Écologie : est-ce que le monde s'en préoccupe vraiment ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Aili, nous évoquons la COP 30 à Bélhem au Brésil. Que va-t-il en ressortir ?
Démarrer le 10 novembre, elle s'achève demain dans cette ville au cœur de la la région amazonienne. La grande réunion mondiale sur le climat organisé par l'ONU arrive 10 années. C'est important après l'accord de Paris.
Elle marque le début d'un nouveau cycle de plan climatique, nouveau cycle, je vais dire supposé hein, que chaque pays doit présenter pour réduire ses émissions d'ici à 2035 depuis le temps qu'on en parle. Attention, le l'échéance se rapproche. On va être à moins de 10 ans bientôt [musique] pour en parler ce matin deux invités.
Bonjour à vous David Cormand, vous êtes député européen, les écologistes du groupe des verts. Vous présidez la délégation Europe écologie. Bienvenue, bienvenue à vous aussi.
Antoine Buenot euh conseiller au Sénat, auteur du livre Faut-il une dictature verte ? Les mots sont pesés hein. Oui.
La démocratie au secours de la planète, c'est le sous-titre. J'ai pas d'ambiguité. C'est bien de le préciser.
Paru chez Flamarion et vous signez une tribune que fait paraître l'Express dont le titre est le titre initial. Le titre initial c'était pourquoi l'écologie nous emmerde et comment y remédier ? Et comment y remédier ?
Donc voilà. C'est quand même un problème que ça nous bien président. Allez euh on va évoquer justement [musique] cette COP 30 qui alors elle est pas passée sous silence hein, il en est question dans les médias, nous l'évoquons sur Sud Radio.
David Cormand euh tout de même tout de même est-ce que le monde c'est la question initiale qui est posée se se préoccupe vraiment d'écologie. On a l'impression quand même que peu de médias s'emparent du sujet. Il devrait il devrait faire la une.
Mais c'est vous posez une question intéressante et je me la pose tout le temps et en plus enfin y répondre. On peut répondre qu'une façon paradoxale parce que d'abord à l'échelle du débat public c'est pas vrai de dire que l'écologie est un sujet moins présent. Moi je suis militant écolo depuis 25 ans.
Je commence à être un peu vieux. Oui. À la fin des années 90, début des années 2000, la question écolo était émergé à peine mais elle était très peu présente.
Aujourd'hui, elle est plus. Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'il y a un reflux sur l'aspect, comment dire, qui était perçu comme consensuel de l'écologie. Pendant longtemps, on parlait pas d'écologie, puis il y a eu des lanceurs d'alerte, puis il y a une forme de de mon point de vue faux consensus sur bah tout le monde est écologiste parce que tout le monde aime les arbres.
Enfin, en tout cas, personne déteste les arbres, personne déteste les océans, tout le monde est pour un air respirable. Donc ça c'est consensuel. Là où c'est devenu moins consensuel et donc un objet de crispation, c'est au moment où on s'est dit mais si on veut faire quelque chose pour l'écologie, ça veut dire remettre en question des modes de vie, des dominations, des modèles économiques, des chaînes de valeur et cetera et cetera.
Et donc là, c'est plus du tout consensuel. Et donc on est dans ce moment-là en fait pour résumer en en un mot euh je crois pas que l'écologie soit euh le vent de face. Je pense qu'elle est devenu au cœur de la conflictualité politique et donc c'est plus compliqué d'en parler de façon détendue.
Sans jeu de mot, c'est un moment de transition hein. 0826 300 vous nous appelez hein pour nous donner votre avis comme vous le faites chaque matin dans la vérité en face 0826 300 300. Euh Antoine Bueno, vous partagez l'isormand ou vouszou mais vous avez un autre regard quand même hein ?
Alors je j'ai un regard je dirais euh non pas forcément différent peut-être peut-être complémentaire. Votre question c'est est-ce qu'on se préoccupe d'écologie ? Il a raison David Cormand on s'en préoccupe plus qu'autrefois mais est-ce qu'elle nous ennuie pour employer un autre mot ?
