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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 20 mars 2014 62 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileTravail & emploiÉducation & rechercheSécurité

Meeting de Marine Le Pen à Fréjus pour soutenir David Rachline

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:35PrésentateurFait
    « Ils ont mis en place la désindustrialisation de la France. À grands coups, de concurrence déloyale, on a poussé les entreprises à se délocaliser. »
  • 4:28PrésentateurFait
    « Ça faisait baisser le coût du travail. »
  • 4:50PrésentateurFait
    « Et cette immigration est devenue massive depuis déjà une bonne trentaine d'années. »
  • 5:03PrésentateurFait
    « Et je pourrais même dire aujourd'hui qu'elle est totalement hors contrôle. »
  • 8:13PrésentateurChiffre
    « Droite, gauche, gauche, droite, 200 000 par an, badaboum, badaboum, badaboum, chaque année il y en a 200 000 qui rentrent légalement. »
  • 8:59PrésentateurFait
    « Ils sont allés avec une fascination à l'égard des Américains, chercher chez les Américains le pire de l'Amérique, c'est-à-dire le communautarisme. »
  • 10:27PrésentateurFait
    « La laïcité, ils l'ont abandonnée. »
  • 14:25PrésentateurFait
    « L'insécurité a explosé, la délinquance a explosé, la criminalité a explosé. »
  • 15:37PrésentateurChiffre
    « 48% d'augmentation des clandestins dans l'Union Européenne. »
  • 18:35PrésentateurChiffre
    « 900 000 pauvres supplémentaires dans les trois dernières années. »
  • 28:19PrésentateurFait
    « Je m'oppose formellement et avec la plus grande détermination au projet funeste de Mme Delaunay, qui soutient la non-revalorisation des pensions complémentaires. »
  • 28:50PrésentateurChiffre
    « On accepte un taux de chômage de 25% parmi les moins de 25 ans. »
  • 36:14PrésentateurFait
    « L'UMPS, c'est le parti du renoncement, c'est le parti du conservatisme, c'est le parti de la défense d'intérêts qui ne sont plus les vôtres, qui ne sont plus ceux du peuple. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Marine Le Pen17 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:38
Présentateur

Mes chers amis, bonsoir pour ceux de la France entière qui nous suivent en direct sur Internet. Un salut tout particulier à nos amis walisiens dont je porte avec une grande fierté le gage d'amitié. Alors, mes amis, il y a des moments charnières dans l'histoire d'un pays. Des moments où le droit et même le besoin de faire le bilan. Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi cette année ? Pourquoi pas l'année dernière, il y a 10 ans, il y a 15 ans ? Pourquoi j'ai le sentiment que c'est cette année, en 2014, qu'une grande partie des Français ont envie de faire le bilan des décennies qui se sont écoulées ?

Est-ce que peut-être c'est parce que c'est encore près dans leur esprit, les dernières années de mandat de l'UMP, toutes ces promesses qui ont été faites et qui n'ont jamais été tenues, et puis juste derrière, les deux dernières années de mandat UMP, c'est 4 ans, somme toute 4 ans, c'est pas encore très loin, où les hommes et les femmes de France ont pu juger, non seulement de l'échec des politiques qui ont été menées pourtant par deux partis qui ne cessent de dire qu'ils sont différents des uns des autres, mais qui ont démontré, au regard de ces quatre dernières années, qu'ils étaient exactement sur la même ligne dans tous les domaines.

Moi, j'ai le sentiment, mes chers amis, qu'ils nous ont pris pour des cobayes. Depuis des années, ils se servent d'apprentis sorciers sur nous des expériences, des tentatives, et ça a tourné vinaigre. Ils ont, par exemple, envisagé, l'idée folle sortie d'on ne sait où, de construire un pays sans bazarder les usines. On va faire un pays de services. Bon, ils ne savaient pas que les services eux-mêmes ne fonctionnent que s'il y a des usines. Alors, ils ont mis en place la désindustrialisation de la France. À grands coups, de concurrence déloyale, on a poussé les entreprises à se délocaliser, nous expliquant que c'était bien, ça faisait de l'emploi dans l'Europe de l'Est.

