Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 7 octobre 2023 9 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileÉconomie & entreprises

Déclaration du Président Emmanuel Macron à l’issue du Conseil européen informel.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « Il y a eu le premier échange stratégique à 27 sur la question de notre ambition stratégique, qui conforte l'agenda de Versailles, notre volonté d'être plus souverains, de renforcer notre autonomie stratégique »
  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « Tout cela nous impose de rester très unis, d'avoir plus d'ambition en termes d'investissement, d'avoir aussi de la cohérence en matière de politique commerciale »
  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « Il y a un consensus qui se dégage, quand même, pour dire que nous sommes face à une vraie transformation géopolitique de notre Europe »
  • 1:30Emmanuel MacronFait
    « Il nous faut être particulièrement innovants, et nous avons été plusieurs à proposer une méthode, une ambition nouvelle en matière d'élargissement »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Le débat sur l'immigration a permis d'abord de consolider et de se féliciter de l'accord obtenu par les ministres de l'Intérieur sur un premier texte »
  • 3:30Emmanuel MacronFait
    « Il est clair, on le voit bien, que la situation géopolitique dans les Balkans occidentaux, comme avec la Moldavie et l'Ukraine, justifient d'avoir une approche d'ensemble »
  • 4:30Emmanuel MacronFait
    « La Pologne et la Hongrie ont bloqué la déclaration finale. Pas sur l'élargissement ! »
  • 5:30Emmanuel MacronFait
    « Ce sujet avance, comme il se doit, à la majorité qualifiée, en format [INAUDIBLE] »
  • 6:30Emmanuel MacronFait
    « Nous avons réussi, après le début de cette guerre, à diversifier nos sources d'énergie et à réduire notre dépendance au gaz russe »
  • 7:30Emmanuel MacronChiffre
    « L'Europe garde des dépendances et surtout a une énergie qui est plus coûteuse que les autres grandes plaques du monde »
  • 8:30Emmanuel MacronFait
    « Il ne faut pas perdre de temps dans des détails ou des divisions, parce que notre combat est géopolitique »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il y a évidemment des désaccords sur ce sujet, mais nous avons pu discuter de deux choses importantes, enfin plutôt trois choses importantes à mes yeux. D'abord, il y a eu le premier échange stratégique à 27 sur la question de notre ambition stratégique, qui conforte l'agenda de Versailles, notre volonté d'être plus souverains, de renforcer notre autonomie stratégique, dans un contexte où la guerre dure, en Ukraine, où les tensions montent aux frontières de l'Europe et où il y a une accélération, on le voit bien, sur le plan géopolitique, sur les technologies, qu'il s'agisse des CleanTech, avec l'IRA aux États-Unis, de l'accélération de l'intelligence artificielle, etc. Tout cela nous impose de rester très unis, d'avoir plus d'ambition en termes d'investissement, d'avoir aussi de la cohérence en matière de politique commerciale, par rapport à ces objectifs.

Mais c'est bien ce que nous avons su faire ces dernières années qui doit conforter notre stratégie. Le débat à 27 l'a bien reflété. Nous avons ensuite parlé, pour la première fois sous ce format, d'élargissement.

Il y a tout un travail qui se fera. Comme vous le savez, d'ici la fin de l'année, la Commission prendra son travail sur les différentes situations qui sont en train d'être passées sous revue. Enfin, il y a un consensus qui se dégage, quand même, pour dire que nous sommes face à une vraie transformation géopolitique de notre Europe.

J'ai eu l'occasion de m'exprimer sur ce point il y a quelques semaines à Bratislava. Et donc il nous faut être particulièrement innovants, et nous avons été plusieurs à proposer une méthode, une ambition nouvelle en matière d'élargissement. Et puis le débat sur l'immigration a permis d'abord de consolider et de se féliciter de l'accord obtenu par les ministres de l'Intérieur sur un premier texte, qui permet de mieux organiser l'accueil et toutes les procédures de ceux qui sont là, sur notre territoire, et donc la partie interne.

C'est le fruit du travail que nous avions lancé sous la présidence française et qui se finalise, là, avec nos ministres. Il va ensuite aller au Parlement. C'est la nature justement de ce texte qui a créé, comme vous le savez, un désaccord de plusieurs États membres, et qui bloquera sans doute une déclaration officielle à 27.

Et on ira sans doute plutôt vers une déclaration de la présidence. Pour moi, c'est secondaire, parce que ce sujet avance, comme il se doit, à la majorité qualifiée, en format [INAUDIBLE]. Ensuite, nous avons surtout et aussi renforcer notre action commune vis-à-vis des pays de transit et des pays d'origine, et donc sur la base de ce que nous avons discuté la semaine dernière, avec la présidente du Conseil italien et la présidente de la Commission, ce qui a été évoqué hier dans un format plus large, en Communauté politique européenne, on a là aussi consolidé une volonté de mettre en place les instruments, en particulier les instruments d'investissement de la Commission européenne, Global Gateway, en bon français, au service aussi de cet agenda.

Voilà. Sur l'élargissement, vous parlez d'innovation. Vous avez évoqué de l'innovation ?