Mais dire qu'on ne s'en préoccupe pas c'est faux. Donc oui on s'en préoccupe. Est-ce qu'on s'en préoccupe assez ?
On s'en préoccupe pas assez puisque et ça c'est important le débalancement. Attendez. Oui, on s'en préoccupe.
Il y a des progrès considérables qui ont qui ont été fait. On va parler de la COP 30. Il y a 10 ans, le monde s'acheminait vers un réchauffement en peu près 4°gr.
Oui. 10 ans se sont écoulés, 10 ans de COP. Et aujourd'hui, on s'achemine vers une augmentation des températures tendantielles de 2,5 à 3°.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que d'un côté vert à moitié plein, des progrès considérables ont été faits. En 10 ans de négociation climatique, nous avons effacé plus de 1°gr, c'est considérable entre 1 et 2 deg.
C'est l'accord de Paris qui a permis de faire baisser cette pression. Alors en grande partie, oui, objectivement en grande partie oui. Mais ça n'est pas encore assez.
Vers à moitié vide, je j'insiste, c'est très important. Ça n'est pas encore assez. Il s'est passé quelque chose mais l'effort doit continuer.
David Cormand, vous allez répondre à ce que vient de dire Antoine Bueno. Nous sommes avec vous Alain, vous nous appelez de Lyon. Bonjour Alain.
Bonjour. Bonjour Alain. Vous qu'est-ce que vous pensez vous ?
Est-ce que vous pensez que on s'en préoccupe suffisamment ? Que dites-vous ce matin Alain ? Euh la question qu'on m'a posé c'est "Est-ce que vous pensez que la COP 30 tout le monde s'en fout ?" Je dis oui.
Tout le monde s'en fout, vous dites tout. Oui, carrément. Carrément.
Et ce que j'entends là et la preuve, j'ai pris votre émission juste parce juste avant de vous appeler. Oui. Et ce que je viens d'entendre par rapport à la COP de Paris, à Paris, c'était 2 degrés qui étaient prévus pour la fin du siècle.
D'un seul coup, quand il y a eu le le rendu, on était au champ de Mars, il y a des gens qui sont arrivés avec un papier 1 degré 5 degré 5, 1 degr 5. Tout le monde s'est mis à dire 1 degré 5. C'est absolument n'importe quoi.
Le degré 5, il est dépassé. Il a fallu 9 ans pour le passé et le les 2 degrés on cette année on a dû faire 6 mois au-dessus de 2 degrés à l'échelle mondiale. Donc on est en train de dépasser 2 degrés.
Il aura fallu 10 ans pour obtenir pour atteindre les 2 degrés. C'està dire qu'à la fin du Je suis désolé. Est-ce que ça vous désole ?
Je Voilà, c'est question c'est est-ce que vous trouvez qu'on en parle pas assez ou c'est trop ? On en fait trop c'est la question qui est posée. Non non, on en fait euh l'écologie a été récupérée par l'écologie politique ce qui fait qu'aujourd'hui on peut plus faire d'écologie.
Les gens comme moi qui fais de l'écologie depuis des dizaines d'années, on a mis des dizaines d'années à créer un une image qui a une communication qui puisse être mis en place où les gens, le grand public, les industriels, les politiques prenaient enfin conscience du problème et commençai à agir correctement. Et comme par hasard, les politiques se sont intéressés parce que politiquement, électoralement, c'était intéressant, ça ramenait des voix. Quand vous dites quand vous dites les gens comme moi, que précisez votre votre pensée ?
Je dis les les ceux qui se sont occupés d'écologie depuis le depuis toujours un moment donné où personne n'en parlait ou moi savez j'ai près de 70 ans. Ma conscience environnementale, elle est née. J'avais 5 ans quand à la campagne mes parents m'ont expliqué qu'il fallait rentrer à la maison parce que le voisin passait le DDT sur les vignes.