En oubliant de nous dire que ça allait, évidemment, laisser au tapis des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers de nos ouvriers, et que ça allait totalement effondrer ce savoir-faire, qui est celui de notre pays, auquel nous sommes tant attachés, que nous avons mis tant de décennies, parfois de siècles, à construire et à préserver. Ah, on n'est pas d'accord avec eux. Nous, on considère qu'il faut que notre pays ait des usines, qu'il faut que notre pays ait des industries. Pardon, nous jugeons que leur expérience est un échec. Après, ils nous ont imposé l'expérience de l'immigration. Oh ! De toutes les qualités. Ça faisait baisser le coût du travail.

On s'est vite rendu compte que ça bénéficiait à quelques grands patrons, mais manifestement pas, quand même, à l'ensemble de la population. Et ils nous ont dit, mais vous inquiétez pas, on va jouer les généreux. Nous pouvons accueillir toute la misère du monde. Ben, il n'en fallait pas beaucoup plus pour qu'on soit entendus. Et qu'on soit entendus dans le monde entier. Et cette immigration est devenue massive depuis déjà une bonne trentaine d'années. Et je pourrais même dire aujourd'hui qu'elle est totalement hors contrôle. Elle ne nous a pas convaincus. On en a aujourd'hui le droit de faire le bilan.

Particulièrement dans un pays qui a su, au fil de son histoire, ne nous racontons pas d'histoire et qu'il ne nous en raconte pas non plus, qui a su accueillir des immigrés. Des immigrés qui étaient venus pour travailler. Qui avaient conscience que quand on arrive dans un pays, on se plie aux mœurs, aux codes, aux modes de vie. Et on respecte la population. Nous le savons très bien, ils ont parfaitement trouvé leur place. Et ils sont autour, avec nous, au milieu de nous, là. Français d'origine étrangère dont les parents sont venus s'installer et qui sont aussi patriotes aujourd'hui que nous le sommes.

Et qui ont envie de défendre leur pays parce qu'ils sont devenus des fils et des filles de France. Mais cette immigration hors contrôle que nous subissons aujourd'hui, bien entendu, elle pose des problèmes considérables. Et c'est de la faute de ceux qui nous dirigent. Cette expérience-là, il est temps aussi d'y mettre fin. Car que ce soit sur le plan économique, sur le plan de déficits sociaux, sur le plan quotidien, sur le plan de ces quartiers qui se multiplient et qui deviennent au fur et à mesure bien souvent des zones de non-droit, à un moment, il faut dire stop.

On aurait pu se dire, mais à partir du moment où le chômage va commencer à monter, ils vont tout à fait naturellement, enfin je veux dire, ça paraît tellement de bon sens, se dire, ça ne sert à rien de continuer à faire venir des étrangers dans notre pays, il n'y a plus de boulot. Il n'y a déjà pas de travail pour les Français.

Donc réservons d'abord le travail pour les Français avant de continuer à accueillir des gens qui en réalité sont des chômeurs en puissance puisqu'il n'y a pas d'emploi et qui, parce qu'on a considéré qu'on était très très généreux et que tout le monde devait être sur le même plan, même celui qui arrivait de manière clandestine avait autant de droits, si ce n'est plus d'ailleurs, dans certains domaines et notamment dans le domaine de la santé. On peut se dire, bon allez, là on n'est pas raisonnable, on arrête. Non, non, ils ont continué.

Droite, gauche, gauche, droite, 200 000 par an, badaboum, badaboum, badaboum, chaque année il y en a 200 000 qui rentrent légalement, sans compter à peu près autant illégalement, ils ont arrêté de compter parce que, à mon avis, ils se feraient des frayeurs et ils nous feraient des frayeurs et nous nous ferions des frayeurs très probablement si nous connaissions exactement le nombre de clandestins qui entrent chaque année dans notre pays et qui vivent, par définition, qui vivent grâce à la communauté nationale qui elle-même n'en peut plus. N'en peut plus. Ils ont aussi importé le communautarisme. Vous savez, ils sont fascinés par ce qui se passe à l'étranger, surtout quand c'est mauvais.

