu'ils se sont rendus compte que finalement, en télétravail, par rapport à quand ils sont tous ensemble dans leur centre de Pasadena en Californie, ils perdent deux heures sur une journée pour faire avancer ce robot. Donc, ce n'est pas tant que ça. Et donc, ce robot continue ses missions. On a l'impression que dans quelques semaines, vous nous annoncerez qu'ils touchent le robot avec leur application sur le téléphone portable. Mais ces images, franchement, impressionnantes aussi, ces images de Mars, bien sûr.

On reste aux Etats-Unis, Frédéric, avec cette fois-ci des ingénieurs du MIT de Boston qui ont détourné un boîtier de suivi du sommeil pour surveiller des patients atteints du Covid. Oui, c'est un boîtier qui, en général, est installé dans les chambres de personnes qui sont atteintes d'Alzheimer, de Parkinson, pour surveiller leur rythme de sommeil, leur respiration. Alors, c'est un boîtier qui n'émet mille fois moins d'ondes qu'un boîtier Wi-Fi. Et donc, ils se sont dit, mais tiens, en l'adaptant un peu, on pourrait peut-être suivre la respiration, le rythme de respiration, les toux aussi des gens qui sont atteints de Covid et surtout les gens hospitalisés chez eux.

Parce que là, comme ça, ça évite de mobiliser des chambres d'hôpital. Et donc, voilà, c'est un boîtier qui a déjà été installé dans des chambres d'EHPAD et puis chez des patients à leur domicile. Et puis, comme ça, on les suit à distance, voir que tout se passe bien. Et alors, autre innovation que je trouve extraordinaire, Frédéric, c'est des chercheurs de Harvard et du MIT toujours qui ont mis au point, ou qui sont en train de mettre au point, un masque qui devient fluo lorsqu'ils détectent le coronavirus. Il n'y a plus besoin de faire de test. Oui, non, il n'y a plus besoin de faire de test. Alors, c'est avec la salive. Alors, il l'avait déjà fait pour la rougeole, l'hépatite C.

Donc, il suffit que les capteurs sachent reconnaître la séquence de ce virus. Donc là, cette séquence, elle est connue aujourd'hui, cette séquence du coronavirus. On est en train de l'apprendre aux capteurs. Les capteurs, on va les installer sur ces masques. Et puis, les masques, on va les relier avec des petites lettres de couleurs. Bon, après, il faudra s'habituer peut-être dans la rue à croiser des gens avec une lumière verte, une lumière jaune, une lumière rouge. C'est un peu ça qui va être très trop. Le problème, c'est que ça peut devenir aussi terrible. C'est-à-dire que toutes ces innovations, on trouve ça passionnant, mais ça crée aussi un système.

Là, ça peut créer la liste de la couleur. Ça me fait un peu peur. Qui se met à devenir fluo. C'est le meilleur moyen pour éloigner les autres. Ça va créer une défiance encore pire que celle qu'il y a aujourd'hui. Parce que quand même, Mathieu, on le voit bien dans les rues, on reste assez méfiant. Il y a une espèce de... En tout cas, dans les centres-villes, il y a quelque chose d'une défiance qui s'est installée. On n'a plus l'habitude de se croiser sur les trottoirs. Il faut se réhabituer. Oui, ça crée un malaise. Et on peut espérer qu'il disparaîtra quand même progressivement. Merci Frédéric. 6h58, on est avec Yann. Bonjour Yann.

50:48
Locuteur non identifié

Bonjour Yann.

50:49
Présentateur

Bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Vous avez gagné ce matin ?

50:54
Locuteur non identifié

Oui, c'est ce que j'ai vu. C'est un plaisir.

50:57
Présentateur

Félicitations, vous avez gagné la machine à café, les capsules qui vont avec. De si bon matin, un jeudi de pont. Vous étiez quand même sur le pont. Vous travaillez aujourd'hui, Yann ?

51:10
Locuteur non identifié

Non, je suis en repos aujourd'hui. Je profite du soleil.

51:12
Présentateur

Et vous avez profité du soleil et quand même d'RMC, même si c'était un peu un jour de grasse mat quand même ?

51:19
Locuteur non identifié

Oh non, non, non. Non, il n'y a pas de grasse mat.

51:22
Présentateur

Vous êtes agent de sécurité, vous vous réveillez le matin avec la radio, avec la télé, avec les deux ?

51:28
Locuteur non identifié

Avec les deux, il faut que je repose sur la télé et sinon sur la radio.

51:31
Présentateur

Voilà, c'est bien parce qu'avec nous, vous avez les deux. Et puis maintenant, vous avez le café en plus pour vous réveiller. On peut le dire, on s'occupe de tout. Impeccable, Yann. C'est bien. Très belle journée à vous, Yann. Profitez bien de ce pont. Merci à toutes lesquelles aussi. On est là, ils vous entendent, ils vous écoutent. Bonne journée, Yann. Bonne journée, Yann.