Et on a posé la question "Mais c'est quoi le DDT ?" "Ah mais ça va vous tuer, ça va vous rendre malade ? Ben alors il Mais nous on est grand, on risque rien.
C'était quoi cette histoire ? un peu expliqué on voyait le DDT qui restait sur les les feuilles après qui restait sur les raisins, on disait "Mais tout ça ça va être pressé donc ça va aller dans" On s mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Non, vous vous pensez vous pensez vous pensez vous pensez que l'écologie dit politique, on va finir avec David Cormand qui sont emparé du sujet au fond nuit la cause écologique d'un mot seulement non seulement elle nuit mais ce ne sont pas des écologistes pour une grande partie d'entre eux ce sont des décroissants.
Alors quelle différence entre des croissants et l'écologie ? Les décroissants, ils sont contre le productivisme. Ils se battent contre le productivisme.
Chacun a le droit d'avoir les luttes qu'il veut. Moi, j'ai j'ai rien contre les décroissants et de manqu sur leur territoire de décroissance. D'accord.
B pour l'environnement. Je vois pas quel est le rapport entre la lutte contre le productivisme contre le productivisme et la lutte pour l'environnement. Merci pour cette intervention Alain.
Vous nous appelez depuis Lyon. David Cormand va vous répondre. Alors David Cormand je je qu'est-ce que vous pourrez répondre à l'écologie politique ?
Alors il y a écologie politique et intéressant d'avoir un échange. C'était pas vraiment une question spécialement à répondre mais d'abord euh pour quelqu'un enfin voilà à lundi tout le monde s'en fout de la COP 30. pas visiblement pas lui et il a beaucoup de choses à dire sur la question du climat d'ailleurs, il est très informé sur les différents degrés et cetera.
Donc ça prouve encore une fois que ces choses-là elles infusent. Pardon, je je si vous me permettez juste, j'interrom une seconde parce qu'il faut quand même clarifier les choses sur les degrés. C'est très important.
Ce dont parlait Alain, ce sont les et voilà David comment vient de le dire. Ce sont les objectifs que nous fixons dans le cadre de l'accord de P. C'est très important de comprendre.
Le l'objectif idéal c'est 1,5° dont tous les spécialistes vous disent que aujourd'hui déjà après 10 ans, il est il est intenable. Il est quasiment atteint puisque l'augmentation des températures depuis la période pré-industrielle est de 1,3° à peu près et puis certaines années 1,5°gr et cetera. L'objectif un peu moins bon c'était 2 degrés.
Ça, on pense éventuellement pouvoir, on espère pouvoir le tenir. Ce dont moi je parlais, c'est très important, c'est l'augmentation réelle, je veux dire tend quoquez, les fameux 4 degrés, c'était en 2015 avant ou au moment de l'accord de Paris, avant toutes ces négociations, si on ne faisait rien, si on restait avec les politiques qui étaient menées à l'époque, nous allions vers un réchauffement en 2100 de 4 degrés. Aujourd'hui, avec les politiques menées actuellement, nous allons vers un réchauffement de 2,8°, c'est-à-dire 0,8°, ce qui est beaucoup mais beaucoup moins qu'avant euh par rapport à l'objectif de 2 degrés qui était déjà quelque chose qui fonctionne dans tout ça.
Merci Antoine Buenot de préciser les choses et et Alain évoquer ces deux degrés quelque part vous êtes assez raccord. Je comprends bien où est la subtilité mais non, ne vous excusez pas. Au contraire, c'est très important de préciser les choses.