Alors, ils sont allés avec une fascination à l'égard des Américains, chercher chez les Américains le pire de l'Amérique, c'est-à-dire le communautarisme. Ils auraient pu ramener la maîtrise des frontières, la maîtrise de l'immigration, ils auraient pu ramener le patriotisme économique. Non, non, tout ça, ils n'ont pas importé. Ils ont importé le communautarisme qui est un concept totalement anti-français, totalement contraire à l'esprit de la France, à la Constitution française, au modèle français, notre modèle à nous. Et il avait plutôt bien fonctionné, comme je vous le disais tout à l'heure, c'était le modèle de l'assimilation. Oh, c'est un vieux concept, hein.

On disait, à Rome, fait comme les Romains. Ça avait le mérite de fonctionner. Mais comme ça marchait, il fallait que ça change. Alors, ils ont importé le communautarisme, qui est une sorte de millefeuille effrayant, et qui consiste à dire à ceux qui arrivent, surtout, ne vous fondez pas dans ceux chez qui vous vous installez, surtout, ne faites pas comme eux, conservez votre langue, vos mœurs, votre culture, votre habillement, votre... voilà. Et puis, on fait un millefeuille. On met les gens les uns à côté des autres, qui, évidemment, ne vivent pas de la même manière, qui n'ont pas les mêmes codes.

Et, eh bien, ça termine dans le conflit, parce qu'on en arrive à des situations de multiculturalisme, multiconflictuel. C'est quand même bien regrettable, et ça aussi, c'est une expérience qui a, en l'occurrence, totalement échoué. La laïcité, ils l'ont abandonnée. Je ne sais pas, ils ont dû dire que c'était ringard. C'est vrai que ça a un peu plus de 100 ans, mais enfin, quand même, ça marchait plutôt pas mal, là aussi. Eh bien, ils l'ont complètement abandonnée. Je pense que là, pour le coup, c'est par lâcheté. Face aux revendications de groupes politico-religieux, de plus en plus nombreux, et puis, de plus en plus revendicateurs, eh bien, on a cédé.

On a cédé du terrain, un peu, beaucoup, énormément, au point que nous devons, aujourd'hui, de remettre en place la laïcité dans notre pays. Laïcité qui n'avait jamais été contestée par personne. Par personne, depuis plus de 100 ans. Brutalement, eh bien, on est obligé de le défendre. On est même obligé d'aller coller dans les écoles des panneaux pour expliquer ce que c'est. Ça prouve bien quand même qu'il y a quelque chose qui a changé dernièrement dans notre pays. Ça prouve bien quand même qu'il y a des gens qui la contestent, cette laïcité. Ils ne sont pas tombés du ciel.

Et ce sont des revendications sur des interdits alimentaires, dans les écoles, sur des salles de prière, dans les entreprises. Ça ne nous plaît pas. Alors, on va le dire, tout simplement, on a encore le droit. Ça ne nous plaît pas. Nous, ça ne nous plaît pas de voir céder nos politiques aux revendications communautaristes. Ça ne nous plaît pas de voir les chefs d'entreprise aux prises avec des réclamations de plus en plus violentes, de plus en plus intrusives, en quelque sorte. Ça ne nous plaît pas. Alors, on le dit. Non, des plaises. De la même manière, même si nous sommes un pays laïque, notre pays est un pays de racines chrétiennes. Non, des plaises à certains.

Et ça infuse dans la vision que nous avons de l'homme, dans les rapports que nous avons fabriqués au fur et à mesure des siècles, du millénaire, nos relations entre nous, notre vision des hommes, des femmes, notre calendrier. Vous voyez, désolé d'être obligé de le rappeler, nos vacances sont bien souvent calquées sur le calendrier religieux. Oui, c'est comme ça. Et on entend que ça ne change pas, figurez-vous. Alors, leur expérience qui consiste à essayer les relations de la France avec ses racines, avec sa culture, ça non plus, figurez-vous, ça ne nous plaît pas.

Ça ne nous a pas plu beaucoup, n'a pas plu quand ils ont refusé d'inscrire ses racines chrétiennes dans la Constitution européenne. car même ceux qui n'y croient pas, figurez-vous, en France, même ceux qui ne croient pas au ciel, en France, eh bien, ils sont attachés à ses racines parce que ça fait partie de leur identité. Nous avons été des cobayes de toutes les théories les plus délirantes qui soient, celles, par exemple, qui a consisté à nous expliquer que les délinquants, les pauvres, ce n'était pas de leur faute.