Qu'est-ce que ça veut dire ? On a la conviction qu'il faut aller beaucoup plus vite. Il n'y a pas de "pour l'instant, c'est trop tôt".

Il n'y a pas de décision qui est prise. Il y a plusieurs voix qui s'élèvent, certains sont contre, d'autres sont pour le faire de manière très classique. Il est clair, on le voit bien, que la situation géopolitique dans les Balkans occidentaux, comme avec la Moldavie et l'Ukraine, justifient d'avoir une approche d'ensemble et justifie aussi qu'on puisse avoir une Union européenne qui se construise sur la base plutôt de projets ou de politiques communes que de manière classique, comme on l'a fait jusque là. [INAUDIBLE] Pour vous, ça reste aujourd'hui réaliste. [INAUDIBLE] [INAUDIBLE] Je pense qu'il faut d'abord qu'on s'arrête sur cette méthode en commun, mais moi, je suis très attaché à ce qu'on donne un objectif ambitieux, crédible et précis.

Vous avez peut-être appris entre deux le Nobel de la paix, remis à l'opposante iranienne, Madame Mohammadi ! Oui, évidemment. C'est une décision qui est très forte, que prend le comité Nobel, qui vient consacrer une femme qui a consacré sa vie à la lutte pour les droits humains dans ce pays, et qui est aujourd'hui en prison.

Et donc à la fois la France se félicite, évidemment, de ce choix et je veux ici lui redire notre solidarité et le dire aussi à sa famille qui, comme vous le savez sans doute, vit en France. Je pense que c'est un choix très fort pour une combattante de la liberté, qui a à chaque fois affronté la réalité et la cruauté de ce régime, y compris en subissant plusieurs années de prison et des peines terribles. La Pologne et la Hongrie ont bloqué la déclaration finale.

Pas sur l'élargissement ! Elles ont exprimé autour de la table le désaccord qu'elles ont déjà exprimé, d'ailleurs, au niveau des ministres, mais qui n'est pas de nature à bloquer une décision qui relève de la majorité qualifiée et qui, je crois, est très pondérée, et qui ensuite, également, est de nature à permettre d'avancer de manière très concrète. Mais pas de déclaration ?

C'est le président qui en décidera, mais de toute façon, il y aura une déclaration de la présidence. Je crois qu'il ne faut pas s'arrêter à ça. Notre rôle, c'est d'abord de définir des stratégies communes, d'arrêter de la stratégie, ensuite, c'est de prendre des décisions.

Ce n'est pas de faire du fétichisme ou des déclarations sur des décisions qui viennent d'être prises. [INAUDIBLE] Oui. Président, qu'est-ce que vous pouvez attendre des Allemands pour une réforme du marché de l'électricité ?

Je pense que nous attendons de l'Europe de pouvoir avancer sur ce sujet, j'ai eu l'occasion de le dire. D'abord, nous avons réussi, après le début de cette guerre, à diversifier nos sources d'énergie et à réduire notre dépendance au gaz russe. Ce n'était pas vraiment une dépendance française.

La France a été solidaire. Maintenant, quelle doit être notre stratégie, dans un environnement où, quand on regarde les chiffres, l'Europe garde des dépendances et surtout a une énergie qui est plus coûteuse que les autres grandes plaques du monde ? C'est d'essayer de produire l'énergie la moins coûteuse, la plus décarbonée et de permettre la libre circulation des électrons, pour utiliser cette électricité à produire ou à consommer.

C'est ça la stratégie. Donc il ne faut pas perdre de temps dans des détails ou des divisions, parce que notre combat est géopolitique. Donc moi je pense que c'est très bien de produire des électrons avec du renouvelable.

C'est très bien de produire des électrons avec du nucléaire, parce que dans les deux cas, c'est des électrons produits sur le sol européen et qui sont décarbonés. Je dirais même que l'avantage du nucléaire, c'est qu'il est non intermittent. Donc j'ai bon espoir qu'on trouve un accord, parce que le bon sens ne doit jamais être l'ennemi de la stratégie.

Vous avez dit que si cet accord n'était pas trouvé, vous trouveriez une solution nationale d'ici à la fin du mois d'octobre. Qu'est-ce que vous vouliez dire par là ? Je dis par là que de toute façon, la France a la possibilité de bâtir des éléments de sa stratégie, que ma volonté depuis le début est que nous bâtissions, d'ici à la fin de l'année, comme je l'ai dit, un accord à 27, sur le marché de l'électricité.

Donc, c'est ce que nous allons faire. Après, il y a des choses qui relèvent de la nation, de sa capacité aussi à contrôler son outil de production, et qu'on devra prendre. On fera les deux.

Je voudrais avoir un mot, pour conclure, pour le président Zelensky et le peuple ukrainien. J'ai eu l'occasion, hier, de rendre compte de notre échange, mais nous avons tous appris entre temps la terrible attaque contre les populations civiles qui est à nouveau survenue, et je veux ici redire notre solidarité à l'égard du peuple ukrainien, notre respect pour son courage, et avoir une pensée pour toutes les familles des civils, qui ont encore une fois été victimes, hier, de cette attaque russe. Merci beaucoup !

Merci beaucoup !

Déclaration du Président Emmanuel Macron à l’issue du Conseil européen informel. · Pourquijevote