David Cormand, les ce qui reproche avant, je voulais revenir quand même sur ce qu'a dit Alain qui est important qui est l'utre partie de son intervention sur notamment l'histoire du DDT c'està-dire qui est un produit chimique qui heureusement aujourd'hui est interdit mais dont il reste encore des résidus dans la nature parce que c'est un produit extrêmement rémanent c'est qui reste longtemps dans dans les éléments et qu'on continue d'ailleurs à ingérer ou à ou à être en contact avec. C'est intéressant parce qu'il dit l'écologie elle doit c'est tout à fait un choix enfin c'est une c'est une position qui est tout à fait légitime. Elle doit pas être politique.
Moi j'en fais je fais de l'écologie. D'ailleurs mes parents me disaient quand j'étais petit quand on met du DDT rentre il faut rentrer à la maison. Ben moi, c'est justement pour ça que je fais de la politique en étant écologiste parce qu'en fait c'est pas normal que ce soit aux familles de faire rentrer chez eux leurs enfants quand il y a des produits chimiques qui sont dispersés dans la nature.
Et qu'est-ce qui permet que ce soit pas aux parents de surveiller ça ? C'est la loi. C'est la loi qui quand il y a des produits dangereux et bien on n pas le droit de les utiliser parce que c'est pas ça serait une illusion de dire que l'écologie c'est uniquement une affaire d'addition de comportement.
Il nécessaire que les politiques s'en partent pour édicter la loi et mettre fin écologiste ou pas, ça je m'en fous mais en fait c'est des choses collectives qui permett de changer oui. David Cormand, Antoine Boot, nous poursuivons cet échange dans un instant autour de la thématique de cette COP 30 à BM au Brésil, que va-t-elle produire ? Est-ce que les les opinions publiques s'en préoccupent réellement ?
Qu'est-ce qui a été fait ? Quelle est l'avancée depuis 10 ans, depuis l'accord de Paris ? poursuivons cet échange et merci à Alain qui nous appelé depuis Lyon pour nous porter un regard hein sur l'écologie au quotidien.
Tout de suite pour la deuxème partie de ce débat de la vérité en face. Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili, la COP 30 à BM au Brésil.
Est-ce que le monde se préoccupe réellement de transition écologique, de climat ? Avec nous David Cormand, député européen, les écologistes et vous Antoine Buenot, vous êtes conseiller au Sénat mais auteur du livre surtout. Faut-il une dictature verte ?
Je vous laisse le sous-titre chez oui la démocratie au secours de la planète pour qu'il y a vraiment aucune ambiguïté sur l'option de ce livre. Chez Flamarion, que dites-vous ? Vous évoquez un blocage quand même.
Oui, un blocage que je pense d'ailleurs les écologistes sont capables de de voir en face, c'est-à-dire un un rejet un rejet de la part seulement de Total et Trump, c'est-à-dire d'élite qui auraient intérêt à ce que le monde ne change pas, mais aussi de la part des populations. Et je crois que ce rejet, il est extrêmement important à regarder en face. Et il faut se demander et qu'est-ce qui blo pour moi ce rejet de l'écologie qui est un rejet populaire, il est parfaitement et malheureusement normal.
Il faut comprendre de quoi on parle quand on parle de transition environnementale. On parle de tout changer, c'est-à-dire toutes nos habitudes de production et de consommation en un temps record. C'est-à-dire qu'on a 20 à 50 ans maximum.
Des changements comme ça, est-ce que les humains sont capables d'en faire ? Oui. À condition d'être motivé.
Et c'est ça le drame de la transition, c'est que nous manquons de motivation. En général, ce qui motive dans l'histoire, c'est la peur, mais le réchauffement climatique ne fait pas très peur. Si vous mettez sur la table, je je prends cette image de Pablo Servigne, une araignée ou un rapport du JC, bah spontanément, on a plus peur de l'araignée que du rapport du JC.
Et puis il y a aussi quelque chose qui motive les gens à changer, à bouger, c'est l'intérêt tout simplement. Et là il est né parce que avoir un mode de vie plus écolo en général pour l'instant c'est plus cher donc l'intérêt il n'existe pas. Donc comment vous voulez tout changer en un temps record si vous n'avez même pas ces appuis que sont la peur et l'intérêt ?