Pendant un, quand même, oui, un bon millénaire, on a considéré que chacun était responsable de ses actes, figurez-vous, que c'était peut-être ça même qui faisait de nous des hommes et que nous étions, nous assumions les conséquences des actes que nous commettions. Et puis, brutalement, ils ont décidé de tenter une autre expérience. C'était la société toute entière qui était responsable de ce que commettait le voyou. Alors ça, bon résultat. L'insécurité a explosé, la délinquance a explosé, la criminalité a explosé.

On se retrouve face à des voyous qui ont un sentiment d'impunité absolument total et qui n'ont pas vraiment de raison d'arrêter de continuer à commettre des délits et des crimes puisque quelque part, quasiment, on les en excuse et puis même parfois, quand il s'agit de Taubira, on les en félicite. Le nombre d'expériences qu'ils ont effectuées. Ils ont supprimé nos frontières. Ils nous ont expliqué que, bon, c'est vrai, les frontières, c'était quand même assez ancien, mais que on a supprimé les frontières. Allez, on allait faire un grand espace européen et on allait confier aux autres le soin de protéger des frontières qui nous apparaissaient à nous quand même extrêmement grandes.

Pour ça, ils ont créé Frontex. C'est un truc qui a deux hélicoptères et qui est censé protéger et surveiller les frontières de toute l'Union Européenne. Bon, on a vu ce que ça a donné l'année dernière. 48% d'augmentation des clandestins dans l'Union Européenne. Merci bien à votre expérience. On n'en veut plus. Nous avions une des meilleures écoles du monde. Une école qui était un creuset républicain qui créait des citoyens mais qui surtout transmettait le savoir. Figurez-vous. les enfants qui sortaient de l'école savaient lire, écrire, compter, même s'ils étaient de condition modeste, même s'ils avaient quitté l'école vers 12 ou 13 ans.

Ils savaient pertinemment, connaissaient leur histoire, leur géographie. Et on a changé tout ça. On a entrepris des sortes de théories importées, là encore, de temps en temps, d'ailleurs, des Etats-Unis qui a consisté à abandonner à peu près la transmission des savoirs fondamentaux pour aller apprendre à nos enfants tout et n'importe quoi, faire entrer dans l'école des cours de tout, de cuisine, leur apprendre à se laver comme si les parents n'étaient pas capables d'éduquer leurs enfants et qu'il fallait que ce soit l'école qui éduque. Mais ce n'est pas à l'école d'éduquer.

Et puis, la dernière tentative, le dernier attouchement pédagogique, ça a été d'essayer d'introduire à l'école, tenter de l'introduire, la fameuse théorie du genre. Alors, je n'ai toujours pas compris en quoi ça consistait, mais si j'ai bien compris, ça consiste à dire que nous ne sommes ni des hommes ni des femmes, nous sommes des choses et c'est la société qui nous fait homme ou femme et en fait, on a le choix. Excusez-moi, mais il faut être moderne alors.

Là, pour le coup, je pense que nous devons retourner à l'école qui a formé des générations et des générations de Français et arrêter encore une fois les apprentis sorciers qui utilisent non plus nous comme des cobayes mais nos enfants, ce qui est évidemment beaucoup plus condamnable. mille choses ainsi ont été tentées avec des résultats que vous pouvez juger sur pièces qui sont déplorables.

Ils ont fait quand même de notre pays et de notre continent qui était quand même un des plus riches du monde, un pays un peu, même beaucoup, en faillite avec une dette inouïe, avec des déficits des déficits abyssaux avec une balance commerciale totalement déficitaire, des entreprises qui se cassent la figure, des industries qui s'effondrent les unes après les autres, un taux de chômage qui n'a jamais été aussi important, 900 000 pauvres supplémentaires dans les trois dernières années, etc., etc., etc.

Alors, si ça chante à la caste politico-médiatique de nous considérer comme des ringards, eh bien, tant pis, considérez-nous comme des ringards, ça ne nous dérange pas, mais nous dirons pendant ces élections municipales et pendant ces élections européennes que nous ne supportons plus d'être les cobayes des apprentis sorciers qui ont dirigé notre pays depuis 30 ans. Être fier d'être français. Je sais bien que nous serons pour cela moquer quand ça n'est pas traité de tous les noms. On nous renverra parce qu'on n'a pas beaucoup d'imagination aux années 30. Quoi qu'on dise, d'ailleurs, c'est les années 30. Ou alors à la Seconde Guerre mondiale.

C'est quand même étonnant qu'ils ne supportent pas qu'on ne soit pas d'accord avec eux. Ça révèle quand même leur peu de respect pour la démocratie. D'ailleurs, on l'a bien vu, le respect qu'ils portent à la démocratie lors du référendum suisse. Immédiatement, on a assisté à la longue litanie des insultes, des menaces, des chantages à l'égard du peuple suisse. Mais le peuple suisse est placide. Et ça n'a pas eu l'air beaucoup de le déranger. Je vous appelle à avoir, comme lui, de la sérénité. À ne pas vous laisser bouleverser par ce que vous pouvez lire ou entendre de la part de ceux qui veulent que rien ne bouge.

Mes chers amis, depuis le début de l'année, en soutien à nos centaines de têtes de liste qui défendent ardemment nos couleurs, la France. J'ai l'occasion de rencontrer des milliers de militants, autant de sympathisants. Et je vois avec plaisir à chaque déplacement la diversité de nos soutiens. Plusieurs fois, je suis venu dans le sud du pays et il m'est heureux à chaque fois de voir ici aussi dans cette terre où depuis des années le front est puissant à quel point nos rangs grossissent. À quel point l'image d'une France de toutes conditions sociales et de toutes générations se reflète dans notre rassemblement.

Une caractéristique que nul ne peut enlever au Front National et au Rassemblement Bleu Marine, c'est bien de puiser ses ressources dans toutes celles qui font aujourd'hui la vitalité de la France. Moins aisés, Français de fraîche date et Français de toujours, jeunes ou moins jeunes, chacun a sa place au Front National, au Rassemblement Bleu Marine. Chacun y a sa place parce que, pour nous, à la différence des partis du système devenus de ridicules syndicats de défense d'intérêts électoraux en perdition, notre mouvement n'est pas celui du conservatisme.

Les militants de notre mouvement, les candidats de notre mouvement ne se résument pas aux notables qui tiennent solidement depuis des décennies parfois les positions locales, les postes, les mandats qu'ils veulent conserver jalousement sans laisser leur place à toute cette France qui aspire à participer aux affaires. Oui, j'entends le mépris des adversaires politiques et des petits commentateurs serviles pour les candidats du Front National et du Rassemblement Bleu Marine.

Ils enragent de voir que nous sommes parvenus à étendre une offre politique alternative dont bien dépend du territoire national, que nous avons renforcé notre présence partout, de nous voir bousculer leur petite affaire politique traditionnelle, de voir surgir des listes patriotes aux quatre coins de France. Mais je ne m'arrête pas à ces réflexes haineux qui, après tout, comptent très peu et ne font qu'ajouter à notre détermination, à notre ambition, à notre envie de peser partout. C'est que pour nous, à la différence des autres partis, la politique est l'affaire de chacun.

Et chacun dans le peuple français doit avoir la possibilité de s'investir pour sa nation au niveau qu'il souhaite dans les territoires comme à l'occasion de ses élections municipales ou au niveau national lorsque le scrutin nous y amène. C'est tout le peuple français dans une profonde et sincère volonté de rassemblement que nous voulons aider à s'emparer de la chose publique. Car notre conviction sur ce point est inébranlable. Il ne sera pas possible de redorer l'image de la politique, de l'engagement citoyen.

Il ne sera pas possible de tisser à nouveau des liens entre les Français et leurs représentants tant que nous n'aurons pas largement ouvert les postes de responsabilité à l'ensemble de la population. Chaque jour, de voir à quel point nos assemblées au niveau local et plus encore malheureusement au niveau national ne reflètent pas la diversité sociale et la diversité générationnelle de notre pays. Alors je suis heureuse, je vous l'ai dit, de constater à quel point dans nos rangs, dans les rangs de ces militants passionnés, passionnément convaincus par la justesse de leur mission, sa noblesse. Tous les Français se retrouvent de toutes conditions, de tous âges.

Et je pense aujourd'hui particulièrement à la jeunesse de notre pays, à cette jeunesse responsable, formée, à cette jeunesse intelligente, lucide, éminemment respectable, qui montre très tôt dans son parcours de vie qu'elle a un sens aigu de l'intérêt général. C'est ici le cas, à Fréjus, où l'un de nos vaillants responsables, David Racheline, a choisi, il y a longtemps déjà, de mener le combat électoral, de servir ses compatriotes.