Alors heureusement c'est ça que je dis dans mon livre, il y a des solutions. Il y a des solutions. David Cormand comment déverrouiller la situation ?
Vous savez ce qu'on dit hein ? On dit souvent il faut un choc pour que qui a une prise de conscience collective. Les chocs malheureusement ce sont souvent les guerres.
Je je reviens en repense à ce que disait le général Major des armées devant les maires de France. Enfin, les chocs provoquent des changements. Le problème des chocs, c'est que il on ne décide pas dans quel sens vont les changements.
Et là aujourd'hui, vous parliez de Trump et compagnie, on est plus dans un moment, j'ai envie de dire, pour prendre une un champ lexical marxiste dans un moment contre révolutionnaire que révolutionnaire en réalité, hein, pour plein de raisons qui sont liées aux peurs, au aux craintes, aux crises, au pluriel auxquels on est confronté. plusieurs choses. D'abord, je nuancerai l'aspect qu'il y aurait un rejet populaire de l'écologie ou de ce qu'il y a autour et cetera.
Pardon, je me suis exprimé. Je veux dire un rejet spontané de tout un chacun. Oui, mais mais même ça je sais, je suis pas sûr.
Enfin, spontané, d'accord. Mais dès qu'on discute un peu, il y a plusieurs exemples pour que j'étais en prendre deux. Le premier, vous rappelez la la la conférence citoyenne pour le climat qu' avait lancé Macron à l'époque, en réalité, il le fait pour dire bon, j'ai pas envie de faire de loi sur l'écologie, la convention, donc je vais faire une convention et les citoyens, ils vont dire comme moi, ils vont dire "On veut pas de changement." Or, cette convention est organisée. 500 citoyens et citoyennes tiré au sort.
Il y a quelques weekends de formation entre guillemets où ils échangent et les conclusions de cette convention citoyenne, elles sont plutôt euh pas du tout en retrait par ex par rapport à ce que demanderaient les écologistes politiques. Premier exemple. Deuxème exemple, les deux plus grosses pétitions citoyennes en France depuis toujours, c'est deux pétitions qui portaient sur l'écologie, sur le climat il y a 8 ans, 7 ans et plus récemment par rapport à la loi du plomb. cette loi qui réautorise des produits chimiques dans l'agriculture.
On voulait dire quoi que ce soit des préoccupations des français. Ce que je veux dire par là, c'est que oui, ce qui a été dit sur il y a une difficulté d'acceptabilité sur les changements, c'est absolument vrai. Que un rejet ou un refus de d'envisager ces changements comme utiles, je crois pas.
Et donc la difficulté, c'est de faire la jonction entre les deux. Et là, je suis complètement d'accord avec la 2uxè partie de euh l'analyse. En réalité, l'écologie, c'est presque pire ce que vous disez.
Vous dites, c'est que non seulement on met en question les modes de consommation et de production, mais c'est pire que ça. C'est que toutes, comment dire, les références d'affectés, y compris qu'ils sont véhiculés par la publicité massive des on dit non, en fait, ce qu'on vous a appris à vouloir aimer, il ne faut plus l'aimer, il faut y renoncer. acceptabilité extrêmement difficile en fait.
Je suis je suis je suis complètement d'accord. Il faut être très concret quand on parle d'écologie. Quand je dis que ça nous emmerde, évidemment c'est pour pour frapper les esprits.
Mais ça veut dire que naturellement, spontanément parce que je n'ai pas d'intérêt et parce que je n'ai pas peur, j'ai pas envie de payer mes fruits et légumes plus cher. J'ai pas envie de changer ma chaudière au fioule. J'ai pas envie d'isoler mon logement.