David est une très belle incarnation de ce que sont aujourd'hui les nombreux jeunes Français patriotes, conscients de leurs responsabilités, qui choisissent tôt dans leur vie la voie du courage, celle du service de la nation, du service d'idéaux que nul ne peut leur reprocher de vouloir défendre. Nous avons dans notre histoire nationale de nombreux exemples de jeunes gens, hommes et femmes, qui ont, plutôt que d'autres, dans leur parcours personnel, compris la nécessité de mettre leurs actions en conformité avec leurs convictions profondes.

Ces jeunes gens sont particulièrement méritants, parce qu'ils savent aussi bien que leurs aînés, à quel point ils peuvent, à quel point ils doivent travailler à sauver leurs nations. Je crois du fond de mon cœur à cette ardente obligation. Les générations doivent s'unir dans leurs combats patriotes. Et vous en êtes ici, à Fréjus, et c'est le cas dans beaucoup d'autres villes en France, la plus glorieuse illustration. Oui, le Front National, le Rassemblement Bleu Marine, nos listes sur l'ensemble du territoire, nous sommes l'alliance de cette jeunesse courageuse et de cette belle expérience héritée de nos aînés.

Oui, nous sommes cette vitalité, nous sommes cette grande énergie qui puise sa source dans le respect égal pour le jeune âge et pour nos anciens. Rien ne devrait opposer dans une démocratie comme la France les intérêts de la jeunesse et ceux des générations plus âgées. Rien ne devrait se faire pour une catégorie, au détriment d'une autre. Rien dans notre projet n'est pensé en dehors de cette impérieuse obligation de toujours sceller l'union fraternelle entre les générations. A la différence de l'UMP et du PS, nous ne faisons pas de clientélisme électoral. Nous ne choisissons pas d'abandonner une fraction de la population au détriment d'une autre.

Nous ne nous résolvons pas à laisser tomber dans la pauvreté, dans l'oubli ou dans la précarité. Les jeunes, parce que les personnes âgées voteraient pour nous ou les personnes âgées, parce que les jeunes seraient notre seule ressource électorale. Je n'admets pas non plus de voir nos retraités sombrer dans la misère. Quand un gouvernement admet cette horrible idée de ne plus revaloriser les pensions, comme c'est le cas aujourd'hui.

Et je tiens d'ailleurs à rappeler ici que je m'oppose formellement et avec la plus grande détermination au projet funeste de Mme Delaunay, qui soutient la non-revalorisation des pensions complémentaires, jetant ainsi un peu plus des millions de nos personnes âgées dans des difficultés terribles, que la personne de notre pays soit laissée à l'abandon, qu'on accepte un taux de chômage de 25% parmi les moins de 25 ans et qu'on habitue très jeunes, très vite, pardon, les jeunes ressources de notre nation à se contenter de vivre par les minimas sociaux en les éloignant très vite dans leur parcours professionnel du travail et de tout ce qu'ils représentent dans une vie.

Car, mes chers amis, que pouvons-nous espérer quand nous détournons toute une génération de la valeur travail ? Quand nous disons à nos jeunes qu'il n'y a rien à attendre d'autre que chômage et pauvreté et qu'il faudra bien s'y faire puisque ce sera le lot de toute une génération ? Que pouvons-nous espérer quand nous laissons la jeunesse de notre pays confrontés sans soutien, sans aide au pire ravage de la déstructuration de notre identité nationale et au ravage de la mondialisation sauvage ?

Objectivement, qui sont les premières victimes de l'immigration de masse, de l'insécurité qui l'accompagne si ce n'est les plus jeunes d'entre nous, ceux qui n'ont d'autre choix que de vivre dans les quartiers où les méfaits du communautarisme, du trafic de drogue ou de la contrebande anéantissent la loi de la République et toutes les traditions qui sont celles de notre civilisation ?

Moi, je pense à ces jeunes filles qui n'osent plus porter de jupe dans certaines banlieues, à ces jeunes qui doivent baisser le regard parce qu'ils ont fait le choix de la dignité, celui du travail à l'école ou à l'usine, qui ont fait le choix de l'argent durement gagné plutôt que l'argent facile du deal, à ces jeunes qui ne roulent pas dans les grosses berlines des voyous mais qui doivent prendre les transports en commun et qui, parce qu'ils sont droits, parce qu'ils sont honnêtes, se sentent parfois anéantis par ceux qui tentent d'imposer leur loi, celle de la jungle.

Je le vois bien à travers tous les témoignages que je reçois en tant que présidente de notre mouvement, par courrier, par mail ou lorsque je rencontre ces jeunes. Ce sont les premières victimes d'une République qui n'ose plus s'affirmer dans des pans entiers du territoire national. Ce sont les plus fragiles devant le désastre de la décomposition nationale à laquelle le pays assiste impuissant depuis de trop nombreuses années. Beaucoup de ces jeunes Français sont désarmés, n'ont plus foi en rien, ils ne croient plus en l'école, censés pourtant leur permettre de s'élever et d'aspirer à vivre aussi bien, mieux même, c'est l'idéal de l'école de la République que leurs parents.

Ils ne pensent plus, et c'est un drame, que l'action politique puisse leur être utile, puisse les protéger de tout ce qui les agresse aujourd'hui. Ils ne jugent plus nécessaire pour nombre d'entre eux et nous devons nous élever contre cela de voter. Ce réfugié alors dans une abstention qui ne fait pourtant que nuire à leurs intérêts. Il y a, avons-le, beaucoup de raisons qui poussent ces jeunes à ne plus croire en rien. Il y a vraiment beaucoup de raisons qui les mènent à la désespérance. Mais à ces jeunes, je ne cesse de répéter une chose, il y a un espoir. Et cet espoir, ce n'est pas quelque chose d'abstrait, ce n'est pas quelque chose de lointain, ce n'est pas un mirage.

Cet espoir, c'est vous qui le représentez, c'est David, le peuple français, au nom de toutes les catégories qui composent notre nation et au nom notamment de sa jeunesse. Cet espoir, il n'est pas vain, car toutes les réponses que nous apportons. Toutes ces réponses puisées dans le bon sens dont la jeunesse française, croyez-moi, ne manque pas. Toutes ces réponses sont autant utiles aujourd'hui aux jeunes de France qu'à leurs parents et à leurs grands-parents. Ces réponses, elles permettront à la jeunesse de France de compter sur autre chose que la seule solidarité familiale. Moi, je crois profondément à la famille.

Je crois profondément à ces liens sacrés qui unissent tant de nos compatriotes dans l'amour de cette cellule essentielle à la solidité de notre nation. Et je crois avec passion à la nécessité de faire vivre partout autant que possible la très belle fraternité qui permet à nos anciens de souvenir quand c'est nécessaire aux besoins des plus jeunes ou aux plus jeunes de venir en aide à leurs aînés, de leur apporter leur présence, de leur éviter la solitude et de leur donner la béquille que le grand âge rend parfois indispensable. Oui, je crois à la solidarité familiale et je pense que rien ne doit l'entraver. Mais je dis une chose importante.

Nous ne pouvons admettre que l'avenir de notre jeunesse ne puisse être assuré que par cette solidarité familiale. Je dis que nous devons tout faire pour permettre à notre jeunesse de vivre en toute indépendance dans la certitude qu'elle touchera les fruits de son propre travail. de son courage, de l'investissement qu'elle met dans son éducation ou dans sa formation professionnelle. Et que ce ne sont pas seulement l'assistance de la nation ou la solidarité de leurs parents qui leur permettront de vivre décemment. C'est un engagement important que doivent prendre les responsables politiques quand ils s'adressent à la jeunesse de notre pays.

Chaque génération, quand elle arrive à l'âge adulte, doit pouvoir, comme c'était le cas dans le passé, se construire en confiance, avoir des perspectives, savoir que la société lui réserve une place et pas seulement à Pôle emploi, pas seulement dans les taudis des quartiers abandonnés par la République, pas seulement dans les files d'attendre de la CAF ou bien d'autres passent avant eux protégés qu'ils sont par un pouvoir qui ne pense pas à la jeunesse française, fiers d'être français, que partout dans notre pays, ils sachent que ce n'est pas rien d'être français, que des droits sont attachés à leur nationalité, qu'un fil précieux les rattache à l'œuvre de leurs parents et de toutes ces générations qui ont fait leur pays, qu'ils ressentent l'immense d'une civilisation qui a construit leur pays, leur terre, celle où ils ont le droit de vivre libres et d'avoir un avenir, qu'ils mesurent cette incroyable richesse de cet héritage, l'époustouflant patrimoine dont ils sont les dépositaires.