Je suis un agriculteur, je tire la langue et on me dit en plus ah bah il faut changer toutes tes modes de production, il faut te passer des intrans, des engrais, des produits phytosanitaires, il faut te passer d'eau et cetera. Personne n'a envie spontanément d'y aller. Et là, je suis d'accord aussi avec David Cormand puisque je disais face à ça, il y a des solutions et moi je crois qu'il y a deux grandes solutions.
Deux grandes solutions pour être très simple. la responsabilité et c'est ce qu'a prouvé la convention citoyenne. Et c'est pour ça que moi je prône la démocratie directe au moins sur la question environnementale parce que quand on est soi-même face aux grandes décisions, on réagit et on raisonne pas exactement de la même manière et puis évidemment de la redistribution.
C'est normal quand vous faites la taxe carbone alors que vous aidez pas les gens à avoir un un véhicule bas carbone par exemple un véhicule électrique et ben ça fonctionne pas. C'est pire que ça. La taxe carbone notamment, il y a une fiscalité européenne, c'est un terme comme ils font tout le temps, ETS2 ça s'appelle, qui est une fiscalité carbone sur les transports et sur l'habitation des particuliers, ça vous rappelle rien ?
C'est les gilets jaunes. C'est le ce qui a créé le mouvement des gilets jaunes. Absolum.
C'est pire que ça parce que cette fiscalité carbone là, je parle pas de celle des modèles industriels et cetera, mais celle-ci non seulement elle est injuste, mais en plus elle est inefficace puisque quand vous êtes pauvre, on peut vous taxer encore plus le litre d'essence. De toute façon, vous avez pas les moyens de changer de voiture. On peut vous taxer encore plus votre chauffage, vous avez pas les moyens d'isoler votre logement.
Donc c'est pour ça que euh peut-être qu'il faut on en reparlera après mais sur les moyens euh concrets, moi je crois par exemple à un 13e mois écolo, c'est de dire que la puissance publique fait en sorte que vos dépenses imposées liées à l'énergie, liées au chauffage, lié à vos déplacements euh vous permettent de baisser ces dépenses imposées pour que vous ayez plus de pouvoir de vie. De parter donc des idées. Donc merci messieurs Antoine Bueno.
Je rappelons le titre de votre essai par chez Flamarion. Je vous laisse faire le le le la présentation. Alors c'est faut-il faut-il une dictature verte la démocratie au secours de la planète.
Effectivement il a des solutions dans dans votre des solutions et surtout surtout quand on analyse bien le problème on trouve les solutions et merci à vous David Corband merci de nous avoir visité ce matin et je sais que vous êtes très on va dire très au fait hein de de du combat écologique et vous le vous le menez à Strasbourg et à Bruxelles avec les écologistes. Bonjour à vous Jean-Marie Bordré. Bonjour Jean-François.
Qu'y a-t-il au menu de Mettez-vous d'accord. Il y a beaucoup de sujets ce matin. Vous avez dû faire le triature.
Tout le monde aura la parole sur Sud Radio de 10h à midi au 0826 300. Pourquoi les militaires français veulent nous préparer à la guerre ? Il faut accepter de perdre nos enfants.
C'est ce qu'a dit le chef d'étatmajor devant des ma polémique. On va y revenir évidemment et on vous demande ce que vous en pensez y compris de ceux qui pensent qu'il faut rétablir une forme de service militaire face à la menace russe. On va parler aussi d'Emmanuel Macron qui traite les consommateurs de droguit bourgeois.
Ils ont du sang sur les mains. C'est ce qu'il sous-entend notamment. Voilà dans les centresvilles.
On va en parler. Et puis aussi, est-ce que certains ont voulu censurer le site Frontière en poussant l'enseigne Lauroi Merlin à retirer ses publicité du site d'information identitaire ? Pareil, donnez votre avis, quel que soit votre avis, que vous soyez client, le roi Merlin ou au contraire lecteur de frontière.
Tout le monde a la parole sur Sud Radio, c'est pour ça qu'on en déb et nous sommes à votre écoute. Bonne émission Jean-Marie. Ah.
David Cormand