Mes chers amis, si peu de jours nous séparent désormais des élections municipales, je sens incontestablement une ferveur dans ce sud chéri de la France, mais je la ressens aussi dans bien d'autres contrées où j'ai pu me rendre. Je sens ce mouvement qui est en train de soulever des millions de nos compatriotes vers le choix qui s'impose désormais à tous. C'est le choix des listes patriotes, des listes bleu-marines, le choix des seules listes qui pourront réveiller le jeu politique national au sujet de la désespérance que représentent aujourd'hui PS et UMP, réunis dans leur triste abandon de notre jeunesse, mais aussi de la France en général.

L'UMPS, c'est le parti du renoncement, c'est le parti du conservatisme, c'est le parti de la défense d'intérêts qui ne sont plus les vôtres, qui ne sont plus ceux du peuple. L'UMPS sait, et je le répète partout où je vais, ce secret espoir de l'abstention pour que soit reconduit partout dans le pays ceux qui incarnent cet immobilisme, ceux qui serviront à relayer dans les villes la politique néfaste du gouvernement ou ceux qui feront mine avec si peu de conviction de s'y opposer, attendant tranquillement bien au chaud dans leur mairie que le vent tourne une nouvelle fois en leur faveur et qu'il leur redonne les clés du pouvoir perdu il y a deux ans.

Alors, à l'heure de ces rendez-vous électoraux majeurs dimanche, les municipales et dans deux mois les élections européennes, il n'y a pas d'autre choix pour vous que de continuer votre travail militant essentiel. Il n'y a pas d'autre choix que d'aller convaincre autour de vous, jeunes, moins jeunes, tous les patriotes d'aller voter et de faire entendre leur voix. Nous pouvons basculer le petit jeu politique traditionnel. Nous pouvons montrer à tous ceux qui disent jour et nuit, leur mépris pour le peuple, leur mépris pour la France, leur mépris pour la volonté populaire qui s'exprime. Nous sommes plus forts que toutes les forces du renoncement.

Nous sommes plus forts que le déclin dans lequel le pouvoir UMPS veut nous enfermer qui veulent défaire la France, sa prospérité, sa civilisation. Nous sommes plus forts parce que nous croyons en la France.

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Marine Le Pen

Qui laisse un bilan de fidèlement, je dirais même, de l'esclat. nous voulons qu'elle redevienne d'ailleurs la terre phare de l'esclat. Nous souhaitons mener un but pour ce faire. Il faut que nous soyons indépendants et je ne crois pas que la ministre du Telle de la Commune soit évidemment une solution. La ministre du Telle et les amis de M. Gougin manifestement ont fait ce choix. C'est aussi pour ça que nous devons lutter missionnaire et une expérience. Mais nous avons une gestion externe, en hausse, en hausse, pour prévenir les fondations. En hausse, M. Gougin prend le salaire de notre présence. Bref, très clairement, nous nous passerons connus encore que c'est pour mieux.

Et je crois qu'ils ont réussi à le faire, de leur montrer quelles sont leurs qualités, quelles sont leurs compétences. Et ces hommes et ces femmes qui m'entourent sont riches, riches de compétences, compétences diverses, variées. Et je suis sûr que cela fera une formidable équipe majoritaire. Les ICS, ça va se faire. Tout ira bien de ce point de vue-là. Je crois même que nous serons mieux avec le PNF. En l'unité, nous travaillons dans nos meilleures conditions avec nous. Nous sommes prêts

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Locuteur non identifié

à finir le projet de l'Opénoration. Voyons, c'est plus qu'il.

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Marine Le Pen

Et surtout, à terre, parce que la situation est grave, c'est juste au pouvoir, notamment à terre. Mais c'est la question de résistance à la politique dramatique du gouvernement. Dispositif et plus en plus, en se faisant conscieux avec eux, les hommes, ils ne le fait juste, le...

Meeting de Marine Le Pen à Fréjus pour soutenir David Rachline — Marine Le Pen · Pourquijevote